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Cabral Libii : « Nous allons créer un fonds de développement du numérique de 50 milliards de F.Cfa » [VIDÉO]

(Digital Business Africa) – La plateforme web TIC Mag (www.ticmag.net) qui a récemment migré à l’appellation DIGITAL Business Africa (www.digitalbusiness.africa), magazine des décideurs consacré aux informations stratégiques sur les TIC, les Télécoms et le Numérique en Afrique, a entrepris d’interroger en interview vidéo les neuf candidats à l’élection présidentielle du 07 octobre 2018 au Cameroun. Digital Business Africa les a invité à parler du numérique et à exposer leurs propositions pour un meilleur développement du numérique au Cameroun. Deuxième arrêt ce 18 septembre 2018, Cabral Libii, le candidat du parti UNIVERS (Union nationale pour l’intégration vers la solidarité qui l’a investi).

Il propose une digitalisation complète de l’administration camerounaise. Aussi, il promet, s’il est élu président de la République du Cameroun, de sortir les jeunes innovateurs du secteur du numérique du maquis, non seulement en sécurisant leurs activités, mais également en leur accordant des financements et un cadre adéquat de travail dans chaque région du pays. Entretien vidéo.

Digital Business Africa : Quel état des lieux faites-vous du développement de l’économie numérique au Cameroun ?

Cabral Libii : Le numérique est en pleine expansion et en plein développement. Qui dit numérique dit Internet. Cela va vite. Cela fait qu’au Cameroun, il y a une bonne captation de ce secteur, notamment dans les milieux jeunes. On a aujourd’hui beaucoup de jeunes qui émergent dans ce domaine au travers des start-ups. Ils se battent comme ils peuvent. Je vais citer par exemple Kiro’o Games d’Olivier Madiba, Himore Medical d’Arthur Zang. La start-up c’est en réalité une entreprise qui démarre, qui offre une solution rapide, mais qui demande à être assistée.

Dans notre entendement et nous l’avons dans notre projet de société, la start-up est l’un des piliers de notre économie. Une économie de croissance. Parce que c’est un champ d’employabilité énorme. Pour l’optimiser, nous commençons par la réforme de l’Etat. Comment cela s’explique encore aujourd’hui que pour avoir un renseignement dans un département ministériel nous soyons obligé de parcourir 1 000 km pour que l’on vous dise que votre dossier est à tel niveau. Il suffit de lancer un appel d’offres, vous recevrez des applications qui vous permettront de résoudre ce problème immédiatement.

Mais, je crains ! Parce que pendant longtemps nous sommes dirigés par des personnes qui n’en mesure pas la portée ! Elles n’en comprennent pas la nécessité ou l’utilité. C’est pour cela que çà n’émerge pas. Et également parce que nous sommes dans un système qui aime bien l’opacité. Parce que l’avantage avec le numérique c’est qu’il apporte toute la lumière et la transparence dans un certain nombre de choses.

Digital Business Africa : Pour vous, il faut régler en priorité la problématique de l’accès à l’Internet…

Cabral Libii : Oui, il faut régler la question de l’accès à l’Internet. La qualité de l’Internet que nous avons. C’est vrai qu’à Yaoundé et à Douala on est dans la 3G qu’on appelle 4G. Mais non ! C’est la matière première de l’économie numérique. Nous avons aujourd’hui des pays dans le monde comme le Japon et d’autres pays qui explosent dans ce domaine. Mais, ils ont réglé à l’avance la question de la qualité de l’Internet, de la matière première de l’économie numérique. Il faut régler ce problème.

Il faut créer au Cameroun un incubateur du numérique. C’est-à-dire créer des espaces de travail dans chaque région. C’est pour cela que nous mettons un accent sur la régionalisation. Il faut que dans chaque région du Cameroun il y ait un incubateur du génie du numérique permettant aux jeunes de créer les conditions d’éclosion du génie. Et que l’Etat soit tout à côté pour que toutes les belles idées qui émergent de là soient mises à profit pour l’Etat et pour celui dans l’esprit duquel ce génie aura émergé.

Vous savez l’information, elle circule dans des réseaux. Et souvent, il y a un serveur quelque part où tout cela est étudié. Mais globalement, un peu comme on le voit en chine ; on le voit même déjà aux ETATS-UNIS. Vous savez bien, il y a le domaine de l’intelligence économique. Ce sont des domaines sur lesquelles il faut absolument travailler.Cabral LIBII

Digital Business Africa : Vous avez évoqué la question de la sécurité juridique de l’invention du numérique et du financement. Qu’apportez à ces sujets-là ?

Cabral Libii : Il faut aujourd’hui une sécurité juridique de l’invention du numérique, parce que nous avons découvert que dans le système de protection du droit d’auteur et de la propriété intellectuelle, le Cameroun n’a pas prévu un système de protection par exemple pour les logiciels. C’est encore un souci. Nous allons immédiatement régler cette question-là. Ça c’est la question du génie du numérique.

Quatrième point, le financement. Je pense qu’on ne peut pas avoir un numérique en expansion si l’Etat n’accompagne pas. Donc, nous allons créer un fonds de développement du numérique qui permettra de mettre à la disposition de la jeunesse tout ce qu’il faut ; d’abord pour que le génie éclose et ensuite pour pouvoir implémenter ce génie qui aura éclos.

Digital Business Africa : Avec Cabral Libii Président, à quel montant sera doté ce fonds du développement du numérique que vous envisagez mettre sur pied ?

Cabral Libii : Il faut savoir qu’au moment où nous accédons, nous prenons le pouvoir, nous héritons d’un pays qui est dans une situation compliquée. Donc, on va y aller progressivement. C’est-à-dire au fur et à mesure que la richesse nationale va augmenter, nous allons y aller progressivement. Mais globalement, tel que nous avons réfléchi, nous pensons que dans un premier temps, on peut pouvoir mettre à la disposition des jeunes des emplois, parce que, je le dis encore, l’objectif  c’est de créer des emplois.

Il faut qu’on comprenne bien ce qu’on veut derrière. L’objectif c’est de créer les emplois et c’est un vivier incroyable d’emplois. Dans un premier temps nous y mettrons 50 milliards de francs Cfa. 50 milliards qui vont augmenter au fur et à mesure. C’est pour cela que nous en faisons un pilier de notre économie. Nous mettons à la base 50 milliards. C’est un investissement forcement productif. 50 milliards pour créer le cadre de l’éclosion du génie et au fur et à mesure que nous avancerons, il sera majoré au fur et à mesure que la richesse nationale augmentera. Richesse d’ailleurs générée par le travailleur du numérique.

Digital Business Africa : Quel sera le sort réservé aux incubateurs du secteur privé qui existent déjà ?

Cabral Libii : Les incubateurs qui existent, il faut les consolider. Mais, en fait, tout ce qui existe dans le domaine du numérique est un peu à l’abandon à la vérité. Un peu comme je parlais des Start up tout à l’heure, parce que le système gouvernant actuel n’a pas encore mesuré la portée de ce secteur-là dans l’économie. Bien que le président BIYA ait lancé un appel dans ce sens-là, il y a trois ou quatre ans, cela a provoqué un peu d’agitation au niveau du ministère y dédié et depuis lors on ne sent pas véritablement, ce n’est pas perceptible. Donc, évidemment les incubateurs qui existent, il faut les consolider.

Et dès qu’on peut les consolider, c’est une conjugaison. Vous savez nous autre option idéologique n’est ni libérale, ni socialiste. Nous sommes progressistes. Tout ce qui va dans le sens du progrès de l’homme et toutes nos actions seront toujours conjuguées. C’est à dire qu’il y aura un travail qui sera fait par l’ETAT et un travail qui sera encouragé du côté du secteur privé. Donc, les incubateurs qui existent, nous allons les faire accompagner. Mais évidemment, il y a aujourd’hui dans le monde, des partenaires, qui sont prêts à encourager de tels incubateurs, parce qu’ils en connaissent la nécessité.

En réalité, dans la campagne que je mène, vous le savez, pour cette élection, nous avons mis en place un logiciel, une application : ELECTRA (Election Transparency). Cela nous a pris six mois pour le mettre à la disposition de tous les acteurs. Mais écoutez, c’est ça le numérique. Ce sont des solutions rapides et efficaces pour régler les problèmes compliqués.Cabral LIBII

Digital Business Africa : Vous relevez également la question de la sécurité des données et de l’intelligence économique dans ce secteur du numérique…

Cabral Libii : Oui. Le danger étant la sécurisation des données. Parce qu’il faut faire attention aux partenaires avec qui il faut travailler, car vous pouvez solliciter des partenaires qui viennent installer chez vous un système tel qu’ils captent les premiers le génie  qui sortent de là. Vous savez l’information, elle circule dans des réseaux. Et souvent, il y a un serveur quelque part où tout cela est étudié. Mais globalement, un peu comme on le voit en chine ; on le voit même déjà aux ETATS-UNIS. Vous savez bien, il y a le domaine de l’intelligence économique. Ce sont des domaines sur lesquelles il faut absolument travailler.

On ne peut pas parler d’intelligence économique si on n’aborde parle pas la question du numérique. Et l’intelligence économique veut aussi dire sécurisation des données, c’est pour ça que vous voyez aujourd’hui que dans le domaine des réseaux sociaux, il y a déjà des réseaux qui ont été créés en Afrique du sud qui sont des réseaux fermer pour les sud-africains. Parce que tout le monde s’est rendu compte du scandale ressent aux ETATS UNIS l’a clairement démontre que les informations que nous déversons sur les réseaux sociaux sont en fait stockées quelque part et transmises par exemple à des sociétés d’intelligence où tout cela est décrypté. Ce qui leur permet d’avoir une longueur d’avance sur les desiderata des uns et des autres et de construire des politiques économiques. Donc, il faut travailler avec des partenaires étrangers, mais avec prudence. C’est pour cela qu’il faut privilégier le génie local. D’abord les incubateurs locaux, ensuite le génie local de protection de tous cela.

Digital Business Africa : Que proposez-vous concrètement aux jeunes entrepreneurs qui investissent dans le secteur du numérique ?

Cabral Libii : D’abord, je vais les sortir du maquis, je vais sécuriser leurs activités. Je les sors du maquis non pas seulement par philanthropie, mais parce que j’en fais un levier de développement économique, un levier de création de richesses, un levier de pourvoit d’emplois. Donc, avec moi ils seront en bonne place. En fait, ils sont de mon époque. En réalité, dans la campagne que je mène, vous le savez, pour cette élection, nous avons mis en place un logiciel, une application : ELECTRA (Election Transparency). Cela nous a pris six mois pour le mettre à la disposition de tous les acteurs. Mais écoutez, c’est ça le numérique. Ce sont des solutions rapides et efficaces pour régler les problèmes compliqués. Donc, évidemment avec moi, ils auront la sécurité, l’assurance du futur, la protection et ils auront la latitude de développer leur génie.

Propos recueillis par Digital Business Africa

Ce que CABRAL LIBII propose dans son projet de société dans le volet TIC et Numérique. EXTRAITS :

UN SERVICE PUBLIC DE QUALITÉ

11- Moderniser la fonction publique Nous allons systématiser l’informatisation de l’administration en mettant l’accent sur l’e-administration, la numérisation des documents, la conservation des archives numériques, une informatisation plus accrue des communications administratives.

UNE ECONOMIE DE CROISSANCE PORTÉE PAR L’AGRICULTURE, L’INDUSTRIE LES SERVICES ET LES START-UP

8- Stimuler et financer le développement des startups et de l’économie numérique Nous allons encadrer, financer et accompagner au moins cent start-up par an pour générer en moyenne 10 000 emplois directs en créant des conditions favorables pour l’atteinte d’un taux de croissance de 8 à 10 pour cent et mettre en place des conditions propices au développement de l’e-commerce

Présence sur les réseaux sociaux de Cabral Libii

Point fort : Sur Facebook, réseau social qui rassemble le plus grand nombre des Camerounais, Cabral Libii rassemble le plus grand nombre de groupe de fans acquis à sa cause. Plus de 20 groupes le plus influent étant Cabral LIBII OFFICIEL avec plus de 200 000 membres. Mais sa page officielle compte seulement 7 860 J’aime.

Point faible : Pas très actif sur Twitter où il rassemble d’autres comptes, sans indication du compte officiel. Celui utilisé ici c’est le compte @CCandidat ayant près de 2000 followers.

Prochain candidat : Joshua Osih du parti SDF. Rendez-vous sur DIGITAL Business Africa le 20 septembre à 14h (www.digitalbusiness.africa)

Paiement électronique au Cameroun : Campost va distribuer les cartes de l’entreprise Zng Smart Card d’Arthur Zang dès fin octobre 2018

(Digital Business Africa) – La poste camerounaise, à travers la société publique Campost, connaît un vent de modernisation tenant compte des mutations technologiques de l’heure, afin que le réseau postal devienne le cœur du développement de l’économie numérique.

Elle s’est ainsi dotée d’infrastructures qui lui ont permis entre autres de diversifier son offre de services électroniques et financiers postaux, notamment en terme de paiement électronique, d’hébergement grâce à son data center, ou encore d’interconnexion grâce à son réseau sécurisé de 234 bureaux de poste interconnectés par fibre optique et par satellite.

Cette position d’acteur majeur de l’écosystème numérique et de l’inclusion financière en a ainsi fait le partenaire de choix pour l’entreprise ZNG Smart Card, première usine de fabrication de cartes à puce et d’équipement électronique crée en 2015 par le célèbre startupper Arthur Zang, inventeur du Cardiopad et porteuse du projet de production et de distribution de la Zcard, nouveau moyen de paiement électronique qui sera lancé au Cameroun probablement dès fin octobre.

Après plusieurs mois de tractations et de négociation, l’entreprise décroche finalement un accord de partenariat officialisé ce 17 septembre 2018 à la salle des conférences du ministère des Postes et Télécommunications, en présence de madame la ministre Minette Libom Li Likeng ainsi que le représentant du ministère des Transport, du Dg de la Campost et plusieurs responsables de structures financières invités pour la circonstance.

La ZCard est en effet une carte qui permet aux clients d’effectuer des paiements sécurisés et traçables sans utiliser d’argent cash. Elle se veut moins couteuse que les cartes bancaires traditionnelles, (2 500 pour la carte valide un an et 4 000 pour la carte valide deux ans), rechargeable et disponible sur toute l’étendue du territoire, d’où la nécessité de faire intervenir un réseau financier conséquent.

« Il nous fallait constituer un réseau de distribution fiable et étendu et qui de mieux que la Campost pouvait répondre à cette exigence », a expliqué Arthur Zang, lors de son discours de présentation au cours de la cérémonie, ajoutant qu’ « en effet, du fait de son ancienneté et de sa robustesse, la Campost bénéficie d’une expérience professionnelle incontournable dans le secteur des services postaux, épargne  et crédit sur toute l’étendue du territoire. Titulaire de toutes les licences bancaires et en matière de monnaie électronique, bénéficiant d’un réseau de plus de deux cent agences, la Campost nous est apparu comme étant le partenaire idéal pour héberger les comptes et distribuer les cartes dans tout le pays. »

Le jeune entrepreneur a ainsi reçu toutes les félicitations et les vifs encouragements de la part du gouvernement camerounais représenté par madame la ministre qui a réaffirmé son soutien ferme et qui a par ailleurs déclaré que « vous êtes le symbole de cette jeunesse entre qui travaille sans relâche dans le développement de projets technologiques a fort impact socioéconomique et qui contribue de manière intrinsèque au développement durable et à la création de richesses dans notre cher et beau pays ».

Par Gaëlle Massang

Serge Espoir MATOMBA : Avec moi, « la digitalisation de l’administration sera confiée aux entreprises camerounaises » [VIDÉO]

(Digital Business Africa) – Votre plateforme web TIC Mag (www.ticmag.net) qui a récemment migré vers l’appellation DIGITAL Business Africa (www.digitalbusiness.africa), magazine des décideurs consacré aux informations stratégiques sur les TIC, les Télécoms et le Numérique en Afrique, a entrepris d’interroger en interview vidéo les neuf candidats à l’élection présidentielle du 07 octobre 2018 au Cameroun. Digital Business Africa les a invité à parler du numérique et à exposer leurs propositions pour un meilleur développement de ce secteur au Cameroun. Premier arrêt ce 17 septembre 2018, Serge Espoir MATOMBA, le candidat du PURS (le parti Peuple uni pour la rénovation sociale dont il est le Premier secrétaire).

Il promet, s’il est élu président de la République du Cameroun, une obligation pour les banques d’accompagner les Start-up et entreprises du numérique et que les entreprises camerounaises seront prioritaires dans l’attribution les marchés publics consacrés à la digitalisation de l’administration camerounaise.  Entretien.

Digital Business Africa : Quel est l’état des lieux que vous faites du développement de l’économie numérique au Cameroun ?

Serge Espoir MATOMBA : Écoutez. Je n’utiliserai pas le mot catastrophique. Je dirai tout simplement que le numérique n’occupe pas une place importante dans le développement du Cameroun. Et comme nous le disons, nous sommes là pour inverser les priorités. Le numérique fait partie du projet intégral de la refondation du système éducatif que nous avons. Parce que, nous le disons si bien, notre administration désormais doit complètement être informatisée et interconnectée. Comment allons-nous le faire si nous n’accordons pas une place importante au numérique ? Comment allons-nous le faire si nous ne pouvons pas utiliser le numérique comme une source de revenus importante dans le PIB camerounais ? D’autres pays le font. D’autres Etats, d’autres Nations le font. Pourquoi pas nous ? Il est important de dire que l’investissement qui sera accordé à ce secteur-là sera un investissement prioritaire, parce qu’en réalité ce que nous voulons c’est avoir des Camerounais prêts à développer leurs nations.

Mais, ceux-là qui vont au-delà de ce qui est présenté, qui vont plus loin parce que nous devons avoir une nation compétitive. Et avoir une nation compétitive veut dire que nous avons des Camerounais prêts qui ont tous les leviers pour développer la nation et ceci passe forcément par le numérique. Nous avons parlé de l’état civil, de l’identification, etc. Vous savez, les personnages comme STEVE JOBS, ou MARK ZUCKERBERG et bien d’autres, c’est grâce au numérique qu’ils ont pu se faire une place importante dans la société. Au Cameroun nous avons plusieurs jeunes qui ont énormément de talents et qui ont juste besoin d’être accompagnés.

Donc, Il y aura une priorité d’accompagnement pour toutes les Start-up exerçant dans le numérique qui pourront bénéficier de certains financements qui leur permettront non seulement de poursuivre les recherches, mais également de développer des produits qui seront plus tard des produits camerounais.

Nous allons accorder aux banques une garantie souveraine et les banques vont se charger d’étudier minutieusement les business plans qui seront présentés et voir ce qui est  dans l’ordre du faisable. Mais, ces banques auront pour obligation d’accompagner ces Start-up. Serge Espoir MATOMBA

DIGITAL Business Africa : Comment entendez-vous contribuer et financer l’essor des entreprises et start-up du numérique au Cameroun ?

Serge Espoir MATOMBA : Alors, ce sera un schéma simple. Ces Start-up bénéficieront des accompagnements des banques conformément aux business plan qu’ils auront. Parce qu’en réalité il ne faut pas penser que nous allons dire que par Start up nous allons accorder tel montant. Nous allons accorder aux banques une garantie souveraine et les banques vont se charger d’étudier minutieusement les business plans qui seront présentés et voir ce qui est  dans l’ordre du faisable.

Mais, ces banques auront pour obligation d’accompagner ces Start-up. Parce que, ce que  nous voulons c’est que nous puissions sortir la tête de l’eau. Pouvoir vendre aussi des services. Parce que l’un des premiers piliers du développement d’un pays c’est le service. Si nous sommes compétitifs au niveau du service, alors il est clair que nous amorçons là une bonne chaîne pour le développement de la nation.

DIGITAL Business Africa : Dans votre programme politique vous prévoyez, dans le volet numérique, la création d’une école typiquement dédiée aux nouvelles technologies. Quelle sera la différence entre votre projet et l’Ecole supérieure des Postes et des TIC (SUP’PTIC) qui existe déjà ?

Serge Espoir MATOMBA : Le plus sera que, dès la base, vous verrez des gens qui seront formés dès la base jusqu’au sommet. C’est à dire que vous n’allez pas atteindre un certain niveau pour bénéficier de ces formations au niveau du supérieur. Mais, ce sera dès la base, parce que l’objectif pour nous c’est d’avoir au final tous les Camerounais utilisant et pouvant manier tout ce qui est du numérique. Donc, c’est ça !

C’est à dire que vous soyez un enfant de cinq ans, j’ai commencé par cinq ans, 10 ans, 20 ans que vous puissiez manipuler tout ce qui est du numérique. Ce sera cela la plus-value, parce que nous disons ces jeunes que nous allons former maintenant sont ceux qui construiront le futur de demain.

Donc, ils ne vont pas avoir une formation limitée à un certain moment, puisqu’ils grandissent avec une formation qui ouvre leurs consciences à beaucoup plus de recherche. Parce qu’il faut aller vers là.  Vous savez, celui qui bénéficie d’une formation dans le numérique à un certain âge peut réaliser l’exploit d’inventer plusieurs choses. Mais, celui qui commence dès le bas âge arrive avec quelque chose de précis. Ce génie-là est encore là, il le développe dès la base et lorsqu’il devient à un certain niveau on le découvre.

DIGITAL Business Africa : Vous voulez également instaurer l’usage des TIC dans l’administration. Comment ferez-vous la digitalisation de l’administration camerounaise ?

Serge Espoir MATOMBA : Ce sera fait  par secteur et nous allons accorder ce marché de la digitalisation de l’administration à des entreprises camerounaises spécialement. Ce sera un marché dont les entreprises camerounaises vont devoir développer des logiciels que l’administration pourra utiliser tout simplement. Parce qu’à la fin il faut prioriser l’emploi interne et motiver tous ceux-là qui veulent se lancer. Leur faire comprendre qu’il existe un marché. Donc, la digitalisation se fera par secteur. Nous n’allons pas le faire tout d’un coup, une seule fois. Parce qu’en réalité cela nécessite non seulement la disponibilité en temps, mais cela nécessite des moyens financiers importants.

Mais ce sera un travail qui sera fait par les Camerounais, par des programmes qui seront développés par des Camerounais.

Propos recueillis par DIGITAL Business Africa

Ce que propose Serge Espoir MATOMBA dans son projet de société dans le volet TIC et Nouvelles technologies

Présence sur les réseaux sociaux de Serge Espoir Matomba

Point fort : Sur Facebook, réseau social qui rassemble le plus grand nombre des Camerounais, Serge Espoir Matomba est deuxième en termes de nombre de fans sur sa Page officielle Facebook. Avec 120 913 amis.

Point faible : Pas assez d’abonnés et de vidéos sur son compte YouTube qui ne compte que 05 abonnés au 17 septembre 2018.

Par Digital Business Africa

Prochain candidat : Cabral Libii du parti UNIVERS. Rendez-vous demain 18 septembre 2018 sur DIGITAL Business Africa (www.digitalbusiness.africa)

Présidentielle 2018 : Paul Biya gagne déjà la bataille du nombre de fans sur les réseaux sociaux

(Digital Business Africa) – Les neuf candidats à l’élection présidentielle du 07 octobre 2018 au Cameroun ont, pour la majorité, une page officielle sur les réseaux sociaux. Facebook et Twitter notamment. Seul le candidat Ndifor Frankline Afanwi ne possède pas une page officielle sur Facebook. Par contre, il y dispose d’un compte personnel qui compte 4 983 amis. Aussi, seul le candidat Paul Biya dispose d’une page Facebook certifiée : Président Paul Biya. Les chiffres utilisés sont ceux consultés au 21 août 2018.

Sur Facebook, c’est donc le président sortant qui dispose du plus grand nombre de fans sur sa page officielle : 859 099 internautes aiment sa page.  Il est suivi loin derrière par Serge Espoir Matomba qui vient avec 120 913 fans. Joshua Osih du SDF (leader de l’opposition) vient en troisième position avec 64 604 fans.

Sur Twitter, c’est à peu près la même chose. C’est encore le président Paul Biya qui vient en tête avec son compte @PR_Paul_Biya qui totalise 342 000 followers. Aucun des neuf candidats ne possède un compte certifié sur le site de microblogging. Paul Biya est suivi par Joshua Osih (@JoshuaOsih) du Sdf avec 14 400 followers et Akere Muna (@AkereMuna) du mouvement Now avec 7 902 followers.

Sur la plateforme de vidéos YouTube, c’est encore le président Paul Biya qui rassemble le plus grand nombre d’abonnés sur sa chaîne avec 5 466 abonnés. Il est suivi par Cabral Libii avec 1 332 abonnés sur sa chaîne YouTube.

Expliquant la longueur d’avance de Paul Biya sur ces réseaux sociaux par rapport à ses concurrents, Beaugas-Orain Djoyum du cabinet d’e-Réputation ICT Media Strategies indique que « le président Paul Biya bénéficie sans doute déjà de sa notoriété en tant que président de la République, mais aussi dispose de ces pages et comptes sur les réseaux sociaux depuis des années. Sa page Facebook y est présente par exemple depuis 2011, alors les autres candidats ont ouvert leur page officielle des années plus tard. Le simple fait que le compte du président Paul Biya soit entretenu régulièrement au fil des ans participe au recrutement de fans. Ceci contrairement aux autres candidats parfois obligés, après des périodes creuses, à faire recours aux publications sponsorisées pour gagner davantage de fans et faire passer leurs idées et programmes aux internautes ».

Cependant, relève ICT Media STRATEGIES, pour le moment, c’est Cabral Libii du parti UNIVERS qui gagne en terme de nombre de groupes de Fans acquis à sa cause sur Facebook. Ceci avec déjà plus de 20 pages de soutien à Cabral Libii créées. Le plus en vue étant CABRAL LIBII OFFICIEL avec 208 039 membres. N.B : Les chiffres consultés au 21 août 2018.

Par Digital Business Africa

Digital Business Africa fait le point sur l’état du roaming en Afrique

(Digital Business Africa) – Pour son édition N°000, Digital Business Africa, dans sa version magazine PDF, propose à ses lecteurs un dossier spécial sur l’état du roaming en Afrique. La situation dans les quatre grandes zones de l’Afrique est évoquée et des stratégies sont proposées par des experts pour aller vers la suppression des frais d’itinérance mobile afin de permettre aux Africains de communiquer et développer les échanges plus sereinement.

Le N°000 de ce magazine est disponible gratuitement en ligne sur le site web de digitalbusiness.africa.  D’après Beaugas Orain Djoyum, son directeur de publication, c’est une version test pour avoir les avis des acteurs du secteur du numérique. «  Le numéro 00 vous pouvez le télécharger  gratuitement. Nous attendons avec impatience vos remarques pour l’améliorer. Un petit sondage est disponible en ligne et dans la newsletter N°1174 de TIC Mag, que dis-je, de Digital Business Africa ou encore dans la première newsletter sondage. Merci d’avance de prendre juste trois minutes de votre précieux temps pour répondre à ce très court sondage. Cliquez ici pour répondre à ce sondage.  », indique le directeur de publication dans sa lettre aux abonnés.

Dans ce magazine, vous pouvez retrouver entre autres les chroniques de Jean-Jacques Massima, le représentant de l’UIT pour l’Afrique centrale et Madagascar ; d’Olivier Madiba, le promoteur de la start-up Kiro’o Games ; de Philippe Mingotaud, le correspondant de Digital Business Africa en Europe.

Aussi dans cette édition, des interviews exclusives de Rémy Rioux, le Directeur de l’AFD qui précise les modalités du programme Digital Africa lancé par le président français Emmanuel Macron en direction de l’Afrique ; d’Adiel Akplogan, l’un des vice-présidents de l’ICANN ou encore d’Antonio Pedro, le directeur du Bureau sous-régional Afrique centrale de la Commission Économique des Nations Unies pour l’Afrique.

Digital Business Africa est la plateforme web des décideurs consacrée à l’actualité quotidienne des TIC, Télécoms et Numérique en Afrique. Précédemment appelé TIC Mag, Digital Business Africa dispose de la plus grande base de données des professionnels du numérique en Afrique avec plus de 8500 abonnés professionnels à sa newsletter quotidienne. Elle propose désormais une version magazine en PDF aux professionnels du secteur du numérique.

Voici les 35 jeunes de moins de 35 ans qui font bouger l’espace francophone en 2018, selon l’OIF

(Digital Business Africa) – Les Prix Jeunesse Francophone 3535 récompensent chaque an 35 jeunes francophones inspirants âgés de 18 à 35 ans qui ont à leur actif des réalisations exceptionnelles dans leurs communautés. Pour cette 3e édition, l’appel à candidatures a enregistré 290 jeunes innovateurs postulants résidant dans 36 pays et de 4 continents. Une diversité de profils se distingue à cette occasion. Cette édition marque aussi l’introduction de Prix Spéciaux dits Prix «Elan Pour la Jeunesse» (4 lauréats) qui octroient une reconnaissance à des Francophones de tous âges dont les actions bénéficient ou accordent une proéminence particulière aux jeunes francophones.

D’après l’OIF, une prestigieuse cérémonie de récompense se déroulera le 09 Novembre 2018 à Abidjan, Côte d’Ivoire, réunissant des décideurs du monde francophone pour dévoiler le Super Prix du Jeune Francophone de l’Année et pour remettre un trophée à chaque Lauréat. Elle sera suivie le 10 Novembre d’un autre événement «Inspiration Francophone» où plusieurs lauréats viendront parler de leurs parcours et de leurs réalisations avec le grand public.

Selon l’OIF, les 35 jeunes personnalités qui font bouger l’espace francophone en 2018 sont:

AGRICULTURE ET AGRI-BUSINESS

Alimatou Diagne, Sénégal, 26 ans

Carvi Food est le premier producteur semi-industriel de la viande séchée de bœuf produite au Sénégal. Carvi Food part d’une recette traditionnelle, en fait une version améliorée afin d’offrir un produit plus « tendance » et présenté dans des emballages modernes et innovants. Démarré avec un capital de moins de 200 $, Carvi Foods produit 1500 paquets par mois à ce jour et emploie 10 personnes.

Parfait Djimnade, Tchad, 31 ans

Parfait Djimnade est le fondateur d’agro-businesstchad.com, une plateforme web de mise en relation entre des petits agriculteurs et des acheteurs, d’information sur les tendances des prix des produits sur le marché urbain et de conseil agro-météorologique. Son organisation a permis à 3000 petits producteurs agricoles et petits éleveurs de vendre leurs produits et estime avoir augmenté leur chiffre d’affaires de plus de 300 millions de FCFA (500,000 $).

Sausthène Guy Ehui, 30 ans

ICT4DEV est une start-up qui développe des services numériques dans l’agriculture. Elle est à l’origine de GELICO; une plateforme de gestion et de suivi en ligne des activités des coopératives et d’un service SMS de conseils agricoles et d’information de prix proposés aux agriculteurs via un abonnement mensuel. En moins de 2 ans, plus de 110 coopératives agricoles (représentant 20,000 paysans) utilisent l’Application GELICO et leur service SMS compte près de 5 000 abonnés.

ARTS, CULTURE ET MODE

Ndèye Fatou Kane, Sénégal, 32 ans

Pionnière du blogging littéraire au Sénégal (www.cequejaidanslatete.wordpress.com), Ndèye Fatou Kane est férue de littérature à l’image de son grand-père écrivain, Cheikh Hamidou Kane, auteur de l’aventure ambiguë. Avec à son actif deux ouvrages : Le Malheur de vivre, roman (L’Harmattan 2014) et Vous avez dit féministe? (L’Harmattan, 2018) Fatou Kane continue de gracier et d’animer l’actualité littéraire dans son pays.

Pehah Jacques Soro, Cote d’Ivoire, 30 ans

Major de promotion du Lycée d’Enseignements artistiques d’Abidjan puis titulaire d’un Master 2 à l’Ecole Nationale des Beaux-Arts d’Abidjan, Jacques Soro est un artiste peintre qui réalise ses oeuvres avec un effet optique (3D) ultra réaliste qui sont loin de laisser indifférent. Il représente la nouvelle génération de peintres parmi les plus prometteurs de Cote d’Ivoire.

Séidou Barassounon, Bénin, 32 ans

Fils de Griot et musicien, Seidou Barassounon a créé le Festival annuel des Arts Griotiques qui met en scène depuis 3 ans les griots du Bénin et de la sous-région visant à sauvegarder et transmettre ce patrimoine en voie de disparition. Chaque édition du Festival regroupe environ 50 griots pour une moyenne de 25,000 spectateurs. Il est aussi à l’origine d’une pétition lancée auprès de l’UNESCO pour la reconnaissance d’une “Journée Mondiale des Griots et Maîtres de la Parole”.

BLOG, INFLUENCE DIGITALE ET INNOVATION MEDIA

Danny Izinga, RDC, 23 ans

KIVUZIK c’est 3-en-1 (une plateforme de streaming et de téléchargement, un magazine en ligne et une chaîne digitale KIVUZIK TV) qui permet aux jeunes artistes de la RDC de trouver leur audience. Avec plus de 8 000 morceaux des artistes émergents du pays, plus de 10 000 visites par jour et plus de 120 000 abonnés sur les réseaux sociaux, Danny Izinga est l’un des nouveaux influenceurs qui travaille à faire rayonner de plus belle la musique et la culture congolaise sur la scène internationale.

Grebet O’plérou Luc Denis, Cote d’Ivoire, 21 ans

A travers son compte Instagram @creativorian, Luc Denis publie chaque jour un émoji africain. Mets culinaires, objets du quotidien, monuments, vêtements…Tout y passe avec ces illustrations représentatives d’une Afrique fière de son quotidien et de sa culture. Son prochain défi à lui, intégrer ses émojis sur les plus grands réseaux sociaux existants.

Laetitia Ky, Cote d’Ivoire, 22 ans

Laetitia Ky enchante la toile digitale grâce à ses créations capillaires postées sur les réseaux sociaux, représentant bien souvent des coiffures qui défient les lois de la gravité. Avec une communauté cumulée de plus de 100,000 abonnés sur Instagram et Facebook, son art reste aussi insolite autant que militant en faisant passer des messages sur divers sujets tels que le respect de l’environnement, l’amour de soi, la paix etc.

DIRIGEANT D’ENTREPRISE

Carole Attoungbre, Côte d’Ivoire, 28 ans

Carole Attoungbre dirige la filiale ivoirienne d’Eneza Education, une entreprise sociale qui améliore l’accès à une éducation de qualité par la technologie. Avec plus de 4 millions d’utilisateurs au Kenya et au Ghana, iEduk disponible en Côte d’Ivoire est un tuteur éducatif virtuel qui permet aux élèves (à partir de la classe de CM1) d’avoir accès par SMS à des mini-leçons et des quiz conformes au programme national pour booster leur connaissance et recevoir un feedback individualisé par SMS. Carole est aussi membre du réseau Global Shapers (Abidjan Hub) du Forum Economique Mondial.

Néné Keita, France/Mali, 27 ans

La contribution de la diaspora malienne à l’économie nationale s’est chiffré à plus de 483 milliards de FCFA en 2017. C’est plus que l’aide publique au développement. Néné Kéita est en charge du Programme DiaspoHub chez Entreprendre Mali qui mobilise et accompagne des entrepreneurs de la diaspora malienne basés en France. 8 projets chiffrés à des centaines de millions de FCFA se sont déjà vus accompagnés dans des domaines aussi divers que le développement durable, l’agribusiness, la formation et les télécommunications.

Souleymane Biteye, Sénégal, 26 ans

Après plusieurs années où il a accompagné plus de 60 startups, Souleymane Biteye a fondé Mazali Group qui se spécialise dans la recherche et le développement de solutions innovantes pour les entreprises à travers l’élaboration de stratégies d’entreprise efficaces en Afrique.

EDUCATION

Lamine Barro, Côte d’Ivoire, 24 ans

Etudesk collabore directement avec des entreprises locales pour identifier leurs besoins et créer des modules de formation en ligne accessibles gratuitement sur leur plateforme. Etudesk se positionne ainsi comme « l’Université des entreprises » en formant des étudiants et des demandeurs d’emploi sur des compétences spécifiques à certaines industries puis partage les profils les plus qualifiés avec ces entreprises dans leurs processus de recrutement. Etudesk a depuis déployé 18 modules de formation et formé 1400 personnes en Côte d’Ivoire.

Madjiarebaye Jonathan, Tchad, 30 ans

Ancien projectionniste dans une salle de cinéma de la capitale, Madjiarebaye Jonathan contribue à améliorer le système éducatif au Tchad en ramenant le cinéma à l’école! Son projet “CINÉ CLASSE EDUCATION” est un programme de renforcement des capacités des élèves basé sur le programme éducatif qui effectue des projections avec des films adaptés des œuvres étudiées en classe. En 2017, il dénombre 2404 bénéficiaires pour cette initiative innovante et nouvelle.

Marx Elvis Godjo, Bénin, 31 ans

Afrik Excel Educ & TIC a initié un programme d’échange de livres scolaires unique au Bénin. L’organisation collecte les livres et manuels auprès de parents dont les enfants passent en classe supérieure; les traite et les rend disponible à un réseau d’élèves et parents adhérents qui peuvent échanger un ou plusieurs livres contre d’autres en payant des frais minimaux d’échange. En 2017, on compte 500 adhérents et 1500 livres cédés sous forme d’échange.

ENTREPRENEURIAT * 2 lauréats ont obtenu une note ex-æquo

Bertin Dakouo, Mali, 32 ans

Fété Impact Development est un cabinet de référence en conseil et de mise à niveau au Mali qui offre des services de conseil et formation de qualité égale à celle des cabinets occidentaux, au prix des cabinets locaux à différents acteurs du développement socio économique en Afrique. Démarré en janvier 2015 avec un investissement de 26.000F, le cabinet a réalisé un chiffre d’affaire de 400 millions de FCFA en 2017 et accompagne plus de 50 clients dans 3 pays.

Mariam Kourouma, Guinée, 34 ans

Mariam Kourouma est la fondatrice d’O’burger, une chaine de fast food spécialisée dans la restauration rapide et la livraison de repas à domicile qui compte 3 points de vente ouverts et d’une seconde entreprise INNOV Services. Forts de 30 employés, Mariam est un jeune modèle féminin de réussite dans les affaires en Guinée et une championne du Made in Africa.

Philippe Nkouaya, Cameroun, 27 ans

Philjohn Technologie est une entreprise de consulting et d’intégration de systèmes intervenant dans la Transformation Digitale, le Business Intelligence, la gestion clientèle et des données. Elle se spécialise particulièrement dans l’archivage numérique et la sécurisation des données pour un chiffre d’affaires excédant 100 millions de FCFA et 30 collaborateurs.

Vèna Arielle Ahouansou, Bénin, 25 ans

En Afrique, retrouver les antécédents médicaux des patients est un problème. A travers la plate-forme de santé numérique KEA Medicals, tout patient peut renseigner et conserver ses informations médicales en créant un compte d’Identité Médicale Universelle (IMU). Après un enregistrement, chaque patient reçoit son code IMU qui est un CODE QR imprimable sur différents supports: des bracelets, des patchs, des cartes qu’un médecin peut scanner par la suite. KEA medicals offre de même des services d’assurance santé et de consultation médicale en ligne. Plus de 50.000 utilisateurs dans 6 pays et 1700 professionnels de santé sont ainsi connectés.

ENVIRONNEMENT

Bemah Gado, Togo, 28 ans

STADD a créé 7 unités de collectes des déchets ménagers solides dans différents quartiers de Lomé et une unité de recyclage des déchets plastiques. Cette entreprise sociale a permis de créer 22 emplois verts directs, permanents et plus de 800 emplois indirects. Elle a également collecté et recyclé à ce jour 500 tonnes de déchets plastiques et 300 tonnes d’aluminium et ferrailles valorisés.

INTERPRETATION CINEMA

Ivanne Beke Niaba alias Yvidero, Côte d’Ivoire, 30 ans

Ivanne Beke est un personnage central de la série « BARBERSHOP » diffusée sur CANAL+. Reconnue à l’origine sur la toile, ce portrait de la fraîcheur hilarante des réseaux sociaux est l’instigatrice et le personnage principal de son web show «YviDeRo» qui utilise l’humour pour communiquer divers messages et rencontre un succès notable.

Aminata Sylla, Guinée, 34 ans

Diplômée de l’Institut Supérieur des Arts de Guinée avec une spécialisation scénario-réalisation, Aminata Sylla réalise en 2010 ses premiers courts métrages ainsi que sa première fiction « ET SI ON ETAIT UN » qui évoque la tolérance politique et religieuse. Son dernier documentaire intitulé « KINSY SANTY » devrait être bientôt disponible.

Marie Christine Beugré, Cote d’Ivoire, 34 ans

Révélé au public en présentant la météo de la télévision ivoirienne, Marie-Christine Beugré est une modèle et actrice qui a notamment joué pour les téléfilms ivoiriens « ET SI DIEU N’EXISTAIT PAS ? » et « SŒURS ENNEMIES ».

MUSIQUE

Josey Priscille Gnakrou alias Josey Cote d’Ivoire, 28 ans

Diplômée de l’École nationale d’administration (ENA), Josey est une artiste chanteuse ivoirienne développant une musique entre Coupé-décalé, Afro-zouk, RnB contemporain, Musique soul et afro-dance. Ses chansons sont plébiscitées dans plusieurs pays d’Afrique.

PERSONNALITE INTERNET, RADIO ET MEDIA

Hanse Charly Mougniengou alias Charly Tchatch, Gabon, 29 ans

Charly Tchatch est le créateur du Tchatching, un mélange singulier de consonnes et de syllabes qui ne respecte pas la logique de la syntaxe de la langue française et anglaise. Flamboyant, il a notamment officié comme maître de cérémonie du New York Forum Africa, de la CAN 2017 au Gabon et des Jeux de la Francophonie Abidjan 2017.

Ibo Laure Prisca alias Prissy La dégammeuse, Cote d’Ivoire, 30 ans

Animatrice Radio, Chroniqueuse, Actrice TV, Humoriste qui nous habitue à des parodies impossibles, Prissy la dégammeuse représente la nouvelle génération des talents culturels polyvalents de Côte d’Ivoire.

Jean Michel Onnin, Côte d’Ivoire, 30 ans

Son élégance, son aisance, et son éloquence ont fait de lui en quelques années l’un des animateurs ivoiriens les plus prisés. Diplômé en Broadcast Journalism de l’Institute of Commercial Management de Londres, Jean Michel Onnin s’engage aussi pour des causes qui lui parlent, comme en témoigne son activisme en qualité d’Ambassadeur de la sécurité routière en Côte d’Ivoire.

PLAIDOYER ET SOCIETE CIVILE

Johanna Sylvain Joseph, Haïti, 32 ans

Diplôme en droit, Avocate Fondatrice chez JSJ Law Services, Johanna Sylvain Joseph est l’organisatrice de Conversations Essenti’Elles, une série de rencontres-débats autour de la problématique du genre en Haiti qui réunit des centaines de personnes. Elle milite notamment pour l’application d’un principe de quota au sein des administrations du pays.

Leattytia Badibanga, Canada, 30 ans

Plus de 1/2 million d’animaux sont abandonnés en refuge chaque année au Québec et malheureusement, 80% d’entre eux se verront euthanasiés par manque de ressources. Les Pattes Jaunes est le seul et unique catalogue web francophone destiné à promouvoir l’adoption des animaux abandonnés et stérilisés des refuges éthiques du Québec. Depuis la mise en ligne en juin 2017, près de 3 000 animaux du catalogue ont été adoptés et le site compte 25 000 visites mensuelles organiques.

Manuella Ollo, Côte d’Ivoire, 33 ans

Le Label des Consommateurs Africains créé en 2014 est le seul et unique Label en Afrique Francophone qui est un programme de notation des produits et services par les consommateurs africains eux-mêmes. Plus de 50,000 personnes ont participé aux votes en lignes et enquêtes terrain pour 80 entreprises lauréates en 2018.

SERVICE PUBLIC

Bayédjê Roland Alavo, Bénin, 24 ans

Au Bénin, 823 lois sont en vigueurs. A travers le projet TOSSIN, RAB TECH transcrit vocalement les lois votées et promulguées du Bénin disponible via une application mobile. A ce jour, 12 lois sont déjà numérisées. TOSSIN permet ainsi aux utilisateurs d’écouter chaque article en Audio, de faire une recherche d’expressions dans la loi, d’accéder directement à un article par son numéro, de le partager à travers les réseaux sociaux et applications de messagerie, d’entretenir un liste de favoris, et de télécharger la version paru au journal officiel au format pdf. L’application cumule à ce jour plus de 15 000 téléchargements.

Fabiola Mizero Ngirabatware, Canada/Rwanda, 26 ans

Fabiola Mizero est la cofondatrice de l’Association des étudiants africains de l’Université de Montréal (AAUM) au Canada qui comprend 2000 étudiants. Elle est par ailleurs l’instigatrice de la première délégation de l’Union Africaine à l’Université de Montréal (MAU) et du Comité des Affaires internationales (CAIUM), afin de permettre aux étudiants issus de communautés diversifiées d’avoir une chance d’être représentés et d’être entendus.

Tounkara Sokona, Mali, 24 ans

Créé par une décision de la CEDEAO, le Centre de Développement de la Jeunesse et des Sports de la CEDEAO( CDJS/CEDEAO) initie et met en œuvre des programmes relatifs au développement de la jeunesse au sein de la communauté. A ce jour, plus de 1300 jeunes ont bénéficié des formations et 156 volontaires ont été déployés pour différentes activités. Le prochain cap, mettre en place une plateforme de financement participatif pour faciliter l’accès aux financements des jeunes.

PRIX SPECIAUX ELAN POUR LA JEUNESSE

Alexandra Amon, Côte d’Ivoire

Alexandra Amon entame une carrière d’entrepreneur dans l’audiovisuel en 2012. Tantôt actrice, tantôt productrice, elle compte à son actif quatre productions originales telles que la série TV CHRONIQUES AFRICAINES diffusée sur plusieurs chaînes internationales ou encore la plus récente web-série BOUTIQUE HÔTEL.

Fodé Kaera Yattabare, Côte d’Ivoire

Cosmétologue spécialisé et fondateur de KAERA Cosmetics, Fodé Kaera a réussi à hisser son entreprise dans le top 5 des industriels de l’hygiène et de la cosmétique en Côte d’Ivoire en 8 ans à peine. Son entreprise compte 151 employés avec plus d’1 milliard de chiffre d’affaire. Elu Administrateur à la Confédération Générale des Entreprises de CI en novembre 2017, il devient le plus jeune administrateur de l’histoire du patronat ivoirien à 32 ans.

Kahi Lumumba, RDC

Kahi Lumumba est le Fondateur et Directeur Général de TOTEM Expérience, une entreprise créative panafricaine qui développe la créativité des marques sur le digital. Il organise aussi les ADICOM Days, le rendez vous annuel qui réunit les professionnels de la communication et les influenceurs africains du net. Kahi est également le petit-fils du leader congolais Patrice Émery Lumumba.

Sidi-Mohamed Dhaker, Mauritanie

Sidi-Mohamed Dhaker est Directeur de Cabinet du Gouverneur de la Banque Centrale de Mauritanie. Il a été l’un des principaux artisans de la modernisation de l’institut d’émission qu’il a rejoint en 2014, notamment en étant le coordinateur du Programme de modernisation de la BCM. Engagé pour le leadership des jeunes, Dr. Dhaker est fondateur de l’Institut du Leadership, une organisation non-gouvernementale qui vise à renforcer les capacités des jeunes leaders.

TECHNOLOGIE

Kevin Sesse, Cote d’Ivoire, 25 ans

MONARTISAN.ci est une plateforme de compétence à la demande qui permet de trouver rapidement et facilement des artisans, à proximité, testés, évalués et recommandés pour des travaux de dépannages ou de réparations. Emmené par Kevin Sessé, major d’Université et récipiendaire du Prix Quotient Intellectuel des élèves et étudiants doués et surdoués de Cote d’Ivoire, MONARTISAN référence 200 artisans et a réalisé un chiffre d’affaires de plus de 10 millions de FCFA (17,000$) sur ses 6 premiers mois d’activité.

Vincent Onana Binyegui, Cameroun, 30 ans

Teachmepad est une tablette éducative concue au Cameroun. Destinée particulièrement aux élèves des zones rurales, elle comprend une dizaine d’applications avec un contenu éducatif bilingue du primaire à l’université et reste modulable en fonction de chaque pays africain. Autres particularités; cette tablette intègre des matériaux locaux, notamment de l’essence de bois; utilise le solaire comme mode de rechargement alternatif et reste accessible sans connexion internet.

Youssouf Ballo, France/Cote d’Ivoire, 29 ans

Onéreux et nécessitant plusieurs déplacements; Legafrik est une plateforme 100% en ligne qui permet aux entrepreneurs de 17 pays en Afrique de pouvoir désormais créer leurs entreprises, à l’aide de leurs smartphones. Legafrik simplifie toutes les démarches juridiques et administratives des entrepreneurs en quelques clics et permet également de consulter des avocats en ligne à un tarif compétitif. Plus de 200 modèles de documents juridiques sont en outre disponible en ligne. Lancée en 2018, plus de 100 entrepreneurs ont déjà fait appel à leurs services.

Par Digital Business Africa, avec Francophonie 3535

Beaugas Orain DJOYUM explique les raisons du changement de TIC Mag en DIGITAL Business Africa

(Digital Business Africa) – Très cher lecteur/ très chère lectrice, Vous faites sans doute partie des personnes qui suivent avec intérêt TIC Mag depuis l’année 2010. Nous vous remercions de tout cœur. Ce 05 septembre 2018, nous avons pris la difficile décision de changer le nom de notre plateforme web spécialisée dans l’actu des TIC, des Télécommunications et du numérique. Nous allons désormais vous proposer un contenu stratégique sur l’actualité des TIC, des Télécoms et du numérique en Afrique non plus sous la bannière de TIC Mag, mais à présent au travers de la marque Digital Business Africa. Une décision difficile à prendre, surtout au regard de la réputation que nous avons établie, au fil des années et au fil des nuits blanches.

C’est en réalité depuis plus de deux ans que nous avons évoqué la possibilité de changer la marque TIC Mag. Et beaucoup parmi vous nous ont également proposé cela. Après des hésitations, la décision est prise pour trois raisons principales : Premièrement, nous estimons que dans les années à venir, il ne sera plus très branché de parler de TIC, mais plutôt de numérique ou de digital. Un peu comme l’on assiste aujourd’hui avec la disparition de l’appellation N’TIC au profit de TIC.

Deuxièmement, parce que nous envisageons, dans un futur proche, lancer la version anglaise de notre support. Lancer cette version avec la même appellation TIC Mag ne serait pas « so cool » ; la version anglaise de TIC Mag étant ICT Mag. Ce qui impliquerait un investissement plus important en termes de marketing et de communication pour la marque en langue anglaise. Nous avons donc choisi un nom facilement assimilable à la fois en français et en anglais. D’autant plus que d’autres services parallèles seront lancés lors de la cérémonie officielle de présentation.

Troisièmement, il nous a paru important d’insérer la dénomination de notre très cher continent africain dans notre nouvelle appellation. Pas seulement parce que nous sommes attachés aux principes et aux valeurs africaines que nous souhaitons partager aux quatre coins de l’Afrique, mais également parce que nous voulons désormais raconter les success stories et les stratégies de développement du numérique observées chez nos voisins, afin qu’elles puissent, au besoin, inspirer nos lecteurs, les décideurs que vous êtes. Intégration donc désormais, non plus seulement des infos de l’Afrique centrale, mais également et beaucoup plus des infos de l’Afrique de l’Ouest, de l’Afrique du Nord, de l’Afrique de l’Est et de l’Afrique australe.

Parmi les nouveautés que nous vous proposons dans la foulée, en plus des infos stratégiques sur les artisans de la transformation numérique du continent, un magazine web mensuel exclusivement disponible en ligne pour le moment. Le numéro 00 que vous pouvez télécharger à partir de cette newsletter vous est offert gratuitement. Nous attendons avec impatience vos remarques pour l’améliorer. Un petit sondage est disponible en ligne et dans la newsletter N°1174 de TIC Mag, que dis-je, de Digital Business Africa ou encore dans la première newsletter sondage. Merci d’avance de prendre juste trois minutes de votre précieux temps pour répondre à ce très court sondage. Cliquez ici pour répondre à ce sondage. 

Comme indiqué, vous continuerez à recevoir nos newsletters quotidiennes comme d’habitude. Le plus étant la version Mag en ligne et le nombre croissant d’informations stratégiques que nous allons vous proposer. Déjà nous vous remercions pour la confiance que vous placez en nous. A nos partenaires, annonceurs et mécènes, recevez ici nos sincères remerciements pour tout ce que vous faites pour nous. C’est grâce à vous que nous vous produisons ces contenus quotidiens. Merci encore et n’hésitez pas à convaincre d’autres à vous rejoindre.

Bonne lecture et à très bientôt ! Ne l’’oubliez pas : notre nom change, mais notre ADN reste le même !
Merci encore et excellente journée !

Beaugas Orain DJOYUM,
Directeur de la Publication

Etats-Unis : Un enfant de 11 ans pirate système de vote électronique

(Digital Business Africa) – C’est une histoire qui pourrait être à peine croyable. A l’occasion de la Defcon, la plus grande conférence de hacking au monde tenue en août 2018, Audrey Jones, 11 ans est parvenue à pirater une réplique du système de vote électronique américain. Il lui aura fallu au total 10 minutes pour parvenir à sa fin et faire élire “Bob da Builder” (Bob le bricoleur en français), célèbre personnage de dessin animé président des Etats-Unis.

Sur le principe de la compétition, les enfants étaient appelés à pirater les sites Internet officiels qui permettent d’annoncer les résultats. Sur les 39 enfants âgés de 8 à 16 ans participant à l’expérience du Voting Village de la Defcon, 35 seraient parvenus à pirater le site en moins d’une demi-heure. Les surdoués ont pu gonfler les voix et changer les noms des candidats, rapporte Financial Afrik.

Notons cependant que dans un communiqué, l’Association Nationale des Secrétaires d’État a émis quelques réserves sur la compétition, en affirmant que les répliques utilisées pour l’expérience étaient de loin différent de ceux réellement utilisées par les administrations américaines. Une réserve admise par les organisateurs de la Defcon, qui ont affirmé qu’il serait très difficile de répliquer exactement les sites réellement utilisés par les administrations américaines.

Ecrit par Digital Business Africa

Cameroun : Nexttel sommé par le régulateur de rétablir l’interconnexion avec Kakotel SA

(TIC Mag) – Nouveau rebondissement dans l’affaire opposant l’opérateur mobile Viettel Cameroun qui exploite la marque Nexttel et l’opérateur Kakotel SA, détenteur d’une licence de première catégorie pour l’établissement et l’exploitation des réseaux en vue de la fourniture au public des services de communications électroniques.

En effet, depuis le 16 février 2018 que Kakotel Cameroon SA a obtenu sa licence après avoir payé ses droits d’entrée comme le veut la réglementation en vigueur au Cameroun, ce jeune opérateur a du mal à lancer ses activités avec aisance, parce que les trois grands opérateurs mobiles du pays (Nexttel, MTN Cameroon et Orange Cameroun) traînent à établir une réelle interconnexion des services SMS et la terminaison d’appels avec Kakotel SA. L’affaire avait alors été portée par Kakotel devant le régulateur (l’Agence de régulation des télécommunications) pour arbitrage.

Ce 23 août 2018, l’ART a sommé Nexttel de rétablir l’interconnexion avec Kakotel SA. Dans une correspondance adressée au DG de Viettel Cameroun, dont TIC Mag a pu consulter, Philémon Zo’o Zame, le DG de l’ART, demande au DG de Viettel Cameroun, troisième opérateur mobile du pays, de « rétablir sans délai » les interconnexions coupées.

L’injonction de l’ART

« Monsieur le Directeur Général, j’ai l’honneur de porter à votre connaissance que dans le cadre du litige d’interconnexion rappelé en objet, des séances de conciliation sont en cours à l’Agence en vue de trouver une solution à l’amiable à ce problème. Par ailleurs, la suspension d’interconnexions des services SMS et terminaisons d’appels s’étant opéré sans décision préalable de l’Agence, en violation de l’article 58 du décret N°2012/1640/PM du 14 juin 2012 fixant les conditions d’interconnexion, d’accès aux réseaux de communications électroniques ouverts au public et de partage des infrastructures, je vous demande de rétablir ces interconnexions sans délai.  Vous voudriez, pour le volet terminaison trafic, prendre les dispositions pour que ledit trafic soit exclusivement destiné aux abonnés du réseau de Viettel Cameroun », écrit le DG de l’ART au DG de Viettel Cameroun.

En effet, le décret N°2012/1640/PM du 14 juin 2012 fixant les conditions d’interconnexion, d’accès aux réseaux de communications électroniques ouverts au public et de partage des infrastructures, en son article 12, stipule que « les opérateurs de réseaux de communications électroniques ouverts au public, titulaires d’une concession, sont tenus de faire droit, dans les conditions objectives, transparentes et non discriminatoires, aux demandes d’interconnexion et d’accès au réseau de tout opérateur des services de communications électroniques ouvert au public, titulaire d’une concession, d’une licence ou d’un récépissé de déclaration ».

L’article 13 de ce même décret précise que « l’interconnexion et l’accès aux différents réseaux de communications électroniques ouverts au public font l’objet d’une convention de droit privé entre les parties, précisant les conditions techniques, financières et administratives prévues par les dispositions du présent décret ».

Kakotel SA appelle à la sanction

Commentant cette décision de l’ART, Joseph Kamgue, le PDG de Kakotel SA, affirme que « l’ART, en enjoignant Nexttel de nous reconnecter sans délais, vient sur le tard réparer une injustice et un abus de position dominante qui n’est d’ailleurs pas propre uniquement à Nexttel, puisque MTN et Orange ont fait pire en refusant carrément de nous interconnecter pour des raisons plus ou moins loufoques n’ayant rien à voir avec la réglementation ».

Cameroun : Joseph Kamgue Takougang, nouveau vice-président du MECAM

Notre crédibilité à la banque est également détruite! Car de l’entreprise modèle que l’on était, on s’est retrouvée blacklistée à cause des entreprises qui se croient tout permis. Joseph Kamgue

Joseph Kamgue encourage l’ART, le gendarme du secteur, à « sanctionner avec énergie, afin que personne d’autre ne puisse plus s’aventurer sur ce chemin-là ». D’après lui, Nexttel, en refusant l’interconnexion avec Kakotel, participe à la destruction de l’image de Kakotel SA non seulement devant ses clients, mais également devant ses fournisseurs et devant ses employés.

« Notre crédibilité à la banque est également détruite! Car de l’entreprise modèle que l’on était, on s’est retrouvée blacklistée à cause des entreprises qui se croient tout permis. Comment voulez-vous qu’une banque fasse confiance aux start-up dans ces conditions, si l’une des plus prometteuses d’entre elles ne peut pas travailler faute de clients à cause des mastodontes qui font fi des licences délivrées par le Gouvernement et les poussent sans honte à la faillite? », s’interroge le promoteur de Kakotel SA. Pour lui, il s’agit d’une volonté clairement affichée des opérateurs mobiles concessionnaires (Nexttel, Orange et MTN) de bloquer le développement des entreprises nationales du secteur du numérique.

Un problème rencontré par plusieurs opérateurs licenciés

« Si une banque finance les start-up et celles-ci remboursent elle n’aura aucun intérêt à ne pas financer d’autres start-up qui viennent vers elle. Mais si la banque finance la première start-up et que celle-ci ne rembourse pas, les conséquences pour l’économie sont désastreuses, d’où le constat selon lequel les banques sont surliquides, mais manquent de garantie ou bien de confiance », explique Joseph Kamgue qui souhaite un rétablissement rapide de ces interconnexions non seulement avec Nexttel, mais également avec MTN et Orange.

Au Cameroun, Kakotel SA n’est pas la seule entreprise qui souffre du refus de l’interconnexion de leurs réseaux avec ceux des opérateurs mobiles Orange, MTN et Nexttel. L’entreprise GTS Infotel Cameroon SA de Pierre-François Kamanou, par ailleurs président du REPTIC, sollicite également en vain depuis 2002 l’interconnexion avec Orange et MTN. Seul l’opérateur historique Camtel est sensible aux demandes d’interconnexion des opérateurs nationaux de communications électroniques détenteurs d’une licence.

Par TIC Mag

Les 26 propositions de l’OIF pour améliorer le cadre juridique de l’économie numérique au Cameroun

(TIC Mag) – L’organisation internationale de la Francophonie, représentée par le Pr Jean-Louis Atangana Amougou, Directeur de cabinet de la Secrétaire générale de la francophonie, Michaëlle Jean, a remis au gouvernement camerounais, représenté par la ministre des Postes et Télécommunications, Minette Libom Li Likeng, et le vice-président de l’Assemblée nationale, Théodore Datouo, son audit du cadre juridique et institutionnel de l’économie numérique au Cameroun. C’était le 29 août 2018 à Yaoundé l’Assemblée nationale du Cameroun.

Dans cet audit réalisé par le cabinet Carapaces, Stratégies et Conformités mandaté par l’OIF, des recommandations sont formulées au gouvernement camerounais après les constats relevés. Au total, 26 propositions rassemblées dans quatre grandes recommandations pour l’amélioration du cadre juridique et institutionnel de l’économie numérique au Cameroun.

Ces quatre grandes recommandations sont : la définition et la mise en œuvre d’un cadre d’une prospective stratégique pour le développement de l’économie numérique au Cameroun ; la conduite des réformes nécessaires à la mise à niveau du cadre réglementaire de l’économie numérique ; le développement des stratégies et l’adoption des mesures réglementaires idoines à l’approfondissement de la régulation de l’économie numérique et enfin l’adoption des mesures techniques et réglementaires nécessaires à la mise en place effective d’un système national de normalisation pour l’économie numérique.

Les 26 propositions de l’OIF

Recommandations OIF pour le numérique au Cameroun (Téléchargez)

Ces recommandations ont également été présentées le 29 août 2018 à l’Assemblée nationale du Cameroun au cours d’un atelier de restitution ayant rassemblé les députés, les acteurs du secteur et le gouvernement. Atelier au cours duquel ces recommandations ont fait l’objet d’amples discussions entre les acteurs du secteur en vue de leur amélioration.

Le vice-président de l’Assemblée nationale, Théodore Datouo, s’est d’ailleurs félicité de cette initiative en saluant l’apport de l’OIF. « Pour l’économie numérique comme tout autre domaine, le cadre juridique et institutionnel est comparable à la fondation qui va porter et soutenir de manière stable et durable son développement. C’est en cela que l’action du Ministère des Postes et Télécommunications a été déterminante. Madame le Ministre, recevez ainsi l’expression de la satisfaction du Parlement national. La réalisation du présent audit a été possible, grâce à l’action en avant de votre département ministériel. Tout comme j’adresse mes sincères félicitations au REPATIC initiateur de cet audit et aux experts du Cabinet CARAPACE qui l’ont mené », a déclaré le vice-président de l’Assemblée nationale.

Une Taskforce créée pour le suivi des recommandations

Pour l’honorable Julien Bara, président du Réseau des parlementaires chargés des TIC (REPATIC), il n’est plus à démontrer que les technologies de l’économie numérique sont en perpétuelle mutation : « Elles offrent aux entreprises des opportunités de développement et d’expansion rapide en imposant de nouvelles règles de contrôle et de gestion qui reposent sur le numérique. D’où l’importance d’un cadre juridique robuste pour encadrer toutes les activités de l’économie numérique », indique-t-il.

Un groupe de réflexion pour le suivi des recommandations

Participant à cet atelier, Pierre-François Kamanou, le président du Réseau des professionnels des TIC, des Télécoms et du Numérique du Cameroun (REPTIC), note avec satisfaction que ce rapport d’audit dresse une liste exhaustive des freins au développement harmonieux et inclusif de l’économie numérique.

« A l’issue des débats qui ont eu lieu au cours de cet atelier de restitution, il a été constituée une taskforce incluant des représentants de tous les acteurs de l’écosystème sous la conduite du REPATIC, avec pour objectif d’apporter les modifications utiles et valider ce rapport avant sa présentation à la commission TIC des députés de l’assemblée nationale. Je félicite ainsi l’Honorable Julien Bara, Président du REPATIC, pour cette initiative salutaire. Je suis heureux de faire partie de cette taskforce et je confirme ici tout l’intérêt que le REPTIC accorde à l’opérationnalisation de ce rapport d’audit dans les meilleurs délais », indique Pierre-François Kamanou.

Pour sa part, la ministre des Postes et des Télécommunications, Minette Libom Li Likeng, réaffirme la volonté du gouvernement à œuvrer pour le développement du numérique en mettant tout le nécessaire en œuvre pour que le pays puisse se doter d’un cadre juridique approprié et adapté. Engagement d’ailleurs présent dans le Plan stratégique Numérique Cameroun 2020.

L’engagement de l’OIF

C’est au terme de la XVe Conférence des chefs d’État et de gouvernement des pays ayant le français en partage qui s’est tenue à Dakar les 29 et 30 novembre 2014 que l’OIF a réaffirmé son positionnement dans le domaine de l’économie numérique, avec l’adoption de la Stratégie économique pour la Francophonie, d’une part, et de la Stratégie jeunesse de la Francophonie 2015-2022, d’autre part.

Quelques acteurs clés de l’organisation de l’atelier de Yaoundé

Cette Stratégie économique pour la Francophonie s’inscrit dans une vision qui place l’épanouissement de l’individu au cœur du processus du développement économique durable. Dans cette optique, rappelle Emanuel V. Adjovi de l’OIF, la Francophonie entend renforcer l’espace économique francophone pour apporter des réponses aux interrogations que suscitent les défis économiques, numériques, sociaux, énergétiques et environnementaux ainsi que les déséquilibres croissants du système économique et financier mondial…

A travers ces propositions de révision du cadre juridique et institutionnel de l’économie numérique, il s’agit également pour l’OIF de soutenir l’esprit d’entrepreneuriat chez les jeunes et encourager la créativité numérique, culturelle et artistique.

La Commonwealth Telecommunication Organisation avait également, par le passé, accompagné le Cameroun (Minpostel et ANTIC) dans l’élaboration d’une politique de cybersécurité et la stratégie de lutte contre la cybercriminalité.

Par TIC Mag

Cameroun : Des élèves primés au terme de la 1ère édition du « Moo Exams Holidays Battle » organisée par SDK Games

(TIC Mag) – En avril 2018, la start-up SDK Games Africa a lancé la 2è phase pilote de Moo Exams, son application de E-learning intégrant des contenus éducatifs en réalité virtuelle et réalité augmentée, 100% adaptée aux programmes scolaires camerounais, lancée deux ans plus tôt. L’engouement est immédiat, surtout à l’approche de la période des examens au Cameroun qui recouvre généralement les mois de mai et juin.

Et dans le souci de continuer de rester cohérent avec l’agenda de leur population cible, Moo Exams s’est donc par la suite mise elle aussi aux couleurs des grandes vacances scolaires, au travers de la compétition « Moo Exams Holidays Battle » dès le 16 juillet jusqu’au 25 août, date de la finale et cérémonie officielle de clôture et de récompense des meilleurs joueurs.

Réunis pour l’occasion à Canal Olympia dans le campus de l’Université de Yaoundé I, de même que les parents, des professeurs et des personnalités invités tels que le représentant du gouverneur de la région du Centre, les deux équipes finalistes se sont ainsi affrontées séance tenante sur des questionnaires de mathématiques, physique, chimie, ainsi qu’une épreuve additionnelle de réalité virtuelle et réalité augmentée.

« Ces équipes ont été constituées des meilleurs joueurs qui se sont démarqués tout au long de la compétition sur la plate-forme, en donnant le maximum de bonne réponse dans les meilleurs délais de temps, sur les séries de dix questions que nous avons postées quotidiennement sur l’application », explique Christian Yves Fongang, le promoteur de SDK Games Africa, très satisfait du déroulement de cette toute première édition du jeu, qu’il entend exporter dans d’autres pays d’Afrique comme le Burkina Faso où des partenaires sont déjà mobilisés.

Au terme des épreuves, l’équipe gagnante a ainsi reçu un chèque de 150 000 francs et tous les participants ont reçu également une tablette. D’autres chèques ont été distribués, primant des participations individuelles.

« Nous allons naturellement poursuivre sur notre lancée, en continuant de suivre l’évolution de l’année scolaire au Cameroun et nous allons nous adapter aux examens séquentiels, pour continuer d’aider les enfants à réviser tout en s’amusant », ajoute  Christian Yves Fongang.

Le promoteur de l’application Moo Exams n’a pas manqué de remercier vivement tous les enseignants qui leur ont apporté un coup de main inestimable dans cette aventure, ainsi que les partenaires et sponsors qui leur ont fait confiance. L’application Moo Exams est téléchargeable sur le Playstore.

Par Gaëlle Massang

C’est nouveau : le Cameroun possède désormais son annuaire de statistiques sur les télécoms et TIC

(TIC Mag) – Le Cameroun s’est engagé depuis près de trois ans dans une nouvelle dynamique impulsée par le chef de l’Etat, son excellence Paul Biya, qui, dans son adresse du 10 février 2016 a placé l »économie numérique au cœur de la stratégie d’émergence à l’horizon 2035.

Perçu comme le secteur le plus dynamique de l’économie mondiale et donc vecteur de productivité et de croissance, l’économie numérique se positionne ainsi aujourd’hui comme un secteur clé de l’économie nationale, d’où l’adoption d’un « plan stratégique de l’économie numérique 2020 » pour permettre l’atteinte des objectifs de croissance et de plein emploi à travers un usage plus intensif des TIC dans les activités de production.

Cette nouvelle impulsion a ainsi rendu les besoins et exigences en matière de statistiques dans le secteur des TIC plus importants aujourd’hui qu’hier. C’est dans cette optique que le ministère des Postes et télécommunications a signé le 14 janvier 2016 une convention d’assistance avec l’Institut national de la statistique en vue de la conception et de la mise en place d’un système d’information statistique pour la production de l’annuaire statistique des télécoms et TIC au Cameroun.

« Les objectifs sont entre autres de présenter les indicateurs macroéconomiques décrivant la situation du secteur des télécommunications et TIC, de capter et évaluer les besoins cibles, d’apprécier quantitativement et qualitativement l’offre de services des télécommunications et TIC » a déclaré Mme Libom Li Likeng, la ministre des Postes et télécommunications au cours de l cérémonie officielle de présentation de l’annuaire qu’elle a présidé ce 07 aout à l’hôtel Mont Fébé à Yaoundé, en présence de membres du gouvernement, du représentant de l’UIT zone Afrique centrale et Madagascar, des chefs de missions diplomatiques et représentants des organisations internationales, du directeur général de l’Institut national de la statistique et du personnel du ministère.

« Ces données statistiques viennent répondre à un besoin important en statistiques dans notre secteur. Elles regroupent notamment, les statistiques sur la demande et l’offre des services et des produits de télécommunications, sur les télécommunications et l’économie nationale, ainsi que sur le trafic des télécommunications et la sécurité des systèmes d’information » a-t-elle ajouté, précisant que le financement global destiné à la mise en œuvre et au suivi des activités menées dans le cadre de la convention a été assuré par le Fonds Spécial des Télécommunications. Les livrables produits dans le cadre de cette convention regroupent :

  • Le schéma conceptuel du système d’information statistique du Minpostel
  • L’annuaire statistique des télécommunications et TIC en langue française et anglaise avec une version CD
  • Le rapport d’analyse des données des télécommunications et TIC produit également dans les deux langues nationales
  • Une base de données dynamique logée au sein du Minpostel

Quels sont les enjeux de la mise en place d’un annuaire statistique des télécommunications et TIC ?

L’annuaire statistique des Télécommunications et TIC édition 2017 présenté ce 07 aout est le tout premier annuaire dans ce secteur au Cameroun. Réalisé par le ministère des Postes et télécommunications avec l’appui de l’Institut national de la statistique, cet annuaire a pour objectif de permettre à ce secteur de disposer d’un outil adéquat pour une bonne définition et mise en œuvre des politiques menées par le gouvernement dans ce domaine.

Grâce à cet annuaire, le Cameroun dispose désormais d’un outil de référence utile pour la planification et le développement de ce secteur, permettant que les décisions prises en matière d’investissement se fassent de manière éclairée. L’annuaire permet également de disposer d’un outil comparatif permettant de suivre dans le temps et dans l’espace, les progrès accomplis, d’identifier les éventuelles lacunes de la politique sectorielle afin d’y remédier de sorte que le maximum du potentiel des télécommunications et TIC soit exploité en tant que moteurs du développement socio-économique.

« Grâce à cet annuaire le Cameroun sera désormais plus visible au sein de l’UIT qui appréciera mieux les efforts réalisés par le Cameroun dans ce domaine » a déclaré Mme la ministre, ajoutant que la mise en place du schéma conceptuel et du système d’information statistique et de la base de données faciliteront par ailleurs la mise à jour régulière des informations collectées. Cette base d’information permet déjà par exemple de savoir que

  • 83,9 % des ménages en zone rurale au Cameroun dispose d’un téléphone fixe ou mobile
  • 5% de cette même proportion dispose d’un ordinateur
  • 29,7% des ménages en zone urbaine contre 6,6% en zone rurale dispose d’une connexion Internet à domicile
  • Le secteur des télécommunications et TIC a créé plus de 8000 emplois en 2014.

Une ère nouvelle se lève ainsi au Cameroun en matière de conception et déploiement de la politique sectorielle dans le domaine des télécommunications et TIC.

Téléchargez gratuitement l’annuaire statistique des TIC et télécoms au Cameroun

Par Gaëlle Massang

Cameroun : Le Conseil national de la jeunesse veut former près de 50 000 jeunes aux outils du numérique d’ici 2020

(TIC Mag) – Ayant pris acte de son retard au plan international avec son faible score en matière de pénétration de l’Internet et des TIC, le gouvernement camerounais a organisé depuis 2016 sous impulsion du chef de l’Etat, les journées nationales du numérique destinées à amorcer la révolution numérique dans le pays et saisir ainsi les opportunités de croissance qui en découlent.

Ce secteur est effectivement porteur significatif de croissance, des fois taux de croissance à hauteur de 8% comme au Kenya ou au Nigéria, mais au Cameroun, on n’est pas encore à ce pourcentage-là. Toutefois, au Cameroun, le nombre de consommateurs des communications électroniques (Internet mobile) a explosé, quittant de 40 000 en 2000 à plus de cinq millions en 2016, ce qui en fait une niche inespérée pour les chercheurs d’emplois.

Le Conseil national de la jeunesse du Cameroun veut saisir l’opportunité qu’offre le numérique. D’où son initiative de lancement d’une « Bourse panafricaine de l’économie numérique et des technologies innovantes », en partenariat avec l’association Enfance sans frontières et l’incubateur Kum’Lab, bourse sous-régionale destinée à la formation de la jeunesse africaine en matière d’outils et de techniques leur permettant d’acquérir les aptitudes nécessaires dans l’utilisation des outils numériques.

Lancé depuis 2016, plus de 6000 jeunes parmi lesquels des étudiants, élèves du primaire et du secondaire, fonctionnaires de police, personnel de gendarmerie et pensionnaires de prison ont reçu une formation complète. Le programme prévoit de s’étendre d’ici 2020 à près de 50 000 jeunes au total sur l’ensemble du territoire national.

Fadimatou Iyawa, la nouvelle présidente du CNJC et des enfants lors de sa visite de terrain dans les établissements de Yaoundé. | Photo : GM

« Le CNJC veille effectivement à répondre à l’appel du chef de l’Etat pour une mobilisation de tous les acteurs en vue de la promotion de l’économie numérique au Cameroun. Et notre structure est particulièrement préoccupée de l’appropriation réelle par les jeunes enfants de tous ces nouveaux outils », explique Fadimatou Iyawa, la nouvelle présidente du CNJC. Celle-ci visitait alors quelques écoles primaires et secondaires de la capitale Yaoundé afin de constater le déploiement effectif de ses équipes. C’était le vendredi 27 juillet 2018.

« Nous constatons avec une grande joie que ces élèves passent des vacances utiles, pendant lesquels ils ont l’opportunité d’approfondir les notions générales d’informatique dispensés pendant l’année scolaire. Dans notre programme, ils ont le loisir de mettre en pratique ces notions et peuvent produire et concrétiser des idées grâce au numérique », a-t-elle ajouté.

Rappelons qu’au Cameroun, environ 72% de la population a moins de 35 ans. Et parmi ces derniers, 27% sont en situation de chômage. 74% de ceux qui ont accès à un emploi travaillent dans des conditions précaires et très souvent ne parviennent pas à joindre les deux bouts. L’économie numérique se positionne ainsi comme un atout important, pour espérer inverser la courbe du chômage chez les jeunes.

Par Gaëlle Massang

Léonce Mbondy : « L’ART se rend beaucoup plus accessible au grand public »

(TIC Mag) – En service au département communication de l’Agence de régulation des télécommunications, Léonce Mbondy présente les avantages du tout nouveau Call center (numéro vert 1515) de l’ART présenté au SAGO, Salon de l’action gouvernementale, qui s’est déroulé au palais des ports de Yaoundé du 24 au 28 juillet 2018 sous le thème : « Le Cameroun sur le chemin de l’émergence : politiques publiques et implication du citoyen ».

TIC Mag : Qu’est ce qui justifie votre présence au SAGO 2018 alors que vous n’aviez participé à aucune édition jusque-là ?

Léonce Mbondy : Rendue à sa 7è édition, le SAGO peut désormais être considérée comme une plateforme d’échange de choix. Du coup l’ART a estimé qu’on pouvait participer cette fois, mais la raison principale se décline en trois axes. Nous sommes là pour informer sur nos missions règlementaires et statutaires dans les activités de contrôle, de suivi et de régulation des opérateurs. Nous voulons également renseigner sur les activités de la mise en œuvre de ces missions de l’agence à travers les différentes structures techniques en apportant des détails sur ce que nous faisons sur le plan pratique au quotidien.

Et enfin, nous souhaitons sensibiliser. Là nous nous adressons principalement aux consommateurs, sensibiliser sur l’existence de la cellule de la protection du consommateur. Une cellule logée à la division des affaires juridiques.

TIC Mag : Que proposez-vous concrètement aux utilisateurs camerounais des TIC et des Télécoms ?

Léonce Mbondy : L’Agence de régulation des télécommunications du Cameroun a réussi à faire une avancée sur le call center pour lequel le numéro vert 1515 est disponible. Nous avons profité de l’opportunité qu’offre le SAGO qui draine assez de foule pour vulgariser ce numéro vert. Les consommateurs et toutes les autres strates de la société peuvent entrer en contact avec l’agence ou la saisir pour tout éventuel besoin.

TIC Mag : Depuis combien de temps ce nouveau numéro est t’il fonctionnel ?

Léonce Mbondy : Le call center a été annoncé depuis quelques temps. Mais, il n’était pas encore finalisé. Depuis le début du mois passé nous avons intensifié les travaux de finalisation. Il y a deux semaines, nous avons procédé aux dernières mises au point, tel que l’enregistrement des voix. Le numéro est donc entré en fonction tout récemment.

TIC Mag : Comment fonctionne-t-il concrètement, ce numéro vert ?

Léonce Mbondy : Le fonctionnement est très simple. Vous appelez et vous posez vos problèmes et le suivi est immédiat. On a en fait constaté qu’il y avait un énorme problème de communication entre les consommateurs et l’agence. Ils se plaignaient qu’ils ne savent pas par quel canal passer pour être en contact avec l’agence. Notamment pour leurs problèmes de communications électroniques. Nous avons donc pris l’initiative d’œuvrer pour nous rendre beaucoup plus accessible au grand public et pour tout autre acteur qui souhaite se rapprocher de nous.

TIC Mag : Les consommateurs camerounais lésés ont justement pris l’habitude déjà de se tourner plutôt vers l’Association de défense des droits des consommateurs, ne risquez vous pas d’être mis de côté ?

Léonce Mbondy : Cette association est effectivement connue parce qu’elle est montée au créneau pour défendre les consommateurs, c’est justement sa raison d’être. Mais, la protection des consommateurs est également l’une des missions premières de l’ART, bien que le public semble souvent ne pas le savoir. Chacun s’organise donc à son niveau pour faciliter la tâche aux consommateurs. Et l’existence de cette association n’empêche pas l’agence de remplir ses missions dans la même activité.

TIC Mag : Où en sont les travaux pour l’amélioration de la qualité de service des opérateurs télécoms ?

Léonce Mbondy : Les travaux sont encore en cours. Et cela se passe sur plusieurs paliers. Au niveau de l’ART, les acteurs interpellés à cet effet sont mobilisés. Mais, les détails de ces informations relèvent de la hiérarchie.

TIC Mag : Quels sont les autres chantiers de l’ART sur le moyen terme ?

Léonce Mbondy : Avec le nouveau management, l’agence a adopté une feuille de route 2018 ou les attentes de chaque structure sont consignées. Comme par exemple, la direction de la Communication, qui a reçu pour consigne de communiquer davantage, de donner à l’agence une meilleure visibilité. C’est pourquoi nous multiplions notre présence à divers évènements qui permettent qu’on entre en contact avec le public, en plus de ce que nous faisons déjà nous-même en interne.

Propos recueillis par Gaëlle Massang

>> Lire aussi : C’est nouveau au Cameroun : les utilisateurs des TIC peuvent désormais solliciter l’ART au numéro vert 1515

Cameroun : La typologie des 30 mails que reçoit le ministre Joseph LE tous les jours [Exclusif]

(TIC Mag) – Vous vous souvenez sans doute de Joseph LE, ce ministre camerounais de la Fonction publique et de la Réforme administrative, qui, quelques mois après sa nomination, avait en avril 2018 entreprit de mettre son adresse mail professionnelle à la disposition du public et des usagers de son département ministériel. TIC Mag avait alors rapporté cette information. Trois mois plus tard, TIC Mag est allé à la rencontre du ministre pour savoir quels sont les types de mails et de messages que les usagers de la fonction publique camerounaise lui envoient à l’adresse [email protected]. Ainsi que le nombre moyen de mails reçus par jour.

Volontiers, le ministre Joseph LE a répondu à TIC Mag. D’après ses explications, trois mois plus tard après la mise de son mail à la disposition du public, il reçoit tous les jours en moyenne 30 mails. Avec des jours où le nombre de mails reçus peut aller jusqu’à 140. Le jour où il reçoit moins de mails, il est à 20 mails. Soit en moyenne 900 mails reçus par mois.

Alors, quelle est la typologie de ces messages électroniques ? Comme on pouvait s’y attendre, les mails concernant les possibilités d’emploi et de recrutement dans la Fonction publique camerounaise sont régulièrement envoyés au ministre et sont légion.

Tout récemment encore, il recevait des informations selon lesquelles certains groupes de répétition engagés dans le cadre de la préparation des étudiants au concours d’entrée à l’ENAM (Ecole nationale d’administration et de magistrature) se livraient à des pratiques de corruption, faisant miroiter aux étudiants un recrutement à l’Enam. Le ministre de la Fonction publique a d’ailleurs publié le 20 juillet 2018 un communiqué à ce sujet afin de dissuader les étudiants, leurs parents tout en les invitant à dénoncer les auteurs de ces pratiques.

Le communiqué intégral du ministre Joseph LE

Cameroun : La typologie des 30 mails que reçoit le ministre Joseph LE tous les jours [Exclusif]

60% des mails reçoivent une réponse

Mais, Joseph LE ne reçoit pas seulement les mails relatifs à la recherche d’emploi et au recrutement. Le ministre précise que les problématiques posées par les internautes sont relatives à neuf points dans l’ensemble : demande d’information sur les recrutements ; recherche d’emploi ; difficultés rencontrées quant au traitement des actes de recrutements ; difficultés rencontrées par les agents publics retraités ; difficultés rencontrées quant aux actes de carrière ; réclamations sur divers points ; propositions pour l’amélioration du service à l’usager ; offres de services pour le renforcement de capacité du personnel du MINFOPRA et autres structures sous-tutelle ; messages des différents partenaires du MINFOPRA et enfin des mails de remerciements des usagers suite aux efforts entrepris par le MINFOPRA pour un meilleur service à l’usager.

Le ministre Joseph LE indique qu’il répond personnellement à la majorité de ces mails. Mais, confit-il à TIC Mag, « la réponse à un email est conditionnée par une qualification de son contenu et de la disponibilité des différents éléments de réponses. Aussi, à ce jour, le pourcentage de réponse est évalué à 60 % du total des demandes reçues ».

Le commentaire de TIC Mag

La mise à la disposition du mail personnel du ministre  au public est une initiative à saluer. Surtout dans un environnement où de nombreux usagers de la Fonction publique sont parfois frustrés. Ceux-ci ont désormais la possibilité d’écrire et d’entrer en contact direct avec le ministre pour exprimer leur désarroi. Les réponses à ces mails donnent à coup sûr au ministère et au pays l’image d’un pays moderne ayant saisi les avantages du numérique. Ceci étant également à l’honneur du ministre.

Dommage que d’autres ministres du Cameroun ne suivent pas encore cet exemple bénéfique, car comme le ministre Joseph LE l’indique, cela permet également d’être au courant de beaucoup de choses.

Par TIC Mag

Luc Missidimbazi : « Nous estimons atteindre plus de 1 500 noms de domaines en .cg d’ici la fin de l’année 2018 »

(TIC Mag) – Le 04 juillet 2018, le conseil d’administration a confié à Luc Missidimbazi, Conseiller Postes, Télécommunications et Numérique du Premier ministre du Congo Brazza et par ailleurs directeur de Marchés du Haut débit à l’ARPCE, la présidence de l’Agence congolaise de nommage Internet en Coopération (ACNIC). Le nouveau président de cette cet organisme chargé de la gestion du nom de domaine .cg confie à TIC Mag les stratégies qu’il compte mettre en place pour vulgariser et faire accepter le .cg par les Congolais.

TIC Mag : En ce moment, quel est l’état des lieux de l’appropriation du .cg au Congo ?

Luc Missidimbazi : Il faut tout d’abord relever que, depuis 2012, le domaine cctld congolais (.cg) est la pierre angulaire des stratégies du numérique, selon l’étude sur l’implémentation du e-gouv au Congo réalisée par le Cabinet Bearingpoint en 2015. L’ensemble des systèmes et solutions administratives reposent sur un usage de ce DNS.

S’agissant de sa gestion, le volet technique est totalement géré par l’Agence de régulation des postes et des communications électroniques (ARCPE) qui a mis en place une plateforme de gestion. Pour garantir la disponibilité des Dns, un partenariat avec l’ancien prestataire avait été noué. La gestion administrative est à la charge de l’Agence Congolaise de Nommage Internet et Coopération (ACNIC) qui regroupe tous les acteurs du secteur. Depuis sa mise en place, plus de 600 domaines en .cg ont été enregistrés au niveau national.

TIC Mag : Au regard de ce nombre réduit, comment comptez-vous convaincre les entreprises et PME congolaises à souscrire davantage à un .cg en lieu et place du .com?

L.M. : L’objectif de l’ACNIC est effectivement d’accroître le nombre de noms de domaine enregistrés en « .cg » et de le rendre plus accessible. Cela passe par la vulgarisation et la formation des usagers du domaine. Sans oublier les différents partenariats avec les institutions que nous comptons mettre en place.  Plusieurs axes de développement sont à considérer pour un meilleur usage du domaine « .cg ».

Au niveau des PME et entreprises privées par exemple, des discussions sont bien avancées. Notamment avec le Ministère des Postes et Télécommunications qui a pris plusieurs initiatives dans ce sens. Le but est aussi de faciliter la signature électronique et l’authentification des actes administratifs. L’ACNIC et l’agence de création des entreprises travaillent par exemple sur les enregistrements des noms de domaines dès la création des entreprises. Nous estimons atteindre plus de 1 500 noms de domaines en .cg d’ici la fin de l’année 2018.

Luc Missidimbazi : « Nous estimons atteindre plus de 1 500 noms de domaines en .cg d’ici la fin de l’année 2018 »

On estime que le .cg reste la marche indispensable pour une meilleure implémentation d’une culture numérique dans les administrations publiques et privées. Elle est pour cela la pierre angulaire de l’e-gouvernement.Luc Missidimbazi

TIC Mag : Quid de l’appropriation du .cg au sein de l’administration publique ?

L.M. : Au niveau de l’administration publique, un récent décret du Premier ministre publié ce mois de juillet 2017 oblige les toutes les administrations à utiliser le .cg. Les administrations publiques ont trois mois pour se conformer à cette nouvelle disposition. Cela facilitera l’usage du nom de domaine national dans toutes les administrations. Déjà, plus de 2/3 de départements ministériels utilisent le domaine « gouv.cg ». Mais, peu d’établissements publics disposent d’un domaine en .cg. Par ailleurs, il faut relever que toutes les administrations du Congo sont désormais appelées à communiquer uniquement avec des courriels en .cg. Donc, terminé les Yahoo et Gmail. C’est une excellente nouvelle pour le numérique congolais.


S’agissant de l’intégration du « .cg » dans une stratégie nationale, les études et plusieurs avis d’experts convergent sur ce point de vue. On estime que le .cg reste la marche indispensable pour une meilleure implémentation d’une culture numérique dans les administrations publiques et privées. Elle est pour cela la pierre angulaire de l’e-gouvernement.

TIC Mag : Comment faire pour développer une réelle industrie des noms de domaine au Congo Brazza?

L.M. : Le décret du Premier ministre est déjà un pas important. Mais, il faut noter que le développement de l’industrie des DNS passe par une appropriation des adresses IP & AS par tous les acteurs de l’écosystème numérique. Tant que les acteurs locaux seront dépendants des ressources Internet étrangères, ils ne saisiront jamais les opportunités d’affaires de l’industrie d’Internet. Il faut une vraie appropriation de ces outils. Les politiques et l’administration publique ne sont pas à même de conduire tout seuls cette appropriation. Il faut une forte implication du secteur privée et de la société civile.  L’ACNIC envisage dans ce sens de rassembler les acteurs privés autour d’une plateforme pour une meilleure utilisation des ressources Internet.

TIC Mag : Le Congo dispose-t-il, à ce jour, des moyens et capacités pour héberger au Congo les sites web en .cg et bien d’autres données numériques ?

L.M. : S’agissant de l’hébergement et du développement des services web, les dispositions prises par les pouvoirs publics ouvrent de nouvelles opportunités pour les jeunes développeurs et les hébergeurs de services du Congo… Il faut également noter que les administrations restent maîtres de l’hébergement et du contenu diffusé sur les sites web.

Propos recueillis par TIC Mag


C’est quoi l’ACNIC

Sous la conduite de l’ARPCE, le Congo s’est doté le 9 juin 2011, d’une association dénommée l’Agence congolaise de nommage Internet du Congo (ACNIC), nouvelle structure qui devra désormais gérer le nommage du domaine Internet du pays, autrement dit le ”.cg”.

La Création de l’ACNIC, cette association mixte constituée des représentants de l’administration publique, du privé, de la société civile, de la sécurité publique et de l’Université, est le fruit d’une coopération entre les différents acteurs du secteur et répond aux exigences internationales en matière de gouvernance électronique.

Au regard des enjeux et perspectives de développement du numérique dans notre pays, cette association devra jouer un rôle capital dans la fiabilité de transferts des communications électroniques. L’infrastructure de ce système constitue un maillon important dans l’écosystème numérique congolais.
Une convention de délégation de pouvoir sera établie très prochainement entre l’ARPCE et l’ACNIC pour la gestion du domaine Internet considéré comme patrimoine national.

Les principales missions de l’ACNIC sont:

  • l’établissement du plan de dénomination (“nommage”) de la zone .cg ou autres domaines qui lui seront confiés;
  • la mise en œuvre du nommage de l’Internet conformément à la loi Congolaise et la diffusion des informations correspondantes;
  • l’exploitation de serveurs de noms d’accès à l’Internet, pour la zone .cg ou autres domaines qui lui seront confiés;
  • le transfert, au plan national et international, des connaissances et des savoir-faire acquis en matière de nommage;
  • la promotion et la vulgarisation du nom de domaine en .cg ou autres domaines qui lui seront confiés;
  • toute mission qui lui sera confiée par les pouvoirs publics dans le cadre de la gestion de l’Internet.

Source : Arpce.cg

Cameroun : Paul Biya choisit Twitter pour annoncer sa candidature à l’élection présidentielle de 2018

(TIC Mag) – Le président de la République du Cameroun, Paul Biya, a annoncé ce vendredi, 13 juillet 2018, sur son compte Twitter sa candidature pour un nouveau mandat de sept ans à la tête du Cameroun. « Chers Compatriotes du Cameroun et de la Diaspora Conscient des défis que nous devons ensemble relever pour un Cameroun encore plus uni, stable et prospère, j’accepte de répondre favorablement à vos appels pressants. Je serai Votre Candidat à la prochaine élection présidentielle », a écrit le président Paul Biya sur son compte sur le site de microblogging.


Le candidat à sa propre succession avait publié le 09 juillet 2018 un décret convoquant les électeurs aux urnes le 07 octobre 2018. Certains médias s’étaient alors amusé à écrire que Paul Biya était non partant pour cette élection présidentielle, vu qu’il n’avait pas encore officiellement répondu favorablement aux appels à sa candidature.

Paul Biya Choisit Twitter pour annoncer sa candidature à l'élection présidentielle 2018

Le RDPC, le parti au pouvoir, dispose dans ses statuts que son président est « le candidat naturel » du parti pour l’élection présidentielle.

Le choix de Twitter, au détriment des médias traditionnels (publics, notamment) pour cette annonce est sans doute un clin d’œil du président Biya à la jeunesse camerounaise plus en plus connectée.

Par TIC Mag

Le Congo Brazza recherche un cabinet pour la réalisation du plan stratégique « Congo Digital 2025 »

(TIC Mag) – Le gouvernement congolais, avec l’appui du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), a lancé un avis à manifestation d’intérêt pour la recherche d’une firme pour l’élaboration d’un Plan national stratégique baptisé « Congo Digital 2025 ».

L’objectif étant de mettre sur pied un « véritable plan de transformation digitale de l’administration congolaise ». Une activité que le gouvernement veut financer en utilisant une partie du financement du projet Central African Backbone financé par la BAD et la Banque mondiale.

Selon Yvon Didier Miehakanda (photo), le coordonnateur du projet CAB Congo, « la première activité du projet CAB sera la mise en place d’un Système intégré de gestion électronique de la personne, de manière à ce que tous les acteurs aient un identifiant unique qui permettra de savoir qui est qui. Une phase importante de l’e-gouvernement. C’est quelque chose qui sera par exemple utile au niveau de l’état civil ou encore au niveau de l’e-Médecine. Ce sera vraiment le cœur de ce volet e-gouvernement en ce qui concerne le CAB »Ecrit par TIC Mag

Comment nous avons négocié avec la Banque mondiale pour faire du Gabon un champion du numérique*

En 2010, le Gabon accusait un retard considérable dans le secteur du numérique. Les coûts d’accès à internet étaient exorbitants et la qualité de service laissait à désirer. Cela était principalement dû à la situation de monopole de l’opérateur historique, Gabon Télécom, et au manque d’infrastructure de transport fibre optique dans le pays. De plus, le cadre légal et réglementaire du secteur ne permettait pas d’attirer les investissements du secteur privé.

Pour changer la donne, nous avons décidé d’intégrer un volet numérique dans l’élaboration de notre plan national de développement : le Plan stratégique Gabon émergent. Ce dernier, prévoyait de réorganiser le secteur et de créer l’Agence nationale des infrastructures numériques (l’ANINF), mais aussi l’Autorité de régulation des communications électroniques l’ARCEP. Nous avons également dû faire des investissements massifs dans les infrastructures numériques et mettre à jour le code de la communication et les textes de loi vieux d’une dizaine d’années.

Afin de mettre en œuvre ce plan, le gouvernement gabonais a pris la décision en 2011 de s’adjoindre les conseils et les services de la Banque mondiale. Au début, personne ne croyait vraiment à la réussite de ce projet, tant il y avait des divergences d’approche sur la stratégie à suivre.

Il nous aura fallu près d’une année de négociations pour trouver un consensus sur le modèle de gestion des infrastructures. D’un côté, la Banque mondiale souhaitait que l’État privatise ses infrastructures, et de l’autre côté, nous ne souhaitions pas faire un investissement sur lequel il nous aurait été difficile par la suite d’avoir un droit de regard.

En tant que président du Comité de pilotage, je ne regrette pas le temps que nous avons pris pour cela. Lorsque les choses sont claires pour tout le monde dès le départ, le projet a plus de chance de réussite. C’est ainsi qu’en mai 2012, le gouvernement gabonais signe un accord de prêt de 58 millions de dollars avec la Banque mondiale pour le financement du projet Central African backbone (a)

Cet accord prévoit le financement du point d’atterrissage gabonais du nouveau câble sous marin ACE, mais aussi le déploiement de 1100 Km de fibre optique jusqu’à la frontière congolaise.

Ce financement comprend en outre la réalisation de toutes les études préalables nécessaires : économiques, techniques, environnementales et sociales. Le projet a aussi pour d’objectif d’améliorer le cadre légal et réglementaire du Gabon dans le domaine du numérique. Les conditions liées au prêt ont permis de s’assurer que chacune des parties respecte ses engagements. Notamment l’accord de mise en concession de l’infrastructure de fibre optique à un délégataire choisie par un appel d’offre international. Ce consensus a rassuré la Banque mondiale et le Gabon qui n’était donc plus obligé de privatiser.

Grace à la mise en service du câble ACE en 2014, les coûts d’accès à internet ont été divisés par 10. L’attribution des licences de télécommunications 3G/4G aux opérateurs a permis de booster la demande en capacité internet, d’améliorer la qualité de service et d’enclencher la révolution numérique au Gabon. En moins d’un an, et grâce au mobile, le Gabon est passé d’un taux de pénétration d’internet de 28 % à près de 72 %.  Ce succès a par la suite incité d’autres pays comme la Mauritanie, le Sénégal et le Congo à copier le modèle gabonais d’utilisation d’une société de patrimoine du numérique dans le cadre de projets similaires avec la Banque mondiale.

Le 28 septembre 2015, l’Agence spécialisée des Nations Unies pour les technologies de l’information et de la communication (UIT) a décerné le prix « TIC pour le développement durable » au chef de l’État gabonais, Ali Bongo Ondimba. Dans son dernier rapport annuel publié le 15 novembre 2017, le Gabon a gagné 10 places dans le classement des indices de développement de l’internet et se trouve désormais en sixième position en Afrique, après le Bostwana et devant le Ghana.

Les réformes entreprises par le Gabon, appuyées par le groupe de la Banque mondiale, ont par la suite permis d’attirer des investissements directs étrangers. C’est le cas par exemple du Groupe Vivendi Africa (GVA), qui a lancé en 2017, sa première opération africaine en tant que fournisseur d’accès internet au Gabon. Elle offre des services de raccordement au réseau à large bande utilisant la fibre optique (FTTx), aux particuliers et aux entreprises. Ce sont ainsi près de 15 milliards de francs CFA qui seront investis sur trois ans. Et une centaine d’emplois directs et indirects créés.

Fort de cette expérience réussie, le Gabon a sollicité un financement additionnel afin de construire 500 km de fibre optique supplémentaire et de développer un réseau régional. Les travaux de cette nouvelle liaison ont démarré au mois de mai 2018 et permettront d’interconnecter le nord du Gabon, au Cameroun et à la Guinée équatoriale. Un pas supplémentaire qui desservira à terme 86% de la population gabonaise en infrastructures très haut débit.  Et fera du Gabon, le futur hub numérique de l’Afrique Centrale.
Par Radwan Charafeddine*


*Radwan Charafeddine est Conseiller du président de la République du Gabon, Ali Bongo Ondimba. Il est également président du Comité de pilotage du projet CAB4. Diplômé de l’École centrale d’électronique de Paris et de l’université d’Aalborg, Radwan Charafeddine a déployé de nombreux réseaux télécoms pour le compte d’Alcatel-Lucent.

Depuis 2010, il met en place, pour le compte du gouvernement gabonais, les politiques publiques en matière de nouvelles technologies de l’information et de la communication. Ce texte a été publié également sur le blog Africa Can End Poverty de la Banque mondiale sous le titre : “Le projet Central African Backbone, moelle épinière de la révolution numérique au Gabon”.

Envie de surfer au Cameroun ? Découvrez tous les forfaits data de la nouvelle offre « MTN Giga Surf » de MTN Cameroon

(TIC Mag) – Au Cameroun, la filiale de l’opérateur télécoms sud-africain MTN propose à ses millions d’abonnés des forfaits internet pour surfer facilement sur le web ou encore pour se connecter sur les réseaux sociaux. Dans la gamme des forfaits Internet de MTN Cameroon, s’est récemment rajoutée la nouvelle offre « MTN Giga Surf ».

L’offre MTN Giga Surf, c’est un ensemble de forfaits Internet pratiques qui ont tout pour ravir les fans de téléchargements et de vidéos en ligne, en donnant de gros volumes chaque jour grâce à une allocation quotidienne sur la validité du forfait, qu’elle soit de 3, 7, 15 ou 30 jours.

Selon les forfaits choisis, l’allocation quotidienne peut aller d’un (01) giga-octet à cinq (05) giga-octets.

L’opérateur précise qu’avec MTN Giga Surf, MTN Cameroon offre à ses clients une plus large gamme de forfaits avec une allocation quotidienne, plus de quiétude et de flexibilité en termes de validité et de volume. Pour souscrire à un forfait MTN Giga Surf, l’abonné doit taper le code *157*5# et pour consulter son solde *157*99#.

Les détails des forfaits Internet MTN Giga Surf

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FAQ (Frequently Ask Questions) sur MTN Giga Surf

  1. Comment souscrire à un forfait MTN Giga Surf ?

Pour souscrire à un forfait MTN Giga Surf, tapez *157*5# et sélectionnez votre validité puis votre forfait sur le menu ou allez dans l’application myMTN > Achat de forfaits > Internet > MTN Giga Surf

  1. Comment consulter le solde du forfait MTN Giga Surf ?

Pour consulter le solde de votre forfait MTN Giga Surf, tapez *157*99# et sélectionnez le forfait pour lequel vous souhaitez consulter le solde ou allez dans l’application myMTN > Mon compte > Mes souscriptions

  1. Puis-je offrir un forfait MTN Giga Surf à un proche ?

Oui, pour offrir à un forfait MTN Giga Surf à un proche, tapez *157*5# et sélectionnez votre validité ensuite votre forfait sur le menu puis sélectionnez l’option 2 (Offrir) et entrez le numéro du bénéficiaire ou allez dans l’application myMTN > Offrir forfaits > Internet > Giga Surf

  1. Puis-je utiliser mon crédit Prolongation pour acheter un forfait MTN Giga Surf ?

Oui. Votre crédit Prolongation vous permet d’appeler, d’envoyer des SMS, de surfer sur Internet et d’acheter et souscrire aux forfaits et services MTN

  1. Puis-je activer le renouvellement automatique de mon forfait MTN Giga Surf ?

Non, le renouvellement automatique n’est pas encore disponible sur les forfaits MTN Giga Surf

TIC MAG, avec MTN Cameroon