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Mobile money : Orange ouvre les transferts de France vers le Burkina et le Maroc

[Digital Business Africa] – Il est désormais possible pour les personnes situées en France d’effectuer un transfert d’argent via la plateforme Orange Money vers le Burkina Faso et le Maroc. L’annonce est de l’opérateur français qui a fait savoir, respectivement le 9 mai 2020 pour le Burkina Faso et le 20 mai 2020 pour le Maroc l’ouverture des transferts à l’international via sa plateforme, notamment depuis et vers la France.

De manière pratique, les clients Orange situés en France et qui souhaitent accéder au service n’auront tout simplement qu’à souscrire à une offre mobile et s’inscrire dans un point de vente Orange Money. Ils peuvent également le faire directement via l’application mobile Android ou IPhone.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Cameroun : Le Pr Justine DIFFO adopte l’organigramme, le règlement intérieur de l’ART et procède à des nominations [Document]

[Digital Business Africa] – Un climat de « sérénité et de compréhension mutuelle » règne désormais au sein de l’Agence de régulation des télécommunications (ART), notamment entre la direction générale et la présidence du conseil d’administration. C’est du moins ce qu’on peut lire du communiqué du CA réuni en sa 49e session extraordinaire le 27 mai 2020 et présidée pour la première fois par le Pr Justine Diffo.  

Elle avait été nommée à ce poste le 30 avril 2020 par le président de la République, Paul Biya, qui remplaçait ainsi Hessana Mahamat avec qui des incompréhensions avec la direction générale se faisaient observer.

« La présidente a notamment souhaité le règne d’un nouvel esprit empreint de franche collaboration, de sérénité et de compréhension mutuelle, dans le respect strict des règles de discipline et d’éthique au sein du Conseil d’Administration », peut-on lire du communiqué final de cette session.

Au cours de cette session, le Conseil a pris acte du compte rendu de l’état d’exécution des résolutions et recommandations prises lors de la 48e session extraordinaire. Après la présentation par le directeur général des dossiers inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a examiné et pris des résolutions dont certains étaient mis en suspens par l’ancien PCA.

Parmi les résolutions prises par le Conseil le 27 mai 2020 : la Résolution portant affectation des résultats des exercices 2017 et 2018; la Résolution portant adoption de l’organigramme ; la Résolution portant adoption du cadre organique ; la Résolution portant adoption du Statut du personnel et la Résolution portant adoption du règlement intérieur de l’agence.

Après avoir adressé ses félicitations à la direction générale de l’ART pour « la qualité des documents présentés et la sincérité des informations y contenues », le Pr Justine Diffo a adressé ses félicitations à la direction générale, conduite par le DG le Pr Philémon Zoo Zame et son adjoint Aboubacar Zourmba.

 Aussi, le Conseil présidé par le Pr Justine Diffo a procédé à la nomination à certains postes de responsabilité.  

L’ensemble des nominations

Par Digital Business Africa

Le communiqué final du CA

Communiqué CA ART avec Pr Justine Diffo

Covid-19 : Afriland First Bank offre des produits d’une valeur de 132 millions FCFA au Cameroun

[Digital Business Africa] – Les pays du monde et le Cameroun en particulier mènent un combat contre la maladie à coronavirus 2019.  La mobilisation interpelle tout le monde. Fidèle à son statut d’entreprise citoyenne, Afriland First Bank n’est pas en reste dans cette lutte et tient à apporter sa contribution à l’effort de guerre.

Une délégation de l’établissement bancaire conduite par son directeur général adjoint s’est rendue à l’immeuble siège du ministère de la Santé publique ce mardi 2 juin 2020, chargée de dons. Une contribution en nature d’une valeur de 132.000.000 FCFA comprenant 100.000 gants chirurgicaux ; 40.000 cache-nez jetables ; 4000 unités de combinaison médicale ; 1000 masques N95 ; et 100 thermomètres à infra-rouge.

« Notre plan de riposte prévoyait notre participation à l’élan de solidarité nationale. Nous sommes heureux de le faire. Nous espérons qu’avec la détermination du gouvernement et les efforts collectifs des Camerounais, nous viendrons à bout du coronavirus », a expliqué Youssoufa Bouba, directeur général adjoint d’Afriland First Bank Cameroun.

Prenant la parole en qualité de représentant de l’Administrateur directeur général, le DGA n’a pas manqué de rassurer le membre du gouvernement du soutien de la Banque. « Vous pouvez compter sur Afriland First Bank. Nous garderons le niveau de vigilance et de prudence nécessaires pour contribuer à faire de ce combat national une réussite. Car rien ne vaut la santé », a promis le DGA.

Un geste très apprécié par le ministre Secrétaire d’Etat à la Santé publique. « Cette contribution est indispensable … Nous ne manquerons pas de transmettre à la hiérarchie que votre établissement est parmi les premiers établissements au Cameroun qui ont directement attribué au ministre de la Santé publique tous les moyens de protection vis-à-vis d’abord du personnel », s’est réjoui Alim Garga Hayatou, le ministre Secrétaire d’Etat à la Santé publique. Non sans rappeler la consigne du chef de l’Etat qui veut que le département ministériel qui est en pole position dans la lutte contre la pandémie reçoive tous les Camerounais quel que soit le niveau ou la qualité de contribution.

Afriland First Bank s’est en effet voulue réactive dès l’apparition des premiers cas de contamination en mars. Le plan de riposte de la Banque tient alors compte de la rigueur et la discipline dans l’application des mesures barrières édictées par le Gouvernement et l’Organisation mondiale de la Santé, tout en maintenant la qualité du service aux clients.

Entre autres mesures prises par la Banque selon le DGA : L’entrée des agences est équipée de distributeurs de gel hydro-alcoolique et de thermomètres à infrarouge ; Les bureaux des agents sont équipés de flacons de gel à la disposition des clients ; Les agents se désinfectent les mains à longueur de journée et portent des masques de protection ; Les équipes de nettoyage ont augmenté la fréquence de désinfection des poignées de porte, des rampes d’escalier et des tables de bureau ; Mise en place d’un système de rotation des effectifs ; Erection des tentes à l’entrée des agences pour le confort d’attente des clients ; Réception des clients à l’intérieur par petites vagues afin de les préserver des risques d’attroupement. 

A côté de ces mesures barrière, la Banque a instauré la gratuité totale pour les services de banque en ligne et les cartes bancaires, dans le but de réduire les attroupements dans les agences.

Banque de référence implantée sur tout le territoire camerounais, la First Bank compte aujourd’hui 45 agences. Leader du secteur bancaire national avec un total bilan de plus de 1 150 milliards en fin 2019 et environ 1/5è des parts d’un marché composé de 15 établissements bancaires, elle jouit d’une grande solidité financière et bénéficie de la technicité de plus de 800 collègues travaillant au quotidien pour assurer un service de qualité optimal à tous ses clients : particuliers, professionnels, PME, grandes entreprises, institutionnels.

Elle totalise 126 GABs (Guichets Automatiques des Billets) et 241 TPE (Terminaux de paiement électronique). En première ligne  dans la lutte contre la propagation de la COVID-19, elle permet à ses clients de limiter leurs déplacements en agence par l’utilisation des différents canaux de banque à distance (SARA, E-First, MAC) et  l’utilisation du libre-service bancaire (GABs, TPE, Cash Deposit). Elle vient d’ouvrir deux nouvelles agences dans la ville de Yaooundé à MELEN (face Total Melen) et à Olembe (face Pétrolex Olembé).

Par Digital Business Africa

Rwanda : L’agence spatiale sera créée et opérationnelle en juillet 2020

[Digital Business Africa] – C’est un pas de plus qui est annoncé au Rwanda dans la quête de meilleurs services de télécommunications via satellite. Réuni en Conseil des ministres le 25 mai 2020, le gouvernement rwandais a annoncé avoir validé le projet de loi qui va aboutir à la création de la Rwanda Space Agency (RSA), l’agence spatiale du Rwanda. On apprend même que cette agence devrait voir le jour dès le mois de juillet 2020.

D’après le ministère rwandais en charge des TIC, la création de cette agence spatiale vise des portées civiles, et servira entre autres dans la prévision et la planification agricole, la surveillance de l’environnement, la préparation et la gestion des catastrophes, mais également dans la planification urbaine. A l’heure actuelle, le ministère des TIC fait savoir que le Rwanda utilise déjà l’imagerie satellite pour effectuer le recensement national, l’urbanisme, la gestion des terres et la recherche universitaire.

Avec la création de cette agence spatiale, le Rwanda rejoint ainsi le club très fermé des pays africains qui en disposent déjà. Il s’agit notamment de l’Algérie, la Tunisie, le Maroc, l’Afrique du Sud, l’Angola, l’Égypte, le Kenya, le Nigéria et le Zimbabwe.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Maroc : Le gouvernement lance une application de traçage volontaire contre la Covid 19

[Digital Business Africa] – Au Maroc, le ministère de la Santé a annoncé le 1er juin 2020 le lancement d’une application mobile de traçage des contacts par smartphone pour lutter contre la propagation de la Covid-19.

Selon un communiqué de ce département ministériel, l’application dénommée ‘‘Wiqaytna’’ (en français, notre protection) « envoie une notification à l’utilisateur en cas de proximité physique prolongée avec un autre utilisateur positif au Covid-19 et permet au ministère de la Santé de faire “une évaluation du risque d’exposition” ».

Pour son fonctionnement, ‘‘Wiqaytna’’ utilise une technologie Bluetooth, basée sur la communication entre les appareils électroniques situés à proximité.

Sur le principe, et face aux craintes liées de la protection de la vie privée, le gouvernement marocain fait savoir que l’usage de l’application ‘‘Wiqaytna’’ est strictement volontaire.

A cet effet, le ministère de la Santé du Maroc fait savoir que l’application a été validée par la Commission nationale de contrôle de la protection des données à caractère personnel (CNDP). Il s’agit d’un organisme officiel dont la mission est de garantir la protection et le bon usage des données à caractère personnel.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Visioconférence : Le Kenya lance ‘‘Gumzo’’, une première dans le pays

[Digital Business Africa] – Le Kenya dispose désormais de son propre système de visioconférence. Usiku Games, une startup kenyane spécialisée dans les technologies de jeu vidéo a annoncé le lancement de “Gumzo”.

Ce qui est présenté comme étant le premier système de visioconférence fabriqué en Afrique. Et pour marquer son africanité, le nom de la plateforme est issu du swahili, et signifie ‘‘discuter’’ en français.

Sur le principe, on apprend de la startup que le service n’est payant que pour l’initiateur, ou l’organisateur de la réunion. Celui-ci devra débourser 0,95 $ par semaine, un montant qui peut être payé par via le service de mobile money M-Pesa. Par contre le service est gratuit pour les participants à la réunion.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Afrique : La CEA lance ARII 2019, un site internet dédié à l’intégration régionale

[Digital Business Africa] – La Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique a annoncé le 1er juin 2020 le lancement du site Internet ARII 2019, entièrement dédié à une meilleure compréhension des performances de l’Afrique en matière d’intégration régionale.

Selon l’institution onusienne, ce « site Internet est consacré à promouvoir une meilleure compréhension des performances du continent, des Communautés économiques régionales (CER) et des pays africains en matière d’intégration régionale, aider les pays africains à tirer le meilleur parti de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) et stimuler le plan d’action sur l’intensification du commerce intra-africain (BIAT) ».

Dans son communiqué, la CEA indique que l’objectif de ce site Internet consiste à promouvoir une compréhension approfondie de l’intégration à travers ses différentes dimensions présentées dans ARII 2019.

Le site dispose de fonctionnalités qui permettent d’accéder à des cartes, graphiques, tableaux personnalisés et aux données brutes sous-jacentes.

Aussi, ARII 2019 classe le niveau d’intégration des pays africains au sein de leurs CER respectives et également avec le reste du continent. Ce qui permet d’obtenir un point de vue comparatif de chaque région ou pays en matière d’intégration. Le site est disponible à l’adresse : arii.uneca.org

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Ouganda : Les autorités revendiquent l’exportation vers le Maroc de 18 000 téléphones « Made in Ouganda »

[Digital Business Africa] – En Ouganda, c’est une annonce qui met en avant les capacités des usines locales. Le gouvernement a annoncé le 31 mai 2020 l’exportation d’un premier lot de 18 000 téléphones portables fabriqués localement vers le Maroc.

Il s’agit d’une série de téléphones portables analogiques de type 2G. Ils sont été produits par Simi Technologies, filiale du groupe chinois Engo Holdings Uganda Limited, par ailleurs première usine d’assemblage de téléphones portables du pays.

Sur les caractéristiques des téléphones exportés, ils comprennent des fonctionnalités basiques telles que le Bluetooth, un appareil photo de très faible résolution, ainsi que des ampoules à diode pour l’éclairage nocturne.

D’après Simi Technologies, ces téléphones analogiques sont vendus entre 8$ et 11$ sur le marché ougandais. Par ailleurs, l’usine est en mesure de produire 2 000 téléphones, 1 500 smartphones, 800 ordinateurs portables, 2 000 chargeurs, 4 000 câbles USB et 4 000 écouteurs.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Angola : Africell décroche la 4e licence télécoms

[Digital Business Africa] – En Angola, le processus d’attribution de la quatrième licence de télécommunications du pays est clos. Et c’est le groupe libanais Africell qui obtient le précieux sésame, et deviendra de ce fait le quatrième opérateur télécoms du pays, après Movitel et Unitel qui dominent ce marché de 14 millions d’abonnés, suivi de l’opérateur public Angola Telecom, qui propose des services de téléphonie fixe ainsi que Internet.

Dans un premier temps en 2019, cette licence avait été attribuée au groupe angolais Telstar Telecommunicacoes. Seulement, la décision a été annulée par le président João Lourenço, qui accusait l’opérateur angolais de n’avoir pas respecté les termes de l’appel d’offre. Bien avant, l’opérateur sud-africain MTN, déjà qualifié, avait finalement jetté l’éponge lors des négociations, dénonçant un manque de transparence dans le processus.

D’après les médias angolais, la licence accordée à Africell l’est depuis le 19 mai 2020. Avec l’Angola qui est désormais son cinquième marché en Afrique, le groupe entend densifier sa présence sur le continent, après la République Démocratique du Congo, l’Ouganda, la Sierra Leone et la Gambie où il est déjà présent.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Algérie : Privé de manifestation dans la rue, le Hirak choisit Internet comme point de rassemblement anti-régime

[Digital Business Africa] – Alors que le gouvernement Algérien traque désormais partout les activistes et opposants, Internet apparait davantage comme le nouvel espace d’expression des anti-régimes. Dans ce sillage, des artistes ont eu l’idée d’organiser le 23 mai 2020 un concert en ligne en vue de réclamer la libération des prisonniers interpellés dans le cadre du mouvement de protestation anti-régime baptisé ‘‘Hirak’’. Ceci, à l’initiative de Free Algeria, une coordination de collectifs de la diaspora disséminés en France, aux Etats-Unis, en Suisse, en Belgique, en Italie ou en Autriche.

Durant près de deux heures, ce concert virtuel organisé sous le nom de “Songs of Freedom” (Chants de liberté), diffusé en live sur YouTube et sur Facebook a rassemblé une vigtaine d’artistes, dont Cheikh Sidi Bémol, le groupe algéro-québecois Labess ou encore la chanteuse de rock progressif Amel Zen.

Cependant, il convient de préciser qu’en Algérie, la censure se poursuit en ligne, où la Justice traque notamment les activistes, ou fermes les sites d’informations jugés trop indépendants, à l’instar de Berbère TV et L’Avant-Garde qui sont désormais inaccessibles dans le pays, et qui ont apportés leur soutien au concert en ligne. Dans ce sillage, quinze militants ont été condamnés à des peines de prison ferme, dont trois pour leurs publications sur les réseaux sociaux.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Ethiopie : La crise de la Covid 19 n’entravera pas la privatisation d’Ethio Telecom

[Digital Business Africa] – Malgré la crise sanitaire liée à la pandémie du Coronavirus, la privatisation annoncée d’Ethio Telecom qui détient jusqu’ici le monopole du secteur des télécommunications en Ethiopie se poursuivra. L’assurance a été donnée le 30 mai 2020 par l’Autorité éthiopienne des communications (ECA) qui a affirmé que le pays continue de travailler sur le projet de privatisation. Une annonce confirmée plus tard par le ministre des Finances, Eyob Tekalign Tolina, qui a fait savoir que les entreprises étrangères seront prochainement appelées à soumissionner.

Dans la foulée, on a appris davantage sur ce projet de privatisation de la part du ministre des Finances, qui a fait savoir que le gouvernement éthiopien envisage de vendre seulement 40% des parts de Ethio Telecom à un opérateur privé, ce qui lui permettrait de conserver la majorité dans l’actionnariat de l’opérateur. Une faible part sera également ouverte au public éthiopien.

Depuis l’annonce par le premier ministre éthiopien de la libéralisation du secteur des télécoms, plusieurs grandes compagnies ont déjà manifesté leur intérêt pour le marché éthiopien. C’est le cas du Sud-africain MTN ou encore du Français Orange qui ont émis leurs veux d’entrer au capital d’Ethio Telecom. Avec Etisalat et Vodacom, ils se sont également dis intéressés par l’acquisition de nouvelles licences que le gouvernement éthiopien va prochainement lancer pour créer plus de concurrence dans le pays.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Niger : « Vous craignez d’être écoutés. Vous l’étiez depuis et vous l’êtes encore ! »

[Digital Business Africa] – Au Niger, alors que le débat sur le projet de loi portant interceptions des communications téléphoniques s’envenime et suscite la controverse, le ministre de la Justice Marou Amadou a ravivé la polémique en laissant entendre que l’opposition est déjà écoutée par les services de renseignement. Interrogé par un député de l’opposition qui a fait part de ses craintes de voir le gouvernement nigérien surveiller la population sous le prétexte de la lutte antiterrorisme, le ministre a répondu : « Vous craignez d’être écoutés. Vous l’étiez depuis et vous l’êtes encore.
C’est maintenant que ça va être organisé
 ».

Des propos qui ont alimenté les craintes des opposants à cette loi. C’est le cas par exemple du spécialiste en droit constitutionnel, Aba Assan Boubakar cité par RFI : « Le plus choquant, c’est que le ministre de la Justice passe aux aveux, disant que de tout temps les gens ont été écoutés, sans l’intervention de la loi, ce qui est totalement illégal. L’article 29 nous dit que c’est passible de sanctions. Et donc quelque part, c’est une pratique illégale qui est en train d’être légalisée ».

Dans la foulée de cette polémique née de ses propos, le ministre nigérien de la Justice est revenu à la charge, expliquant que ses propos ont été « sortis de leur contexte ». « Je dis que les écoutes sont consubstantielles à tout royaume ou État organisé. Avant les télécommunications, les gens étaient écoutés derrière leurs maisons et on rendait compte au prince. », explique le ministre qui croit savoir que cette loi viendra formaliser et réguler une pratique déjà existante et qui était marquée par des abus.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Course à l’espace : La Chine prévoit de lancer sa première sonde vers Mars en juillet 2020

[Digital Business Africa] – Après le lancement réussi de plusieurs satellites, la Chine envisage désormais de se lancer à la conquête de la planète Mars. D’après la China Aerospace Science and Technology Corporation (CASC) qui porte le projet, le pays devrait lancer en juillet 2020 une sonde et un petit robot téléguidé vers Mars. Ce qui sera la première mission chinoise en direction de la planète rouge.

“Notre objectif était d’envoyer la sonde vers Mars courant 2020. Ce grand projet avance comme prévu et nous visons un lancement en juillet’’, indique la CASC dans un communiqué. Le même document précise que la mission chinoise a trois objectifs: placer en orbite martienne une sonde, la faire atterrir sur la planète rouge, puis téléguider à la surface un robot pour y mener des analyses. Même si la distance entre la planète Mars et la Terre change régulièrement, elle se situe en moyenne à 55 millions de kilomètres. Il faudrait donc sept mois pour quitter de la Terre pour Mars. Ainsi, la sonde chinoise n’arrivera pas à destination avant 2021.

Ce projet rentre dans le cadre du programme spatial chinois dans lequel le pays a investi des milliards de dollars. En plus du lancement des satellites, ce programme prévoit également d’envoyer des hommes sur la Lune. Dans ce sillage, la Chine a procédé le 6 mai 2020 au lancement d’un vaisseau spatial. Avec ce projet baptisé “Tianwen” (“Questions au ciel”), la Chine entend rattraper le retard pris sur les Etats-Unis qui ont déjà envoyé quatre véhicules exploratoires sur Mars, et qui doivent lancer entre juin et août 2020 leur cinquième, baptisé “Perseverance”. Ce dernier devrait arriver vers février 2021. Les Emirats arabes unis vont lancer le 15 juillet la première sonde arabe en direction de la planète rouge, depuis le Japon.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

RD Congo : Le chinois Huawei confirme l’intensification de ses investissements dans le pays

[Digital Business Africa] – Déjà présent en République Démocratique du Congo (RDC) notamment sur les secteurs de la téléphonie mobile et d’Internet, le géant chinois Huawei a confirmé l’intensification de ses investissements dans le secteur des TIC dans le pays. C’était lors d’une audience récemment accordée par le ministre des Postes, Télécommunications, Nouvelles technologies de l’Information et de la Communication (PT-NTIC), Augustin Kibassa Maliba à une délégation de l’opérateur chinois.

Selon un compte rendu de cette audience, la délégation chinoise conduite par le Directeur général de Huawei Adam Ma Quianli s’est dit “prête” à offrir garantir à la RDC une fourniture stable du réseau de télécommunications. Ceci passera notamment par l’augmentation de ses investissements au niveau local, tel que mentionnée dans le protocole d’accord de coopération stratégique dans le domaine des TIC signé entre Huawei et le ministère des PT-NTIC le 19 février 2020 lors du Forum congolais sur l’investissement numérique.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Burkina : 26,3 milliards de dividendes à partager aux actionnaires de l’Onatel

[Digital Business Africa] – Au Burkina Faso, c’est la preuve de la relative bonne santé du secteur des télécommunications, et particulièrement de l’Office national des télécommunications (Onatel). L’opérateur a annoncé qu’il paiera à ses actionnaires dès le 10 juin 2020 un dividende net annuel de 26,327 milliards de FCFA au titre de l’exercice 2019. Ce qui correspond à un dividende net par action de 387,17 FCFA contre 409,36 FCFA en 2018 pour chacune des 68 millions d’actions composant le capital social de la société.

Si de manière générale, les chiffres de 2019 sont en recul par rapport à ceux de 2018, il est fort à noter qu’ils sont relativement satisfaisants, et restent dans le vert. On notera par exemple qu’après impôt, la Sonatel a réalisé un bénéfice net de de 30,086 milliards  de FCFA au cours de l’exercice 2019, ce qui représente une baisse de 1,728 milliard de FCFA par rapport à l’exercice 2018.

Dans ce sillage, le chiffre d’affaire de l’opérateur est également à la baisse comparé à 2018. En 2019, il s’est établi à 154,061 milliards  de FCFA, contre 159,027 milliards de FCFA en 2018. Ce qui représente une baisse de 3%. Aussi, le résultat d’exploitation en 2019 est de 45,759 milliards de FCFA contre  45,955 milliards de FCFA en 2018. Soit une baisse de -0,42%.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Algérie : Le régulateur menace de sanctionner des opérateurs pour la qualité de la 4G

[Digital Business Africa] – En Algérie, c’est une mise en garde que vient d’adresser le régulateur des télécommunications, l’Autorité de Régulation des Postes et des Communications Electroniques (ARPCE) à l’encontre de trois opérateurs télécoms actifs dans le pays. Il s’agit notamment de Djezzy, Ooredoo et Mobilis qui sont ainsi sommés de se conformer à la norme en matière de qualité pour la fourniture des services de type 4G.

Cette mise en garde naît des manquements observés par le régulateur au cours d’une évaluation menée sur la période allant du 16 février au 12 mars 2020, réalisée selon lui à la suite des plaintes d’abonnés portant sur la qualité du service. D’après l’ARPCE, cette évaluation portait sur la qualité des services des réseaux 4G des opérateurs dans les régions algériennes de Blida, Djelfa, Tlemcen, Adrar et Constantine.

Au terme de cette opération, le régulateur a dit avoir enregistré des lacunes dans les services fournis par les trois opérateurs 4G, notamment Djezzy, Ooredoo et Mobilis : “Les résultats de ce contrôle ont révélé que les trois opérateurs ne répondaient pas à certaines exigences de couverture et de qualité de service des réseaux 4G dans ces wilayas”. Aussi, l’ARPCE a indiqué avoir fourni aux opérateurs la liste des lacunes enregistrés, et leur donner du temps pour y remédier. Une autre évaluation sera ensuite faite, et au terme de celle-ci, les opérateurs indexés seront sanctionnés d’une amende.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Covid-19 : Le centre d’incubation Cowork Africa offre à l’hôpital Laquintinie de Douala 250 supports de masques conçus en 3D

[DIGITAL Business Africa] – Georges Mpoudi Ngole, fondateur et promoteur du Centre d’incubation Cowork Africa a mis à la disposition du personnel de santé de l’hôpital Laquintinie de Douala 250  supports pour masques de protection faciale.

Ces supports sont de petits appareils à usage multiple imprimés en 3 dimensions (3D). Sa particularité est  « qu’il permet d’accrocher les deux élastiques du masque et les faire passer derrière les cheveux ou le cou. Ce produit repartit la pression du masque derrière les oreilles », explique  Georges Mpoudi Ngole. Il s’exprimait ainsi vendredi 22 mai 2020 lors de remise de don de supports pour masques de protection faciale au personnel de l’hôpital Laquintinie de Douala.

La conception de ce produit vient du constat selon lequel la plupart des masques de protection faciale tiennent par un élastique qui passe derrière les oreilles de leur porteur ce qui, au bout de quelques heures, rend le port du masque « très inconfortable ». D’où l’idée de « mettre en œuvre notre studio 3D afin de reproduire, adapter et imprimer des modèles de support de masque en distribution libre sur Internet sur nos imprimantes 3D », explique le président fondateur de Cowork Africa.

Le centre d’incubation Cowork Africa a la capacité de produire 150 portes cache-nez par semaine et 600 par mois. Disponible au siège de Cowork Africa au quartier Bali à Douala, ce support de protection faciale est vendu à 500Fcfa l’unité.  Cependant, ce produit est dans un premier temps, destiné aux personnels soignants et cette remise marque la contribution de Cowork Africa, grâce au numérique, à la lutte contre la pandémie qui impacte toutes les  communautés.

« Cowork Africa est un Tech hub et au regard de cette pandémie qui met en mal toutes les couches de la société, nous avons voulu apporter notre contribution dans la lutte. Après 5 à 6 semaines de réflexions, grâce à internet nous avons rencontré un confrère spécialisé dans l’impression 3D qui a conçu un modèle de cet objet (Serre-tête ou boucle porte-masque) pour éviter de faire supporter le masque par les oreilles », précise Georges Mpoudi Ngole.

En rappel, Cowork Africa est un espace  de co-working, qui permet aux entreprises de toutes les tailles, notamment les Très petites entreprises (TPE), les Petites et moyennes entreprises (PME)  d’avoir un espace de rencontre et de productivité alignés aux standards des entreprises modernes. Pour améliorer son service, le promoteur de la plateforme a implémenté l’impression 3D donnant accès à la production de tous types d’objets, des formes les plus simples aux plus complexes.

Par Ghislaine Deudjui

Confinement et distanciation sociale : vers une digitalisation de l’événementiel ?

De nombreux événements et festivals annulés ou reportés

Confinement oblige, de nombreux événements ont dû être annulés au cours de ces deux derniers mois. Et ce n’est pas fini : tous les événements de plus de 5000 personnes seront interdits jusqu’en septembre. Pour l’instant les rassemblements de plus de dix personnes ne sont toujours pas possibles – et ce, jusqu’au 1er juin au plus tôt.

En France, parmi les 4500 événements annulés à date, et les 3000 qui sont reportés, on compte notamment :

  • Le Salon du livre ;
  • Le Hellfest ;
  • Les Vieilles Charrues ;
  • Les Eurockéennes ;
  • Musilac ;
  • Garorok ;
  • Solidays ;
  • Lolla Paris ;
  • We Love Green ;
  • Fnac Live Paris ;
  • Days Off ;
  • Sur les Pointes, etc.

Ces chiffres n’incluent pas tous les festivals et événements qui devaient se dérouler à l’étranger, aux États-Unis par exemple, toujours confinés et très largement endeuillés par la pandémie.

Impossibilité de se projeter

Au-delà des dates butoir fixées à défaut de savoir avec exactitude de quoi sera fait demain, il y a les appréhensions quant à de possibles – et probables – prochaines vagues de contamination, la mise en place des fameux “gestes barrières” incompatible avec nombreux de ces événements et les craintes du public. Les gens ont peur de contaminer, d’être contaminés ou même de réserver des places pour un concert, un festival ou une conférence qui n’aura pas lieu.

Pour beaucoup, cette déprogrammation culturelle massive est une triste nouvelle mais qui n’aura que peu de conséquences sur leur vie : cet été sera différents des autres, certainement plus frugal, mais ils pourront profiter de nombreux contenus de chez eux. Ils attendront avec impatience de pouvoir assister l’an prochain aux nouvelles éditions de leurs festivals et concerts préférés. Mais pour les professionnels de la culture, du spectacle et de l’événementiel, ces restrictions risquent d’être bien plus lourdes de conséquences.

De très nombreux emplois menacés

En effet, de très nombreux emplois dépendent de la culture et de l’événementiel en France – autant d’emplois aujourd’hui menacés, maintenus à flot par le chômage partiel, par des mesures de soutien temporaires et parfois uniquement par l’espoir d’une reprise prochaine.

Début mai, Emmanuel Macron a annoncé un “Plan Culture” visant à soutenir le secteur en grande difficulté. Parmi les mesures citées, les principales étaient les suivantes :

  • Prolongation des droits des intermittents jusqu’à fin août 2021 ;
  • Constitution d’un fonds d’indemnisation pour les séries et tournages annulés ;
  • Lancement d’un grand programme de commandes publiques.

Le ministère de la culture a également annoncé la création d’une cellule d’accompagnement des festivals 2020, qui restera active jusqu’à la fin de la crise sanitaire. Le but est notamment d’accompagner les plus petits festivals qui pourraient peut-être bien se tenir au vu de leur public restreint – reste à savoir dans quelles conditions.

Les événements tentent de s’adapter à ces nouvelles contraintes

Les professionnels de l’événementiel et de la culture le savent bien : si ce Plan Culture peut leur faire gagner un peu de temps, il ne suffira pas à les sauver. Face à ce naufrage, comme dans tous les  secteurs qui dépendent de la capacité des individus à se réunir et se déplacer, les offres culturelles ont évolué pour pouvoir continuer à toucher les personnes confinées chez elles. La fermeture des cinémas, salles de concerts, musées a été suivie par la mise en ligne de films, concerts et spectacles. Google Arts & Culture a même permis aux internautes de parcourir de nombreuses expositions à travers le monde entier.

Pour de nombreux salons et festivals qui devaient se tenir durant l’été, la stratégie sera également  la dématérialisation. Dans un secteur que l’on pensait totalement dépendant de la liberté de se rassembler, les artistes font le pari d’innover en digitalisant leur offre, grâce aux plateformes d’hébergement de contenu et aux réseaux sociaux qui devraient permettre de maintenir une certaine interactivité de ces événements.

Musique, cinéma, théâtre : le défi d’adapter les contenus à Internet

L’édition 2020 de l’E3, grand-messe du jeu vidéo qui devait se tenir du 9 au 11 juin à Los Angeles, est annulée au profit d’événements individuels et dématérialisés organisés par chaque studio : Xbox 20/20, conférence mensuelle de Microsoft, Ubisoft Forward, EA Play live d’Electronic Arts parmi tant d’autres. Un plus large festival numérique se tiendra entre les mois de mai et d’août, organisé par le journaliste canadien et personnalité du jeu vidéo Geoff Keighley.

Les festivals de Cannes, Venise, Berlin sont annulés cette année au profit du We Are One : A Global Film Festival, manifestation virtuelle qui se tiendra sur YouTube du 29 mai au 7 juin. Le festival International du film d’animation d’Annecy, lui, se déroulera intégralement en ligne, mettant en place une plateforme avec de nombreuses fonctionnalités auxquelles les personnes accréditées pourront accéder : stands virtuels, vidéothèque, tchat et visioconférences…

Du côté du théâtre, le festival d’Avignon qui se tient tous les mois de juillet n’aura pas lieu pour la première fois depuis sa création en 1947. Là encore, une programmation numérique est prévue pour pallier ce manque. De la même manière, le Burning Man ne se tiendra pas physiquement mais virtuellement, sous le nom de Multiverse.

Le recensement et la promotion de toutes ces initiatives visant à diffuser les produits culturels de manière dématérialisée est réalisé sur le site Internet du ministère de la Culture, par le biais de l’opération #CultureChezNous depuis le 18 mars.

Crise du coronavirus oblige, le Festival international du #film d’animation d’Annecy et le #Mifa se dérouleront en ligne du 15 au 30 juin. Le Mifa les #projets retenus pour les sessions de #pitchs : https://t.co/jhRsWtTyHy pic.twitter.com/tARL2qxtQK

— Ecran Total (@Ecran_Total) May 6, 2020

Vers une mutation des événements traditionnels ?

Nul ne sait comment évoluera la situation sanitaire et économique. Mais la digitalisation des festivals de musique pourrait déclencher une mutation des modèles festivaliers et événementiels de manière générale. Surtout si, comme le craignent certains, de futures vagues de contamination déclenchent d’autres vagues de confinement.

Beaucoup ont également découvert qu’ils pouvaient faire certaines choses de leur quotidien autrement : travailler à distance, profiter de leurs amis via des appels vidéo de groupe… La consommation des biens culturels, avec la croissance exponentielle des plateformes de streaming ces dernières années, se faisait déjà beaucoup de chez soi.

Mais deux mois d’enfermement et un été sans rassemblements changera peut-être encore plus radicalement les choses pour un public à qui l’on offrira la possibilité de découvrir des artistes et des contenus en live sans bouger de chez lui. Et certains événements risquent de devoir en passer par Internet, moins coûteux que l’organisation d’un événement physique, le temps que la situation évolue et leur permette de faire autrement.

Des grands noms de la culture et du spectacle commencent déjà à repenser leur stratégie à long-terme : le danseur et chorégraphe de renom Benjamin Millepied a lancé en début de mois une plateforme digitale entièrement dédiée à la danse, L. A. Dance Project, se présentant sous forme d’application mobile payante. Les abonnés peuvent y retrouver des cours, master-classes mais aussi des interviews, captations de spectacles… Le Cirque du Soleil propose également des programmes spéciaux sa plateforme CirqueConnect.

 

Face au digital, tous les événements ne sont pas égaux

Mais si certains événements peuvent se prêter à une téléconsommation, d’autres sont malheureusement tributaires de la présence physique du public. C’est notamment le cas des professionnels forains, dont l’activité est saisonnière. D’autre part, certaines règles comme la chronologie des médias rendent bien plus difficiles la publication en ligne de certains contenus aux dates où ils devaient initialement sortir en salle.

Qu’est-ce que la chronologie des médias ?

C’est la règle qui protège la sortie en salle des films. Dépendant du nombre d’entrées qu’elles ont fait, les œuvres cinématographiques ne sont pas tenues de respecter les mêmes délais pour leur sortie en DVD, sur les sites de streaming…

La crise du Covid-19 amènera peut-être dans son sillon des mutations de certaines règles, de certains codes, de certains usages qui semblaient jusque-là figés dans le marbre.

Sources

  • La Dépêche, “Festivités annulées : quelle saison estivale pour les industriels forains à Castres”, 14/05/2020
  • Le Monde, “Coronavirus : faute de festival de cinéma, Cannes, Venise et Berlin organisent un événement sur YouTube”, 27/04/2020
  • Le Parisien, “Coronavirus : avec déjà 15 milliards d’euros de pertes, l’événementiel réfléchit à l’après”, 20/04/2020

Ecrit par Deborah de Papernest

Cameroun : Le Pr Justine Diffo décline sa vision : « Faire de l’ART, d’ici à 2025, une institution robuste par la qualité de sa gouvernance »

[Digital Business Africa] – A l’initiative du Pr Justine Diffo, nouvelle PCA de l’ART, un atelier d’échanges et de débats sur le nouveau cadre juridique de l’Agence de régulation des télécommunications a été organisé par l’ART du 25 au 26 mai 2020 à l’hôtel Mont Fébé de Yaoundé.

Ce 27 mai 2020, le Pr Justine Diffo, a présidé son tout premier conseil d’administration. Digital Business Africa saisi l’occasion pour présenter la vision que la nouvelle PCA a de l’institution qu’elle entend superviser. Cette vision a été présentée hier à Yaoundé à la fin de l’atelier d’échanges et de débats sur le nouveau cadre juridique de l’ART. Digital Business Africa vous propose l’intégralité de son discours.

« Madame et Messieurs les Administrateurs, chers-ères collègues ; Monsieur le Directeur général ; Chers  personnels de l’ART, distingués collaborateurs ; Honorables membres de l’équipe d’experts ; Mesdames et Messieurs,

Depuis deux jours, nous avons passé aux cribles de notre expertise hautement diversifiée, le cadre légal des établissements publics et des entreprises publiques, en parallèle avec le fonctionnement et le management opérationnel de l’ART à ce jour. M’adressant à vous tous, et à vous toutes, je ne bouderai pas le plaisir qui est le miens, et le sentiment d’extrême bonheur que je souhaite partager avec vous au terme de ces travaux.

Permettez-moi de valider que vous avez fait preuve d’assiduité, de volontarisme, de franchise dans l’analyse des préoccupations managériales de l’ART, et d’un professionnalisme avéré qui confirme en réalité les échos qui m’étaient déjà parvenus à votre sujet. D’ailleurs, les résultats enregistrés attestent que nos attentes ont été atteints et je tiens, à ce sujet, à féliciter l’équipe des experts de très haut niveau qui ont préparé avec minutie et animé avec un doigté de consultants sénior les échanges en connexion constante avec les termes de référence de l’atelier.

Justine Diffo et Philemon Zoo Zame
ART. Le PCA, le Pr Justine Diffo et le DG, le Pr Philémon Zoo Zame

A titre personnel, je me félicite d’avoir fait, en deux jours, des bonds significatifs dans l’appropriation de l’écosystème technologique (vers la 5 G) et managérial du secteur à travers l’ART, la perception des défis de la promotion de la gouvernance qui ont été cernés avec un accent sur les périmètres d’action et les ressorts de la promotion de la gouvernance, le kit de performances technologique, sociale, économique, financière,  etc., bien appréhendé pour une construction architecturale articulée autour des résultats assignés par la loi de 1998 et les textes subséquents jusqu’au Décret de 2019 et même à l’Arrêté MINFI de mai 2020.  

Tenez ! Le ciment de la gouvernance d’entreprise cristallise une connexité savamment dosée entre  pouvoir, responsabilité, imputabilité, redevabilité, réédition, transparence, traçabilité, équité, inclusion, efficience gage de performance !

Chers collègues administrateurs, Monsieur le Directeur général, Chers personnels collaborateurs de M. le Directeur général : quelle vision voulons-nous impulser à l’ART ?

Telle que je souhaite l’appréhender, la vision avec laquelle nous sortons d’ici aujourd’hui serait formulée ainsi qu’il suit : « L’ART est, d’ici à 2025, une institution robuste par la qualité de sa gouvernance, soutenue par des procédures optimales, un kit de performances répondant  aux standards internationaux, grâce aux indicateurs de performance mesurables et consensuels ».

Cette boussole va guider nos actions dans les prochains jours. J’y veillerai et j’ai la conviction qu’ayant eu une vision partagée, coordonnée et harmonisée des outils de pilotage de cette vision, les actions quotidiennes de l’ART, que dis-je ! Nos actions quotidiennes seront en mode pilotage automatique sous le regard attentionné des tutelles technique et financière.

Par ma voix, le Conseil d’Administration prend acte des recommandations substantielles issues de cet atelier, et s’engage à en débattre dans un cadre approprié en vue des déclinaisons opérationnelles en tant que de besoin.

Je ne saurais clore mon propos sans saluer l’efficacité empreinte de professionnalisme et de proactivité de l’équipe d’appui qui, sous la diligence de M. Le Directeur général, a activé tous les ressorts logistiques pour que les travaux se déroulent dans un climat des plus vertueux.

C’est avec un sentiment de mission bien accomplie par toutes les parties prenantes que je déclare clos les travaux du présent atelier en exprimant un vœu du fond cœur : « que Dieu Tout-Puissant, dans sa grâce, imprime dans nos cœurs sa crainte, qu’Il nous donne de mettre en pratique tous les principes de gouvernance somme toute calqués sur les Saintes écritures et issus du Droit canonique, et que sa grâce, sa miséricorde et ses riches bénédictions nous accompagnent, au Nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit ». AMEN.

Nous voulons prier le Directeur général adjoint de lever également la voix pour une bénédiction qui nous accompagne dans nos maisons. Monsieur le directeur général adjoint, SVP ! »

Le Pr Philémon Zoo Zame et le Pr Justine Diffo s’engagent à booster les performances de l’ART et à accélérer la digitalisation du Cameroun

[Digital Business Africa] – Au Cameroun, de nouveaux textes législatifs et réglementaires ont été pris par le gouvernement pour améliorer la gestion des entreprises et établissements publics afin qu’ils puissent jouer pleinement leur rôle afin d’atteindre les résultats escomptés. Directeurs généraux et présidents de conseil d’administration des entités publiques sont concernés par ces nouveaux textes.

A l’Agence de régulation des télécommunications (ART), un nouveau PCA, en la personne du Pr Justine Diffo, est en place depuis quelques semaines. Elle a été nommée à ce poste le 30 avril 2020 par le président de la République, Paul Biya. Occasion pour l’agence qui a connu quelques incompréhensions il y a quelques mois avec l’ancien PCA de se mettre à jour sur les nouveaux textes législatifs et réglementaires régissant l’agence.

A l’initiative de la nouvelle PCA, un atelier d’échanges et de débats sur le nouveau cadre juridique de l’Agence a été organisé par l’ART ce 25 mai 2020 à l’hôtel Mont Fébé de Yaoundé. Les membres du conseil d‘administration conduits par la nouvelle PCA et l’ensemble des cadres de la direction générale de l’ART conduits par le Pr Philémon Zoo Zame ont participé à cet atelier d’échanges et de débats.

A l’entame de cet atelier, le Pr Philémon Zoo Zame a salué la nomination du Pr Justine Diffo comme PCA et a profité de l’occasion pour lui présenter l’agence et le contexte dans lequel la PCA et les nouveaux membres du CA arrivent.

Nouveau cadre juridique

Selon, le Pr Philémon Zoo Zame, en plus de la signature par le gouvernement de nouveaux textes législatifs et réglementaires pour améliorer la gestion des entreprises et des établissements publics, la nouvelle PCA arrive dans un contexte où cet organisme connait des mutations dues au renouvellement de certains de ses membres.

Au plan juridique et institutionnel, le dernier texte en date est l’arrêté N°000005/200/MINFI du 04 mai 2020 portant classification des Etablissements publics au Cameroun.  Près d’un an plus tôt, le président de la République, Paul Biya, signait le décret N°2019/322 du 19 juin 2019 fixant la classification des établissements publics, la rémunération, les indemnités et les avantages de leurs dirigeants et le décret No2019/320 du 19 juin 2019 précisant les modalités d’application de certaines dispositions des lois 2017/010 et 2017/011 du 12 juillet 2017 portant statut général des établissements publics et des entreprises publiques. Tous des textes dont la compréhension est nécessaire poyr le bon fonctionnement de l’ART.

Le DG a donc salué le sens de l’anticipation de la nouvelle PCA, qui, d’après lui, après son installation le 07 mai 2020 par la ministre des Postes et Télécommunications, Minette Libom Li Likeng,  a rapidement pris la mesure des enjeux et défis qui s’imposent à l’ART relativement à l’implémentation du nouveau cadre juridique des établissements publics.  

« A cet égard, a déclaré le Pr Philémon Zoo Zame, le présent atelier que vous avez initié, a comme objectifs de permettre aux participants de s’approprier le nouveau cadre juridique et ses principales implications dans le pilotage et le fonctionnement de l’ART; de revisiter et intégrer les exigences et principes cardinaux de la performance dans la gestion de l’ART; de susciter le développement d’une vision consolidée et partagée en matière de bonne gouvernance et de se servir au quotidien de la technique de mobilisation pour une meilleure implémentation du nouveau cadre juridique des établissements publics à l’ART ».  

Des experts et des exposés

Au menu des échanges avec les experts,  un exposé du Pr Mathias Eric Owona Nguini, sur le thème « l’impérieuse nécessité d’une meilleure appropriation et d’une saine application du nouveau cadre juridique des établissements publics et des organes de gestion » ; un autre exposé discussion sur le thème « les défis de l’amélioration de la performance à l’ART » avec le consultant Pierre Vincent Ngambo Fondjo.

D’autres exposés avec des thèmes comme « les défis de la promotion de la gouvernance à l’ART» ou encore « la technique de mobilisation: moteur d’action pour une meilleure implémentation du nouveau cadre juridique à l’ART» sont prévus demain, 26 mai 2020, fin de l’atelier.

La nouvelle PCA a pour sa part rappelé qu’à l’occasion de son adresse à la jeunesse le 10 février 2016, appelant à un engagement collectif pour gagner le pari d’une transition numérique réussie, le président Paul Biya disait que : « Le gouvernement devra poursuivre avec méthode et efficacité l’assainissement et la bonne régulation de ce secteur clé, dans l’intérêt de l’économie nationale (…) ».

Pour elle, cet appel du président de la République à l’adoption d’une bonne régulation interpelle fortement la présidence du conseil d’administration et la direction générale de l’ART dont l’engagement dans ce domaine doit être exemplaire.

« Aussi, vous l’aurez compris, l’ART de par ses missions, se trouve-t-elle fortement interpellée dans la réalisation de ces engagements, avec une réadaptation complète du mode de gouvernance et de régulation du secteur. Je ne saurais clore mon propos sans rappeler les hautes directives du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, édictées à l’issue du Conseil de cabinet du 25 avril 2020, et qui justifient d’ailleurs l’exercice de ce jour. En effet, le gouvernement attend de nous l’élaboration des outils modernes de Gestion des Ressources Humaines de l’ART, au rang desquels un Plan d’Organisation et d’Effectifs, un cadre organique moderne calqué sur les standards internationaux », a indiqué le Pr Justine Diffo.

Par Digital Business Africa