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Zimbabwe : La Justice juge « illégale » la coupure d’Internet par le gouvernement

[Digital Business Africa] – Au Zimbabwe, la Justice s’est prononcée sur la coupure des services Internet par le gouvernement. Dans une décision rendue le 21 janvier 2019, le tribunal de la capital Harare a estimé que cette coupure est purement et simplement illégale : « Il est évident que le ministre (de la Sécurité de l’Etat) n’avait pas l’autorité de prendre cette directive», explique le juge Owen Tagu qui a traité l’affaire.

Dans la foulée de cette décision, David Halimana, représentant l’organisation des Avocats du Zimbabwe pour les droits de l’homme (ZLHR) et l’Institut des médias d’Afrique australe (Misa) qui avaient motivé la plainte a fait savoir que la compétence d’une telle décision ne revient qu’au seul Chef de l’Etat. Par conséquent, l’ordre ministériel de bloquer Internet est «annulé, ce qui signifie que les opérateurs ont ordre, avec effet immédiat, de donner un accès illimité à internet à tous leurs abonnés». Reste maintenant de savoir si dans les fait, Internet sera rétabli ou non.

En rappel, ce blocage est née d’un mouvement de grève générale initié par la principale confédération syndicale du pays, la ZCTU pour protester contre l’annonce faite le 12 janvier par le gouvernement de doubler les prix du carburant. Les manifestations se sont rapidement étendues à tout le pays, causant la mort d’au moins 12 personnes jusqu’ici. Pour essayer d’enrayer le mouvement, le gouvernement avait ordonné aux opérateurs téléphoniques de bloquer entièrement, puis plus partiellement l’accès à Internet.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Cameroun : La pincette de Minette Libom Li Likeng à Judith Yah Sunday au sujet de Camtel

[Digital Business Africa] – La traditionnelle conférence annuelle des responsables des services centraux déconcentrés et des Services sous-tutelle du Ministère des Postes et Télécommunications du Cameroun (Minpostel) est toujours l’occasion pour les structures et entreprises sous-tutelle de présenter leurs perspectives pour l’année en cours. Cette année 2019, cette conférence s’est ouverte ce 23 janvier 2019 sous le thème : « Le secteur des Postes et Télécommunications, un gisement d’opportunités pour l’émergence du Cameroun ». Parmi les exposés les plus attendus, celui de Camtel qui devait présenter les opportunités de l’opérateur historique des télécommunications pour l’émergence du Cameroun.

A cette conférence annuelle, était bien présente la toute nouvelle DG de Camtel, Judith Yah Sunday épouse Achidi, nommée le 14 décembre 2018 par le président de la République Paul Biya. Mais, ce n’est pas elle qui exposera les perspectives de Camtel qui seront présentées, comme l’an dernier, ce sera un cadre de l’entreprise. Au terme de son exposé fort intéressant dans lequel il indiquait d’ailleurs que Camtel peut valablement aujourd’hui ouvrir de nouvelles filiales en Afrique centrale, plusieurs réactions. Parmi elles, celle de la ministre des Postes et Télécoms, Minette Libom Li Likeng.

« J’ai apprécié tout ce que vous voulez faire », a tout d’abord indiqué la ministre en axant sont intervention sur deux piliers stratégiques : le développement des partenariats avec les partenaires locaux pour développer les services de Camtel et la définition des offres alléchantes et incitatives pour les jeunes innovateur et acteurs de l’économie numérique qui n’ont pas toujours assez d’argent.

« Camtel ne peux pas tout faire seul »

Premier volet, le développement des partenariats. « Lors de la présentation de Camtel, j’ai été émerveillé par les capacités de Camtel en matière de fibre optique. Le Cameroun dispose donc d’une capacité totale de 1,7 térabits avec quatre câbles sous-marins à fibre optique. Mais, une question a été posée sur comment faire parvenir la FTTH (fiber to the home) aux populations. Camtel ne peux pas tout faire seul. Il suffit de concevoir, de déléguer et cela tournera bien. Voilà nos capacités ! Qu’est-ce qu’on fait de tout cela ? Le tout n’est pas de dire qu’on a connecté Abong-Mbang, Yaoundé et autres. Pour quoi faire ? Nous avons créé des autoroutes, quelles sont les voitures qui circulent dessus ? », s’est interrogée la ministre assise à quelques mètres de la nouvelle DG qui prenait attentivement des notes.

Deuxième volet, sa plaidoirie pour la mise en place des coûts incitatifs pour les jeunes innovateurs. « Au-delà du nombre de voiture qui circulent sur nos autoroutes de l’information, il y a le problème des coûts. Je pense qu’il faut voir comment prévoir une taxation pour certaines activités.  Il ne faut pas que ceux qui sont engagés dans le développement de ces activités numériques pointues comme l’e-commerce, l’e-santé, l’e-éducation et autres soient bloqués par le coût de l’Internet. Nous avons des start-ups. Dans la leçon inaugurale, on nous a demandé d’être proactifs. Il faudrait qu’au niveau de Camtel, même si l’ART n’a pas encore validé le catalogue des prix, comprendre qu’il y a aussi des réalités différentes. Ces jeunes qui développent des applications et ces jeunes qui boostent l’économie numérique doivent être encadrés. Pourquoi ne pas prévoir une taxation spécifique pour les centres de recherche dans l’économie numérique et pour autres start-up ? », argumente Minette Libom Li Likeng.

« Camtel a coupé Internet à Atrhur Zang ! Vous vous rendez compte ? »

Pour illustrer son propos, elle raconte une anecdote : « Il y a quelques mois, j’aurai pu appeler au niveau de Camtel, car j’étais choqué. Vous connaissez Arthur Zang, cet enfant qui fait la fierté du Cameroun avec son Cardiopad. Tout le monde en parle. Il n’a pas toujours l’accompagnement qu’il faut, mais il n’abandonne pas…. Camtel a coupé Internet à Atrhur Zang ! Vous vous rendez compte ? Alors qu’il y a des mauvais payeurs ici dehors ! Madame le Directeur général n’était pas au courant. Allez voir celui qui a fait cela et humanisez-le un peu. Arthur Zang a importé le matériel pour créer une usine de cartes magnétiques. Il n’arrive même pas encore à payer tous ses employés et on lui coupe Internet. »

Pour que cela aille vite, coopérez avec les autres pour que les idées que vous avez déjà comme le Wi-fi public et autres soient une réalité. Il faut que lorsque l’on marche dans les carrefours et espaces publics de référence du Cameroun, l’on sente que nous sommes dans un pays qui dispose de quatre câbles sous-marins à fibre optique fonctionnels dont l’un est la propriété du Cameroun et de Camtel.Minette Libom Li Likeng

Pour la ministre, Camtel a raté l’opportunité de dire à Arthur Zang « donnons-lui l’Internet avec peut-être un moratoire de deux ans pour le paiement ». « 1,7 terabit de capacité, c’est bien beau. Mais, cela doit servir à quoi ? Il y a le volet social, le volet qui rapporte de l’argent, mais également le volet qui ne rapporte pas de l’argent tout de suite, mais qui a des retombées par la suite.  Voilà pourquoi vos différentes cellules de veille doivent veiller sur cet aspect, mais également sur le marché de gros, sur la baisse des coûts de l’Internet pour certaines catégories d’activités. Nous aimons Camtel, nous voulons Camtel et nous voulons consommer Camerounais. Parce que c’est à partir de là que Camtel va relever le défi de l’émergence et de la transformation numérique, parce que vous avez la matière première indispensable à tout ce qui peut être fait », rappelle Minette Libom Li Likeng à l’assistance et à la nouvelle DG toute attentive.

« Pour que cela aille vite, suggère la ministre, coopérez avec les autres pour que les idées que vous avez déjà comme le Wi-fi public et autres soient une réalité. Il faut que lorsque l’on marche dans les carrefours et espaces publics de référence du Cameroun, l’on sente que nous sommes dans un pays qui dispose de quatre câbles sous-marins à fibre optique fonctionnels dont l’un est la propriété du Cameroun et de Camtel. Nous parlons avec passion, parce qu’on aime Camtel et on veut que ce soit le champion. »

Comme pour toutes les réactions, suggestions et commentaires au sujet de Camtel, Judith Yah Sunday épouse Achidi, sans dire un mot, écoutait attentivement, prenait parfois des notes et souvent en souriant.

Par Digital Business Africa

En perte de vitesse suite à des accusations d’espionnage, Huawei annonce une réduction d’effectifs

[Digital Business Africa] – C’est l’une des conséquences directes de la crise que connaît actuellement le groupe de télécommunications chinois Huawei, née de sa mise à l’écart par plusieurs pays occidentaux dont les Etats-Unis en tête en raison de soupçons d’espionnage. Le groupe chinois fondé par Ren Zhengfei n’exclut plus l’éventualité d’une réduction d’effectifs. Bien au contraire, il annonce qu’une ‘‘profonde réorganisation’’ est en cours et elle débouchera certainement sur des suppressions de postes.

Dans un email envoyé aux 180.000 employés de Huawei à travers le monde et consulté par le South China Morning Post, Ren Zhengfei a averti ses employés que «dans les années à venir, la situation générale ne sera probablement pas aussi brillante que prévu, nous devons nous préparer à des moments difficiles… Nous devons également renoncer à quelques employés médiocres et réduire les dépenses de main-d’œuvre...». Même si le patron de Huawei ne donne aucune précisions quant à la localisation géographique des postes concernés, il mentionne tout de même son intention de passer en revue «l’efficacité» de toutes les filiales géographiques et «rationaliser l’organisation».

Ren Zhengfei, le fondateur du groupe chinois Huawei. Photo : AFP

Huawei est soupçonné d’avoir violé l’embargo imposé par les Américains contre l’Iran et d’avoir continué à faire affaire. Outre les États-Unis, la Grande-Bretagne, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, le Canada, l’Allemagne et la Norvège ont interdit ou veulent revenir sur l’autorisation accordée à Huawei d’installer des équipements sur leurs réseaux de télécommunication. Sur fond de guerre commerciale entre Washington et Pékin, un groupe bipartisan de parlementaires américains envisage également de proposer une législation qui interdirait la vente de semi-conducteurs et autres composants électroniques à Huawei et ZTE. Des décisions motivées par la crainte que les équipements de Huiwei permettrait au gouvernement chinois d’espionner d’autres pays.

Des accusations rejetées en bloc par le fondateur de Huawei : « Ils sont stupides et perdront de l’argent s’ils n’achètent pas [nos produits]. Nous avons beaucoup de choses dont les pays européens et américains ont besoin, et ils devront acheter chez nous (…) Je vais me concentrer sur les pays qui veulent acheter nos produits », expliquait-il dans une interview accordée à la chaîne d’État chinoise CCTV.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Internet par satellite : Eutelsat déploie Konnect Africa en Côte d’Ivoire

[Digital Business Africa] – En Côte d’Ivoire, le groupe français Eutelsat, spécialisé dans la fourniture des services Internet par satellite a annoncé le 15 janvier 2019 le déploiement en Côte d’Ivoire de son initiative ‘‘Konnect Africa’’. Il s’agit d’une offre Internet haut débit par satellite que l’opérateur déploie déjà sur d’autres marchés du continent. De manière concrète, la gamme Konnect comprend huit offres d’accès à Internet comprises entre 5 et 30 Go de données pour les offres résidentielles Konnect Home, allant de 9 000 à 35 000 FCFA et s’adaptant à tous les besoins.

« La technologie satellitaire pour l’internet haut débit est la réponse  pour une couverture numérique efficiente en Côte d’Ivoire. De nombreuses  zones blanches demeurent et l’offre complémentaire que propose  Konnect Africa permet de répondre à ce manque de connectivité. Grâce à des partenaires locaux de premier ordre, nous sommes désormais en mesure de proposer des offres haut débit de qualité à des tarifs compétitifs», explique Jean-Claude Tshipama (photo), le directeur général de Konnect Africa. Dans la foulée, il fait savoir que la plus-value de l’offre Konnect Africa est qu’elle contribuera à la réduction de la fracture numérique en Côte d’Ivoire en couvrant les zones situées hors des agglomérations, notamment les zones rurales qui ne bénéficie d’aucune couverture des opérateurs traditionnels.

D’après Konnect Africa, les offres qu’il propose sur le marché ivoirien sont sous un modèle prépayé, à l’image des habitudes sur ce marché. Toujours selon l’opérateur, les débits offerts iront jusqu’à 20 Mbit/s en débit descendant et jusqu’à 3 Mbit/s en débit montant. Pour déployer cette offre, Konnect Africa annonce s’être allié à des partenaires locaux dans plusieurs grandes villes du pays, y compris dans les zones reculées.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Côte d’Ivoire : Pour 2019, le gouvernement renonce à la taxe sur les transferts d’argent

[Digital Business Africa] – En Côte d’Ivoire, alors que l’éventualité d’une taxation des transferts d’argent a régulièrement été évoquée, les autorités fiscales ont officiellement indiqué que cette éventualité n’a pas été retenue pour le compte de l’exercice 2019. Dans une communication faite le 17 janvier 2019, le directeur général des impôts, Ouattara Abou Sié (photo), a fait savoir que « la taxe sur les transferts d’argent n’a jamais été introduite dans l’annexe fiscale 2019, et n’est pas passée à l’Assemblée nationale. La taxe spécifique sur les téléphonies, la télécommunication téléphonique et les technologies de l’information (Internet…), est à la charge de l’émetteur, du fournisseur d’accès, et elle demeure applicable, mais ce n’est pas sur les transferts d’argent ».

Le patron du fisc ivoirien revient sur la genèse du problème lié à cette taxe, et explique qu’il est ressorti d’un ‘‘contentieux’’ avec les opérateurs télécoms que la taxe sur les activités de téléphonie devrait s’appliquer à l’ensemble des activités réalisées par les entreprises de téléphonie. Concrètement donc, la taxe spécifique sur les activités de téléphonie « s’applique bel et bien à l’ensemble du chiffre d’affaires réalisé par l’opérateur de téléphonie sans distinction des branches à l’intérieure ». Une précision importante, quand on sait qu’en Côte d’Ivoire, les transactions financières quotidiennes via mobile money représentent un volume de plus de 17 milliards FCFA.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Guinée : Le taux d’accès à Internet progresse à 33%, tandis que la pénétration du mobile est de 79%

[Digital Business Africa] – En Guinée, c’est une bonne nouvelle dont se réjouissent les autorités. En 2018, le taux de pénétration d’Internet a enregistré une nette progression pour atteindre 33%. Des chiffres qui n’ont quasiment rien à voir avec ceux de 2010, où le taux de pénétration de l’Internet était de seulement 0,4%. Pour sa part, le taux de couverture nationale du réseau mobile était de près de 15% avec un taux de pénétration de la téléphonie mobile à 40%. Un niveau relativement bas avec une qualité d’interconnexion entre les opérateurs que le ministre guinéen des Télécommunications et de l’Economie numérique, Moustapha Mamy Diaby qualifie aujourd’hui de « Très mauvais ». Des données qui ont enregistrées une nette amélioration.

« En 2011, moins de 100 localités du pays étaient couvertes par le réseau 2G. Mais, fin 2018 tous les chefs-lieux de préfectures et sous-préfectures sont couverts par la 2G et 3G. Et sur les 3.753 quartiers et districts répertoriés, 79% sont couverts par au moins un opérateur téléphonie mobile. Au moins, une société par endroit et le taux de pénétration internet est passé de 0,4% en 2010 à 33% en 2018 », explique le ministre Mamy Diaby.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Burkina Faso : Pour 40 milliards de F.Cfa, Orange renouvelle sa licence

[Digital Business Africa] – Au Burkina Faso, la filiale locale de l’opérateur de télécommunications français Orange a annoncé le 15 janvier 2018 l’obtention auprès des autorités locales de sa licence 4G. Ce qui fait de fait de l’opérateur le pionnier de cette technologie dans le pays. Coût de l’opération : 40 milliards de francs Cfa. Un montant qui englobe également le renouvellement de ses licences 2G et 3G.

«Cette nouvelle technologie va répondre aux besoins sans cesse croissants des clients, et apportera indiscutablement un changement majeur dans l’écosystème de la téléphonie au Burkina», a expliqué dans un communiqué Ben Cheick Haidara, le directeur général d’Orange Burkina Faso. Dans la même foulée, le ministre burkinabè de l’Economie Numérique et des Postes Fatimata Ouattara salue l’attribution de cette licence, ce qui augure pour elle «une nouvelle aventure qui commence pour les clients de Orange et les consommateurs de communication électronique. Cela va donner un coup d’accélérateur au processus de digitalisation de notre pays».

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Niger : La BID lance « La Tournée des transformateurs », un programme pour promouvoir la science et la technologie

[Digital Business Africa] – Au Niger la Banque islamique de développement (BID) a annoncé le lancement de son programme baptisé « La Tournée des transformateurs », dont l’objectif est de promouvoir la science et la technologie dans le pays. « Les sciences et la technologie constituent un nouveau modèle d’entreprenariat pour le développement à travers un renforcement de la compétitivité, de la chaîne des valeurs, basé sur les nouvelles technologies », explique le président de la BID, le Dr Bandar Al Hajjar (photo).

Pour le premier ministre nigérien Birgi Rafini, ce programme de la SFI devrait permettre à l’institution de davantage lutter contre la pauvreté en promouvant le travail des entreprises locales porteuses d’idées innovatrices. Dans une autre phase, le programme « la tournée des transformateurs » prévoit également le lancement d’un concours d’innovation technologique à l’intention des entreprises nigériennes. De manière générale, le premier ministre nigérien explique que « Deux initiatives sont lancées, il s’agit de la capacitation économique des pays membres et le développement des technologies dans nos pays ».

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Mauritanie : La SFI s’engage auprès du gouvernement à soutenir l’entreprenariat

[Digital Business Africa] – En Mauritanie, c’est un accord qui devrait permettre aux autorités de davantage créer les conditions favorables à l’éclosion des talents des jeunes entrepreneurs. La Société financière internationale, institution du Groupe de la Banque mondiale dédiée au secteur privé dans les marchés émergents a annoncé la signature avec le ministre mauritanien de l’Economie et des finances, Moctar Ould Diay la signature d’un accord qui vise à améliorer l’environnement des affaires et encourager l’entreprenariat dans le pays.

« L’IFC fournira une assistance technique pour résoudre les failles identifiées dans le cadre légal et réglementaire mauritanien. IFC travaillera également avec le gouvernement pour élaborer un programme viable d’appui à l’entreprenariat qui facilitera le développement des PME, notamment celles dirigées par des femmes et des jeunes. Je suis convaincu que les jeunes Mauritaniens suivront leur passion et feront véritablement carrière dans l’entreprenariat, pour créer des emplois et soutenir la croissance économique du pays », déclare dans un communiqué Aliou Maiga, le directeur régional de la SFI.

En plus de soutenir l’entrepreneuriat dans le pays, la SFI s’est également engagé à aider les autorités mauritaniennes à améliorer son cadre des affaires en levant les contraintes liées au cadre légal et réglementaire : « Au nombre de ces contraintes figurent une législation inadéquate sur la question des droits à la propriété, une justice commerciale manquant d’efficacité, le difficile accès aux financements et les procédures de commerce transfrontalier complexes », poursuit le communiqué qui conclut : « Les reformes importantes que nous entendons mettre en œuvre contribueront à rendre le secteur des affaires plus dynamique et viable en Mauritanie ».

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Afrique : Selon la GSMA, les technologies mobiles contribuent à 7,1% au PIB

[Digital Business Africa] –L’information est contenue dans le rapport 2018 de la GSMA consacré à l’économie numérique sur le continent africain. Selon la plus grande association au monde qui regroupe les acteurs des télécoms et des TIC, la contribution des technologies mobiles au Produit Intérieur brut (PIB) du continent africain représente jusqu’à 7,1%. En valeur monétaire, cela équivaut à 110 milliards de dollars. Dans la même veine, le rapport souligne une contribution croissante de ce secteur dans l’économie du continent.

Par exemple, il révèle qu’en 2017, l’écosystème de l’économie mobile a créé près de trois millions d’emplois, et a contribué au financement du secteur public à hauteur de 14 milliards de dollars. Selon la GSMA, ces bons chiffres sont la résultante du fort taux de pénétration du mobile sur le continent, qui se situe à 44%, dont environ 1/3 sont des smartphones. L’étude ajoute également que cette forte présente de Smartphones connectés entraine avec elle le développement des services, à l’instar du paiement mobile, l’accès à l’information en continu, ainsi que les échanges constants de données. Aussi, des applications mobiles et les startups qui les portent s’en trouvent également renforcées.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Mauritanie : Les trois opérateurs télécoms écopent d’une amende de 1,5 million de dollars

[Digital Business Africa] – En Mauritanie, c’est une mauvaise nouvelle pour les opérateurs télécoms. L’Autorité de régulation des télécommunications a annoncé le 13 janvier 2018 avoir infligé une amende globale d’un peu plus de 1,5 million de dollars aux trois opérateurs de téléphonie mobile exerçant dans le pays, notamment le marocain Mauritel, filiale du groupe Maroc Telecom ; le tunisien Mattel, filiale de Tunisie Telecom et le soudanais Chinguitel, filiale de Sudatel. Pour justifier cette sanction, le régulateur évoque des défaillances dans la qualité de service.

De cette série de sanctions, Mauritel est l’opérateur qui écope le plus. A lui seul, il devra payer environ 1 million de dollars. Pour sa part, Mattel devra payer une amende d’un peu plus de 300 000 dollars, tandis que Chinguitel s’en sort avec la plus faible amende, soit environ 294 000 dollars. Selon le régulateur, ces sanctions sont la résultante d’une mission de contrôle menée du 20 octobre au 25 novembre 2018.

Cette mission avait révélé des manquements persistants sur la qualité du réseau, principalement dans la capitale Nouakchott, dans plusieurs autres villes et sur les axes routiers. Selon le régulateur, plusieurs avertissements et mises en demeures avaient déjà été adressés aux opérateurs depuis 2016. Visiblement sans grand résultats, ce qui a abouti aujourd’hui à la décision de ces sanctions.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Burkina Faso : Pour 40 milliards de F Cfa, Orange décroche la première licence 4G du pays

[Digital Business Africa] – Au Burkina Faso, c’est désormais officiel : la filiale locale du groupe français de télécommunications Orange possède depuis le 15 janvier 2018 sa licence d’exploitation 4G. Une licence qui court sur une période de 15 ans, obtenue au prix de 40 milliards de F Cfa. La même opération a également permis à Orange de renouveler ses licences de type 2G et 3G. De quoi conforter sa position de leader sur ce marché d’Afrique de l’Ouest.

«Cette nouvelle technologie sur l’Internet va répondre aux besoins sans cesse croissants des clients, et apportera indiscutablement un changement majeur dans l’écosystème de la téléphonie au Burkina. Nous n’avons que des obligations de qualité et de couverture sur des services précis. Nous allons tout faire pour satisfaire l’ensemble de nos usagers suivant les différents segments du marché par les différentes technologies à notre disposition», a réagi Ben Cheick Haïdara, le directeur général d’Orange-Burkina. Dans la même lancée, le ministre burkinabè de l’Economie numérique et des postes Hadja Fatimata Ouattara a salué ce premier pas dans le pays, en évoquant « un coup d’accélérateur au processus de digitalisation de notre pays».

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Ethiopie : Avec le soutien de WorldRemit, la Commercial Bank of Ethiopia va lancer un service international de transfert d’argent mobile

[Digital Business Africa] – En Ethiopie, c’est un partenariat qui devrait faire de la Commercial Bank of Ethiopia (CBE) une banque plus moderne, entièrement digitalisée. L’institution bancaire annonce la signature d’un accord avec WorldRemit, le spécialiste des transferts d’argent. En plus de moderniser ses systèmes de paiements, ce partenariat devrait déboucher sur le lancement du tout premier service international de transfert d’argent mobile en Éthiopie. Il permettra le transfert d’argent sur plus de 20 millions de comptes bancaires CBE et 1 300 points de retrait.

D’un point de vue digital, cette association permettra également, à la CBE de se connecter à plus de 30 millions de comptes bancaires répartis dans 3 500 points de collectes sur le territoire éthiopien. Un atout sur lequel s’appuiera la banque pour étendre sa clientèle, notamment vers les zones rurales qui bénéficient d’un faible taux de bancarisation : « les différentes installations de paiement électronique déployées nous ont permis de devenir le premier fournisseur de services bancaires basés sur la technologie », explique Bacha Gina, le président de la Commercial Bank of Ethiopia.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Cameroun : La nouvelle direction de Camtel limoge 50 employés pour « fautes lourdes »

[Digital Business Africa] – Au Cameroun, la Cameroon Telecommunications (Camtel), l’opérateur historique des télécommunications se sépare de 50 de ses employés. Cette décision prise par la nouvelle directrice générale Judith Yah Sunday intervient au lendemain de la tenue d’un Conseil de discipline qui s’est soldé par la culpabilité des employés mis en cause. Pour parvenir à cette décision, le Conseil a auditionné les employés mis en cause, et est parvenu à la décision qu’ils sont responsables de « fautes lourdes », sans donner plus de précisions.

Il s’agit là d’une des premières décisions significatives de la nouvelle directrice générale, nommée le 14 décembre 2018. A peine installée, elle avait indiqué son intention de restructurer l’entreprise, de la moderniser et de lui donner un nouveau souffle. Dans ce sillage, la nouvelle directrice générale a commandé un audit interne qui vise à démanteler les cas de faux diplômes, mais également les salaires exorbitants que touchent certains cadres. Un audit qui débouchera probablement sur de nouveaux licenciements.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Paul Biya : “La société digitale qui s’annonce n’attendra pas les retardataires”

[Digital Business Africa] – Le président de la République du Cameroun, Paul Biya, a à nouveau invité son gouvernement à digitaliser les services publics pour mieux répondre aux attentes et besoins des populations. C’était le 31 décembre 2018 dans son traditionnel message de vœux à la nation. “Il est indispensable que nous fassions davantage pour intégrer les progrès du numérique dans le fonctionnement de nos services publics et de notre économie. La société digitale qui s’annonce n’attendra pas les retardataires”, a déclaré Paul Biya.

Ce n’est pas la première fois que le président de la République invite son gouvernement à adopter les progrès du numérique pour faciliter l’accès aux services publics et à utiliser les plateformes numériques également pour communiquer. Dans sa traditionnelle circulaire adressée en juin 2018 au gouvernement et relative à la préparation du budget de l’exercice 2019, le Chef de l’Etat camerounais avait ordonné “la finalisation de l’interconnexion entre ces quatre directions (du ministère des Finances, ndlr) doit être effective en 2019″. Il s’agit de la Direction générale des Impôts, la Direction générale des Douanes, la Direction générale du Budget et la Direction générale du Trésor, de la Coopération financière et Monétaire.

Dans cette circulaire, le président de la République demandait aux ministres, à leurs collaborateurs et ordonnateurs de la dépense publique d’exploiter toutes les possibilités qu’offre le numérique. Par exemple, pour l’amélioration de l’environnement fiscal des affaires, Paul Biya prescrivait « des mesures ambitieuses de simplification des procédures » qui passent par « l’amélioration de la qualité des services rendus aux contribuables, notamment par la densification de l’offre de service en ligne ».

En plus de l’interconnexion des quatre directions en charge de l’administration financière, pour une mobilisation optimale des recettes des impôts et taxes, pour l’élargissement de l’assiette fiscale, pour la sécurisation des recettes et du circuit de leur collecte, pour le renforcement de la lutte contre l’évasion et la fraude fiscale, ainsi que pour la rationalisation de la dépense fiscale, d’autres mesures sont prescrites par le chef de l’Etat.

Déjà quelques avancées notables aux Impôts

Au titre des réformes enregistrées dans l’administration fiscale, il faut dire que la Direction générale des Impôts a déjà engagé un travail important.  Notamment pour la déclaration des impôts en ligne et également le paiement électronique de certaines taxes, comme la taxe foncière. Des efforts de modernisation de la direction générale des Impôts menés par Modeste Mopa Fatoing, son directeur général, ont par exemple permis de dépasser, durant cinq années consécutives, les objectifs annuels qui lui étaient assignés.

Un exemple que devrait se poursuivre à la DGI, mais également que devraient copier l’ensemble des services publics camerounais. Car pour bon nombre d’expert en la matière, les actes ne suivent pas toujours les discours du président. D’où la nécessité pour les acteurs publics de suivre à la lettre la prescription du président Paul Biya en digitalisant effectivement leurs services. Pour le bonheur des populations.

Par Digital Business Africa

Digital Business Africa N°002 vous promène dans les possibilités de régulation des OTT

[Digital Business Africa] – La deuxième édition de la version Mag de Digital Business Africa, votre plateforme web quotidienne spécialisée dans les infos stratégiques sur les TIC, les Télécoms et le numérique en Afrique, est disponible depuis le 15 décembre 2018. Cette édition propose un dossier spécial sur la régulation des OTT avec les contributions de Papa Gorgui TOURE, le directeur général de Tactikom ou encore de Gérard Lokossou, le DG d’Orange RD Congo.

Le Maroc, l’Afrique du Sud et le Nigéria sont en effet des pays qui ont sérieusement envisagé la possibilité de bloquer les services des Over The Top (OTT), comme Viber, WhatsApp, Skype ou encore Line. Le Maroc a même bloqué ces services durant une période avant de revenir à de meilleurs sentiments. Le régulateur nigérian, la Nigerian Communications Commission (NCC), a publié en 2016 tout un rapport de 23 pages analysant les impacts de ces plateformes sur l’économie numérique du pays. Comme dans les autres pays africains, le régulateur nigérian s’inquiète du manque à gagner créé par les OTT sur les revenus des opérateurs de téléphonie actifs dans le pays. Le sujet est au centre des discussions des organes internationaux de régulation des télécommunications comme l’UIT ou encore le Fratel (Réseau des régulateurs télécoms de l’espace francophone) depuis plusieurs années.

Pour Microsoft par exemple en Afrique du Sud, s’il fallait arriver à un blocage de ses services, ce sont les entreprises sud-africaines qui paieraient les conséquences. Comme piste de solution, plusieurs régulateurs proposent qu’il serait préférable d’explorer des moyens innovants et rentables de rivaliser avec ces nouveaux fournisseurs de services. Le dossier de Digital Business Africa de ce mois propose quelques pistes.

Autre focus intéressant proposé par Digital Business Africa N°002, les technologies qui vont révolutionner l’armée française. Notre correspondant en Europe, Philippe Mingotaud est allé au premier Forum Innovation Défense organisé par le Ministère des armées françaises du 22 au 24 novembre à Paris. Une occasion pour la “grande muette” de s’exprimer et de montrer qu’elle sait innover et qu’elle n’est pas en reste en matière de “nouvelles technologies”. Occasion également pour Digital Business Africa de vous présenter le must des innovations inédites proposées et exposées pour révolutionner l’armée française et dont certaines ne sont même pas encore totalement dévoilées au public ou mis en œuvre.

Bien évidemment comme indiqué en couverture, les contours des soutiens financiers que propose Macky Sall, le président sénégalais, au jeunes du secteur du numérique en 2019.  Il promet de tripler à trois milliards de F.Cfa l’enveloppe consacrée aux start-up du numérique. C’était le 24 novembre 2018 alors que le président Macky Sall  lançait officiellement les fonds de la deuxième Phase des financements de la DER (Délégation générale à entrepreneuriat rapide pour les femmes et les jeunes). Les raisons, contours et précisions sur cette promesse présidentielle dans cette édition de Digital Business Africa.

Retrouvez beaucoup d’autres infos stratégiques sur les TIC, les télécoms et le numérique en Afrique. Comme entre autres articles le portrait du mois consacré au Canadien Ramez Shehadi nommé directeur exécutif de Facebook en Afrique du Nord. Comme d’habitude, retrouvez les textes de nos chroniqueurs habituels. Spéciale recommandation pour cette fin d’année, la chronique de Jean-Jacques Massima Landji, le Représentant
de l’UIT pour l’Afrique centrale et Madagascar.


Par Digital Business Africa

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Cameroun : Digital Business Africa et le Boukarou vous proposent « Innovation for Human » à Promote 2019

[Digital Business Africa] –  La 7e édition du Salon international de l’entreprise, de la PME et du Partenariat de Yaoundé, baptisé PROMOTE 2019, se tiendra du 16 au 24 février 2019. Lors de ce rendez-vous important des acteurs de l’économie de l’Afrique centrale, Digital Business Africa, votre plateforme web spécialisée dans les infos stratégiques dans le secteur des TIC, des Télécoms et du Numérique et Le Boukarou, un incubateur basé à Douala et spécialisé dans l’accompagnant des jeunes dans l’entreprenariat, se sont associé pour présenter aux 40 000 visiteurs attendus le concept « Innovation for Human ». Ce sera au pavillon numérique de Promote. Ceci en partenariat avec la Fondation Inter Progress qui organise Promote 2019.

D’après Beaugas Orain Djoyum, le directeur de la publication Digital Business Africa, il s’agira d’animer le pavillon numérique de Promote avec un accent sur les Conférences thématiques, ateliers et débats sur des thèmes collés à l’accélération du développement numérique au Cameroun.  Le thème général proposé est « Accélérer le développement d’un Cameroun numérique ». L’objectif général étant de créer un cadre de rencontres professionnelles entre entreprises, de regrouper des experts sur des thématiques importantes du numérique avec un accent sur les retours d’expériences et bonnes pratiques, de proposer des solutions adaptées aux entreprises entamant leur transformation numérique, de découvrir des services et solutions innovantes adaptées aux entreprises, de partager les enjeux, opportunités et innovations du numérique.

« Nous invitons tous les acteurs de l’économie numérique présents aux Cameroun de venir participer à ces conférences et ateliers. Aussi, il est encore possible d’organiser des ateliers thématiques ou encore d’être panéliste autour des thèmes qui seront débattus dans l’espace Conférences du Pavillon numérique de Promote. Il suffit de prendre attache soit avec les équipes de Digital Business Africa ou encore avec celles du Boukarou », explique Beaugas-Orain Djoyum.

Plusieurs autres activités sont prévues au pavillon numérique de Promote grand de 400m2. Notamment la présentation et l’exposition des produits, des services et des innovations numériques ; l’organisation d’un Hackaton (Marathon créatif de 48h. Compétition par équipe de 3 et un mentor du sponsor) ; des meetups et soirées réseautage où des jeunes, en cinq minutes de speech pourront convaincre, trouver un financement ou des partenaires.

Autre particularité du pavillon numérique de Promote, un Tech Zoo. Entendez un parc de gadgets High-Tech comme l’impression 3D, la réalité virtuelle, la réalité augmentée, la gravure laser sur objet, etc. Cet espace sera gratuitement ouvert à la promotion d’un service basé sur une technologie innovante.

Pour plus d’informations sur le concept Innovation for Human, cliquez ICI. Vous pouvez également être sponsor ou être exposant au pavillon du numérique.

Par Digital Business Africa

Afrique : La pénétration du mobile atteindra 70% en 2024

[Digital Business Africa] – En 2024, le taux de pénétration des smartphones en Afrique et au Moyen-Orient atteindra les 70%, contre seulement 40% actuellement (en 2018). C’est ce que révèle le dernier rapport du groupe Ericsson sur la mobilité. Un rapport largement consacré à la pénétration de la 5G dans le monde. Une technologie dont la commercialisation devrait débuter sur le continent seulement en 2022, contrairement aux autres régions du monde.

«D’ici la fin de l’année 2024, la 5G devrait couvrir plus de 40 % de la population mondiale et atteindre 1,5 milliard d’abonnés au très haut débit mobile. Cela fera de la 5G la génération de technologie cellulaire la plus rapide en termes de déploiement à l’échelle mondiale. L’Amérique du Nord et l’Asie du Nord-Est devraient jouer un rôle moteur dans cet essor. D’après les prévisions, la 5G représentera en Amérique du Nord 55 % des abonnements mobiles d’ici la fin de 2024. En Asie du Nord-Est, elle dépassera 43 %. En Europe de l’Ouest, la 5G devrait capter environ 30% des abonnements mobiles de la région d’ici fin 2024», rapporte le rapport Ericsson.

Spécifiquement pour l’Afrique, le rapport d’Ericsson salue les performances du continent au 3e trimestre 2018. Il en ressort que sur les 120 millions de nouveaux abonnements mobiles enregistrés dans le monde, 14 millions sont noté en Afrique, soit près de 11,67% : « En Afrique, le taux de pénétration du mobile est de 82 % (104 % au niveau mondial), avec de fortes disparités entre les  pays». Le rapport ajoute que dans la zone Afrique et Moyen-Orient, le nombre d’abonnements à des smartphones devrait doubler d’ici 2024, faisant passer le taux de pénétration des smartphones de 45% à 70%. Au même moment, le trafic moyen mensuel de données mobiles aujourd’hui enregistré à 2,9 Go, devrait passer en 2024 à 15 Go, soit une progression de 517,2%. Quant au trafic mensuel de données mobiles, le rapport annonce qu’il sera multiplié par neuf en 2024, contre cinq au niveau mondial. La région connaîtrait ainsi le taux de croissance le plus élevé au monde sur ce plan.

Les statistiques de la Banque mondiale

Par Jephté Tchemedie

David Nkoto Emane : « L’Angola et la Côte d’Ivoire se préparent à rencontrer Camtel pour le SAIL » [VIDEO]

[Digital Business Africa] – Le directeur général de la Cameroon Telecommunications (Camtel), David Nkoto Emane, invite les entreprises camerounaises du secteur des télécommunications à tirer profit des différentes opportunités  qu’offre l’exploitation du câble sous-marin à fibre optique South Atlantic Inter Link (Sail) reliant l’Afrique et l’Amérique du Sud. Un projet piloté par Camtel.

Le 16 novembre 2018, Camtel a signé avec le nigérian Sparkwest Steel Industries Ltd une convention de partenariat pour l’exploitation commerciale de ce câble SAIL. Au cours de la cérémonie de signature officielle de l’accord liant les deux entreprises, David Nkoto Emane a demandé aux entreprises camerounaises de ne pas tarder.

« Plusieurs pays ont déjà manifesté leur désir de travailler avec nous. Ce sont des sociétés des pays frères comme l’Angola et la Côte d’Ivoire qui se préparent à venir nous rencontrer. Le Nigérian Sparwest avec qui nous signons lui-même est en train de prendre contact avec d’autres pays avec lesquels nous allons pouvoir travailler. Il faut que les sociétés camerounaises se réveillent. Si elles retardent, elles n’auront leurs yeux que pour pleurer, parce que c’est quelque chose d’inédit en Afrique de relier deux continents : l’Afrique et l’Amérique du Sud », a prévenu le DG de Camtel. Voir l’intégralité de ses explications dans la vidéo.

https://youtu.be/eZ4QcADUPWU

Par Digital Business Africa

L’Ouganda signe un protocole d’accord technologique avec Microsoft

[Digital Business Africa] – Le protocole d’accord, signé le 12 novembre 2018 à Kampala, vise à créer un cadre de collaboration fructueuse visant à créer des projets et des initiatives durables et évolutifs qui tireront parti de l’utilisation des technologies et de l’expertise de Microsoft pour transformer le paysage de l’innovation des TIC en Ouganda pour le développement socio-économique.

Grâce à une approche holistique et durable, les contributions des deux parties répondront à des besoins étroitement liés aux priorités du gouvernement. Il s’agit notamment de soutenir le développement d’applications de la prochaine génération, de développer l’expertise technique pour stimuler l’innovation par le biais du programme Microsoft AppFactory, de soutenir la croissance de l’esprit d’entreprise par l’accès aux outils nécessaires et de soutenir la commercialisation de la propriété intellectuelle en développant un prototype de protocole Internet (IP) en ligne pour la région.

« Nous nous sommes engagés à fournir un soutien technique au ministère des TIC et une orientation nationale en dotant les centres d’innovation du gouvernement d’outils et des compétences nécessaires pour exploiter un écosystème de développeurs du XXIe siècle dans la région », a déclaré Sebuh Haileleul, Directeur national de Microsoft East Africa.

« Il est logique de s’associer à Microsoft, leader dans le domaine de la productivité et des plateformes technologiques car, nous partageons les mêmes objectifs en matière d’autonomisation des organisations et des individus en Ouganda grâce à l’accès à la technologie, ce qui fait finalement de la « Vision 2040 » de l’Ouganda une réalité », a dit pour sa part, Frank Tumwebaze, ministre ougandais des TIC.

Par Gaëlle Massang