[DIGITAL Business Africa] – Cotonou, septembre 2025 – Romuald Wadagni, ministre béninois de l’Économie et des Finances depuis 2016, n’est plus seulement l’architecte des réformes budgétaires et fiscales qui ont transformé le Bénin. Désigné par la majorité présidentielle comme candidat à la succession du président Patrice Talon pour l’élection de 2026, il apparaît aujourd’hui comme l’incarnation d’une gouvernance qui associe rigueur économique et modernisation numérique.
Une fiscalité digitalisée et plus inclusive
Dans une interview accordée àBénin Révélé Mag en 2019, il racontait comment, sous son impulsion, l’administration fiscale béninoise a connu une transformation profonde, centrée sur la digitalisation des procédures et la simplification des démarches pour les contribuables.
Parmi les innovations majeures qu’il a citées, il évoquait déjà :
la mise en place d’une plateforme d’échanges d’informations Impôt-Douane-Budget, destinée à lutter efficacement contre la fraude ;
le déploiement d’un nouveau Système de Gestion des Impôts et Taxes (SIGTAS) enrichi d’un entrepôt de données et d’outils de Business Intelligence (BI) pour améliorer le pilotage des recettes ;
l’introduction des Machines Électroniques Certifiées de Facturation (MECeF), qui garantissent une meilleure collecte de la TVA ;
la généralisation des téléprocédures (télédéclaration, télépaiement), d’abord pour les grandes entreprises, puis progressivement pour les PME ;
la simplification des attestations fiscales et de la taxe professionnelle synthétique pour les petites et microentreprises;
le lancement de la plateforme ebilan.impots.bj pour le dépôt des états financiers des entreprises.
Depuis lors, plusieurs autres réformes ont été mises en place et ont permis une hausse notable des recettes fiscales (+14,5% à fin octobre 2018 par rapport à 2017), tout en renforçant la confiance et l’adhésion des contribuables.
Douanes : la dématérialisation au service de la transparence
Les douanes béninoises ont également été modernisées grâce aux réformes numériques impulsées par Romuald Wadagni. On note notamment :
la dématérialisation de la liasse documentaire de dédouanement ;
la réduction des délais de séjour des marchandises aux frontières grâce à la digitalisation des contrôles ;
l’opérationnalisation du Guichet Unique du Commerce Extérieur ;
l’adoption du paiement électronique pour sécuriser les transactions ;
le tracking et le scanning des marchandises en transit, permettant une meilleure gestion et une réduction des fraudes ;
l’instauration du statut d’Opérateurs Économiques Agréés (OEA) pour renforcer la compétitivité et la confiance dans les échanges.
Ces innovations ont accéléré les procédures, réduit les fraudes et sécurisé les recettes douanières, des avancées validées par le Fonds Monétaire International (FMI) lors de sa 3ᵉ revue du programme économique et financier du Bénin en octobre 2018.
De la rigueur numérique au pari politique
Romuald Wadagni n’a cessé d’insister sur le rôle central du numérique dans la gouvernance publique : pour lui, digitaliser les régies financières, c’est gagner en transparence, renforcer la confiance et libérer des ressources pour l’investissement public.
Aujourd’hui, celui qui a contribué à repositionner le Bénin comme un modèle de bonne gestion financière est appelé à relever un nouveau défi : porter la continuité politique et économique en 2026.
Avec le soutien affirmé du président Patrice Talon et le consensus des deux grands partis de la majorité (UPR et BR), Romuald Wadagni devient le dauphin désigné d’un système dont il a bâti les fondations numériques et économiques.
A travers la digitalisation de la fiscalité et la dématérialisation des douanes, Romuald Wadagni a non seulement modernisé la gouvernance financière du Bénin, mais il pose aussi les bases d’un futur politique où la technologie et la rigueur économique demeureront au cœur de la stratégie de développement.
Réformes et assainissement des finances publiques
Quand il prend ses fonctions en 2016, le Bénin affiche un déficit budgétaire de 8%, une dette sociale de près de 300 milliards de FCFA et un budget de fonctionnement pléthorique. Romuald Wadagni lance alors une série de réformes radicales : rationalisation budgétaire, lutte contre le gaspillage, élargissement de la base fiscale.
En moins de trois ans, les résultats se font déjà sentir : hausse des recettes fiscales (+14,5% en 2018), retour à une notation souveraine internationale (B+ avec perspective stable de Standard & Poor’s) et restauration progressive des équilibres macroéconomiques. En 2018 déjà, la croissance avoisinait 7%, tandis que le déficit était ramené à 2,7% en 2019.
« Les fruits de la croissance sont déjà présents et les perspectives de l’économie sont bonnes », affirmait déjà le ministre dans l’interview accordée à Bénin Révélé Mag, soulignant l’impact direct des réformes sur la trajectoire du pays.
Une reconnaissance au-delà des frontières
Ce travail a été salué à l’international. Romuald Wadagni est élu ministre africain de l’année 2018 par Financial Afrik, puis meilleur ministre des Finances d’Afrique en 2019 par African Banker Awards. Ces distinctions ont renforcé son image de technocrate rigoureux, à la fois proche des milieux financiers internationaux et profondément engagé dans la transformation du Bénin.
Le choix de la continuité pour 2026
Aujourd’hui, l’histoire prend une nouvelle dimension. Les deux principaux partis de la majorité, le Bloc Républicain (BR) et l’Union Progressiste pour le Renouveau (UPR), ont officialisé la candidature de Romuald Wadagni à la présidentielle de 2026.
Le 1er septembre 2025, ces deux partis de la majorité ont officialisé la candidature de Romuald Wadagni à la présidentielle de 2026.
Patrice Talon, qui a réitéré son engagement à ne pas briguer un troisième mandat, apporte son plein soutien à son ministre de l’Économie, considéré comme son dauphin naturel.
Cette désignation, fruit d’un consensus, contraste avec la tendance observée dans certains pays voisins où les dirigeants cherchent à prolonger leurs mandats. Le Bénin mise ainsi sur la stabilité institutionnelle et la continuité économique.
Une trajectoire de bâtisseur
Du technocrate discret de 2016 au candidat à la magistrature suprême en 2026, le parcours de Romuald Wadagni est celui d’un bâtisseur. Il a assaini les finances publiques, restauré la crédibilité internationale du Bénin, relancé la croissance et posé les bases d’un développement durable.
Si les urnes lui accordent la victoire, celui que la presse décrit comme « l’homme de confiance de Patrice Talon » aura la responsabilité de transformer ces fondations en un projet politique global, à la hauteur des attentes d’une jeunesse nombreuse et d’une société avide de progrès social.
Romuald Wadagni incarne aujourd’hui le pari d’un Bénin qui veut conjuguer rigueur économique, stabilité politique et transition démocratique apaisée.
[DIGITAL Business Africa] – Jour de prise de fonction à la présidence de la Banque africaine de Développement. Le neuvième président de la BAD, le Mauritanien Dr Sidi Ould Tah, a prêté serment ce premier septembre 2025 à Abidjan.
Le Dr Sidi Ould Tah succède ainsi au Nigérian Dr Akinwumi Adesina qui a passé dix ans à la tête de la Banque africaine de développement. « Je demeure confiant que le continent africain continuera à faire preuve de résilience. Le temps est à l’action. L’Afrique nous regarde », a-t-il dit.
L’Afrique de l’Ouest regarde surtout les mutations monétaires qui sont en passe de s’opérer en Europe. Avec le projet de création de monnaie numérique initié par la Banque centrale européenne. La Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) rassure le public que l’espace UEMOA (Union économique et monétaire Ouest-africaine) ne manquera pas cette révolution monétaire.
L’organisation sous-régionale annonce la Plateforme interopérable du Système de Paiement instantané (PI SPI). Le lancement officiel de cette plateforme est prévu pour le mardi 30 septembre 2025. Des tests en conditions réelles d’utilisation de la PI SPI auraient même été effectués le 5 juin 2025.
D’après la BCEAO, cette phase a permis « à un échantillon de clients, sélectionnés par les établissements participants (banques, institutions de microfinance, émetteurs de monnaie électronique), d’effectuer des opérations instantanées interopérables, telles que des transferts de fonds et des paiements, indépendamment du type de compte utilisé ».
Cette plateforme interopérable unifiera banques, services de mobile money et institutions de microfinance. Ce qui devrait libérer les usagers d’un système longtemps caractérisé par sa lourdeur et ses coûts excessifs. Dans le même temps, la BCEAO prépare l’arrivée de sa monnaie numérique e-CFA. Cette innovation est pressentie pour bouleverser l’architecture monétaire sous-régionale, à en croire Christine Lagarde, présidente de la BCE :
« Les monnaies numériques de banques centrales représentent une transformation aussi profonde que le passage du papier à la monnaie scripturale(BIS Annual Conference, 2023) », disait-elle.
Pour Dr Seydou Bocoum, expert en CBDC(MNBC) CBMT banques commerciales doivent faire leur mise à jour. « La BCEAO envoie un message sans ambiguïté : innovez ou mourez. Les banques commerciales doivent se réinventer, offrir de vrais services à valeur ajoutée et cesser de vivre sur la rente des frais de transfert et des comptes dormants. Sinon, l’e-CFA les balayera comme le vent emporte la poussière.
Et d’ajouter : « Cette fois, il n’y aura pas de seconde chance. Les gagnants seront ceux qui auront compris que le futur de la finance Ouest africaine ne se joue plus derrière les guichets, mais dans la fluidité, la transparence et la confiance numérique ».
Comme quoi, l’innovation n’est plus une option, c’est une nécessité vitale.
[DIGITAL Business Africa] – La société civile sénégalaise, en souffrance depuis 2008, peut exulter. La loi sur l’accès à l’information est enfin adoptée. Le projet de loi a reçu l’approbation du Parlement ce 26 août 2025. Le texte garantit à chaque citoyen le droit d’obtenir des informations détenues par les institutions publiques et certains acteurs privés investis d’une mission de service public.
Les objectifs spécifiques de la loi sont :
1) Favoriser le respect des engagements internationaux et répondre aux normes de gouvernance ouverte ;
2) Promouvoir la transparence de l’action gouvernementale en permettant aux citoyens d’accéder facilement à l’information (publique) ;
3) Permettre aux citoyens, aux chercheurs, aux médias et aux organisations d’accéder à l’information ;
4) Renforcer la confiance du public dans les institutions gouvernementales et constitutionnelles ; prévenir les crises en informant le public
Le gouvernement sénégalais n’aura pas attendu que ce texte soit adopté pour assurer aux populations ces prérogatives ci-dessus mentionnées. On peut le voir avec les plateformes numériques des différentes administrations publiques (sites web, pages Facebook, X, LinkedIn…) qui rendent compte au quotidien des activités qu’elles mènent.
À côté de ces espaces d’interaction entre les administrations et les populations, il y a la plateforme Jubbanti. Lancée le 9 mai 2025 par le chef de l’ Etat, S.E Bassirou Diomaye Diakhar Faye, elle permet à chaque citoyen de s’informer et de contribuer activement au dialogue national sur le système politique.
Selon le ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, à travers la loi sur l’accès à l’information, le Sénégal s’engage en faveur d’une gouvernance ouverte, participative et responsable. Pour réussir cette mission, le gouvernement devra mettre l’accent sur le développement des systèmes d’information, et donc l’utilisation des techniques, des technologies et des concepts qui s’appuient sur la gestion des connaissances.
Cette gouvernance numérique saine permettra aux gouvernements, aux entreprises et aux associations de faciliter la prise de décision, d’améliorer leur performance, de mobiliser les acteurs de leur organisation et de favoriser le développement. Toutefois, la présente loi revêt des exceptions à l’accès à l’information:
• les informations confidentielles reçues d’un tiers ou concernant un tiers
• les informations qui sont de nature à porter atteinte à la sécurité publique et à la défense nationale
• les informations relatives aux procédures pendantes devant une juridiction et n’ayant pas fait l’objet d’une décision de justice
• les informations relatives à une mission d’inspection, de contrôle ou d’enquête non clôturée
• les informations susceptibles de mettre en danger la vie, la santé ou la sécurité des personnes ou de leurs biens
• les informations dont la divulgation porterait gravement préjudice aux intérêts nationaux
• les renseignements susceptibles de porter atteinte à la vie privée, au secret médical et à la dignité de la personne
Le ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique réaffirme, à travers cette loi, son ouverture et sa disponibilité à rendre l’action publique plus transparente et accessible, conformément à la vision sénégal2050. La loi sur l’accès à l’information a été élaborée de manière collaborative par le gouvernement et la société civile sur la base du modèle de la législation de l’Union africaine.
[DIGITAL Business Africa – Avis d’expert*] – La CAMTEL SA est une entreprise créée il y a 25 ans à la suite de la fusion entre INTELCAM (International Telecommunications of Cameroon) et la Direction des Télécommunications du Ministère des Postes et Télécommunications. Depuis le 9 novembre 2015, le Capital de la société a été porté à 67 904 430 000 FCFA réparti en 6 790 443 actions de valeur nominale 10 000 FCFA. Ces actions sont détenues à 100% par l’Etat du Cameroun. L’opérateur fournit actuellement 3 principaux types de services à ses clients en l’occurrence, le service fixe (Business Unit fixe), le service mobile (Business Unit Mobile) et le service transport (Business Unit Transport).
En 2015, le management de la Camtel s’est fixé pour objectif stratégique « d’être leader national et sous régional du broadband et de la transformation numérique à l’horizon 2025 » (CDC, 2024). Pour y parvenir, l’entreprise a déployé ses activités en deux phases majeures d’évolution entre 2015 et 2020. La première phase (2015-2019) était orientée vers l’exécution des activités en budget classique focalisées sur des orientations stratégiques annuelles. Quatre objectifs ont été poursuivis durant cette phase, à savoir l’augmentation du parc d’abonnés, l’amélioration du chiffre d’affaires, l’amélioration des recettes et l’amélioration de la gouvernance. La seconde phase (depuis 2020) est centrée sur l’exécution des activités en budget programme suivant les exigences focalisées sur les programmes et des orientations stratégiques triennales. Elle repose sur deux axes stratégiques majeurs : le customer centricity et le change management. Le premier vise à mettre le client au centre en le considérant comme un roi ; tandis que le deuxième est une nouvelle culture d’entreprise basée sur un système de management de la qualité qui passe par l’amélioration de la gouvernance et la transformation du modèle managérial.
Malgré tous ces efforts, le rapport d’audit de la Chambre des Comptes (CDC) sur la CAMTEL dévoile des contres performances de l’entreprise. En effet, l’objectif stratégique de CAMTEL qui était d’être leader national et sous régional du broadband et de la transformation numérique à l’horizon 2025 n’est pas atteint. Pour preuve, pendant que 14 millions d’abonnés utilisent le réseau Orange[1], le nombre d’abonnés chez Camtel est de 1 227 174 (ART, 2024). Le constat est le même en terme de chiffre d’affaires. Certes, il a évolué, passant de 91.2 milliards FCFA (2015) à 151 milliards FCFA (2021), mais l’opérateur ne saurait être leader national, car le groupe Orange a rendu publics ses résultats financiers pour le compte de l’exercice 2024 indiquant un chiffre d’affaires de 562 millions d’euros (soit environ 368,6 milliards FCFA) pour sa filiale camerounaise[2]. Par ailleurs, entre 2015 et 2020, le service fixe a contribué à 67% du chiffre d’affaires ; tandis que les services de transport et mobiles ont respectivement contribués à 18% et 15%. Ce qui montre une très faible contribution des trois services proposés par l’opérateur au chiffre d’affaires.
Plusieurs raisons sont évoqués dans le Rapport de la Chambre des Comptes pour justifier ces contres performances, notamment : le mauvais partenariat stratégique HUAWEI-Camtel-Eximbank qui repose sur un contrôle interne faible, la masse salariale très élevée, l’absence de comptabilité analytique, les retards dans l’exécution du Programme National Broadland Network I (NBN I), l’inefficacité du suivi et du contrôle des travaux du programme NBN I, la sous-utilisation des capacités des quatre câbles sous-marins (16 %), etc. (CDC, 2024).
Toutefois, contrairement à ce rapport, nous soutenons plutôt qu’il s’agit d’un problème de positionnement de l’opérateur par rapport à ses principaux concurrents tels que MTN et Orange. En effet, le positionnement se définit comme la conception d’un produit et de son marketing dans le but de lui donner une place déterminée dans l’esprit du consommateur par rapport à ses concurrents. Un positionnement efficace permet à une marque d’être perçue comme différente de ses concurrents et occuper une place unique dans l’esprit des consommateurs. Ce n’est pas fortuit que le directeur général de la Camtel déclare dans le rapport d’audit de la chambre des comptes que : « l’amélioration du positionnement de la Camtel dans le segment de la téléphonie mobile est soumise aux contraintes liées principalement à l’investissement qui est requis pour bâtir le réseau et le mettre au niveau qui le rapprocherait des investissements réalisés par ses concurrents en une vingtaine d’années d’activité ». Le directeur renchérit qu’à ce stade, la Camtel a intérêt à lancer officiellement son réseau mobile, car « plus le temps passe, plus nous coulons sous le poids des engagements financiers qui sont les nôtres ». Face à ce problème de positionnement, nous sommes en droit de nous poser la question suivante : Pourquoi la Camtel peine-t-elle à s’imposer sur le marché mobile ?
La réponse à cette question nous amène à organiser notre argumentaire en deux parties : le diagnostic du positionnement actuel de Camtel d’une part et les stratégies concrètes pour regagner les parts de marché d’autre part.
Diagnostic du positionnement actuel de Camtel
Il est question d’analyser les forces, faiblesses, opportunités et menaces de Camtel en termes de positionnement.
Les forces de Camtel
L’analyse du rapport de la chambre des comptes dévoile les forces de Camtel suivantes :
Infrastructure stratégique : Détention du backbone national à fibre optique et des câbles sous-marins WACS et SAT-3, offrant une capacité d’interconnexion régionale.
Soutien de l’État : En tant qu’entreprise publique, Camtel bénéficie d’appuis institutionnels et financiers (subventions, facilités de trésorerie).
Position historique : Acteur pionnier avec forte reconnaissance de marque dans le fixe et l’infrastructure Internet.
Capacité technique installée : Réseau backbone sous-exploité avec potentiel pour la 4G/5G.
Les faiblesses de Camtel
L’analyse du rapport de l’Audit de la chambre des comptes révèle les faiblesses suivantes :
Gouvernance défaillante : Faible planification stratégique et absence de procédures internes solides.
Dette élevée : Arriérés envers la CNPS atteignant 22,8 milliards FCFA, dette totale en forte augmentation.
Sous-performance commerciale : Recettes d’exploitation faibles, 35,2 milliards FCFA en 2018, insuffisantes face à la concurrence.
Ressources humaines mal gérées : Effectifs pléthoriques (3 171 agents en 2017) avec faible productivité
Les opportunités de Camtel
Pour atteindre son objectif, Camtel devrait saisir les opportunités suivantes :
Croissance du marché data et Internet : Taux de pénétration Internet en hausse au Cameroun (plus de 35 % en 2021).
Digitalisation et services à valeur ajoutée : Mobile money, services cloud et contenus numériques.
Partenariats public-privé : Possibilités d’exploitation conjointe du réseau backbone avec des opérateurs privés.
Demande croissante de souveraineté numérique nationale.
Les menaces de Camtel
Il est très important pour Camtel de se méfier des menaces suivantes qui pourraient davantage nuire à sa performance :
Concurrence accrue : MTN et Orange détiennent ensemble plus de 80 % du marché mobile. Sur la base des revenus globaux générés par les activités des opérateurs de réseaux mobiles en 2023, pour un montant global de 563 935 981 361 FCFA, l’ART (2024) a procédé à une détermination des parts de marché détenues par chaque opérateur sur le segment de marché des communications électroniques mobiles. Il ressort que de ce rapport que l’opérateur MTN Cameroon préserve sa position dominante sur le segment mobile en totalisant une part de marché de 49,41%. L’opérateur ORANGE Cameroun arrive en seconde position sur le segment mobile totalisant une part de marché de 48,10%, soit une progression de 0,73 point par rapport à 2022. L’opérateur CAMTEL totalise une part de marché de 2,49% en 2023 sur le segment mobile, soit une progression de 1,08 point par rapport à son niveau précédent.
Risque réglementaire : Retards et changements fréquents dans la régulation télécom.
Technologies évolutives : Nécessité d’investir dans la 4G/5G et l’IoT pour rester compétitif.
Insatisfaction client : Faible qualité de service et image négative persistante.
Stratégies concrètes pour regagner des parts de marché
Il convient à l’entreprise d’opérationnaliser l’offre, non seulement à travers les actions de communication finement orientées, mais aussi, se positionner par rapport aux produits eux-mêmes, agir sur les prix de la distribution afin de faire la différence dans son marché de référence. Concrètement, afin d’atteindre son objectif stratégique d’être leader national et sous régional du broadband et de la transformation numérique, Camtel doit mettre en place quatre types de stratégies : les stratégies offensives, correctives, défensives et d’innovation.
Stratégies fondées sur les forces et opportunités (Offensive)
Les stratégies de positionnement basées sur les forces et les opportunités de Camtel sont qualifiées d’offensives. À cet effet, trois stratégies sont à mettre en avant. Il faut d’abord un positionnement premium sur la data. Concrètement, Camtel doit exploiter son backbone national et ses câbles sous-marins (WACS, SAIL, NCSCS) pour devenir le leader de l’Internet haut débit d’une part et offrir des forfaits data à prix compétitifs avec débits garantis et couverture nationale d’autre part. Camtel doit ensuite multiplier les partenariats stratégiques. Elle peut par exemple nouer des alliances avec des startups fintech, les entreprises de contenus numériques, et OTT (Netflix, YouTube) pour des offres combinées. Elle doit aussi développer des offres entreprises (B2B) pour PME et entreprises publiques. Enfin, l’opérateur national doit capitaliser sur la souveraineté numérique. Il serait intéressant de promouvoir Camtel comme l’opérateur national garant de la sécurité des données et de l’indépendance numérique du Cameroun.
Stratégies correctives (Basées sur les faiblesses)
Les stratégies correctives sont basées sur les faiblesses identifiées chez CAMTEL. Concrètement, l’entreprise gagnerait à refaire son image de marque, soit par un rebranding moderne (logo, slogan, identité visuelle), soit alors par des campagnes centrées sur la proximité, la jeunesse et l’innovation. Elle gagnerait aussi à améliorer l’expérience client en réduisant les délais de traitement (actuellement jusqu’à 20% de demandes en instance) ou en digitalisant le parcours du client grâce aux applications mobiles, au service client 24/7 et au chatbot intelligent.
Enfin, CAMTEL doit assainir ses finances. Il est important pour une entreprise qui souhaite être leader de mettre en place une comptabilité analytique (recommandée d’ailleurs par le rapport de la chambre des comptes) pour suivre la rentabilité des offres. Elle doit également réduire la dette de la CNPS qui s’élève à 17,99 milliards FCFA en 2021 (CDC, 2024) et optimisation de la masse salariale (3 630 employés en 2021).
Stratégies défensives (Face aux menaces)
Les stratégies défensives doivent permettre à Camtel de faire face aux menaces identifiées. Par conséquent, Camtel doit privilégier la différenciation face à MTN et Orange. Pour y parvenir, l’entreprise peut se positionner sur des zones rurales et semi-urbaines peu couvertes, avec des offres à forte valeur sociale (éducation, santé, e-gov) ou alors développer la 4G+ et préparer la 5G pour attirer les segments premium. Elle doit aussi sécuriser sa technologie en reprenant le contrôle opérationnel des infrastructures détenues par Huawei (recommandation n°3 du rapport de la chambre des comptes) et mettre en place une politique de cybersécurité et de gouvernance IT.
Stratégies innovantes (Transformation digitale et croissance)
Au-delà de toutes ces stratégies, il serait intéressant pour Camtel de mettre sur pieds une direction de recherche & développement (R&D) dont la mission première sera de concevoir les stratégies innovantes de la structure. À defaut, l’entreprise peut par exemple lancer une super-application Camtel qui intègre la téléphonie, Internet, le mobile money (Camtel Money), le streaming et les services publics. Elle peut aussi développer une approche marketing expérientielle qui consiste à faire des campagnes interactives sur les réseaux sociaux (TikTok, Instagram), à nouer des partenariats avec les influenceurs locaux et les micro-influenceurs régionaux. Enfin, développer un programme de fidélisation et gamification qui offres de cashback et de points de fidélité pour les abonnés data et fibre.
En conclusion, à la question de savoir si CAMTEL peut devenir un acteur incontournable, la réponse est affirmative, à condition de mettre en exécution les quatre stratégies de positionnement évoquées, à savoir : les stratégies offensives, les stratégies correctives, les stratégies défensives et les stratégies d’innovation. Mais avant, il faut respecter un certain nombre d’étapes pour réussir son positionnement : identifier d’abord les concurrents et déterminer leurs positions concurrentielles ; choisir un positionnement souhaitable ; concevoir les éléments du mix qui prouvent ce positionnement et contrôler le positionnement perçu.
Un bon positionnement présente donc les qualités suivantes : 1) il doit être pertinent, c’est-à-dire que les produits doivent correspondre aux attentes principales de la cible ; 2) il doit être identifiable par les consommateurs ; 3) Il doit être claire, c’est-à-dire compréhensible par tous ; 4) Il doit être simple : il faut éviter de multiplier les critères de positionnement ; 5) Il doit être crédibles cela signifie que le positionnement doit être cohérent avec les propriétés et l’historique du produit ; 6) Il doit être original : l’imitation est un risque dans le domaine ; et enfin, 7) Il doit être durable.
*Par Dr Mindja Pius Michel
Bio-Express
Mindja Pius Michel est Docteur en Marketing. Affilié au laboratoire Gouvernance LAB » (laboratoire de Recherche pluridisciplinaires au service du développement durable), ses recherches sont focalisées sur l’innovation, le comportement du consommateur, l’adoption et l’utilisation de la technologie. Blog link : https://piusmichelmindja.wordpress.com/
Références
ART. (2024). Observatoire annuel 2023 du marché des communications électroniques au Cameroun.
CDC. (2024). Audit de la Cameroon Telecommunications (CAMTEL).
[DIGITAL Business Africa] –« Célébrer les efforts des élèves ayant obtenu des résultats exceptionnels au baccalauréat en leur offrant des bourses pour soutenir la suite de leurs études ». C’est l’objectif d’Orange Cameroun à travers l’organisation de la première édition de Orange Excellence+.
Mercredi 28 août 2025 sur son site Orange Makepe, la filiale française du groupe Orange a accueilli les 30 meilleurs bacheliers du Cameroun et du GCE 2025 et leurs familles. Le but de cette rencontre était d’honorer ces jeunes qui se sont largement démarqués lors de la session de l’examen du baccalauréat 2025 et du GCE 2025.
Ces jeunes ont reçu d’Orange Cameroun et de ses partenaires (Boissons du Cameroun, AFG Bank, Studely, Axa assurance, Société générale Cameroun et AGL) des sommes allant de 2,5 millions de Fcfa à 1 million Fcfa, pour un montant total de : 34,5 millions de Fcfa.
Le jeune Karl-Edouard Kouamegne, âgé de 17 ans aujourd’hui et ancien pensionnaire du collège Liberman à Douala, est l’un des bénéficiaires de cette prime. Il a obtenu son Baccalauréat C avec mention excellent. Il est le major national avec 18,78/20 de moyenne. « Ces résultats sont tout aussi chaleureux et émouvants, parce qu’on reconnait les efforts et le travail acharnés que j’ai pu abattre tout au long de cette année scolaire », déclare-t-il tout en remerciant Orange et ses partenaires pour cette initiative qui prime l’excellence. A l’avenir, Edouard Kouamegni souhaite devenir ingénieur dans l’intelligence artificielle et la data.
Les lauréats
Partenaire de cette initiative, AFG Bank a par ailleurs offert un chèque de 2 millions de Fcfa au vice major national.
« Nous avons tenu à nous joindre comme partenaire à cette édition de Orange excellence + parce que chez nous, nous encourageons l’excellence et l’éducation est l’un des piliers de notre politique de responsabilité sociale, nous croyons en l’avenir et nous investissons beaucoup dans l’excellence scolaire », indique Stella Mbog, chef service communication à AFG Bank Cameroun.
A l’en croire, dans le cadre de sa politique de responsabilité sociale d’entreprise, AFG Bank Cameroun a érigé l’éducation en l’un des cinq piliers fondamentaux de son action. L’excellence scolaire et l’accès à l’éducation pour les populations vulnérables constituent un axe prioritaire de la politique environnementale, sociale et de gouvernance (ESG) de notre institution bancaire.
Un autre partenaire qui a offert une bourse de 2 millions de Fcfa à deux lauréats, c’est Boissons du Cameroun. Une autre structure ayant apporté sa touche est Africa Global Logistics (AGL). Le logisticien a soutenu un lauréat à hauteur de 1 million de Fcfa. « L’excellence est une valeur d’AGL, une priorité pour AGL et nous allons continuer avec ses actions parce que Chaque année, nous menons des actions à caractère social et éducatif, nous remercions Orange parce que c’est toujours un privilège de soutenir la jeunesse », Flore Ebomo, Juriste, chez AGL.
Orange Excellence+ est une initiative citoyenne 100 % Orange Cameroun qui a pour but de célébrer et de récompenser les meilleurs bacheliers du Cameroun, toutes séries confondues. Cette initiative vise à encourager les jeunes à développer le culte sans cesse croissant de l’effort, gage de l’excellence scolaire.
« L’idée pour nous c’est de leur passer un message d’encouragement, leur dire que l’excellence est une attitude, leur dire que nous comptons sur eux, les féliciter et leur dire ensuite qu’Orange est là. Dans cette initiative Orange n’est pas seule, il est un acteur qui travaille avec les autres entités de l’écosystème. EN CE JOUR, NOUS CÉLÉBRONS L’EXCELLENCE, LE MÉRITE, L’EFFORT ET LA DISCIPLINE. A ORANGE CAMEROUN, NOUS CROYONS QUE L’AVENIR DU CAMEROUN REPOSE SUR SA JEUNESSE. CHEZ ORANGE, NOUS SOMMES CONVAINCUS QUE CHAQUE JEUNE A UN GÉNIE. ET LE BUT D’ORANGE EST DE LE RÉVÉLER », indique Yves Kom, Directeur Marketing et Communication Orange Cameroun.
[DIGITAL Business Africa] – Sur la route de la Vision Sénégal 2050, il est indispensable de savoir se servir du levier numérique. Dans ce dispositif, le Parlement est le pivot car pour contrôler la gouvernance numérique et mieux se mouvoir dans l’espace virtuel, il faut bien être outillé. Les cyberattaques, les fraudes en ligne et les atteintes à la vie privée nous y obligent.
Le ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, en partenariat avec l’Assemblée nationale et l’ONUDC, organise un atelier de formation dédié aux députés du 27 au 31 août 2025. Cet atelier stratégique vise à renforcer leurs capacités sur des thématiques majeures, dont la transformation numérique, l’intelligence artificielle, la protection des données personnelles, la lutte contre la cybercriminalité.
Pour le ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, ces travaux ont un objectif stratégique.
« Doter nos parlementaires des connaissances nécessaires pour accompagner le Sénégal dans sa marche vers la souveraineté numérique, conformément au New Deal Technologique, en élaborant des politiques publiques et des lois adaptées aux défis du numérique ».
Le ministère dirigé par Alioune Sall réaffirme son engagement à bâtir un environnement numérique fiable, éthique et inclusif, au service des citoyens et des entreprises. Cette session de formation s’inscrit dans le cadre du Programme mondial sur la cybercriminalité initié par l’ONUDC.
Le programme mondial de l’ONUDC sur la cybercriminalité, conformément à la résolution 65/230 de l’Assemblée générale, fournit une assistance technique et une formation aux États membres. L’initiative vise à prévenir et combattre la cybercriminalité et les cybercrimes facilités par la technologie, entre autres la lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants en ligne, la réponse aux attaques par ransomware et autres cybercrimes ainsi que la collecte et la préservation des preuves numériques.
[Digital Business Africa] – L’annonce de MTN Côte d’Ivoire lors de son 20e anniversaire marque un tournant stratégique majeur dans le secteur de la finance mobile en Afrique. Le directeur général de MTN Mobile Financial Services, Patrick Attoungbré, a fait une déclaration simple mais puissante :
« À partir de maintenant, nous vous annonçons zéro pour cent de retrait : Vous déposez gratuitement votre argent, vous le transférez gratuitement et vous le retirez gratuitement. » Ce modèle, qui fait de la gratuité sa pierre angulaire, place la Côte d’Ivoire en position de leader et interpelle directement sa filiale camerounaise.
Un modèle ivoirien axé sur le volume et l’avenir
La décision de MTN Côte d’Ivoire de supprimer les frais de transaction est un pari audacieux sur l’avenir. En rendant les services de base gratuits, l’entreprise vise à démocratiser l’usage du Mobile Money et à l’ancrer dans le quotidien des Ivoiriens. L’objectif est de générer des revenus non pas sur les frais directs, mais sur d’autres services à valeur ajoutée qui se développeront grâce à une base d’utilisateurs massive et active. Cela inclut les paiements marchands, les services de crédit ou les partenariats avec les entreprises.
Le contraste des chiffres : 0 % contre 1,5 % au Cameroun
La politique tarifaire de MTN Cameroun se distingue nettement de celle de son homologue ivoirien. Les frais de retrait sur le réseau camerounais s’élèvent encore à 1,5 % pour les montants courants, une barrière qui peut freiner l’utilisation régulière du service pour les petites transactions. À titre d’exemple, retirer 50 000 FCFA coûte à un client camerounais la somme de 800 FCFA en frais, un coût totalement inexistant pour le client ivoirien.
Ces frais, bien qu’ajustés à la baisse par le passé, constituent un frein à la généralisation de l’économie numérique au Cameroun. Tandis qu’avec cette déclaration, la Côte d’Ivoire facilite l’accès aux services financiers, le Cameroun maintient une approche qui, pour l’utilisateur final, peut sembler moins avantageuse.
Un appel pour l’avenir de l’économie numérique camerounaise
Le modèle ivoirien de MTN offre une feuille de route pour le Cameroun. En s’inspirant de cette stratégie, MTN Cameroun pourrait non seulement renforcer sa position de leader sur le marché, mais aussi se positionner comme un acteur clé de l’inclusion financière. La suppression des frais de transaction inciterait une part plus large de la population, notamment les personnes non bancarisées, à intégrer le système financier numérique. C’est un mouvement qui, à long terme, pourrait stimuler l’économie et générer des opportunités pour l’ensemble du pays.
La question est maintenant sur la table : MTN Cameroun adoptera-t-il ce modèle novateur pour faire de l’inclusion financière une réalité pour tous ? L’exemple ivoirien prouve que c’est possible.
Surtout que la concurrence s’annonce rude au Cameroun dans les mois à venir. Notamment avec l’arrivée de Wave. Orange Cameroun a déjà baissé ses tarifs à 1%.
[DIGITAL Business Africa] – Orange Cameroun, en partenariat avec plusieurs entreprises citoyennes, a lancé officiellement la première édition de son programme « Orange Excellence + », une initiative destinée à célébrer et récompenser les meilleurs bacheliers et lauréats du GCE 2025 au Cameroun.
Au total, 30 lauréats venus des quatre coins du pays ont été distingués lors d’une cérémonie organisée ce 28 août 2025 dans les locaux d’Orange Cameroun à Douala-Makepe. Une enveloppe globale de 34,5 millions FCFA a été distribuée, accompagnée de smartphones et de forfaits data gratuits pendant un an, offerts par Orange Cameroun.
Les majors nationaux à l’honneur
Deux majors nationaux, Kouamgene Yonta Karl-Edward et Waate Matanga Jacques Stéphane, ont chacun reçu une prime de 2,5 millions FCFA offerte par Orange Cameroun. Le Vice-Major National, Njilla A Ekamou Michel Nathan, a quant à lui bénéficié d’un appui de 2 millions FCFA de la part d’AFG Bank Cameroun, tandis que le 3ème National, Fozing Tchomguim Uriel Stella, a été récompensé à hauteur de 1,5 million FCFA par la Société Générale Cameroun.
Les lauréats de l’enseignement général et technique
Dans la catégorie enseignement général, des étudiants comme Lambou Kuete Stéphane (AGL Cameroun) et Nwedjue Djoumo Darrell (Orange Cameroun) ont chacun reçu une prime de 1 million FCFA.
Pour l’enseignement technique secondaire (BATC), Orange Cameroun, Studely Cameroun et AXA Cameroun ont attribué chacun 1 million FCFA à des lauréats tels que Din’a Misse Carine Diamant, Hamidou Lamou ou encore Bello Baba Lorenzo Farell.
Les lauréats du Baccalauréat Technique Industriel (BATI), notamment Koda Jean Dedieu et Nguevo Epomadjeu Jubril Valdes, ont eux aussi été récompensés à hauteur d’1 million FCFA par Orange Cameroun et Boissons du Cameroun.
Les meilleurs du GCE A/LEVEL
Les 8 meilleurs lauréats du GCE Advanced Level 2025 figurent également au palmarès. Parmi eux, Noumi Heumen Ryann Le Boss (soutenu par Boissons du Cameroun) et Tawe Divine Kongnyu (soutenu par Orange Cameroun) ont chacun reçu une prime de 1 million FCFA.
Voici les lauréats
Des partenaires engagés pour l’éducation
Cette première édition d’Orange Excellence + a mobilisé un large éventail de partenaires : Orange Cameroun, AFG Bank, Société Générale Cameroun, Boissons du Cameroun, AXA Cameroun, AGL Cameroun et Studely Cameroun. Tous partagent un même engagement : soutenir l’éducation et encourager l’excellence scolaire comme levier de développement national.
AFG Bank Cameroun a souligné son attachement à la jeunesse, en affirmant que « le succès est le fruit de l’effort ».
Boissons du Cameroun, partenaire de longue date d’Orange, a rappelé que l’éducation est au cœur de sa politique RSE depuis près de 80 ans.
Studely Cameroun a insisté sur l’accompagnement des jeunes dans leurs projets d’études à l’étranger.
Un message fort pour la jeunesse camerounaise
À travers ce programme, Orange Cameroun confirme son rôle de partenaire de l’éducation, déjà illustré par l’Orange Digital Center, la plateforme Orange Pulse, le POESAM et ses partenariats avec les universités d’État.
« En ce jour, nous célébrons l’excellence, le mérite, l’effort et la discipline. A Orange Cameroun, nous croyons que l’avenir du Cameroun repose sur sa jeunesse. Chez Orange, nous sommes convaincus que chaque jeune a un génie. Et le but d’Orange est de le révéler », a déclaré Yves Kom, le directeur marketing d’Orange Cameroun lors de la cérémonie.
Avec 34,5 millions FCFA distribués, cette première édition d’Orange Excellence + démontre la volonté d’Orange Cameroun et de ses partenaires d’investir dans l’avenir de la jeunesse. En célébrant l’effort, le mérite et l’excellence scolaire, ce programme offre aux lauréats et à d’autres jeunes élèves bien plus qu’une récompense financière : un signal fort que leur travail ouvre des portes et sera toujours reconnu.
[Digital Business Africa] – Face aux défis croissants d’insécurité et de désordre dans le secteur des motos-taxis, la commune de Yaoundé IV vient de franchir un cap décisif. Le 27 août 2025, le Sous-préfet Akondi Elvis Mbahangwen a officiellement lancé la plateforme numérique SICOS Motors, une initiative du maire Gabriel Biyina Effila visant à identifier et encadrer les conducteurs de motos dans la localité.
Cette innovation marque un tournant dans la gestion du transport urbain. Grâce à un système d’enregistrement digital, chaque conducteur inscrit reçoit un gilet équipé d’un QR code, d’une photo, d’un GPS, d’une carte de circulation communale et des plaques. Ces éléments permettent de suivre les déplacements en temps réel, renforçant ainsi la sécurité des passagers et la responsabilité des conducteurs.
Le Directeur Général de la société en charge du projet, Dekga Moise Jean Noe, précise que l’application est disponible sur le Play Store et que l’inscription se fait via les services numériques des mairies. Les conducteurs doivent fournir une pièce d’identité, un numéro de téléphone, un contact d’urgence et s’acquitter de 10 000 FCFA. Pour ceux qui rencontrent des difficultés financières, un plan de paiement est proposé afin de garantir une accessibilité équitable.
Du côté des syndicats, Jules Marie Mbazoa Tsoungui, Président national du Comotacam, salue cette avancée. Selon lui, la géolocalisation permettra une intervention rapide en cas d’urgence et contribuera à réduire les comportements à risque tels que le stationnement anarchique ou les actes d’agression. Il encourage vivement les conducteurs à s’inscrire, soulignant que cette démarche est bénéfique pour tous : conducteurs, passagers et autorités.
Au-delà de la technologie, cette plateforme incarne une volonté politique forte : intégrer les mototaximen dans un cadre structuré, les protéger contre les manipulations politiques et leur offrir une reconnaissance sociale. Comme l’a rappelé le Sous-préfet, « il est temps que les conducteurs privilégient le travail et la famille, et non les intérêts partisans ».
[DIGITAL Business Africa] – Les conditions d’utilisation des services Starlink sont connues. Le ministre des Télécommunications, de l’Économie numérique et de la Digitalisation de l’Administration, le Dr Michel Boukar, a signé un arrêté y afférent ce 28 août 2025. Selon l’article 1 de l’arrêté nᵒ 031/PR/PM/MTENDA/SG/ARCEP/DG/2025, l’opérateur Starlink, dont la mission est de fournir un accès Internet par satellite dans le pays, devra respecter un cadre légal strict.
Notamment les exigences d’identification des usagers, les obligations sécuritaires, les modalités de contrôle et le règlement de contrôle, de litige en matière de sécurité nationale, de protection des données personnelles et de régulation des communications électroniques. L’article 2 lui rend obligatoire l’identification auprès de l’ARCEP ou d’un opérateur désigné pour toute personne physique ou morale souhaitant utiliser les services Starlink. Voici les modalités d’identification :
– Nom et prénom complet;
– Numéro national d’identification (NIN);
– Adresse complète de résidence (quartier, rue, ville ou village );
– Numero(s) de téléphone actif(s);- Copie certifiée d’une pièce d’identité valide ( CNI, passeport ou carte de séjour;
– Numéro de série du terminal Starlink utilisé ( Router/ modem) et de l’antenne (Dish);- Adresse électronique pour l’activation du compte Starlink;
Au Tchad, la licence d’exploitation avait été octroyée à Starlink le 13 mars 2025. Le même jour qu’au Niger. À l’occasion de cette collaboration, le ministre des Télécommunications, de l’Économie numérique et de la Digitalisation de l’ Administration , Dr Michel Boukar, avait dit que l’objectif principal de l’octroi de cette licence d’exploitation est de garantir que l’offre de Starlink respecte pleinement les exigences nationales en matière de réglementation, de sécurité des réseaux, de protection des données personnelles et d’intégration avec les acteurs télécom locaux tout en rassurant que le cadre tarifaire et fiscal soit conforme aux standards de l’Union africaine des Télécommunications (UAT ), de l’Union internationale des Télécommunications (UIT).
D’après l’opérateur Starlink, les clients au Tchad peuvent désormais acheter le kit matériel standard de Starlink à 228 000 francs CFA d’Afrique centrale (409 $ US), tandis que les abonnements résidentiels mensuels sont au prix de 32 000 XAF (57,46 $ US). Pour ceux qui recherchent une solution plus compacte, le minikit Starlink sera vendu au prix de 117 000 XAF (210 $).
Mauvaise qualité du réseau : des annonces fortes
Les conditions spécifiques liées à l’utilisation des services Starlink sont communiquées au lendemain de la concertation entre le ministre Dr. Michel Boukar et les opérateurs de téléphonie mobile Moov Africa Tchad et Airtel Tchad. Prétexte : une qualité du réseau qui se dégrade. Le directeur de l’Autorité de Régulation des Communications électroniques et de la Poste a indiqué que la qualité du réseau va de “pire en pis”.
Haliki Choua Mahamat constate que « les opérateurs évoquent toujours la pénurie du carburant pour l’alimentation en énergie de leurs sites. Chaque fois les opérateurs annoncent des investissements mais sur le terrain rien n’est fait ». Le DG de l’ARCEP annonce un audit sur la qualité du réseau par un cabinet.
L’autre annonce, c’est celle du ministre des Télécommunications, de l’Économie numérique et de la Digitalisation de l’Administration. Le Dr. Michel Boukar a fait part de l’arrivée d’un troisième opérateur de téléphonie sur le marché tchadien. « Nous cherchons la satisfaction de nos concitoyens », a-t-il dit.
Le ministre a néanmoins instruit aux opérateurs de renforcer à court terme leurs équipements afin d’augmenter leur bande passante. Il leur donne un délai d’une semaine pour se connecter sur le réseau à la fibre optique réalisée dans le cadre du Projet de Modernisation et d’Amélioration des Infrastructures des Communications électroniques.
Le ministre des Télécommunications, de l’Économie numérique et de la Digitalisation de l’Administration a aussi instruit le DG de l’ARCEP de fixer un cadre de discussions entre la SAFITEL et les opérateurs en vue de la signature d’un contrat commercial sur la connexion des 1275 km de la fibre optique d’ici le vendredi prochain.
[DIGITAL Business Africa] – Monacosat et le gouvernement de la RD Congo. L’union fera sans doute la force pour booster l’économie numérique du pays. Et comme dans chaque union, il faut saupoudrer un peu de fidélité pour la pérenniser, le gouvernement congolais mise sur un partenaire qui n’est pas prêt de le décevoir : la Fidelity Bank.
L’institution accompagnera la mise en œuvre du projet Monacosat, principal opérateur satellitaire de la principauté de Monaco. Une délégation du partenaire bancaire et financier conduite par sa directrice générale Nneka Onyeali-Ikpe était reçue par Augustin Kibassa Maliba, ministre de l’Économie numérique, ce jeudi 28 août 2025.
La RDC et Monacosat fêtent en réalité les noces de coton (un an de mariage). Les deux parties ont convolé en juste noces le 12 novembre 2024 sous le regard administratif des témoins, dont des responsables monégasques. Le protocole d’accord présage de bonnes choses pour les consommateurs.
« Réduire la fracture numérique en République démocratique du Congo grâce au déploiement d’un satellite congolais. Cette initiative ambitionne de faciliter l’accès à Internet à haut débit sur l’ensemble du territoire, en particulier dans les zones rurales et enclavées où les infrastructures de télécommunication demeurent insuffisantes », rapporte le communiqué du ministère de l’Économie numérique.
Cette union s’appuie sur le satellite TurkmenAlem52E/MonacoSAT, qui couvre déjà plusieurs régions en Afrique, notamment l’Afrique du Nord ( l’Algérie, l’Égypte, la Libye, le Maroc, le Soudan, l’Éthiopie). La RDC compte bien en tirer partie comme tous ces pays connectés à Monacosat.
En dehors de l’amélioration de la connectivité, Monacosat permettra également de renforcer la cybersécurité, de développer l’enseignement à distance, d’améliorer la télémédecine et de stimuler la croissance de l’économie digitale.
Le ministre Kibassa Maliba a rappelé que l’économie numérique occupe une place centrale dans la vision stratégique du gouvernement congolais. Il a réaffirmé la détermination de l’État à mobiliser tous les partenaires nécessaires afin de faire du numérique un véritable levier de développement économique et social, au service de la jeunesse et de l’ensemble de la population congolaise.
La DG de Fidelity Bank a annoncé à Augustin Kibassa Maliba, ministre de l’Économie numérique, la volonté de son institution de s’implanter durablement en RDC. Selon elle, l’arrivée de Fidelity Bank sur le marché congolais contribuera à renforcer l’inclusion financière et à soutenir le financement de projets innovants dans le domaine du numérique.
[DIGITAL Business Africa] – MTN Group a publié ses résultats financiers du 2ᵉ trimestre 2025. C’était le 18 août 2025. Dans la zone WECA (West and Central Africa), les chiffres montrent de grandes différences entre pays sur ce que rapporte en moyenne un client à l’opérateur. Cet indicateur clé s’appelle l’ARPU (Average Revenue Per User), traduit en français par Revenu moyen par utilisateur.
Concrètement, l’ARPU correspond à la dépense moyenne mensuelle d’un abonné pour ses services télécoms (appels, SMS, internet mobile, Mobile Money, etc.). Un ARPU élevé signifie que chaque client rapporte plus de valeur à l’opérateur, soit parce qu’il consomme plus de data et de services, soit parce que les tarifs moyens de l’opérateur sont plus élevés.
Ghana : n°1 en valeur par client
Selon les données arrêtées au 30 juin 2025 :
Ghana : 5,60 $ (~3 360 FCFA) d’ARPU, le plus élevé de la région ;
Congo-Brazzaville : 5,46 $ (~3 276 FCFA) ;
Cameroun : 4,72 $ (~2 832 FCFA) ;
Liberia : 4,23 $ (~2 538 FCFA) ;
Bénin : 4,20 $ (~2 520 FCFA) ;
Côte d’Ivoire : 3,08 $ (~1 848 FCFA).
Ainsi, un abonné ghanéen rapporte presque le double d’un abonné ivoirien en valeur mensuelle pour MTN.
Lecture stratégique
Le Ghana cumule le plus grand nombre d’abonnés (30,2 M) et l’ARPU le plus élevé, ce qui en fait le marché le plus rentable de la zone.
Le Cameroun se distingue par un ARPU supérieur à la Côte d’Ivoire, malgré une base d’abonnés plus réduite. Cela traduit une meilleure monétisation des services data et Mobile Money.
Le Congo-Brazzaville, avec une base plus petite, affiche néanmoins un ARPU élevé (3 276 FCFA), preuve que chaque abonné y consomme beaucoup de services.
À l’inverse, la Côte d’Ivoire reste en retrait : 14,9 M d’abonnés, mais seulement 1 848 FCFA par utilisateur, signe d’une monétisation plus faible.
L’ARPU révèle que la valeur d’un abonné MTN varie fortement selon le pays. Si la Côte d’Ivoire et le Ghana sont comparables en taille de base clients, le client ghanéen rapporte près du double du client ivoirien.
Cette donnée est stratégique : elle montre que la croissance du secteur télécom en Afrique ne dépend pas seulement du nombre d’abonnés, mais surtout de la capacité des opérateurs à convertir l’usage data et Mobile Money en revenus par utilisateur.
[DIGITAL Business Africa] – MTN Cameroon a franchi une étape clé en réalisant 209,1 milliards FCFA de revenus au premier semestre 2025, en hausse de +18,5 % par rapport aux 176,4 milliards FCFA de la même période en 2024. Dans le même temps, l’opérateur a affiché une progression record de son EBITDA (résultat avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement) de +39,1 %, pour atteindre 90,9 milliards FCFA, avec une marge améliorée à 43,5 %.
Dans les résultats financiers du groupe sud-africain publiés le 18 août 2025, le groupe MTN déclare que l’opérateur camerounais a enregistré une hausse de +18,4 % de ses revenus de services, propulsée par une stratégie commerciale ciblée axée sur la donnée mobile, les services voix et le fintech.
Des résultats qui confirment le rôle stratégique de MTN Cameroon au sein du groupe MTN et sa place parmi les filiales les plus rentables de la zone WECA (West and Central Africa).
Cette performance est saluée par le groupe comme un signe tangible de la reprise du marché camerounais, dans un contexte concurrentiel marqué notamment par la pression exercée par Orange Cameroun.
Croissance record de l’EBITDA : +39,5 %
Au-delà des revenus de services, l’EBITDA de MTN Cameroun a bondi de +39,5 % en glissement annuel, avec une amélioration de 6,5 points de pourcentage de la marge d’EBITDA, atteignant 43,5 %. Ce chiffre témoigne d’un meilleur contrôle des coûts et d’une efficacité opérationnelle accrue.
Revenus de MTN Cameroon au 1er semestre 2025
Revenus 1H25 : 209,1 milliards FCFA (contre 176,4 milliards FCFA au 1H24, soit une croissance de +18,5 %).
EBITDA : 90,9 milliards FCFA (contre 65,3 milliards FCFA au 1H24, soit une hausse de +39,1 %).
Marge EBITDA : 43,5 % (en amélioration par rapport aux 37,0 % du 1H24, soit un gain de +6,5 points).
ARPU (revenu moyen par utilisateur) : 2 734,93 FCFA, en progression par rapport à 2 463 FCFA en 2024.
MTN Cameroon consolide sa place comme l’une des filiales les plus rentables du groupe MTN en Afrique de l’Ouest et Centrale, grâce à une croissance solide de ses revenus, une amélioration notable de sa rentabilité et une forte dynamique sur les services data et Mobile Money.
Données d’usage au Cameroun : des chiffres impressionnants pour MTN
Sur la base des tableaux de performances 1H25, les indicateurs utilisateurs de MTN Cameroun révèlent une base client solide et en croissance constante :
Indicateurs
MTN Cameroun – 2T25
Abonnés mobiles (voix)
12,692 millions
Abonnés data actifs
7,562 millions
Abonnés Mobile Money actifs
5,927 millions
ARPU (Revenu moyen par utilisateur)
2 734,93 FCFA
Marge EBITDA
43,5 %
Avec près de 6 millions d’utilisateurs actifs sur Mobile Money, MTN Cameroun renforce son ancrage dans l’écosystème des paiements numériques. Le service MTN MoMo joue un rôle central dans la stratégie de transformation digitale du groupe.
Comparaison avec la Côte d’Ivoire : le Cameroun prend l’ascendant
Bien que MTN Côte d’Ivoire montre une amélioration progressive de sa rentabilité, la comparaison directe avec le Cameroun montre une avance claire de ce dernier sur plusieurs indicateurs clés :
Indicateur
MTN Cameroun
MTN Côte d’Ivoire
Revenus de services (variation YoY)
+18,4 %
[non précisé]
EBITDA (variation YoY)
+39,5 %
Amélioration mentionnée
Marge EBITDA
43,5 %
34,8 %
Abonnés Mobile Money actifs
5,927 M
4,891 M
Abonnés Data actifs
7,562 M
8,396 M
Abonnés totaux (voix)
12,692 M
14,899 M
ARPU (en FCFA)
2 734,93
1 784,95
Analyse :
MTN Cameroun devance largement la Côte d’Ivoire sur la rentabilité (marge EBITDA de 43,5 % contre 34,8 %), mais également sur l’ARPU, qui est près de 1 000 FCFA plus élevé.
Bien que la Côte d’Ivoire compte davantage d’abonnés mobile et data, le Cameroun dépasse en valeur générée par utilisateur et en nombre d’utilisateurs Mobile Money actifs.
Cela souligne une meilleure monétisation de la base client camerounaise, fruit d’une stratégie d’upsell et de services digitaux mieux intégrée.
Le Cameroun, moteur régional pour MTN
Ces résultats confirment que MTN Cameroun est l’un des moteurs de croissance les plus dynamiques du portefeuille WECA (West and Central Africa). L’opérateur surfe sur une conjoncture favorable, une stratégie digitale agressive et une demande croissante pour les services data et financiers.
La barre symbolique des 6 millions d’utilisateurs actifs MoMo devrait être franchie d’ici la fin 2025, consolidant davantage la position de MTN Cameroun sur le marché du mobile banking.
[DIGITAL Business Africa] – Orange Cameroun confirme son rôle stratégique au sein du groupe Orange, avec des résultats semestriels solides qui témoignent d’une dynamique commerciale soutenue sur le marché camerounais. À fin juin 2025, les revenus d’Orange Cameroun atteignent 309 millions d’euros, soit environ 202,7 milliards de francs CFA, contre 269 millions d’euros au premier semestre 2024 (environ 176,5 milliards FCFA), soit une progression annuelle de +14,9 %.
Une croissance soutenue et constante
Ce résultat consultable dans les résultats financiers d’Orange publiés le 29 juillet 2025 fait d’Orange Cameroun l’une des filiales africaines à la croissance la plus rapide du groupe. En seulement six mois, l’opérateur a enregistré un gain de 40 millions d’euros (soit près de 26,2 milliards FCFA), soutenu par une croissance constante trimestre après trimestre :
132 M€ au 1er trimestre 2025 (≈ 86,6 milliards FCFA),
157 M€ au 2e trimestre 2025 (≈ 103,1 milliards FCFA).
La performance d’Orange Cameroun s’inscrit dans la dynamique globale de la région Afrique & Moyen-Orient, qui enregistre une progression de +12,8 % au premier semestre.
Cameroun vs RDC : une avance confirmée
À titre de comparaison, Orange RDC a généré 252 millions d’euros, soit environ 165,2 milliards FCFA au 1er semestre 2025, contre 218 millions d’euros en S1 2024 (≈ 143 milliards FCFA), soit une croissance annuelle de +15,7 %.
Si la RDC affiche un taux de croissance légèrement supérieur à celui du Cameroun (+15,7 % vs +14,9 %), Orange Cameroun reste devant en valeur absolue, avec 57 millions d’euros de revenus supplémentaires, soit environ 37,4 milliards FCFA de plus sur la même période.
En bref :
Indicateur
Cameroun
RDC
Revenus S1 2025
309 M€ (≈ 202,7 Mds FCFA)
252 M€ (≈ 165,2 Mds FCFA)
Revenus S1 2024
269 M€ (≈ 176,5 Mds FCFA)
218 M€ (≈ 143 Mds FCFA)
Croissance annuelle (YoY)
+14,9 %
+15,7 %
Différence de revenus S1 2025
+57 M€ (≈ +37,4 Mds FCFA)
Une stratégie d’investissement payante
L’augmentation des revenus d’Orange Cameroun s’explique par :
le déploiement continu des réseaux 4G et 5G sur le territoire,
la croissance soutenue d’Orange Money,
l’essor des services entreprises (B2B) : cloud, cybersécurité, connectivité,
une meilleure expérience client grâce à la digitalisation et l’automatisation des services.
À l’échelle régionale, Orange a investi 774 millions d’euros en eCAPEX au premier semestre 2025, soit environ 508 milliards FCFA, pour renforcer ses infrastructures télécoms. Orange Cameroun profite de cette dynamique pour étendre son réseau et renforcer ses capacités techniques.
Un poids croissant dans le portefeuille du groupe
Avec 309 M€ (≈ 202,7 milliards FCFA) de chiffre d’affaires au S1 2025, Orange Cameroun :
se positionne à égalité avec la Jordanie, qui réalise aussi 309 M€,
devance la République Démocratique du Congo, qui affiche 252 M€ (≈ 165,2 milliards FCFA),
se rapproche du Maroc, qui enregistre 438 M€, soit ≈ 287,4 milliards FCFA,
et s’inscrit dans le top 5 des plus grandes filiales africaines du groupe, derrière les sous-groupes Sonatel (1,463 Mds € ≈ 960 milliards FCFA) et Côte d’Ivoire (832 M€ ≈ 545,6 milliards FCFA).
Perspective
Les résultats d’Orange Cameroun traduisent une montée en puissance continue sur le marché national, mais aussi dans la hiérarchie régionale du groupe. L’entreprise pilotée par le Béninois Patrice Bénon
s’impose comme un pilier stratégique pour Orange Afrique, forte de son positionnement sur les services mobiles, financiers et B2B. Prochain objectif probable: maintenir cette dynamique pour dépasser les 600 M€ en fin d’année, et consolider sa position dans le trio de tête africain.
[DIGITAL Business Africa] – Le groupe Orange a dévoilé le 29 juillet 2025 des résultats solides pour le premier semestre 2025, portés par une performance commerciale robuste en France, en Europe, mais surtout par une dynamique exceptionnelle en Afrique & Moyen-Orient, qui s’impose une fois de plus comme le principal levier de croissance du groupe.
Afrique & Moyen-Orient : une croissance à deux chiffres qui propulse Orange
Avec une hausse spectaculaire de +12,8 % des revenus, soit +469 millions d’euros en six mois, la zone Afrique & Moyen-Orient a été la plus forte contributrice à la croissance du chiffre d’affaires d’Orange. Cette performance s’inscrit dans une tendance durable : c’est le 10ᵉ semestre consécutif où la région enregistre une croissance à deux chiffres de son EBITDAaL (Excédent brut d’exploitation après loyers), confirmant son rôle stratégique dans le développement global du groupe.
« Cette performance remarquable est portée par l’essor de la 4G et de la 5G, désormais utilisées par plus de la moitié de nos 167 millions de clients, ainsi que par la montée en puissance d’Orange Money et le développement du B2B », a souligné Christel Heydemann, Directrice générale du groupe Orange.
Pour soutenir cette expansion, Orange a investi massivement : l’eCAPEX dans la région a augmenté de 4,1 %, notamment pour étendre les infrastructures mobiles et numériques. La base client mobile du groupe a progressé à 261,6 millions d’abonnements, en hausse de 6,4 %, preuve de la vitalité du marché africain.
Des indicateurs globaux solides malgré des contrastes régionaux
Au global, le chiffre d’affaires du groupe Orange atteint 19,85 milliards d’euros au 30 juin 2025, en hausse de +0,3 %. L’EBITDAaL progresse de +3,8 %, atteignant 5,675 milliards d’euros, et le flux de trésorerie organique issu des activités télécoms augmente de +7,7 %.
Si la France enregistre un léger recul des revenus (–2,2 %), elle voit tout de même son EBITDAaL croître (+0,9 %). En Europe, la stabilité domine, avec des progrès dans les services IT et cybersécurité. En revanche, Orange Business connaît un repli global (–5,4 %), malgré une bonne dynamique d’Orange Cyberdefense (+6,9 % de revenus).
Perspectives relevées et dividende maintenu
Confiant dans sa trajectoire, Orange a revu à la hausse ses objectifs pour 2025 :
Croissance de l’EBITDAaL désormais prévue au-delà de 3 %,
Maintien d’un flux de trésorerie d’au moins 3,6 milliards d’euros d’ici fin 2025,
Ratio dette nette/EBITDAaL stabilisé autour de 2x,
Dividende plancher de 0,75 euro par action, avec un acompte de 0,30 euro prévu le 4 décembre 2025.
Engagements durables : l’Afrique encore à l’honneur
Sur le plan environnemental, Orange a dépassé son objectif de réduction des émissions directes de gaz à effet de serre de 30 % (base 2015), atteignant –41 %. Fait notable : le premier plan d’action environnemental du programme “Partners to net zero carbon” a été signé avec Camusat, fournisseur historique d’infrastructures télécoms en Afrique, au Moyen-Orient et en Europe.
Les résultats semestriels d’Orange confirment un fait désormais incontournable : l’Afrique est au cœur de la stratégie de croissance du groupe. Entre explosion de la demande mobile, inclusion numérique accélérée via Orange Money et investissements ciblés dans les infrastructures, le continent africain s’affirme non seulement comme un relais de croissance, mais aussi comme un laboratoire d’innovation pour l’avenir du numérique mondial.
[DIGITAL Business Africa] – Le Transform Africa Summit 2025 est en approche. La Guinée abritera ce rendez-vous du numérique et de l’innovation en Afrique, organisé par Smart Africa. L’occasion faisant le larron, l’État guinéen veut bien sauter sur cette opportunité de collaborer avec Smart Africa dans le secteur du numérique et de l’innovation.
C’est ce qui ressort de la séance de travail présidée par Rose Pola Pricemou, ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Economie numérique, ce 26 août 2025. Y ont pris part des représentants du ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, du ministère des Affaires étrangères, du ministère de la Sécurité, du ministère du Commerce, et de l’ Autorité de Régulation des Postes et des Télécommunications (ARPT). Bref, toutes les entités qui auront un rôle à jouer lors du Transform Africa Summit 2025.
Le ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat va prendre le relais, avec une autre audience accordée toujours à la délégation de Smart Africa, conduite par Nfaly Sylla, chef de cabinet du ministère des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique. Les échanges ont porté principalement sur la capacité d’accueil et les infrastructures disponibles pour recevoir les délégations ; la facilitation des procédures de visa, en collaboration avec le ministère des Affaires étrangères ; et la mise en valeur de circuits touristiques permettant aux participants de découvrir les richesses culturelles et naturelles de la Guinée.
Selon le ministère du Tourisme et de l’Hôtellerie, cette rencontre marque une étape importante dans la préparation de cet événement continental, appelé à consolider la position de la Guinée en tant que leader régional et à offrir une vitrine exceptionnelle pour la promotion de la destination Guinée sur la scène africaine et internationale. Le Transform Africa Summit 2025 réunira plus de 15 chefs d’État et près de 3 000 participants.
Le thème de cette septième édition est : « L’IA pour l’Afrique : innover localement, avoir un impact mondial ». Il sera question d’élaborer un programme pour l’avancement de l’Afrique dans l’intelligence artificielle et d’autres domaines numériques connexes. Initialement prévu du 22 au 24 juillet 2025 à Kigali, au Rwanda, le TAS a été reporté à une date ultérieure.
[DIGITAL Business Africa] – Avec la montée de la cybercriminalité, aucune administration ne veut faire preuve d’incurie. Le ministère de la Formation professionnelle et technique du Sénégal organise ce 28 août 2025 un séminaire de sensibilisation consacré à la protection du secret, à la sécurité des systèmes d’information et au dispositif national de cybersécurité. Le but est de renforcer la résilience du MFPT face aux cybermenaces et de promouvoir une culture robuste de la cybersécurité au sein de ce segment du gouvernement Sonko.
La rencontre a connu la Présidente de Mamadou Camara Fall, Secrétaire général du MFPT et a permis d’aborder des thématiques essentielles présentées par la Direction générale du Chiffre et de la Sécurité des Systèmes d’Information (DCSSI). Entre autres : les mesures pour assurer la protection du secret des données de l’État ; la sécurisation des systèmes d’information de l’administration ; la performance du dispositif national de cybersécurité et ses mécanismes opérationnels.
Cette initiative est alignée sur la vision de renforcement de la sécurité numérique, conformément aux orientations de S.E Bassirou Diomaye Diakhar Faye en rapport avec la stratégie du New Deal technologique. Elle témoigne de la volonté du MFPT de se mettre au niveau des standards internationaux pas seulement en matière de cybersécurité mais aussi de technologies en général. En témoigne la participation d’une délégation du MFPT au séminaire international de renforcement des capacités des formateurs africains du 21 juillet au 22 août 2025 organisé par le Centre de Formation professionnelle et technique Sénégal-Japon (CFPT-SJ).
Financée par l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), l’initiative a réuni des participants venus de 21 pays africains, issus aussi bien de l’espace francophone, anglophone que lusophone. Les participants à ce séminaire ont bénéficié de modules pratiques et théoriques portant sur la conception d’un système d’analyse pédagogique assisté par l’intelligence artificielle; la conception et la réalisation d’une égreneuse de maïs; l’étude et la réalisation de bancs didactiques pour les TP en essais et mesures électriques; la conception et la réalisation d’une décortiqueuse de noix de cajou; les systèmes électropneumatiques et l’hydraulique industrielle avancée; la domotique à travers l’étude et la réalisation d’un bâtiment intelligent; la mécatronique et les systèmes embarqués dans l’automobile.
[DIGITAL Business Africa] – Plusieurs candidats rencontrent des difficultés à s’inscrire au programme Start Impact. Cela en raison d’un formulaire relativement difficile à remplir. Sur la page Facebook de Côte d’Ivoire PME, des réactions fusent.
Pour voler au secours de ces jeunes entrepreneurs, l’association Côte d’Ivoire organise une formation vendredi 29 août et lundi 01 septembre 2025 à Abidjan, Adjamé Indénié, Face à Fraternité Matin – Immeuble GUDE PME – Guichet unique des PME. La date limite d’inscription est le 5 septembre 2025.
La cession de formation aura pour thème : Activité d’informations et d’appui technique à la soumission, Entrepreneuriat et numérique. Inscris-toi maintenant ici : https://ee.kobo.cipme.ci/x/Ws1nF4j7
Le projet Start Impact est placé sous la coordination du BCP-Emploi et financé par la Banque mondiale avec le soutien de l’État de Côte d’Ivoire. Start Impact vise à accompagner les jeunes entrepreneurs dans leur transition numérique et à faciliter leur accès au financement. Start Impact a pour objectif d’accompagner 1900 bénéficiaires.
Pour y prendre part, le candidat doit avoir entre 18 et 40 ans, être porteur d’un projet ou dirigeant d’une jeune entreprise, avoir l’ambition de réussir la transformation numérique de sa startup et vouloir bénéficier d’un financement adapté.
Grâce à Start Impact, la Côte d’Ivoire PME travaille à promouvoir l’auto-emploi et/ou la création de microentreprises et d’emplois viables par des jeunes et des femmes dans ou par le numérique et les secteurs prioritaires du Gouvernement. Le déploiement de la phase pilote du volet Entrepreneuriat du Projet d’Emploi des Jeunes et de Développement des Compétences Phase 3.
Le PEJEDEC 3 est un programme de l’Agence pour l’Emploi des Jeunes (AEJ) en Côte d’Ivoire qui vise à insérer des jeunes diplômés et à favoriser la création d’emplois et de petites et moyennes entreprises (PME). Le PEJEDEC 3 a permis d’accompagner 500 jeunes entrepreneurs.
La phase 3 du PEJEDEC met l’accent sur la décentralisation de l’insertion, l’accompagnement à l’entrepreneuriat pour les 18-40 ans, à travers l’accompagnement à la création de plans d’affaires et l’accès au financement, et le renforcement des compétences professionnelles. Et ce, afin d’améliorer l’employabilité.
[DIGITAL Business Africa] – Au Gabon, l’administration sociale compte bien se rapprocher davantage des citoyens. Cela passe bien évidemment par la digitalisation.Les directeurs des Systèmes d’information de la Caisse nationale de Sécurité sociale (CNSS) et de la Caisse nationale d’Assurance Maladie et de Garantie sociale (CNAMGS) ont été reçus par le ministre de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation Mark-Alexandre Doumba, ce 26 août 2025.
Objectif : avancer sur la mise en place d’un système unique des caisses sociales, destiné à améliorer l’efficacité et la transparence dans la gestion des données sociales et à garantir le suivi de carrière numérique des salariés, à assurer une meilleure interconnexion avec le Numéro d’Identification personnel (NIP).
Le ministre de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation Mark-Alexandre Doumba a rappelé la volonté du chef de l’État, S.E Brice Clotaire Oligui Nguema, de bâtir une politique publique cohérente et une digitalisation souveraine, au service des citoyens et de l’économie nationale. Cette rencontre avec la CNSS et la CNAMGS quelques jours après le début de la Mission de contrôle annuel dans ma Commune de Libreville( 20 août 2025).
Cette initiative de la CNSS vise à renforcer la conformité et l’inclusion sociale des travailleurs, Dirigée par Lin Sakoussou, chef de mission, la mission mobilise des équipes composées d’inspecteurs de la CNSS et de membres de la brigade économique, sous la supervision de Patricia Lam-lath Paraiso, directrice de l’Immatriculation et du Recouvrement, et de Grégory Ndouna Youssouf, directeur de l’agence de Libreville.
Les contrôles de la CNSS ciblent principalement les établissements commerciaux opérant de nuit, tels que les restaurants, lounges, snacks et autres structures du secteur informel. Ils permettent aussi d’orienter les usagers vers la plateforme e.cnss.ga, plateforme numérique qui offre aux assurés et aux employeurs affiliés à la Caisse nationale de Sécurité sociale (CNSS) la possibilité de bénéficier de nos services en ligne.
[DIGITAL Business Africa] – L’Afrique a déjà le regard tourné vers Bakou, en Azerbaïdjan. Le pays accueille la Conférence mondiale de Développement des Télécommunications en novembre 2025. La dernière Réunion préparatoire africaine (APM25-3) de la CMDT-25 se tient à Abidjan, en Côte d’Ivoire, du 25 au 29 août 2025.
L’ APM25-3 est organisé en partenariat avec l’Union africaine des Télécommunications (UAT) et rassemble les délégations de tout le continent autour d’enjeux cruciaux pour l’avenir numérique de l’Afrique comme le prétend le directeur de cabinet du ministère de la Transition numérique et de la Digitalisation Raymond Laurent Assoua, représentant le ministre Kalil Konaté.
« Cette réunion constitue une étape décisive avant la CMDT-25. Elle doit nous permettre de finaliser et approuver les propositions africaines communes, de nommer nos coordinateurs et de désigner nos représentants africains au comité de direction de la CMDT », a-t-il déclaré lors de son discours officiel.
Le directeur général de l’Autorité de régulation des télécommunications/TIC de Côte d’Ivoire (ARTCI), Lakoun Ouattara, a confié que ces échanges ont lieu « dans un esprit de coopération et de solidarité pour réfléchir ensemble à l’avenir numérique ».
Il ajoute que l’objectif est de « réduire la facture numérique, connecter les zones rurales et éloignées, promouvoir des usages innovants de la technologie dans l’éducation, la santé, l’agriculture, la culture et la gouvernance ». De son côté, le représentant du ministre ivoirien de la Transition numérique et de la Digitalisation, Laurent Assoa, a d’ailleurs relevé que « l’Afrique a pris conscience du rôle stratégique que les technologies peuvent jouer dans son développement inclusif et durable. »
Et d’ajouter que « depuis plusieurs mois, les experts participent aux travaux techniques afin de contribuer à l’élaboration de propositions africaines communes, coordonner les positions régionales et préparer la voie unique de l’Afrique à cette conférence mondiale. »
Prenant la parole, Olivier Avoa, directeur général de la Transformation numérique et de la Digitalisation et président du comité d’organisation, a insisté sur l’importance de réduire la fracture numérique, rappelant que seulement 40 % des Africains utilisent l’Internet mobile. Olivier Avoa a rappelé au passage le rôle crucial de la jeunesse dans la transformation digitale du continent. « 70 % des Africains ont moins de 30 ans », a-t-il souligné.
A l’ouverture de la réunion préparatoire, s’est tenu l’atelier régional sur le Fonds de Service Universel (Fsu), en collaboration avec l’Union Africaine des Télécommunications (Uat), l’Ansut et la Gsma. Ces travaux tenus en marge de l’APM25-3 visaient à valider les rapports des groupes de travail sur des thématiques cruciales.
Notamment la déclaration et les initiatives régionales, les méthodes de travail, les questions générales du développement des Tic, la finalisation des propositions africaines communes (Afcp) pour la Cmdt-25, et la nomination des coordinateurs régionaux et des membres de la direction du comité de conférence.