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Cameroun : les distributeurs et revendeurs télécoms réclament aux opérateurs une meilleure marge bénéficiaire

Les distributeurs, vendeurs en gros et revendeurs en détail des produits télécoms du Cameroun, réunis au sein de leur syndicat formé le 17 novembre 2015, ont déposé un mémorandum le 19 novembre 2015 auprès des sociétés MTN, Orange, Camtel et Nexttel pour réclamer une meilleure marge bénéficiaire. Ces travailleurs indépendants estiment être « floués alors qu’ils réalisent une grande partie des ventes » des produits de ces entreprises.

Jean Pierre Babayak, le président du syndicat, explique que « si l’on prend les chiffres dévoilés par les opérateurs exerçant dans le cadre de la téléphonie mobile, et considérant que la vente de crédit de communication issue des prestations opérées par les Call-box représente 80% environ des montants déclarés,  à savoir 20 milliards de Fcfa pour MTN, 18 milliards de Fcfa pour Orange, 8 milliards de Fcfa pour Camtel et environ 6 milliards de Fcfa pour Nexttel (statistiques d’Octobre 2014), l’on est en droit de demander qu’elle est la part qui revient à ces travailleurs ? La réponse étant décevante car seulement 0,25% à 6,5% de ces ventes réalisées par le dernier maillon de la chaine à savoir les call-box qui ne s’en sortent qu’avec 500 Fcfa de bénéfice pour 10 000 Fcfa de crédit vendu. Alors que le livreur lui perçoit entre 25 Fcfa et 150 Fcfa en fonction des objectifs atteints fixés par l’opérateur ».

Constitué de près de 25 000 membres à travers le Cameroun, le syndicat des distributeurs, vendeurs en gros et revendeurs en détail des produits télécoms réclament aussi leur meilleure prise en charge.  « Les call-box exercent sous des parapluies ou les parasols en général et les livreurs se déploient pour desservir ces derniers sur des motos ou à pied le long de nos rues à la merci de la pluie, du soleil et des délinquants sans qu’une garantie ne puisse leur permettre d’être protégé en cas de force majeure. », déplore Jean Pierre Babayak. Les opérateurs télécoms ont jusqu’au 5 décembre 2015 pour donner suite à leurs revendications.

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