[DIGITAL Business Africa] – Les détournements de cartes SIM en Afrique du Sud sont sur une corde raide. Le régulateur des télécommunications sud-africain mise sur la biométrie afin de mieux encadrer l’identification des abonnés. Un projet d’amendement du plan de numérotation a été annoncé ce 29 octobre 2026.
L’opérateur, « à l’activation ou à la réactivation d’un numéro mobile sur son réseau », vérifie l’identité de l’abonné « par vérification biométrique contre les archives du department of home affairs ». Cette mesure devrait s’appliquer aux nouveaux et aux abonnés existants lors des activations et des demandes de SIM swap.
Le projet vise à renforcer la cybersécurité parmi les abonnés. Sachant que l’usurpation d’identité, le changement de cartes SIM alimentent généralement les détournements de mots de passe bancaires à usage unique. L’Independent Communications Authority of South Africa (Icasa) a donc instruit les opérateurs de refuser le swap si la personne qui le demande ne correspond pas aux données du titulaire du numéro.
Les réfractaires à cette prescription s’exposent à des amendes de 2 à 4 millions de rands « par infraction ». Le défaut de vérification avant un swap, ou le dépassement du plafond de cinq numéros, coûterait 1 million de rands par infraction. Le projet ne définit pas ce qui constitue une infraction unique.
Le projet chiffre le parc d’abonnés à 117,3 millions d’abonnements mobiles. Si le projet est adopté, les opérateurs n’auront que deux pour vérifier de la même manière l’identité de leurs clients actuels. Chaque abonné pourra avoir droit à cinq numéros au maximum. Les entreprises échappent à ces contrôles biométriques. Entendu que leur relation avec l’opérateur est contractuelle et elles ne peuvent fournir empreintes ou images.
Par Jean Materne Zambo









