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Tech : 5 entreprises s’associent pour donner vie à Orbion, un jumeau numérique de la Terre

[DIGITAL Business Africa] – Cela semble surréaliste, pourtant le projet de créer un jumeau numérique de la Terre est sur les rails. L’initiative porte un nom : « Project Orbion ». Ce projet devrait fusionner l’imagerie satellite en temps réel, l’intelligence radar et la photogrammétrie vidéo pour reconstruire dynamiquement le monde en 3D. Ceci dans le but de produire une « réalité synthétique » complète, incluant une physique précise et les conditions météorologiques en direct.

Cinq entreprises de renom dans le domaine de la technologie s’emploient à donner vie à ce projet. Notamment Aechelon Technology, Niantic Spatial, Distance Technologies, ICEYE et BlackSky

Aechelon, leader mondial de la simulation géospatiale pour la défense, apporte ses systèmes de visualisation et d’entraînement pour l’IA.

BlackSky : fournit l’imagerie d’observation de la Terre à très haute résolution et à haute cadence.

ICEYE : apporte sa constellation de satellites radar capables de voir à travers l’obscurité, les nuages et la fumée.

Niantic Spatial : spécialiste de la reconstruction par modèle géospatial large (Large Geospatial Model) et de la visualisation.

Distance Technologies : contribue avec ses écrans 3D à champ lumineux (Light Field) pour des applications de réalité augmentée.

Toutes les données transférées par ces entreprises devraient converger vers la plateforme Skybeam d’Aechelon pour alimenter le jumeau numérique.

La tâche s’annonce ardue pour ces entreprises engagées dans Project Orbion. Le premier défi est le caractère figé du GPS. Les experts expliquent que cela rend le GPS incapable de refléter en temps réel l’évolution de la réalité qu’il cartographie. « Une fois que vous avez un fragment de donnée, il commence immédiatement à s’altérer. Il est donc périmé au moment même où vous le captez », explique Michael Wollersheim, directeur analytique chez ICEYE.

L’autre défi, et pas des moindres, l’intégration de l’intelligence artificielle. Il va falloir entraîner les différentes intelligences artificielles. Tant les algorithmes d’apprentissage automatique nécessitent des données actuelles et conformes à la réalité du terrain. Nacho Sanz-Pastor, cofondateur d’Aechelon, souligne que le défi a toujours été de « suivre le rythme des changements dans le monde physique ». Toutes ces données serviront à former les systèmes autonomes.

Par Jean Materne Zambo

World Economic Forum : Mark-Alexandre Doumba, ministre chargé du numérique, porte la voix du Gabon en Suisse

[DIGITAL Business Africa] – Qu’y a-t-il de plus beau que de voir un digne fils d’ Afrique imposer le respect hors du continent africain ? La voix du Gabon s’est fait entendre au World Economic Forum tenu du 2 au 4 septembre 2025 en Suisse. La plateforme a pour but d’établir des liens constructifs entre les parties prenantes, d’instaurer la confiance et de développer des initiatives de coopération et de progrès.

À travers le Young Global Leaders Summit, Mark-Alexandre Doumba, ministre de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation, le Gabon a affirmé son rôle de leader dans les discussions internationales sur l’avenir numérique et durable.

Mark-Alexandre Doumba, ministre de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation, a été sollicité un peu partout. Le ministre a participé au panel ” L’avenir du travail : explorer de nouveaux paramètres de productivité, qui a permis d’échanger sur l’impact des technologies connectées et des nouveaux modèles d’organisation sur la performance et la transformation des économies”.

Le ministre a aussi prononcé le discours d’ouverture lors de la session : “Leadership pour le défi planétaire : concevoir la nouvelle économie pour un monde à 1,5 °C”. Dans sa prise de parole, il a souligné le rôle du numérique et de l’innovation comme leviers stratégiques pour accompagner la transition climatique et bâtir une économie durable.

Mark-Alexandre Doumba a aussi effectué un enregistrement studio live consacré au leadership et à la place des jeunes générations dans la construction d’un avenir inclusif et connecté. L’intervention du ministre Doumba a démontré que le numérique est non seulement un vecteur de développement, mais aussi une réponse concrète aux défis globaux du climat, de l’innovation et de la productivité.

En marge du Forum, le ministre de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation a reçu en audience Madame Rita Kambangoye, ambassadeur représentant permanent de la Mission permanente du Gabon à Genève et son équipe.

Une rencontre qui a permis d’échanger sur les sujets liés à la mission du ministre ainsi que sur les participations multilatérales du ministère dans le cadre de la promotion de l’économie numérique et de l’innovation.

Mark- Alexandre Doumba a réaffirmé, sous l’impulsion de Son Excellence le Président de la République, Chef de l’État, S.E Brice Clotaire Oligui Nguema, sa volonté de renforcer la coopération et de développer des partenariats stratégiques pour soutenir la transformation numérique du Gabon.

Par Jean Materne Zambo, source : MENDI

Côte d’Ivoire : 30 nouvelles localités seront connectées au haut débit d’ici le 25 septembre 2025

[DIGITAL Business Africa] – Le Programme national de Connectivité rurale est à sa deuxième phase. Cette étape du PNCR a démarré ce 5 septembre 2025. Appuyée par l’Autorité de Régulation des Télécommunications/TIC de Côte d’Ivoire (ARTCI), cette deuxième phase du PNCR vise à connecter 30 nouvelles localités au haut débit d’ici le 25 septembre 2025.

Parmi les régions qui doivent être arrosées, il y a les régions des Grands-Ponts, de la Nawa, du Sud-Comoé, du Nzi, du Guémon, du Cavally, du Poro et du Tchologo. Les villages concernés sont Yanfissa, Kangana, Kognimansso et Dougbe. Ces régions bénéficient des opportunités offertes par le numérique dans les domaines de l’éducation, la santé, le commerce, l’inclusion sociale et financière conformément à la vision du chef de l’État S.E Alassane Ouattara comme le précise le ministre de la Transition Numérique et de la Digitalisation.

« la connectivité rurale est fondamentale dans la vision de la transformation sociale et numérique de la Côte d’Ivoire et du Président de la République, Alassane Ouattara : Il voit les technologies et l’innovation comme l’outil par excellence pour accélérer le développement économique et social. C’est porteur de ce projet social du gouvernement que le ministère met en place ce programme national pour assurer que tout citoyen, sans considération de la zone où il vit, ait un accès aisé à l’Internet haut débit et aux services du numérique », a dit Ibrahim Kalil Konaté.

Le Coordonnateur du PNCR, Zakhary Ouattara, qui dirige l’activité sur le terrain avec l’Autorité de Régulation des Télécommunications/TIC de Côte d’Ivoire (ARTCI), a annoncé que d’autres étapes sont prévues après cette deuxième phase, car le programme doit s’étendre à l’ensemble du territoire.

La première phase du Programme national de Connectivité rurale avait été lancée du 15 au 23 juillet 2025 dans des localités dans les régions du Gôh, de la Nawa, du Tonkpi et du Poro. Le Coordonnateur du PNCR, Zakhary Ouattara, a assuré que d’ici à fin 2025, ce sont 575 localités qui seront couvertes, impactant directement près de 825 675 habitants des zones rurales.

Par Jean Materne Zambo, sources : telecom.gouv.ci

Israël veut recruter des influenceurs et des blogueurs pour lutter contre la désinformation et les discours de haine

[DIGITAL Business Africa] – « Hasbara », explications» en français. C’est le nom du dispositif public que s’apprête à mettre en ligne le ministre israélien des Affaires étrangères, ce lundi 9 septembre 2025. Gideon Sa’ar entend lutter contre la désinformation et les discours de haine anti-Israéliens en ligne.

Afin d’assurer l’efficacité de ce nouveau dispositif, le ministère israélien des Affaires étrangères pourra recruter des blogueurs et influenceurs, ainsi que des « experts des réseaux sociaux ». Le chef de ce dispositif pourra être nommé sans appel d’offres si nécessaire, rapporte le site i24news.tv.

Ce lundi, Israël s’apprête à approuver un dispositif de diplomatie publique (Hasbara) au sein du ministère des Affaires étrangères pour coordonner la bataille communicationnelle sur la scène internationale.

Le nouveau dispositif pourra recruter les blogueurs, influenceurs tout comme des experts du numérique et des réseaux sociaux afin de lutter contre la désinformation et les discours de haine anti-israéliens ou antisémites en circulation sur les plateformes numériques. Israël aurait déjà eu recours à ce genre de mécanisme par le passé.

D’après le média ’’Aretz”, les autorités du pays auraient acheté un ensemble d’outils numériques permettant de mener des campagnes d’influence à grande échelle sur Internet. Ce système visait à répondre au Hamas sur le terrain de l’information. La première campagne aurait eu pour cible l’antisémitisme.

Le Hamas est un mouvement indépendantiste à obédience islamique qu’on retrouve au niveau de la Bande de Gaza, territoire litigieux où cohabitent Israéliéliens et Palestiniens depuis des décennies. Depuis le 7 octobre 2023, il y a eu une exacerbation du conflit dans ce territoire devenu théâtre des affrontements entre l’armée israélienne et le Hamas ( d’autres groupes armées aussi).

Par Jean Materne Zambo, i24news.tv, MSN

Giresse Njamen, auditeur Manager : « La DG de CAMTEL n’est pas responsable de la dette antérieure »

[DIGITAL Business Africa] – L’audit de la Chambre des comptes sur la gestion de comptes de CAMTEL entre 2015 et au-delà laisse cours à une interrogation. La DG actuelle Judith Yah Sunday est-elle responsable des incertitudes financières relevées par la Chambre des comptes ? Cette interrogation a dû traverser l’esprit de plus d’un.

Selon la juridiction, la dette bancaire de CAMTEL s’élevait à 412,1 milliards de FCFA au 31 décembre 2021. Cette dette provient de sa relation avec Exim Bank of China (90 %), qui ne fait pas l’objet d’enregistrements appropriés en comptabilité.

Pour trouver des éléments de réponse à cette question, DIGITAL Business Africa a donné la parole à Giresse Njamen. Il est auditeur Manager- risk Manager – Investigueur, certifé dans le management des organisations, diplômé de l’ University of Illinois Urbana – Champaign.

Plusieurs grandes boîtes se sont attaché ses services, notamment Union camerounaise des Brasseries (UCB) où il occupe le poste de chef du service des investigations depuis deux ans. Ou encore la CCA-Bank. Au sein de cet établissement bancaire, notre expert a été contrôleur interne pendant un an et quatre mois (juin 2022-septembre 2023).

Un background qui lui permet de jeter un regard critique sur la situation financière de CAMTEL, telle que présentée par la Chambre des comptes.

« Le cas de Camtel, certifiée ISO 9001:2015, mais faisant l’objet des incertitudes financières relevées par la Chambre des comptes, illustre une confusion fréquente entre la certification ISO et la santé globale d’une organisation. ISO 9001:2015 est une norme relative au management de la qualité, axée sur la satisfaction des clients, l’efficacité des processus et l’amélioration continue. Elle ne traite pas directement de la gouvernance financière ou de la gestion de la dette.

Ainsi, une entreprise peut être certifiée ISO tout en ayant des faiblesses dans sa gouvernance financière, sa stratégie ou ses choix d’investissement. Ce que cela révèle, c’est peut-être une application partielle ou formaliste du système qualité, sans réelle intégration à la gouvernance globale de l’entreprise. Dans de nombreux pays africains, la certification ISO est parfois perçue comme un label de prestige plutôt qu’un outil de management.

Cela pose la question de la cohérence entre stratégie, gouvernance, finances et système de management de la qualité. Si ces piliers ne sont pas alignés, le risque est grand de voir une entreprise certifiée ISO mais incapable de démontrer une bonne performance globale ».

A la question de savoir s’il est possible de remettre en question celle de Camtel, Jiresse Njamen répond :

« La certification ne valide pas la santé financière mais la conformité des processus qualité. Toutefois, face aux constats de la Chambre des comptes (dettes massives, absence de conventions d’emprunt, charges sociales croissantes disproportionnées), on peut questionner l’efficacité réelle du SMQ : – L’ISO impose la prise en compte des risques (y compris financiers et de gouvernance) dans la planification stratégique; – Si ces risques ne sont pas correctement identifiés et gérés, cela peut signifier que le SMQ est appliqué de manière superficielle ».

En d’autres termes, il ne suffit pas de remettre en question le certificat ISO mais plutôt la manière dont l’entreprise vit réellement la qualité dans son management global. Le problème n’est pas l’ISO en soi, mais son appropriation, conclut-il.

Le « crime financier » étant commis, il faut bien un responsable. L’expert trouve que la question de la responsabilité est complexe et doit être nuancée :

« Le rapport couvre les activités depuis 2015, donc avant la prise de fonction de l’actuelle DG. Une part importante de la dette et des faiblesses de gestion trouve également leur origine dans la gouvernance précédente. Toutefois, selon les principes de redevabilité et de gouvernance, la DG actuelle a la responsabilité :

de reconnaître les passifs hérités ;

de mettre en place des mesures correctives et une stratégie pour redresser la situation ;

de démontrer la transparence et la maîtrise des risques.

En management, on distingue toujours l’héritage des décisions passées et la responsabilité de l’équipe dirigeante actuelle dans la continuité de la gestion. Autrement dit : La DG actuelle n’est pas responsable de la création de la dette antérieure à sa prise de fonction mais elle est responsable de la manière dont elle gère cet héritage et du niveau de rigueur appliqué ».

La DG actuelle de CAMTEL, Judith Yah Sunday avait été nommée à la tête de la Cameroon Telecommunications le 14 décembre 2018 en remplacement de feu David Nkoto Emane, décédé le 17 septembre 2022. Il y aura passé 13 années à la tête de l’entreprise (de 2005 à 2018).

Par Jean Materne Zambo

Gestion publique/Cameroun : L’opérateur des télécoms CAMTEL s’écarte de la norme

[DIGITAL Business Africa] – La norme ISO 9001. Une norme de management de la qualité reconnue dans le monde entier. La certification est toujours brandie de manière ostentatoire par les bénéficiaires. Avec raison puisque selon l’Organisation internationale de la normalisation (ISO), la certification 9001-2015 spécifie les exigences pour un Système de Management de la Qualité (SMQ). Mais, CAMTEL, titulaire de la certification 9001-2015 depuis mai 2020, ne donne pas toutes les garanties d’une bonne gestion. C’est la Chambre des comptes qui le dit.

La juridiction a mené un audit sur la gestion de comptes de l’entreprise entre 2015 et au-delà. Le rapport rendu public le 22 août 2025 révélait des anomalies sur la gestion de l’entreprise. Selon la juridiction, la dette bancaire de CAMTEL s’élevait à 412,1 milliards de FCFA au 31 décembre 2021. Cette dette provient de sa relation avec Exim Bank of China (90 %), qui ne fait pas l’objet d’enregistrements appropriés en comptabilité.

Les échanges d’informations avec la Caisse autonome d’amortissement en ce qui concerne son remboursement apparaissent insuffisants. Ajoutez à cela l’obésité de ses effectifs. CAMTEL, d’après le rapport, emploierait 3630 personnes en 2021 réparties au siège (30 %) et dans les 10 régions du Cameroun (70 %). En plus des insuffisances dans la gestion des immobilisations et dans les états de rapprochement bancaires et les opérations de caisse observés.

Selon le rapport, « ces dernières ont connu des réajustements courant 2023, suite aux observations de la mission d’audit. Faute de comptabilité analytique, le pilotage des activités souffre de l’absence de repères financiers ». D’après ce rapport, CAMTEL ne dispose pas d’une comptabilité analytique, pourtant l’entreprise serait en possession d’un instrument de pilotage fondamental qui lui permettrait de connaître avec précision la contribution à la valeur ajoutée et au résultat de chacune de ses activités. La Chambre des comptes s’inquiète également que, faute de convention écrite, HUAWEI gère directement les équipements, détienne les codes d’accès et effectue des maintenances coûteuses, sans contrôle de l’opérateur.

Hadiza Saini Maina, consultante et responsable qualité spécialisée des laboratoires médicaux, sait à quel point la certification peut booster les performances d’un organisme. Pas seulement dans le secteur des télécommunications.

« Mon domaine d’application reste surtout le secteur des laboratoires médicaux, où cette norme prend tout son sens pour garantir la qualité des services rendus aux patients. Concernant le cas spécifique de Camtel, il touche davantage à la gouvernance et à la gestion organisationnelle d’une entreprise de télécommunications, un domaine qui sort un peu de mon champ de spécialisation.

Toutefois, de manière générale, il est important de rappeler que la certification ISO 9001 atteste de la mise en place d’un système de management de la qualité, mais elle ne remplace pas une gestion saine et transparente sur le plan financier et stratégique ».

La Chambre de comptes a formulé des recommandations à CAMTEL pour redorer son blason après ce rapport que certains ont jugé d’accablant. Parmi ces recommandations, il y a l’assainissement de la gestion des comptes bancaires afin d’assurer une information fiable sur lesdits comptes et une gestion plus rigoureuse et efficace des opérations qui y sont effectuées.

Ces informations doivent être disponibles sur les différentes plateformes digitales de l’entreprise conformément à la loi Nᵒ 2018/011 du 11 juillet 2018 portant Code de transparence et de bonne gouvernance dans la gestion des finances publiques au Cameroun.

L’article 50 de la loi stipule que « l’ensemble des informations et documents relatifs aux finances publiques devraient être publiés sur le site de l’administration une fois qu’ils sont disponibles ». Ce pourrait être pour CAMTEL un rebond après la chute. Le point de départ d’une gestion transparente et efficace.

Par Jean Materne Zambo

CAMTEL : L’ordonnance de la Chambre des comptes pour soigner la gestion de l’opérateur télécom

[DIGITAL Business Africa] – Un avenir plein d’espoir pour l’opérateur national des télécommunications. La Chambre des comptes préfère voir l’avenir en bleu. Le rapport de la juridiction sur la gestion de CAMTEL, publié le 22 août 2025, révélait des anomalies sur la gestion de l’entreprise. Tenez, la dette bancaire de CAMTEL, qui s’élevait à 412,1 milliards de FCFA au 31 décembre 2021. Cette dette provient de sa relation avec Exim Bank of China (90 %), qui ne fait pas l’objet d’enregistrements appropriés en comptabilité.

Les échanges d’informations avec la Caisse autonome d’amortissement en ce qui concerne son remboursement apparaissent insuffisants. Ajoutez à cela l’obésité de ses effectifs. CAMTEL, d’après le rapport, emploierait 3630 personnes en 2021 réparties au siège (30 %) et dans les 10 régions du Cameroun (70 %). La Chambre des comptes note aussi des insuffisances dans la gestion des immobilisations et dans les états de rapprochement bancaires et les opérations de caisse.

Selon le rapport, « ces dernières ont connu des réajustements courant 2023, suite aux observations de la mission d’audit. Faute de comptabilité analytique, le pilotage des activités souffre de l’absence de repères financiers ». Et ce n’est pas tout. CAMTEL ne dispose pas d’une comptabilité analytique.

Pourtant en son sein, un instrument de pilotage fondamental existe. Le rapport précise qu’il permettrait à l’opérateur de connaître avec précision la contribution à la valeur ajoutée et au résultat de chacune de ces activités. La Chambre des comptes s’inquiète également que, faute de convention écrite, HUAWEI gère directement les équipements, détient les codes d’accès et effectue des maintenances coûteuses, sans contrôle de l’opérateur.

Pour retrouver des couleurs, la Chambre des comptes préconise des recommandations à l’entreprise au capital de 67 904 430 000 FCFA, entièrement détenu par l’État du Cameroun.

Recommandation °1 : Mettre en place une comptabilité analytique pour connaître la contribution de chaque activité à la formation de la valeur ajoutée et du résultat, améliorer fortement le pilotage de l’entreprise, et afin de se conformer aux obligations de la convention de concession du 12 mars 2020.

Recommandation n°2 : Veiller d’une part à la réalisation totale du programme NBN, conformément au projet initial et d’autre part, à la levée de toutes les contraintes qui entravent son achèvement.

Recommandation n°3 : Signer une convention avec Huawei visant à sécuriser les relations contractuelles entre les deux parties et prévoyant expressément que l’exploitation des matériels informatiques est du ressort exclusif de la Camtel.

Recommandation n°4 : Mettre la gestion des ressources humaines au cœur des priorités, en résorbant rapidement la dette due au personnel et à la CNPS.

Recommandation n°5 : Exiger de la banque Exim-Bank of China et de la CAA tous les éléments contractuels (contrats de prêts signés, tableau d’amortissement des emprunts, calcul et paiement des intérêts courus) qui permettent un suivi de la dette de la Camtel vis-à-vis d’Exim-Bank.

Recommandation n°6 : Assainir la gestion des comptes bancaires afin d’assurer une information fiable sur lesdits comptes et une gestion plus rigoureuse et efficace des opérations qui y sont effectuées

Par Jean Materne Zambo, source : rapport Chambre des comptes

Sundar Pichai face à Donald Trump : la force du silence face aux contre-vérités

[Digital Business Africa] – Face à ceux qui détiennent le pouvoir ou l’influence, la vérité n’est pas toujours la meilleure arme. Parfois, le silence peut peser plus lourd qu’un discours. Sundar Pichai, PDG de Google, l’a démontré face à Donald Trump lors d’un dîner d’État à Washington.

Il m’est souvent arrivé de me taire lorsqu’on a dit des contre-vérités ou des inexactitudes à mon sujet. Parfois, à la surprise de ceux qui connaissent la vérité. Mais il arrive que le silence et le respect soient les meilleures armes. 

Surtout lorsqu’on a en face de soi celui qui détient le pouvoir, ou celui contre qui l’on ne peut rien gagner, quelles que soient les contre-vérités proférées.

Sundar Pichai, le discret patron de Google, en a donné une illustration magistrale ce 4 septembre 2025, lors d’un dîner d’État à la Maison-Blanche.

Donald Trump recevait ce soir-là les dirigeants des géants technologiques américains : Mark Zuckerberg (Meta), Bill Gates (Microsoft), Tim Cook (Apple), Sam Altman (OpenAI)… avec l’absence remarquée d’Elon Musk.

Au détour des échanges, Trump interpelle Pichai : « Google a passé une excellente journée hier. Voulez-vous parler de cette journée mémorable ? »

Le président faisait allusion à la décision du juge Amit Mehta qui a épargné Alphabet (maison mère de Google) d’un démantèlement brutal dans le cadre de l’affaire antitrust sur la recherche web. Verdict : pas de séparation forcée entre Google Search et Chrome. Résultat : Alphabet a gagné 230 milliards de dollars de capitalisation boursière en une semaine.

Face à Trump, Sundar Pichai reste humble :


« Je suis content que ce soit terminé », lance-t-il, déclenchant des rires dans la salle. Puis, il enchaîne en louant le « leadership » de Trump sur l’intelligence artificielle et la compétitivité technologique des États-Unis.

Puis, le président américain l’interrompit brusquement : « C’est Biden qui a intenté cette action en justice, vous le savez n’est-ce pas ? »

Une affirmation inexacte. Car, l’affaire des moteurs de recherche avait bien été lancée par le ministère de la Justice sous… Trump lui-même, lors de son premier mandat. Pichai sait la vérité. Mais il se garde bien de corriger son interlocuteur : le président américain qui le fixe. 

Pourquoi ? Parce que la vérité, à ce moment précis, n’avait aucune valeur ajoutée pour lui. Pis encore : rappeler les faits aurait pu irriter le président et donc fragiliser Google. Ou impacter négativement les discussions sur les vieux dossiers judiciaires toujours pendants. Notamment ceux sur YouTube et la censure des comptes de Trump après l’émeute du Capitole américain du 6 janvier.

Voilà la leçon. Dans certains contextes, le silence vaut plus qu’un brillant discours de vérité. Avant de contredire un supérieur hiérarchique, un partenaire stratégique ou un allié politique, il faut toujours se poser trois questions simples :

  • Qu’est-ce que je gagne à dire la vérité ici et maintenant ?
  • Quelles en seraient les conséquences pour moi et pour mon organisation ?
  • Est-ce le bon moment et le bon lieu pour rétablir les faits ?

Sundar Pichai a choisi de se taire à ce sujet et opté pour la célébration du leadership du président. 

« L’ère de l’IA est l’une des plus transformatrices que nous ayons jamais connues ou que nous connaîtrons de notre vivant. Il est donc essentiel que les États-Unis soient à l’avant-garde. Je pense que votre administration y investit beaucoup… Le plan d’action sur l’IA, sous votre direction, est, je pense, un excellent début. Nous sommes impatients de collaborer. Merci pour votre leadership », a indiqué Sundar Pichai à Trump. 

Comme le rappelle Warren Buffett : « Il faut vingt ans pour bâtir une réputation et cinq minutes pour la détruire. Si vous y pensez, vous agirez différemment. »

Ce soir-là, Sundar Pichai a choisi d’agir différemment avec un silence stratégique à ce sujet. Il a préservé sa réputation, celle de Google et de ses comptes bancaires. 

Par Beaugas ORAIN DJOYUM 

Guinée : le gouvernement lance le domaine national «.GN » et inaugure une infrastructure numérique de dernière génération

[DIGITAL Business Africa] – Le gouvernement guinéen annonce des innovations dans le domaine du numérique. Jeudi 4 septembre 2025. La date restera gravée dans la mémoire collective des acteurs de l’écosystème du numérique. Parce que c’est ce jour que la Guinée a franchi un cap dans la transformation numérique en lançant officiellement son nom de domaine national «.gn ».

La cérémonie a été présidée au siège de l’Autorité de régulation des postes et télécommunications (ARPT) par le ministre directeur de cabinet et président du comité stratégique de Simandou, Djiba Diakité. À noter également la présence de la ministre des postes et télécommunications, Rose Pola Pricemou, qui a réaffirmé la volonté du gouvernement d’être à l’écoute des préoccupations des citoyens.

« Je voudrais dire au peuple de Guinée que nous l’entendons, nous vivons avec leurs cris du cœur et que chaque jour, nous nous levons en tant qu’acteurs du changement. Notre première préoccupation, c’est de savoir comment répondre aux besoins de ce peuple », a-t-elle déclaré.

Et d’ajouter : « Dans le secteur du numérique, nous savons que les infrastructures constituent la base d’une transition réussie. Je tiens à saluer l’engagement du régulateur pour son leadership au sein de cet écosystème ».

Autre moment fort de la cérémonie aura été l’inauguration du Data Center national Tier III. C’était aussi l’occasion idéale d’annoncer au peuple guinéen que le pays abritera la 7e édition du Transform Africa Summit (TAS25), prévu du 12 au 14 novembre 2025.

Le sommet continental, axé sur l’Intelligence Artificielle, fera de la Guinée le premier pays francophone d’ Afrique à l’accueillir. L’autre annonce qui a ravi les cœurs des populations est la réduction de 25% des tarifs internet appliqués par l’opérateur principal Orange guinéen. Selon le MPTEN, c’est une avancée significative en faveur de l’inclusion numérique et de l’accessibilité pour tous. Mais, depuis l’annonce de cette mesure, des voix soupçonnent une augmentation du volume de l’internet.

Par Jean Materne Zambo, source: MPTEN

Cameroun : Incendie au MINFOPRA, les serveurs intacts [ Joseph Lé fait le point ]

[DIGITAL Business Africa] – Le bâtiment principal du ministère de la Fonction publique et de la Réforme administrative touché par un incendie. L’image a circulé sur la toile. Dans des vidéos amateurs, on peut apercevoir les quatre derniers niveaux de l’édifice situé au coeur de la ville de Yaoundé laissant échapper une fumée fine.

L’incendie survenu aux environs de 16 heures ce 3 septembre 2025 a endommagé les réseaux téléphonique, informatique et électrique, selon le communiqué du ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative, Joseph Lé.

Plus de peur que de mal pour les 8.510 fonctionnaires enregistrés dans la fonction publique camerounaise. Leurs données stockées dans les serveurs du MINFOPRA sont en sécurité, insinue le communiqué. Le ministre Joseph Lé indique qu’à première vue, les serveurs du ministère n’ont pas été endommagés. Précision : un serveur est un ordinateur ou un système qui met des ressource des données, des services ou des logiciels à la disposition d’autres ordinateurs, qualifiés de « clients », sur un réseau.

Pour une gestion logique des effectifs et de la solde, le MINFOPRA a lancé l’application AIGLES début janvier 2025. Selon Joseph LÉ, AIGLES permet d’automatiser les avancements de classe et d’échelon, conformément aux textes réglementaires.

Cependant, pour les avancements de grade, des conditions spécifiques doivent être remplies, et un organe a été créé pour cela. Le ministre a expliqué que cette démarche renforce le droit des agents publics à participer aux décisions les concernant. L’outil AIGLES a déjà généré ses premiers matricules pour plus de 1 087 fonctionnaires et contractuels d’administration. Ce qui devrait faciliter le suivi des carrières, des salaires et de la présence au poste.

Quant à la crainte de la cessation du service public au MINFOPRA en raison de l’incendie survenu, le ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative, Joseph Lé, rassure que les dispositions sont prises par son administration.

Par Jean Materne Zambo

Xi Jinping, Vladimir Poutine, Narendra Modi… La déclaration du Conseil des chefs d’État de l’OCS sur le partenariat dans le numérique

[DIGITAL Business Africa] – 

 « Nous nous engageons à renforcer la coopération dans la construction de villes intelligentes », ont affirmé Xi Jinping, Vladimir Poutine, Narendra Modi et leurs homologues réunis à Tianjin le 1er septembre 2025, à l’issue du Conseil des chefs d’État de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS).

Réunis à Tianjin, les chefs d’État des dix pays membres de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) ont adopté une déclaration majeure consacrée au renforcement du partenariat dans le numérique.

Cette déclaration, signée par Xi Jinping (Chine), Vladimir Poutine (Russie), Narendra Modi (Inde), Shehbaz Sharif (Pakistan), Kassym-Jomart Tokayev (Kazakhstan), Sadyr Japarov (Kirghizistan), Emomali Rahmon (Tadjikistan), Shavkat Mirziyoyev (Ouzbékistan), Masoud Pezeshkian (Iran) et Alexandre Loukachenko (Biélorussie), s’inscrit dans la Stratégie de développement de l’OCS à l’horizon 2025 et dans la Stratégie économique à l’horizon 2030 de l’organisation.

Elle marque une étape clé vers la construction d’un écosystème numérique commun et met l’accent sur plusieurs axes :

·       le développement coordonné de l’économie numérique,

·       la mise en place de normes internationales de sécurité des données,

·       la modernisation des infrastructures numériques publiques,

·       la transformation digitale des secteurs clés,

·       ainsi que la formation de talents hautement qualifiés dans le domaine du numérique.

Les dirigeants se sont particulièrement engagés à renforcer la coopération dans la construction de villes intelligentes, à promouvoir les nouvelles technologies de communication et à mobiliser les centres de recherche pour accélérer l’innovation numérique.

Digital Business Africa vous propose le texte intégral de cette déclaration.

Déclaration du Conseil des chefs d’État de l’Organisation de coopération de Shanghai sur le renforcement du développement de l’économie numérique

Nous, les dirigeants des États membres de l’Organisation de coopération de Shanghai (ci-après dénommée « OCS »),

Conformément aux objectifs et principes de la Charte de l’OCS, de la Stratégie de développement de l’OCS à l’horizon 2025, et de la Stratégie de développement économique de l’OCS à l’horizon 2030, reconnaissons que la coopération dans le domaine numérique revêt une grande importance pour combler la fracture numérique, promouvoir la croissance économique ainsi que le développement scientifique et technologique.

Nous réaffirmons notre attachement à « l’esprit de Shanghai », fondé sur la confiance mutuelle, les avantages réciproques, l’égalité, la concertation, le respect des civilisations diverses et la recherche d’un développement commun,

Et réitérons notre volonté de renforcer la coopération dans le domaine de l’économie numérique dans le cadre de l’OCS, tout en assurant la sécurité de l’information conformément aux lois des États membres.

Nous déclarons ce qui suit :

Les États membres s’engagent à entreprendre les actions suivantes :

·       Renforcer la coopération dans les politiques de développement de l’économie numérique, mener des dialogues réguliers, et explorer la possibilité d’établir des mécanismes de coopération pertinents ;

·       Poursuivre et approfondir la coopération dans les domaines suivants : élaborer des règles et normes internationales en matière de sécurité des données fondées sur les intérêts nationaux de chaque pays, développer les infrastructures numériques et fournir des services publics ;

·       Favoriser la convergence des méthodes entre toutes les parties, mettre en œuvre des projets de coopération, promouvoir la construction et la modernisation des infrastructures numériques publiques, encourager la transformation numérique des secteurs économiques clés, appliquer des solutions technologiques avancées, développer de nouveaux modèles de coopération commerciale, former des talents de haute qualité et améliorer les compétences numériques, notamment par l’organisation d’échanges académiques ;

·       Approfondir la coopération en matière de technologies de communication de nouvelle génération, construire un système de réseau de communication universel, sécurisé et durable, promouvoir l’adoption de normes internationales et de technologies fiables de transmission de données, et améliorer l’efficacité de la coopération économique et commerciale entre les États membres ;

·       Renforcer la coopération dans la construction de villes intelligentes et dans la fourniture de services numériques ;

·       Mobiliser les forces des instituts de recherche et des centres de réflexion des États membres de l’OCS afin d’approfondir la coopération mutuellement bénéfique dans le domaine de l’économie numérique.

Le 1er septembre 2025, à Tianjin

Avec Xi Jinping, Poutine et Modi en première ligne, l’OCS s’engage à renforcer la coopération numérique

[DIGITAL Business Africa] – L’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) vient d’adopter une déclaration majeure lors de son 25ᵉ sommet, consacré notamment au développement de l’économie numérique. Réunis à Tianjin (Chine) jusqu’au 1er septembre 2025, les dirigeants des dix États membres ont affirmé leur volonté de faire du numérique un levier de croissance économique, de modernisation des infrastructures et de rapprochement entre leurs populations.

Une déclaration au plus haut niveau

Signée par Xi Jinping (Chine), Vladimir Poutine (Russie), Narendra Modi (Inde), Shehbaz Sharif (Pakistan), Kassym-Jomart Tokayev (Kazakhstan), Sadyr Japarov (Kirghizistan), Emomali Rahmon (Tadjikistan), Shavkat Mirziyoyev (Ouzbékistan), Masoud Pezeshkian (Iran) et Alexandre Loukachenko (Biélorussie), la déclaration du Conseil des chefs d’État de l’Organisation de coopération de Shanghai sur le renforcement du développement de l’économie numérique
place la coopération numérique au cœur de la stratégie de développement de l’OCS à l’horizon 2030.

Conformément à la Charte de l’OCS et aux stratégies économiques adoptées par l’organisation, les signataires reconnaissent que l’économie numérique est un facteur déterminant pour combler la fracture digitale, accélérer l’innovation et garantir un développement commun et inclusif.

Des engagements concrets

La déclaration engage les pays membres à :

  • Harmoniser leurs politiques numériques et créer des mécanismes de coopération spécifiques ;
  • Élaborer des règles et normes internationales en matière de sécurité des données, adaptées aux intérêts nationaux de chaque pays ;
  • Développer des infrastructures numériques communes, notamment dans les télécoms et les services publics ;
  • Promouvoir la transformation digitale des secteurs clés de l’économie (industrie, commerce, finances, éducation, santé) ;
  • Former des talents hautement qualifiés et renforcer les compétences numériques par l’échange académique et professionnel ;
  • Accélérer la coopération technologique autour des communications de nouvelle génération, des villes intelligentes, de l’Internet des objets et des services numériques sécurisés ;
  • Mobiliser les instituts de recherche et think tanks pour appuyer le développement de solutions innovantes au service des États membres.

Un signal fort face aux fractures numériques mondiales

L’OCS, qui représente près de la moitié de la population mondiale et plus de 25 % du PIB mondial, entend ainsi affirmer un modèle de coopération numérique qui se distingue des standards occidentaux. Les chefs d’État ont insisté sur la nécessité d’assurer la souveraineté numérique et la sécurité de l’information, tout en favorisant des projets inclusifs de développement technologique.

Pour la Chine et la Russie, moteurs de l’initiative, il s’agit aussi d’ancrer l’OCS comme un pôle incontournable dans la gouvernance mondiale du numérique. 

De son côté, l’Inde met en avant ses expériences dans la digitalisation des services publics et les paiements électroniques comme contribution majeure à cette feuille de route.

« Nous devons mieux aligner nos stratégies de développement et promouvoir la mise en œuvre de haute qualité de l’Initiative « la Ceinture et la Route »… Nous devrions tirer parti des forces de nos marchés de grande taille et de la complémentarité économique entre les États membres… Nous devons renforcer la coopération dans des domaines tels que l’énergie, les infrastructures, l’industrie verte, l’économie numérique, l’innovation scientifique et technologique, et l’intelligence artificielle. Nous devons avancer vers la modernisation main dans la main en mettant en valeur nos forces respectives et en travaillant ensemble pour un avenir commun », a déclaré Xi Jinping, le président de la République populaire de Chine, ce 1er septembre 2025 lors de 25e Réunion du Conseil des chefs d’État de l’Organisation de coopération de Shanghai.

D’autres décisions importantes

En marge de cette déclaration sur l’économie numérique, les chefs d’État de l’OCS ont également pris plusieurs décisions structurantes : la création d’une banque de développement de l’OCS et de six nouvelles plateformes de coopération dans des secteurs clés tels que l’énergie, l’industrie verte et l’innovation technologique. Ils ont en outre entériné l’adhésion du Laos comme nouveau partenaire de dialogue et lancé deux centres spécialisés pour la lutte antidrogue et la sécurité économique. Autant d’initiatives qui traduisent la volonté des membres de bâtir un cadre multipolaire de coopération, combinant souveraineté numérique, infrastructures régionales et innovation scientifique.

Perspectives pour l’Afrique

Cette initiative pourrait inspirer les pays africains, qui font face à des défis similaires de fracture numérique, de sécurisation des données et de modernisation des services publics. Le modèle de coopération mis en place par l’OCS, s’il est adapté au contexte africain, pourrait contribuer à accélérer les ambitions de transformation digitale du continent, notamment au sein de l’Union africaine et des communautés économiques régionales.

Par Digital Business Africa

Cameroun : L’ ART mène des contrôles techniques dans les 10 régions pour des communications électroniques de qualité

[DIGITAL Business Africa] – Des équipes de l’Agence de Régulation des Télécommunications investissent le triangle national. Le régulateur des télécommunications est à pied d’œuvre depuis la semaine du premier septembre 2025 pour garantir début du mois de septembre à tous les citoyens un accès fiable, équitable et performant aux communications électroniques.

La campagne fait suite à plusieurs désagréments subis de manière récurrente par les consommateurs établis dans les grandes métropoles comme Yaoundé et Douala ainsi que dans les régions septentrionales. Les interventions des équipes de l’ART visent à :

• Vérifier la conformité des services aux obligations des opérateurs

• Identifier les zones de faibles performances

• Déclencher des mesures correctrices ciblées

• Assurer une régulation équitable sur l’ensemble du territoire

Parmi les zones couvertes, selon l’ART, les contrôles ont porté sur les axes routiers Yaoundé–Nanga Eboko–Bertoua et Yaoundé–Abong Mbang–Bertoua, où les technologies 2G, 3G et 4G ont été évaluées. À Bertoua, les tests ont révélé des performances variables en matière. Il convient de rappeler que l’Agence a lancé une série d’opérations de contrôle de couverture et de qualité de service entre avril et juin 2025.

Cette initiative était placée sous la supervision directe du directeur général, le Pr Philémon Zoo Zame. Il fallait donc cibler plusieurs axes routiers et centres urbains dans les régions du Centre, du Sud et du Littoral, avec une évaluation “rigoureuse” des performances réseau (Voix, SMS, Data) au regard des indicateurs contractuels, apprend-on.

Plusieurs actions visant à améliorer l’expérience client ont été engagées par l’ ART. Depuis 2022, l’Agence a organisé un atelier national sur la qualité des services de communications électroniques, pris des engagements d’investissement de plus de 150 milliards FCFA obtenus auprès des opérateurs.

L’ ART a aussi mené des concertations techniques régulières avec les acteurs du secteur, organisé des visites d’inspection des installations des opérateurs de téléphonie mobile et d’infrastructures passives dont MTN, ORANGE, CAMTEL et IHS. Et enfin, l’ART a diligenté un audit du réseau national de fibre optique.

Par Jean Materne Zambo, source : art.cm

Sénégal : Le ministère de la Santé et de l’Action sociale digitalise la coordination de ses activités

[DIGITAL Business Africa] – Être au faîte des activités du ministère de la Santé et de l’Action sociale n’a jamais semblé aussi facile. Le MSAS a lancé une plateforme collective ce 2025. Celle-ci sert à digitaliser la coordination et la planification de ses activités. Cet outil, conçu par les équipes de la Cellule informatique se veut intuitif et interactif et offre une opportunité de gérer les activités avec une planification coordonnée entre les différents centres de responsabilités du département ministériel.

L’entité où l’agent connecté la gestion des agendas programmés, entre autres fonctionnalités. Avec cette plateforme, la gestion des tâches, la disponibilité des informations sur les actualités du MSAS seront une réalité. Sans oublier la bibliothèque numérique développée pour la sauvegarde des données.

Le MSAS rappelle à toutes fins utiles que chaque agent est invité à se connecter au moins une fois par jour pour ne pas manquer une information au sein du ministère mais surtout pour permettre un traitement diligent des dossiers pour le grand bénéfice des populations. L’ e-coordination n’est pas une nouveauté en Afrique.

Dans certains pays comme le Bénin, elle sert d’outil de coordination et de suivi des actions menées par le gouvernement. Cela pour l’atteinte de ses objectifs de développement. En Europe, l’outil a permis à certaines administrations de rester en raison d’un certain nombre d’aléas. Notamment l’explosion des maladies chroniques et le vieillissement de la population.

En France par exemple après la Covid-19, les professionnels de santé ont été amenés à travailler davantage en coordination afin d’éviter les ruptures de prises en charge de ces patients complexes. Les objectifs principaux étaient : le gain de temps et la fluidité des processus sans rupture d’informations. Ceci se traduit par la nécessité d’échanger en équipe de soins pluriprofessionnelle autour des patients pour les parcours les plus variés.

Par Jean Materne Zambo, sources : MSA, fni.fr

Côte d’Ivoire : La PLCC interpelle un présumé voleur en série, butin saisi : 115 téléphones et 180 millions FCFA

[DIGITAL Business Africa] – Abou vas-y « molo molo » (doucement), chantait un contemporain. Mais le présumé cerveau du vaste réseau de recel de téléphones portables de l’histoire ci-après n’a pas fait bon accueil de ce conseil. Le pseudo-lieutenant de la Plateforme de lutte contre la cybercriminalité (PLCC), chargé d’enquête était ambitieux. Il inspirait une totale confiance auprès de ses victimes. Allure, charisme et verbe.

Abou avait tout pour vaincre et convaincre. Mais malheureusement, mal lui en a pris ce 1ᵉʳ septembre 2025. Abou a été arrêté à son domicile, à Attécoubé, à l’issue d’une enquête consécutive à de nombreuses plaintes. En sa possession, 115 téléphones portables volés et plus de 180 millions de FCFA. Quand les carottes sont cuites, autant mieux passer aux aveux et coopérer pour espérer une réduction de peine.

« Je reconnais bien les faits qui me sont reprochés à la barre. Lorsque j’ai en main un téléphone bloqué, je consulte la fiche médicale du téléphone pour trouver un contact d’urgence. Ensuite, je me fais passer pour un agent afin de récupérer les informations personnelles nécessaires pour débloquer l’appareil », a-t-il reconnu lors de son audition devant le tribunal des flagrants délits. L’officier de police en charge de l’enquête.

Selon la PLCC, des individus vendent des téléphones volés à des gens comme Abou lorsqu’ils ne parviennent pas à contourner les systèmes de sécurité. Ensuite, Abou se charge de soutirer des informations aux victimes en usurpant leur identité », a expliqué l’officier de la PLCC

Le présumé cyber-délinquants est poursuivi devant les tribunaux pour usurpation d’identité, accès frauduleux à des données personnelles et recel de biens volés.
En Côte d’Ivoire, l’usurpation d’identité et l’exploitation des données à caractère personnel sont les cybercrimes les plus récurrents.

Abou encourt jusqu’à 5 ans d’emprisonnement ferme, en plus de lourdes amendes. De vrais agents de la Plateforme de lutte contre la cybercriminalité (PLCC) invitent les populations à faire montre de vigilance à l’égard des outils numériques.

Par Jean Materne Zambo

Maxime Balalou, Mincomm’ RCA : ” Le Japon a accepté de financer la formation de 30 000 jeunes au numérique…extraordinaire pour notre pays “

[DIGITAL Business Africa] – Le Japon et la République centrafricaine réchauffent leurs relations de la plus belle des manières. Le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Maxime Balalou, peut le confirmer. « On a eu des difficultés en 2003 où nos relations ont été écorchées à cause des événements malheureux qu’on a connus. Mais la République centrafricaine à travaillé patiemment avec le partenaire japonais pour faire table rase de ce passé douloureux, et nous avons repris confiance“, dixit Maxime Balalou ce 3 septembre 2025 sur Radio Guir.

Comme marque de confiance entre les deux partenaires, le pays du Soleil levant inclut la RCA parmi les pays qui bénéficient de son programme de formation des milliers de jeunes aux technologies de pointe. Annonce faite lors de l’ouverture de la neuvième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD 9), le 20 août 2025 à Yokohama.

L’objectif de cette formation est de doter les jeunes Africains des compétences numériques avancées pour améliorer leur employabilité et encourager la création d’entreprises technologiques locales. Les participants bénéficieront de mentorat, de plateformes de networking et de projets collaboratifs, augmentant leurs chances d’intégrer des start-up, PME ou multinationales du secteur technologique.

Pour le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Maxime Balalou, la RCA ne peut que se réjouir de ces 30 000 jeunes qui seront formés au numérique sur les 300 000 annoncés.

« Le numérique de nos jours représente un enjeu considérable. Dans le cadre de la 3ᵉ révolution industrielle, la digitalisation permet véritablement à tous les pays qui en font la demande de se développer. Et le Japon a accepté de financer la formation de 30 000 jeunes dans le domaine du numérique. Ce qui est extraordinaire pour notre pays.

Et comme vous savez, les enjeux du numérique dans tous les domaines ( agricole, scientifique et autres). De nos jours, la digitalisation de l’administration est un atout important. Ça, ce sont des éléments phares de la mission du chef de l’État que nous tenons à saluer, surtout pour notre j’en en phase avec l’évolution du monde ».

Après les annonces, il faudra bien des actes sur le terrain. « Dans les jours à venir, Bangui va recevoir un parterre d’hommes d’affaires qui viendront identifier les opportunités dans tous les domaines. On est un pays où tout est à refaire ». Surtout en matière de sécurité.

La RCA n’est pas toujours la destination rêvée des investisseurs. Conscient de ce climat relativement hostile aux créateurs de richesses, le porte-parole du gouvernement a indiqué que le gouvernement centrafricain travaille de concert avec le secteur privé pour essayer de casser les obstacles qui ne favorisent pas les investissements.

Par Jean Materne Zambo

Le Sénégal et l’UIT renforcent leur coopération, 2,6 à 2,8 milliards USD pour réduire la fracture numérique dans le monde d’ici 2030

[DIGITAL Business Africa] – Le DG de l’ARPT est à Riyad en Arabie saoudite. Dahirou Thiam prend part au Symposium mondial des régulateurs au même titre que plusieurs régulateurs des télécommunications. Le symposium, qui a débuté ce 31 août, s’achève ce 3 septembre 2025. Le Global Symposium of Regulators – GSR a pour thème : « Transformation numérique et les cadres réglementaires modernes ».

Le gratin du numérique réuni pour la circonstance pourra discuter des défis et des solutions en matière de réglementation des technologies numériques et adopter des lignes directrices sur les bonnes pratiques. Le DG de l’ARPT a une ligne directrice validée par le gouvernement de son pays.

Et comme il faut toujours un regard extérieur pour mieux apprécier, Dahirou Thiam a présenté le plan en marge des travaux à la SG de l’ UIT, Doreen Bogdan-Martin.Ce plan stratégique, d’après l’ARPT, mettra l’accent sur des enjeux majeurs tels que la co-régulation, la prise en compte du changement climatique, la régulation par la donnée, la gouvernance de l’intelligence artificielle et la régulation des réseaux non terrestres.

Le DG Dahirou Thiam a aussi indiqué que le plan prendra nécessairement en compte la vision des nouvelles autorités sénégalaises, notamment le référentiel 2050 et sa déclinaison numérique, à savoir le New Deal technologique.

De son côté, la SG de l’UIT, Doreen Bogdan-Martin, a exprimé son souhait d’effectuer prochainement une visite au Sénégal, témoignant de l’importance accordée par l’UIT à son partenariat avec le pays. Alors que le Symposium mondial des régulateurs se tient, l’ UIT et la Commission des communications, de l’espace et des technologies (CST) du Royaume d’Arabie saoudite ont publié ce premier septembre 2025 le Plan d’action Connecting Humanity.

Le rapport détaille le coût de 2,6 à 2,8 milliards de dollars pour connecter tout le monde de manière significative d’ici 2030. Un chiffre en hausse selon l’ingénieur Haytham Al-Ohali, gouverneur par intérim du CST « Ce chiffre est près de cinq fois supérieur à la dernière évaluation réalisée en 2020 en partenariat avec l’UIT lors de la présidence saoudienne du G20 », a déclaré l’ingénieur Haytham Al-Ohali, gouverneur par intérim de la Commission des communications, de l’espace et des technologies (CST).

Cet appui sera injecté dans les ressources nécessaires pour combler la fracture numérique mondiale. L’UIT estimant que 2,6 milliards de personnes sont encore exclues du monde numérique, la connectivité étant étroitement liée au niveau de développement socio-économique.

Par Jean Materne Zambo, sources : ARTP, uit.int

Burkina Faso : La digitalisation des actes de naissance en débat à l’Assemblée législative de Transition

[DIGITAL Business Africa] – Le service d’ État civil Burkinabè ouvre la page de la digitalisation. L’ Assemblée législative de Transition a ouvert les discussions au sujet du projet de loi portant Code des personnes et de la famille, ce lundi 1er septembre 2025. Ce projet de législation vise à moderniser un cadre juridique appliqué depuis plus de trois décennies, en corrigeant ses insuffisances et en intégrant les réalités sociales actuelles.

Le texte compte 1 113 articles regroupés en 3 parties, 17 titres et 56 chapitres. Plusieurs innovations sont annoncées pour fiabiliser la gestion des données et simplifier les démarches administratives. Il s’agit entre autres de la dématérialisation des actes de naissance, désormais enregistrables dans des registres numériques. En plus de la modernisation, il y a l’instauration d’un identifiant unique à l’état civil.

Les modalités y afférentes seront fixées par décret. Il faut rappeler que certaines localités sont arrimées à la digitalisation du service d’ État civil. Comme dans la commune de Léo. Au total, ce sont 152 543 documents d’ Etat civil qui y ont été numérisés et archivés de manière sécurisée. La Direction générale de la Modernisation de l’Etat civil (DGMEC) a mené, du 18 au 23 août 2025, une opération de numérisation des documents d’état civil de ladite comme.

Cela dans l’objectif de faciliter l’accès aux actes d’état civil pour les usagers/clients de la commune. Plusieurs sources rapportent que tous les registres d’actes de naissance, de mariage et de décès des services d’état civil de la commune de Léo sont désormais numérisés et archivés dans le Système d’Archivage électronique (SAE).

Mieux, l’intégrité et la protection des actes contenus dans lesdits registres sont garanties contre les pertes ou détériorations. Le projet de loi portant Code des personnes et de la famille ne fait que le bonheur des populations. A l’issue des débats du lundi 1er septembre 2025, la disposition qui prévoyait « la possibilité pour les époux de changer l’option de monogamie en celle de polygamie par déclaration conjointe homologuée par le tribunal », n’a pas été retenue au motif de la sacralité du mariage, justifie leministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala.

« On estime que le mariage est une grande institution consacrée. C’est au moment d’aller devant pour prendre cet engagement qu’il faut véritablement prendre les vraies décisions et ne pas, en cours du mariage, créer des chamboulements qui peuvent avoir des conséquences néfastes sur la famille », a-t-il déclaré.

La troisième partie du projet porte sur l’application du code dans le temps et dans l’espace, en réglant les conflits de lois et les dispositions transitoires.

Par Jean Materne Zambo, source : DGMEC

Lumière sur le présumé soutien-gorge intelligent d’Elon Musk qui s’ouvre avec l’empreinte digitale du mari

[DIGITAL Business Africa] –Un soutien-gorge intelligent créé par Elon Musk. La nouvelle s’est répandue sur les réseaux sociaux cette fin août 2025 à une vitesse fulgurante. Un peu comme un galet lancé dans un lac aux eaux calmes et dont les rides s’élargissent en cercles de plus en plus grands. Sur la toile, des internautes se réjouissent de la supposée innovation. On leur annonce que le soutien en question s’ouvrira uniquement avec l’empreinte digitale du mari de la propriétaire. Après vérification, il n’en est rien.

Le patron de SpaceX n’a pas inventé de soutien-gorge biométrique AI comme le prétendent plusieurs follower. Même le chatbot de X, « Grok », est dépassé par cette faute information qui fait florès sur la toile.

« Non, Elon Musk n’a pas inventé de « soutien-gorge biométrique AI ». Aucune information crédible ou vérifiée, que ce soit dans les sources disponibles ou dans les projets connus de Musk (comme Neuralink, Tesla, SpaceX ou xAI), ne mentionne un tel produit.

Cette idée semble provenir de rumeurs ou de contenus satiriques, potentiellement amplifiés par des publications sur les réseaux sociaux ou des images générées par IA, comme celles mentionnées dans des articles debunkant des fausses nouvelles similaires (par exemple, les rumeurs d’une « épouse robot »).

Musk est connu pour ses innovations dans l’IA, les implants cérébraux et les technologies futuristes, mais un soutien-gorge biométrique n’apparaît nulle part dans son portefeuille de projets. Soyez prudent avec les informations virales non sourcées, surtout sur des sujets aussi insolites ».

Cette réponse donnée par GroK abonde dans le même direction que Llama 4 de Meta. « Je n’ai trouvé aucune information sur un “soutien-gorge biométrique AI” inventé par Elon Musk. Il semble que cette affirmation soit sans fondement. Cependant, je peux vous fournir des informations sur l’histoire du soutien-gorge et ses évolutions au fil du temps ».

Parlant de l’évolution du soutien-gorge, il y a le soutien-gorge BRA CONNECT, qui n’a aucun lien avec Elon Musk. Initié par une équipe de chercheurs de Franche-Comté, il permet d’ indiquer la présence d’une anomalie dans le sein. Le soutien est équipé de capteurs thermiques intégrés, capables de surveiller en continu la température des tissus mammaires.

Ces capteurs sont reliés à des algorithmes de l’intelligence artificielle. Fausse alerte donc pour ces femmes qui redoutaient une autre innovation d’Elon Musk dans le but d’empêcher que des mains étrangères goûtent à la douceur et à la chaleur de leur sein à l’insu de leurs maris.

Par Jean Materne Zambo, source : Meta Llama 4, Grok, franceinfo, Korii.slate.fr

Romuald Wadagni, dauphin de Talon et bâtisseur de la gouvernance économique et numérique du Bénin

[DIGITAL Business Africa] – Cotonou, septembre 2025 – Romuald Wadagni, ministre béninois de l’Économie et des Finances depuis 2016, n’est plus seulement l’architecte des réformes budgétaires et fiscales qui ont transformé le Bénin. Désigné par la majorité présidentielle comme candidat à la succession du président Patrice Talon pour l’élection de 2026, il apparaît aujourd’hui comme l’incarnation d’une gouvernance qui associe rigueur économique et modernisation numérique.

Une fiscalité digitalisée et plus inclusive

Dans une interview accordée à Bénin Révélé Mag en 2019, il racontait comment, sous son impulsion, l’administration fiscale béninoise a connu une transformation profonde, centrée sur la digitalisation des procédures et la simplification des démarches pour les contribuables.

Parmi les innovations majeures qu’il a citées, il évoquait déjà :

  • la mise en place d’une plateforme d’échanges d’informations Impôt-Douane-Budget, destinée à lutter efficacement contre la fraude ;
  • le déploiement d’un nouveau Système de Gestion des Impôts et Taxes (SIGTAS) enrichi d’un entrepôt de données et d’outils de Business Intelligence (BI) pour améliorer le pilotage des recettes ;
  • l’introduction des Machines Électroniques Certifiées de Facturation (MECeF), qui garantissent une meilleure collecte de la TVA ;
  • la généralisation des téléprocédures (télédéclaration, télépaiement), d’abord pour les grandes entreprises, puis progressivement pour les PME ;
  • la simplification des attestations fiscales et de la taxe professionnelle synthétique pour les petites et microentreprises;
  • le lancement de la plateforme ebilan.impots.bj pour le dépôt des états financiers des entreprises.

Depuis lors, plusieurs autres réformes ont été mises en place et ont permis une hausse notable des recettes fiscales (+14,5% à fin octobre 2018 par rapport à 2017), tout en renforçant la confiance et l’adhésion des contribuables.

Douanes : la dématérialisation au service de la transparence

Les douanes béninoises ont également été modernisées grâce aux réformes numériques impulsées par Romuald Wadagni. On note notamment :

  • la dématérialisation de la liasse documentaire de dédouanement ;
  • la réduction des délais de séjour des marchandises aux frontières grâce à la digitalisation des contrôles ;
  • l’opérationnalisation du Guichet Unique du Commerce Extérieur ;
  • l’adoption du paiement électronique pour sécuriser les transactions ;
  • le tracking et le scanning des marchandises en transit, permettant une meilleure gestion et une réduction des fraudes ;
  • l’instauration du statut d’Opérateurs Économiques Agréés (OEA) pour renforcer la compétitivité et la confiance dans les échanges.

Ces innovations ont accéléré les procédures, réduit les fraudes et sécurisé les recettes douanières, des avancées validées par le Fonds Monétaire International (FMI) lors de sa 3ᵉ revue du programme économique et financier du Bénin en octobre 2018.

De la rigueur numérique au pari politique

Romuald Wadagni n’a cessé d’insister sur le rôle central du numérique dans la gouvernance publique : pour lui, digitaliser les régies financières, c’est gagner en transparence, renforcer la confiance et libérer des ressources pour l’investissement public.

Aujourd’hui, celui qui a contribué à repositionner le Bénin comme un modèle de bonne gestion financière est appelé à relever un nouveau défi : porter la continuité politique et économique en 2026.

Avec le soutien affirmé du président Patrice Talon et le consensus des deux grands partis de la majorité (UPR et BR), Romuald Wadagni devient le dauphin désigné d’un système dont il a bâti les fondations numériques et économiques.

A travers la digitalisation de la fiscalité et la dématérialisation des douanes, Romuald Wadagni a non seulement modernisé la gouvernance financière du Bénin, mais il pose aussi les bases d’un futur politique où la technologie et la rigueur économique demeureront au cœur de la stratégie de développement.

Réformes et assainissement des finances publiques

Quand il prend ses fonctions en 2016, le Bénin affiche un déficit budgétaire de 8%, une dette sociale de près de 300 milliards de FCFA et un budget de fonctionnement pléthorique. Romuald Wadagni lance alors une série de réformes radicales : rationalisation budgétaire, lutte contre le gaspillage, élargissement de la base fiscale.

En moins de trois ans, les résultats se font déjà sentir : hausse des recettes fiscales (+14,5% en 2018), retour à une notation souveraine internationale (B+ avec perspective stable de Standard & Poor’s) et restauration progressive des équilibres macroéconomiques. En 2018 déjà, la croissance avoisinait 7%, tandis que le déficit était ramené à 2,7% en 2019.

« Les fruits de la croissance sont déjà présents et les perspectives de l’économie sont bonnes », affirmait déjà le ministre dans l’interview accordée à Bénin Révélé Mag, soulignant l’impact direct des réformes sur la trajectoire du pays.

Une reconnaissance au-delà des frontières

Ce travail a été salué à l’international. Romuald Wadagni est élu ministre africain de l’année 2018 par Financial Afrik, puis meilleur ministre des Finances d’Afrique en 2019 par African Banker Awards. Ces distinctions ont renforcé son image de technocrate rigoureux, à la fois proche des milieux financiers internationaux et profondément engagé dans la transformation du Bénin.

Le choix de la continuité pour 2026

Aujourd’hui, l’histoire prend une nouvelle dimension. Les deux principaux partis de la majorité, le Bloc Républicain (BR) et l’Union Progressiste pour le Renouveau (UPR), ont officialisé la candidature de Romuald Wadagni à la présidentielle de 2026. 

Le 1er septembre 2025, ces deux partis de la majorité ont officialisé la candidature de Romuald Wadagni à la présidentielle de 2026. 

Patrice Talon, qui a réitéré son engagement à ne pas briguer un troisième mandat, apporte son plein soutien à son ministre de l’Économie, considéré comme son dauphin naturel.

Cette désignation, fruit d’un consensus, contraste avec la tendance observée dans certains pays voisins où les dirigeants cherchent à prolonger leurs mandats. Le Bénin mise ainsi sur la stabilité institutionnelle et la continuité économique.

Une trajectoire de bâtisseur

Du technocrate discret de 2016 au candidat à la magistrature suprême en 2026, le parcours de Romuald Wadagni est celui d’un bâtisseur. Il a assaini les finances publiques, restauré la crédibilité internationale du Bénin, relancé la croissance et posé les bases d’un développement durable.

Si les urnes lui accordent la victoire, celui que la presse décrit comme « l’homme de confiance de Patrice Talon » aura la responsabilité de transformer ces fondations en un projet politique global, à la hauteur des attentes d’une jeunesse nombreuse et d’une société avide de progrès social.

Romuald Wadagni incarne aujourd’hui le pari d’un Bénin qui veut conjuguer rigueur économique, stabilité politique et transition démocratique apaisée.

Par Beaugas-Orain DJOYUM