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Réseaux sociaux : La camerounaise Julie Owono nommée au Conseil de surveillance de Facebook

[Digital Business Africa] – C’est une flèche de plus à l’arc de la camerounaise Julie Owono. A 33 ans, celle qui assume les fonctions de directrice exécutive de l’ONG française Internet sans frontières a été désignée par Facebook pour sieger parmi les 20 membres de son nouveau conseil de surveillance. Il s’agit d’une structure indépendante auprès de laquelle les internautes pourront désormais contester les décisions relatives au contenu sur les réseaux sociaux Facebook et Instagram.

Dans le secteur des TIC et d’Internet, est bien connue sur la scène africaine. A plusieurs reprises, elle s’est insurgée, souvent par des actions en justice contre les Etats qui ont eu recours à la coupure d’Internet dans le cadre d’un projet politique. On s’en souvient notamment du cas de son pays d’origine le Cameroun, du Gabon, de la RDC, du Congo et autres.

Avocate de formation, Julie Owono est directrice exécutive de l’ONG Internet sans frontières, chercheuse au Berkman Klein Center de l’université de Harvard et membre de la Digital Civil Society de l’université de Stanford. Elle est l’un des 24 experts indépendants nommés par l’Unesco pour travailler sur “le premier projet de recommandation sur l’éthique de l’intelligence artificielle“. Elle parle plusieurs langues: anglais, français, russe, allemand et ewondo.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Niger : Des personnes arrêtées sur la base des conversations privées sur WhatsApp

[Digital Business Africa] – Au Niger, la loi sur la cybercriminalité adoptée en 2019 continue d’alimenter les craintes d’abus par les autorités. Dans un communiqué publié le 8 mai 2020, l’ONG Amnesty International estime que cette loi sur la cybercriminalité est “un instrument de répression des voix dissidentes”.

Parmi les cas les plus flagrants, l’ONG cite le cas d’Amina Maiga, une employée au tribunal de Niamey qui a été arrêtée le 29 avril 2020, puis condamnée le 7 mai à trois mois de prison avec sursis pour trouble à l’ordre public. Le plus troublant dans cette affaire, explique Amesty, c’est que c’était à la suite de l’interception d’une conversation privée sur WhatsApp où elle critiquait la gestion de la pandémie de Covid-19 par le gouvernement.

Autre cas, celui d’un militant de la société civile, Mahaman Lawai Mahaman Nassourou. Amnesty explique qu’il “a été arbitrairement arrêté à Maradi, puis inculpé pour avoir partagé des informations susceptibles de troubler l’ordre public, après avoir transféré un message sur WhatsApp dénonçant la fermeture des mosquées par le gouvernement”.

Pour Amnesty, il s’agit purement et simplement d’un abus. Pour Kiné Fatim Diop, chargée de campagne pour l’Afrique de l’Ouest à Amnesty International cité par l’AFP, si la situation de crise sanitaire liée au Coronavirus impose des restrictions dues à l’état d’urgence, celles-ci ne peuvent en aucun cas ‘‘permettre de criminaliser tout message critiquant les mesures prises par le gouvernement émis sur WhatsApp ou Facebook“. Aussi, l’ONG exige la libération immédiate et sans condition de toutes les personnes arrêtées pour avoir uniquement exercé leur droit à la liberté d’expression.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Le réseau Network a organisé la version africaine de « Coronavirus Battle »

[Digital Business Africa] – Après la réussite des éditions précédentes organisées respectivement à l’intention de jeunes entreprises numériques d’Amérique, d’Europe, d’Asie, du Moyen Orient et de l’Australie, Network a organisé « Coronavirus Battle Africa » le 05 mai dernier afin de « se battre pour une vie normale pour tous ». Le concours a mis 12 startups africaines aux prises.

En collaboration avec Africa Impact Ventures, le réseau professionnel mondial dédié aux acteurs du marché du capital risque a permis à des startups innovantes du continent de présenter leurs projets inscrits dans le domaine de la médecine. Chaque fondateur de startup a ainsi pu défendre son initiative pendant six minutes devant un jury composé de spécialistes choisis parmi les 56 jurées du réseau.

Les CEO de Nawah Scientiifc, Rebird, 7Keema, ClinicPesa, EligiusHealth, Why Corporation, Dawa Clinic Ltd, AFYARECOD, Wellvis Health, Cure Ticket, Chips et Tira Robot ont répondu à des questions relatives à l’originalité, à l’efficacité et à la rentabilité de leurs projets.

Les résultats du challenge n’ont pas encore été rendus publics. La startup Nawa Scientiifc semble cependant être bien partie pour prendre la tête du classement avec une moyenne de 4,11.

Nawah est une plaque tournante de l’équipement de recherche de pointe spécialisée dans les sciences naturelles et médicales. Elle offre ses services en ligne et sur demande. Les scientifiques de Nawah réalisent des demandes d’expériences reçues en ligne et rendent les résultats aux requérants.

Par Alain Brice Talla Defo (Stg)

Tunisie : Des SMS pour distribuer des dons alimentaires

[Digital Business Africa] – En Tunisie, c’est un moyen innovant choisi par l’ONG “Banque alimentaire durable” pour distribuer ses dons alimentaires aux familles démunies. Elle a mis en place un système de bons d’achats par téléphone qui fonctionne comme une sorte de banque alimentaire à distance durant la période de crise sanitaire liée au nouveau Coronavirus.

Sur le principe, chacune de ces familles reçoit un code lui permettant de dépenser 40 à 60 dinars (20 à 30 euros) par semaine chez un des épiciers de son quartier, à condition qu’il soit équipé de l’application “Viamobile“. L’initiative, mûrie de longue date, a été lancée au début du jeûne du ramadan fin avril, alors que des milliers de foyers ont perdu leur source de revenus en raison du confinement décrété le 22 mars pour lutter contre la propagation du nouveau coronavirus.

Sur le choix de la solution, l’ONG “Banque alimentaire durable” explique que dans le pays, en dépit du taux du niveau de pauvreté, les familles disposent au moins d’un téléphone portable, mais pas forcément d’un smartphone. Raison pour laquelle le système de SMS a été privilégié, de manière à couvrir ceux qui bénéficient ou non d’une couverture Internet. Au total, 300 familles familles vivant dans les quartiers pauvres de Tunis bénéficient de cette aide via SMS.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Pour atténuer les effets du confinement, Canon lance Canon Connected, un hub de contenu gratuit pour les passionnés de photographie

[Digital Business Africa] – Le groupe Canon, spécialiste de la photographie a annoncé le lancement de Canon Connected, un hub de contenu en libre accès, conçu pour former, inspirer et divertir les passionnés de photo et de vidéo. Produites par les Ambassadeurs de Canon, des metteurs en scène, des experts et des influenceurs de quatre coins de l’Europe et régulièrement mises en ligne sur le hub, des vidéos didactiques et inspirantes permettront aux usagers d’acquérir de nouvelles compétences ou d’affiner leurs techniques en cette période de confinement sans précédent.

« Les strictes mesures d’isolement imposées partout dans le monde privent de nombreux photographes et cinéastes professionnels de leur liberté de travailler et de se déplacer. Canon Connected leur offre la possibilité de partager leur expérience, leurs connaissances et leurs talents avec une communauté virtuelle de passionnés de photographie et, ce faisant, leur permet de conserver leurs moyens d’existence tout en restant en sécurité chez eux », explique l’opérateur.

Canon Connected offre aux conteurs de récits en images une multitude de façons de créer et de partager des contenus qui nourrissent la réflexion. Couvrant toute une gamme de sujets pertinents, les vidéos incluent des conseils, des astuces et des didacticiels pour tous ceux qui souhaitent apprendre auprès de maîtres en la matière, ou simplement affiner leurs compétences en photographie ou en réalisation de vidéos.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Niger : Un ChatBot sur WhatsApp pour répondre aux questions liées au COVID-19

[Digital Business Africa] – Les autorités sanitaires nigériennes ont annoncé le 4 mai 2020 le lancement d’un ChaBot dédié à l’information du public sur la pandémie liée au nouveau Coronavirus. Fruit d’une collaboration entre Facebook Inc., le Ministère de la Santé Publique du Niger et l’UNICEF, ce « ChatBot » est disponible sur le social Whatsapp, pour permettre à tous les utilisateurs de disposer d’informations fiables et à jour sur la situation du Covid-19 au Niger et pour répondre à tout questionnement autour de la maladie.

Ce nouveau service, gratuit, a été conçu pour répondre aux questions du public sur le coronavirus et pour fournir des informations rapides, fiables et officielles 24 heures sur 24. C’est pour cette raison que nous avons collaboré avec Facebook, non seulement pour combattre les rumeurs, mais aussi pour offrir au public des informations fiables, crédibles et des conseils pratiques pour lui permettre de se protéger du coronavirus », explique le Dr Idi Illiassou Maïnassara, Ministre de la Santé Publique au Niger.

Ce Chatbot offre une panoplie d’informations aux utilisateurs – incluant des conseils pratiques sur comment se protéger du coronavirus, des réponses aux questions fréquentes que se pose le public, des orientations pour vérifier les faits et stopper les rumeurs, des conseils pratiques aux voyageurs ainsi que toutes autres questions que les utilisateurs souhaiteraient poser. A cet effet, le Ministère de la Santé Publique a mis un dispositif composé de médecins et de communicateurs pour répondre directement aux inquiétudes de la population.

Pour exploiter ce service, les utilisateurs de WhatsApp peuvent enregistrer le numéro +227 80 06 60 30 dans leurs contacts téléphoniques, puis envoyer n’importe quel mot dans un message WhatsApp pour démarrer la conversation. Le bot répondra ensuite via une série de menus, couvrant les informations clés sur Covid-19.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Sitoyo Lopokoiyit, le kenyan nouveau patron de M-Pesa

[Digital Business Africa] – Le Kenyan Sitoyo Lopokoiyit a été désigné le 7 mai 2020 pour présider à la destinée de M-Pesa, nouvelle entité à part entière née de son rachat par le consortium formé de Vodacom et Safaricom. Au vu de son parcours, sa désignation à la tête de M-Pesa parait être une suite logique, lorsqu’on sait que c’est lui qui est à l’origine de la diversification des services de l’application via la négociation de son interopérabilité avec les autres plateformes marchandes.

Sur le court terme, Sitoyo Lopokoiyit devra s’atteler à marque l’implantation de M-Pesa dans plusieurs pays phares dont l’Ethiopie où la solution a récemment été introduite, le Kenya, la Tanzanie, le Mozambique, le Ghana, la RDC, l’Egypte et le Lesotho. Sa mission consiste également à proposter et à étendre la solution M-Pesa à de nouveaux marchés en Afrique et à l’international. Justement, à l’échelle internationale, il faut noter que M-Pesa a enregistré des échecs cuisants en Inde, en Albanie, en Roumanie ainsi qu’en Afghanistan. Sur le long terme Sitoyo Lopokoiyit est chargé de diversifier la solution M-Pesa, de manière à en faire une super-application qui offre un maximum de services.

Le moins qu’on puisse dire est que Sitoyo Lopokoiyit a le profil d Job. Pour avoir contribué à diversifier M-Pesa, c’est une solution qu’il maitrise du bout des doigts. A 43 ans, il peut également s’appuyer sur une solide expérience obtenue dans le secteur des TIC. A titre d’illustration, il a été en 2016, nommé à la direction du commerce mobile de Vodacom en Tanzanie. Puis, en 2018, il a signé son retour à Safaricom comme Directeur des services financier. Désormais à la tête de M-Pesa, il devra diriger un comité exécutif constitué de cinq personnes, dont un directeur commercial, un directeur financier, un directeur de la technologie, un chef de la conformité et des risques ainsi qu’un nouveau chef des services financiers. Ce comité est en cours de recrutement.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Maroc : Les drones en première ligne du combat contre le Covid 19

[Digital Business Africa] – Au Maroc, les drones sont en première ligne de la riposte nationale contre la pandémie du Covid-19. En effet, ces appareils sont utilisés par les autorités pour multiples fonctions, dont notamment la surveillance aérienne des populations, la diffusion de messages d’alerte, ou encore la désinfection des espaces publics. On assiste donc ainsi à une évolution assez spectaculaire, vu que l’usage des drones civils a jusqu’ici été très encadré, avec des restrictions administratives qui ne rendait leur utilisation que pour les tournages de cinéma, le traitement des surfaces agricoles, la surveillance des panneaux solaires ou les relevés cartographiques.

Mais subitement, avec la survenue de la crise liée au Coronavirus, la donne a changé. Les drones sont désormais utilisés par les autorités pour diffuser des messages d’alerte, détecter des mouvements suspects dans les rues ou débusquer des rassemblements illégaux sur les terrasses. De fait, ces robots volants pullulent dans le ciel marocain. Cette tendance est d’ailleurs confirmée sur l’AFP par Yassine Qamous, le directeur de “Droneway Maroc”, qui distribue sur le continent africain les produits du leader mondial chinois DJI : “Il y a un vrai engouement: en quelques semaines, la demande a triplé au Maroc et dans d’autres pays de la région“.  Il explique ensuite que le Maroc qui fait office de pionnier dans l’utilisation des drones dans la région “figure parmi les pays les plus avancés du continent“.

Outre les drones, les outils issus des TIC sont également en pointe de la lutte contre le Covid 19 au Maroc. Ainsi, la préfecture de Temara, située dans la périphérie de Rabat, a annoncé la semaine 27 avril 2020 le lancement d’un système de surveillance aérienne de haute précision développé par des ingénieurs d’un groupe local, Beti3D, jusque-là spécialisé dans la topographie.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Afrique du Sud : Vodacom débute la commercialisation de sa 5G par Johannesburg, Pretoria et Le Cap

[Digital Business Africa] – En Afrique du Sud, après Rain, un opérateur exclusivement data, qui a débuté le commercialisation de ses offres 5G en 2019, c’est au tour de Vodacom de se lancer, et de devenir le second opérateur sud-africain à commercialiser cette technologie. En pleine période de déconfinement de la population, Vodacom a annoncé le lancement de son réseau 5G, initialement dans trois villes du pays, Johannesburg, Pretoria et Le Cap. L’opérateur annonce l’extension progressive de ce réseau au reste du pays.

« Ce réseau prendra en charge les services sans fil mobiles et fixes et est actuellement disponible sur 20  sites 5G en direct, dont 18 à Gauteng et 2 au Cap. Avec un effet immédiat, les clients Vodacom avec des appareils compatibles 5G, et dans une zone de couverture 5G, sont désormais en mesure d’accéder à l’une des connexions réseau les plus rapides et les plus sophistiquées d’Afrique », affirme l’opérateur dans un communiqué.

Dans le même document, le PDG du groupe s’exprime également, et voit dans le lancement de Vodacom 5G en Afrique du Sud « un moment important car il nous aidera à améliorer l’efficacité de notre réseau pendant cette crise de Covid-19… nous sommes fiers d’offrir une technologie de réseau de classe mondiale à l’Afrique du Sud, et tous ses avantages associés, car nous fournissons un service essentiel pour garder le pays connecté ».

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

La Startup Dim remporte la première édition du « Prix Entrepreneur HEC »

[Digital Business Africa]- Les organisateurs du « Prix Entrepreneur HEC » ont communiqué les résultats de la première édition de ce concours, le 30 avril 2020. Celui-ci est né d’une collaboration entre L’Orient-Le Jour et l’ESA Business School en partenariat avec HEC Paris, la Chambre de commerce de Beyrouth et du Mont-Liban, l’incubateur Smart ESA et l’association des anciens de HEC au Liban, en vue d’impulser le développement de jeunes startups libanaises. Dim en a été la lauréate.

Après trois phases de présélection, c’est par visioconférence que les dix finalistes du concours ont défendu leurs projets devant un jury constitué exclusivement d’anciens étudiants d’HEC. Les critères qui ont prévalu pour la sélection ont été la créativité, l’innovation, la viabilité, la rentabilité du produit sur le long terme et surtout la capacité du projet à créer de l’emploi au Liban

Jadis dénommée Maj Solution, la startup Dim a présenté une plateforme de suivi de chantiers en temps réel : « Tout est numérisé, explique Michella Abou Jawdeh, la fondatrice de la satrtup. Le conducteur des travaux collecte sur sa tablette ou son téléphone les informations liées aux chantiers : descriptions des tâches, le temps passé dessus, la personne en charge, le pourcentage de ce qui a été exécuté… En fonction de ces données, la plateforme fournit une analyse détaillée instantanément, ce qui permet au chef de projet d’avoir à sa disposition des données fiables, afin de mettre en place les rectificatifs nécessaires et anticiper les étapes à venir afin de tenir ses engagements en matière de budget et de calendrier ».

Ce service a rencontré l’adhésion de l’ensemble des jurées. Pour son développement, Dim recevra une dotation de 10 000 dollars offerts par la Chambre de commerce de Beyrouth et du Mont-Liban. Dim bénéficiera également d’une incubation de trois mois à Station F, assurée par l’incubateur HEC à partir d’octobre prochain.

Par Alain Brice Talla Defo (Stg)

Transport urbain : Intel rachète Moovit.

[Digital Business Africa] – Le géant américain des semi-conducteurs a annoncé le rachat de Moovit le 04 mai 2020. Cette startup israélienne est spécialisée dans le calcul des itinéraires dans le domaine du transport urbain. L’opération vise à « accélérer l’offre de mobilité en tant que service de Mobileye », tel qu’on peut le lire sur le site d’Intel.

840 millions de dollars. C’est à ce montant que Nir Erez, CEO de Moovit, a consenti à céder son entreprise à Intel. La principale application de cette société, Moovit App Global Ltd, est une aide à la planification des voyages. Disponible sur Android et sur iOS, elle propose des cartes, des horaires, des directions et des alertes en cas de perturbation dans plus de 3000 villes à travers le monde. Elle a réussi à convaincre plus de 775 millions d’utilisateurs.

En mars dernier, l’entreprise a réorganisé son business model en vue de faire face à la crise sanitaire liée au Sars-Cov-2. Pour Bob Swan, Directeur Général d’Intel Corporation, « Le but d’Intel est de créer une technologie révolutionnaire qui enrichisse la vie de chaque personne sur terre, et (leur) équipe Mobileye poursuit cet objectif chaque jour».

L’achat repose par ailleurs sur la volonté de renforcer les capacités de la technologie ADA de Mobileye. « La technologie ADAS de Mobileye améliore déjà la sécurité de millions de voitures sur la route, et Moovit accélère leur capacité à révolutionner véritablement les transports – en réduisant la congestion et en sauvant des vies – en tant que fournisseur de mobilité complète », poursuit-il.

Par Alain Brice Talla Defo (Stg)

Cédric Atangana : de WeCashUp à WeCareUp

[Digital Business Africa] – Son visage d’adolescent et son sourire presqu’indélébile trahissent son jeune âge. À 28 ans seulement, Cédric Atangana a déjà fait la une de plus d’une dizaine de médias et remporté presqu’autant de prix grâce à sa première invention. Cet ingénieur en robotique et intelligence artificielle a développé WeCashUp, une passerelle universelle de paiement, en 2015. Même si à ce jour la solution n’est pas toujours accessible sur PlayStore, cinq années plus tard, en réponse à la pandémie liée au nouveau coronavirus, sa startup, Infinity Space, a mis sur pied WeCareUp.

WeCareUp permet aux centres hospitaliers d’organiser au mieux les tests de dépistage massifs au COVID-19 dans leurs localités, les prises en charge rapides des patients infectés et la mise en œuvre immédiate des traitements adéquats pour stopper cette épidémie. Elle permet aussi d’aiguiller les patients en temps réel vers les centres hospitaliers adéquats en fonction de leurs antécédents médicaux, la gravité de leur cas et la disponibilité des lits et équipements médicaux.

« En moins d’une minute, vous pourrez établir un premier pré-diagnostic et être pris en charge rapidement par le centre hospitalier le plus proche de chez vous en France et, nous l’espérons, très vite en Afrique et dans le reste du monde », explique Cédric Atangana.

Pour ce qui est de WeCashUp, sa mission est de faciliter les transactions financières pour différentes opérations effectuées sur Internet.  « Dans le monde entier, lorsqu’on veut faire du business sur internet, on fait face à des usages différents, des manières de consommer différentes. L’Afrique c’est 55 pays différents avec plus de 155 solutions de payement par mobile différentes. On a développé WeCashUp qui est une passerelle de payement universel qui agrège tous les moyens de payement qui existent dans le reste du monde et surtout en Afrique », expliquait-il au challenge du Hubday Future of Mobile Engagement de 2018.

 « WeCashUp part du principe que sur le continent africain on a plus de 800 millions de personnes non bancarisées, explique Cédric Atangana, Ça ne veut pas dire qu’elles n’ont pas d’argent», ajoute-t-il. C’est ainsi que le CEO d’Infinity Space présente les fondements de la plateforme qui l’a fait connaitre à travers le monde. Emmanuel Macron, Ameenah Gurib-Fakim (ancienne présidente de l’Ile Maurice) et Jack Ma, le PDG du groupe Alibaba, entre autres lui ont dit de vive voix leur admiration pour le petit génie qu’il est.

Son parcours n’a pas été une sinécure. Mais, le jeune Cédric a enfoncé les portes de grandes écoles d’ingénierie à force de travail et de détermination.

Réaliser : une gageure !

Parti de Douala où il avait fait deux années d’études d’ingénieur en Télécoms à la Faculté de Génie Industriel (FGI), il a continué de remplir sa gibecière épistémique en France, aux États-Unis et en Angleterre. « J’ai eu la chance d’être accepté en cursus d’ingénieur en Télécoms à la Faculté de Génie Industriel (FGI) de Douala, raconte-t-il fièrement à mfw4a.org.

« Arrivé en 3e année d’école d’ingénieur, passionné de Robotique, j’ai postulé au concours d’entrée à Polytech Marseille (une école spécialisée en Génie Industriel, Informatique et Robotique). J’ai été accepté et suis parti du Cameroun pour la France en 2012. Arrivé en fin d’études à Polytech Marseille début 2015, je devais réaliser un stage de fin d’études pour valider mon diplôme et j’ai choisi de le réaliser dans INFINITY SPACE, la Jeune Entreprise Innovante que je venais de mettre sur pied avec mes amis dans nos chambres d’étudiants. L’entreprise étant lancée et ayant réalisé que j’avais de grandes lacunes en management de l’innovation, j’ai postulé à un MBA à Stanford University à San Francisco aux USA et j’ai eu la chance d’être accepté. Polytech Marseille étant terminé, INFINITY SPACE lancé, je réalisai ensuite que malgré le fait que j’aie la meilleure co-fondatrice et directrice financière de l’univers, Mlle Annicelle KUNGNE, nous manquions de connaissances pointues en Finance Internationale et Droit Bancaire. C’est ainsi qu’en parallèle de tout ce que nous faisions déjà, j’ai aussi postulé pour un 2e MBA en Finance Internationale à l’INSEAD de Londres et j’y ai été accepté début 2017 »    

Le succès de cet ancien responsable des communautés de développeurs pour Google au Cameroun a valu à son équipe et à lui-même une reconnaissance internationale. Prix de la meilleure innovation et prix Vivatech en 2017, Prix de la meilleure startup du Président Emmanuel MACRON en 2018, meilleur Prix FinTech en 2019. Le rêve de celui dont l’enfance n’a pas été facile se réalise chaque jour un peu plus. INFINITY SPACE continue à se frayer son chemin dans le labyrinthe de l’entrepreneuriat numérique.

Par Alain Brice Talla Defo (Stg)

Olivier Madiba : quand le jeu vidéo camerounais commence par un système participatif !

[Digital Business Africa] Kiro’o Games est le premier studio camerounais de création de jeux vidéo. « Aurion : l’Héritage des Kori-Odan » en est sorti. C’est le premier RPG (Role Playing Game ou jeu vidéo de rôle) d’African Fantasy au monde et l’un des jeux les plus célèbres réalisés en Afrique pour une audience internationale.

Selon les dernières indications données par le site Internet de Kiro’o Games, le studio d’Olivier Madiba pèse plus de 682 000 dollars américains grâce à des levées de fonds organisées à l’intention des amoureux de manettes. Ce gamer dans l’âme a su se faire une place dans le cercle très fermé des génies de l’animation numérique. Il se dévoile à Digital Business Africa !

« Un jour, je veux que des gens ressentent ça à cause de moi. Je veux voir des gens, manettes en main crier, rire, se sentir forts, frustrés et joyeux à cause de quelque chose que j’aurai créée ». Le  jeune Madiba rêvait déjà de conquérir le monde avec ses jeux vidéo alors qu’il n’était encore qu’un élève mordu des créations telles que « Oui Final Fantasy 7 » et « Metal gear Solid 1 ».

Autodidacte, il s’est frayé son chemin contre vents et marrées avec son baccalauréat en poche et une détermination débordante dans l’âme, à partir de 2003. « Nous sommes en 2003 je viens d’avoir mon bac à 17 ans. J’arrive à la fac de Yaoundé 1, et les cybers café sont à la mode au Cameroun. Je veux faire informatique, pour un jour aller travailler à Ubisoft ou Square Enix pour réaliser le RPG parfait», écrit-il dans le premier numéro du « Mémo de Kiro’o ». Mais, rien n’a été facile pour ce travailleur acharné.

Que de barrières franchies !

Le plus difficile pour ce passionné n’a pas été l’apprentissage des techniques de création d’un jeu vidéo. Internet l’y a aidé. En revanche, le plus vaste réseau mondial de communication ne résout pas ses problèmes d’échecs scolaires, de précarité et de scepticisme de la part des proches et des potentiels investisseurs. Il s’en souvient avec regret.

« Personne ne croyait en notre projet au départ et aucune banque ni aucun fonds d’investissement ne voulaient financer ledit projet », lance-t-il. Ces épines sur sa voie ne sont cependant pas assez pointues pour entamer le moral d’Olivier. Il poursuit donc sa quête de réalisation jusqu’au jour où internet lui sourit à nouveau.  

Stratège en financement participatif…

En 2013, avec le commandant en second de son studio, Jean-Yves BASSANGNA, Olivier met sur pied une stratégie de financement de ce qui n’est alors qu’un projet. C’est la naissance de l’ « équity crowdfunding rebuntu» de « Kiro’o Games ». Il s’agit d’un système de financement participatif qui permet aux investisseurs d’acquérir au moins 745 actions à 369 Frs CFA chacune, pour un montant global minimum de 275 000 Fcfa (XAF) par acquisition.

Aujourd’hui, avec sa seconde levée des fonds, 579 personnes ont souscrit à des parts dans l’entreprise pour un montant cumulé de plus de 375 millions de FCFA souscrits comme l’indique la page Facebook de la startup. Le grand brun partage l’expérience de son succès à travers sa plateforme de mentoring, Kiro’o Rebuntu.

Par Alain Brice Talla Defo (Stg)

Le système d’information coréen UNI-PASS utilisé par les Douanes camerounaises mis sur la touche au Ghana pour défaillances

[Digital Business Africa] – Au Ghana, 24 heures après sa mise en service, le programme informatique  Sud-coréen Customs UNI-PASS International Agency de dédouanement baptisé UNI-PASS  a été écarté du système de dédouanement des marchandises du port de Takoradi. Ce système informatique était officiellement entré en service le 28 avril 2020.

Dès le lendemain, la Ghana Revenue Authority (équivalent de la Direction générale des Impôts) par un communiqué informait les importateurs de ce que suite aux constats d’insuffisance et de plaintes enregistrées par les agents de Douanes et les déclarants dans l’intégration des documents d’importation des marchandises dans le système intégré de gestion douanière (ICUMS) proposé par UNI-PASS , un accord avait été trouvé avec l’ancien opérateur West Blue et GCNet pour renouer avec l’ancien système de dédouanement dès le 29 avril 2020. Chose faite.

Le journal ghanéen The New Publisher de ce jour, 04 mai 2020, indique que suite aux défaillances d’UNI-PASS, West Blue Consulting Limited et Ghana Community Network Services Limited (GCNet) ont tous deux accepté de reprendre du service et de sauver le pays des deux jours et demi de perte de revenus et de perturbation de la facilitation des échanges. Ceci bien que la lettre du Premier ministre Yaw Osafo-Maafo leur demandant de mettre un terme à leur système n’ait pas encore être révoquée.

En application de la lettre de Yaw Osafo-Maafo, les deux sociétés s’étaient conformées et avaient fermé leurs systèmes de facilitation du commerce dans les ports du pays très tôt mardi matin pour au profit du système UNI-PASS.  Selon The New Publisher, le système Ghana Link / UNI-PASS  déployé pour ses capacités supposés supérieurs s’est illustré dès sa mise en application « par un désordre complet provoquant une situation chaotique dans les ports », car le système UNI-PASS  ne pouvait tout simplement pas fonctionner.

Un haut responsable de GCNet a confié au journal The New Publisher qu’ils ont repris les opérations au port sur la base d’une simple directive verbale. « Il n’y a pas de contrat nous indiquant durant combien de temps nous travaillerions. Nous ne savons pas si c’est pour une semaine, pour  un mois, pour trois mois ou six mois. Nous n’avons aucune idée des conditions dans lesquelles nous travaillons. Alors que les négociations se poursuivent, nous avons décidé de reprendre les opérations, car nous devons sauver la situation », a confié ce responsable au journal.

L’appel de la Chambre des consommateurs

La décision de la reprise des opérations de West Blue Consulting Limited et GCNet vient aussi à la suite de l’appel de la Chambre des consommateurs de pétrole (COPEC) qui prévenaient déjà il y a quelques jours de ce que le pays pouvait connaître des pénuries de carburant si le gouvernement ne trouvait pas de solution aux problèmes rencontrés par le système Ghana Link / UNI-PASS ayant pris le relais de West Blue et GCNet.

L’on se rappelle que le 20 février 2020, Ghana Link / UNI-PASS  avait déjà manqué les tests d’implémentation de la phase pilote du déploiement de sa solution Uni-Pass au Port de Takoradi. Le système sud-coréen n’avait pas répondu aux attentes de base des acteurs portuaires lorsqu’il a déployé, en phase pilote, son système UNI-PASS au port de Takoradi dans le cadre de ses préparatifs pour la reprise des opérations du Ghana National Single Window (GNSW), le guichet unique national du Ghana.

Aujourd’hui, le gouvernement ghanéen a choisi de mettre en stand-by ce système et de revenir à l’ancien système informatique de gestion douanière. La suite à réserver n’est pas encore clairement précisée.

CAMCIS, version Cameroun d’UNI-PASS

Au Cameroun, ce système d’information des opérations douanières UNI-PASS  mis à l’écart au Ghana est utilisé par les douanes camerounaises depuis environ un mois. C’est du moins ce qu’indique la Direction générale des Douanes en précisant que la migration a été réussie. « En remplacement de SYDONIA++, CAMCIS (Cameroon Customs Information System), le nouveau système d’information des douanes est entré en production avec succès à Douala Port, le lundi 06 avril 2020 dans une ambiance détendue, marquant l’entrée du Cameroun dans  l’ère de  la dématérialisation des procédures du commerce extérieur », peut-on lire sur le site web de la DGD.

La DGD précise que la phase de tests de la migration était concluante quelques jours plus tôt. Des cadres de la Division des Systèmes d’Information du Ministère des Finances, les Informaticiens du CENADI, ceux de la Direction Générale des Douanes, les responsables et agents des douanes du Secteur des Douanes du Littoral I, les consignataires, les aconiers, les responsables du partenaire technique CAMPASS accompagné d’experts Coréens, les commissionnaires en douane agréés et les autres acteurs de la chaîne de dédouanement ont donc procédé ensemble à la validation de chaque étape de la procédure de dédouanement sous CAMCIS. 

CAMPASS a en effet été développé selon le modèle du système Sud-Coréen UNI-PASS  et est présenté par la DGD comme un système qui contribue à corriger toutes les insuffisances technologiques de SYDONIA++.

« Entre le 06 et le 08 avril 2020, 302 déclarations migrées de SYDONIA++ à CAMCIS ont été traitées. Les équipes techniques qui ont abattu un travail colossal, sont toujours à pied d’œuvre pour une totale maîtrise de la procédure de traitement des déclarations migrées de l’ancien système vers le nouveau. Outre les formations dispensées  par la douane pour une bonne maitrise de l’utilisation du système depuis juin 2019, il a été mis en place un numéro vert (80 31) fonctionnant 24h/24 pour répondre aux préoccupations des utilisateurs et les accompagner en cas de difficulté dans le traitement de leurs opérations », apprend-on de la DGD. Vivement que ces difficultés dans le traitement de leurs opérations  ne perdurent, mais surtout que les autorités camerounaises tirent les leçons de l’actualité ghanéenne!

Par Digital Business Africa

RD Congo : Un décret introduit une taxe de 1 à 7 dollars sur les téléphones mobiles

[Digital Business Africa] – Tout utilisateur d’un téléphone mobile devra payer, via son opérateur téléphonique, une taxe de 1 USD pour les appareils mobiles 2G ou 7 USD pour les appareils mobiles 3G, 4G et plus, pour leur certification par l’ARPTC à travers un enregistrement dans le registre central de la base des données IMEI”. Tel est la teneur du décret n°20/005 du 9 mars 2020 portant sur la «certification des appareils mobiles» signé du Premier ministre  Sylvestre Ilunga Ilunkamba et du ministre des Postes, Télécommunications et Nouvelles  technologies de l’information et de la communication, Augustin Kibasa Maliba.

Il instaure ainsi une nouvelle taxe sur les appareils mobiles, dont la collecte bénéficiera à l’Autorité de régulation de la Poste et des Télécommunications (ARPTC) qui verra de ce fait ses revenus s’accroitre en vue d’optimiser son fonctionnement.

Ceci, alors que le régulateur décrie régulièrement le manque de moyens pour mener à bien ses missions. Cette nouvelle taxe viendra s’ajouter aux cinq autres déjà existantes, et dont la collecte est dédiée au régulateur congolais. De manière conséquente, il sera donc désormais beaucoup plus cher en RDC d’utiliser un smartphone par rapport à un téléphone 2G.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Cameroun : La CRTV à la recherche de 40 milliards pour achever sa migration vers la TNT

[Digital Business Africa] – L’information est donnée par la Commission technique de réhabilitation (CTR), en charge de la migration de l’analogie vers le numérique de l’office de radio-télévision publique camerounaise, la CRTV. Dans son rapport 2019, la CTR affirme que depuis le début en 2014 de la migration vers le numérique de la CRTV confiée à l’entreprise chinoise StarTimes, le processus n’est toujours pas achevé six ans plus tard, en 2020.

La faute, selon le document, à un manque de fonds pour financer l’achat des équipements nécessaires. Pour être précis, le rapport évoque un premier besoin chiffré à 40 milliards de F Cfa. Ceci, alors même que le coût global du projet est de 110 milliards de F Cfa.

Dans le rapport, la CTR donne une première piste pour pour obtenir les 40 milliards de F Cfa de financement, notamment la banque chinoise Eximbank auprès de laquelle un crédit pourrait être contracté. Cet argent permettra de réaliser le basculement vers le numérique, et d’activer le volet commercial des décodeurs.

Ce qui devrait générer des fonds pour rembourser le premier crédit, et financer les phases suivantes du projet. Seulement, une telle solution ne peut être envisagée que si le gouvernement inscrit ce projet dans la liste des projets sur financement extérieur du Cameroun à négocier avec le Fonds monétaire international (FMI). Ce qui ne s’annonce pas de toute évidence, sans bataille.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Malgré la crise, Orange maintient ses objectifs de croissance en Afrique (Stéphane Richard)

[Digital Business Africa] – S’il est un secteur de l’économie mondiale qui a continué de tourner à plein régime durant la crise liée au Covid 19, c’est bien celui des télécommunications. Contrairement aux autres secteurs d’activités, la demande s’est plutôt accrue avec le confinement. Les entreprises optant pour le télétravail, et les personnes confinées sollicitant davantage les services Internet pour rester en communication avec leurs proches. Une demande qui a entraîné une forte pression sur les réseaux de télécommunications existants, et mis les opérateurs à rude épreuve.

Parmi ceux-ci, le groupe Orange, dont le PDG Stéphane Richard estime les effets néfastes importants, mais ne sont pas ne nature à remettre en cause les objectifs de croissance de l’opérateur sur le continent africain. C’est du moins la teneur d’une Interview qu’il a accordé à Radio France International, dont voici un extrait.

Comment avez-vous géré cette période d’intense activité numérique ? Est-ce que les réseaux ont tenus ?

On a aujourd’hui 98% de nos salariés qui travaillent dans des environnements confinés. Aujourd’hui nous assez focalisés sur comment est-ce qu’on va sortir de ce confinement progressivement, ainsi que le mesures qu’il faut prendre. Nous avons plus de 100 000 employés en télétravail au niveau du groupe. Donc c’est assez considérable, y compris l’Afrique et le Moyen-Orient qui ont été capables de s’adapter très vite. Sur l’aspect des réseaux, nous avons encaissé cette surcharge considérable liée au télétravail, au confinement ou à l’enseignement à distance, et au fait que les gens restent chez eux. Donc, il y a eu une augmentation du trafic partout. Mais les réseaux ont été capables de les absorber sans incidents majeurs. Et puis, il ne faut pas oublier que nous sommes une entreprise et un secteur qui continue à travailler à plein. Si je mets de côté les boutiques qui sont fermées dans un certain nombre de pays, tout le reste de l’entreprise, l’accueil de nos clients au téléphone, sur Internet, le fonctionnement des réseaux, tout ça continue de fonctionner. Donc nous avons 95% de nos effectifs qui travaillent.

Est ces régions du monde, l’Afrique a enregistré une hausse de son trafic ces derniers mois ?

Comme partout dans le monde, les conséquences de cette crise ont été en Afrique une surcharge très forte sur les réseaux. On a surtout enregistré une hausse sur les réseaux mobiles, parce que c’est par là que l’essentiel du trafic passe en Afrique. Nous avons des hausses comprises entre 15 et 50% selon les pays. Cela s’est bien passé. Il n’y a pas eu de rupture ou de coupure particulière. On a dû augmenter très rapidement les capacités sur les liens internationaux, notamment sur les câbles sous-marins.

Est-ce que la baisse d’activités professionnelles dans vos marchés africains ne va pas impacter vos résultats ?

Si. Bien sûr ! Nous aurons un impact significatif sur nos résultats globalement, et partout. En Afrique et ailleurs. Je vais vous prendre quelques exemples. Il ya évidemment des clients entreprises qui souffrent énormément. Certaines ne pourront pas payer, tandis que d’autres demandent des délais ou des reports. Donc bien évidemment, on s’attend à des difficultés du côté de nos clients entreprises. On va essayer de les accompagner le mieux possible dans la crise elle-même, et en particulier, nous avons pris la décision de ne couper le service à personne, et surtout pas dans la période actuelle. Une autre conséquence c’est le roaming, qui est lié au déplacement des personnes. Vous savez, il ya pas de déplacements depuis, et donc évidemment, il y a plus de roaming. Et ça, c’est une poche de revenus importante quasiment à l’arrêt. Donc bien sûr, on aura un impact sur le chiffre d’affaire et sur la marge du groupe assez importante.

Vous assurez ne pas couper le service pour vos clients professionnels qui ne paient les factures, mais est-ce que vous envisagez également de faire un geste pour vos clients qui utilisent les cartes prépayés ?

Pour ces clients-là, il y a eu plusieurs choses qui ont été faites dans les pays, je ne vais pas rentrer dans les détails, mais nous avons donné dans beaucoup de cas la gratuité sur de la voix ou de l’Internet mobile au maximum de nos clients pour qu’ils ne soient pas pénalisés dans cette période. Nous leur avons donné en gros davantage de capacités, notamment sur l’Internet mobile à la plupart de nos clients.

Il y a quelques mois, vous estimiez que l’Afrique était la zone la plus dynamique du groupe avec l’espoir d’en tirer d’ici 05 ans environ 20% de vos revenus globaux. Est-ce que ces projections sont toujours d’actualité ?

Oui, parce que, si vous voulez d’abord, le poids de l’Afrique continue à croitre, même s’il y a un ralentissement lié à cette crise. Mais le ralentissement va intervenir partout, en Europe comme en Afrique, sans doute davantage même en Europe qu’en Afrique. Le poids relatif de l’Afrique ne va pas baisser. Je pense même sans doute davantage le contraire. Donc la crise actuelle ne remet pas du tout en cause cet objectif. Et puis par ailleurs, on a beaucoup de développement prévu en Afrique donc l’objectif à moyen terme rester tout de même pertinent.

Par Digital Business Africa

Covid 19 : La BID et l’ITFC lancent une plateforme d’apprentissage en ligne

[Digital Business Africa] – Alors que la pandémie de Covid-19 frappe de plein fouet le continent africain, les solutions innovantes de lutte contre la pandémie naissent au jour le jour. Dernière en date, une plateforme en ligne dédiée à l’apprentissage, et au partage des connaissances entre les équipes médicales des pays africains membres de la Banque islamique de développement (BID), qui est à l’initiative du projet avec la Société internationale islamique de financement du commerce (ITFC).

« L’initiative, qui a été développé dans le cadre du mechanism ‘Reverse Linkage’ de la BID et du Programme ‘Arab Africa Trade Bridges’ (AATB), a été inaugurée avec succès (le 25 avril 2020, ndlr) par un premier webinaire (https://youtu.be/qp4ycsXcVso) réunissant plus de 130 médecins, réanimateurs, urgentistes et membres de comités nationaux de 17 pays africains, axé sur la préparation et la réponse à la pandémie, en tirant parti de l’expertise internationale dans ce domaine », explique un communiqué conjoint des deux institutions, diffusé le 27 avril 2020.

On apprend du même document que l’initiative vise plusieurs objectifs. En premier, le renforcement des capacités du personnel médical des pays africains en matière de protocoles et d’approches de prise en charge des patients atteints du  COVID-19 , ainsi que le partage  des connaissances en tirant parti de l’expertise internationale. Aussi, la plateforme permettra de créer une discussion autour des principaux défis auxquels sont confrontés les pays participants et leur permettra de réfléchir ensemble aux meilleures solutions à adopter.

Un second Webinar est prévu pour le 2 mai 2020, de 10h à 14h (GMT), et sera accessible à tous les opérateurs du secteur de la santé dans les pays Africains en connectant sur les réseaux Sociaux de l’ITFC ou de l’AATB.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

INNOVATION : Les entrepreneurs africains invités à concourir au ‘‘Zayed Sustainability Prize’’ 2020

[Digital Business Africa] – Après sa dernière édition en 2019, le prix “Zayed Sustainability” rempile en 2021, avec une nouvelle édition en direction des PME, des Organisations à but non lucratif ainsi que des établissements scolaires. Pour sa 13e édition, une enveloppe globale de 3 millions de dollars est mis à la disposition des futurs lauréats,  répartie à part égale de 600 000 dollars pour chaque catégorie.

Notamment la santé, l’alimentation, l’énergie, l’eau et Lycées du Monde. Selon le Comité d’organisation, la sélection des projets à récompenser se base sur leur caractère innovant, inspirant et impactant dans cinq catégories citées.

Depuis sa création, le prix n’a cessé de prendre de l’ampleur en Afrique. Le nombre de candidats du continent dépassant même celui des autres régions et le Nigeria se plaçant comme le cinquième pays le plus porteur de candidatures.

Lors de la dernière édition, la Fondation Okuafo, une start-up basée au Ghana, a remporté le prix dans la catégorie Alimentaire. Elle a été récompensé pour son application mobile qui utilise l’Intelligence artificielle, l’apprentissage machine et l’analyse de données pour détecter les maladies nuisant aux cultures.

Pour l’édition 2021, les candidatures sont ouvertes jusqu’au 21 mai 2020, et les innovateurs africains sont une nouvelles fois encouragés à candidater exclusivement en ligne via le site zayedsustainabilityprize.com

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Cameroun : Le Pr Justine Diffo, une pédagogue pour apaiser le climat à l’ART

[Digital Business Africa] – Au Cameroun, ce sera finalement le Pr Justine Diffo qui devra ramener la paix et la convivialité à l’Agence de régulation des Télécommunications (ART). Elle a été nommée le 30 avril 2020 par décret présidentiel,  présidente du Conseil d’administration de l’ART, en remplacement de Hessana Mahamat.

Ce dernier entretenait depuis décembre 2019 des relations de plus en plus tendues avec le directeur général, le Pr Philémon Zo’o Zame. Parmi les points de leurs divergences, des nominations de responsables au sein de l’Agence. Les tensions entre les deux dirigeants avait fini par s’étendre sur la place publique lorsque des courriers confidentiels signés du PCA s’étaient retrouvés partagés sur les réseaux sociaux. Finalement donc, le président de la République a tranché, et a nommé un nouveau PCA, en la personne du Pr Justine Diffo.

Pr Justine Diffo
Pr Justine Diffo, nouvelle PCA de l’ART

La nouvelle responsable est une figure bien connue de la vie politique camerounaise. Davantage connue sous sa casquette de coordonnatrice du réseau More Women in politics, elle est également enseignante-chercheuse et donne des cours dans les universités camerounaises, dont l’Institut des Relations internationales du Cameroun (Iric).

Aussi, en ses qualités de Directrice des Affaires Juridiques au ministère de la Communication et de Présidente du Conseil d’Administration de l’Observatoire Africain de la Pratique des Affaires, elle bénéficie donc d’une solide expérience administrative. Ce qui lui sera certainement indispensable dans le cadre de ses nouvelles fonctions au sein de l’ART.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE