[Digital Business africa] – La guerre sanitaire dans laquelle l’humanité est engagée nécessite d’énormes moyens. Si le personnel soignant est aux premières lignes de la bataille, cette ressource se révèle insuffisante dans plusieurs pays face à la virulence et à l’étendue de la pandémie. En France, une application pallie ce déficit. Il s’agit de MedGo lancé en février 2017. Cette application n’a jamais été autant utile.
« 300 établissements de santé bretons ont participé au dispositif renforts-covid » comme le laisse entendre Antoine Loron, cofondateur de medGo. L’application met en contact infirmiers et médecins avec des centres hospitaliers qui demandent du renfort. Elle a été créée initialement pour permettre aux responsables des cliniques, hôpitaux et EHPAD (Établissement d’Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes) de contacter rapidement des soignants disponibles et qualifiés pour résoudre le problème d’absentéisme.
Les directeurs d’établissements sanitaires pouvaient alors exprimer leurs besoins sur la plateforme et les professionnels inscrits au préalable y répondaient aux fins de remplacement. Plus de 20 Groupements Hospitaliers de Territoire en étaient partenaires à la fin de l’année 2019.
La startup du même nom a lancé en mars 2020 une nouvelle interface visant essentiellement à répondre au problème de prise en charge des malades du Covid-19. Les volontaires, professionnels ou étudiants, actifs ou retraités, participent à travers MedCo à l’éradication du nouveau Coronavirus dans leurs départements respectifs. En Bretagne, infirmiers (22 %), aides-soignants (18 %), médecins (16 %) et brancardiers sont les professionnels les plus sollicités sur l’application.
[Digital Business Africa] – Le gouvernement de la République de Côte d’Ivoire a pris des mesures fortes pour lutter contre la pandémie du Coronavirus. Des initiatives parallèles ont été mises sur pied en vue d’accompagner ces efforts. C’est le cas de l’application « Anticoro ».
10 startups se sont réunies au sein d’un collectif sous l’impulsion de Linda Nanan Vallée, directrice exécutive de la Fondation Jeunesse numérique. C’est de cette association et en collaboration avec les autorités gouvernementales qu’est née l’application « Anticoro ».
Elle permet principalement de suivre des potentiels porteurs du virus qui y renseignent des informations sur leur état de santé. Cette partie sur la « sécurité sanitaire » est connectée à une plateforme en ligne. Celle-ci est quant à elle reliée à l’Institut national d’hygiène publique (INHP), à l’Institut Pasteur et la Préfecture de police pour une prise en charge rapide de ceux qui présentent des symptômes du Covid-19.
Une autre fonctionnalité de l’application permet de géolocaliser ses utilisateurs considérés comme étant à risque afin de limiter leurs contacts en attendant les résultats de leurs tests.
Une application sociale et pédagogique !
Les Ivoiriens qui souhaitent se renseigner sur les points d’approvisionnement en produits de première nécessité tout comme ceux qui cherchent une solution de e-learning ou de télétravail trouveront aussi satisfaction en cette application.
À côté de ces fonctionnalités, l’application donne accès aux messages de sensibilisation et aux différents numéros d’urgence. On peut dire que les startups Adjemin, BHL SARL, ISNA, Oasis Corporate, Cookie Lab, Etudesk, Lifiled, Civilchain, Byte SARL et Studio6 ont pensé à tout pour barrer la voie à la pandémie qui sévit en ce moment.
[Digital Business Africa] – « Sos-Covid » estune application qui pourra permettre à ses utilisateurs de poser le diagnostic de leur état de santé et d’assurer ainsi la détection de nouveaux cas de Covid-19 afin d’enrayer avec efficacité la progression de cette pandémie. L’annonce de son lancement s’est faite le 07 avril 2020 sur la page officielle de l’entreprise House Innovation, spécialisée en réseau, Systèmes embarqués, développement d’applications web et mobiles.
« Sos-Covid » dispose de quatre fonctionnalités : « Informations utiles », « Statistiques », « Faire le test » et « Sensibilisation ». Elles permettent respectivement de suivre l’évolution de la pandémie à travers le monde, de se renseigner sur les mesures gouvernementales et sur les recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé, et de s’auto-diagnostiquer.
Le « test » que rend possible l’application repose sur une série de questions à l’issue de laquelle la probabilité de la contagion de l’utilisateur ou pas s’affiche à l’écran. Sur la base de ce résultat, des recommandations sont faites à l’endroit de la personne testée. La possibilité de composer le numéro vert, le 1510, en un seul clic lui est également donnée.
En attendant l’accord du gouvernement pour une utilisation généralisée de « Sos-Covid », l’application est déjà disponible en version test sur Google Drive et les retours des utilisateurs permettent à ses promoteurs de l’améliorer continuellement.
[Digital Business Africa] – Parmi les 13 mesures édictées le 17 mars par le gouvernement camerounais pour enrayer la propagation du Covid-19, il y a la fermeture de « tous les établissements publics et privés de formation relevant des différents ordres d’enseignement, de la maternelle au supérieur, y compris les centres de formation professionnelle et les grandes écoles ». Des initiatives se sont dès lors multipliées pour la continuité des enseignements : cours télévisés et plateformes numériques. Parmi ces dernières il y a « Mes Profs ».
1207 élèves utilisent « Mes Profs ». Il s’agit d’une plateforme d’enseignement-apprentissage à distance. Elle a été lancée en janvier 2020 par Mveng Engineering, une startup fondée par « des jeunes dynamiques, ambitieux et entrepreneurs ».
L’entreprise du petit marché Odza à Yaoundé propose divers services notamment la gestion des établissements à travers son logiciel « Argon », l’enseignement à distance, l’infographie et le multimédia par le biais de son système Iheugle, la maintenance et l’échange de documents administratifs.
Initialement, l’objectif de la plateforme était d’apporter une aide aux élèves ne pouvant s’offrir les services d’un précepteur. C’est à la suite de la fermeture des établissements scolaires qu’est venue l’idée d’en faire un outil d’enseignement à distance.
« Mes Profs» permet aux établissements scolaires de poursuivre les enseignements suivant leurs différentes progressions, d’animer des discussions avec leurs élèves, d’apporter une assistance personnalisée à leurs élèves à difficultés particulières, de proposer des exercices interactifs…
Le coût de la plateforme disponible pour smartphones, tablettes et ordinateurs varie entre 50 et 150 000 francs CFA selon l’effectif de l’établissement. On peut y accéder en consultant le site de Mveng Engineering.
[Digital Business Africa] – Le président français Emmanuel Macron rappelait il y a peu que son gouvernement étudie la possibilité de mettre sur pied une application dont l’objectif serait de retracer les contacts des malades afin d’éviter la propagation du virus. C’était le 13 avril 2020. Baptisée « StopCovid », cette app permettra de « prévenir les personnes qui ont été en contact avec un malade testé positif, afin qu’elles se fassent tester elles-mêmes, et si besoin qu’elles soient prises en charge très tôt, ou bien qu’elles se confinent », selon le secrétaire d’État au numérique, Cédric O. Seulement, avant qu’elle n’ait vu le jour, cette application fait face à de nombreuses critiques.
Déjà utilisé dans plusieurs pays comme la Corée du Sud, la Pologne, Singapour, Taïwan et Israël, ce système de surveillance des malades ne fait pas l’unanimité. Le premier écueil que la critique a tôt fait de pointer du doigt est lié à la sécurité des utilisateurs.
En effet, un système mis à la disposition de plusieurs millions d’utilisateurs qui manipulent des données sensibles requiert un niveau très élevé de sécurité afin de garantir la protection de la vie privée. Des failles de sécurité ont d’ailleurs été identifiées dans le protocole qu’étudie la France pour son application par le cryptographe Serge Vaudenay, professeur de l’École polytechnique fédérale de Lausanne.
Cédric O quant à lui est partagé entre optimisme et incertitude. Pour lui, le projet a du plomb dans l’aile du fait de la difficulté de préciser avec exactitude la distance qui sépare deux smartphones avec la technologie Bluetooth sur laquelle repose l’application.
Il sera donc difficile de dire s’il y a un risque réel de contamination entre deux utilisateurs de l’application. Devant la commission des affaires économiques du Sénat, il s’interrogeait à ce sujet mardi. «Est-ce que nous allons réussir à avoir quelque chose qui soit suffisamment précis pour que cela serve son objectif épidémiologique, je suis optimiste, mais pas totalement certain », indiquait-il.
[Digital Business Africa] -Le gouvernement du Nigeria vient d’adopter un nouvel objectif en termes de développement des services de télécommunications Internet. Ces objectifs sont contenus dans le rapport de la National Broadband Plan Committee 2020-2025, réceptionné par le ministre des Communications et de l’Économie numérique, le Dr Isa Ali Ibrahim Pantami.
Le document comporte le plan de développement du secteur des TIC, avec des objectifs chiffrés en termes de couverture Internet haut débit. Il prévoit par exemple l’extension de la pénétration d’Internet de 37,8% actuellement à 70% d’ici à 2025. Il prévoit également le développement et l’adoption de nouveaux standards tels que la 5G.
Ce nouveau Plan vient succéder au précédent, notamment le plan national à large bande qui portait sur la période 2013-2018. En termes d’évaluation de ce premier Plan, la Commission nigériane des communications (NCC) s’est dite satisfaite : “Le plan national à large bande 2013-2018 a été conçu pour atteindre au moins 30% de pénétration du haut débit au Nigéria. À l’expiration de l’ancien plan, le Nigéria a atteint une couverture à large bande de 37,8%”, explique la Commission.
[Digital Business Africa] – En Gambie, l’opérateur de télécommunications public Gamcel, branche de Gamtel, l’opérateur historique des télécommunications est au bord de la faillite. Confronté à d’énormes difficultés financières, l’opérateur a sollicité l’appui du gouvernement. Une aide qui lui sera indispensable pour ne pas fermer boutique. Tout récemment, la directrice générale de Gamcel, Elizabeth Johnson, a officiellement reconnu devant l’Assemblée nationale les difficultés de son entreprise à couvrir l’ensemble du territoire. De son propre aveu, le réseau Gamcel se capte difficilement. Et là où le signal est présent, il est de mauvaise qualité.
Une réalité perceptible sur le terrain. En effet, l’opérateur Gamcel n’a pas modernisé ses équipements depuis plusieurs années, et se retrouve encore avec une infrastructure de type 2 et 3G. Ceci, alors même que ses concurrents ont déjà déployés leurs réseaux 3 et 4G partout dans le pays. D’après le journal Techafrika qui a interrogé une employée de l’opérateur, Gamcel est déjà limité dans sa couverture réseau. A ce stade, toute perte supplémentaire de couverture pourrait nécessiter l’arrêt de son fonctionnement en tant que fournisseur de services. Pour l’instant, la réponse du gouvernement à la sollicitation de l’opérateur reste attendue.
[Digital Business Africa] – C’est un mégaprojet qui entend révolutionner l’accès à Internet dans le monde entier. L’entreprise chinoise LinkSure Network travaille actuellement à créer un vaste réseau Wifi mondial qui devrait voir le jour en 2026. Selon Dion Chang, le fondateur de Flux Trends, cette ambition rentre dans le cadre du projet baptisé « LinkSure Swarm Constellation System ». Il permettra à terme, notamment en 2026 de voir la naissance d’un accès WiFi gratuit dans le monde entier via un seul réseau.
Ce sera alors l’évolution de la tendance actuelle des entreprises du monde entier qui se précipitent pour lancer des services WiFi gratuits. Pour réaliser ce challenge sans précédent qui couvrira le monde entier, LinkSure Network va s’appuyer sur une constellation de 272 satellites placés à différentes orbites et hauteurs.
[Digital Business Africa] – La GSMA, plus grande association mondiale regroupant les opérateurs et acteurs du secteur des télécommunications a annoncé le lancement de son Fonds d’innovation pour l’adoption de l’Internet mobile et l’inclusion numérique en direction des porteurs de projets d’Afrique et d’Asie.
Ce Fonds vise à soutenir des solutions innovantes pour accroître l’adoption et l’utilisation de l’Internet mobile pour ceux qui n’utilisent pas actuellement les services Internet mobile. Ainsi, les porteurs de projets pourront demander une subvention sans équité entre 100 000 et 250 000 euros pour faire évoluer leurs innovations sur une période de 15 à 18 mois.
Sur la justification de ce Fonds, la GSMA explique avoir fait le constat selon lequel l’industrie mobile connecte plus de 3,5 milliards de citoyens à Internet à travers le monde et continue de diriger les efforts sur l’inclusion numérique en connectant plus de personnes chaque jour. Malgré cela, il existe toujours un «écart d’utilisation» de 3,3 milliards de personnes couvertes par les réseaux mobiles à large bande qui n’utilisent pas les services Internet mobiles. Et pire, si les tendances actuelles se poursuivent, plus de 40% de la population des pays à revenu faible ou intermédiaire sera toujours hors ligne en 2025.
Le fonds entend donc soutenir des projets qui œuvrent dans le sens de l’inclusion numérique mondial. Les projets financés se concentreront sur les innovations qui surmontent un certain nombre d’obstacles à l’adoption d’Internet mobile, notamment l’accessibilité, l’abordabilité, les compétences numériques, la sûreté et la sécurité, et chercheront à démontrer des modèles commercialement durables qui peuvent être mis à l’échelle et reproduits dans des environnements similaires.
La date limite pour soumettre les projets est le 22 mai 2020. Pour plus d’informations, les candidats peuvent adresser un courriel à [email protected].
[Digital Business Africa] – En République Démocratique du Congo, les établissements scolaires bénéficieront prochainement d’un service de connexion Internet à haut débit. C’est le sens à donner à un accord passé entre la plateforme africaine de contenus pédagogiques SchoolapKonnect Africa, filiale d’Eutelsat Communications et Flash Service qui porte sur la connexion des milliers d’établissements scolaires dans le pays.
Selon les signataires, cet accord offrira aux écoles une connexion Internet à haut débit qui devrait permettre aux enseignants et apprenants d’avoir accès en ligne à une plateforme de numérisation de tout le contenu scolaire et pédagogique. “Ce projet démontre les bénéfices majeurs de l’internet par satellite pour la réduction de la fracture numérique et témoigne de l’efficacité des solutions déployées par les équipes de Konnect Africa”, explique Jean-Claude Tshipama, le directeur général de Konnect Africa.
Le projet est subdivisé en plusieurs phases. La première, dont l’opérationnalisation sera effective dans un an concerne la connexion de 3 600 établissements privés. La seconde phase portera sur l’extension de la connexion à de dizaines de milliers d’autres établissements. Afin de bénéficier de ces services, chaque établissement devra souscrire à un forfait ‘‘Home Illimité ou plus’’. Pour parvenir à cette interconnexion, Konnect Africa utilisera la couverture du satellite Eutelsat Konnect, d’une capacité totale de 75 Gbps.
[Digital Business Africa] – L’annonce du groupe télécom israélien Spacecom de fournir des services Internet haut débit sur le continent africain prend corps. Le groupe a annoncé avoir signé avec le fournisseur de services télécoms tchèque Gity as un accord portant sur un contrat pluriannuel qui devrait lui permettre de desservir les services diplomatiques sur le continent. Pour ce faire, l’opérateur s’appuiera sur le satellite de télécommunications AMOS 17.
Amos-17 est un satellite de communication commercial israélien, qui fait partie de la série de satellites AMOS. Il a été lancé le 6 août 2019 et est un satellite de type Boeing 702MP émettant dans les bandes Ka, Ku et C. AMOS-17 prend en charge la connectivité entre l’Afrique, le Moyen-Orient, l’Europe, l’Inde et la Chine. En plus de ce satellite AMOS 17, Spacecom exploite déjà les satellites AMOS-3, AMOS-7 et AMOS-4.
[Digital Business Africa] – La Fondation Jack Ma a annoncé le 6 avril 2020 avoir lancé officiellement la seconde édition du concours au prix “Africa’s Business Heroes” (ABH) avec des candidatures désormais ouvertes aux entrepreneurs africains venant des 54 pays africains, ainsi que de tous les secteurs, groupes d’âge et sexes. Désormais, la Fondation annonce que les candidatures seront disponibles en français et en anglais.
« Pour sa seconde année, le concours “Africa’s Business Heroes” (ABH) ouvrira ses portes pour recevoir les candidatures en français et en anglais, et décernera une somme de 1,5 million de subventions à dix finalistes », explique la Fondation Jack Ma, qui précise que si la compétition est ouverte aux entrepreneurs à travers tous les secteurs et pays africains, elle se concentre sur ceux qui bâtissent leurs communautés locales et œuvrent à résoudre les particulièrement problèmes les plus urgents.
L’année dernière en 2019, le concours a reçu près de 10 000 candidatures de 50 pays africains. Les dix meilleurs finalistes ont présenté leurs idées en affaires devant un jury éminent lors d’une cérémonie télévisé à Accra, au Ghana. Les finalistes représentaient une variété de secteurs – dont les cuisines virtuelles, l’agro-industrie technologique, les soins de santé et la pharmacie, le commerce électronique, les biens de consommation et les solutions d’approvisionnement en eau.
Pour cette année 2020, les candidatures seront ouvertes en ligne du 6 avril au 9 juin 2020 avec les demi-finalistes annoncés en août et les dix meilleurs finalistes dévoilés en septembre. Pour postuler ou pour avoir plus informations, les candidats peuvent consulter africabusinessheroes.org et suivre @africa_heroes sur Twitter.
[Digital Business Africa] – Face à la progression de la pandémie liée au Covid 19 sur le continent africain, le groupe télécom chinois a annoncé l’offre de ‘‘trois solutions pragmatiques pour être aux côtés des africains et de leurs gouvernements dans ce contexte exceptionnel’’. Dans un communiqué, le groupe répertorie trois actions fortes qui doivent être menées dans le cadre de la lutte contre la pandémie : la détection des cas touchés par l’épidémie, un soutien accru aux personnels médicaux, et la poursuite d’une activité économique en période de quarantaine et de confinement.
« Pour détecter le plus grand nombre de cas touchés par la pandémie du COVID-19, Huawei propose d’offrir aux gouvernements des pays africains qu’il couvre un ‘‘système d’identification et de contrôle de température’’ efficace, basée sur les TIC, qui peut être disposé dans les aéroports, les ports et à l’entrée de bâtiments ciblés », explique l’opérateur dans un communiqué. Il poursuit : « Une fois les cas avérés détectés, pour soigner les malades à temps et venir en soutien du personnel médical et des autorités sanitaires déjà éprouvées par la vitesse de propagation du virus, Huawei fournit à titre gracieux une couverture WIFI haut débit partout sur le continent africain. Cela doit permettre de favoriser la téléconsultation, de protéger les professionnels médicaux des risques d’infection et d’assurer au maximum la sûreté des ressources médicales ».
Toujours en soutien du secteur médical, Huawei indique avoir déjà commencé à accompagner de nombreux pays sur le continent africain, comme la Tunisie, la République démocratique du Congo et le Cameroun. En Tunisie, Huawei s’est engagé en permettant la modernisation de ses équipements et en formant des femmes aux métiers des TIC. En RDC et au Cameroun, Huawei a fait don de fournitures, tels que des masques, gants de protection et désinfectant pour les mains.
Enfin, Huawei table sur le développement de nouveaux modes de travail pour soutenir la dynamique de croissance du continent africain. Huawei annonce avoir décidé d’offrir dans l’ensemble du monde un ‘‘système de vidéoconférence et de télétravail sûr et fiable’’ pour soutenir l’activité économique et les échanges professionnels, et aider les gouvernements et agences médicales à lutter contre cette épidémie à distance, pour l’endiguer le plus rapidement possible.
[Digital Business Africa] – Face à la pandémie du coronavirus qui frappe également les pays de la zone CEMAC,la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) inviter les fournisseurs de services de paiement à baisser les coûts des transactions de monnaie électronique et de paiements digitaux dans la zone CEMAC. Ceci afin d’accompagner les efforts des pouvoirs publics des Etats membres de la CEMAC dans la lutte contre la propagation du Coronavirus (COVID-19), en encourageant les populations à pratiquer la distanciation sociale et à privilégier l’utilisation des paiements digitaux.
C’est l’invitation du Comité de Politique Monétaire (CPM) de la Béac qui s’est réuni le 27 mars 2020 sous la présidence d’Abbas Mahamat Tolli, le gouverneur de la Béac. Lors de cette rencontre, la Béac a en outre recommandé aux établissements de crédit de garantir la fourniture de l’ensemble des services habituels à leur clientèle et de renforcer les opérations de banque à distance.
Dans le communiqué sanctionnant cette rencontre, Abbas Mahamat Tolli, informe le public de ce que « les cartes bancaires, les mobiles et les autres instruments de paiement électronique sont désormais interopérables et, par conséquent, permettent l’échange des données transactionnelles entre eux, à des fins de dénouement des opérations de paiement ».
En clair, les porteurs des cartes bancaires, des comptes de paiement mobile ainsi que les utilisateurs des systèmes et moyens de paiement, peuvent désormais réaliser des opérations de paiement et de transfert de fonds dans la CEMAC, à des coûts relativement moindres et sans avoir à se déplacer, ni à manipuler des espèces.
Par conséquent, la BEAC invite donc les populations de la CEMAC à privilégier les paiements par carte à travers tous les canaux de paiements électroniques existant dans la sous-région, les paiements par mobile intra et inter opérateurs, ainsi que les paiements par transfert en guise de règlement.
Ce faisant, dans leurs dépenses quotidiennes et dans la mesure du possible, les moyens de paiement électronique devront être utilisés en lieu et place des espèces, afin de réduire les risques de contamination inhérents à la manipulation des espèces, facteur de non distanciation sociale.
Une longue attente
Cette interopérabilité des moyens de paiement mobile entre opérateurs télécoms était attendue depuis de nombreuses années. La mise en place de l’interopérabilité intégrale des paiements électroniques auprès des opérateurs télécoms et auprès des banques de la sous-région aura duré environ deux ans. Mais, l’interopérabilité sous régionale des paiements par carte GIMAC était déjà effective l’interopérabilité depuis 2015, et comptait il y a un an 45 banques opérationnelles au travers de notre plateforme GIMAC.
Côté opérateurs télécoms et paiements mobiles, des retards subsistaient encore. En effet, pour mieux organiser le secteur monétique dans la zone Cémac, le gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Béac), Abbas Mahamat Tolli, avait signé le 10 août 2018 l’instruction n° 001/GR/2018 relative à la définition de l’étendue de l’interopérabilité et l’interbancarité des systèmes de paiement monétique dans la Cémac. Depuis le 1er octobre 2018 donc, selon cette instruction, tous les réseaux monétiques et tous les réseaux de transfert d’argent opérant dans la CEMAC sont tenus de déclarer les statistiques de leurs opérations à la BEAC et au GIMAC.
Par ailleurs, l’instruction n° 001/GR/2018 relative à la définition de l’étendue de l’interopérabilité et l’interbancarité des systèmes de paiement monétique dans la Cémac vise l’organisation d’une interopérabilité intégrale, l’extension de l’interopérabilité de la carte bancaire à celle mobile, voire aux autres instruments de paiement électronique, afin de décloisoner les différents réseaux monétiques opérant dans la sous-région.
L’interopérabibilité expliquée
En termes plus clair, depuis le 31 mars 2019 comme l’indique cette instruction du gouverneur de la Béac, en zone Cémac, il devait être possible pour chaque habitant de la zone Cémac de faire les transactions financières entre son compte mobile de paiement électronique et son compte bancaire. Et vice-versa.
Aussi, il devait être possible à un abonné d’Airtel Money par exemple d’effectuer un transfert d’argent vers le compte d’un abonné d’Orange Money. Ce qui n’était malheureusement pas toujours le cas jusqu’au communiqué du 15 avril 2020 du gouverneur de la Béac.
Expliquant les raisons de ce retard à Digital Business Africa il y a un an, Valentin Mbozo’o, le directeur général du Gimac, indiquait que pour les opérateurs de Mobile Money, le concept d’interopérabilité intégrale était encore nouveau. « Le retard qu’il y a eu avec certains opérateurs s’explique par des hésitations à se lancer dans l’interopérabilité régionale, après avoir longtemps fonctionné en vase clos. Si la notion d’interopérabilité est largement connue des banques sur le volet carte, pour les opérateurs télécoms de Mobile Money ce concept demeure encore nouveau. Aussi, il a fallu plusieurs séances de travail ainsi que des ateliers de sensibilisation, afin d’assoir le concept et le bien-fondé de l’interopérabilité des services Mobile Money auprès de ceux-ci, aujourd’hui très impliqués dans la phase pilote », expliquait-il en avril 2019.
Avec cette annonce de la Béac, vivement que cette interopérabilité intégrale des paiements mobiles via les services des opérateurs télécoms soit une réalité.
[Digital Business Africa] – La lutte contre la pandémie liée au Coronavirus en Afrique se fera également avec la participation des régulateurs télécoms du continent. C’est le vœu émis par l’Union africaine des télécommunications, l’agence spécialisée de l’Union africaine dans le domaine des télécommunications qui a appelé les régulateurs de tous les pays africains à une action harmonisée contre la pandémie qui sévit actuellement sur le continent.
Suivant un communiqué de l’UAT, l’organe lance un appel à tous les ministères des TIC, par le biais des régulateurs et des opérateurs de télécommunications des États membres, pour envisager à mettre en œuvre les recommandations / lignes directrices suivantes pour lutter contre la pandémie du COVID-19 :
1. Activation du protocole d’alerte commun (PAC)
Les régulateurs sont invités à mettre en œuvre le protocole d’alerte commun (PAC) pour permettre aux autorités de prévenir et d’atténuer efficacement la propagation de Covid-19. Le PAC implique l’utilisation de plusieurs modes de communication pour éduquer les citoyens y compris les plus vulnérables, sur la maladie ainsi que sur les mesures préventives. Le PAC permettra aux citoyens de recevoir des informations de plusieurs manières, par exemple via des téléphones mobiles et fixes, Internet (e-mail, Google, Facebook, Twitter, WhatsApp, applications pour smartphone, publicité en ligne, Internet des objets (IoT), haut-parleurs intelligents à domicile, etc.), sirènes (dans le bâtiment ou à l’extérieur), radio et télévision de diffusion, télévision par câble, radio d’urgence, radio amateur, diffusion directe par satellite et réseaux de signalisation numérique (panneaux routiers , panneaux d’affichage, contrôle de la circulation automobile et ferroviaire), entre autres.
2. Mesures pratiques de collaboration
Les régulateurs devraient adopter :
(a) Capacité réseau
Les fournisseurs de téléphonie fixe et mobile devraient dédier une certaine capacité de réseau pour être mise gratuitement à la disposition des autorités chargées du Covid-19.
(b) Numéros d’urgence
Les fournisseurs de téléphonie fixe et mobile devraient mettre en œuvre et activer les numéros d’urgence, par exemple le 119, pour la messagerie vocale et promouvoir le service de messages courts (SMS) comme alternative aux communications téléphoniques pendant cette période. Les départements d’urgence – comme la police, les ministères de la santé et les hôpitaux devraient dimensionner de manière adéquate la capacité de leur réseau, par ex. lignes et lignes d’accès, pour offrir un service efficace lorsque la demande d’appel est élevée. De plus, les fournisseurs de télécommunications et les opérateurs de radio amateur doivent effectuer des exercices d’urgence périodiques ensemble. Le public devrait être correctement informé sur la disponibilité et la gratuité de ses services.
Pendant cette période, une durée fixe comprise entre 1 et 2 minutes pour les appels téléphoniques mobiles et fixes du public est requise. Cependant, cette exigence ne s’applique pas aux appels au sein du réseau de communication spécial pour les urgences à utiliser par les autorités. De plus, les appels vers les numéros d’urgence devraient être gratuits. Les fournisseurs de backbones/ réseaux locaux et longue distance doivent disposer d’infrastructures redondantes pour acheminer les trafics provenant d’autres fournisseurs qui rencontrent des difficultés. Les radiodiffuseurs devraient soutenir les stratégies de communication et de messagerie avec le public en coordination avec toutes les autres départements impliqués.
(d) Opérateurs de radioamateurs et simplification des processus d’homologation
La communauté des radioamateurs devrait être fortement impliquée dans les processus de diffusion de l’information pour l’atténuation de la propagation du Covid-19. Toutes procédures acceptation et d’homologation des équipements d’urgence pourraient être assouplies et/ou levées pour les équipements destinés à être utilisés par les opérateurs de radio amateur durant la période d’urgence et ce afin de gagner du temps, mais également exonérer ces équipements d’urgence des taxations en vigueur. Les autorités pourraient éventuellement reconnaître les homologations émises par d’autres pays et ce afin d’accélérer le processus d’acquisition des équipements d’urgence tout en s’appuyant sur les recommandations du Secteur de la normalisation des télécommunications de l’UIT (UIT-T).
3. Rationalisation des processus de réglementation
Une prompte réactivité suite à une catastrophe est primordiale. Par conséquent, les régulateurs devraient rationaliser le processus pour permettre la disponibilité des services de télécommunications / TIC dès que nécessaire dans la mesure du possible. Les autorités réglementaires devraient envisager les stratégies suivantes:
a) Octroi de licences de services de télécommunications / TIC
Alors que les continents luttent contre la pandémie de Covid-19, les autorités de régulation des télécommunications / TIC devrait être en mesurer de délivrer dans délais très courts, des licences de services de télécommunications / TIC d’urgence, nécessaires et par conséquent, mettre en place des procédures accélérées pour des licences pour usage exceptionnel et à titre gratuit. Ces licences devraient être octroyées à titre temporaire et valide durant la période d’urgence et ce jusqu’à ce que le gouvernement décide qu’il n’a plus besoin du service fourni.
b) Attribution des fréquences
La planification et l’attribution des fréquences sont essentielles durant la période de crise. Les gouvernements devraient mettre à disposition les bandes de fréquences nécessaires à l’échelle nationale pour permettre l’accès aux multiples services et applications y compris les services vocaux à bande étroite et applications à large bande. Une combinaison de bandes de fréquences devrait être disponible gratuitement pour les communications d’urgence, permettant aux systèmes terrestres et par satellite d’être rapidement déployés avec des interférences limitées.
Pendant ces périodes d’urgence, les réseaux peuvent rencontrer des difficultés à fournir le service pour différentes raisons, l’une d’entre elles étant la surcharge retardant ou empêchant complètement les communications critiques. Les régulateurs devraient établir un routage prioritaire des appels sur les réseaux mobiles et fixes pour que les personnes engagées dans l’urgence et le secours en relation avec le Covid-19 ainsi que pour les autres entités et institutions impliquées puisse mener à bien leurs activités.
(d) Redondance du réseau
La redondance des infrastructures est un élément essentiel pour la robustesse du réseau de télécommunications / TIC et minimisera les pannes pendant cette période. En cas de catastrophe, les réseaux doivent s’appuyer sur la redondance et la résilience de leur conception, et pouvoir si nécessaire supporter un nombre additionnels de terminaux. Les autorités de réglementation doivent veiller à ce que les fournisseurs télécoms / TIC aient des réseaux avec une redondance adéquate et de multiples options de connectivité pour les autorités concernées par la lutte contre le Covid-19.
(e) Importation d’équipements de télécommunications / TIC
Des retards importants lors de l’importation d’équipements critiques de télécommunications / TIC ont un impact négatif sur le temps de réponse à une catastrophe, et même un impact sur la perte probable de vies. Des retards peuvent survenir pour plusieurs raisons, y compris les droits ou tarifs, les restrictions basées sur les normes locales, les formalités administratives importantes, les processus désorganisés, etc. Des règles doivent être mises en place pour accélérer le processus d’importation des équipements de télécommunications / TIC critiques qui pourraient être utilisés dans ces cas d’urgence : par exemple, exemptions de droits et tarifs, processus accélérés clairs et formalités simplifiées. De plus, une fois que l’équipement devra être retourné au lieu d’origine, de même des processus accélérés devraient être en place pour faciliter le processus de retour.
4. Collaboration multipartite
Il devrait y avoir des efforts coordonnés pendant cette période et des fonctions clairement définies pour différentes institutions gouvernementales, par exemple les ministères des affaires étrangères, des TIC et des communications, les douanes, les agences de régulation et les premiers intervenants tels que les hôpitaux, entre autres. En outre, il devrait y avoir une collaboration avec le secteur privé, y compris les opérateurs de télécommunications / TIC, les réseaux privés et la radio amateur, entre autres, pour apporter un soutien au gouvernement en contribuant à la collecte des informations et des données ainsi que leur diffusion au public. Les régulateurs devraient, par conséquent, mener un ensemble d’activités et de procédures pour connecter tous les acteurs de l’écosystème aux niveaux local, national et international et assurer un flux d’informations efficace alors que le continent lutte contre le Covid-19.
[Digital Business Africa] – Actualité oblige, la pandémie liée au Coronavirus sera au cœur de l’édition 2020 du Barcamp Cameroun. Il s’agira essentiellement de trouver les voies et moyens d’accélérer la digitalisation dans le pays, dont la nécessité a été indubitablement soulignée lors de la crise. « Pour cette édition spéciale, TOUT-EN-LIGNE, l’événement mettra l’accent sur les toutes dernières innovations que l’on pourrait adopter au Cameroun en matière d’applications Internet, de logiciels libres et de réseaux sociaux dans un contexte marqué par le COVID-19 », explique le comité d’organisation dans une note.
En termes d’objectifs, l’évènement entend : « proposer des idées, solutions et outils concrets dont l’Etat du Cameroun pourrait se servir pour la gestion de la crise née du COVID-19 ; Penser le Cameroun digital pendant et après le COVID-19 ; et permettre aux Camerounais, jeunes et utilisateurs d’Internet en particulier, de contribuer au développement du Cameroun, dans un cadre de concertation convivial, sans tabou, non conventionnel ».
Au terme de l’activité, un rapport global de contribution à la gestion de la crise du Covid-19, pendant et après, présentant les différentes idées, propositions, projets, réalisations et sessions sera confectionné pour être acheminé au plus tard le mercredi 29 avril 2020 aux différentes instances de décisions institutionnelles de l’Etat du Cameroun.
[Digital Business Africa – Avis d’expert* ] – Si l’on se souvient que le monde a connu des pandémies dans le passé (la peste de 1346, la grippe espagnole de 1918), l’année 2020 s’est également inscrite dans l’histoire des crises sanitaires mondiales car la pandémie causée par le Covid-19 aura été sans précédent du point de vue du modèle de propagation exponentiel qui l’aura caractérisée. Le monde entier comptait plus de 500.000 cas d’infection au troisième mois de la pandémie (entre le 31 Décembre 2019 et le 31 mars 2020), avec l’homme comme principal vecteur de transmission. Du point de vue économique, cette pandémie a immédiatement été assimilée à une crise mondiale majeure, compte tenu de son impact tant sur l’offre que sur la demande.
Etant peu préparées, certaines entreprises africaines n’avaient pas intégré dans leur stratégie de risques des scénarii de crises d’une telle ampleur et d’un tel impact. Pire dans d’autres, la notion de plan de continuité d’activités (PCA) restait conceptuelle. Dans les deux cas, ce n’est qu’aux premières ondes de choc du covid19 que certaines entreprises ont sollicité précipitamment leur Direction des systèmes d’information (DSI) pour la mise en place d’outils et de moyens pour y faire face, notamment des solutions de Télétravail.
Ces changements qui interviennent dans un contexte socio-économique particulièrement tendu, se retrouvent accentués par l’absence de sérénité des collaborateurs face à une situation d’une telle ampleur. Aussi, décider des restructurations de système d’information d’entreprise dans un tel contexte implique des risques opérationnels importants, pouvant amener l’entreprise à devoir suspendre certaines activités, de manière provisoire, et dans certains cas de manière définitive.
En effet, à l’occasion d’une démarche aussi spontanée, des failles de sécurité peuvent être ignorées, négligées, voire même créées, donnant ainsi l’opportunité à des cybers criminels de réaliser des « casses » à succès[1]. Ces challenges interpellent tout de même sur la place actuelle de la DSI au sein de l’entreprise Africaine, mais incitent aussi à éclairer sur les risques consubstantiels au télétravail.
« Covid-19 et continuité d’activités » : Le Télétravail au sein de l’entreprise africaine
A l’aube de la pandémie Covid19, au regard de sa propagation exponentielle, l’une des préoccupations de l’entreprise Africaine aura été d’activer un des outils de gestion de risques bien connu : le plan de continuité d’activités (PCA).
Rappelons que dans la plupart des cas, les collaborateurs en Télétravail sont connectés à leur entreprise via un accès Internet. Dès lors, il apparait évident que la confidentialité des données, l’intégrité des échanges et la disponibilité du système d’information sont des risques à maitriser.
En effet, maitriser la confidentialité des échanges (des collaborateurs) transitant par Internet permettrait de s’assurer que les données de l’entreprise ne soient pas accessibles aux tiers non autorisés (cyber criminel par exemple).
Par ailleurs, l’intégrité des données reviendrait à s’assurer que les informations saisies ou extraites des systèmes d’informations par les utilisateurs ne souffrent d’aucune corruption.
Quant au système d’information de l’entreprise, notamment les applications informatiques, elles devraient (en tant de crise) être en permanence disponibles depuis Internet afin que les collaborateurs en Télétravail puissent y accéder depuis leurs domiciles. Ce qui expose les organisations aux risques susmentionnés.
En somme, dans le cadre du télétravail, les postes de travail des collaborateurs et les accès distants (connexion Internet, serveurs distants, applications métiers accessibles à distance) sont fortement exposés à des menaces réelles pouvant générer des déconvenues significatives (liste non exhaustive) :
La sécurité des connexions Internet : l’entreprise n’a pas la main sur l’accès Internet domestique de ses collaborateurs. Des attaques de type « Man in the middle » peuvent alors s’opérer sur ces accès qui relient l’entreprise au domicile des collaborateurs.
A l’arrivée d’un nouveau collaborateur dans certaines entreprises, ce dernier se sert dans un premier temps de son ordinateur personnel (le temps qu’un poste de travail lui soit commandé par l’entreprise). Cela s’inscrit dans le modèle bien connu de BYOD (Bring Your Own Device). Dans des conditions de Télétravail, en cas d’utilisation d’un ordinateur personnel par le collaborateur pour accéder au système d’information de l’entreprise, un virus informatique (Malware) pourrait être installé sur ce poste dans le but de collecter par exemple des données de l’entreprise.
En l’absence de l’adoption du confinement total par certains Etats Africains, le Télétravail peut également susciter des réflexes tel que le nomadisme chez certains collaborateurs : usage du poste de travail dans un café, dans un bus, dans un restaurant, à son domicile. La perte ou le vol des postes de travail n’est donc pas exclu.
Le Télétravail et les mesures de sécurité de l’entreprise
Cette section propose des moyens de protection de son système d’information relativement aux risques mentionnés dans la section précédente, sans toutefois rentrer dans des considérations techniques. Si à cette étape de l’article vous vous demandez encore pour quelle raison une attention particulière a été portée sur le Télétravail, c’est pour une raison simple : à la date de rédaction de cet article, le Télétravail ne faisait pas partie de la culture d’entreprise dans la plupart des pays d’Afrique, il s’agissait d’une pratique exceptionnelle et non culturelle.
Quelques mesures de sécurité à adopter selon les cas sont proposées ci-après, chacune d’elle pouvant faire l’objet d’approfondissements :
Sécuriser les postes de travail des collaborateurs :
La sécurité du poste de travail est encadrée par une politique conçue par la DSI et validée par le Top Management. Une politique d’authentification forte doit s’articuler autant que possible autour des trois principes ci-après : « ce que je sais » c’est-à-dire un mot de passe, « ce que je possède » c’est-à-dire un « Token » par exemple, « ce que je suis » c’est-à-dire mon empreinte digitale par exemple.
Concernant les supports amovibles (clés USB par exemple), les ports USB sont des canaux par lesquels il est possible de véhiculer des virus informatiques dans un poste de travail, voire d’en extirper des informations. Au demeurant, il convient de bloquer l’usage des supports amovibles inconnus (c’est-à-dire non procurées par la DSI). En effet, il serait préférable que seule la DSI soit en capacité de procurer aux collaborateurs des clés USB paramétrées et propre à l’entreprise. Seules ces clés devraient pouvoir être reconnues par les postes de travail des collaborateurs.
Aussi, il est important de veiller à la mise à jour d’un pare-feu et d’un anti-virus sur les postes des collaborateurs.
Enfin, la sensibilisation des collaborateurs quant à la politique de Télétravail de l’entreprise est indispensable. Cela suppose que cette dernière soit encadrée et communiquée via une note interne par exemple.
Sécuriser les connexions Internet domestiques :
Si nous convenons qu’il est presque impossible d’avoir des garanties sur le trajet emprunté par les données échangées sur Internet, nous conviendrons également qu’il est indispensable de mettre en place des mécanismes d’authentification fort afin d’accéder au système d’information de l’entreprise depuis Internet.
Paradoxalement, l’entreprise peut s’appuyer sur le réseau Internet afin de créer des tunnels sécurisés entre les postes de travail des collaborateurs en Télétravail et le système d’information de l’entreprise. Cela est rendu possible grâce à la technologie de chiffrement connue sous le trigramme VPN (Virtual Private Network).
Messagerie
En cette période de crise sanitaire où une communication régulière est faite par les entreprises auprès de leurs collaborateurs (email de sensibilisation, email d’information, etc.), il est important que les collaborateurs soient sensibilisés à bien identifier l’émetteur des messages électroniques avant toute ouverture de pièces jointes. En effet, sous cette kyrielle de mails reçus, certains contrevenants peuvent profiter pour diffuser des mails contenant des pièces jointes ou des liens infectés de virus (Ransonware, etc.). C’est ainsi que des virus informatiques sont diffusés par mail pendant cette crise sanitaire notamment le Malware baptisé « CoronaVirus[2] » qui, après que vous ayez ouvert un mail et la pièce jointe infectée par ledit virus informatique, prend le contrôle de votre poste de travail verrouille certains dossiers et vous exige une rançon payable en Bitcoin par exemple.
Prises réseaux
En cette période de crise (et même après) où les collaborateurs sont en Télétravail et les bureaux vides, les prises réseau (RJ45) accessibles au public dans des salles de réunion, le hall d’accueil, etc.) doivent être désactivées afin d’empêcher un contrevenant d’accéder au réseau de l’entreprise. Ces failles sont régulièrement observées au sein des entreprises et ont déjà fait l’objet d’exploitation.
Salles serveurs
On le dira sans cesse, la sécurité d’accès physique aux serveurs de données doit faire partie de la politique de sécurité de l’entreprise. Il faudrait notamment contrôler l’accès via un système d’ouverture par badge électronique et imposer l’accompagnement des prestataires externes qui doivent y accéder pour des opérations de maintenance par exemple.
Encadrer le BYOD
Elaborer et implémenter une politique dédiée au BYOD (Bring Your Own Device). En effet, l’usage à des fins professionnelles des postes de travail personnels peut créer des brèches exploitables par des pirates informatiques.
Quelle place occupe la DSI dans l’entreprise Africaine ?
La valeur de la DSI est une notion que les entreprises africaines intègrent progressivement, au fil de la digitalisation de leurs processus de gestion et de production. Mais bien que l’absorption du Numérique soit croissante, beaucoup de responsables d’entreprises n’ont pas encore pleinement perçu les enjeux et opportunités d’avoir une DSI forte. Peu d’entreprises accordent à la DSI sa juste valeur, c’est-à-dire un acteur majeur dans les structures de gouvernance, un partenaire stratégique au sein de l’entreprise. De fait, la DSI est encore vue comme un centre de coût et cette perception transparait dans la relation entre les Directions Métiers et la DSI, qui demeure de nature « client / fournisseurs » uniquement.
Par ailleurs, il y a comme une volonté de ne pas exploiter les opportunités générées par le Numérique. C’est ainsi que l’on retrouve encore dans certaines entreprises Africaines cette logique du « tout en présentiel ». Les réunions (de service, client, etc.) et autres transmissions d’informations sont autant d’opportunités pour expérimenter les avantages du Numérique : plus besoin pour des collaborateurs de quitter leur ville ou leur pays pour une réunion de quelques heures. Cela pourrait se faire au travers de solutions sécurisées mises en place par la DSI, permettant de gagner en heures et jours de travail, de minimiser les coûts et les risques d’accidents de travail. Cet état de fait, affecte directement la productivité de certaines entreprises Africaines.
Pour assurer un minimum de résilience face aux turbulences à venir (catastrophes, crises, concurrences, etc.), la transformation digitale des chaines de valeurs productives et la maitrise des risques induits seront indispensables. Ce constat traduit la nécessité d’un changement de paradigme dans le positionnement de la DSI au sein de l’entreprise Africaine.
Photo d’illustration. Source : zevillage
L’entreprise africaine et la nécessité d’un changement de paradigme à l’issue de la crise sanitaire COVID19
Les entreprises Africaines sont appelées à mieux appréhender les crises à venir. Cela passera par :
La digitalisation de leurs processus
L’efficacité opérationnelle des collaborateurs, l’amélioration de la connaissance et de la relation clients, l’amélioration de la relation fournisseurs, sont tous des objectifs atteignables par une digitalisation des pratiques. La transformation digitale étant d’abord un changement de mentalité impulsé par le Top Management et soutenu in fine par la DSI.
Le renforcement de leurs stratégies de gestion des risques.
A court terme, il serait judicieux de systématiser la mise en place d’un plan de continuité d’activités (PCA) peu importe la taille de l’entreprise. Ce PCA devrait d’ailleurs faire l’objet de tests réguliers afin de s’assurer que toutes les briques de ce dernier soient en permanence fonctionnelles.
A moyen terme, reconfigurer la gouvernance du contrôle interne en dissociant les trois[3] lignes de défense prescrites par les bonnes pratiques en matière de gestion des risques (première ligne assurée par les Managers, deuxième ligne assurée par les fonctions de gestion de risques et conformité, la troisième ligne assurée par l’audit interne). Par ricochet, revisiter les cartographies des risques en s’assurant d’y avoir intégré les risques induits par l’usage d’un système d’information, qui sont eux aussi des risques opérationnels. C’est d’ailleurs dans cette rubrique qu’est logé le risque de cyber sécurité.
Anticipation des crises majeures à venir : rôle des Etats Africains
C’est bien connu, l’Etat doit mettre en place les conditions favorables à l’émergence d’un secteur privé dynamique dans une perspective de développement durable. A ce titre, les Etats Africains pourraient envisager (comme mesure à long terme du point de vue des entreprises) :
De réformer le code du travail en tenant compte des évolutions des modes de travail, notamment le télétravail.
Dans certains pays d’Afrique subsaharienne, il existe encore un vide juridique face à la question du télétravail. En effet, ce modèle de travail est absent dans bien des codes de travail. Dès lors, plusieurs questions se posent telle que la définition de l’accident de travail dans le cadre du télétravail. Cependant quelques pays comme le Maroc ont déjà légiféré sur la question avec l’article 8 du Code du travail consacré au travail à domicile.
De renforcer les contrôles relatifs à la qualité des réseaux internet mis en place par les opérateurs Telecom et négocier la tarification de la bande passe Internet
La technologie 4G est la même en France, aux USA, en Chine : c’est un standard. Que sa qualité et son coût (pour les entreprises) soient autant variables selon l’espace, est difficilement recevable. D’autant plus que parfois ce sont les mêmes acteurs qui opèrent cette technologie en Afrique et ailleurs.
De proposer un cadre réglementaire rendant coercitif la mise en place d’un plan de continuité d’activités au sein des entreprises du secteur privé
La continuité de l’activité économique doit être un impératif pour les Etats Africains, afin de limiter le poids des effets des crises majeures. Compte tenu du coup induit par la mise en place d’un PCA, des mesures d’accompagnement pourraient éventuellement être consenties.
Par Frank William NZOUETOM*
*Frank William NZOUETOM est Senior Manager chez Mazars Cameroun. Par ailleurs, il est Head of Digital Transformation & Technologies Risks
[1] Les « casses à succès » sont entendues ici comme étant des opérations de fraudes internes et externes réussies.
[Digital Business Africa] – Le hackathon The Global Hack a rassemblé des spécialistes de la tech, de la santé, des entrepreneurs, responsables de projets, experts en marketing, designers et innovateurs des quatre coins du monde pour échanger des idées et des bonnes pratiques afin de développer des prototypes pratiques et créatifs pour faire face au Covid-19. C’était en ligne du 09 au 12 avril 2020.
Selon les organisateurs, plus de 12 000 participants issus de 98 pays ont participé à ce hackathon. L’équipe gagnante du classement final de The Global Hack est SunCrafter – une solution de désinfection par ultraviolets alimentée par de l’énergie solaire
L’idée derrière SunCrafter est de permettre une protection complète face à cette crise pour chaque être humain. Une solution d’hygiène doit être inclusive et accessible pour tout le monde. Les méthodes actuelles de désinfection dépendent d’un lieu, ne sont pas durables, nécessitent de la maintenance ou des connaissances techniques. Ainsi, elles ne sont pas adaptées à de nombreux cas. L’idée d’un système de désinfection par ultraviolets a été développée à partir de zéro lors de ce hackathon. Il est connu que les ultraviolets permettent une désinfection sûre et efficace pouvant être utilisée tout simplement en présentant vos mains.
Un autre facteur important est que la solution n’a pas besoin de maintenance, ne produit pas de déchet et est totalement durable car elle utilise de l’électricité issue de l’énergie solaire.
Cette station de désinfection propose une solution complète pour l’hygiène. En offrant un accès facile, abordable et sans aucune barrière à la désinfection des mains, nous pouvons aider à réduire la propagation des virus comme le coronavirus.
“Je suis vraiment heureux, merci. Cela signifie beaucoup pour toute l’équipe et nous pensons sincèrement que notre solution est la pièce manquante du puzzle de l’hygiène pour tous”, a déclaré Florian Heep de SunCrafter, l’équipe gagnante du classement final de The Global Hack.
Interviewé depuis chez lui à Berlin, Florian explique ce qu’ils comptent essayer leur système au Ghana.
La deuxième place revient à Act On Crisis – un soutien émotionnel sécurisé adapté à votre culture
Selon le gouvernement lituanien, avant cette crise, 12% de la population avait besoin de suivi psychologique. Il y a actuellement 3 milliards d‘êtres humains en confinement, ce qui représente environ 360 millions de personnes souffrant d’anxiété et ce chiffre devrait augmenter avec les risques de pertes d’emploi. Act On Crisis compte aider au moins 4500 personnes par semaine en proposant des discussions vidéo avec des professionnels afin de lutter contre la solitude et l’anxiété.
La troisième place de The Global Hack est pourMaterial Mapper.
Leur idée principale est de garder les déchets de construction dans les bâtiments plutôt que dans les décharges. 40 % des déchets mondiaux proviennent du bâtiment et selon les nouvelles réglementations européennes, 70% des matériaux utilisés dans les nouveaux bâtiments doivent être réutilisés. Les entreprises de construction ne savent pas comment avoir accès à du matériel de construction réutilisable car les municipalités n’ont souvent pas ces informations, perdues dans différentes bases de données.
L’industrie du bâtiment doit suivre de nouvelles régulations. Les municipalités doivent offrir les outils nécessaires pour suivre ces régulations et empêcher des matériaux parfaitement réutilisables de finir dans des décharges. Jusqu’à présent, une solution viable manquait à l’appel.
“Il y a quatre semaines, c’était seulement une idée. Nous nous demandions si nous pourrions rassembler des porteurs de changements issus du monde entier et aussi bien du secteur public que privé afin de co-créer ensemble des solutions face à la crise du COVID-19. Aujourd’hui, je suis impressionnée par le résultat,” dit Kai Isand.
The Global Hack est une initiative de volontaires unis pour combattre la crise et invitant des personnes du monde entier à faire partie de la solution. The Global Hack a attiré des mentors du monde entier parmi lesquels Brad Feld, Anne-Marie Slaughter, Billi Tai, Christopher M Schroeder, Charles Nader, Carmen Kass, Garry Kasparov, Enrico Giovannini, John Robb, Toomas Hendrik Ilves, Mitch Sinclair, Samantha Cristoforetti, Sophia Bush et Steve Jurveston.
[Digital Business Africa] –Les groupes de télécommunications Safaricom et Vodacom ont conjointement annoncé le 6 avril 2020 avoir finalisé l’acquisition de la parque M-Pesa, ainsi que ses services de développement de produits et d’assistance. L’opération s’est faite auprès de Vodafone Group PLC via une joint-venture.
«Il s’agit d’une étape importante pour Vodacom, car elle accélérera nos aspirations en matière de services financiers en Afrique. Notre coentreprise permettra à Vodacom et Safaricom de piloter la prochaine génération de la plate-forme M-PESA, une plate-forme intelligente basée sur le cloud pour l’ère des smartphones. Cela nous aidera également à promouvoir une plus grande inclusion financière et à combler le fossé numérique au sein des communautés dans lesquelles nous opérons », explique Shameel Joosub, le PDG du groupe Vodacom, dans un communiqué.
Dans le même sillage, Michael Joseph, le PDG sortant de Safaricom, s’est dit ravi de voir le service M-Pesa connaitre une nouvelle dynamique. Ceci, depuis la quasi révolution débutée il ya 13 ans. “Ce nouveau partenariat avec Vodacom nous permettra de consolider le développement de notre plate-forme, de synchroniser plus étroitement nos feuilles de route produits et d’améliorer nos capacités opérationnelles en un centre d’excellence unique et entièrement convergent”, explique-t-il, dans le même communiqué.
Aujourd’hui en 2020, la plateforme de paiement M-Pesa compte 40 millions d’utilisateurs et traite plus d’un milliard de transactions chaque mois. Outre le Kenya, le service s’est exporté en Tanzanie, au Lesotho, en République démocratique du Congo, au Ghana, au Mozambique et en Égypte.
[Digital Business Africa] –A partir du 22 juillet 2020, le président du groupe de télécoms Vodacom, leader en Afrique du Sud sera Sakumzi Justice Macozoma. Plus connu sous le nom de Saki Macozoma, celui qui était jusqu’ici Vice-Président du Conseil d’Administration remplacera Jabu Moleketi, arrivé en fin de mandat, et qui prendra sa retraite. Selon le communiqué de Vodacom, la nomination de Saki Macozoma prendra effet à partir du 22 juillet 2020.
Pour atteindre ses nouvelles missions Saki Macozoma devra se baser sur une longue expérience, y compris celle acquise au sein de Vodacom, une maison qu’il connait très bien. Par ailleurs, Saki Macozoma, qui a étudiées sciences politiques, l’économie et le journalisme à l’Université d’Afrique du Sud (UNISA) et à l’Université de Boston aux États-Unis est très connu dans le pays pour avoir été incarcéré au plus fort moment de l’Apartheid en Afrique du Sud.