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Internet/Tchad : Starlink pourrait passer de FAI à opérateur télécom

[DIGITAL Business Africa] – Face au députés, ce 23 septembre 2025, le ministre des Postes et de l’Economie numérique du Tchad a fait une annonce forte. Boukar Michel a évoqué une possible mutation de Starlink. Le fournisseur d’accès à internet pourrait devenir opérateur des télécommunications, sans doute pour concurrencer Airtel et Moov Africa.

Jusqu’ici, les deux opérateurs de téléphonie mobile ne semblent pas trouver la formule magique pour offrir aux Tchadiens une bonne qualité du réseau internet. Pourtant, avec l’arrivée de ses services internet par satellite au Tchad en 2025, on s’attendait à une amélioration de l’accès à internet pour les entreprises et les utilisateurs dans les zones rurales.Malheureusement, indique Michel Boukar, lorsque le Tchad octroie la licence d’exploitation à Starlink au même moment que le Niger, les satellites sont saturés.

Mais il n’y a pas que la qualité du service internet qui préoccupe le peuple représenté par les députés. L’un d’eux déplore le fait que le marché de la téléphonie mobile au Tchad soit en situation de monopole. Et curieusement, observe-t-il, les tarifs des deux opérateurs sont identiques. Les prix pour le député, sont élevés.

Selon lui, ces entreprises tirent des bénéfices, qui seraient au-delà des amendes, si jamais l’ ARCEP venait a frapper les opérateurs Airtel et Moov Africa. Sur ses coûts élevés, le ministre Michel Boukar explique que « le Tchad est l’un des pays où le taux de taxes est tr élevé. On en a 16. Et puis, on est un pays enclavé. Et, quand on est un pays enclavé, on a beaucoup de choses à supporter ».

Et d’ajouter : « La qualité du réseau vers les années 2000 était du réseau hertzien. On n’avait que 2millions ou 3 militaires d’abonnés. Aujourd’hui, nous sommes au-delà de 13 millions d’abonnés. Tout le monde utilise WhatsApp. Mais vous n’êtes pas facturés. Mais dans d’autres pays, ils sont facturés ».

Le ministre indique aussi que les deux opérateurs ont signé un accord de partage d’infrastructures d’où ces similitudes dans la grille des prix. Le ministre indique que si le coût d’internet au Cameroun est moins onéreux par rapport au Tchad, c’est parce que le Cameroun tire la fibre optique directement sur la côte, sans ajouter de charge. Pour améliorer la qualité du réseau, le ministre Boukar Michel a rappelé que le gouvernement a imposé un plan d’investissements à Airtel.

« Ils nous ont promis un investissement de 16 milliards de FCFA à court terme. Ils ont engagé certaines actions sous le contrôle de l’ Arcep. A moyen terme, ils vont investir 10 milliards de FCFA. Chose qui n’a jamais été faite ».

Aux deputés qui ont cité Cameroun en exemple, le Dr Michel Boukar a estimé que la qualité de réseau n’est pas aussi très bon au Cameroun. Selon lui, au Cameroun, ils (opérateurs) ont beaucoup de difficultés. Raison pour laquelle ils n’ont jamais eu la chance de construire leurs fibres optiques, justifie-t-il.

L’honorable s’est interrogé sur la destination de l’argent alloué à l’infrastructures technologique. Selon le député, il serait mieux de confier la gestion de la fibre optique aux opérateurs.

Par Jean Materne Zambo, source : audition MTEN

E-gov/Côte d’Ivoire : Une société estonienne choisie pour connecter les administrations publiques

[DIGITAL Business Africa] – Vers le « zéro papier à l’horizon 2030 », la Côte d’Ivoire tend. Pour atteindre cet objectif, il faut franchir un cap. Celui de connecter les administrations publiques. Le ministre de la Transition numérique et de la Digitalisation, Ibrahim Kalil Konaté, a présidé la cérémonie de lancement de la plateforme d’interopérabilité de l’administration publique à l’Auditorium de l’Immeuble Postel 2001, ce jeudi 25 septembre 2025.

La plateforme d’interopérabilité que vient de mettre en ligne le gouvernement ivoirien constitue, selon le MTND, un levier essentiel pour briser les silos entre les systèmes d’information et accélérer la dématérialisation des services publics. Elle repose sur la solution Unified eXchange Platform (UXP) de Cybernetica. La technologie permet l’échange de données entre institutions ou organisations via des canaux chiffrés et mutuellement authentifiés.

Chaque institution dispose d’un système d’information connecté aux systèmes des autres institutions. Ce qui permet d’établir une communication fluide et sécurisée entre les institutions sans intermédiaire. Prenant en charge les messages SOAP et REST. Ainsi tous les messages (requêtes et réponses) sont-ils signés, horodatés et transmis via un canal chiffré et mutuellement authentifié.

UXP a été créé par les concepteurs du système d’administration en ligne estonien de renommée mondiale, X-Road, qui, selon le Rapport sur le développement de la Banque mondiale, a permis à l’Estonie de devenir une société véritablement numérique. Grâce à la gouvernance électronique, l’Estonie économise plus de 1 400 années de temps de travail par an.

Les piliers de la gouvernance électronique estonienne sont:

Identité numérique Chaque résident dispose d’une identité numérique sécurisée, lui permettant d’accéder à tous les services de l’État en quelques clics.

• Échange de données sécurisé (X-Road) Les institutions gouvernementales partagent des données en toute sécurité via un système décentralisé, éliminant les silos et les doublons.

• Bases de données de haute qualité

L’approche de l’Estonie en matière de gouvernance électronique combine l’ e-Administration, les opérations internes efficaces du gouvernement, les services électroniques, les services numériques accessibles et conviviaux, l’ e-Participation, les outils pour la participation citoyenne à l’élaboration des politiques.

La Côte d’Ivoire n’est pas le seul pays africain qui soit tombé sous le charme de l’Estonien. La solution UXP de Cybernetica est utilisée par la Namibie, la Tunisie, le Bénin. Hors de l’Afrique, les Bahamas, le Groenland, Haïti, l’Ukraine ont opté pour la solution UXP. Le secteur financier au Japon, le secteur de la santé aux États-Unis ne sont pas en reste.

Par Jean Materne Zambo, sources : e-estonia.com, MTND

Zambie : La Banque mondiale approuve la subvention de 100 millions de $ en faveur du Projet d’accélération numérique (DZAP)

[DIGITAL Business Africa] – 100 millions de dollars. La cagnotte devra faire du bien à l’État zambien qui entend bien stimuler la transformation numérique du pays. Cet appui vient de la Banque mondiale, et a été approuvé par mon groupe le mardi 23 septembre 2025. Elle va à l’adresse du Projet d’accélération numérique en Zambie (DZAP).

Lequel projet vise à soutenir le gouvernement zambien dans l’amélioration de l’accès à Internet et aux services numériques, tout en favorisant une utilisation inclusive. Il mettra un point d’honneur à promouvoir l’inclusion numérique et permettra d’autonomiser les femmes, les filles, les personnes handicapées et d’autres communautés vulnérables grâce à l’utilisation des services publics numériques. Achim Fock, responsable pays de la Banque mondiale pour la Zambie, témoigne toute sa confiance pour ce projet prometteur.

« Je suis convaincu que le DZAP améliorera l’accès numérique, notamment l’accès aux services gouvernementaux en ligne pour une prestation de services publics plus rapide et plus transparente », a déclaré Achim Fock, responsable pays de la Banque mondiale pour la Zambie.

Pour Mehnaz Safavian, responsable du pôle Développement numérique pour l’Afrique de l’Est et l’Afrique australe, ce projet tombe à point nommé pour la jeunesse zambienne.

« Les jeunes Zambiens sont bien placés pour bénéficier de ce projet, car il contribue au développement de compétences numériques utiles à l’emploi chez les jeunes et les populations défavorisées », a-t-il dit.

En mettant sur pied le projet DZAP, la Zambie rejoint ainsi l’Angola, le Malawi, la République démocratique du Congo et le Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA). L’ effort régional vise à promouvoir des économies numériques inclusives dans toute la région, souligne la Banque mondiale.

Il faut souligner que le projet DZAP ’inscrit dans la deuxième phase du programme régional IDEA (Inclusive Digitalization in Eastern and Southern Africa). L’initiative est déjà en place en Angola, au Malawi, en République démocratique du Congo et au sein du Marché commun de l’Afrique orientale et australe COMESA. L’ambition est de bâtir un marché numérique interconnecté en Afrique australe, moteur d’innovation et de croissance.

Par Jean Materne Zambo

Tunisie : Positionner l’IA au service de développement

[DIGITAL Business Africa] – L’ UNESCO a organisé un colloque national sur l’éthique de l’intelligence artificielle. Les travaux se sont tenus le mercredi 24 septembre 2025 à Tunis, et étaient placés sous le thème : « L’utilisation et le développement éthiques de l’intelligence artificielle en Tunisie : Fédérer autour d’une vision commune et inclusive ». Y étaient conviés, les experts venus d’horizons divers.

Par cette initiative, l’ UNESCO entend accélérer la mise en œuvre, en Tunisie, de la Recommandation de l’UNESCO sur l’éthique de l’intelligence artificielle et par la même, mettre en place des groupes de travail nationaux, chargés d’évaluer le degré de préparation du pays dans ce domaine vital et éminemment stratégique.

Le pays pourra désormais s’appuyer sur des atouts qu’offre la technologie. Néji Bghouri, Coordinateur de la communication, de l’information et des sciences sociales et humaines à l’UNESCO, antenne de Tunis, a cité une position de premier rang au Governement AI Readiness Index 2024 d’Oxford Insights. La Tunisie occupe la 2e place en Afrique, portée par un capital humain fort, et une politique claire en matière de données. Sans oublier un enseignement supérieur marqué par une forte productivité académique et une jeunesse technophile, a précisé le représentant de l’UNESCO.

Bien qu’en matière d’adaptation stratégique, de régulation, de partenariats publics privés, beaucoup de travail reste à faire.« Pour la Tunisie, adopter une véritable politique nationale en matière d’IA est désormais une nécessité. Cela est d’autant plus nécessaire que la fracture numérique ne cesse de se creuser de jour en jour », a souligné le représentant de l’UNESCO.

L’évaluation sera menée à travers la méthodologie RAM (Readiness Assessment Methodology), un cadre élaboré par l’UNESCO permettant aux États membres de mesurer leurs capacités à appliquer les principes relatifs à l’IA.

Cette méthode a été conçue pour mettre en œuvre la recommandation de l’UNESCO, afin d’ offrira à la Tunisie un état des lieux de l’IA avec des indicateurs qualitatifs et quantitatifs, dans cinq dimensions clés, dont législative, socio-culturelle, infrastructurelle, économique et éducative.

Par Jean Materne Zambo, source : webmanagercenter.com

RD Congo : Le ministre des Finances lance 2 outils numériques pour moderniser la gouvernance financière

[DIGITAL Business Africa] – Doudou Fwamba veut faire de la transparence son leitmotiv. Le ministre des Finances a lancé deux outils numériques en vue de moderniser la gouvernance financière. C’était au cours d’une cérémonie qu’il a présidée à Kinshasa ce 24 septembre 2025. Le premier outil est le portail de suivi des projets et programmes financés par les partenaires techniques et financiers.

Le deuxième est un logiciel de digitalisation de la procédure de prise en charge de la fiscalité indirecte des marchés publics à financement extérieur. Accompagné d’un programme de formation des utilisateurs, ce système ambitionne de rationaliser les interventions de l’État et de garantir une traçabilité accrue des exonérations fiscales.

Deux innovations qui devraient permettre de mieux superviser l’exécution des projets, de corriger les écarts de gestion et d’assurer une traçabilité optimale des ressources « Ces outils ne sont pas de simples innovations techniques, ils marquent un changement de méthode et de culture », a rappelé le ministre des Finances.

Doudou Fwamba a invité les uns et les autres à un engagement collectif pour en garantir le succès du projet. D’autant qu’il s’inscrit dans la vision portée par le président de la République, S.E Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui a fait du numérique un levier stratégique pour la transformation de l’action publique. Selon le ministère des Finances sur son compte X , le gouvernement, à travers ces initiatives, renforce son engagement en faveur de la transparence et de la redevabilité dans la gestion des financements extérieurs.

Le portail devant contribuer à donner une visibilité accrue aux citoyens et aux élus sur la performance des projets. Quand le nouveau logiciel, lui, réduira les retards, limitera les pertes pour l’État et facilitera le suivi des dépenses fiscales. Fini donc les problématiques rencontrées dans l’ancien système, essentiellement manuel.

Les usagers ne pourraient plus faire face aux retards dans les procédures, aux risques de pertes de documents. Bonne nouvelle aussi, les attestations de prise en charge pourront être délivrées plus rapidement, au bénéfice des bailleurs et des gestionnaires de projets.

Par Jean Materne Zambo, source : @financesrdc (X)

Afrique Centrale : La CEEAC et la CEA envisagent une feuille de route régionale sur le commerce en ligne

[DIGITAL Business Africa] – L’ E-commerce était au centre des discussions à Douala, Cameroun. Un atelier régional pour examiner l’avant-projet de politique et de loi-cadre sur le commerce électronique s’y est tenu du 23 au 24 septembre 2025. Les travaux avaient pour but d’ « harmoniser les règles et créer un cadre propice au développement du numérique dans la sous-région », rapportent nos confrères de knews24.com.

La même source indique qu’après validation des conclusions de l’atelier par le Conseil des ministres et à la Conférence des chefs d’État de la CEEAC, une feuille de route régionale sera élaborée. Elle permettra d’ encadrer et de stimuler le commerce en ligne dans la sous-région Afrique centrale.

Trois axes majeurs ont eté abordés au cours de l’atelier. Notamment la politique inclusive de développement du commerce électronique, l’ avant-projet de loi-cadre destiné à harmoniser les réglementations nationales. Et enfin, le rapport ARIA 11, document de référence sur l’intégration régionale en Afrique.

L’atelier a été organisé par la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC) avec l’appui de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA), et a réuni les hauts responsables et experts du secteur. Au rang desquels Guisseppe D’Arongo, représentant du Bureau sous-régional de la CEA, Jacob Kotcho Bongkwaha, Directeur du Marché Commun de la CEEAC, entre autres.

Une politique régionale cohérente et inclusive était nécessaire eu égard au potentiel de la transformation numérique dans la sous-région. Selon uneca.org, le taux de pénétration des abonnés mobiles est passé de 18% à 42% entre le début de la dernière décennie et 2019, et il devrait atteindre 46 % d’ici 2025.

La source ajoute que le nombre d’utilisateurs d’Internet mobile est estimé à 52 millions en 2020, avec une prévision de 86 millions d’ici 2025, représentant 36 % de la population. Cette évolution ouvre des perspectives importantes pour le développement du commerce électronique dans la région.

Par Jean Materne Zambo, sources : knews24.com, uneca.org

Sénégal : Bill Gates promet 10 millions de dollars pour stimuler le New Deal Technologique

[DIGITAL Business Africa] – Un partenaire de plus pour accélérer le New Deal Technologique. Bill Gates, patron de Microsoft et de la fondation qui porte son nom (la Bill & Melinda Gates Foundation) a été reçu cette semaine du 22 septembre 2025 par le président de la République du Sénégal, S.E. Bassirou Diomaye Faye.

Les deux hommes et leurs collaborateurs se sont rencontrés en marge de la 80ᵉ Assemblée générale des Nations Unies, tenue à New York, USA. Au rang des collaborateurs du président de la République, figure le ministre de la Communication, des Télécommunications et du numérique. Alioune Sall a présenté, comme il en a l’habitude, les grands axes du New Deal technologique, initiative majeure du chef de l’État pour accélérer la transformation numérique du Sénégal.

Pour donner un coup d’accélérateur un accord a été conclu entre la fondation Gates le président sénégalais. Le partenariat prévoit un appui de 10 millions de dollars en provenance de la fondation.Ce partenariat, selon le site de la présidence du Sénégal, permettra de déployer une identité numérique universelle, de créer un hub d’intelligence artificielle au service de l’innovation dans la santé et l’agriculture, ainsi que de mettre en place une Delivery Unit garantissant transparence et efficacité.

La même source rapporte qu’« en renforçant leur collaboration, le Sénégal et la Fondation Gates ouvrent une nouvelle ère, visant à positionner notre pays comme un pôle africain de l’innovation numérique et à offrir à chaque citoyen des opportunités concrètes dans un avenir inclusif et prospère. Le MCTN quant à lui est certain qu’« à travers cette collaboration renforcée, le Sénégal se positionne comme un futur pôle africain de l’innovation numérique, en offrant à chaque citoyen des opportunités inclusives et durables ».

À propos de la fondation de Bill Gates

La Fondation investit de deux manières : à travers des subventions et des investissements. Dans le premier cas, elle finance les organisations afin de réaliser un impact mesurable dans la lutte contre la pauvreté, les maladies et les inégalités dans le monde. Il s’agit de son principal mécanisme de financement, représentant plus de 90 % de ses dons caritatifs.

Pour ce qui est des investissements stratégiques, la fondation finance des entrepreneurs, des entreprises et d’autres organisations afin de créer des incitations qui exploitent le pouvoir de l’entreprise privée pour générer des changements au profit de ceux qui en ont le plus besoin.

La fondation collabore avec des organisations locales et internationales, comme l’Agence française de développement (AFD) et la Banque africaine de développement (BAD), et a récemment ouvert des bureaux régionaux, notamment à Dakar, pour renforcer ses actions sur le continent africain.

Par Jean Materne Zambo, sources : MCTN, presidence.sn, gatesfondations.org

FASUCE/Congo : Louis-Marc Sakala inaugure une nouvelle infrastructure numérique à Yanga

[DIGITAL Business Africa] – La localité de Yanga, département du Kouilou, se dote d’une nouvelle infrastructure numérique. Le secrétaire du Comité du Fonds pour l’Accès et le Service universels des Communications électroniques (FASUCE) a procédé à l’inauguration de cet équipement de dernière génération mardi 23 septembre 2025 en présence du président du Comité du Fonds, Luc Missidimbazi ainsi que de plusieurs autorités locales.

L’initiative parrainée par le préfet du Kouilou, Paul Adam Dibouilou, marque, selon l’ARPCE Congo, une étape décisive pour l’inclusion digitale des populations rurales de cette localité. De l’avis du régulateur des télécommunications, cette localité est chère au Premier ministre, chef du gouvernement Anatole Collinet Makosso, qui voit en cette infrastructure numérique un prolongement naturel du projet « nouveau village innovant de Yanga ».

Le secrétaire du Comité du Fonds, Louis-Marc Sakala, a précisé que cette nouvelle infrastructure numérique est alignée sur la volonté du président de la République S. E. Denis Sassou N’Guesso d’inclure numériquement tous les Congolais. « Avec ce site, nous matérialisons la vision du Président de la République d’un Congo numériquement inclusif où aucune localité ne reste à l’écart du progrès technologique », a-t-il déclaré.

Le Fonds vit le jour suite à la promulgation de la loi n° 9-2009 du 25 novembre 2009. Cette loi indique que le Fasuce est administré par l’Agence de Régulation des Postes et des Communications électroniques. Le Fasuce vise à réduire la fracture numérique et à favoriser l’inclusion sociale au Congo.

L’initiative devrait connecter à Internet et à la téléphonie mobile les communautés rurales, isolées et d’autres couches défavorisées de la population. Mieux, il devrait offrir à toutes tes populations, sur l’ensemble des 342 000 km2 du territoire congolais, la possibilité de bénéficier pleinement, sans discrimination aucune, des services liés aux communications électroniques. Le Fasuce a aussi pour cible, en dehors du grand public, la jeunesse scolarisée. Le Fonds a aussi été créé pour l’installation des salles multimédia dans différents établissements scolaires (collèges, lycées et universités) du Congo. Cela pour favoriser l’épanouissement de notre jeunesse grâce à un accès gratuit et régulier aux outils informatiques.

Par Jean Materne Zambo, source : ARPCE Congo

Algérie : Le gouvernement s’abonne aux créateurs de contenu pour développer le paysage numérique

[DIGITAL Business Africa] – Deux ministres algériens étaient à l’écoute des créateurs de contenu. Le ministre de la Poste et des Télécommunications, Sid Ali Zerrouki, et le ministre de la Communication, Zoheir Bouamama, ont présidé, ce 23 septembre 2025 à Alger, une consultation avec des créateurs de contenu et des acteurs du numérique.

Selon le communiqué du ministère de la Poste et des Télécommunications, Sid Ali Zerrouki et le ministre de la Communication, ces acteurs majeurs du numérique représentent différentes wilayas du pays et divers domaines. Ils sont associés à la stratégie gouvernementale pour élaborer une vision commune contribuant au développement du paysage numérique en Algérie, au service de l’intérêt du pays.

Le ministre de la Poste et des Télécommunications, Sid Ali Zerrouki Zerrouki a salué le grand nombre de créateurs de contenu ayant exprimé leur volonté de participer à cette rencontre. De plus, le membre du gouvernement a par ailleurs annoncé l’organisation d’une autre rencontre d’ici la fin de l’année en cours ou, au plus tard, au début de l’année prochaine, qui « regroupera un grand nombre de créateurs de contenu en Algérie, et constituera une occasion d’ouvrir un débat plus large autour des différents défis ».

Pour le ministre de la Communication, Zoheir Bouamama, la création de contenu a valeur de « transformation radicale du paysage médiatique national et international ». Selon lui, le contenu numérique étant devenu aujourd’hui « un outil influent dans la formation de l’opinion publique, la transmission du savoir et la valorisation de l’identité nationale.

« Cette réalité impose à ses acteurs de respecter des critères de qualité et de crédibilité, ainsi que des valeurs éthiques, à travers la production d’un contenu pertinent et de qualité, conforme aux normes internationales et préservant nos valeurs authentiques », a-t-il déclaré.

Le ministre Zoheir Bouamama a indiqué que l’organisation de cette rencontre s’inscrivait dans le cadre d’ »une vision commune entre les deux ministères, visant à accompagner la révolution numérique et à soutenir toutes les initiatives qui confortent la place de l’Algérie dans cet espace numérique et contribuent à la diffusion d’une image positive du pays ».

Lors des échanges, les deux parties ont abordé la question de l’appui des créateurs de contenu. Les créateurs de contenus ont déploré le déficit de structures d’accompagnement et la mauvaise qualité des services internet. Des ateliers pratiques ont abordé l’organisation du contenu numérique ainsi que ses aspects juridiques et économiques.

Par Jean Materne Zambo

Cameroun : « Tuée » par sa fille sur les réseaux sociaux pour avoir un soutien financier

[DIGITAL Business Africa] – Paricide virtuel. Le titre s’accommode bien de l’histoire de Ginette Charlotte Beyem Moangoulou, “tuée” sur les réseaux sociaux pourtant encore en vie. Tout est parti d’une vidéo postée sur la page Facebook de l’abonné Roche le Mbamois ce mercredi 24 septembre 2025. Cybercrime ou fausse histoire. Le post génère du trafic sur plusieurs pages, dont celle de Slaybabe. Sur ce mur, il fait plus de 3326 likes, 1,1K de commentaires et est partagé plus de 243 fois. C’est dire l’intérêt que l’histoire digne d’un film d’arnaqueurs suscite.

Dans la vidéo d’une minute et quelques secondes, on peut voir la fille mise en cause échanger avec une dame aux mêmes rondeurs que la dame sur le programme des obsèques. Celle-ci sermonne la fille en question en désignant une dame assise de profil, visage caché et faisant des tresses à une petite fille. Visiblement, on aurait là la « meurtrière » éplorée, qui nie en bloc cette affaire, et reconnait néanmoins avoir dit à une de ses proches que sa maman était malade.

En face d’elle, sa tante qui ne boit pas de ce vin. Incrédule et d’un ton véhément, elle condamne l’acte de sa nièce et lui recommande d’aller faire excuse dans tous les groupes ( WhatsApp )où le faire-part a été transféré. Tout ceci sous le regard effaré de la « mort-vivante » et de sa petite-fille.

Parlant de faire-part, il est soigneusement élaboré. Photos chics, plan de localisation, biographie, programme des obsèques, témoignages, la date de naissance et de décès (17 juillet 1977-18 août 2025), tout y est. Comme si cela avait imprimé à l’initiative d’une personne très proche de la belle et ravissante Ginette Charlotte Beyem Moangoulou.

Pour certains, l’argent pervertit la jeunesse. Et c’en a été le cas avec cette jeune fille. Pour d’autres, comme le compte chronique du Cameroun, il y a des cas encore pires.

« Elle au moins c’est sa mère. Je me souviens en 2020 dans mon université, une fille avait fait croire à tout le monde qu’elle était morte de coronavirus. Genre elle écrivait sur WhatsApp à tout le monde avec un numéro Camtel se faisant passer pour son frère.

On était en confinement, personne ne pouvait aller chez elle. Maman, quand l’école avait réouvert, on l’a seulement vu débarquer, tout le monde était choqué, même l’administration. On a appelé ses parents. Quand on confronte Madame, elle dit tout simplement qu’elle s’ennuyait, elle voulait voir si les gens l’appréciaient. Celle-ci au moins elle voulait l’argent ».

Échec cuisant et honte de la part de la jeune fille si les accusations sont fondées. Une hypothèse à ne pas écarter quand l’on sait que les deuils au Cameroun rapporttent de l’argent en raison des contributions financières des proches aux familles endeuillées. Mais du côté du public, des internautes, partager la vidéo, encore moins le programme des obsèques contenant les informations de la dame et de sa famille pourrait porter atteinte à l’image conformément au Code pénal.

Au Cameroun, les atteintes à l’image sont réprimées par la diffamation (Art. 305), qui est une allégation d’un fait précis portant atteinte à l’honneur ou à la considération, et l’injure, qui est une parole offensante sans allégation de fait. L’atteinte à la publicité, qui consiste à diffuser l’image, le nom ou le pseudonyme d’une personne identifiable sans autorisation (Art. 300), est également réprimée.

Par Jean Materne Zambo, source : Slaybabe, Roche le Mbamois

Cameroun : Dominique Minyono, itinéraire du roi des réseaux sociaux devenu réalisateur

[DIGITAL Business Africa] – Dominique Minyono regarde l’avenir dans le viseur. Le fondateur des groupes KEREL ( environ +60.000 publications / mois) sur les plateformes digitales camerounaises s’apprête à vivre un moment marquant dans sa carrière de réalisateur. Son tout premier film « Je veux boza », entendez « je veux immigrer par la route », sera projeté ce 25 septembre 2025 à l’IFC Yaoundé.

Des réseaux sociaux au Cinéma, la migration s’est faite comme un jeu. Dominique Minyono, au bon milieu d’une jeunesse tournée de plus en plus vers le numérique, peut percevoir leurs pleurs et frustrations. D’où la sortie de ce court métrage, qui a reçu le parrainage du président de la FECAFOOT Samuel Eto’o. Mais loin d’être un long fleuve tranquille, la vie de Dominique Minyono a connu des hats et des bas.

« En 2012, j’étais directeur général d’une entreprise financière. Hélas mon père a été atteint d’un cancer. J’ai dû démissionner pour m’occuper de lui, pensant qu’il guérirait, et que j’aurais le temps de retrouver ma vie meilleure. Hélas il décéda, et je me retrouvais au chômage. Sans emploi, j’ai cherché ce que je pouvais faire pour toucher des millions de personnes.

C’est alors que je me suis inspiré de ce qui se faisait déjà en Occident, où des jeunes arrivaient à brasser de l’argent et à gagner leur vie grâce aux réseaux sociaux. Je m’y suis donc lancé, avec la réussite qui a suivi, inspirant désormais des millions de jeunes Camerounais et Africains qui à leur tour gagnent leur vie grâce aux réseaux sociaux ».

Peupah_Zouzoua, l’un de ses disciples, a tenu à rendre un hommage appuyé à son mentor dans un style loufoque dont lui seul a la maîtrise.

« Qui aurait cru que gérer des pages pouvait offrir tant d’opportunités ! Comme quoi il suffit d’avoir un peu de jugeote et une grande vision pour faire la différence même là où personne ne s’y attend… Toutes nos félicitations lopaire des enfants…]

« Lopaire » pour ainsi dire le père est un surnom que les membres des différents groupes que Dominique a créés utilisent. Tant, il a inspiré plus d’un.

« La plupart des influenceurs d’aujourd’hui sont issus de KEREL KONGOSSA qui a été la plateforme leader du Cameroun. Ce n’est qu’après qu’ils ont créé leur propre page. C’est dans ce sens qu’on m’appelle “Lopaire”.

En tant que l’un des pionniers parmi les influenceurs, j’ai montré le chemin à de nombreux jeunes et inspiré les autres sur comment gagner de l’argent, signer des contrats avec des multinationales, faire évoluer sa communauté…

Aujourd’hui, à leur tour ils sont devenus des icônes, mais n’ont jamais manqué de me donner beaucoup d’amour et de respect. Peupah Zouzouah, Noëlle Kenmoe, Albert Junior Mbog Mbog, Moustik Karismatik… »

Malgré que les plus jeunes soient sur ses traces, Dominique Minyono craint que ces derniers ne connaissent pas la même réussite que lui dans le domaine du numérique.

« Le véritable problème est justement qu’il n’y ait, à ce jour, toujours pas de médias sociaux africains de référence. Pourtant l’Afrique détient le plus fort taux de croissance numérique au monde, avec par exemple 75 % de l’expansion mondiale de la couverture internet en 2024.

Les autres continents le savent déjà, et commencent de plus en plus à venir conquérir le continent et sa population, la plus jeune au monde.

Nous devons ainsi prendre conscience de cette force et cet avantage que nous détenons, puis développer des applications, des fonctionnalités et des outils qui permettront à l’Afrique de surmonter le retard que nous avons. Nous en sommes capables, prenons conscience et mettons-nous au travail ».

Un travail qui devrait s’étendre aussi sur la qualité des contenus proposés par les entrepreneurs du web. Surtout avec l’échéance électorale qui approche à grand pas.

Par Jean Materne Zambo, source : journalletudiant.com

Présidentielle 2025/Cameroun : Pour un scrutin apaisé, l’association OMI mise sur les influenceurs web, la société civile et les autorités

[DIGITAL Business Africa] – « Les joutes électorales encensent les divisions ». Robert Roger Ngangue, ex-employé de l’ ONU au sein du département en Charge des opérations de maintien de la paix, sait que la violence en ligne ou en présentiel a fait son lit au Cameroun. Des observateurs de la scène politique mondiale estiment que l’élection présidentielle d’octobre 2025 a l’apparence d’ un facteur de division. Le responsable de l’association Ombudsman & Mediation Initiative (OMI) veut donc épargner le Cameroun de l’embrasement. Comme tous les candidats certainement. A l’instar du président sortant. S.E Paul Biya attire l’attention de ses followers et du peuple sur l’attitude « fair play » à adopter pendant le processus électoral sur son compte X ce 23 septembre 2025.

Date qui marque aussi le lancement de la campagne nationale pour la paix et la non-violence pendant l’élection présidentielle au Cameroun. Le thème central de cette initiative est « Give Peace a Chance in Cameroon in 2025 ». Loin d’être une manière d’encourager le musellement du peuple, dit Robert Roger Ngangue, la campagne est conçue, dit l’association Ombudsman & Mediation Initiative, pour prévenir les violences probables liées aux élections en sensibilisant les acteurs majeurs du processus électoral ainsi que les masses populaires sur la paix.

Parmi ces masses populaires, il y a les autorités, les influenceurs web et la société civile. À la question de savoir comment va s’opérer le casting des influenceurs web qui seront chargés de répercuter les messages de l’association OMI sur les plateformes digitales, Mostapha Ali, informaticien et membre du comité d’organisation de la campagne répond.

« Nous sollicitons les influenceurs pour la dimension informative et sensibilisatrice. Le comité de cette campagne va approcher les influenceurs qui, essentiellement, ne sont pas clivants, qui affichent aussi la neutralité. Vous savez, les drives qui peuvent être engagées par un influenceur n’engageront pas nécessairement l’organisation. C’est une campagne précise, avec une durée précise et une fiche technique qu’il va falloir respecter ».

Et la place de Meta, de l’ANTIC (gendarme de l’internet au Cameroun ? À cette inquiétude, Mostapha Ali répond qu’il n’est pas nécessaire d’aller vers META puisque la politique de groupe met déjà à l’index les pratiques qui sont aux antipodes du groupe. Notamment, les discours de haine. Mostapha Ali promet que l’association va associer les autorités telles que l’Agence nationale des Technologies de l’information et de la Communication (ANTIC), le Conseil national de la Communication (CNC), le ministère de l’Administration territoriale (MINAT).

La campagne compte trois leviers :

– Actions vers les cibles : rappeler que dans tous les cas, il y a toujours l’hypothèse du dialogue.

– Sensibilisation de masse populaire (affiches…).

– Médias : faire des journalistes, des influenceurs, des internautes des personnes engagées pour la paix.

La campagne va s’appuyer sur deux outils. Notamment le dialogue, la diplomatie de paix (aller vers tous ceux qui par leur colère s’affichent par leurs propos incendiaires). La campagne s’étend jusqu’au 22 novembre 2025. Elle espère toucher 5 millions de personnes indirectement et environ 500 acteurs influents et leaders d’opinion.

Par Jean Materne Zambo

« Nous avons été contactés par les Russes et avons rejoint les BRICS et la AI Alliance » : Rédouane El Haloui, président de la FAEN

[DIGITAL Business Africa] – Dans un entretien accordé lors de l’Assemblée générale du Réseau des Professionnels des TIC du Cameroun (REPTIC), Rédouane El Haloui, président de l’Association des Professionnels des Technologies de l’Information du Maroc (APEBI) et de la Fédération africaine des entreprises du numérique (FAEN), a révélé que la jeune organisation a récemment été sollicitée par la Russie et a intégré la dynamique des BRICS et de la AI Alliance.

En rappel, l’idée de créer l’Alliance BRICS+AI est née en 2019, lorsque le Fonds russe d’investissement direct (RDIF) a proposé pour la première fois de coordonner les efforts des pays BRICS dans le domaine de l’intelligence artificielle, peut-on lire dans des sites spécialisés. Après plusieurs années de consultations diplomatiques et d’experts, cette idée a finalement vu le jour : le 11 décembre 2024, lors de la conférence internationale « AI Journey » à Moscou, où le lancement BRICS+ AI Alliance a été annoncé.

Plus de 20 entreprises technologiques de six pays – la Russie, la Chine, l’Inde, le Brésil, l’Iran et les Émirats arabes unis – ont rejoint l’Alliance dès le début. Cette première vague s’est accompagnée de déclarations de soutien de la part de dizaines d’organisations internationales et d’entreprises actives dans les domaines des hautes technologies, de l’éducation, de la médecine, des télécommunications et des produits pharmaceutiques.

Parmi les participants notables, IGlobeNews cite Sber (la plus grande société financière et technique de Russie), des entreprises du portefeuille du RDIF, ainsi que des organisations de Chine et d’Inde spécialisées dans le développement de l’IA. D’autres entités, y compris des universités et autres centres de recherche, devraient rejoindre l’alliance dans un avenir proche, ecrit IGlobeNews.

Rédouane El Haloui pense qu’aujourd’hui, l’Afrique fait partie prenante pour évaluer le niveau d’éthique et de valeurs. « Il faut que les utilisateurs d’IA aient accès à une information avec l’éthique, les valeurs humaines, avec notre point de vue. Nous avons un positionnement pour pouvoir exprimer notre vision de l’éthique et les valeurs humaines qui nous ressemblent en tant qu’Africains. C’est au-delà de la technologie. On est vraiment dans la réflexion du référencement de notre identité et de notre culture dans ces IA qui sont en train de monter en puissance », expliquait il y a peu Redouane au sujet de la nécessité de rejoindre cette AI Alliance des Brics.

Une reconnaissance internationale de la FAEN

Créée grâce à la collaboration entre l’APEBI et le REPTIC, la FAEN se veut une plateforme panafricaine de lobbying et de coopération numérique. Son président a indiqué qu’au-delà de son ancrage africain, la fédération bénéficie désormais d’une visibilité sur la scène mondiale.

Composé pour l’instant de huit pays membres (dont le Cameroun, le Maroc, le Congo, le Nigeria, le Gabon, la Guinée Conakry, le Rwanda et Djibouti) ce réseau devrait mutualiser les efforts et défendre les intérêts de ses membres.

« Après la création de la fédération, nous avons été contactés par les Russes et avons rejoint les BRICS et la AI Alliance. J’ai rencontré le président Vladimir Poutine en décembre dernier, et j’étais là en tant que président de la Fédération africaine des entreprises du numérique (FAEN). J’ai bien fait comprendre aux BRICS que si chacun d’eux représente un pays, la Fédération africaine représente huit pays membres fondateurs, dont le Cameroun est partie prenante », a déclaré Rédouane El Haloui.

Une voix africaine dans les débats numériques mondiaux

Pour le président de la FAEN, cette reconnaissance internationale prouve quel’Afrique est capable de s’affirmer sans attendre le soutien extérieur. L’organisation entend jouer un rôle actif sur les grandes questions stratégiques, qu’il s’agisse de la gouvernance d’Internet, de l’économie numérique ou de la cybersécurité.

L’adhésion aux BRICS et les échanges avec la Russie renforcent cette ambition de faire de la FAEN un outil de représentation et de défense des intérêts africains, capable d’influer sur les grandes négociations internationales.

Des racines africaines solides

Si cette ouverture vers l’international impressionne, Rédouane El Haloui insiste sur l’importance des fondations africaines de la FAEN. L’alliance avec le REPTIC camerounais, initiée dès 2017 par une convention, a permis de bâtir un partenariat structurant.

L’APEBI a partagé son expérience organisationnelle et son modèle unique d’intégration des grandes entreprises, startups et surtout PME technologiques, considérées comme de véritables bâtisseurs du numérique.

Une ambition partagée : bâtir une Afrique numérique forte

Pour le président de l’APEBI et de la FAEN, l’avenir du continent repose sur une coopération renforcée et sur la capacité à développer ses propres solutions :

« Le REPTIC est un partenaire incontournable au Cameroun. Il est important pour nous que vous soyez forts afin que nous soyons forts ensemble, à l’échelle de notre continent », a-t-il lancé aux membres du réseau camerounais.

Vers un avenir panafricain

L’objectif est désormais de consolider la fédération, d’institutionnaliser un label pour les PME tech africaines et de poursuivre le lobbying au sein des instances régionales et internationales. La voix africaine, longtemps marginalisée dans les grandes décisions numériques, trouve ainsi un nouveau relais grâce à la FAEN.

Par Digital Business Africa

« Le REPTIC est un partenaire incontournable » : Entretien avec Rédouane El Haloui, président de l’APEBI et de la FAEN »

[DIGITAL Business Africa] – Lors de l’Assemblée générale du Réseau des Professionnels des TIC du Cameroun (REPTIC) le 12 juillet 2025 à Yaoundé, le président de la Fédération des Technologies de l’Information, Télécommunication et de l’Offshoring (APEBI), Rédouane El Haloui, est intervenu par visioconférence. Il est revenu sur la collaboration fructueuse entre l’APEBI et le REPTIC, un partenariat qui a conduit à la création en 2024 de la Fédération africaine des entreprises du numérique (FAEN).

Qui est Rédouane El Haloui ?

Rédouane El Haloui est une figure de référence de l’écosystème numérique marocain. Fort de plus de vingt-cinq ans d’expérience dans les technologies de l’information, les télécommunications et l’offshoring, il s’est imposé comme l’un des porte-voix les plus influents du secteur.

Président de l’Apebi, il défend une vision intégrant aussi bien les grands opérateurs que les startups et surtout les PME technologiques. Parallèlement, il est le fondateur et directeur général de RED TIC, une entreprise spécialisée dans les services numériques.

Réélu à la tête de l’APEBI en juillet 2024, Rédouane El Haloui bénéficie de la confiance renouvelée des professionnels du secteur de son pays. Sous son leadership, la fédération a lancé des initiatives structurantes, comme le Village de la Tech au GITEX Africa, destiné à valoriser l’innovation marocaine et à promouvoir l’export des PME technologiques.

Visionnaire, il porte également la stratégie nationale Maroc Digital 2030, qui vise à faire du Maroc un hub numérique régional. Pour lui, l’avenir du continent repose sur la capacité des pays africains à développer leurs propres solutions, à mettre en avant les PME et à coopérer dans le cadre d’instances fortes, capables de peser sur les décisions internationales.

Au-delà du Maroc, Rédouane El Haloui se positionne comme un artisan de l’intégration numérique africaine. Il milite pour une Afrique numérique forte, unie et indépendante, où les talents locaux construisent les solutions de demain.

Dans cet entretien, mené par Beaugas-Orain DJOYUM, président de l’Assemblée générale du REPTIC, Rédouane El Haloui met en lumière la structuration de l’APEBI, les ambitions de la FAEN, et insiste sur la nécessité pour l’Afrique de bâtir ses propres solutions technologiques et de parler d’une seule voix sur la scène internationale.

L’Afrique au cœur de la révolution numérique

Digital Business Africa : Rappelez-nous quelle est la nature du partenariat entre le REPTIC et l’APEBI ?

Rédouane El Haloui : À l’origine, une convention a été signée en 2017 avec la présidente de l’APEBI de l’époque, Saloua Karkri Belkeziz. Plus récemment, en 2022, j’ai présenté au Gitex Africa 2023 l’idée de créer une fédération africaine. Compte tenu de la relation historique que nous entretenons avec le REPTIC, c’était une suite logique. Le Dr Ing. Pierre-François Kamanou (Président du REPTIC, ndlr), que j’ai connu dans une autre vie, a été la pièce maîtresse de cette fédération.

Au-delà d’une simple convention, notre collaboration a abouti à des actions concrètes. Aujourd’hui, je peux fièrement dire que nous avons le statut officiel, reconnu par les Affaires étrangères marocaines, avec un courrier du ministre, M. Nasser Bourita, officialisant cette reconnaissance. Pour nous, c’est la preuve que sans attendre l’aide occidentale, nous, Africains, pouvons accomplir de grandes choses.

La Fédération africaine est un véritable outil de lobbying pour résoudre des problèmes comme celui d’Afrinic ou pour saisir des opportunités économiques, comme notre récent partenariat avec Smart Africa.

Plus encore, après la création de la fédération africaine, nous avons été contactés par les Russes et avons rejoint les BRICS et la AI Alliance. J’ai rencontré le président Vladimir Poutine en décembre dernier, et j’étais là en tant que président de la Fédération africaine des entreprises du numérique (FAEN). Donc, le Cameroun était représenté.

J’ai bien fait comprendre aux instances du BRICS que si chacun d’eux représente un pays, la Fédération africaine représente huit pays membres fondateurs, dont le Cameroun est partie prenante. Je pense que nous avons parcouru un long chemin et nous sommes vraiment reconnaissants de collaborer avec le REPTIC.

Digital Business Africa : L’APEBI est une grande fédération. Comment l’APEBI est-elle structurée, car d’autres peuvent s’inspirer des bonnes pratiques du Maroc ?

Rédouane El Haloui : Effectivement, l’APEBI a 36 ans. Elle a été créée en 1989 et a été à l’initiative de grands projets, comme le lancement des Technoparcs au Maroc en 2001, du GSM dans les années 90, et de l’Internet par satellite au début des années 2000. Aujourd’hui, nous employons plus de 130 000 personnes dans le secteur des technologies de l’information et générons plus de 5 milliards de dollars de revenus annuels. Notre structure est très solide.

Nous regroupons les trois opérateurs de télécommunications (Maroc Télécom, Inwi, Orange), les multinationales, les éditeurs de solutions comme Microsoft, SAP ou IBM, ainsi que les startups. Mais la particularité que nous avons développée, et dont nous avons longuement discuté avec Pierre-François Kamanou, c’est la place donnée aux PME tech.

Nous nous sommes rendu compte que ces entreprises, souvent là depuis longtemps, façonnent le paysage numérique sans être ni des multinationales, ni de jeunes startups. Ce sont de véritables bâtisseurs du numérique. Nous avons d’ailleurs lancé un “Village de la Tech” et nous travaillons à la création d’un label pour les PME tech.

Ce label est en cours d’institutionnalisation avec le gouvernement et les parlementaires pour qu’il soit reconnu par les instances publiques et privées, les banques et les bailleurs de fonds. Nous espérons qu’il sera opérationnel en janvier 2026 et nous voulons partager cette expérience avec nos pays frères africains, notamment le Cameroun.

Digital Business Africa : Quel est votre message aux membres du REPTIC ?

Rédouane El Haloui : Mon message est simple : l’Afrique est aux Africains. C’est un principe fondamental que je partage entièrement avec Pierre-François Kamanou. Vous avez la chance d’avoir un leader formidable. Pierre-François a joué un très, très grand rôle dans la fédération. Parfois, c’est nous qui lui demandons conseil. Nous ne sommes pas juste des donneurs d’ordres, nous sommes aussi preneurs de conseils. J’ai beaucoup appris de lui.

C’est une personne très sage et mature qui nous a beaucoup aidés, notamment dans nos échanges avec la Côte d’Ivoire et le Congo-Brazzaville.

J’ai beaucoup appris de vous avant de vous dire ce que nous pouvons apporter. Nous pouvons partager nos bonnes pratiques en termes d’organisation et de gouvernance. Nous avons des mécanismes financiers pour la fédération que nous sommes prêts à partager. Pour nous, vous êtes un partenaire incontournable au Cameroun. Il est important que vous soyez forts pour que notre continent soit fort.

Propos recueillis par Beaugas Orain DJOYUM

Cameroun : Le président Paul Biya raconté en BD par Manaouda Malachie, les coulisses du dessin numérique

[DIGITAL Business Africa] – Un stylet et une tablette pour ressasser les faits marquants de la carrière du président de la République, S.E. Paul Biya. « Le président Paul Biya en BD, itinéraire d’un homme d’État visionnaire » est paru officiellement ce 19 septembre 2025 à Yaoundé en présence des membres du gouvernement.

L’œuvre est du Dr Manaouda Malachie. Le ministre de la Santé publique livre ainsi son troisième ouvrage après « Les 200 plus belles citations de Paul Biya » paru aux éditions JAEGROUP en 2023 et « Solidarité internationale et devoir de paix » (Éd.Tropiques 2011). Cette fois, l’essayiste Manaouda Malachie a opté pour la bande dessinée pour marquer les esprits et s’imposer dans les librairies », a expliqué Valentin Siméon Zinga, journaliste et critique littéraire.

Pour réussir le défi de coucher les grandes lignes du parcours sur les feuilles d’une bande dessinée, l’auteur Manaouda a eu recours à des experts du dessin augmenté : Le Collectif Chid’art. Une équipe de trois dessinateurs dirigée par Jean Aimé Essama, alias Jaimes, dessinateur. Les experts s’accordent sur le fait que le dessin numérique est une technique artistique qui consiste à créer des œuvres directement sur un ordinateur ou une tablette à l’aide d’un logiciel de dessin et d’une tablette graphique, remplaçant les outils traditionnels comme le papier et les crayons.

« On a utilisé deux types de logiciels : Photoshop et CLIP STUDIO PAINT. Ce sont des logiciels qui nous permettent de gagner du temps. On dessine sur les tablettes graphiques. À base de référent, d’images », confie un membre de l’équipe des dessinateurs.

Le choix de la police de la BD revient à l’auteur. Choix original. Dans la salle du Hilton Hôtel lors de la cérémonie de dédicace, plusieurs étudiants en édition, des monteurs disent ignorer la police utilisée. Certains pensent que la police est créée par l ‘auteur. Après des recherches, l’on se rend compte qu’il s’agit de la police Classic Comic conçue par Patrick Griffin. Les dessinateurs révèlent que Manaouda Malachie a voulu retranscrire le caractère BD à travers cette police.

Quant aux couleurs, les caricaturistes disent avoir recherché l’harmonie visuelle. Cela en exploitant uniquement le rouge, le bleu, le noir visibles sur l’habillement du président de la République. Six mois. C’est le temps de réalisation de l’ouvrage. Peut-être qu’il aurait été moins long si Jaimes n’avait pas été victime de cambriolage en janvier 2025. Tous ses travaux, dit-il, avaient été emportés avec sa machine et son disque dur. Il a fallu presque tout recommencer à zéro.

La BD est pour le moment disponible à Yaoundé au prix de 25 000 Francs CFA. Une édition anglaise est disponible. Tout comme un coffret ayant deux versions Premium (anglais et français) au coût de 100 000 francs CFA.

Par Jean Materne Zambo

Jappcare Autotech : une solution locale pour la sécurité routière au Cameroun par Sinet Akih

[Digital Business Africa] – Les routes camerounaises font chaque année d’innombrables victimes en raison du mauvais entretien des véhicules. Déterminé à changer cette situation, Sinet Akih, chef de produit devenu entrepreneur, a lancé Jappcare Autotech, une plateforme technologique qui propose un suivi en temps réel, des calendriers d’entretien et des pièces de rechange afin de rétablir la sécurité au volant.

Les véhicules mal entretenus sont une cause silencieuse mais mortelle d’accidents de la route au Cameroun. Pour Sinet Akih, chef de produit devenu entrepreneur, ce défi représentait à la fois une mission personnelle et une opportunité commerciale. Sa réponse : Jappcare Autotech, une start-up conçue pour rendre l’entretien des véhicules plus intelligent, plus accessible et plus fiable.

S’attaquer à un problème national


Jappcare Autotech n’est pas une plateforme numérique comme les autres. Elle offre une surveillance en temps réel de l’état des véhicules, des calendriers d’entretien personnalisés et une place de marché intégrée pour les pièces de rechange. L’objectif est simple mais révolutionnaire : réduire le nombre d’accidents de la route liés à un mauvais entretien en fournissant aux conducteurs des données en temps réel et un accès plus facile aux pièces de rechange.

« Trop de vies sont perdues sur nos routes parce que les véhicules ne sont pas entretenus correctement. Jappcare veut changer cela en mettant la technologie au service de la sécurité », explique Sinet.

Grâce à sa solide expérience en marketing et gestion de produits, il a fait de Jappcare une entreprise évolutive et adaptée au contexte local, avec un potentiel d’expansion au-delà du Cameroun vers d’autres marchés africains confrontés à des problèmes similaires en matière de sécurité routière.

Au-delà des affaires : construire des écosystèmes


Si Jappcare est son projet phare, la vision plus large de Sinet en matière de technologie concerne également la création d’écosystèmes. En 2022, il a lancé le Bamenda Community Challenge (BCC) afin de doter les jeunes de la région du Nord-Ouest, touchée par les conflits, de compétences technologiques et entrepreneuriales. En deux éditions, le BCC a formé des dizaines de jeunes innovateurs, soutenu des idées commerciales par des prix en espèces et du mentorat, et attiré des centaines de participants et de dignitaires.

De Bamenda à la scène nationale


Sinet est également l’un des principaux organisateurs du Cameroon International Tech Summit (CITS), le plus grand événement technologique du pays. Le CITS rassemble des innovateurs, des investisseurs et des décideurs politiques afin d’accélérer la croissance numérique du Cameroun.

Une vision ancrée dans la pertinence locale


Grâce à Jappcare, Sinet Akih démontre que les start-ups africaines peuvent résoudre les problèmes africains tout en conservant une évolutivité mondiale. Sa mission est claire : sauver des vies, renforcer la sécurité routière et construire un modèle d’innovation qui commence au Cameroun mais s’adresse à tout le continent.

Par Digital Business Africa

Rwanda : Yves Iradukunda nommé ministre des TIC et de l’Innovation

[DIGITAL Business Africa] – Yves Iradukunda est aux commandes du ministère des TIC et de l’Innovation. Sa nomination est survenue le 18 septembre 2025. Il remplace Paula Ingabire, qui occupait jusque-là le poste de ministre de plein exercice dans ce portefeuille stratégique. Ce changement à la tête du département en charge des TIC advient au moment où le Rwanda entend accélérer sa transition numérique et affirmer son statut de hub technologique régional. Une mission que le nouveau promu ne redoute pas. Tant il s’était illustré dans le secteur du développement et de la philanthropie avant sa nomination.

Yves Iradukunda a notamment occupé les postes de directeur pays de l’Allan & Gill Gray Philanthropy au Rwanda et de directeur des opérations mondiales chez MASS Design Group, une organisation internationale de design et d’ingénierie sociale. Il s’est d’ailleurs dit « pleinement déterminé à tout donner pour façonner un avenir meilleur pour les Rwandais grâce aux technologies transformatrices ».

Le nouveau ministre des TIC et de l’Innovation devra jouer un rôle clé dans l’accélération des projets déjà en cours, visant à réduire la fracture entre zones urbaines et rurales, stimuler l’innovation locale et le développement de start-up, renforcer la cybersécurité et la souveraineté numérique, tout en accompagnant le développement des compétences de la jeunesse pour répondre à la demande croissante en talents dans le secteur.

Titulaire d’une licence en mathématiques et informatique de l’Oklahoma Christian University aux États-Unis, Yves Iradukunda a ensuite obtenu un MBA à l’African Leadership University School of Business, ainsi qu’un diplôme en innovation des services publics délivré par la Cambridge Judge Business School.

Par Jean Materne Zambo

RD Congo : Selon GSMA, le numérique pourrait générer 9,8 milliards de FC de croissance d’ici 2029, le plaidoyer des autorités

[DIGITAL Business Africa] – L’apport du numérique dans la croissance économique n’est plus à démontrer. C’est le cas en RD Congo. Le secteur pourrait générer 9,8 milliards de FC de croissance d’ici 2029. Chiffre révélé par le tout premier rapport sur l’économie numérique en République démocratique du Congo, publié ce 18 septembre 2025 par la GSMA dans le cadre du Sommet africain du numérique. Autre prévision du rapport, près de 9,7 millions de nouveaux citoyens pourraient accéder à l’internet mobile d’ici 2029.

Le rapport est intitulé « Stimuler la croissance économique par la transformation numérique », et est issu de l’étude sur la numérisation du marché de la République démocratique du Congo. Le secteur de la téléphonie mobile représente déjà 8 % du PIB congolais, et près de 70 millions d’abonnements ont été enregistrés à mi-2025. Selon le rapport, seuls 17 % des Congolais utilisent l’internet mobile, un taux bien en deçà de la moyenne africaine.

Les raisons à ces barrières sont connues. Le rapport de la GSMA évoque le coût élevé des services, la faible couverture réseau, la fiscalité désincitative, le manque d’infrastructures énergétiques et l’insuffisance de compétences numériques au sein de la population. Le rapport de la GSMA recommande cinq axes stratégiques pour redresser la barre.

D’abord, moderniser la fiscalité du secteur des télécoms pour alléger la pression sur les opérateurs et les consommateurs. Ensuite, améliorer la planification numérique et énergétique, notamment dans les zones rurales. Troisième priorité : développer les compétences numériques, en ciblant particulièrement les jeunes et les femmes, encore trop peu représentés dans l’économie numérique. Il est aussi crucial d’optimiser l’accès au spectre et de revoir les conditions de délivrance des licences. Enfin, l’intégration des services mobiles dans l’administration publique permettrait de démocratiser l’accès à des services essentiels comme la santé, l’éducation ou la finance.

Présent à l’évènement, le ministre de l’Économie numérique, Augustin Kibassa Maliba, a insisté sur la nécessité d’une coopération solide avec les partenaires africains et internationaux, invitant investisseurs, entreprises technologiques et bailleurs à unir leurs forces avec le Gouvernement à travers :

• des partenariats public-privé dans les infrastructures ;

• le financement de projets numériques inclusifs ;

• le renforcement des capacités locales, afin de permettre à la jeunesse congolaise de devenir l’avant-garde de cette révolution digitale.

Le DG de l’ARPTC Christian Katendé, a quant à lui rappelé à l’assistance que pour la République démocratique du Congo, il ne s’agit pas seulement de rattraper un retard, mais bien de saisir l’opportunité de transformer notre économie, de diversifier nos sources de croissance et de mieux valoriser nos ressources humaines et naturelles grâce au numérique.

Pour le gouverneur de la Banque centrale du Congo, André Wameso, seule la digitalisation peut permettre au Congo-Kinshasa de faire un bond substantiel pour lever ces défis structurels.

Par Jean Materne Zambo

Le Camerounais Thierry Hot nommé Conseiller exécutif du président de la Banque africaine de développement

[Digital Business Africa] – Deux semaines après la prise de fonction du Mauritanien Sidi Ould Tah à la présidence de la Banque africaine de développement (BAD) le 1er septembre 2025, le Camerounais Thierry Hot a rejoint la BAD en qualité de Conseiller exécutif du président. 

Ancien journaliste, entrepreneur et stratège reconnu dans le domaine des médias et de la communication en Afrique, il apporte à l’institution son expertise accumulée à travers des parcours diversifiés allant du journalisme (BBC, Africa24) à la direction d’organisations panafricaines (Rebranding Africa Forum, Samori Media Connection).

Dans une déclaration publiée sur son profil LinkedIn ce 19 septembre 2025, celui qui a activement contribué à l’élection de Sidi Ould Tah à la présidence de la BAD exprime son enthousiasme et son engagement :

« Servir l’Afrique, bâtir l’avenir. Rejoindre cette prestigieuse institution qu’est la Banque Africaine de Développement est pour moi bien plus qu’une responsabilité : c’est l’expression d’un engagement renouvelé à contribuer, avec conviction et détermination, à l’édification d’une Afrique plus résiliente, inclusive et tournée vers l’avenir. Je me réjouis d’unir mes efforts à ceux de femmes et d’hommes d’exception, dont le dévouement et l’expertise façonnent chaque jour les opportunités et la prospérité de notre continent. »

Le parcours de Thierry Hot : de la plume journalistique à la stratégie panafricaine

Thierry Hot, aujourd’hui Conseiller exécutif du Président de la Banque africaine de développement (BAD), est un acteur reconnu de l’écosystème médiatique et stratégique africain. Camerounais d’origine, il a construit un parcours riche et diversifié, au carrefour du journalisme, de la communication et du conseil stratégique.

Il débute sa carrière au BBC World Service en 2001, où il se forge une solide expérience dans le traitement de l’information internationale. En 2009, il rejoint Africa 24 au poste de Directeur d’édition, consolidant sa réputation de journaliste rigoureux et d’analyste averti des dynamiques africaines. Il occupera également la fonction de directeur de l’information à Africa 24

En 2010, Thierry Hot franchit un cap entrepreneurial en créant Samori Media Connection, basé à Bruxelles. Par cette structure, il lance le magazine panafricain Notre Afrik, qui s’impose rapidement comme une plateforme de réflexion sur les enjeux politiques et économiques du continent. 

Son sens de l’initiative et sa vision stratégique le conduisent, en 2014, à fonder le Rebranding Africa Forum, rendez-vous annuel devenu incontournable pour les décideurs, entrepreneurs et chercheurs autour de la transformation économique et sociale de l’Afrique.

Son engagement dépasse le journalisme : il a accompagné des institutions et gouvernements en tant que conseiller stratégique, notamment auprès de la Présidence du Burkina Faso sous l’ère Roch Marc Christian Kaboré de 2015 à 2021, et piloté le Pivotal Africa Network, réseau destiné à mobiliser les ressources et expertises au service de l’Afrique.

Sur le plan académique, Thierry Hot est titulaire d’un MBA en Management stratégique et intelligence économique de l’École de Guerre Économique (EGE) à Paris. Cette formation lui confère une double compétence : une capacité d’analyse fine des enjeux de gouvernance et une expertise en stratégie opérationnelle, qu’il met désormais au service du développement continental.

Reconnu pour son approche « afro-pragmatique », Thierry Hot a récemment été distingué en Mauritanie (juillet 2025), une reconnaissance qui s’ajoute à une carrière marquée par la volonté de « servir l’Afrique et bâtir l’avenir ». Le Président mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, l’a décoré le 18 juillet 2025 au rang de Chevalier de l’Ordre du Mérite national de Mauritanie, rendant ainsi hommage à son implication active à l’élection de Sidi Ould Tah à la présidence de la BAD.

« Cette distinction, reçue avec humilité et émotion, récompense la formidable campagne qui a contribué à l’élection du Dr Sidi Ould Tah à la présidence de la Banque Africaine de Développement. C’est une victoire pour l’Afrique, pour une certaine idée du leadership africain fondé sur la compétence, la rigueur et la vision », avait déclaré Thierry Hot.

Sa nomination aujourd’hui à la BAD traduit la volonté de l’institution d’intégrer des profils capables de renforcer son rôle moteur dans la construction d’une Afrique compétitive, résiliente et prospère.

Par Digital Business Africa

Bénin : la DGI dématérialise les timbres fiscaux et l’enregistrement des actes pour moderniser ses services

[Digital Business Africa] – Dans le cadre de sa politique de modernisation, la DGI a mis en place la dématérialisation du paiement et de l’apposition des timbres fiscaux, ainsi que de la formalité d’enregistrement des actes. Ces services sont désormais accessibles via la plateforme en ligne e-services.impots.bj. C’est ce qu’a annoncé ce 16 septembre 2025 à Cotonou, la Direction générale des Impôts (DGI) du Bénin engagée dans la digitalisation de ses procédures.

Comment ça marche ?

Fini le timbre physique et le cachet à la signature ! 

Un timbre électronique de 40 mm sur 30 mm est maintenant apposé sur le coin supérieur droit de chaque page des actes. Ce timbre électronique remplace non seulement le timbre physique, mais aussi le cachet du service qui incluait la date, le folio, la case, les droits payés, la signature physique et le cachet.

Vérifier l’authenticité d’un document

Pour assurer la fiabilité de cette nouvelle procédure, la DGI a mis en place un système de vérification simple et efficace. N’importe quel usager peut vérifier l’authenticité d’un document en utilisant le code QR qui y est apposé. Cette vérification se fait directement sur la page d’accueil du portail e-services.impots.bj, dans le module “authentifier un document”.

En cas de questions ou de besoin d’informations supplémentaires, le centre d’appels est disponible au 133.

Cette initiative, signée par le Directeur général des Impôts, Nicolas YENOUSSI, s’inscrit pleinement dans la volonté du gouvernement béninois de simplifier l’accès aux services publics et de réduire les procédures administratives traditionnelles grâce à la technologie. Elle marque un pas de plus vers une administration plus efficace et résolument tournée vers le numérique

Une administration à l’écoute de la démocratie

Parallèlement à cette initiative, la DGI a démontré sa capacité d’adaptation en modifiant sa plateforme de demande de quitus fiscal (quitus.impots.bj). Cette décision, prise le 17 septembre 2025 à la suite d’une rencontre avec la Commission nationale électorale (CENA), répondait à une requête du parti d’opposition “Les Démocrates”, dirigé par l’honorable Nourénou Atchadé. Le parti avait demandé à ce que le type d’élection pour lequel le quitus est demandé soit précisé sur la plateforme.

La DGI a justifié ce changement par la nécessité de traiter les demandes par ordre de priorité, car les dates de dépôt des dossiers à la CENA varient selon les élections. Cette flexibilité illustre la volonté du Bénin de simplifier son administration tout en restant à l’écoute des revendications de la société civile.

Ces réformes s’inscrivent dans une stratégie plus large, entamée en 2016, visant à simplifier le système fiscal, moderniser la collecte des impôts et élargir l’assiette fiscale. Le nombre de taxes a ainsi été réduit de 48 à 32 en 2025. Le gouvernement mise avant tout sur la digitalisation, avec des outils comme la facturation électronique, l’immatriculation en ligne et les déclarations dématérialisées.

Par Digital Business Africa

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