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Youth Connect Cameroon Convention 2025 : Les startups veulent prendre la main

[DIGITAL Business Africa] – Les Youth Connect Cameroon Conventions se suivent mais ne se ressemblent pas. La sixième édition semble décisive pour la jeunesse. Le chef de l’ État, lors de son discours de prestation de serment du 6 novembre 2025, a fait savoir que son huitième septennat sera celui des jeunes et des femmes.

Un mois après, voilà que le rendez-vous annuel de l’émergence de la jeunesse camerounaise a lieu. Depuis lundi 8 décembre 2025, ils sont des milliers, ces jeunes qui convergent vers le Musée national de Yaoundé pour échanger sur les enjeux et les solutions concrètes pour leur insertion socio-économique. L’événement se tient jusqu’au 13 décembre 2025 sous le thème : « Intelligence artificielle et insertion Socio-économique des jeunes : opportunités et Défis ».

Pour certains de ces jeunes entrepreneurs comme Borel Taguia, l’heure est venue pour la jeunesse africaine de prendre la main et donc d’écrire l’histoire à son tour.

« L’Afrique…est restée trop longtemps à genoux, les yeux baissés. Oui, je le dis et je le crie encore aujourd’hui : nos anciennes générations ont échoué dans cette quête, mais nous leur accorderons d’avoir au moins rêvé !

C’est désormais à nous, la nouvelle génération, que revient l’ardente responsabilité de concrétiser ces visions. Ne trahissons pas, nous aussi, l’Histoire ! Car le risque est de voir nos nations, s’enliser définitivement dans ce gouffre qu’elles ont transformé en une funeste zone de confort. Réveillons-nous ! »

Le Youth Connekt Cameroon Convention est la plateforme nationale de référence dédiée à la valorisation du potentiel des jeunes. L’édition 2025 place l’intelligence artificielle au cœur de l’insertion socio-économique, de l’innovation et de la transformation économique du Cameroun.

Organisée par le ministère de la Jeunesse et de l’Éducatiociviqueue (MINJEC), la Convention rassemble jeunes entrepreneurs, startups, institutions publiques et privées, partenaires au développement et diaspora autour d’un objectif commun : transformer les défis en opportunités durables pour la jeunesse camerounaise.

Par Jean Materne Zambo

Cameroun : Le projet e-gov bientôt implémenté en dépit d’un plan directeur jugé « caduc »

[DIGITAL Business Africa] – Le projet e-gov s’est invité au forum du DNS.com. Lors de la deuxième journée du forum DNS .cm organisé par l’ANTIC du 08 au 10 décembre 2025, une question a émergé: Pourquoi le projet e-gov tarde à être implémenté?

L’e-gov est une initiative qui veut rendre l’administration camerounaise plus performante, plus réactive, en plus d’une meilleure intégration dans les classements mondiaux de l’e-gouvernement.

Le projet prévoit la mise en place d’un réseau national (RNTU), de plateformes collaboratives et de systèmes comme « e-Force » pour le commerce ; l’intégration de l’e-police (gestion des informations sécuritaires) et la numérisation des procédures au sein de ministères pilotes (MINFOPRA, etc).

Pour les citoyens et les entreprises, le projet devra apporter plus de confort, moins de déplacements, un suivi en ligne des dossiers et des services personnalisés.

Patrick Onana Biloa, administrateur u domaine gov.cm, chargé d’Etudes des Services du Premier ministre, s’est montré peu prolixe face à la question de savoir pourquoi le projet piétine.

« C’est une question à laquelle je ne peux répondre par manque de compétences compte tenu de mes capacités. Le projet e-gov se trouve entre la Primature, le ministère des Postes et Télécommunications et la Présidence. C’est un projet qui a connu quelques lenteurs », s’est-il limité à commenter.

Emmanuel Gabsa, senior system analyst, currently head of IT Unit in the Ministry of Posts and Telecommunications, a jugé le schéma directeur du projet obsolète. Même s’il espère que l’implémentation du projet e-gov est imminente.

« Le master plan a été élaboré et validé par les Sud-Coréens. Depuis plus de huit. Cela veut dire que ce master plan est déjà dépassé. C’est une technologie obsolète. Vous savez, en termes de technologie, après quatre ans, il faut passer à autre chose.

Mais actuellement, la fonction publique organise des formations sur l’adoption des projets e-police. Il y a certains agents de ministères qui suivent une formation de ce genre en Corée du Sud. Il y a aussi le PATNUC qui est financé par la Banque mondiale et qui est en cours. Je pense que d’ici 2026, le projet e-gov sera lancé”, a-t-il espéré.

Un groupe de travail interministériel sur l’e-gouvernement a déjà été créé, selon la ministre des Postes et télécommunications. Minette Libom Li Likeng avait indiqué en avril 2025 que ce groupe rassemble une trentaine d’administrations et d’experts chargés de superviser la numérisation des archives nationales.

Il devra également assurer l’interopérabilité des systèmes et garantir que la gestion des archives soit conforme aux standards internationaux de gouvernance électronique.

Par Jean Materne Zambo

Tchad : La 3ᵉ édition de l’École tchadienne de gouvernance de l’Internet lancée

[DIGITAL Business Africa] – La troisième édition de l’École tchadienne de gouvernance de l’Internet est sur les rails. L’événement biennal s’est ouvert ce 09 décembre 2025 sous la présidence du ministre des Télécommunications, de l’Économie numérique et de la Digitalisation de l’Administration.

Le Dr Michel Boukar était accompagné des responsables institutionnels, des partenaires techniques, des experts nationaux et internationaux du numérique, ainsi que de nombreux participants issus de divers horizons professionnels.

L’École tchadienne de la gouvernance de l’Internet vise à combler l’écart observé pendant des années en termes de participation effective des tchadiens aux processus d’élaboration des politiques liées à la Gouvernance de l’Internet sur les plateformes nationales, régionales et internationales.

L’événement est souvent lancé en partenariat avec des acteurs internationaux et locaux comme l’ADETIC (Agence de Développement des Technologies de l’Information et de la Communication) et l’ONG House of Africa.

Prenant la parole, le ministre Dr Boukar Michel a souligné la volonté du Gouvernement de hisser le numérique au rang de pilier essentiel du développement national. Il a insisté sur la nécessité de renforcer les compétences locales pour une gouvernance efficace et durable de l’Internet.

Le directeur général de l’ADETIC, Adoum Djimet Saboun, a quant à lui salué l’organisation de cette 3ᵉ édition, qu’il a qualifiée de moment fort pour l’écosystème national du numérique et d’un pas décisif vers la construction d’une gouvernance digitale moderne, inclusive et souveraine.

Adoum Djimet Saboun a rappelé que cette initiative s’inscrit pleinement dans le programme politique du Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno, président de la République, chef de l’État, qui fait du numérique un levier stratégique de modernisation de l’administration et de transformation socio-économique du pays.

Le secrétaire général de l’ONG House of Africa, de la TdSIG, a ensuite rappelé l’engagement continu de son organisation à renforcer les capacités numériques au Tchad.

Sébastien Bachelot, représentant le responsable pédagogique de cette édition, a détaillé un programme ambitieux centré sur la gouvernance de l’Internet, la cybersécurité, la protection des données et la compréhension globale des enjeux numériques contemporains.

La première édition de l’École tchadienne de gouvernance de l’Internet a eu lieu en 2020. Elle a été suivie par une deuxième édition en 2023.

Par Jean Materne Zambo, source : ADETIC

Sénégal : Le numérique pourrait générer plus de 1000 milliards de FCFA d’ici 2034

[DIGITAL Business Africa] – Le New Deal technologique transforme l’économie numérique du Sénégal. Pourtant la stratégie a été adoptée il y a moins d’un an. (Janvier 2025). Le Digital Africa Summit organisé au Sénégal ce 5 décembre 2025 par GSMA a été la tribune parfaite pour dévoiler le « Driving Digital Transformation of the Economy in Sénégal », un rapport sur l’économie numérique du Sénégal.

Ont pris part à cet événement le ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, Alioune Sall, le directeur général de l’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP), Dahirou Thiam, les acteurs de l’écosystème, des responsables Afrique du GSMA et du responsable de la Banque mondiale en Afrique de l’Ouest et du Centre.

Le document relève des avancées majeures observées au Sénégal : 97 % de couverture 4G, plus de 8 millions d’utilisateurs Internet mobile, une forte dynamique du mobile money et une maturité numérique supérieure à la moyenne régionale.

Le rapport prédit également un potentiel économique considérable : plus de 1 000 milliards de FCFA de valeur liée au numérique à l’horizon 2030, des milliers d’emplois nouveaux et un effet direct sur la compétitivité de notre économie.

Selon l’ARTP, le Sénégal s’inscrit dans une trajectoire d’innovation avec un cap clair : connectivité universelle, identité numérique robuste, expansion des services publics digitaux et un objectif ambitieux de 15 % de contribution du numérique au PIB d’ici 2034.

Le rapport met également en lumière un potentiel économique considérable : plus de 1 000 milliards de FCFA de valeur liée au numérique à l’horizon 2030, des milliers d’emplois nouveaux et un effet direct sur la compétitivité de notre économie.

Le Sénégal peut même faire mieux, a expliqué Angela Wamola, responsable de l’Afrique à la GSMA.

 ”En mettant l’accent sur l’abordabilité, les compétences numériques et un environnement politique favorable, le Sénégal peut libérer des opportunités pour chaque communauté – des agriculteurs et des commerçants aux étudiants, aux entrepreneurs et aux utilisateurs de services publics.

Ces réformes peuvent transformer l’accès numérique en impact réel et significatif pour les personnes, tout en renforçant la résilience économique à long terme du Sénégal ».

Le DG de l’ ARTP, Dahirou Thiam, a souligné la nécessité d’une régulation agile et collaborative pour accompagner la mise en œuvre du New Deal Technologique du Sénégal.

Il a enfin appelé à une coopération accrue entre l’ensemble des acteurs publics et privés afin de bâtir un Sénégal numérique souverain, inclusif et prospère, conformément à la vision “éclairée” des autorités du pays.

Par Jean Materne Zambo, source : ARTP, GSMA, MCTN

Gabon : Partenariat stratégique pour booster les services financiers numériques

[DIGITAL Business Africa] – L’écosystème gabonais des services financiers numériques se renforce. Le mérite revient à deux acteurs clés : le ministère de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation et le Fonds d’Équipement des Nations Unies (UNCDF). Le Mark Alexandre Doumba, MENDI, a annoncé avoir paraphé ce 8 décembre 2025 un partenariat stratégique avec le Fonds d’Équipement des Nations Unies (UNCDF).

L’objectif de cette association est de renforcer la gouvernance publique, de développer les capacités techniques des institutions et de promouvoir une économie numérique inclusive, en cohérence avec le PNCD 2026-2030 et la vision du président de la République, S.E. Brice Clotaire Oligui Nguema.

« Les services financiers numériques sont un pilier majeur de l’inclusion financière et de la modernisation de notre économie », a déclaré le ministre dans le communiqué.

L’initiative s’appuie sur deux axes. Notamment le dialogue institutionnel et le renforcement des capacités techniques (gouvernance de la monnaie électronique, enjeu de l’USSD et de l’interopérabilité, partage sécurisé des données financières, éducation financière et inclusion des populations vulnérables, protection des consommateurs, gouvernance pluriinstitutionnelle).

À travers cet accord, l’UNCDF résout d’accompagner le gouvernement gabonais dans la mise en œuvre imminente de l’interopérabilité au sein du système financier national.

La technologie de l’interopérabilité dans le système financier permet de stimuler l’inclusion financière et le développement économique régional. Cela, en reliant les acteurs et en facilitant les paiements transfrontaliers et nationaux.

Dans l’espace monétaire de la CEMAC, l’interopérabilité est concrétisée par le GIMAC et sa plateforme GIMACPAY. Les deux outils ont été créés pour interconnecter banques et opérateurs télécoms, permettant des transferts d’argent instantanés et à faible coût entre différents comptes (bancaires, mobiles), cartes, et via divers canaux (QR codes, USSD).

De quoi défier sa rivale de l’Ouest : PI-SPI (plateforme interopérable du système de paiement instantané). Créée pour les pays de l’UEMOA, la plateforme a été lancée par la BCEAO.

Par Jean Materne Zambo, source : MENDI

 

Cameroun : Le DG de l’ANTIC regrette que 80 % des données soient hébergées à l’étranger malgré un .cm plus sécurisé

[DIGITAL Business Africa] – Au forum DNS 2025, l’ANTIC vante son produit phare : le DNS « .cm ». L’événement organisé par l’Agence nationale des Technologies de l’Information et de la Communication se tient du 08 au 10 décembre 2025 à Douala sous le thème : « DNS et souveraineté numérique : bâtir un internet sûr et de confiance autour du .cm ». Objectif : sensibiliser les administrations et les opérateurs à l’importance d’opter pour la solution locale . cm.

Le nom de domaine est cette extension visible à la fin de l’adresse d’un site. Par exemple : antic.cm ( “cm” mis pour Cameroun). Plus encore, le .cm est le nom de domaine de premier niveau (TLD, pour Top-Level Domains) du Cameroun . Les TLD jouent un rôle crucial dans la structure et le fonctionnement d’Internet. Leur fonction principale est de faciliter l’identification, la classification et la localisation des ressources en ligne au sein du système de noms de domaine (DNS).

Parmi les rôles clés des domaines de premier niveau il y a la:
Hiérarchie du DNS : Les TLD constituent le niveau le plus élevé de la hiérarchie du DNS, juste après la zone racine. Lorsque vous saisissez une adresse web, les serveurs DNS s’appuient sur le TLD pour diriger la requête vers le serveur de noms approprié, permettant ainsi la traduction du nom de domaine en adresse IP (un processus essentiel pour trouver le bon site web).

L’extension de domaine (.com, .org, .fr, .gouv, etc.) agit comme une sorte de “carte d’identité numérique” ou d’indice sur la nature ou la provenance du site. Par exemple : .com indique généralement une entité commerciale.
.org est souvent utilisé par des organisations à but non lucratif.
.cm identifie un site comme étant lié au Cameroun (domaine de premier niveau géographique ou ccTLD).

À l’ouverture des travaux, le Pr Ebot Ebot Enaw, DG de l’ANTIC, a regretté que le nom de domaine .cm soit moins attrayant ; pourtant, il est sécurisé.

« Si 80 % des données sont postées à l’extrême de nos frontières, cela signifie que nous avons besoin de données pour faire des décisions informelles. Nous avons besoin de données pour faire des décisions informelles, et 80 % de nos données sont postées à l’extérieur  du continent africain. Cela pose un problème.

Cela signifie que nos décisions ne peuvent pas être informées parce que les autres contrôlent nos données. En termes de protection des données, nous ne pouvons pas protéger nos données efficacement et efficacement parce que 80% %de nos données restent à l’extérieur de nos frontières. Ce sont des problèmes que nous devons résoudre.

Ce sont des problèmes que nous devons prendre en considération. Comment changer le narratif ? La perception traditionnelle, comment changer cette perception ? Le narratif que les données sont postées à l’extrême de nos frontières. Ce sont des problèmes clés que nous devons prendre en considération », a-t-il exhorté.

Évoquer la sécurité du DNS .cm, le DG de l’ANTIC ne croit pas si Depuis avril 2025, le Cameroun dispose désormais d’un ccTLD compatible avec le DNSSEC. La technologie Domain Name System Security Extensions (DNSSEC) est un ensemble d’extensions de sécurité pour le DNS.

Le  DNSSEC ajoute des signatures cryptographiques aux enregistrements DNS pour les authentifier, protégeant ainsi contre le cache poisoning et le détournement de trafic, en garantissant que les données DNS reçues sont bien authentiques et n’ont pas été modifiées en transit, grâce à la cryptographie à clé publique.

Le Cameroun peut donc se targuer d’avoir une solution locale qui n’a rien à envier aux occidentaux, même s’il faut encore s’améliorer, en témoigne le DG de l’ANTIC.

« Dans le monde, 40 % des domaines DNS intègrent l’extension DNSSEC, alors que la validation DNSSEC est de 59,84 %. En Afrique, la moyenne de validation DNSSEC est de 47,77 %. Cette moyenne est de 56,60 % pour le Cameroun.

Ces chiffres révèlent une réalité contrastée. Les disparités sont encore plus significatives au niveau national. La moyenne nationale est en effet tirée vers le haut par MTN avec un taux de validation de 99,75%. Ça, c’est formidable et à encourager », s’est-t-il réjoui.

Bouba Rachida, chef de cellule de la gouvernance de l’ANTIC, a indiqué que certaines anomalies affectent négativement le fonctionnement du DNS, c’est-à-dire la résolution des noms. Entre autres, l’incohérence entre les NS. Selon Rachida, certaines administrations avaient un seul NS au lieu de deux.

Les travaux de deux jours déboucheront sur des recommandations dont le DG de l’ANTIC a prescrit une rigoureuse implémentation. Le Pr Ebot Ebot Enaw a aussi invité tous les acteurs du numérique à agir ensemble, agissons pour un Internet camerounais sûr,souverain et confiant.

Jean Materne Zambo

 

Cameroun : Le MINREX consolide son partenariat stratégique avec IMPACT PALMARES Group pour  la modernisation du e-Visa

[Digital Business Africa] – Le gouvernement camerounais, par l’entremise du ministre des Relations extérieures, Lejeune Mbella Mbella, a signé ce week-end un premier avenant au contrat de partenariat public-privé liant l’État à IMPACT PALMARES Group. Ce contrat, initialement conclu le 1er avril 2022 pour une durée de dix ans renouvelable, porte sur le financement, la conception, la sécurisation et la standardisation des prestations consulaires via une plateforme électronique dédiée.

Depuis mai 2023, cette plateforme — accessible sur www.evisacam.cm — permet aux demandeurs d’obtenir un visa d’entrée au Cameroun en moins de trois jours. Une avancée majeure s’inscrivant dans la vision présidentielle de la dématérialisation des procédures administratives et diplomatiques.

Un avenant pour répondre aux défis contemporains

Selon IMPACT PALMARES Group, ce nouvel engagement, conclu le 5 décembre 2025 à Yaoundé, prolonge et renforce la collaboration entre les deux parties pour une durée de 15 ans. Il s’inscrit dans une dynamique de modernisation des services consulaires, avec un accent particulier sur la sécurisation des données et la transformation digitale.
Cet avenant n°1 vise notamment à :
– actualiser les engagements initiaux,
– intégrer les investissements en cours,
– renforcer la conformité aux normes réglementaires,
– garantir une exploitation sécurisée des services consulaires via une plateforme évolutive.

Face à l’évolution du cadre juridique et réglementaire, ainsi qu’à l’émergence de nouveaux défis technologiques et fiscaux, certaines clauses du contrat initial étaient devenues obsolètes. L’avenant signé vise donc à actualiser les engagements des deux parties, à intégrer les investissements en cours et à renforcer la conformité du dispositif aux textes en vigueur.

Le ministre Mbella Mbella a souligné que« depuis le 1er avril 2022, date de signature de la convention de partenariat pour le financement, la conception et la réalisation de la sécurisation et l’uniformisation des prestations consulaires délivrées par les services consulaires de notre pays, l’État a adapté son cadre juridique et réglementaire, ce qui rend certaines clauses du contrat de partenariat obsolètes. Aussi, dans le souci de prendre en compte des défis qui se sont révélés au fil de la mise en œuvre du contrat, notamment de nouveaux investissements en cours d’exécution, ainsi que la mise en conformité du régime fiscal et douanier avec les textes pertinents en la matière. La cérémonie vise à parachever la vision du chef de l’État en vue de la dématérialisation des procédures consulaires, par le biais de la modernisation de la gestion des prestations consulaires, qui, faut-il le rappeler, relève de la compétence exclusive du ministère des Relations extérieures. Elle marque ainsi notre engagement à rapprocher les usagers de l’administration des services de la diplomatie. »

Projets à venir : transformation numérique et diplomatie connectée

Dans la continuité de cette dynamique, plusieurs projets structurants sont annoncés :

– La finalisation du Centre de transformation numérique, qui servira de hub technologique pour l’innovation administrative et diplomatique. Ce Centre de Transformation Digitale du MINREX (CTDM) est une infrastructure de 6 000 m² dédiée au stockage sécurisé des données et à l’opérationnalisation des services consulaires numériques.

– La réhabilitation du Consulat du Cameroun en France, afin d’offrir aux usagers une infrastructure modernisée, sécurisée et connectée.

– L’intégration de l’intelligence artificielle dans les processus consulaires, pour une gestion proactive et personnalisée des demandes.

– L’extension des services numériques aux diasporas africaines, asiatiques, européennes et américaines, afin de rapprocher les citoyens des services diplomatiques grâce à des outils de dernière génération.

Pour Tella Giresse Justin, président du groupe IMPACT PALMARES, cet avenant traduit une volonté renouvelée de servir l’État avec loyauté et excellence. Il réaffirme l’engagement du groupe à moderniser l’administration camerounaise et à sécuriser les opérations consulaires via une plateforme constamment mise à jour.

Par Digital Business Africa

Cameroun : 29,2 milliards de FCFA pour le numérique en 2026, « insuffisant ! » [Attentes de la population et ministères surcotés]

[DIGITAL Business Africa] – Alors que le navire transformation numérique devrait prendre sa vitesse de croisière, le carburant lui manque dans le réservoir. Le ministère des Postes et télécommunications a défendu un budget de 29,2 milliards de FCFA pour l’exercice 2026 contre 18,6 milliards de FCFA en 2025.

Certes une augmentation de l’assiette, mais il n’en demeure pas moins que sur les 8816,4 milliards alloués au budget global de l’année 2026, la nouvelle enveloppe ne représente absolument rien. Tant les attentes sont énormes.

Alain Yeps : « Le budget du MINPOSTEL est la pièce maîtresse de notre stratégie numérique. Pour les PME désireuses d’exporter, un accès internet stable et abordable n’est pas un luxe, mais une nécessité fondamentale. Nous souhaitons vraiment que les fonds alloués à ce secteur servent à bâtir la base solide qui soutiendra la croissance économique des entrepreneurs tournés vers l’international.

Pour la plupart des internautes, cette enveloppe est presque dérisoire, voire vide.

Julien Philippe Ntamack : « C’est trop petit pour le secteur des télécommunications et des TIC car les infrastructures… et les biens de services coutent tellement cher. »

Guillaume Zaya : « MTN et Orange font, pendant ce temps, un chiffre d’affaires d’environ 500 milliards ! »

Cette enveloppe devrait permettre de renforcer la connectivité et la sécurité numérique sur l’ensemble du territoire. Le projet prévoit également de poursuivre le financement d’initiatives structurantes comme le PATNUC, soutenu par la Banque mondiale, pour favoriser l’inclusion numérique et le développement de l’agriculture digitale.

Le chef de l’État, dans son projet de société, avait promis d’accélérer l’innovation numérique au Cameroun tout en renforçant la protection de l’environnement et de la cybersécurité nationale. Cette priorité constitue le septième grand axe de son programme. Six engagements avaient été pris :

1. Faciliter la création de solutions numériques locales pour répondre aux besoins des citoyens et des territoires.

2. Associer innovation numérique et décentralisation pour transformer chaque région en hub technologique.

3. Faire voter une loi sur l’économie durable pour protéger la biodiversité et renforcer le rôle du Cameroun dans la lutte contre le changement climatique.

4. Renforcer l’économie circulaire pour une meilleure gestion des déchets.

5. Faire de l’écologie une grande cause nationale, en encourageant des comportements responsables.

6. Créer une unité spécialisée et renforcer la législation pour contrer la cybercriminalité et protéger les institutions publiques.

D’autres projets devraient se frayer un chemin dans le plan d’action du ministère pour 2026. L’on pense à un projet spatial. Même si le gouvernement a lancé en 2023 une étude technique pour la mise en œuvre d’un programme spatial national. 2,01 milliards de FCFA auraient été accordés au groupement de bureaux d’études EUROCONSULT / INTEGC Sarl / DIGIGLOBE. À terme, le Cameroun verrait un premier satellite en orbite. Mais deux ans après, rien n’a été suivi d’effets.

Plusieurs Telcos estiment que le Cameroun a le droit de se lancer dans la conquête spatiale compte tenu des défis de connectivité. Mieux, le Cameroun, à travers le DG de CAMTEL, Judith Yah Sunday, occupe la présidence du Conseil d’Administration de la RASCOM (Organisation africaine de Télécommunications par Satellite). Comment être aussi représentative dans une telle organisation si son pays ne dispose guère d’un satellite ?

 

Enseignements secondaires et Travaux publics, santé publique…les ministères surcotés 

 

Certains ministères s’en tirent pourtant avec des assiettes bien gorgées, même si ces secteurs sont également névralgiques pour le développement du Cameroun.

Ci-dessous quelques budgets des ministères en 2026

– Budget 2026 pour le ministère des Travaux publics : 651 milliards 952 millions FCFA

– Budget 2026 pour le ministère de la Santé publique : 388 milliards 912 millions FCFA

– Budget 2026 pour le ministère des Enseignements secondaires : 595 milliards 233 millions FCFA

Par Jean Materne Zambo

CAMTEL et Ethio Telecom : un pacte stratégique pour faire de Blue Money un pilier de l’économie numérique, dans la lignée du succès de Telebirr

[DIGITAL Business Africa] – En engageant une coopération stratégique avec Ethio Telecom, CAMTEL choisit de s’appuyer sur l’un des champions africains de l’innovation télécom pour accélérer la transformation digitale du Cameroun. Au cœur de cette alliance, un axe prioritaire retient particulièrement l’attention : l’expansion et la montée en puissance de Blue Money, le service de paiement électronique de l’opérateur camerounais, appelé à devenir un levier central de la digitalisation de l’économie nationale.

C’est le 4 décembre 2025, à Yaoundé, que CAMTEL et Ethio Telecom ont signé un Master Service Agreement (MSA) d’une durée de trois ans. La cérémonie, présidée par Judith Yah Sunday epse Achidi, Directrice Générale de CAMTEL, et Frehiwot Tamiru, CEO d’Ethio Telecom, marque le lancement d’un partenariat Sud-Sud inédit entre deux opérateurs publics décidés à accélérer la dynamique numérique sur le continent.CAMTEL et Ethio Telecom : un pacte stratégique pour faire de Blue Money un pilier de l’économie numérique, dans la lignée du succès de Telebirr

Un partenariat stratégique au service du Cameroun digital

Avec plus de 86 millions d’abonnés, 16 000 employés et un chiffre d’affaires estimé à 731 milliards de FCFA, Ethio Telecom est aujourd’hui l’un des opérateurs les plus performants et les plus structurés d’Afrique. Sa transformation fulgurante au cours des six dernières années, notamment dans les infrastructures, la digitalisation des services et l’inclusion financière, inspire désormais CAMTEL.

Pour Judith Yah Sunday, l’objectif est clair : capitaliser sur un modèle africain de réussite pour accélérer la restructuration interne de CAMTEL, la modernisation de son réseau, la digitalisation de ses services et, surtout, la montée en puissance de Blue Money. « Ethio Telecom est un modèle pour nous. Ils ont transformé leur pays sur le plan digital. Leur expertise sera essentielle pour renforcer Blue Money et améliorer notre capacité à offrir des services financiers innovants aux Camerounais », a-t-elle assuré.

Blue Money au cœur de la coopération CAMTEL–Ethio Telecom

Parmi les quatre axes prioritaires du partenariat, l’expansion de Blue Money occupe une place stratégique. CAMTEL entend s’appuyer sur l’expérience d’Ethio Telecom, qui opère Telebirr, la plateforme de mobile money la plus performante de la région, utilisée par plus de 40 millions d’Éthiopiens.

Ce transfert d’expertise sera déterminant dans plusieurs domaines :

– l’amélioration de l’architecture technique de Blue Money ;

– le renforcement de la sécurité et de la conformité du service ;

– l’élargissement du réseau de distribution ;

– le développement de nouveaux services financiers numériques adaptés aux usages locaux ;

– la montée en échelle du service à travers une stratégie commerciale plus agressive et structurée.

Pour CAMTEL, Blue Money n’est plus seulement un produit complémentaire : il devient un pilier majeur de sa transformation digitale et un instrument clé pour positionner l’opérateur comme acteur incontournable du mobile money au Cameroun.

De la digitalisation des services publics à la modernisation des réseaux

Au-delà de Blue Money, l’accord prévoit également :

– l’accompagnement dans la mise en place d’un Government Cloud souverain ;

– la modernisation des réseaux télécoms, notamment autour de la 4G, de la 5G et des technologies innovantes ;

– l’amélioration de l’expérience client ;

– des programmes de formation, de mentoring et de transfert de compétences entre équipes camerounaises et éthiopiennes.

Pour Frehiwot Tamiru, CEO d’Ethio Telecom, ce partenariat marque une étape majeure dans la coopération intra-africaine. « CAMTEL s’engage dans une transformation complète. Nous sommes privilégiés d’être à leurs côtés pour partager notre expérience éprouvée, notamment dans les solutions digitales et financières », a-t-elle déclaré.

Un accélérateur pour l’autonomie numérique du Cameroun

En intégrant l’expertise d’un leader continental, CAMTEL ambitionne de renforcer sa compétitivité, d’améliorer la qualité de service et de proposer des solutions digitales adaptées aux attentes des citoyens et des entreprises.

Ce partenariat pourrait également placer Blue Money comme un acteur plus solide et plus attractif sur le marché camerounais du mobile money, dominé par MTN Mobile Money et Orange Money, tout en favorisant des synergies avec les projets nationaux de digitalisation.

La coopération CAMTEL–Ethio Telecom vient ainsi rappeler une réalité de plus en plus forte dans le numérique africain : les modèles de réussite existent sur le continent, et l’avenir de la transformation digitale africaine se construira en grande partie par des alliances stratégiques Sud-Sud, fondées sur le partage d’expertise et l’innovation.

Si cette collaboration tient ses promesses, Blue Money pourrait rapidement devenir l’un des symboles les plus visibles de cette nouvelle ère d’interconnexion et de modernisation portée par CAMTEL.

Par Digital Business Africa

Numérique : Le Tchad veut renforcer l’inclusion dans ses 1,5 million de réfugiés

[DIGITAL Business Africa] – « Un réfugié sans réseau est un réfugié qui perd sa voix. Et sans connectivité, l’exil devient un double exil ». Par ces mots du ministre des Télécommunications et de l’Économie numérique, le gouvernement réaffirme son souci d’inclure même les personnes vulnérables, peu importe leurs origines.

Michel Boukar a échangé par vidéoconférence avec le secrétariat de l’UIT, Doreen Bogdan-Martin et le représentant du HCR et le Système des Nations Unies, ce 3 décembre 2025. Le ministre tchadien a présenté à ses interlocuteurs la vision du Tchad pour renforcer la connectivité dans les zones vulnérables, notamment dans les camps de réfugiés.

1,5 million, c’est le nombre de déplacés présents sur le sol tchadien selon les autorités, qui indiquent que la majorité viendrait du Soudan en proie à un conflit interminable. Selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), ces déplacés  sont accueillis dans le Wadi-Fira (Tine) et l’Ennedi Est (Ouré-Cassoni).

Cet afflux a eu lieu à la suite de l’attaque du 11 avril 2025 sur le site de déplacés de Zamzam (Darfour Nord, Soudan) qui abritait plus de 500.000 personnes.

Le Tchad dit miser sur la digitalisation pour briser l’isolement de ces personnes. Amélioration du réseau autour des camps, solutions d’énergie solaire, accès facilité aux services télécoms, espaces numériques éducatifs sont entre autres des initiatives qui permettent aux populations réfugiées de communiquer, d’apprendre et de reconstruire leur avenir.

Pour le ministre Michel Boukar, il ne s’agit pas seulement d’une affaire du Tchad. La communauté internationale devrait être mise à contribution pour redonner du sourire à ces personnes en perte de repères. Il appelle à soutenir les efforts du Tchad et à le transformer en modèle de solidarité numérique, où chaque être humain, malgré la guerre ou la fuite, peut retrouver un lien essentiel avec le monde.

En 2024, le HCR dénonçait le sous-financement accordé au Tchad avec seulement 10 % des 214,8 millions de dollars demandés reçus à cette période. Pour couvrir les besoins immédiats, le HCR a besoin d’urgence de 80 millions de dollars pour construire trois sites supplémentaires avec des services et des infrastructures essentiels

Par Jean Materne Zambo, sources: MTEN, nations unies

Transition numérique/Burundi : Cap sur la sécurité routière

[DIGITAL Business Africa] – Le Burundi opte pour une utilisation de technologies numériques et connectées pour optimiser et sécuriser le secteur des transports. Un dispositif digital centralisé, dédié à la gestion des données et des données de la Police nationale est en train d’être mis en place.

Le ministre des Finances, le Dr Alain Ndikumana, et plusieurs personnalités ont visité l’infrastructure ce 3 décembre 2025 pour s’enquérir de l’avancement de ce dispositif innovant.

Le projet permettra au ministère des Finances, désormais responsable de l’économie numérique, de renforcer la discipline administrative, de fluidifier les procédures et d’instaurer un nouveau rapport de transparence entre institutions et citoyens.

À la Police nationale, il permettra de vérifier instantanément permis, assurances, contrôle technique et statut des véhicules, tandis que les usagers disposeront d’une application pour consulter leur situation, payer leurs amendes via Mobile Money et signaler les incidents rencontrés sur la voie publique.

Le dispositif est équipé d’une plateforme centralisée connectée à un système d’information géographique. Ce qui permet d’analyser les interventions, de suivre les patrouilles et de superviser l’ensemble des opérations en temps réel.

D’après plusieurs sources, cette interconnexion entre la Police, l’OTRACO, les assureurs, l’OBR, les télécoms et la Police judiciaire marque une rupture avec la fragmentation administrative d’hier et ouvre la voie à une gouvernance plus fluide et fondée sur la donnée.

Une commission technique élargie chargée de finaliser les prérequis et de lancer rapidement le pilote est annoncée.

Le Burundi a validé sa stratégie nationale sur la gouvernance des données en novembre 2025. La SNGD veut dresser un état des lieux de la gouvernance et de la gestion des données au Burundi, tout en définissant une feuille de route conforme aux enjeux mondiaux et africains. Elle s’inscrit notamment dans la vision de l’Agenda 2063 de l’Union africaine et dans le respect des normes internationales telles que le RGPD et la Convention de Malabo.

Par Jean Materne Zambo 

Google permet désormais à votre employeur de lire vos messages 

[DIGITAL Business Africa] – Chez Google, il semble que la conformité passe avant la confidentialité. L’entreprise a lancé, début décembre 2025, RCS Archival, une fonctionnalité permettant aux employeurs d’intercepter les conversations de leurs employés même si elles sont chiffrées. Le but de cette mise à jour, selon Google, est « d’aider » les entreprises.

Des milliards d’appareils Android personnels ne sont pas touchés par cette mesure. Seuls les utilisateurs d’Android RCS Archival sur les téléphones Pixel (et autres Android) sont concernés par la mise à jour.

Le RCS, ou Rich Communication Services, est un protocole de messagerie développé pour enrichir le SMS et remplacer le MMS. Sur Android ou iOS, une grande partie des appareils sont compatibles.

Contrairement aux textos classiques, généralement limités à 160 caractères et à des fonctionnalités rudimentaires, le RCS permet d’envoyer des messages enrichis : images en haute définition, vidéos, boutons interactifs, confirmations de lecture.

Le groupe Google indique que cette fonction permet « tous les avantages du RCS […] tout en garantissant que l’organisation respecte ses obligations légales ».

« Cette nouvelle fonctionnalité, disponible sur Google Pixel et d’autres appareils Android Enterprise compatibles, offre à vos employés tous les avantages du RCS, tels que les indicateurs de saisie, les accusés de réception et le chiffrement de bout en bout entre les appareils Android, tout en garantissant que votre organisation respecte ses obligations réglementaires », précise Google.

Seulement, les messages chiffrés pendant l’envoi ne le sont plus une fois sur l’appareil destinataire. Ils deviennent lisibles par quiconque a accès à celui-ci.

Cette mise à jour est annoncée au moment où les employés se tournent de plus en plus vers des systèmes informatiques parallèles pour communiquer avec leurs collègues, en particulier WhatsApp et Signal.

Avant cela, l’entreprise de Bill Gates, Microsoft avait lancé une mise à jour de Teams, une application de communication collaborative, permettant aux entreprises de suivre l’inactivité de leurs employés.

Par Jean Materne Zambo, sources : lepoint.fr, cnews.

Algérie : Une plateforme numérique de signalement de la corruption dans le secteur social lancée

[DIGITAL Business Africa] – Les jours de la corruption en Algérie sont comptés. Le ministère de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition féminine, Soraya Mouloudji, a lancé le premier décembre 2025, une plateforme numérique nationale dédiée au signalement de la corruption dans le secteur social. L’outil servira à faciliter le signalement des pratiques de corruption dans le secteur social, renforcer la transparence et améliorer la confiance des citoyens.

Accessible sur mobile et sur ordinateur, l’outil permet aux citoyens comme aux agents publics de signaler des pratiques suspectes, de joindre des preuves numériques et de suivre l’évolution de leurs déclarations. Une action concertée en guise de réponse à ce frain à l’économie du pays. Soraya Mouloudji a rappelé le contexte.

« Cette plateforme s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie nationale de lutte contre la corruption et de renforcement de l’intégrité, laquelle repose sur l’éthique de la vie publique, la promotion d’une culture de l’intégrité au sein des institutions et l’amélioration de la transparence dans la gestion des deniers publics ».

La plateforme réunit en un seul espace les outils nécessaires au traitement efficace des signalements : un formulaire structuré pour décrire les faits, un espace pour téléverser des pièces justificatives, la possibilité de déposer une alerte de manière anonyme et un tableau de suivi pour informer l’utilisateur de l’avancement du dossier.

Selon le ministère, près de 9 500 agents ont déjà bénéficié de sessions de sensibilisation et de formation afin de maîtriser l’usage de l’outil et d’adopter une culture de transparence au sein des services publics. Cette montée en compétence est présentée comme une condition essentielle pour assurer la fiabilité du dispositif et garantir la crédibilité des suites données aux signalements. C’est dire que le gouvernement ne lésine pas sur les moyens pour éradiquer le fléau de la corruption.

« Les pouvoirs publics ont placé la lutte contre la corruption au cœur de leurs priorités”, en adoptant des politiques de réforme globale, en renforçant le cadre législatif et réglementaire, et en activant les mécanismes nationaux de transparence et de contrôle, à leur tête la HATPLC.

Cette dernière œuvre, en coordination avec l’ensemble des organismes et institutions concernés, à la promotion de la culture de l’intégrité et de la transparence, à l’ancrage des principes de bonne gouvernance, ainsi qu’au renforcement des mécanismes de signalement et de protection des lanceurs d’alerte », a rappelé Soraya Mouloudji.

Certains observateurs suggèrent aux autorités des enquêtes sérieuses, une protection effective des lanceurs d’alerte et la visibilité des résultats des procédures.

L’indice de perception de la corruption, qui évalue 180 pays à travers le monde,octroie à l’ Algérie un score de 34 en 2025. Soit une baisse de 2 points par rapport à 2024, ce qui la place au 107e rang sur 180 pays.

Par Jean Materne Zambo

Côte d’Ivoire : Le projet Tradepost lancé pour un commerce électronique augmenté dans la CEDEAO

[DIGITAL Business Africa] – Vendre ou acheter depuis un bureau de la Poste. Quoi de mieux pour simplifier les transactions commerciales ? Grâce au projet Tradepost lancé en Côte d’Ivoire le 1ᵉʳ décembre 2025, le commerce électronique dans l’espace CEDEAO franchit un cap.

L’outil Tradepost permettra d’accélérer les procédures douanières grâce à la dématérialisation, de réduire les coûts logistiques et de connecter les PME ivoiriennes aux marchés africains et internationaux.

Tradepost s’attaque aux défis majeurs du e-commerce. Notamment la dématérialisation des procédures douanières, la réduction des coûts logistiques, la traçabilité des envois, et surtout lafluidité dans l’acheminement des marchandises.

À travers cette initiative, l’UPU, les postes de l’Afrique de l’Ouest et les partenaires techniques ont pour ambition de bâtir une chaîne logistique moderne, fiable et accessible, au service de l’inclusion commerciale et de la compétitivité économique de toute la région. Un véritable levier pour connecter les PME ivoiriennes aux marchés régionaux et internationaux.

Houssem Charbi, représentant le directeur général de l’UPU, a mis l’accent sur la portée stratégique du projet : « Tradepost n’est pas seulement un projet, c’est une passerelle qui connecte les petites et moyennes entreprises ivoiriennes au marché régional et mondial de manière simple, sécurisée et abordable. » Il a salué un lancement qui « place la Côte d’Ivoire à l’avant-garde de l’innovation postale en Afrique ».

Issac Gnamba Yao, directeur général de la Poste de Côte d’Ivoire, indique que Tradepost « n’est pas seulement un projet ivoirien, c’est un projet régional qui préfigure le commerce électronique transfrontalier en Afrique de l’Ouest. »

Le directeur général de la Poste de Côte d’Ivoire a également souligné l’impact concret pour les populations : « Nos artisans, nos agriculteurs et nos jeunes créateurs pourront vendre directement au monde entier depuis leur bureau de poste le plus proche. »

Son lancement a été couplé à l’ouverture de l’atelier régional sur le Hub e-commerce, une initiative portée par l’Union postale universelle (UPU), en partenariat avec le ministère de la Transition numérique et de la Digitalisation et la Conférence des postes des États de l’Afrique de l’Ouest (CPEAO).

Le thème de l’atelier est : « La création d’un centre de facilitation du commerce et le développement du commerce transfrontalier dans la zone CEDEAO ».

Le réseau postal ivoirien, selon des sources, sera le bras opérationnel local, chargé d’animer l’environnement logistique avec l’ensemble des acteurs nationaux pour assurer l’acheminement domestique, la distribution des colis, paquets et marchandises, et la livraison du dernier kilomètre, maillon essentiel du commerce électronique moderne.

Par Jean Materne Zambo

Numérique : Historique ! Le Sénégal élu à la présidence du Groupe d’étude 1 de l’UIT-D [portrait de Malick Ndiaye]

[DIGITAL Business Africa] – Inédit ! Le Sénégal rejoint la présidence du Groupe d’étude 1 de l’UIT-D. Le pays y sera représenté par Malick Ndiaye. L’As du numérique sénégalais est le nouveau Vice-Président de la Section Développement de l’Union internationale des télécommunications (UIT-D) pour un mandat de quatre ans. Verdict rendu le jeudi 27 novembre 2025 lorq de la Conférence Mondiale de Développement des Télécommunications (CMDT-25) à Bakou.

Le Groupe d’étude 1 (CE 1) du Secteur du développement des télécommunications de l’UIT (UIT-D) s’occupe de l’accès large bande, y compris les technologies filaires, satellitaires et mobiles (IMT), et de l’intégration de ces solutions dans les infrastructures existantes.

Ses missions incluent l’analyse des technologies, la proposition de directives pour le développement de l’accès large bande, la contribution à la normalisation des technologies et la prise en compte des besoins des pays en développement pour réduire la fracture numérique.

Le Groupe travaille donc sur les politiques et stratégies de développement numérique, incluant la transformation des services publics, la cybersécurité, l’inclusion numérique et le renforcement des capacités.

La vice-présidence de ce groupe permettra au Sénégal : de contribuer aux orientations mondiales sur le développement numérique ; de renforcer la voix de l’Afrique et de partager l’expérience nationale du New Deal technologique.

Le Sénégal a par ailleurs été désigné par l’Union Africaine des Télécommunications pour coordonner la résolution relative à l’adoption des technologies satellitaires par les pays en développement.

Lors du précédent cycle de quatre ans, Malick NDIAYE occupait déjà les fonctions de vice-rapporteur sur la thématique : « Stratégies, politiques, réglementations et méthodes relatives au passage aux technologies numériques pour la radiodiffusion ».

 

De la Sonatel à l’ UIT

 

 

Malick Ndiaye cumule environ 28 ans d’expérience. Il débute sa carrière comme ingénieur Support et Développement à la SONATEL (1994-1997).

Le nouveau promu est depuis 2017 membre du collège de Régulation à l’ARTP. Une fonction qui a été précédée de celle directeur de cabinet du ministre des Postes et des télécommunications (août 2014 à mars 2017). Malick Ndiaye à également occupé la fonction de directeur général de l’ économie numérique entre mars 2014 et juillet 2014. Juste après avoir passé cinq ans et un mois comme coordonnateur chez GRAPPE TIC & Teleservices de mars 2009 à mars 2014.

Dans l’audiovisuel, Malick Ndiaye a son mot à dire pour avoir été DGA de la Radiodiffusion Télévision du Sénégal deux ans et cinq mois durant (mars 2005-juillet 2007).

Le nom Malick Ndiaye rime avec l’unanimité. Il a le mérite d’avoir été conseiller technique du Premier ministre chargé des TIC pendant huit ans (1997-2005). Ce qui fait de Malick Ndiaye l’un des rares Sénégalais à avoir murmuré aux oreilles de plus de 6 chefs du gouvernement sans discontinuer. Du Premier ministre Habib Thiam en passant par Mamadou Lamine Loum jusqu’à Macky Sall (président de la République en 2012-2024).

Malick Ndiaye est titulaire d’un mastère spécialisé en Régulation numérique obtenu à Télécom Paris en 2016.

Par Jean Materne Zambo

Cameroun : Taxes et droits pour les entreprises du numérique et les Kits techniques en 2026

[DIGITAL Business Africa] – Le dimanche 30 novembre 2025 était consacré à l’adoption finale de la loi de finances 2026. Le budget de l’État pour l’exercice 2026 s’équilibre donc en ressources et en emplois à hauteur de 8 816,4 milliards FCFA contre 7 335,9 milliards en 2025.

Les recettes fiscales et douanières devraient générer 4 889,5 milliards de FCFA. Dans le même temps, le gouvernement prévoit  un assouplissement de la fiscalité  pour un certain  nombre  d’équipements.

L’article septième de la loi des Finances sur le développement des centres d’apprentissage et la promotion de l’économie numérique stipule :

Alinéa 1 : « Les équipements et l’outillage techniques destinés à l’enseignement professionnel sont exonérés des droits et taxes à l’importation ».

Alinéa 2 : « Les biens d’équipements destinés au développement des startups au titre de la promotion de l’économie numérique sont exonérés des droits et taxes de douanes à l’importation. »

Alinéa 3 : « La liste des équipements et de l’outillage technique visés aux alinéas 1 et 2 ci-dessus est fixée par un acte du ministre chargé des Finances, en liaison avec les ministères chargés de la Formation professionnelle et de l’Économie numérique ».

Concernant la redevance informatique, l’article douzième est clair :

« b) Le produit de la redevance informatique est affecté ainsi qu’il suit : 75 % comme recettes douanières destinées au budget de l’Etat et à la rémunération de l’organisme mandaté dans le cadre de la mise en œuvre du projet de modernisation du système d’information douanière, suivant les modalités fixées par un acte du ministre chargé des Finances ;

• 25 % pour le développement des technologies de l’information et de la communication ainsi que des projets de modernisation et le suivi de l’activité douanière.

L’utilisation des technologies de rupture et du registre du bénéficiaire effectif est prévue dans l’article 20. La disposition indique :

Alinéa 1 : « L’Administration des douanes est habilitée à utiliser les technologies de rupture, notamment l’intelligence artificielle, pour la recherche des informations, le croisement des données du commerce extérieur et l’analyse des fichiers des contribuables dans les conditions prévues par la réglementation en vigueur, au titre de la détermination des bases de taxation, des contrôles et des enquêtes douanières ».

Alinéa 2. « Dans le cadre des investigations douanières, l’Administration des Douanes est habilitée à accéder au registre du bénéficiaire effectif dans les conditions prévues par la réglementation en vigueur ».

Les entreprises non résidentes du secteur numérique disposant d’une présence économique significative sont quant à elles soumises à certaines obligations spécifiques.

Article 23 bis. – (1) « L’impôt sur les sociétés dû par les entreprises du secteur numérique disposant d’une présence économique significative est liquidée et télédéclarée par l’entreprisenon-résidente assujettie.

(2) « L’entreprise non résidente est tenue de déposer une déclaration mensuelle de son chiffre d’affaires brut réalisé au Cameroun et d’effectuer le paiement de l’impôt dû au plus tard le 15 du mois suivant celui au cours duquel le fait générateur est intervenu. »

(3) « L’administration fiscale met en place un portail électronique sécurisé destiné à l’immatriculation, à la déclaration et au paiement de l’impôt sur les sociétés des entreprises du secteur numérique disposant d’une présence économique significative.

(4) Les entreprises visées à l’alinéa (1) ci-dessus sont soumises aux obligations et au régime de sanctions prévues à l’article 149 quater du présent Code et aux dispositions du Livre des procédures fiscales ».

(5) « Un texte du ministre en charge des finances précise et complète, en tant que de besoin les modalités d’application de la présente disposition ».

Par Jean Materne Zambo, source : loi des finances 2026

 

 

 

 

 

 

 

AIF 2025: Le potentiel du digital africain estimé à 162 milliards d’euros selon Kalil Konaté

[DIGITAL Business Africa] – Poignée de main chaleureuse entre Sidi Ould Tah, président de la BAD et Ibrahim Kalil Konaté, ministre ivoirien de la Transition numérique et de la Digitalisation. Les Journées Transactionnelles de l’Africa Investment Forum (AIF) 2025 ont servi de cadre de discussion aux investisseurs et acteurs clés de la transformation numérique.

La Côte d’Ivoire était représentée à Rabat par son ministre en charge du numérique qui a présenté la vision stratégique de la Côte d’Ivoire. Ibrahim Kalil Konaté n’ a pas manqué de saluer le rôle de la BAD, qui offre à plusieurs  pays « un cadre stratégique de dialogue entre décideurs, investisseurs et partenaires technologiques ».

Le ministre a rappelé le potentiel du digital africain, estimé à 162 milliards d’euros, et souligné la dynamique ivoirienne : la contribution du numérique au PIB, aujourd’hui de 2 %, vise 12 % à l’horizon 2030, conformément à la vision du président de la République, S.E Alassane Ouattara.

Parmi les chantiers majeurs évoqués Ibrahim  Kalil Konaté, figure le Programme d’Accélération Digitale de l’Administration Ivoirienne, financé par la BAD à 49 milliards de FCFA. L’initiative viser à moderniser en profondeur les services publics.

Le ministre Konaté a également insisté sur deux fondations essentielles : des infrastructures robustes et une énergie fiable, ainsi que  la réduction de la fracture numérique, notamment en zones rurales.

Un bilan salué par la Banque Africaine de Développement. Le président du Groupe AIF, Dr Sidi Ould Tah, a souligné le soutien du Maroc et l’engagement des partenaires internationaux, annonçant des résultats marquants :

– 2 000 délégués,

– 32 organisations mondiales du secteur privé,

– 39 projets bancables en Boardrooms,

– 15,2 milliards de dollars d’intérêts d’investissement.

Le président du Groupe AIF, Dr Sidi Ould Taha appelé à transformer ces engagements en projets concrets, au bénéfice des populations africaines.

Les Journées Transactionnelles de l’Africa Investment Forum (AIF) 2025 ont réuni à Rabat plus de 2 000 délégués, investisseurs, décideurs publics et acteurs technologiques venus explorer les leviers de transformation économique du continent.

Par Jean Materne Zambo, source: MTND, AIF 

Gabon : Forces et faiblesses de KIMBA, plateforme d’interconnexion entre startups et grandes entreprises

[DIGITAL Business Africa] – « Se mouvoir, aller, avancer, innover ». Voilà les sens qu’on peut donner à KIMBA, la plateforme lancée par le gouvernement et le patronat du Gabon. La cérémonie de lancement officielle de KIMBA a eu lieu le 28 novembre 2025 au cours d’une cérémonie présidée par le ministre de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation, Mark Alexandre Doumba.

L’objectif de la plateforme est de créer un pont entre les grandes entreprises et les startups gabonaises, afin qu’ensemble elles répondent aux défis de la digitalisation.

La plateforme facilitera la création de partenariats, la mise en relation directe, la valorisation des innovations locales et l’amélioration de la compétitivité nationale. Un outil de souveraineté numérique qui veut propulser le Gabon au rang des économies modernes et innovantes, indique le MENDI.

Ainsi les grandes entreprises pourront-elles exprimer leurs besoins en digitalisation. Pendant que les startups gabonaises auront un espace dédié pour proposer leurs solutions et technologies.

Grâce à une interconnexion intelligente entre ces deux espaces, la plateforme permettra :

– la mise en relation directe des besoins et des solutions ;

– la création de partenariats concrets ;

– la valorisation des innovations locales ;

– l’amélioration de la compétitivité des entreprises ;

– le renforcement de l’écosystème numérique national.

La vision du chef de l’État, chef du Gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema est claire : ” faire du numérique un moteur de compétitivité, d’efficacité et de souveraineté. » a déclaré le ministre de l’Économie numérique, de la digitalisation et de l’innovation.

Toutefois, KIMBA pourrait faire face à un certain nombre de défis. Pour l’abonné Fortunin Nze Ondo cette initiative pourrait plutôt tirer les grandes entreprises vers le bas.

“Les startups sont des entreprises embrionnaires.ils peinent à trouver des fonds pour rentabiliser leur projets.les connecter aux grandes entreprises ramène automatiquement les grandes entreprises vers le bas.c’est logique.il faut demander d’abord aux startup d’avoir le niveau qu’il faut au lieu de s’aggriper comme un bébé sur des grands.”

D’autres  sources estiment que la plateforme serait confrontée à des défis, notamment celui de la fiabilité technique, de l’adaptation constante aux besoins du marché du numérique, ainsi que de la capacité des start-up à répondre, notamment en termes de qualité technique, de délais de réalisation et de capacité financière. Une bonne coordination entre acteurs publics et privés sera aussi nécessaire pour assurer le suivi régulier des projets, suggère une source.

Par Jean Jean Materne Zambo, source : MENDI

Gabon : KIMBA, la nouvelle plateforme publique-privée qui accélère la transformation digitale et connecte startups et grandes entreprises

[DIGITAL Business Africa] – Le Gabon franchit un cap majeur dans la structuration de son écosystème numérique. Le vendredi 28 novembre 2025, le ministère de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation, en partenariat avec la Fédération des Entreprises du Gabon (FEG), a procédé au lancement officiel de KIMBA, une plateforme stratégique destinée à accélérer la modernisation digitale des entreprises et à renforcer l’innovation locale. La cérémonie a été présidée par Mark Alexandre Doumba, ministre de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation.

Cette initiative s’inscrit dans la volonté du gouvernement de bâtir un environnement plus compétitif et plus innovant, où grandes entreprises, startups et institutions publiques collaborent de manière efficace. KIMBA vise à rapprocher deux maillons essentiels de la chaîne de valeur numérique :
les grandes entreprises, qui pourront désormais exprimer clairement leurs besoins en digitalisation ;
les startups gabonaises, qui disposeront d’un espace de présentation, de visibilité et de valorisation de leurs solutions technologiques.

Kimba illustration
 

Grâce à une interconnexion intelligente, la plateforme permettra :
– la mise en relation directe entre besoins exprimés par les entreprises et solutions proposées par les startups ;
– la création de partenariats concrets et opérationnels ;
– la valorisation des innovations locales ;
– l’amélioration de la compétitivité globale des entreprises ;
– le renforcement de l’écosystème numérique national.

Pour Mark Alexandre Doumba, cette initiative est l’illustration de la vision du Chef de l’État, Son Excellence Brice Clotaire Oligui Nguema, qui veut faire du numérique un moteur de compétitivité, d’efficacité et de souveraineté pour le pays.
« KIMBA n’est pas simplement une plateforme numérique. C’est un instrument stratégique qui crée un pont entre les grandes entreprises et les start-ups gabonaises, afin de répondre ensemble aux défis de la digitalisation. La vision du Chef de l’État est claire : faire du numérique un moteur de compétitivité, d’efficacité et de souveraineté », a déclaré le ministre de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation.

Le nom KIMBA, qui signifie « se mouvoir, aller, avancer… innover » en langue Nzebi, symbolise parfaitement la dynamique que le Gabon souhaite impulser à travers ce projet : un pays en mouvement, qui avance vers une économie plus innovante et plus performante.

Le projet est soutenu par plusieurs acteurs clés de l’écosystème numérique national : le Centre Gabonais de l’Innovation (SING SA), la Société de Patrimoine des Infrastructures Numériques (SPIN), l’Agence Nationale des Infrastructures Numériques et des Fréquences (ANINF), ainsi que la Fédération des Entreprises du Gabon et l’ARCEP. Ensemble, ils contribuent à la mise en place d’un environnement propice au développement de solutions numériques locales et à la montée en puissance des jeunes entreprises technologiques gabonaises.

Par Digital Business Africa

Sénégal : L’UIT et l’ARTP prônent l’e-commerce au féminin

[DIGITAL Business Africa] – À Bakou, la place de la femme sénégalaise dans le commerce électronique est au cœur des échanges. L’Union internationale des Télécommunications (UIT) et l’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes du Sénégal (ARTP) ont signé, ce 27 novembre 2025, un accord de coopération stratégique. Il porte sur le projet « Favoriser des écosystèmes commerciaux numériques intégrant les jeunes femmes au Sénégal dans sa phase 1 ».

Le projet vise à accompagner les jeunes femmes entrepreneures à travers le renforcement de leurs compétences numériques, le développement d’outils adaptés et un soutien structuré à l’écosystème entrepreneurial local.

Le directeur du Bureau de Développement de l’UIT (BDT), le Dr Cosmas Luckyson Zavazava, et le directeur général de l’ARTP, Dahirou Thiam, ont paraphé l’accord en séance plénière. Cela en présence de l’ensemble des fonctionnaires élus et les délégations étrangères des pays membres de l’UIT.

Les modalités opérationnelles ainsi que la répartition des rôles et des responsabilités sont précisées dans un document de projet spécifique. L’accord entrera en vigueur une fois signé et après l’accomplissement des procédures internes d’approbation au sein de l’ARTP.

Pour le régulateur des télécommunications du Sénégal, cet accord constitue ainsi le cadre général de la coopération entre l’UIT et l’ARTP, et formalise leur volonté commune d’accompagner la mise en place de ce projet stratégique.

L’ARTP, qui n’est pas initiatrice de ce projet, indique que cette démarche traduit la volonté des autorités sénégalaises de faire du numérique l’un des moteurs de l’économie nationale.

Cette initiative s’inscrit dans la vision de l’UIT pour un avenir numérique plus inclusif, plus sûr et plus autonome pour les femmes et les filles

Par Jean Materne Zambo, source: ARTP