[Digital Business Africa] – A partir du mois de juin 2019, ce sera le groupe Engie qui se chargera de l’exploitation et de la maintenance du datacenter du Groupement Orange Services à Abidjan. En effet, l’entreprise a été choisie à cette tâche par Orange, dans le cadre d’un contrat d’une durée de cinq ans, qui prend effet à partir de juin 2019. « Le périmètre du contrat couvre l’exploitation, la maintenance préventive et la maintenance curative de l’ensemble des lots multi-techniques des bâtiments du datacenter, incluant les postes de livraison, le courant fort, les groupes froid, la gestion technique centralisée, la détection incendie, la vidéo surveillance et le contrôle d’accès », explique Engie dans un communiqué.
On apprend du même document que ce data center qui représente une utilité stratégique pour Orange est l’un des rares datacenters d’Afrique de l’Ouest répondant aux normes de la classification tier IV.
Conformément à cette classification, il dispose des redondances visant à
assurer la continuité du service en toute circonstance. Il a ainsi reçu le prix
du meilleur datacenter d’Afrique au « Datacloud congress » de 2017 à
Monaco. « Ce datacenter présente une
puissance électrique de 1,3 MW, et une conception orientée vers la
fiabilisation, et l’optimisation énergétique du stockage de données »,
ajoute Engie.
[Digital Business Africa] – Le groupe sénégalais de transfert d’argent et le constructeur rwandais de téléphone Mara Phones annoncent un partenariat stratégique visant à accélérer leur développement en Afrique.
Wari et Mara Phones feront désormais chemin commun sur le grand marché africain. Le groupe sénégalais de transfert d’argent et le constructeur rwandais de téléphone Mara Phones ont signé un partenariat stratégique visant à développer leurs activités à travers les 54 pays du continent, ont-ils annoncé jeudi 16 mai, en marge du salon Viva Tech.
Concrètement, il s’agira d’intégrer dès la
production les services Wari aux téléphones Mara Phones, les mettant ainsi
automatiquement au service des utilisateurs de la marque rwandaise. Ce nouveau
produit sera commercialisé dans tous les points de vente des deux entreprises.
« Ce partenariat est en cohérence avec
notre vision chez Mara Phones qui est de multiplier de nouvelles offres avec
des fournisseurs de services comme Wari », déclare Ashish J. Thakkar, CEO de Mara, rappelant que l’objectif
du constructeur rwandais de téléphones est de proposer aux marchés « des
téléphones de qualité fabriqués en Afrique ».
Annoncé depuis l’année dernière, c’est en avril
dernier que Mara Phones a effectivement démarré ses activités industrielles.
Selon les précisions de l’entreprise à l’époque, le processus de
production des téléphones sera réalisé en entier dans les ateliers rwandais,
pour en faire ainsi les tout premiers téléphones 100% Made in Africa.
Chez Wari, ce partenariat est perçu comme une « opportunité de diversifier son offre et de démocratiser l’utilisation de notre application MyWari », a déclaré le CEO, Kabirou Mbodje.
« Les téléphones de la marque Mara Phones sont les premiers téléphones construits à 100% sur le continent africain et nous devons être fiers de cette réussite. En tant que champions africains du continent, nous devons nous soutenir et encourager le développement de partenariats africains pour créer de la valeur et accroître la croissance économique », affirme Kabirou Mbodje.
Depuis sa mésaventure dans le rachat de Tigo Sénégal, Wari poursuit son développement stratégique pour pouvoir renforcer son empreinte régionale. Ce nouveau partenariat avec Mara Phones, dans un contexte de croissance démographique galopante et un intérêt de plus en plus prononcé pour la technologie en Afrique, reste prometteur
[Digital Business Africa] – Statistics South Africa a annoncé ce 14 mai 2019 que le taux de chômage des jeunes dans le pays restait à un sommet sans précédent de 55,2%. Dans le but de contribuer à la création des emplois, le marché mondial du Bitcoin peer-to-peer, Paxful sensibilise les jeunes à l’utilisation du bitcoin à des fins commerciales.
Paxful a ainsi lancé une série d’ateliers éducatifs
à travers l’Afrique en 2019, pour élargir l’accès à l’économie du bitcoin à un
plus grand nombre de jeunes sur le continent africain. Les ateliers couvriront
les bases du bitcoin pour les novices et approfondiront les cas d’utilisation
innovants et les applications métiers observées autour du monde. Cette
initiative en matière d’éducation a été lancée en Afrique du Sud et au Kenya en
mai. Le Nigéria, le Ghana et d’autres pays africains sont à l’étude pour plus
tard dans l’année.
Malgré les fluctuations du prix du bitcoin, le
marché a enregistré une croissance significative des transactions en devise
numérique sur le continent africain au cours des dernières années, l’essor
ayant été largement porté par les étudiants et les diplômés de moins de 25 ans.
«L’Afrique a pris le pas sur le front des
réseaux peer-to-peer financer l’adaptation. En 2018, notre base d’utilisateurs
en Afrique a doublé, la plupart des clients ayant entre 18 et 24 ans », a
déclaré Artur Schaback, directeur des opérations et co-fondateur de Paxful.
«En tant
qu’entreprise axée sur les valeurs, nous voulons rendre l’économie du bitcoin
accessible à tous, en particulier aux jeunes. À cette fin, nous voudrions
toucher le plus grand nombre de jeunes possible pour les aider à comprendre le
marché des devises numériques et à effectuer des transactions en toute sécurité
et en toute confiance. Notre objectif est de continuer à collaborer avec les
clients et les autres parties prenantes clés afin de s’assurer qu’ils sont bien
informés des opportunités offertes par le financement peer-to-peer », a
déclaré Ray Youssef, PDG et cofondateur de Paxful.
Cette dernière initiative fait partie de l’engagement avéré de Paxful en faveur de l’éducation, qui comprend la construction d’écoles en Afrique de l’Est dans le cadre de leur initiative caritative #BuiltWithBitcoin, ainsi que l’octroi de bourses d’études à de jeunes femmes du Moyen-Orient. La société a pour objectif de construire 100 écoles en Afrique et d’étendre ses programmes de bourses.
[Digital Business Africa] – Les récentes décisions de l’administration Trump vont avoir un impact sur le monde entier. Reuters rapporte que Google a décidé de rompre son contrat avec Huawei. Cela concerne aussi bien les téléphones existants du constructeur chinois que sur les prochains.
Huawei aurait ainsi perdu sa licence, ce qui l’empêche de proposer des mises à jour d’Android à ses clients. Cela concerne aussi bien les mises à jour logicielles (Android tel qu’on l’entend) que les mises à jour de sécurité distribuées tous les mois. De plus, les services de Google, comme Gmail et YouTube, ne pourraient plus être installés sur les smartphones de Huawei. À cela s’ajouterait le Play Store, la boutique d’applications d’Android. Il est par ailleurs précisé que Google cesserait de fournir de l’aide à Huawei pour le support technique et d’autres collaborations.
Tous les pays seraient concernés par ce changement de taille, à l’exception de la Chine. Ce n’est pas une surprise en soi sachant que Google est déjà banni dans le pays d’Asie et que les téléphones vendus sur place n’ont pas les services du groupe.
Pour rappel, l’administration Trump a décidé cette semaine de placer Huawei et 70 filiales sur une liste noire, estimant que le constructeur fait de l’espionnage pour le compte de la Chine. Google, étant une société américaine, suit donc les instructions données.
[Digital Business Africa] – Dans de nombreux pays africains et même
européens, les abonnés mobiles se plaignent de la qualité de service des
opérateurs télécoms dans plusieurs localités ou encore à des périodes précises.
Ces opérateurs télécoms ne respectent pas toujours à la lettre leurs cahiers de
charges et leurs obligations. Le régulateur télécoms, gendarme du secteur, est
là pour s’assurer que les textes et lois sont respectés par ces opérateurs. Au
cas contraire, ils sont sanctionnés par ce régulateur.
Seulement, les amendes et sanctions pécuniaires ne participent pas toujours à l’amélioration de la qualité de service. Car une fois les sanctions payées, les opérateurs lâchent prise. Dans ce contexte, comment faire pour que la qualité du réseau s’améliore ? La question a par exemple été abordée à Douala lors de la 16ème session du séminaire du Réseau francophone de la régulation des télécommunications (Fratel) du 03 au 04 avril 2019 à Douala.
Digital Business Africa a profité de l’occasion pour poser la question à Tontama Charles MILLOGO, le président de l’Autorité de régulation des communications électroniques du Burkina Faso (Arcep Burkina). D’après lui, il faut aller au-delà des sanctions pécuniaires et des amendes. Permettre à l’abonné de sanctionner lui-même l’opérateur télécoms défaillant.
Ses explications : « Le rôle du régulateur est de mettre le client et l’abonné au centre de ses préoccupations. Nous sommes aujourd’hui convaincus que la meilleure sanction est la sanction du client. C’est la sanction qui fait le plus mal aux opérateurs. La grosse guerre des opérateurs télécoms et se savoir comment engranger le maximum de clients. Arriver à donner la main à l’abonné pour qu’il sanctionne le régulateur est quelque chose de fabuleux. Et on pense que c’est un moyen qui peut amener les opérateurs à bouger les lignes. »
Lire très bientôt sur Digital Business Africa (version Mag), l’interview intégrale de Tontama Charles MILLOGO sur les défis de la régulation des communications électroniques au Burkina Faso ainsi que son expérience dans la régulation des télécoms. A ne pas manquer.
Le président de l’Autorité de
régulation des communications électroniques du Burkina Faso raconte que qu’ils
ont constaté que lorsqu’ils ont commencé à publier les résultats de la qualité
de service des opérateurs télécoms, cela faisait son effet et cela faisait
bouger beaucoup plus les opérateurs que les sanctions pécuniaires. « Quand on a publié ces résultats,
naturellement, celui qui avait le meilleur réseau mobile du pays en a profité
pour faire sa publicité et pour en faire un avantage concurrentiel. Et du coup
d’autres opérateurs télécoms se sont rendu compte que si je ne bouge pas, cela
peut m’être défavorable et du coup cela a créé l’émulation », raconte Tontama Charles MILLOGO.
[Digital Business Africa] – Pour la première fois, en prélude au Sommet Transform Africa 2019, la toute première réunion du Conseil des ministres en charge des TIC des pays membres de la Smart Africa Aliance s’est tenue le 13 mai 2019 à Kigali au Rwanda. Et au cours de cette rencontre, Moustapha Mamy Diaby, le ministre guinéen des Postes, Télécommunications et de l’Economie Numérique, a été désigné Président du Conseil des ministres en charge des TIC de l’Alliance Smart Africa.
D’après Moustapha
Mamy Diaby, la création de ce Conseil des ministres va permettre aux
décideurs qu’ils sont de voir comment harmoniser les positions africaines, de voir
les avancées dans le cadre légal et réglementaires et de voir à quels niveaux ils
peuvent consacrer leurs efforts pour rendre leurs pays beaucoup plus attractifs
et donner une meilleure visibilité au secteur privé.
« L’objectif principal de Smart Africa c’est d’accélérer
le processus de transformation numérique de nos pays. Cette accélération ne
peut se faire que par les investissements massifs, mais pas seulement. Il faut
faire en sorte que les différents cadres légaux et réglementaires soient
attractifs et harmonisés pour que l’on puisse mettre en place les projets
transnationaux », explique Moustapha Mamy Diaby.
Tout un mécanisme de suivi et d’évaluation sera mis en place. Mes collègues ministres m’ont fait l’honneur de me désigner président du Conseil des ministres de la Smart Africa Alliance et j’ai pris l’engagement ferme de suivre au jour le jour la mise en œuvre de toutes les recommandations et de faire en sorte que cette plateforme se démarque des autres plateformes de ministres qui ont été mises en place par le passé Moustapha Mamy Diaby
Le ministre guinéen des Postes,
Télécommunications et de l’Economie Numérique, s’engage à travailler avec davantage
d’ardeur dans cette nouvelle casquette. C’est ce qu’il a en effet confié à
Digital Business Africa. « L’Alliance Smart Africa est une Alliance qui ambitionne des actions
concrètes. La réunion du conseil des ministres se tient pour voir comment
accélérer ces actions concrètes. Tout un mécanisme de suivi et d’évaluation
sera mis en place. Mes collègues ministres m’ont fait l’honneur de me désigner
président du Conseil des ministres de la Smart Africa Alliance et j’ai pris l’engagement
ferme de suivre au jour le jour la mise
en œuvre de toutes les recommandations et de faire en sorte que cette
plateforme se démarque des autres plateformes de ministres qui ont été mises en
place par le passé », promet-il.
A ne pas manquer : lire bientôt dans la version Mag de Digital
Business Africa l’interview intégrale Moustapha Mamy Diaby.
Au TAS 2019, du 14 au 17 mai 2019, Moustapha Mamy Diaby était accompagné du directeur général de la Guinéenne des larges bandes (GUILAB), du Conseiller TIC au MPTEN et du directeur général Adjoint de la Société de Gestion et d’Exploitation du Backbone national (SOGEB).
A l’Alliance Smart Africa, la
Guinée était déjà coordonnatrice du projet d’interconnexion des pays africains.
La 1ère phase de ce projet va être réalisée en Afrique de l’Ouest et permettra
d’interconnecter la Guinée avec certains de ses pays limitrophes avant de
passer en Afrique de l’Est.
13 mai 2019. Kigali au Rwanda. Première réunion du Conseil des ministres en charge des TIC des pays membres de la Smart Africa Aliance
Une consécration qui vient doubler la fierté de Moustapha Mamy Diaby. En effet, dans son discours d’ouverture de la cinquième édition du Transform Africa Summit 2019 (TAS 2019) à Kigali au Rwanda le 15 mai 2019, Paul Kagamé, le président du Rwanda et ailleurs PCA de la Smart Africa Alliance, organisatrice du TAS 2019, a annoncé que la prochaine édition du TAS 2020 sera organisée par la Guinée. Confirmation faite par une lettre du président guinéen, a annoncé Paul Kagamé, sous les applaudissements des 4000 participants du sommet. « Nous remercions le président, Son Excellence, Alpha Condé, pour son engagement fort pour Smart Africa », a salué Paul Kagamé.
[Digital Business Africa] – Dans son discours d’ouverture de la cinquième édition du Transform Africa Summit 2019 (TAS 2019) à Kigali au Rwanda le 15 mai 2019, Paul Kagamé, le président du Rwanda et ailleurs PCA de la Smart Africa Alliance, organisatrice du TAS 2019, a annoncé que la prochaine édition du TAS 2020 sera organisée par la Guinée. Confirmation faite par une lettre du président guinéen, a annoncé Paul Kagamé, sous les applaudissements des 4000 participants du sommet. « Nous remercions le président, Son Excellence, Alpha Condé, pour son engagement fort pour Smart Africa », a salué Paul Kagamé.
Ceci est le couronnement de l’engagement du président de la République, de notre engagement et de l’engagement de tous nos collègues ministres pour le développement du secteur des télécoms, des TIC et de l’économie numérique de façon générale Moustapha Mamy Diaby
Présent à ce sommet, Moustapha Mamy Diaby, le ministre guinéen des Postes, Télécommunications et de l’Economie Numérique, s’est félicité de ce choix. « C’est d’abord un sentiment de fierté pour nous d’être choisi comme pays devant abriter le Transform Summit Africa 2020. Ceci est le couronnement de l’engagement du président de la République, de notre engagement et de l’engagement de tous nos collègues ministres pour le développement du secteur des télécoms, des TIC et de l’économie numérique de façon générale », confie à Digital Business Africa Moustapha Mamy Diaby.
Pour le ministre, la Guinée
montrera aux yeux de l’Afrique et du monde non seulement ses atouts, mais
également ses capacités. « Je ne
veux pas faire des promesses, mais ce que nous pensons pouvoir faire c’est de
montrer la capacité de notre pays à pouvoir abriter de tels événements. Au-delà
de cela, de montrer notre capacité à pouvoir mobiliser la jeunesse, à mobiliser
les entrepreneurs, à mobiliser les partenaires africains, internationaux et les
experts du monde, pour qu’ils puissent voir ce qui se passe chez nous en Guinée
et dans les pays limitrophes et voir comment nous pouvons bâtir des synergies
en faveur du développement d’un écosystème beaucoup plus dynamique dans
l’intérêt de nos populations », explique à Digital Business Africa Moustapha
Mamy Diaby.
Le TAS est l’événement phare de l’Alliance
Smart Africa Alliance. Une Alliance créée en 2013 à l’occasion du Transform Africa Summit tenue cette année-là à Kigali
au Rwanda. Ce sommet naît du constat selon lequel les pays d’Afrique du Nord
avaient pris un train d’avance considérable sur ceux d’Afrique subsaharienne en
matière de développement des TIC. C’est ainsi que le Burkina Faso, le Gabon, le
Kenya, le Mali, le Rwanda, le Sénégal, le Soudan du Sud, le Tchad et l’Ouganda décident
d’unir leurs efforts autour d’un projet commun de réduction de leur fracture
numérique. Aujourd’hui, 24 pays en sont membres y compris le Cameroun.
TAS 2019 : A Kigali, les président Uhuru Kenyatta du Kenya, Paul Kagamé du Rwanda et Ibrahim Boubacar Keita du Mali visitent les stands d’exposition.
L’objectif de l’Alliance,
vulgariser les TIC pour contribuer au développement socio-économique des Etats.
Le projet décline sa vision en cinq objectifs, placer les TIC au cœur des
programmes de développement socio-économique, améliorer leur accès et
particulièrement celui à la large bande, améliorer la responsabilisation,
l’efficacité et la transparence grâce aux TIC, accorder la priorité au
développement du secteur privé, et impulser le développement durable via les
TIC.
Plus de 4000 participants ont convergé
vers Kigali pour la cinquième édition du TAS 2019. La Guinée a la charge de
relever le défi de cette participation et de cette organisation.
[Digital Business Africa] – Le Transform Africa Summit (TAS 2019) s’est tenu à Kigali au Rwanda du 14 au 17 mai 2019 en présence de trois présidents africains : Paul Kagamé du Rwanda (par ailleurs PCA de la Smart Africa Alliance, organisatrice de l’événement), Uhuru Kenyatta du Kenya et Ibrahim Boubacar Keita du Mali.
Une douzaine de chef d’Etat africains ont envoyé leur représentant personnel à ce sommet qui s’est tenu cette année sous le thème : « Booster l’économie numérique en Afrique ». Parmi eux, Paul Biya. Le président de la République du Cameroun a envoyé Alamine Ousmane Mey, ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, à ce sommet.
Kigali, Rwanda. 15 mai 2019. Le ministre camerounais de l’Economie, Alamine Ousmane Mey (en bonnet), derrière le président rwandais Paul Kagamé lors de la photo de famille après la session du Board de la Smart Africa Alliance. Au TAS2019
Il était notamment le représentant personnel du chef de l’Etat camerounais au Conseil d’administration de la Smart Africa Alliance qui organise le TAS 2019. Une session du conseil d’administration de la Smart Africa Alliance présidé par Paul Kagamé, président dudit conseil, s’est tenu durant le Transform Africa Summit 2019.
« Il y a eu trois chefs d’Etat et 11 chefs d’Etat délégués au TAS 2019. Il y a en effet des ministres qui sont arrivés avec la lettre de délégation des présidents. Donc, c’est un bilan positif en terme de participation de haut niveau des décideurs publics africains », se réjouit Lacina Koné, directeur général de la Smart Africa Alliance, qui précise que sous un autre angle 15 ministres en charge de l’Economie numérique ont participé à la rencontre des ministres de la Smart Africa Alliance.
Kigali, Rwanda. 15 mai 2019. Le ministre camerounais de l’Economie, Alamine Ousmane Mey, lors de la session du Board de la Smart Africa Alliance présidé par Paul Kagamé. Au TAS2019
Le CA de la Smart Africa Alliance est essentiellement composé des chefs d’Etat des pays membres de cette alliance et des partenaires techniques et institutionnels. Le Cameroun est membre de cette alliance depuis deux ans. Alamine Ousmane Mey a donc représenté le président Paul Biya à ce conseil.
Parmi les résolutions du CA de la Smart Africa Alliance, celle de renvoyer l’adoption du plan d’action de la Smart Africa Alliance qui a été soumis aux administrateurs. « Le Board a approuvé la poursuite de la création des SPV dans les pays membres. Le Board a également accordé 30 jours aux Etats membres et aux gouvernements de revenir avec leurs observations sur la stratégie triennale de la Smart Africa Alliance », confie à Digital Business Africa Lacina Koné. Information confirmée par Alamine Ousmane Mey.
Kigali, Rwanda. 15 mai 2019. Le président rwandais Paul Kagamé et son homologue kényan, Uhuru Kenyatta au TAS 2019.
Rappelons que la Smart Africa Alliance a été créée à l’initiative de Paul Kagamé en 2013 à l’occasion du Transform Africa Summit tenue cette année-là à Kigali au Rwanda. Il naît du constat selon lequel les pays d’Afrique du Nord avaient pris un train d’avance considérable sur ceux d’Afrique subsaharienne en matière de développement des TIC. C’est ainsi que le Burkina Faso, le Gabon, le Kenya, le Mali, le Rwanda, le Sénégal, le Soudan du Sud, le Tchad et l’Ouganda avaient alors décidé d’unir leurs efforts autour d’un projet commun de réduction de leur fracture numérique. Aujourd’hui, 24 pays en sont membres y compris le Cameroun.
L’objectif de l’Alliance,
vulgariser les TIC pour contribuer au développement socio-économique des Etats.
Le projet décline sa vision en cinq objectifs, placer les TIC au cœur des
programmes de développement socio-économique,
améliorer leur accès et particulièrement celui à la large bande, améliorer la
responsabilisation, l’efficacité et la transparence grâce aux TIC, accorder la
priorité au développement du secteur privé, et impulser le développement
durable via les TIC.
[Digital Business Africa] –Vodacom Business a annoncé la signature d’un partenariat avec BlackFog afin de fournir des solutions de cybersécurité et de confidentialité à plus de 43 millions de clients Vodacom.
Selon une étude réalisée en 2017 selon laquelle plus de 95% des entreprises africaines opèrent au-dessous de ce que l’on appelle le « seuil de pauvreté en matière de cyber-sécurité », l’Afrique devient une cible pour les cybercriminels. En conséquence, la cybersécurité et la confidentialité sont des questions cruciales pour leurs clients.
Grâce à ce partenariat, Vodacom cherche à faire en sorte que
ses clients disposent de la meilleure solution possible pour les protéger des
menaces en ligne de plus en plus sophistiquées.
BlackFog assure la confidentialité des données sur l’appareil et la cybersécurité sans fichier, élément crucial dans le paysage actuel des menaces : 77% des cyber-attaques sont sans fichier et dix fois plus susceptibles de réussir. BlackFog est constitué de 12 couches de défense contre les ransomwares, les espiogiciels, les logiciels malveillants, le phishing et la collecte et le profilage non autorisé de données.
Sunjay Ramessur, Directeur exécutif de Vodacom pour la
cybersécurité, a déclaré : « L’approche
unique de BlackFog en matière de cybersécurité et de perte de données en
utilisant la protection des données sortantes était un élément important du
processus de décision. Nous sommes ravis d’offrir cette solution à nos clients.
“
Darren Williams, PDG de BlackFog, a déclaré : « Blackfoot est ravi de s’associer à Vodacom pour apporter à ses clients la protection des données et la cybersécurité sur toutes leurs plateformes mobiles et de bureau. Les cyber-attaques d’aujourd’hui sont plus sophistiquées que jamais et nous savons que les pirates informatiques trouveront toujours un moyen d’entrer dans le réseau. Alors que la plupart des solutions visent à empêcher un attaquant de pénétrer dans la zone ou après qu’elles ont déjà causé des dommages, nous nous concentrons sur la prévention. En empêchant la perte de données, le profilage et la collecte de données, nous pouvons détecter les attaques en temps réel, arrêter les menaces et les empêcher de voler des données. ”
[Digital Business Africa] – Liquid Telecom Kenya a lancé cette semaine un service Microsoft Cloud en Afrique de l’Est qui offre un changement radical en matière de cybersécurité pour les bases de données les plus sensibles de la région.
Le nouveau service Azure Stack permettra aux entreprises d’exploiter un cloud privé Microsoft en Afrique de l’Est plutôt que dans l’un des 54 centres de données publics de Microsoft situés en dehors de la région. Cela signifie que les utilisateurs bénéficient des protocoles de sécurité de pointe développés et gérés par Microsoft sur ses plates-formes cloud, tout en conservant leurs données localement, ce qui accélère le téléchargement des données pour des bases de données pouvant atteindre un téraoctet ou plus.
Le service sera disponible à partir d’aujourd’hui dans toute l’Afrique de l’Est. Il sera hébergé dans des nœuds de cloud privé au Kenya et en Tanzanie, ce qui permettra de répliquer des bases de données sur différents sites pour améliorer la fiabilité et la flexibilité.
« Le temps de transmission des données vers l’Europe est d’environ 200 millisecondes et de 55 millisecondes pour le serveur cloud Microsoft le plus proche, en Afrique du Sud. Mais les nouveaux Azure Stacks à Nairobi et à Dar es Salaam signifieront des vitesses de transfert de données inférieures à 20 millisecondes pour tous les utilisateurs de l’Afrique de l’Est », a déclaré Winston Ritson, responsable des services de cloud computing du groupe Liquid Telecom.
Cette augmentation des vitesses transformera les sauvegardes
et les téléchargements de processus auparavant longs en échanges rapides de
données. Au niveau mondial, les entreprises ont indiqué que cela avait
transformé leurs opérations. Une entreprise de logistique en Californie a
amélioré de 50% la prestation de services grâce à l’accélération de la vitesse
de transmission des données.
L’utilisation d’Azure Stack ouvre également la voie à un niveau de cybersécurité que peu d’organisations ont la capacité de développer. « Microsoft dépense environ 1 milliard de dollars par an pour assurer la sécurité de ses plateformes Azure. C’est une échelle de dépenses et d’attention professionnelle que les entreprises ne peuvent ni égaler ni dépasser pour sécuriser leurs données », a déclaré Winston.
Cela intervient alors que la sécurité des données en Afrique de l’Est continue de se détériorer. En 2017, le Kenya a perdu 21 milliards de shillings contre la cybercriminalité. Toutefois, les pertes du pays devraient encore augmenter avec les nouvelles menaces cybernétiques, notamment les attaques des outils d’administration informatique Windows intégrés, des fichiers Powershell et des exécutables Windows Scripting.
“Le développement d’Azure Stack en Afrique de l’Est a nécessité un développement et une coopération intensifs entre Liquid Telecom et Microsoft“, a déclaré Adil El Youssefi, PDG de Liquid Telecom pour l’Afrique de l’Est, Liquid Telecom. “Cependant, nous pensons qu’en offrant un niveau de cybersécurité désormais inégalé, il constitue un autre pilier essentiel du développement économique du Kenya et de l’Afrique de l’Est.”
[Digital Business Africa] – Le président Donald Trump a signé ce mercredi 15 mai 2019 un décret interdisant aux entreprises américaines d’utiliser du matériel de télécommunications fabriqué par des entreprises présentant un risque pour la sécurité nationale. Ce décret revient à interdire aux groupes américains de faire affaire avec le chinois Huawei Technologies.
Le département du Trésor a par ailleurs annoncé que Huawei et
70 de ses filiales étaient placées sur une liste noire – dénommée “Liste
des entités” -, qui va contraindre le groupe télécoms chinois à demander
une licence spéciale pour pouvoir acheter des pièces et composants
électroniques auprès des sociétés américaines.
Dans un communiqué, le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin,
précise que Donald Trump a appuyé cette mesure qui “empêchera la technologie américaine d’être utilisée par des entités
étrangères d’une manière qui peut potentiellement nuire à la sécurité nationale
américaine ou à ses intérêts de politique étrangère“.
Les États-Unis estiment que les équipements de Huawei pourraient servir à des activités d’espionnage de la Chine et ils exhortent leurs alliés, notamment en Europe, à ne pas s’appuyer sur le groupe chinoi s pour le déploiement de la nouvelle génération de téléphonie mobile, la 5G.
Huawei, qui a démenti à plusieurs reprises les allégations
américaines, s’est dit “prêt et
disposé à collaborer avec le gouvernement américain pour trouver des mesures
efficaces visant à garantir la sécurité des produits“.
Dans un communiqué, la firme chinoise déclare que l’empêcher
de commercer aux États-Unis “ne
rendra pas les États-Unis plus sûrs ou plus forts“. “Au lieu de cela“, ajoute-t-elle,
“cela va seulement réduire les
États-Unis à des alternatives de qualité inférieure et malgré tout plus
coûteuses, laissant les États-Unis à la traîne pour le déploiement de la 5G“.
Le décret signé par Donald Trump est pris en application de la
loi “International Emergency Economic Powers”, qui donne au président
le pouvoir de réglementer le commerce en réponse à une situation d’urgence
nationale menaçant les États-Unis. Le département du commerce a 150 jours pour
élaborer un plan d’application.
La Federal Communications Commission (FCC), autorité de tutelle du secteur des télécoms aux États-Unis, a aussi décidé quelques jours plus tôt à l’unanimité de ne pas autoriser China Mobile à fournir ses services sur le territoire américain. Elle a annoncé qu’elle allait aussi réexaminer des autorisations données à China Unicom et China Telecom.
[Digital Business Africa] – L’opérateurMTN Nigeria a annoncé qu’il avait reçu l’autorisation de s’inscrire au Premium Board de la Bourse nigériane («NSE»). L’introduction devrait commencer le 16 mai 2019 et se fera par voie d’introduction préliminaire.
Cela signifie que les actions des actionnaires existants de MTN Nigeria seront cotées sans autre vente publique d’actions. À partir de ce moment, tous les actionnaires de MTN Nigeria seront libres d’échanger leurs actions sur le NSE.
Ferdi Moolman, PDG de MTN Nigeria, a commenté l’annonce : “C’est pour moi un plaisir de confirmer que la cotation officielle via l’introduction des actions de MTN sur le NSE aura lieu le jeudi 16 mai.”
« Nous
apprécions le soutien continu que nous offrent le gouvernement, les régulateurs
et les habitants de ce grand pays. En particulier, je voudrais remercier le
personnel et la direction de MTN Nigeria qui ont travaillé sans relâche pour
rendre cette journée possible. Ce n’est que le début, nous avons toujours
l’intention de poursuivre une future offre publique offrant à un plus grand
nombre de Nigérians un meilleur accès à l’occasion du marché MTN. »
Ralph Mupita, directeur financier du groupe MTN, a déclaré : « En tant que groupe MTN, nous sommes ravis d’avoir franchi cette première et importante étape vers une augmentation de la propriété locale de la société et la création des marchés des capitaux propres au Nigeria ».
MTN Nigeria a récemment annoncé son bénéfice pour le premier trimestre clos le 31 mars 2019, enregistrant une croissance de 13,4% du chiffre d’affaires relatif aux services. Cette hausse résulte principalement de l’augmentation de 12,7% et de 32,4% des revenus tirés des services voix et données et de l’ajout de 2,1 millions d’abonnés mobiles actifs au réseau. La société a annoncé un bénéfice avant intérêts, impôts et amortissements (EBITDA) de 150,4 milliards de nairas et porté ses marges d’EBITDA à 53,3% (44,2% sur la base de la norme IAS 17) en raison de la croissance des revenus et d’une gestion efficace des coûts.
[Digital Business Africa] – Au lendemain du massacre de Christchurch, en Nouvelle-Zélande qui avait coûté la vie à 50 personnes et diffusé en direct sur Facebook, le réseau social américain annonce l’imposition des restrictions à sa fonctionnalité « Facebook Live ». Tout le monde a encore à l’esprit la diffusion le 15 mars 2019 en direct de ce massacre pendant de 17 minutes sans aucune interruption. L’objectif donc pour Facebook aujourd’hui est d’éviter qu’une telle diffusion se reproduise, surtout lorsqu’on sait que cette fonctionnalité a déjà été utilisée à plusieurs reprises pour retransmettre des meurtres, des suicides, des viols et des tortures. Et sa solution c’est de restreindre la fonctionnalité, Facebook live, notamment pour les personnes qui ont enfreint les règles de modération du réseau social.
Dans un communiqué publié le 15 mai 2019, Facebook ne précise pas concrètement quelles sont les règles de modération. Par contre, le réseau social donne quelques indices, « Par exemple, quelqu’un qui partage un lien vers un communiqué d’un groupe terroriste sans élément de contexte se verra immédiatement interdire l’utilisation de “Facebook Live” pour une période déterminée ». Cette période de suspension peut par exemple s’étendre sur une durée de 30 jours.
Immédiatement, des
critiques ont été formulées à l’encontre de la mesure de Facebook. Par exemple,
le fait que cette suspension n’est que temporaires. Bien plus la restriction ne
concernera que les personnes qui ont déjà enfreint les règles de Facebook, et
ne concernera pas toutes les personnes qui publieront ce type de contenus pour
la première fois. Or, par expérience, des utilisateurs sont parvenus à publier
des contenus criminels ou terroristes alors qu’ils n’avaient aucun antécédent.
Aussi,
l’entreprise annonce son intention de limiter les copies de contenus haineux,
de les supprimer systématiquement. Une initiative qui se heurtera aux copies
modifiés par des cadrages, des ajouts de textes ou des extraits isolés des
contenus haineux. Toutes modifications, qui rendent difficile la détection de
ces contenus haineux ou terroristes par le système de Facebook. Pour pallier à
cette difficulté, Facebook annonce des investissements dans la recherche, afin
de pouvoir détecter automatiquement des copies modifiées des vidéos.
[Digital Business Africa] – Le groupe de e-commerce Jumia basé au Nigéria est dans la tourmente. En effet, un rapport de Citron Research accuse l’opérateur de e-commerce d’avoir surévalué ses chiffres dans son dossier d’introduction à la bourse de Wall Street en avril 2019. De manière pratique, le rapport accuse Jumia d’avoir surestimé de 20 à 30% le nombre de ses consommateurs et marchants actifs. Egalement, Jumia est accusé d’avoir dissimulé le nombre exact de produits retournés, non livrés ou annulés, qui serait en réalité de 41%. En plus, Citron Research évoque aussi des « transactions douteuses » entre Jumia et Jeremy Hodara, l’un de ses co-fondateurs. Parmi celles-ci, la vente pour 1 euro symbolique de quatre filiales à Jeremy Hodara « Nous sommes sûrs que lorsque la SEC enquêtera sur Jumia, nous obtiendrons d’innombrables détails sur la fraude », commente le rapport.
Dans la foulée de cette accusation, des
investisseurs ont commandé plusieurs enquêtes auprès d’une dizaine de cabinets
spécialisés aux Etats-Unis pour faire confirmer ou infirmer la véracité des
chiffres publiés par Jumia sur sa situation. Parmi les cabinets sollicités, Rosen Law
Firm ; Bragar Eagel & Squire ou encore le
réputé très rigoureux Holzer &
Holzer.
En réponse, Jumia a catégoriquement démenti ces allégations. Pour Sacha Poignonnec, co-fondateur de Jumia, ce rapport rentre dans une grosse opération de manipulation destinée à stopper le bon élan pris par Jumia avec son entrée réussie à la bourse de Wall Street : « Cela prend des préjugés sélectifs et des affirmations non vérifiées pour tenter de nuire à Jumia […] Ce ne sont que des rumeurs du marché plutôt que des faits. Le prospectus et le document d’investisseur cité en référence ne sont pas cohérents. […] Les documents sont calculés différemment, car le prospectus présente les consommateurs actifs de la même manière que nous présentons le volume brut des marchandises ».
[Digital Business Africa] – Après le Rwanda, le gouvernement ghanéen a autorisé l’utilisation des drones, de petits avions sans pilotes pour la livraison dans les zones reculées du pays des poches de sang et des médicaments. La solution a même reçu l’aval du président de la République du Ghana, Nana Akufo-Addo qui y voit une solution pour améliorer l’accès des Ghanéens aux médicaments : « Personne au Ghana ne devrait mourir parce qu’il n’a pas eu accès à un médicament dont il a un besoin urgent », explique le président Nana Akufo-Addo, en référence aux avantages de cette solution. Il ajoute dans la foulée : « Le Ghana va développer le plus grand service de livraison par drones au monde ».
Ce projet est porté par l’entreprise américaine Zipline, pour un contrat de douze millions de dollars sur quatre ans pour l’exploitation de ce service. Pour mieux assoir le projet, le premier centre de drones a été ouvert à Omenako, à 70 km d’Accra. Ces centres seront dotés chacun de 30 drones et de 150 produits (médicaments, vaccins, anti-venins, matériel chirurgical…) qui seront distribués dans 500 cliniques rurales.
[Digital Business Africa] – Le Transform Africa Summit (TAS 2019) s’est officiellement ouvert ce 15 mai 2019 à Kigali au Rwanda en présence de trois présidents africains : Paul Kagamé du Rwanda (par ailleurs PCA de la Smart Africa Alliance, organisatrice de l’événement), Uhuru Kenyatta du Kenya et Ibrahim Boubacar Keita du Mali.
Lors de la conversation de la
cérémonie d’ouverture qui a rassemblé des milliers d’investisseurs et d’experts
africains et mondiaux de l’économie numérique, le Président Paul Kakamé a
appelé l’Afrique à travailler pour faciliter son intégration, y compris dans le
domaine du numérique. Explications du président Kagamé : « On parlait récemment avec le président
malien Ibrahim Boubacar Keita des compagnies qui desservent nos capitales africaines.
Pour aller à Bamako à partir de de Kigali, parfois, il faut aller faire une
escale en Pologne (ou à Paris) avant d’arriver à Bamako. On peut comprendre que
vous passiez peut-être par Nairobi. Pourquoi aller d’abord à Paris, à Bruxelles
avant d’arriver dans une capitale africaine ? », s’interroge Paul
Kagamé qui pense que cela est absurde et qu’il faut absolument accélérer
l’intégration africaine dans le secteur du numérique.
« Nous devons créer ces connexions directes entre nos capitales ! Et pourquoi ne pas penser pareillement dans le secteur de l’économie numérique ? Nos données circulent comme ce transport aérien. Parfois, nos appels doivent aller en Pologne avant d’arriver en Afrique. Cela n’a pas de sens ! Quand j’appelle au téléphone le président kenyan ou le président malien, parfois je crois que je les appelle directement. Mais, la réalité c’est que ma voix va d’abord en Europe pour être inspecté…. Et cela va avec les coûts, car cela entraîne une augmentation des tarifs d’appels. Pourquoi ne pouvons-nous pas créer ces points de connexion dans notre continent ? Quel est le problème ? », a argumenté le président rwandais sous les applaudissements de l’assistance.
Kigali, Rwanda. 15 mai 2019. Le président rwandais Paul Kagamé
Pour Paul Kagamé, nous sommes dans l’ère de l’économie digitale : « Baisser les bras dans ce secteur n’est plus une option pour l’Afrique. L’Afrique est-elle prête pour participer à la quatrième révolution ? C’est le cœur de la question principale ». C’est également pour cela qu’il a œuvré pour la mise en place de l’Alliance Smart Africa.
Parmi les rôles clés de Smart Africa, Paul Kagamé cite « l’importance de maintenir les Africains ensemble, donc l’intégration africaine comme l’indique l’agenda digital. La collaboration est l’unique moyen pour nous de réussir la navigation dans cette dynamique globale complexe dont nous devons faire face ».
En plus, soutient Paul Kagamé, l’Afrique ne va protéger ses citoyens et augmenter son marché que par l’intégration et la coopération. Cela passera par l’harmonisation des textes réglementaires et la régulation qui assurent que les infrastructures relatives aux TIC soient gérées de manière rationnelle et équitable en Afrique, soutient Paul Kagamé.
[Digital Business Africa] – Le Transform Africa Summit (TAS 2019) s’est officiellement ouvert ce 15 mai 2019 à Kigali au Rwanda en présence de trois présidents africains : Paul Kagamé du Rwanda (par ailleurs PCA de la Smart Africa Alliance, organisatrice de l’événement), Uhuru Kenyatta du Kenya et Ibrahim Boubacar Keita du Mali.
Au cours de la cérémonie d’ouverture qui a rassemblé des milliers d’investisseurs et d’experts africains et mondiaux de l’économie numérique, le Président Uhuru Kenyatta a dévoilé le plan directeur de l’économie numérique du Kenya.
La stratégie du Kenya en matière d’économie numérique a pour thème : “Propulser la transformation du Kenya”. Par ce plan directeur, le gouvernement vise à accroître la contribution des TIC à l’économie grâce à des solutions de gouvernance numérique, à numériser les processus d’affaires, à faciliter la mise en place des infrastructures numériques, à favoriser l’entrepreneuriat axé sur l’innovation et à promouvoir les compétences et valeurs numériques.
“Notre vision est qu’au cours des cinq prochaines années, toutes les
régions du pays seront connectées, permettant ainsi à tous les citoyens de
participer au mouvement numérique“, a déclaré le président Kenyatta.
Le président a également évoqué le rôle central de la jeunesse dans l’économie
numérique en Afrique, affirmant que le Kenya avait élaboré un dispositif
spécial visant à donner à ses jeunes des compétences pratiques en TIC. “Nous encourageons les jeunes à être
proactifs et à exploiter le marché numérique grâce à notre programme Ajira qui
a permis à de nombreux jeunes d’obtenir des emplois en ligne “, a-t-il
ajouté.
Le chef de l’État kenyan a
déclaré que la stratégie proactive du Kenya en matière d’économie numérique met
l’accent sur cinq piliers, dont une infrastructure accessible, abordable,
résiliente et fiable. “La
réalisation d’une connectivité Internet omniprésente, rapide et peu coûteuse
pour les entreprises et les ménages africains est essentielle pour libérer le
potentiel de l’économie numérique. La
connectivité doit atteindre un certain seuil pour que les utilisateurs puissent
accéder au service numérique “, a indiqué le président Kenyatta.
Numériser l’administration publique
Outre l’infrastructure, le chef
de l’État kenyan a déclaré que la disponibilité et l’utilisation de services et
de plateformes numériques pour permettre la prestation de services publics sont
d’une importance capitale. “Actuellement,
le gouvernement du Kenya offre plus de 200 services numérisés par
l’intermédiaire des centres Huduma dans tout le pays ainsi qu’une plate-forme
en ligne en libre-service, E-Citizen », a-t-il relevé.
Kigali, Rwanda. 15 mai 2019. Les présidents rwandais, malien et kényan présentent le plan numérique du Kenya aux décideurs.
Pour le président Uhuru Kenyatta, le Kenya a pris une initiative audacieuse pour numériser les services essentiels du gouvernement, comme les déclarations d’impôts à l’Autorité fiscale du Kenya (KRA) qui fournit des services via le système iTax qui est relié au Système intégré de gestion financière (IFMIS) et à la Banque centrale. “Ce système numérique a contribué à accélérer l’évaluation et la prestation de services de l’administration fiscale du pays », a reconnu le président.
Dans son discours de
présentation, le président Kenyatta a promis que le Kenya sera toujours à
l’avant-garde de l’économie numérique en Afrique, ajoutant que les innovations
révolutionnaires et mondialement reconnues du pays, telles que l’écosystème de
paiement mobile M-PESA, sont une démonstration du potentiel illimité du
continent en matière de TIC. D’ailleurs, en ce qui concerne le commerce
électronique, le Président Kenyatta a noté qu’il serait très difficile de faire
des affaires dans toute l’Afrique sans la possibilité de payer à distance par
voie numérique. “En effet, 39% des
entreprises privées au Kenya sont engagées dans le commerce électronique et 70%
de tous les paiements en ligne au Kenya sont réglés par le biais de diverses
plateformes de paiement mobile“, a-t-il déclaré.
« Briser les barrières en Afrique »
Pour le président Kenyan,
l’Afrique est sur le point de connaître une transformation majeure, non
seulement en tant que nouvelle frontière de l’investissement, mais aussi en
tant que continent dirigé par une population jeune, dynamique et agressivement
innovante, débordant d’un immense potentiel. “Nous sommes la nouvelle frontière du commerce et de l’investissement
avec des estimations indiquant que d’ici 2025, les opportunités commerciales en
Afrique seront d’environ 5,6 milliards de dollars. Plus important encore, nous avons mis au
point des plates-formes qui nous permettront de mener ce destin collectif de
notre prospérité “, a déclaré le président Kenyatta.
Les présidents rwandais, malien et kényan présentent le plan numérique du Kenya au Transform Africa Summit
Le président Kenyatta a souligné
l’importance de la technologie en tant qu’élément fondamental du cheminement
économique de l’Afrique vers la prospérité, affirmant qu’il attendait avec
impatience le déploiement d’une stratégie panafricaine de l’économie numérique.
D’ailleurs à ce sujet, invité à résumer succinctement son propos au cours de la
conversation de la cérémonie d’ouverture du TAS2019, il a
déclaré : « Briser les
barrières, pour laisser l’Afrique bénéficier pleinement des avantages de notre
futur digital »
Lors de ce sommet, le président
Kenyatta, en compagnie de Paul Kagamé et d’Ibrahim Boubacar Keita, a visité
plusieurs stands d’exposition, y compris celui du Kenya, où divers produits qui
améliorent l’efficacité et l’utilisation de la technologie dans divers secteurs
de l’économie, dont l’agriculture, sont présentés.
[Digital Business Africa] – En compagnie de ses homologues Paul Kagamé du Rwanda (par ailleurs PCA de la Smart Africa Alliance, organisatrice de l’événement) et Uhuru Kenyatta du Kenya, le président malien Ibrahim Boubacar Keita du Mali, a participé à l’ouverture officielle du Transform Africa Summit (TAS 2019) ce 15 mai 2019 à Kigali au Rwanda.
Intervenant lors de la conversation des chefs d’Etat à ce somment, Ibrahim Boubacar Keita a vanté aux milliers de décideurs, d’investisseurs et professionnels du numérique présents, les avantages de la destination Mali.
« Nous avons aujourd’hui une couverture fabuleuse. 26 millions de gens sont connectés. Sur une population de 18 millions d’habitants, 120%. Donc, il y a une densité vraiment merveilleuse. Nous avons six millions de personnes connectées à l’Internet. Tout cela dans un pays qui vit ce qu’il vit aujourd’hui. Nous sommes des partisans convaincus depuis l’apport des PPP. Et nous ouvrons largement le marché malien et nous ouvrons nos portes à tous ceux-là qui veulent prendre le risque porteur, le risque payant de venir au Mali. Quelques fois, on nous met en zone rouge, avec un rouge vif là-dessus, mais, je dis que notre pays est vivable. Et investir au Mali est rentable. Je suis heureux de voir ici mon jeune compatriote Sama Batchili. Et c’est le pays de Hamadoun I. Touré. Le Mali est un pays porteur. Le Mali demande que les investissements dans le secteur du numérique deviennent encore plus costaudes », a exposé le président malien.
Les présidents rwandais, malien et kényan présentent le plan numérique du Kenya au Transform Africa Summit
Aussi, le président a promis que
l’an prochain une centaine de jeunes innovateurs iront soit à la Sillicon
Valley, soit à Kigali pour chercher les possibilités d’investissement et de
développement. « Trois jeunes
startuppeurs maliens sont actuellement à la Sillicon Valley en ce moment où je
suis à Kigali. Ils y sont allés pour explorer les possibilités de financement
de leurs inventions. C’est cela l’avenir, c’est cela l’espoir ! Il y a
trois cette année, mais la prochaine fois, il y aura une centaine. Mais, au
lieu d’aller à la Sillicon Valley, ils pourraient venir à Kigali », a
promis Ibrahim Boubacar Keita.
Durant ce sommet, le président
malien a également, en compagnie de Paul Kagamé et d’Ibrahim Boubacar Keita, a
visité plusieurs stands d’exposition, et rencontré en tête-à-tête plusieurs
investisseurs du secteur du numérique. Le Transform Africa Summit 2019,
événement phare des TIC en Afrique organisé par la Smart Africa Alliance,
s’achève demain, 17 mai 2019.
[Digital Business Africa] – Des grandes entreprises du numérique et plusieurs États s’engagent à
lutter contre la propagande terroriste et l’extrémisme violent sur Internet, ce
mercredi 15 mai 2019, à Paris, à l’occasion du deuxième sommet “Tech
for Good”.
Emmanuel Macron et la Première ministre néo-zélandaise, Jacinda Ardern, réunissent plusieurs chefs d’État et de gouvernement, dont Theresa May et Justin Trudeau, et des dirigeants de groupes comme Facebook, Twitter, Google, Microsoft ou Amazon pour lancer “l’appel de Christchurch” contre le terrorisme et l’extrémisme violent sur Internet, deux mois après la diffusion en direct sur Facebook de l’attaque contre des mosquées en Nouvelle-Zélande.
Leur préoccupation commune ? “Demander aux pays et aux grandes entreprises
du numérique d’agir contre le terrorisme et l’extrémisme violent en ligne“,
explique l’Élysée.
La tuerie de Christchurch a provoqué un choc
car l’attaque était “conçue pour être virale”, a expliqué Jacinda
Ardern au journal Le Monde. “Facebook, qui a été utilisé comme plateforme
pour la diffuser en direct, a tenté de supprimer la vidéo : ils l’ont
enlevée 1,5 million de fois. Durant les premières 24 heures, elle a été remise
en ligne sur YouTube chaque seconde”, rappelle la Première ministre
néo-zélandaise.
Face à un tel phénomène, “nous ne pouvons agir seuls” à l’échelle d’un pays, insiste
Jacinda Ardern. “Il faut apporter
une réponse mondiale à un réseau mondial.”
Facebook a déjà annoncé ce mercredi 15 mai restreindre l’usage de sa plateforme Live de vidéo en direct, dont s’est servi le tueur de Christchurch. Désormais, les utilisateurs ayant déjà enfreint les règles d’utilisation du réseau social, notamment celles proscrivant les “organisations et individus dangereux”, n’y auront plus accès pendant un certain temps.
“Jusqu’à
aujourd’hui, si des personnes publiaient du contenu contraire à nos standards
de la communauté, sur Facebook Live ou ailleurs sur notre plateforme, nous
supprimions leurs contenus“, a écrit Guy Rosen, un haut responsable du
groupe sur un blog. “S’ils
continuaient de publier du contenu enfreignant nos standards, nous les empêcherons
d’utiliser Facebook pendant un certain temps, leur retirant ainsi la
possibilité d’utiliser Facebook Live“, a-t-il ajouté.
“Et, dans
certains cas, nous les excluions de notre plateforme, en raison de violations
mineures répétées ou, dans des cas plus rares, en raison d’une unique violation
flagrante (comme par exemple l’utilisation d’une image de propagande terroriste
comme photo de profil ou le partage d’images d’exploitation infantile)“,
a rappelé Guy Rosen.
Dès mercredi, toute personne ne respectant pas les
politiques de Facebook les plus sensibles se verra interdire l’utilisation de
Facebook Live pour une période déterminée, par exemple 30 jours, à compter de
sa première infraction. Facebook prévoit aussi dans les semaines à venir
d’empêcher ces contrevenants de passer des publicités sur le réseau.
[Digital Business Africa] – Amazon souhaite que ses employés quittent leur emploi et créent leur propre entreprise de distribution. Il s’avère que c’est une proposition coûteuse. Donc, Amazon fait monter les enchères.
En
juin 2018, Amazon a annoncé que les employés américains pourraient postuler
pour créer leur propre petite entreprise, en livrant des packages Prime dans
des fourgonnettes et des uniformes de marque Amazon.
La
société espérait pouvoir répondre aux besoins énormes des personnes qui lui
avaient commandé des colis en provenance de centres locaux de tri Amazon.
Bien
qu’Amazon (AMZN) ait déclaré que des dizaines de milliers d’employés avaient
manifesté leur intérêt pour le programme, la société a reconnu que nombre de
ses employés ne pouvaient pas se permettre l’argent de démarrage nécessaire à
la création de cette entreprise.
Amazon
a donc annoncé qu’il allait désormais donner aux employés jusqu’à 10 000
dollars de l’argent de démarrage dont ils auront besoin, ainsi que trois mois
de leur salaire Amazon actuel, afin d’obtenir le capital dont ils ont besoin
pour accéder au service.
“Nous avons suscité un vif intérêt de la part
de dizaines de milliers de personnes qui ont demandé à faire partie du
programme de partenaires de services de livraison, y compris de nombreux
employés“, a déclaré Dave Clark, vice-président directeur des
opérations mondiales d’Amazon. “Nos
associés nous ont dit qu’ils souhaitaient participer au programme, mais qu’ils
avaient du mal à faire la transition.”
Amazon tente de mettre en place un service de livraison indépendant pour traiter les colis destinés à des sociétés telles que UPS (UPS) et FedEx (FDX) ainsi que le service postal
Amazon
a déclaré que depuis le début du service de livraison, plus de 200
entrepreneurs indépendants se sont inscrits pour gérer les livraisons. Entre
eux, ils ont embauché des milliers de pilotes locaux pour livrer des paquets,
selon Amazon. Cette année, la société prévoit d’ajouter des centaines
d’entrepreneurs de livraison supplémentaires, y compris les anciens employés
qui l’ont proposée.