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Les Camerounais (60), Ivoiriens (60) et Nigérians (70) ravissent les places du “Challenge des 1000” entrepreneurs africains sélectionnés pour le Sommet Afrique-France 2020, reporté en raison de la Covid-19 [Document]

[Digital Business Africa] – Le Sommet Afrique-France 2020 devait débuter le 4 juin 2020 à Bordeaux, en France. Mais, les circonstances actuelles liées à la pandémie de la COVID-19 ont poussé le gouvernement français à reporter ce sommet à une date ultérieure. Le gouvernement français, dans le cadre du challenge des 1000, avait décidé de sélectionner 1000 jeunes africains pour assister à cet événement.

Malgré le report de ce sommet, le Secrétariat Général du Sommet Afrique France, Digital Africa et les membres du jury du Challenge des 1000 entrepreneurs ont dévoilé la liste des 1000 lauréats retenus qui devaient participer à ce sommet.

A défaut de ce sommet, les initiateurs annoncent que ces 1000 entrepreneurs africains bénéficieront d’un programme d’accompagnement dédié, leur permettant d’avoir accès à des financements, de la formation, des mises en réseaux ainsi que de la visibilité pour leurs projets. « Ce programme s’appuie sur un tissu de partenaires français et africains, au travers notamment de mentorat, de mises en relation, de bourses, de financements publics et privés. Une première brique développée par Digital Africa sera dévoilée dès la mi-juin 2020 », indique-t-on du côté de Digital Africa.

Les 1000 lauréats, dont 500 femmes et 500 hommes entrepreneur.e.s africain.e.s, proviennent de 53 pays africains et sont actifs dans les domaines de l’eau-assainissement, du traitement des déchets, de l’énergie, de l’éducation, du numérique, de l’agriculture, de la mobilité, etc.

Le pays qui enregistre le plus grand nombre de lauréats est le Nigeria avec 70 entrepreneurs sélectionnés. S’en suivent le Cameroun et la Côte d’Ivoire, qui enregistrent chacun 60 projets. 52 projets sont sélectionnés au Sénégal, 30 au Bénin, 28 au Burkina et 20 au Gabon.

Challenge des 1000

Retrouvez ici l’ensemble des lauréats camerounais et bien d’autres.

Par Digital Business Africa

Giuseppe Renzo D’Aronco : « Il faut s’assurer d’une mise en œuvre effective du roaming en zone CEMAC le 01er janvier 2021 »

[Digital Business Africa] – Pour avoir un roaming mobile sans coûts additionnels en Afrique centrale, la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA) encourage les gouvernements de maintenir la date butoir du 01er janvier 2021. Explications dans cet entretien avec Giuseppe Renzo D’Aronco, Économiste au Bureau sous-régional pour l’Afrique centrale de la CEA.

Digital Business Africa : Après la validation du projet de règlement communautaire relatif à l’itinérance et aux tarifs sur les réseaux de communications électroniques mobiles ouverts au public pour la mise en place d’un réseau unique en zone CEMAC par les ministres des télécommunications de la zone en fin février dernier à Douala, un processus auquel la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique à participer, vous dites qu’il faut tout faire à ne pas louper la date de 01er janvier 2021 pour sa mise en place.  Pourquoi ce nouvel appel ?

Giuseppe Renzo D’Aronco : Tout d’abord permettez-moi de remercier la CEMAC et la CEEAC pour leurs efforts constants qui ont permis en février 2020 d’adopter le règlement communautaire relatif à l’itinérance et aux tarifs sur les réseaux de communications électroniques dans la sous-région. Pour rappel, ce processus a été initié en 2009 par une étude que la CEA a réalisée, mettant en valeur l’intérêt et l’utilité pour la sous-région, d’avoir un roaming intracommunautaire afin d’accompagner l’intégration régionale et donc de faciliter les échanges commerciaux sous-régionaux.

Avec nos collègues de l’Union Internationale des Télécommunications, nous avons poursuivi ces dernières années, nos actions et nos plaidoyers auprès des instances de la sous-région, en vue d’accélérer la mise en place de cette itinérance. Aussi, nous nous réjouissons que ce dispositif en 2021 sera opérationnel tel que décidé lors de la réunion extraordinaire des ministres des télécommunications de la CEMAC de février 2020.

Permettez-moi également de rappeler, que la sous-région  Afrique centrale est une des régions d’Afrique qui a pris le plus de retard dans le développement des nouvelles technologies de télécommunications durant ces dernières décennies,  notamment sur le développement de ses  infrastructures de télécommunication dont les conséquences directes se  sont traduites par des tarifs de télécommunication élevés, notons que depuis quelques années suites aux investissements réalisés sur les backbonne sous régionaux,  les tarifs ont tendance à baisser.

En réponse à votre question, l’entrée en vigueur au premier janvier 2021 d’une itinérance mobile est un signal fort envoyé aux populations de la zone CEMAC, confirmant ainsi la concrétisation d’une volonté politique affichée par ses Etats membres, d’accélérer le processus d’intégration sous-régional d’une part et d’autre part de baisser drastiquement les coûts de communication  en roaming  ( voix, SMS  et data) et de  booster un écosystème numérique régional qui permettra aux startups de la sous-région de tirer le meilleur profit de cette réforme, d’où la nécessité de tout faire pour s’assurer d’une mise en œuvre effective du roaming le 1 janvier 2021.

Digital Business Africa : Mais si les restrictions sur les voyages internationaux du fait de COVID-19 sont encore en place d’ici la fin de l’année, est-ce pertinent de procéder à l’implémentation du roaming en zone CEMAC ?

Giuseppe Renzo D’Aronco : Comme vous le mentionner, le COVID-19 impose des restrictions de déplacements sous régionaux ayant comme conséquence un effondrement des revenus issus des frais d’itinérance (roaming), dont les revenus sont une véritable manne financière   pour les opérateurs téléphoniques dans la mesure où il s’agit essentiellement d’un service d’interconnexion générant de fortes marges.

Il nous semble plus que pertinent de poursuivre cette implémentation qui doit atteindre son point d’achèvement le premier janvier 2021.

En effet, un certain nombre d’actions intermédiaires doivent être menées par la CEMAC avec la participation de la CEA, afin de suivre les processus de mise en œuvre du cadre réglementaire, dont la signature de protocoles d’accords bilatéraux qui devront être généralisés au 31 décembre 2020 qui supprimeront toutes les surtaxes. Sur cette base au 01 janvier 2021, les tarifs des services de communications électroniques mobiles (voix, SMS et données) intra-communautaires seront alignés sur les tarifs nationaux.

Digital Business Africa : Quelle sera la nature exacte de l’arrangement sur le roaming en zone CEMAC ?

Giuseppe Renzo D’Aronco : Le règlement communautaire relatif à l’itinérance et aux tarifs sur les réseaux de communications électroniques mobiles est un document d’une vingtaine de pages comportant 23 articles, qui après discussion et examen minutieux par les experts de pays membres de la CEMAC a été validé sans réserve par la conférence des Ministres en charge des télécommunications  de la CEMAC.

Grâce à ce dispositif réglementaire dès le premier janvier 2021,  le tarif intra-communautaire de détail (Hors Taxe) qu’un opérateur de services d’itinérance peut facturer à ses clients en déplacement dans la zone CEMAC pour un appel émis en itinérance communautaire, à partir du pays visité vers les autres pays de la zone CEMAC, ne pourra pas  dépasser le tarif le plus élevé des appels nationaux de l’ensemble des opérateurs de cette zone.

Afin d’être concret, prenons l’exemple d’un abonné d’un pays A de la zone CEMAC qui se trouve en itinérance vers un pays B de cette sous-région, en émettant un appel vers un pays CEMAC, celui-ci sera facturé sur le tarif le national le plus élevé de ladite zone, soit en moyenne entre 50 à  90 FCFA la minute contre environ  690 FCFA à ce jour.

En ce qui concerne les appels reçus en itinérance communautaire, aucune facturation ne sera réalisée dans la limite d’une durée maximale de quatre-vingt- dix (90) jours consécutifs de séjour dans l’un des Etats membres de la CEMAC.

Pour le tarif de données en itinérance communautaire, un fournisseur de services ne pourra  pas dépasser le tarif le plus élevé du mégaoctet dans le pays visité dans la limite de seuil de volume de données défini dans les protocoles d’accords entre les régulateurs des Etats membre de la zone CEMAC.

Digital Business Africa : L’Afrique centrale n’est pas seulement la zone CEMAC. Tous les pays membres de la CEMAC sont également membres de la CEEAC.  Ne gagneraient-ils pas plus, de mettre en place un système d’itinérance à zéro coût dans toute l’espace CEEAC ?

Giuseppe Renzo D’Aronco : Merci pour la question, vous avez tout à fait raison d’autant plus que les six pays qui composent la CEMAC font également partie de la zone CEEAC. A cet effet, au cours des deux dernières années plusieurs actions ont été initiées par la CEEAC afin de mettre en place un roaming sous régional, nous sommes persuadés que le free roaming CEMAC aura un effet d’entrainement dynamique auprès des pays de la CEEAC, les incitants à rejoindre cette initiative qui pourrait s’inscrire  dans la cadre du projet de rationalisation des deux Communautés Economique Régionales.

Digital Business Africa : Quel est le feedback que les Ministres en charge des TIC ainsi votre organisme et l’UIT ont-ils reçu des opérateurs de téléphonie mobile dans la zone, sur cette question ? Sont-ils contents de perdre les recettes de surtaxes qu’on connait en ce moment ?

Giuseppe Renzo D’Aronco : Concernant la perte de recettes, je nuancerai votre propos compte tenu de l’expérience de l’Afrique de l’Est. En effet, trois mois après l’entrée en vigueur des accords d’itinérance, les appels entrants en itinérance au Rwanda en provenance du Kenya ont augmenté de plus de 950 pour cent, passant de 63’483 minutes en septembre 2014 à plus d’un million de minutes en décembre 2014, générant ainsi des recettes complémentaires plus que confortables pour les opérateurs.

Pour répondre à votre question, lors de nos différents travaux nous avons eu l’occasion de rencontrer plusieurs opérateurs de téléphonie mobile, qui nous ont fait remarquer que depuis deux ans environ ils avaient constaté une baisse de la part de leur recette issue de la téléphonie classique au profit de nouveaux revenus générés par les données internet et le transfert d’argent.

Concernant le roaming, la majorité des opérateurs s’attendaient à sa mise en place en Afrique centrale comme cela est déjà le cas dans les autres sous-régions d’Afrique tout en espérant un volume de transaction élevé afin de compenser la chute de tarification annoncée.

Digital Business Africa : Pendant que la zone CEMAC est en train de mettre en place un système de roaming sous-régional, il y a déjà un arrangement bilatéral sur cette question entre le Congo et le Gabon. Il se pourrait que le Cameroun et le Gabon négocient leur part.  Ces arrangements bilatéraux – ne sont-ils pas contreproductifs à l’effort multilatéral ?

Giuseppe Renzo D’Aronco : Vous avez raison de souligner cet accord, effectivement depuis le premier janvier 2020, le Gabon et le Congo ont mis en place un free roaming, fruit de la matérialisation des recommandations du protocole d’accord signé, le 5 octobre 2019, à Brazzaville entre les régulateurs télécoms des deux pays. D’autres projets bilatéraux notamment entre le Cameroun et la Gabon sont en cours de négociation pour la suppression des frais de roaming.

Aussi, nous considérons que ces accords bilatéraux issus de trois pays membres de la CEMAC sont loin d’être «contreproductif » pour reprendre votre expression, mais bien au contraire ils ont joué un rôle d’accélérateur pour l’adoption du règlement communautaire par leurs paires notamment sur le choix de la date du premier janvier 2021.

Digital Business Africa : Un mot de fin ?

Giuseppe Renzo D’Aronco : Permettez-moi tout d’abord de vous remercier pour l’opportunité qui est faite à CEA de s’exprimer dans votre magazine. L’adoption du free roaming est une avancée fondamentale en vue de la connectivité de la sous-région, elle constitue un passage incontournable pour la promotion de la culture du numérique à l’ère de la généralisation des TIC par l’ensemble des administrations et des citoyens.

Le règlement communautaire adopté par la réunion des ministres constitue l’un des premiers instruments juridiques communautaires, traduisant ainsi la volonté affichée des Etats d’asseoir définitivement l’intégration sous-régional tout en contribuant à une réelle valeur ajoutée à la dynamique communautaire.

Je terminerai mon propos en félicitant la sous-région de s’être dotée d’un tel outil qui lui permettra d’intégrer rapidement le projet de création d’un réseau téléphonique unique pour l’Afrique, tel qu’évoqué lors de la quatrième réunion des régulateurs des télécommunications de l’Afrique, qui s’est déroulée à Libreville au Gabon en 2018.

Propos recueillis par Abel Akara Ticha (CP)

Intelligence artificielle : Microsoft a construit un supercalculateur uniquement pour OpenAI

[Digital Business Africa] – C’est un projet dans lequel le géant Microsoft a investi 1 milliards de dollars : la construction d’un superordinateur exclusivement dédié à la recherche sur l’apprentissage machine destiné à OpenAI. L’annonce a été faite par Microsoft lors de la conférence des développeurs Microsoft Build 2020. Ainsi, on apprend du géant américain que la nouvelle machine dispose de 285 000 cœurs de CPU, 10 000 GPU et 400 gigabits par seconde de connectivité réseau pour chaque serveur GPU.

« Ce qui est passionnant avec ces modèles, c’est l’étendue des possibilités qu’ils offrent. Il s’agit de pouvoir faire cent choses passionnantes à la fois dans le traitement du langage naturel et cent choses passionnantes dans la vision par ordinateur, et lorsque vous commencerez à voir des combinaisons de ces domaines perceptifs, vous aurez de nouvelles applications qui sont difficiles à imaginer pour le moment», explique Kevin Scott, directeur technique de Microsoft cité dans un article de blog publié par Microsoft le 19 mai. Pour lui, les avantages potentiels vont bien au-delà des avancées limitées d’un seul type de modèle d’IA.

Pour l’instant, il est difficile de comparer ce supercalculateur de Microsoft aux autres déjà existants en raison du fait que Microsoft n’a publié aucunes données de performances. Aussi, l’ordinateur n’a fait l’objet d’aucune évaluation publique. Cependant, Microsoft affirme que son supercalculateur occuperait le cinquième rang mondial.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Pour lutter contre la Covid 19, l’Africa Data Centre Association offre l’hébergement gratuit pour toutes solutions numériques

[Digital Business Africa] – C’est une annonce qui pourra certainement encourager les développeurs africains à davantage s’engager dans la lutte anti-Covid19 : “L’Africa Data Centre Association (ADCA) est heureuse d’annoncer que les membres ADCA suivants fourniront un hébergement gratuit, jusqu’à 10 serveurs américains et 2 KW, pour toutes les applications visant à lutter contre le coronavirus en Afrique pour le reste de 2020.”

L’offre concerne les développeurs basés dans neuf pays africains au sein de différents groupes membres. Il s’agit notamment de GPX Global systems en Égypte, PAIX au Ghana, les Africa Data Centres appartenant à Liquid Telecom au Kenya, en Afrique du Sud, en Tanzanie et au Zimbabwe, ainsi que N+ONE Datacentre au Maroc, Galaxy Backbone au Nigeria et Dataxion en Tunisie.


Avec cette annonce l’ADCA fait savoir qu’elle entend jouer un rôle majeur dans la relance ou la poursuite des activités sur le continent. Ceci, alors même que le numérique s’est avéré comme un outil indispensable dans le cadre de la lutte contre la pandémie de la Covid 19. 

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Mobile money : Orange ouvre les transferts de France vers le Burkina et le Maroc

[Digital Business Africa] – Il est désormais possible pour les personnes situées en France d’effectuer un transfert d’argent via la plateforme Orange Money vers le Burkina Faso et le Maroc. L’annonce est de l’opérateur français qui a fait savoir, respectivement le 9 mai 2020 pour le Burkina Faso et le 20 mai 2020 pour le Maroc l’ouverture des transferts à l’international via sa plateforme, notamment depuis et vers la France.

De manière pratique, les clients Orange situés en France et qui souhaitent accéder au service n’auront tout simplement qu’à souscrire à une offre mobile et s’inscrire dans un point de vente Orange Money. Ils peuvent également le faire directement via l’application mobile Android ou IPhone.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Cameroun : Le Pr Justine DIFFO adopte l’organigramme, le règlement intérieur de l’ART et procède à des nominations [Document]

[Digital Business Africa] – Un climat de « sérénité et de compréhension mutuelle » règne désormais au sein de l’Agence de régulation des télécommunications (ART), notamment entre la direction générale et la présidence du conseil d’administration. C’est du moins ce qu’on peut lire du communiqué du CA réuni en sa 49e session extraordinaire le 27 mai 2020 et présidée pour la première fois par le Pr Justine Diffo.  

Elle avait été nommée à ce poste le 30 avril 2020 par le président de la République, Paul Biya, qui remplaçait ainsi Hessana Mahamat avec qui des incompréhensions avec la direction générale se faisaient observer.

« La présidente a notamment souhaité le règne d’un nouvel esprit empreint de franche collaboration, de sérénité et de compréhension mutuelle, dans le respect strict des règles de discipline et d’éthique au sein du Conseil d’Administration », peut-on lire du communiqué final de cette session.

Au cours de cette session, le Conseil a pris acte du compte rendu de l’état d’exécution des résolutions et recommandations prises lors de la 48e session extraordinaire. Après la présentation par le directeur général des dossiers inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a examiné et pris des résolutions dont certains étaient mis en suspens par l’ancien PCA.

Parmi les résolutions prises par le Conseil le 27 mai 2020 : la Résolution portant affectation des résultats des exercices 2017 et 2018; la Résolution portant adoption de l’organigramme ; la Résolution portant adoption du cadre organique ; la Résolution portant adoption du Statut du personnel et la Résolution portant adoption du règlement intérieur de l’agence.

Après avoir adressé ses félicitations à la direction générale de l’ART pour « la qualité des documents présentés et la sincérité des informations y contenues », le Pr Justine Diffo a adressé ses félicitations à la direction générale, conduite par le DG le Pr Philémon Zoo Zame et son adjoint Aboubacar Zourmba.

 Aussi, le Conseil présidé par le Pr Justine Diffo a procédé à la nomination à certains postes de responsabilité.  

L’ensemble des nominations

Par Digital Business Africa

Le communiqué final du CA

Communiqué CA ART avec Pr Justine Diffo

Covid-19 : Afriland First Bank offre des produits d’une valeur de 132 millions FCFA au Cameroun

[Digital Business Africa] – Les pays du monde et le Cameroun en particulier mènent un combat contre la maladie à coronavirus 2019.  La mobilisation interpelle tout le monde. Fidèle à son statut d’entreprise citoyenne, Afriland First Bank n’est pas en reste dans cette lutte et tient à apporter sa contribution à l’effort de guerre.

Une délégation de l’établissement bancaire conduite par son directeur général adjoint s’est rendue à l’immeuble siège du ministère de la Santé publique ce mardi 2 juin 2020, chargée de dons. Une contribution en nature d’une valeur de 132.000.000 FCFA comprenant 100.000 gants chirurgicaux ; 40.000 cache-nez jetables ; 4000 unités de combinaison médicale ; 1000 masques N95 ; et 100 thermomètres à infra-rouge.

« Notre plan de riposte prévoyait notre participation à l’élan de solidarité nationale. Nous sommes heureux de le faire. Nous espérons qu’avec la détermination du gouvernement et les efforts collectifs des Camerounais, nous viendrons à bout du coronavirus », a expliqué Youssoufa Bouba, directeur général adjoint d’Afriland First Bank Cameroun.

Prenant la parole en qualité de représentant de l’Administrateur directeur général, le DGA n’a pas manqué de rassurer le membre du gouvernement du soutien de la Banque. « Vous pouvez compter sur Afriland First Bank. Nous garderons le niveau de vigilance et de prudence nécessaires pour contribuer à faire de ce combat national une réussite. Car rien ne vaut la santé », a promis le DGA.

Un geste très apprécié par le ministre Secrétaire d’Etat à la Santé publique. « Cette contribution est indispensable … Nous ne manquerons pas de transmettre à la hiérarchie que votre établissement est parmi les premiers établissements au Cameroun qui ont directement attribué au ministre de la Santé publique tous les moyens de protection vis-à-vis d’abord du personnel », s’est réjoui Alim Garga Hayatou, le ministre Secrétaire d’Etat à la Santé publique. Non sans rappeler la consigne du chef de l’Etat qui veut que le département ministériel qui est en pole position dans la lutte contre la pandémie reçoive tous les Camerounais quel que soit le niveau ou la qualité de contribution.

Afriland First Bank s’est en effet voulue réactive dès l’apparition des premiers cas de contamination en mars. Le plan de riposte de la Banque tient alors compte de la rigueur et la discipline dans l’application des mesures barrières édictées par le Gouvernement et l’Organisation mondiale de la Santé, tout en maintenant la qualité du service aux clients.

Entre autres mesures prises par la Banque selon le DGA : L’entrée des agences est équipée de distributeurs de gel hydro-alcoolique et de thermomètres à infrarouge ; Les bureaux des agents sont équipés de flacons de gel à la disposition des clients ; Les agents se désinfectent les mains à longueur de journée et portent des masques de protection ; Les équipes de nettoyage ont augmenté la fréquence de désinfection des poignées de porte, des rampes d’escalier et des tables de bureau ; Mise en place d’un système de rotation des effectifs ; Erection des tentes à l’entrée des agences pour le confort d’attente des clients ; Réception des clients à l’intérieur par petites vagues afin de les préserver des risques d’attroupement. 

A côté de ces mesures barrière, la Banque a instauré la gratuité totale pour les services de banque en ligne et les cartes bancaires, dans le but de réduire les attroupements dans les agences.

Banque de référence implantée sur tout le territoire camerounais, la First Bank compte aujourd’hui 45 agences. Leader du secteur bancaire national avec un total bilan de plus de 1 150 milliards en fin 2019 et environ 1/5è des parts d’un marché composé de 15 établissements bancaires, elle jouit d’une grande solidité financière et bénéficie de la technicité de plus de 800 collègues travaillant au quotidien pour assurer un service de qualité optimal à tous ses clients : particuliers, professionnels, PME, grandes entreprises, institutionnels.

Elle totalise 126 GABs (Guichets Automatiques des Billets) et 241 TPE (Terminaux de paiement électronique). En première ligne  dans la lutte contre la propagation de la COVID-19, elle permet à ses clients de limiter leurs déplacements en agence par l’utilisation des différents canaux de banque à distance (SARA, E-First, MAC) et  l’utilisation du libre-service bancaire (GABs, TPE, Cash Deposit). Elle vient d’ouvrir deux nouvelles agences dans la ville de Yaooundé à MELEN (face Total Melen) et à Olembe (face Pétrolex Olembé).

Par Digital Business Africa

Rwanda : L’agence spatiale sera créée et opérationnelle en juillet 2020

[Digital Business Africa] – C’est un pas de plus qui est annoncé au Rwanda dans la quête de meilleurs services de télécommunications via satellite. Réuni en Conseil des ministres le 25 mai 2020, le gouvernement rwandais a annoncé avoir validé le projet de loi qui va aboutir à la création de la Rwanda Space Agency (RSA), l’agence spatiale du Rwanda. On apprend même que cette agence devrait voir le jour dès le mois de juillet 2020.

D’après le ministère rwandais en charge des TIC, la création de cette agence spatiale vise des portées civiles, et servira entre autres dans la prévision et la planification agricole, la surveillance de l’environnement, la préparation et la gestion des catastrophes, mais également dans la planification urbaine. A l’heure actuelle, le ministère des TIC fait savoir que le Rwanda utilise déjà l’imagerie satellite pour effectuer le recensement national, l’urbanisme, la gestion des terres et la recherche universitaire.

Avec la création de cette agence spatiale, le Rwanda rejoint ainsi le club très fermé des pays africains qui en disposent déjà. Il s’agit notamment de l’Algérie, la Tunisie, le Maroc, l’Afrique du Sud, l’Angola, l’Égypte, le Kenya, le Nigéria et le Zimbabwe.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Maroc : Le gouvernement lance une application de traçage volontaire contre la Covid 19

[Digital Business Africa] – Au Maroc, le ministère de la Santé a annoncé le 1er juin 2020 le lancement d’une application mobile de traçage des contacts par smartphone pour lutter contre la propagation de la Covid-19.

Selon un communiqué de ce département ministériel, l’application dénommée ‘‘Wiqaytna’’ (en français, notre protection) « envoie une notification à l’utilisateur en cas de proximité physique prolongée avec un autre utilisateur positif au Covid-19 et permet au ministère de la Santé de faire “une évaluation du risque d’exposition” ».

Pour son fonctionnement, ‘‘Wiqaytna’’ utilise une technologie Bluetooth, basée sur la communication entre les appareils électroniques situés à proximité.

Sur le principe, et face aux craintes liées de la protection de la vie privée, le gouvernement marocain fait savoir que l’usage de l’application ‘‘Wiqaytna’’ est strictement volontaire.

A cet effet, le ministère de la Santé du Maroc fait savoir que l’application a été validée par la Commission nationale de contrôle de la protection des données à caractère personnel (CNDP). Il s’agit d’un organisme officiel dont la mission est de garantir la protection et le bon usage des données à caractère personnel.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Visioconférence : Le Kenya lance ‘‘Gumzo’’, une première dans le pays

[Digital Business Africa] – Le Kenya dispose désormais de son propre système de visioconférence. Usiku Games, une startup kenyane spécialisée dans les technologies de jeu vidéo a annoncé le lancement de “Gumzo”.

Ce qui est présenté comme étant le premier système de visioconférence fabriqué en Afrique. Et pour marquer son africanité, le nom de la plateforme est issu du swahili, et signifie ‘‘discuter’’ en français.

Sur le principe, on apprend de la startup que le service n’est payant que pour l’initiateur, ou l’organisateur de la réunion. Celui-ci devra débourser 0,95 $ par semaine, un montant qui peut être payé par via le service de mobile money M-Pesa. Par contre le service est gratuit pour les participants à la réunion.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Afrique : La CEA lance ARII 2019, un site internet dédié à l’intégration régionale

[Digital Business Africa] – La Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique a annoncé le 1er juin 2020 le lancement du site Internet ARII 2019, entièrement dédié à une meilleure compréhension des performances de l’Afrique en matière d’intégration régionale.

Selon l’institution onusienne, ce « site Internet est consacré à promouvoir une meilleure compréhension des performances du continent, des Communautés économiques régionales (CER) et des pays africains en matière d’intégration régionale, aider les pays africains à tirer le meilleur parti de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) et stimuler le plan d’action sur l’intensification du commerce intra-africain (BIAT) ».

Dans son communiqué, la CEA indique que l’objectif de ce site Internet consiste à promouvoir une compréhension approfondie de l’intégration à travers ses différentes dimensions présentées dans ARII 2019.

Le site dispose de fonctionnalités qui permettent d’accéder à des cartes, graphiques, tableaux personnalisés et aux données brutes sous-jacentes.

Aussi, ARII 2019 classe le niveau d’intégration des pays africains au sein de leurs CER respectives et également avec le reste du continent. Ce qui permet d’obtenir un point de vue comparatif de chaque région ou pays en matière d’intégration. Le site est disponible à l’adresse : arii.uneca.org

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Ouganda : Les autorités revendiquent l’exportation vers le Maroc de 18 000 téléphones « Made in Ouganda »

[Digital Business Africa] – En Ouganda, c’est une annonce qui met en avant les capacités des usines locales. Le gouvernement a annoncé le 31 mai 2020 l’exportation d’un premier lot de 18 000 téléphones portables fabriqués localement vers le Maroc.

Il s’agit d’une série de téléphones portables analogiques de type 2G. Ils sont été produits par Simi Technologies, filiale du groupe chinois Engo Holdings Uganda Limited, par ailleurs première usine d’assemblage de téléphones portables du pays.

Sur les caractéristiques des téléphones exportés, ils comprennent des fonctionnalités basiques telles que le Bluetooth, un appareil photo de très faible résolution, ainsi que des ampoules à diode pour l’éclairage nocturne.

D’après Simi Technologies, ces téléphones analogiques sont vendus entre 8$ et 11$ sur le marché ougandais. Par ailleurs, l’usine est en mesure de produire 2 000 téléphones, 1 500 smartphones, 800 ordinateurs portables, 2 000 chargeurs, 4 000 câbles USB et 4 000 écouteurs.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Angola : Africell décroche la 4e licence télécoms

[Digital Business Africa] – En Angola, le processus d’attribution de la quatrième licence de télécommunications du pays est clos. Et c’est le groupe libanais Africell qui obtient le précieux sésame, et deviendra de ce fait le quatrième opérateur télécoms du pays, après Movitel et Unitel qui dominent ce marché de 14 millions d’abonnés, suivi de l’opérateur public Angola Telecom, qui propose des services de téléphonie fixe ainsi que Internet.

Dans un premier temps en 2019, cette licence avait été attribuée au groupe angolais Telstar Telecommunicacoes. Seulement, la décision a été annulée par le président João Lourenço, qui accusait l’opérateur angolais de n’avoir pas respecté les termes de l’appel d’offre. Bien avant, l’opérateur sud-africain MTN, déjà qualifié, avait finalement jetté l’éponge lors des négociations, dénonçant un manque de transparence dans le processus.

D’après les médias angolais, la licence accordée à Africell l’est depuis le 19 mai 2020. Avec l’Angola qui est désormais son cinquième marché en Afrique, le groupe entend densifier sa présence sur le continent, après la République Démocratique du Congo, l’Ouganda, la Sierra Leone et la Gambie où il est déjà présent.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Algérie : Privé de manifestation dans la rue, le Hirak choisit Internet comme point de rassemblement anti-régime

[Digital Business Africa] – Alors que le gouvernement Algérien traque désormais partout les activistes et opposants, Internet apparait davantage comme le nouvel espace d’expression des anti-régimes. Dans ce sillage, des artistes ont eu l’idée d’organiser le 23 mai 2020 un concert en ligne en vue de réclamer la libération des prisonniers interpellés dans le cadre du mouvement de protestation anti-régime baptisé ‘‘Hirak’’. Ceci, à l’initiative de Free Algeria, une coordination de collectifs de la diaspora disséminés en France, aux Etats-Unis, en Suisse, en Belgique, en Italie ou en Autriche.

Durant près de deux heures, ce concert virtuel organisé sous le nom de “Songs of Freedom” (Chants de liberté), diffusé en live sur YouTube et sur Facebook a rassemblé une vigtaine d’artistes, dont Cheikh Sidi Bémol, le groupe algéro-québecois Labess ou encore la chanteuse de rock progressif Amel Zen.

Cependant, il convient de préciser qu’en Algérie, la censure se poursuit en ligne, où la Justice traque notamment les activistes, ou fermes les sites d’informations jugés trop indépendants, à l’instar de Berbère TV et L’Avant-Garde qui sont désormais inaccessibles dans le pays, et qui ont apportés leur soutien au concert en ligne. Dans ce sillage, quinze militants ont été condamnés à des peines de prison ferme, dont trois pour leurs publications sur les réseaux sociaux.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Ethiopie : La crise de la Covid 19 n’entravera pas la privatisation d’Ethio Telecom

[Digital Business Africa] – Malgré la crise sanitaire liée à la pandémie du Coronavirus, la privatisation annoncée d’Ethio Telecom qui détient jusqu’ici le monopole du secteur des télécommunications en Ethiopie se poursuivra. L’assurance a été donnée le 30 mai 2020 par l’Autorité éthiopienne des communications (ECA) qui a affirmé que le pays continue de travailler sur le projet de privatisation. Une annonce confirmée plus tard par le ministre des Finances, Eyob Tekalign Tolina, qui a fait savoir que les entreprises étrangères seront prochainement appelées à soumissionner.

Dans la foulée, on a appris davantage sur ce projet de privatisation de la part du ministre des Finances, qui a fait savoir que le gouvernement éthiopien envisage de vendre seulement 40% des parts de Ethio Telecom à un opérateur privé, ce qui lui permettrait de conserver la majorité dans l’actionnariat de l’opérateur. Une faible part sera également ouverte au public éthiopien.

Depuis l’annonce par le premier ministre éthiopien de la libéralisation du secteur des télécoms, plusieurs grandes compagnies ont déjà manifesté leur intérêt pour le marché éthiopien. C’est le cas du Sud-africain MTN ou encore du Français Orange qui ont émis leurs veux d’entrer au capital d’Ethio Telecom. Avec Etisalat et Vodacom, ils se sont également dis intéressés par l’acquisition de nouvelles licences que le gouvernement éthiopien va prochainement lancer pour créer plus de concurrence dans le pays.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Niger : « Vous craignez d’être écoutés. Vous l’étiez depuis et vous l’êtes encore ! »

[Digital Business Africa] – Au Niger, alors que le débat sur le projet de loi portant interceptions des communications téléphoniques s’envenime et suscite la controverse, le ministre de la Justice Marou Amadou a ravivé la polémique en laissant entendre que l’opposition est déjà écoutée par les services de renseignement. Interrogé par un député de l’opposition qui a fait part de ses craintes de voir le gouvernement nigérien surveiller la population sous le prétexte de la lutte antiterrorisme, le ministre a répondu : « Vous craignez d’être écoutés. Vous l’étiez depuis et vous l’êtes encore.
C’est maintenant que ça va être organisé
 ».

Des propos qui ont alimenté les craintes des opposants à cette loi. C’est le cas par exemple du spécialiste en droit constitutionnel, Aba Assan Boubakar cité par RFI : « Le plus choquant, c’est que le ministre de la Justice passe aux aveux, disant que de tout temps les gens ont été écoutés, sans l’intervention de la loi, ce qui est totalement illégal. L’article 29 nous dit que c’est passible de sanctions. Et donc quelque part, c’est une pratique illégale qui est en train d’être légalisée ».

Dans la foulée de cette polémique née de ses propos, le ministre nigérien de la Justice est revenu à la charge, expliquant que ses propos ont été « sortis de leur contexte ». « Je dis que les écoutes sont consubstantielles à tout royaume ou État organisé. Avant les télécommunications, les gens étaient écoutés derrière leurs maisons et on rendait compte au prince. », explique le ministre qui croit savoir que cette loi viendra formaliser et réguler une pratique déjà existante et qui était marquée par des abus.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Course à l’espace : La Chine prévoit de lancer sa première sonde vers Mars en juillet 2020

[Digital Business Africa] – Après le lancement réussi de plusieurs satellites, la Chine envisage désormais de se lancer à la conquête de la planète Mars. D’après la China Aerospace Science and Technology Corporation (CASC) qui porte le projet, le pays devrait lancer en juillet 2020 une sonde et un petit robot téléguidé vers Mars. Ce qui sera la première mission chinoise en direction de la planète rouge.

“Notre objectif était d’envoyer la sonde vers Mars courant 2020. Ce grand projet avance comme prévu et nous visons un lancement en juillet’’, indique la CASC dans un communiqué. Le même document précise que la mission chinoise a trois objectifs: placer en orbite martienne une sonde, la faire atterrir sur la planète rouge, puis téléguider à la surface un robot pour y mener des analyses. Même si la distance entre la planète Mars et la Terre change régulièrement, elle se situe en moyenne à 55 millions de kilomètres. Il faudrait donc sept mois pour quitter de la Terre pour Mars. Ainsi, la sonde chinoise n’arrivera pas à destination avant 2021.

Ce projet rentre dans le cadre du programme spatial chinois dans lequel le pays a investi des milliards de dollars. En plus du lancement des satellites, ce programme prévoit également d’envoyer des hommes sur la Lune. Dans ce sillage, la Chine a procédé le 6 mai 2020 au lancement d’un vaisseau spatial. Avec ce projet baptisé “Tianwen” (“Questions au ciel”), la Chine entend rattraper le retard pris sur les Etats-Unis qui ont déjà envoyé quatre véhicules exploratoires sur Mars, et qui doivent lancer entre juin et août 2020 leur cinquième, baptisé “Perseverance”. Ce dernier devrait arriver vers février 2021. Les Emirats arabes unis vont lancer le 15 juillet la première sonde arabe en direction de la planète rouge, depuis le Japon.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

RD Congo : Le chinois Huawei confirme l’intensification de ses investissements dans le pays

[Digital Business Africa] – Déjà présent en République Démocratique du Congo (RDC) notamment sur les secteurs de la téléphonie mobile et d’Internet, le géant chinois Huawei a confirmé l’intensification de ses investissements dans le secteur des TIC dans le pays. C’était lors d’une audience récemment accordée par le ministre des Postes, Télécommunications, Nouvelles technologies de l’Information et de la Communication (PT-NTIC), Augustin Kibassa Maliba à une délégation de l’opérateur chinois.

Selon un compte rendu de cette audience, la délégation chinoise conduite par le Directeur général de Huawei Adam Ma Quianli s’est dit “prête” à offrir garantir à la RDC une fourniture stable du réseau de télécommunications. Ceci passera notamment par l’augmentation de ses investissements au niveau local, tel que mentionnée dans le protocole d’accord de coopération stratégique dans le domaine des TIC signé entre Huawei et le ministère des PT-NTIC le 19 février 2020 lors du Forum congolais sur l’investissement numérique.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Burkina : 26,3 milliards de dividendes à partager aux actionnaires de l’Onatel

[Digital Business Africa] – Au Burkina Faso, c’est la preuve de la relative bonne santé du secteur des télécommunications, et particulièrement de l’Office national des télécommunications (Onatel). L’opérateur a annoncé qu’il paiera à ses actionnaires dès le 10 juin 2020 un dividende net annuel de 26,327 milliards de FCFA au titre de l’exercice 2019. Ce qui correspond à un dividende net par action de 387,17 FCFA contre 409,36 FCFA en 2018 pour chacune des 68 millions d’actions composant le capital social de la société.

Si de manière générale, les chiffres de 2019 sont en recul par rapport à ceux de 2018, il est fort à noter qu’ils sont relativement satisfaisants, et restent dans le vert. On notera par exemple qu’après impôt, la Sonatel a réalisé un bénéfice net de de 30,086 milliards  de FCFA au cours de l’exercice 2019, ce qui représente une baisse de 1,728 milliard de FCFA par rapport à l’exercice 2018.

Dans ce sillage, le chiffre d’affaire de l’opérateur est également à la baisse comparé à 2018. En 2019, il s’est établi à 154,061 milliards  de FCFA, contre 159,027 milliards de FCFA en 2018. Ce qui représente une baisse de 3%. Aussi, le résultat d’exploitation en 2019 est de 45,759 milliards de FCFA contre  45,955 milliards de FCFA en 2018. Soit une baisse de -0,42%.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Algérie : Le régulateur menace de sanctionner des opérateurs pour la qualité de la 4G

[Digital Business Africa] – En Algérie, c’est une mise en garde que vient d’adresser le régulateur des télécommunications, l’Autorité de Régulation des Postes et des Communications Electroniques (ARPCE) à l’encontre de trois opérateurs télécoms actifs dans le pays. Il s’agit notamment de Djezzy, Ooredoo et Mobilis qui sont ainsi sommés de se conformer à la norme en matière de qualité pour la fourniture des services de type 4G.

Cette mise en garde naît des manquements observés par le régulateur au cours d’une évaluation menée sur la période allant du 16 février au 12 mars 2020, réalisée selon lui à la suite des plaintes d’abonnés portant sur la qualité du service. D’après l’ARPCE, cette évaluation portait sur la qualité des services des réseaux 4G des opérateurs dans les régions algériennes de Blida, Djelfa, Tlemcen, Adrar et Constantine.

Au terme de cette opération, le régulateur a dit avoir enregistré des lacunes dans les services fournis par les trois opérateurs 4G, notamment Djezzy, Ooredoo et Mobilis : “Les résultats de ce contrôle ont révélé que les trois opérateurs ne répondaient pas à certaines exigences de couverture et de qualité de service des réseaux 4G dans ces wilayas”. Aussi, l’ARPCE a indiqué avoir fourni aux opérateurs la liste des lacunes enregistrés, et leur donner du temps pour y remédier. Une autre évaluation sera ensuite faite, et au terme de celle-ci, les opérateurs indexés seront sanctionnés d’une amende.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE