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Paiements numériques : les 10 grands avantages de la plateforme interopérable PI-SPI selon la BCEAO

[DIGITAL Business Africa] – La Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a officiellement lancé, le 30 septembre 2025 à Dakar, la Plateforme Interopérable du Système de Paiement Instantané (PI-SPI). Il s’agit d’une innovation majeure qui propulse l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) dans une nouvelle ère financière.

Fruit d’une conception 100 % interne et inédite dans l’espace UEMOA, cette innovation permet désormais des paiements instantanés, sécurisés, interconnectés et gratuits pour les particuliers.

La PI-SPI, développée entièrement en interne par les ingénieurs de la Banque centrale, se veut un bien public régional au service de l’inclusion financière, de la compétitivité des entreprises et de la souveraineté technologique africaine.

Le gouverneur Jean-Claude Kassi BROU a détaillé, lors de la cérémonie de lancement, les dix avantages clés de cette plateforme régionale qui promet de révolutionner les paiements numériques, stimuler l’inclusion financière et renforcer l’intégration économique en Afrique de l’Ouest.

Digital Business Africa vous présente les dix avantages clés soulignés par le gouverneur Jean-Claude Kassi BROU.

1️⃣ Interopérabilité et accessibilité universelle

Avantage : La PI-SPI permet à tout utilisateur d’envoyer ou de recevoir de l’argent, quel que soit le pays, la banque ou l’opérateur. Elle brise les barrières entre les systèmes bancaires et les services de mobile money.

 « Chacun peut envoyer ou recevoir des fonds à tout moment, sans se soucier de la banque, de l’institution de microfinance, de l’émetteur de monnaie électronique ou du pays du bénéficiaire. »

2️⃣ Gratuité et instantanéité pour les particuliers

Avantage : Les particuliers bénéficient de paiements gratuits, instantanés et disponibles 24h/24. C’est un progrès concret pour des millions de citoyens et familles dans l’Union.

 « La gratuité des transactions initiées par les particuliers, combinée à la garantie d’un dénouement instantané, représentera, pour de nombreuses personnes et familles, un progrès significatif, améliorant concrètement leur quotidien. »

3️⃣ Renforcement de l’inclusion financière

Avantage : Le Gouverneur a replacé la PI-SPI dans la stratégie de bancarisation régionale. Cette plateforme contribuera à étendre encore l’accès aux services financiers dans les zones rurales et informelles.

 « PI a pour objectifs de renforcer l’inclusion financière, réduire l’usage des espèces fiduciaires, promouvoir l’innovation et consolider l’intégration économique et financière de l’Union. »

4️⃣ Simplification de la vie quotidienne et réduction du cash

Avantage : La BCEAO entend faire du paiement numérique un bien public, à coût compétitif et accessible à tous. Une manière d’alléger les transactions et de réduire la dépendance à la monnaie fiduciaire.

 « Il s’agit de faire des paiements numériques un véritable bien public, accessible à tous, à des coûts compétitifs, et un vecteur de progrès. »

5️⃣ Développement du commerce et formalisation du secteur informel

Avantage : Grâce à un QR code standardisé, tout commerçant peut accepter les paiements de tout client, quel que soit le prestataire. C’est une révolution pour le commerce de proximité et les PME.

 « Le QR code standardisé permet d’encaisser les paiements de tous les clients, quel que soit le prestataire de services de paiement, ouvrant ainsi la voie à l’essor du commerce régional à l’échelle de l’Union. »

6️⃣ Productivité et compétitivité accrues pour les entreprises

Avantage : La PI-SPI automatise les flux financiers, raccourcit les délais de règlement et renforce la traçabilité, gages de compétitivité et de fiabilité accrues.

« PI facilite l’automatisation des encaissements et des décaissements, optimise la gestion de la trésorerie et raccourcit les cycles de règlement, tout en renforçant la fiabilité des processus internes. »

7️⃣ Nouvelles opportunités pour les banques et institutions financières

Avantage : Les banques, microfinances et établissements de paiement voient leurs charges opérationnelles réduites, leurs services élargis et leur base clientèle accrue.

« PI rationalise les charges opérationnelles, élargit l’offre de services financiers et la base de clients, créant de nouvelles opportunités de développement de leurs activités. »

8️⃣ Un moteur d’innovation pour les Fintech et start-ups

Avantage : Les jeunes pousses de la Fintech pourront développer des applications innovantes sur une interface standardisée, sans passer par des accords bilatéraux coûteux.

 « La plateforme offre une interface standardisée qui permet de concevoir et de déployer des services à valeur ajoutée, sans besoin de recourir à des accords bilatéraux multiples. »

« Cette ouverture réduit les coûts d’intégration et les barrières à l’entrée, stimule la concurrence et favorise l’émergence de champions régionaux capables de proposer des services financiers innovants. »

9️⃣ Un canal stratégique pour les États et Trésors publics

Avantage : Les administrations publiques pourront utiliser la plateforme pour le paiement des salaires, aides sociales, pensions et impôts. Cela réduira les délais et les coûts de collecte et de paiement.

« PI constituera un canal centralisé et interopérable pour le paiement des salaires, des aides sociales et d’autres engagements financiers, de même que le recouvrement des créances publiques. »

« Ces avantages permettront également de réduire notablement les délais et les coûts de recouvrement des recettes fiscales et de faciliter le suivi des dépenses publiques. »

Fierté technologique : une conception 100 % interne et africaine

Avantage : La BCEAO a fait le choix audacieux de concevoir la PI-SPI avec ses propres ingénieurs. Un pari gagnant sur la compétence africaine et la souveraineté numérique.

« Pour réaliser ce projet, nous avons mobilisé nos jeunes talents, des ingénieurs issus des meilleures écoles et universités de l’Union, dirigés par les équipes de la Banque Centrale et guidés dans leur mission par Monsieur Abdoulaye SECK, alors Secrétaire Général de la BCEAO, ici présent. Je voudrais saluer ce pari de l’excellence et de la confiance dans les ressources humaines de l’Union qui a porté ses fruits.

Je rends hommage aux membres de l’équipe projet pour leur engagement exemplaire et leur sens du devoir. Pendant plusieurs mois, ils ont tenu le cap, orchestrant les ateliers techniques, conduisant les tests, appuyant les participants dans leurs travaux d’intégration, dans le respect des meilleures pratiques en la matière. Leur professionnalisme et leur sens des responsabilités nous procurent une grande satisfaction », s’est félicité le gouverneur.

Vers une Afrique de l’Ouest sans friction

Avec la PI-SPI, la BCEAO ouvre une nouvelle ère du paiement numérique en Afrique de l’Ouest. En favorisant des transactions rapides, gratuites et interopérables, elle met l’innovation technologique au service de la croissance inclusive. « Adoptons le réflexe PI. », a encouragé Jean-Claude Kassi BROU, gouverneur de la BCEAO, qui a par ailleurs exprimé la gratitude de la Banque centrale à la Fondation Gates, dont l’appui financier a été déterminant, de la conception au déploiement de la Plateforme Interopérable du Système de Paiement Instantané, PI-SPI.

« Je suis reconnaissant à la Banque Africaine de Développement pour l’accompagnement qu’elle a apporté à ce projet, dans son rôle d’administrateur des ressources de la Fondation Gates », a précisé le gouverneur.

Par Beaugas-Orain DJOYUM

Lettre ouverte aux candidats à l’élection présidentielle du 12 octobre 2025 au Cameroun

[Digital Business Africa – Avis d’expert*] – Objet : Faire du numérique un levier central du développement national et de l’intégration régionale CEMAC. 
Chers Candidats, Le 12 octobre 2025, les Camerounaises et Camerounais se rendront aux urnes pour élire celui ou celle qui portera les aspirations d’un peuple jeune, créatif et déterminé à bâtir un avenir prospère. À ce moment décisif de notre histoire collective, nous vous adressons cette lettre ouverte pour poser un défi majeur : que le numérique devienne la matrice et le fil conducteur de toutes vos politiques publiques et de tous vos projets de développement.

Pourquoi ce défi ?  

 
Le Cameroun dispose d’un potentiel exceptionnel : une population dynamique, une jeunesse avide de formations, d’apprentissages et d’innovations, une position géographique centrale au sein de la CEMAC, et des ressources naturelles et humaines considérables. Pourtant, sans une intégration résolue des outils numériques, nos projets de modernisation risquent de demeurer fragmentés, coûteux et décalés par rapport aux besoins réels des citoyens.
Le numérique, s’il est pleinement intégré :
  • Optimisera les services publics (éducation, santé, justice, fiscalité, sécurité sociale) grâce à la dématérialisation et à l’interopérabilité.
  • Dynamisera l’économie nationale en facilitant l’entrepreneuriat, l’inclusion financière, la traçabilité des échanges et la compétitivité des entreprises.
  • Renforcera la gouvernance par la transparence, la lutte contre la corruption et l’évaluation en temps réel des politiques publiques.
  • Bénéficiera de l’énorme potentiel des nouveaux emplois autour de l’IA.
  • Accélérera la mise en marche effective de la CEMAC, en fluidifiant la circulation des biens, des personnes, des capitaux et des services, grâce à des plateformes interconnectées entre États membres.

Notre appel  

 
Nous vous invitons, chers candidats, à amender et inscrire clairement dans vos programmes :
1. Un conclave de réalisation numérique national ambitieux, couvrant d’une part les secteurs prioritaires (infrastructures, éducation, énergie, administration, agriculture, santé, industrie) ; et d’autre part œuvrant à…
2. La formation massive de la jeunesse et des actifs actuels aux compétences digitales et à l’intelligence artificielle, afin de transformer le potentiel démographique en richesse économique.
3. Un cadre réglementaire moderne, garantissant la protection des données, la cybersécurité et la confiance numérique.
4. Une vision régionale alignée sur l’intégration CEMAC, afin que le Cameroun devienne moteur d’un marché unique numérique en Afrique centrale à minima.

Conclusion : la leçon du colibri  

Un jour, dit la légende, un incendie ravagea la forêt (camerounaise). Tous les animaux fuyaient, sauf un colibri qui, allant et venant, déposait quelques gouttes d’eau sur les flammes. « Colibri, tu es fou ! » lui dit le lion. « Ce n’est pas avec ces gouttes que tu éteindras le feu. » Et le colibri répondit : « Je sais, mais je fais ma part. »
Candidats, le Cameroun mérite des projets visibles, justes et efficaces. Le numérique peut tout changer et rendre nos services meilleurs en éliminant beaucoup de maux. Comme le colibri face au feu : faites votre part, pour que notre pays avance et la CEMAC… Aussi.
Respectueusement,
Conseil en Stratégie de transformation numérique

Côte d’Ivoire : ST Digital du Camerounais Anthony Same inaugure un datacenter Tier III

[DIGITAL Business Africa] – ST Digital, l’entreprise camerounaise, rejoint RAXIO Americano-Hollandaise. Après le lancement du tout premier Data Center Tier III de Côte d’Ivoire en septembre 2024, c’est au tour de ST-Digital, spécialisée dans les services numériques, d’inaugurer un autre Data Center Tier III. La cérémonie d’inauguration a eu lieu le 2 octobre 2025 dans le quartier de Grand-Bassam comme il y a un an.

Pour le directeur général de ST Digital, Anthony Same, cette infrastructure nouvellement acquise donne un autre visage à l’écosystème du numérique ivoirien.

 

« Avec cet outil, notre dynamique numérique prend une nouvelle dimension. Dans un contexte où la numérisation s’accélère et où les cyberattaques se multiplient, disposer d’infrastructures locales est indispensable pour protéger nos données », indique Anthony Same, directeur général de ST Digital.

Des mots qui résonnent comme ceux de Kalil Konaté, ministre de la Transition numérique et de la Digitalisation de Côte d’Ivoire prononcés il y a un an.

« Cette infrastructure représente une avancée majeure dans la mise en œuvre de la stratégie de développement du numérique de notre pays », a-t-il indiqué en ajoutant que la Côte d’Ivoire se positionne comme un hub technologique régional et un acteur clé de l’économie numérique dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) ».

ST Digital ne va pas s’arrêter aux rives de la Côte d’Ivoire, du Cameroun, du Togo ou encore du Congo. Anthony Same et les membres de l’équipage ont déjà fixé le cap sur le Gabon. Le 13 février 2025, ST-Digital a annoncé l’acquisition d’un site dans la zone économique spéciale de Nkok (GSEZ), située à 27 km de Libreville, au Gabon, pour la construction d’un datacenter écoresponsable.

A propos de ST Digital

L’entreprise a été créée en avril 2017, ST Digital est présente dans sept pays en Afrique (Cameroun, Gabon, Congo, Côte d’Ivoire, Togo, Bénin et RDC). Elle propose une panoplie de services numériques, dans les domaines de l’intelligence artificielle, la cybersécurité, le développement d’applications, les services de conseil en transformation digitale et d’intégration, la formation, le cloud. ST Digital est d’ailleurs le concepteur de la première plateforme cloud 100% africaine,

Par Jean Materne Zambo

RD Congo : Les projets numériques du PNN Horizon 2025 passés au scanner

[DIGITAL Business Africa] – Membres du gouvernement, d’institutions et acteurs du secteur numérique sont réunis Kinshasa. L’Agence pour le Développement du Numérique (ADN) et le ministère de l’Économie numérique tiennent ce mercredi 8 octobre 2025 un atelier de restitution consacré à la mise en œuvre du Plan national du Numérique (PNN) Horizon 2025.

L’objectif des travaux est d’évaluer l’avancement des projets numériques inscrits dans la stratégie nationale. Un point d’honneur sera mis sur la notion de redevabilité, inspirée de la norme internationale ISO 26000.

La redevabilité pouvant être définie, selon le document de présentation, comme l’état consistant, pour une organisation, à être en mesure de répondre de ses décisions et activités à ses organes directeurs, ses autorités constituées et, plus largement, à ses parties prenantes.

Le Plan national du Numérique est axé sur quatre piliers stratégiques : infrastructures, contenus, usages applicatifs, gouvernance et régulation. Il porte la stratégie de développement numérique à l’horizon 2025, avec un accent appuyé sur la modernisation des infrastructures ; l’extension de la couverture des télécoms et de l’accès au Numérique ; la sécurisation des voies et accès aux contenus numériques, etc.

Le programme résulte de la réflexion amorcée dans le cadre de l’Atelier de Validation du Plan national du Numérique « Horizon 2025 » qui s’est tenue à Kinshasa le 03 septembre 2019.

Grâce à cette initiative, la RDC entend accélérer sa transformation digitale, renforcer son écosystème technologique et promouvoir l’accès aux services numériques.

Par Jean Materne Zambo

Réseaux sociaux : TikTok soupçonné de promouvoir la pédopornographie, une enquête interne annoncée

[DIGITAL Business Africa] – Les jeunes utilisateurs de TikTok seraient incités à consommer de la pornographie sur le réseau social. Selon une enquête d’une ONG britannique, réalisée le 3 octobre 2025, les algorithmes de TikTok orientent les utilisateurs âgés d’au moins 13 ans vers des contenus pornographiques.

L’ONG dit avoir créé sept faux comptes d’adolescents de 13 ans. Les smartphones auraient été utilisés sans aucun historique de recherche afin de voir si l’algorithme mettait en avant des contenus pornographiques. « Dans les sept cas, nous avons été confrontés à des contenus pornos en quelques clics”, explique Lars Sellien, de l’ONG Global Witness, qui ajoute qu’on ne leur a jamais demandé de vérifier leur âge au-delà d’une auto-déclaration – ni lors de la création d’un compte, ni lorsqu’ils ont vu du contenu pornographique.

TikTok est déjà suspendu dans certains pays comme le Sénégal et la Somalie. En France, une loi de restriction du réseau social chinois est en gestation. Pour cause : plusieurs vidéos, souvent sexistes, des stripteases de femmes, des rapports sexuels avec pénétration.

Selon l’ONG, ces vidéos apparaissent dans les suggestions de TikTok même si le mode restreint, censé protéger les mineurs des contenus explicites, est enclenché.

Si certaines voix évoquent un problème de modération, l’ONG Global Witness pointe le fonctionnement même de l’algorithme de TikTok.

« Le problème, ce n’est pas qu’on puisse accéder à des vidéos porno », souligne Lars Sellien, puisque “c’est impossible de faire complètement le ménage sur un réseau social”. Selon lui, la principale difficulté, c’est que TikTok “puisse vous recommander de regarder des contenus hautement pornographiques dès vos premiers pas sur la plateforme », se plaint-elle.

Le site France Inter rassure qu’une enquête interne du réseau social chinois est ouverte. Même si l’ONG dit avoir déjà contacté le réseau social, qui a répondu : « Nous avons examiné le contenu que vous avez partagé et avons pris des mesures pour supprimer plusieurs recommandations de recherche dans le monde. »

L’ONG demande « instamment » à l’Ofcom, l’autorité de régulation de la loi sur les services en ligne, d’intervenir et d’enquêter sur TikTok afin de confirmer que les conclusions qu’elle a produites constituent une violation de la législation britannique.

Par Jean Materne Zambo, sources : Global Witness, franceinfo.fr, radiofrance.fr

Semi-conducteurs, serveurs, télécoms : l’IA tire le commerce mondial en 2025 avec 1 920 milliards de dollars d’échanges en six mois

[DIGITAL Business Africa] – Les biens liés à l’intelligence artificielle (IA) se sont imposés comme le principal moteur de la croissance du commerce mondial en 2025, confirmant que l’économie numérique repose désormais sur des flux massifs de marchandises physiques à forte valeur ajoutée. C’est l’un des principaux enseignements de la version mise à jour du 7 octobre 2025 des Perspectives du commerce mondial et statistiques publiées par l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

Selon les économistes de l’OMC, le commerce des biens liés à l’IA – qui couvre environ une centaine de lignes de produits, allant des semi-conducteurs et processeurs aux ordinateurs finis, serveurs et équipements de télécommunications – a progressé de plus de 20 % en glissement annuel au premier semestre 2025. En valeur, ces échanges ont atteint 1 920 milliards de dollars, contre 1 610 milliards de dollars sur la même période en 2024.

À titre de comparaison, le commerce des biens non liés à l’IA n’a progressé que de moins de 4 % sur la même période. Bien que les produits liés à l’IA représentent moins d’un sixième du commerce mondial de marchandises, ils ont contribué à près de la moitié de la croissance globale des échanges, concentrant à eux seuls 43 % de la croissance du commerce mondial au premier semestre 2025.Semi-conducteurs, serveurs, télécoms : l’IA tire le commerce mondial en 2025 avec 1 920 milliards de dollars d’échanges en six mois

Ce graphique montre que la croissance du commerce mondial en 2025 est largement tirée par les biens liés à l’IA. Alors que les échanges non liés à l’IA progressent faiblement, les flux de semi-conducteurs, de serveurs et d’équipements télécoms expliquent l’essentiel de l’augmentation de la valeur du commerce mondial, confirmant le rôle structurant de l’IA dans l’économie internationale.

Une restructuration profonde du commerce mondial autour de l’IA

Pour l’OMC, ces chiffres traduisent une restructuration profonde des économies mondiales autour de l’intelligence artificielle. La dynamique observée couvre l’ensemble de la chaîne de valeur numérique : depuis le silicium brut et les gaz de spécialité, jusqu’aux machines servant à la fabrication et au test des semi-conducteurs, en passant par les serveurs et ordinateurs qui alimentent les plateformes de cloud computing et les applications d’IA à l’échelle mondiale.

Les États-Unis ont joué un rôle moteur dans l’évolution du commerce de marchandises au premier semestre 2025. Les importations ont fortement augmenté au premier trimestre, les entreprises ayant anticipé leurs achats avant des hausses tarifaires attendues. Toutefois, cet effet conjoncturel s’est estompé au deuxième trimestre, à mesure que les stocks constitués plus tôt dans l’année étaient écoulés.

Les biens liés à l’IA, en revanche, ont suivi une trajectoire plus stable. Contrairement à la volatilité observée pour d’autres produits, comme les métaux précieux ou les produits pharmaceutiques, les importations américaines de semi-conducteurs, de serveurs et d’ordinateurs finis ont continué de croître à un rythme régulier. Cette stabilité suggère que la demande en infrastructures d’IA repose avant tout sur des investissements structurels de long terme, et non uniquement sur des arbitrages de court terme liés aux politiques commerciales.

Une dynamique de plus en plus portée par les économies émergentes

Au deuxième trimestre 2025, la dynamique du commerce lié à l’IA s’est progressivement déplacée au-delà des États-Unis. Les autres économies ont représenté près de 40 % de la croissance mondiale du commerce des biens liés à l’IA, avec une montée en puissance marquée des fournisseurs asiatiques et des marchés émergents.

L’Asie a concentré près des deux tiers de la croissance mondiale du commerce des biens liés à l’IA au premier semestre 2025. L’Asie de l’Est – notamment la République de Corée, le Japon et le Taipei chinois – est restée le moteur de l’offre en semi-conducteurs et équipements de télécommunications avancés. Parallèlement, des économies d’Asie du Sud-Est comme le Viet Nam et la Thaïlande ont renforcé leur rôle, portées par la diversification des chaînes d’approvisionnement et l’augmentation des investissements.Semi-conducteurs, serveurs, télécoms : l’IA tire le commerce mondial en 2025 avec 1 920 milliards de dollars d’échanges en six mois

D’autres régions commencent également à s’imposer dans cette dynamique. Le Moyen-Orient a accru ses importations de serveurs et de matériels de télécommunications, en lien avec des programmes publics de transformation numérique en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis. En Amérique du Sud, le Brésil et le Chili ont intensifié leurs achats d’équipements informatiques et de cloud computing. En Afrique, la croissance reste inégale mais réelle : l’Afrique du Sud, le Nigeria et l’Égypte ont augmenté leurs importations d’infrastructures de télécommunications, signalant des investissements dans la connectivité comme préalable à une adoption numérique plus large.

Les mises en garde de l’OMC pour 2026

Dans leur analyse, les économistes de l’OMC soulignent toutefois que la croissance du commerce mondial devrait ralentir en 2026, sous l’effet combiné d’une économie mondiale en décélération et de la mise en place de nouveaux droits de douane. La robustesse observée en 2025 pourrait donc ne pas se prolonger au même rythme.

La Directrice générale de l’OMC, Ngozi Okonjo-Iweala, a salué la résilience du commerce mondial en 2025, tout en appelant à la vigilance. Selon elle :

« La réponse mesurée des pays aux modifications tarifaires en général, le potentiel de croissance de l’IA et l’accroissement des échanges dans le reste du monde – en particulier parmi les économies émergentes – ont contribué à atténuer les revers du commerce en 2025. »

Elle a également mis en avant la progression du commerce entre pays du Sud. D’après l’OMC, le commerce Sud-Sud a augmenté de 8 % en valeur au premier semestre 2025, contre 6 % pour l’ensemble du commerce mondial. Le commerce Sud-Sud impliquant des partenaires autres que la Chine progresse encore plus rapidement, avec une hausse proche de 9 %.

Le rôle clé du multilatéralisme commercial

Pour Ngozi Okonjo-Iweala, cette résilience n’est pas le fruit du hasard. Elle repose en grande partie sur la stabilité offerte par le système commercial multilatéral fondé sur des règles.

« La résilience du commerce en 2025 résulte, dans une proportion non négligeable, de la stabilité fournie par le système commercial multilatéral fondé sur des règles. Toutefois, la complaisance n’est pas à l’ordre du jour. Les perturbations actuelles du système commercial mondial appellent les nations à agir pour réinventer le commerce et établir ensemble un fondement plus solide qui assure une plus grande prospérité aux populations du monde entier », a-t-elle ajouté.Semi-conducteurs, serveurs, télécoms : l’IA tire le commerce mondial en 2025 avec 1 920 milliards de dollars d’échanges en six mois

Un enjeu central pour les pays en développement

Ces évolutions confirment que le commerce mondial de demain sera de plus en plus structuré autour de l’intelligence artificielle et des infrastructures numériques. Pour les pays en développement, et en particulier pour l’Afrique, l’enjeu dépasse la simple consommation de technologies : il s’agit de s’insérer dans les chaînes de valeur de l’IA, de capter une part de la valeur ajoutée industrielle, mais aussi d’anticiper les implications fiscales, douanières et réglementaires de cette transformation.

Pour les décideurs africains, ces données invitent également à repenser d’urgence les politiques industrielles, douanières et fiscales afin que l’Afrique ne reste pas un simple marché d’importation des infrastructures d’IA, mais devienne un acteur de leur production, de leur assemblage et de leur régulation.

Cette lecture est pleinement partagée par la Direction générale de l’Organisation mondiale du commerce. Commentant les conclusions de l’étude, la Directrice générale de l’OMC, Ngozi Okonjo-Iweala, a souligné que les nouvelles données commerciales confirment un basculement structurel du commerce mondial, porté par l’intelligence artificielle et l’économie numérique.

« Dans l’intérêt de la croissance, du développement et des perspectives d’emploi à l’échelle de l’ensemble des Membres de l’OMC, nous devons préserver ce qui fonctionne bien. Mais nous devons également réformer ce qui ne fonctionne pas, et repositionner notre Organisation afin de mieux aider les Membres à tirer parti des nouvelles opportunités commerciales prometteuses – en particulier dans l’économie numérique.

Les nouvelles données commerciales constituent l’un des signes les plus récents que l’intelligence artificielle n’est plus une question émergente à l’horizon : elle est désormais une réalité, avec des implications très importantes pour le commerce, comme le souligne notre Rapport sur le commerce mondial récemment publié, intitulé “Faire fonctionner ensemble le commerce et l’intelligence artificielle au bénéfice de tous”. »

À travers cette déclaration, la Directrice générale de l’OMC appelle clairement les pays membres à dépasser une approche attentiste ou défensive face à la transformation numérique du commerce mondial.

Pour elle, l’intelligence artificielle n’est plus un sujet prospectif ou théorique, mais bien une réalité économique déjà structurante, qui impose à la fois de consolider les mécanismes du système commercial multilatéral qui fonctionnent et d’engager des réformes pour mieux accompagner les nouvelles opportunités offertes par le commerce numérique.

À l’heure où l’OMC débat de l’avenir du moratoire sur les transmissions électroniques et du cadre multilatéral du commerce numérique, les chiffres de 2025 rappellent une réalité essentielle : l’économie numérique est de plus en plus matérielle, industrielle et stratégique. Ignorer cette dimension reviendrait à passer à côté de l’un des tournants industriels, technologiques et stratégiques majeurs du commerce mondial contemporain.

Par Beaugas-Orain DJOYUM

Téléchargez l’étude complète de l’OMC

 

Madagascar : Le gouvernement dénonce une cyberattaque massive 

[DIGITAL Business Africa] – 10 jours que les manifestants battent le pavé dans les rues de Madagascar. Le mouvement Gen Z 212, collectif de jeunes réclamant une réforme de l’Éducation et de la Santé, ne décolère pas. Les villes d’ Antananarivo, Antsirabe, Toamasina, Mahajanga, Antsiranana, Toliara, entre autres sont prises d’assaut.

Sur les réseaux sociaux, certains passent à l’offensive à l’aide du mauvais usage des nouvelles technologies. Les manifestations  semblent avoir été infiltrées et instrumentalisées par des groupes opportunistes, des acteurs politiques et des activistes. La ministre des Affaires étrangères, Rafaravavitafika Rasata, a révélé dans un communiqué signé ce 3 octobre 2025 que Madagascar fait face à une cyberattaque massive.

Selon la membre du gouvernement, cette attaque est associée à une campagne de manipulation numérique ciblée, d’une ampleur sans précédent.

« Des preuves formelles confirment que certains acteurs ont financé des groupes de fauteurs de troubles, les incitant à piller des magasins, à saccager des biens publics et privés, et à provoquer un climat d’insurrection, notamment, dans la capitale », car les manifestations contre les coupures d’eau et d’électricité « ont rapidement été infiltrées et instrumentalisées par des groupes opportunistes, des acteurs politiques et des activistes opérant principalement sur les réseaux sociaux.

Et d’ajouter :

« Certains d’entre eux, issus de l’opposition, ont détourné le sens des manifestations pour en faire un vecteur de haine, d’incitation à la violence et d’appel à la ministre des Affaires étrangères.

Cette tentative de déstabilisation est, d’après le communiqué, exécutée à l’aide de technologies d’intelligence artificielle, aux fins de manipuler l’opinion, d’influencer les perceptions et d’exploiter la vulnérabilité d’une partie de la jeunesse malagasy.

Par Jean Materne Zambo, source : communiqué ministre des Affaires étrangères

Elon Musk devient la première personne au monde à franchir les 310 000 milliards de francs CFA de fortune

[DIGITAL Business Africa] – L’entrepreneur technologique Elon Musk vient de franchir un cap sans précédent dans l’histoire moderne : selon Forbes, sa fortune a brièvement atteint 310 000 milliards de francs CFA (soit 500 milliards de dollars US) le 01er octobre 2025. Un sommet historique qui confirme sa position de personne la plus riche du monde. En termes de comparaison, la fortune d’Elon Musk (310 000 Mds FCFA) c’est :

  • plus de 3 fois le budget annuel de l’Afrique du Sud
  • près de 100 fois le budget du Gabon
  • près de 40 fois celui du Sénégal.

Cet exploit financier est le fruit d’une combinaison de performances boursières impressionnantes de Tesla, d’une revalorisation des actifs de SpaceX et de l’essor rapide de xAI, sa startup d’intelligence artificielle.

 

Elon Musk
Elon Musk

Tesla, l’IA et le spatial : les piliers d’une fortune hors norme

La hausse de plus de 35 % de l’action Tesla depuis le dévoilement, début septembre, d’un plan de rémunération de plus de 620 000 milliards de francs CFA (équivalent à 1 000 milliards de dollars US) pour Elon Musk a été un accélérateur décisif.

Ce plan inédit vise à maintenir Musk à la tête de Tesla en le motivant par des objectifs ambitieux à long terme. Il a aussi renforcé la confiance des investisseurs dans l’avenir du constructeur, qui se repositionne désormais comme acteur majeur de l’IA et de la robotique, au-delà de son statut de constructeur automobile.

Mais ce n’est pas tout. xAI, la startup d’IA fondée par Musk, continue de faire parler d’elle. Après avoir lancé Grok, un chatbot concurrent de ChatGPT et Gemini, xAI travaille désormais sur Colossus, un supercalculateur conçu pour l’entraînement de modèles d’IA à grande échelle. L’entreprise serait actuellement valorisée à environ 124 000 milliards de francs CFA (environ 200 milliards USD).

Du côté spatial, SpaceX, déjà valorisée à plus de 248 000 milliards de francs CFA (400 milliards USD), reste le leader mondial incontesté du secteur. Entre les contrats gouvernementaux, le déploiement de satellites pour le réseau Starlink, et des lancements quasi hebdomadaires de fusées, l’entreprise est devenue un pilier de l’économie spatiale.

Un signal fort pour l’innovation technologique mondiale

L’explosion de la fortune d’Elon Musk illustre une tendance lourde : les nouvelles fortunes mondiales se bâtissent désormais sur la convergence entre technologies de rupture – intelligence artificielle, spatial, énergie propre – et valorisation boursière. Cette dynamique confirme également l’importance croissante des fondateurs dans la gouvernance des entreprises technologiques mondiales.

Classement Forbes : Elon Musk loin devant ses pairs

Il y a une semaine, la fortune d’Elon Musk était estimée à environ 309 442 milliards de francs CFA (soit 499,1 milliards USD), selon l’indice des milliardaires de Forbes. En deuxième position, Larry Ellison, fondateur d’Oracle, affichait un patrimoine estimé à environ 217 434 milliards de francs CFA (soit 350,7 milliards USD).

Et pour l’Afrique ?

Cette annonce intervient alors que de nombreux pays africains, dont le Sénégal, le Gabon, le Nigeria ou encore le Rwanda, multiplient les efforts pour stimuler l’innovation locale dans les domaines de l’IA, de la robotique et du spatial. L’ascension de Musk rappelle la nécessité pour le continent de soutenir ses talents, ses ingénieurs et ses entrepreneurs pour créer, demain, les géants technologiques africains.

Pour Digital Business Africa, c’est un signal fort envoyé à tous les écosystèmes d’innovation à travers le monde :

« l’audace technologique et la vision long terme paient. Aux décideurs africains et de comprendre le message et de soutenir dès à présent et durablement les jeunes entrepreneurs africains du secteur du numérique », affirme Beaugas Orain DJOYUM, DG de ICT Media STRATEGIES et DP de Digital Business Africa.

Par Digital Business Africa

ChatGPT, agent de footballeur, Xania Monet la chanteuse IA qui affole les compteurs

[DIGITAL Business Africa] – Demetri Mitchell trouve un nouveau départ grâce à l’IA. L’ex-joueur (D1 anglaise) annonce avoir signé un contrat avec son nouveau club Leyton Orient (D3 anglaise) grâce aux précieux conseils du bijou d’ Open AI.

« ChatGPT a été le meilleur agent que j’aie jamais eu dans ma carrière. Les commissions sont de 5 %, ChatGPT me coûte 15 £ par mois », a expliqué le joueur anglais, qui a ensuite insisté sur l’importance d’une telle économie pour des joueurs de son niveau.

En effet, Leyton Orient lui a envoyé une offre et ChatGPT a servi de conseiller dans sa négociation.

Conseils efficaces, coûts moins élevés. La décision de recourir à l’intelligence artificielle a souri à Demetri Mitchell, le nouveau pensionnaire de Leyton Orient.

Idem pour Telisha Jones, une Américaine de 31 ans, qui a créé Xania Monet, une artiste musicienne générée par l’intelligence artificielle. La « chanteuse artificielle » a déjà décroché un contrat de plusieurs millions de dollars grâce à son titre phare « How Was I Supposed To Know ? », extrait de l’album Unfolded, sorti en août 2025.

Le tube totalise près de 2 millions d’écoutes sur Spotify. Xania Monet est le fruit d’un Deepfake. Sa voix, les instruments et les arrangements ne sont que le fruit d’algorithmes. Mais, les textes sont originaux.

Pour mettre tout cela en musique, l’Américaine Telisha Jones utilise la plateforme Suno pour faire générer les morceaux selon ses indications.

La plateforme Suno, qui permet de créer de la musique grâce à une IA générative en spécifiant le style, la structure et l’ambiance, est elle-même sous le feu des critiques.

Tout y est pour que Xania Monet devienne une « serial tubeuse ». Ce qui n’est pas surtout du goût des acteurs du l’industrie musicale. Les majors Universal, Warner et Sony accusent d’ailleurs Telisha Jones d’avoir exploité illégalement leurs catalogues pour entraîner ses algorithmes.

Par Jean Materne Zambo, sources : bfmtv.com, lequipe.fr

Le Gabon passe à l’e-Gov : “Enfin un cadre légal !” – Le Ministre Doumba explique tout [Vidéo] 

[DIGITAL Business Africa] –  Le Gabon passe à la vitesse supérieure ! Le pays a franchi un cap décisif dans sa transformation digitale avec la promulgation d’une ordonnance historique sur la digitalisation, signée par le Président de la République, Son Excellence Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, et publiée au Journal Officiel n°81 du 1er au 7 septembre 2025.

Cette réforme ambitieuse introduit un cadre légal structurant pour la mise en place de l’e-Gouvernement, la modernisation des services publics et l’essor de l’économie numérique gabonaise. Le texte fixe les fondations d’un écosystème numérique moderne, inclusif et sécurisé.

Mark-Alexandre DOUMBA, Ministre de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation, s’est exprimé avec enthousiasme :”Enfin ! Nous avons un cadre qui nous permet de faire l’e-Gouvernement.”

Dans une vidéo explicative exclusive, il détaille les enjeux majeurs de cette ordonnance :
https://youtube.com/shorts/VTzrnWUtT18

 

  • Elle rapproche les services publics des citoyens grâce à des processus digitalisés et plus transparents ;
  • Elle stimule l’innovation dans l’ensemble du tissu économique ;
  • Elle offre un socle juridique clair pour la gouvernance numérique et la protection des données.

Une ordonnance pour une République numérique forte

Le texte poursuit plusieurs objectifs clés :

  • Améliorer l’efficacité, la performance et la transparence de l’action publique ;
  • Renforcer la lutte contre la corruption par la traçabilité des démarches administratives ;
  • Favoriser l’équité d’accès aux services numériques dans toutes les régions du pays ;
  • Garantir la sécurité et l’interopérabilité des systèmes d’information de l’État ;
  • Créer des emplois et soutenir l’innovation locale à travers le numérique.

 

Cinq principes fondamentaux au cœur de la réforme

  1. Universalité : accès garanti pour tous aux services numériques, sans discrimination ;
  2. Interopérabilité : fluidité et communication entre les systèmes ;
  3. Sécurité : protection des données et intégrité des infrastructures ;
  4. Inclusion numérique : réduction des inégalités technologiques, notamment pour les populations vulnérables ;
  5. Participation du secteur privé national : implication des entreprises locales dans les projets numériques de l’État.

À noter également : le principe de préférence nationale dans l’attribution des marchés publics liés à la digitalisation est désormais inscrit dans la loi. Une mesure stratégique pour renforcer les capacités nationales et promouvoir le patriotisme économique dans le secteur technologique.

Une vision portée par la plus haute autorité de l’État

Cette initiative s’inscrit dans la volonté du Chef de l’État de faire du Gabon une nation souveraine sur le plan numérique, capable de fournir des services publics modernes et accessibles, tout en soutenant une économie innovante et compétitive.Le gouvernement, via le Ministère de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation, réaffirme son engagement à mettre en œuvre ce cadre stratégique en synergie avec les autres ministères, le secteur privé et les partenaires techniques et financiers.

L’impact de cette ordonnance sur l’écosystème numérique gabonais et les opportunités qu’elle ouvre pour les acteurs du digital, les start-ups, les citoyens et les partenaires sera sans doute suivi avec attention.

Par Digital Business Africa.

Côte d’Ivoire : Injure au P.R Ouatara, 1 million FCFA pour qui permet de traquer les auteurs de ce délit en ligne 

 [DIGITAL Business Africa] – La chasse aux Cyber délinquants est lancée. Toute information pouvant permettre d’identifier et d’arrêter les auteurs d’injures au président de la République S.E Alassane Ouattara vaut 1 million de FCFA. Vous l’avez bien compris ! La Direction générale de la police nationale en a fait l’annonce sur sa page Facebook ce 4 octobre 2025.

1 million de FCFA. La somme paraît alléchante pour une simple dénonciation. Mais une question demeure.

Cela peut paraître amusant.  Mais pour d’autres citoyens respectueux des institutions, le procureur de la République n’ a pas besoin de brandir cette récompense. Un internaute dit :

« Même sans la promesse du million offert, nous l’aurions aidé à mettre la main sur ces énergumènes qui se sont permis d’insulter le président de la République. Son initiative est prometteuse et très certainement dissuasive mais, pour nous autres du moins, il ne s’agit nullement d’une affaire d’argent mais d’une question de principe, d’autorité et de respect de l’État. Ce qui est en jeu ici, c’est la sauvegarde de la dignité républicaine ».

Et de regretter :

« Depuis quelque temps en effet, tel un nouveau challenge, une vague d’irrespect et d’insolence gratuite déferle sur les réseaux sociaux. Des individus mal famés, sans foi ni loi, s’érigent en justiciers virtuels, croyant que la liberté d’expression est une licence pour diffamer ou outrager. Cette dérive, si elle n’est pas contenue à temps, finira par miner la crédibilité de l’État et affaiblir le sens même de l’ordre public ».

En cas d’éléments probants, contactez le 100 (numéro gratuit), WhatsApp +225 01 70 900 600 ou la DGPN sur ses plateformes numériques (informations anonymes) .

L’article 367 de la loi n° 2019 – 579 portant code pénal prévoit une peine d’emprisonnement d’un à cinq ans et à une amende de 5 à 10 millions de francs CFA, ou à l’une de ces deux peines seulement pour toute personne qui profère une injure sur un système d’information.

La législation précise  que des sanctions complémentaires, comme la privation de droits ou l’interdiction de paraître en certains lieux, peuvent aussi être prononcées.

Par Jean Materne Zambo, source : DGPN

Tchad : Airtel sur la sellette, le DG de l’ARCEP apporte des précisions

[DIGITAL Business Africa] – Suite aux appels incessants de retrait de la licence à l’opérateur Airtel Tchad, Haliki Mahamat Choua réagit. Le directeur général de l’Autorité de Régulation des Communications électroniques et des Postes apporte des précisions sur les rapports de l’ agence et les opérateurs.

Premièrement, le DG de l’ARCEP convoque les dispositions des lois nᵒ 13 et 14/PR/2014 relatives aux communications électroniques. Ces lois indiquent que les contrôles de la conformité des activités des opérateurs aux obligations inscrites dans leurs cahiers des charges s’effectuent à travers : des audits techniques réguliers sur la qualité de service et de couverture ; des vérifications documentaires portant sur les investissements, les délais d’exécution, et la conformité contractuelle ; des inspections inopinées sur le terrain ; et un suivi permanent des engagements de déploiement et de modernisation des réseaux.

 

Viennent ensuite les audits. Pour la première fois de l’histoire, l’Autorité de Régulation des Communications électroniques et des Postes (ARCEP) mène le plus grand audit sur le territoire national. Ce 15ᵉ audit national de la qualité de service des réseaux mobiles sur l’ensemble du territoire. Cet exercice couvre toutes les provinces du pays et vise à disposer d’une photographie réelle et objective de la situation du réseau des différents opérateurs.

 

Les conclusions serviront de base à des décisions proportionnées, transparentes et juridiquement fondées.

Après les audits, l’ARCEP veille sur le respect des cahiers des charges. Selon le DG de l’ARCEP, les audits précédents (2023) « ont déjà relevé des insuffisances persistantes dans certaines zones rurales et périurbaines. Ces constats ont conduit l’ARCEP à adresser plusieurs mises en demeure aux opérateurs concernés, conformément à la procédure légale ».

Toutefois, il convient de rappeler que l’ARCEP agit dans un cadre légal contraignant : avant toute sanction, y compris le retrait de licence, les opérateurs disposent de droits de défense et d’un délai réglementaire pour corriger les manquements constatés. L’Autorité veille donc à conjuguer fermeté réglementaire et respect des principes de l’État de droit.

Après les audits, les mises en demeure, l’ARCEP passe à la phase répressive.

« Le retrait de licence, qui demeure une mesure ultime, ne peut intervenir qu’après épuisement des voies de recours et lorsque la défaillance d’un opérateur met gravement en péril le service public des communications électroniques ».

On en est pas loin. Les voyants sont au rouge. Devant les responsables de AIRTEL, lors d’une réunion présidée par le ministre en charge du numérique, le Dr Michel Boukar, le 29 septembre 2025, le DG de l’ARCEP avait dit que l’opérateur « AIRTEL a le réseau le plus mauvais du Tchad ». Pourtant, l’opérateur avait annoncé des investissements à hauteur de 16 milliards.

Le ministre Michel Boukar avait recommandé à l’opération de résoudre rapidement le problème de l’énergie. La compagnie devra ainsi se tourner vers des ressources énergétiques hybrides (thermique et solaire) pour permettre aux sites de transmission de fonctionner convenablement et offrir une couverture de réseau optimale.

Par Jean Materne Zambo, source: ARCEP Tchad 

Sénégal : Dakar SLUSH’D, SIPEN, les rendez-vous « show » pour consolider la souveraineté numérique

[DIGITAL Business Africa] – Une série d’évènements à venir pour consolider sa souveraineté numérique. Le plus récent c’est ce protocole d’accord signé par le ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, ce vendredi 3 octobre 2025.

Alioune Sall paraphé des conventions de partenariat pour porter les grands rendez-vous du numérique du 4e Trimestre 2025 et en faire des accélérateurs d’usages, d’emplois et d’investissements au service du New Deal Technologique.

Dakar SLUSH’D, l’un des rassemblements technologiques les plus emblématiques au monde, est prévu du 9 au 10 octobre 2025, au Musée des Civilisations Noires. SLUSH, réunira plus de 13 000 startups, investisseurs et acteurs du changement chaque année.

Quelques jours après, SIPEN by OPTIC fera son entrée. Le rendez-vous phare de l’économie numérique sénégalaise qui sera organisé du 16 au 17 octobre 2025 promet des activités passionnantes. Notamment des marchés B2B, des vitrines d’innovations, des rencontres internationales et les dialogues public–privé sur les politiques et achats numériques.

Le MCTN fera un détour par le Canada, où une délégation Sénégalaise prendra par au Learning Expedition Montréal du 25 octobre au 5 novembre 2025 (FESTIC, accompagnée par AKASSAA). Il sera question d’une immersion dans l’écosystème montréalais, à travers des visites de hubs et startups IA, masterclasses et networking autour de MTL Connecte (28–31 oct.) pour accélérer Femmes & TIC.

Les femmes qui feront partie des préparatifs du Salon des Algorithmes, des Technologies et de l’Innovation du Sénégal. Le SALTIS, prévu du 25 au 26 novembre 2025, se tiendra au Musée des Civilisations Noires. Au menu, des discussions sur l’ Intelligence artificielle, la qualité et équité des algorithmes, la gouvernance des données, la cybersécurité et les ateliers hands-on avec démos produits.

Juste après, le NEXTEN Summit 2025. Du 3 au 5 décembre 2025 au King Fahd Palace (Dakar) le gratin de la technologie sera réuni à Dakar pour tenter de révolutionner l’économie et la tech africaines grâce à l’IA et à la blockchain.

La boucle sera bouclée au Village planétaire olympique digital by ASED. Un Espace propice à la jeunesse, qui participera à une série d’activés exaltantes. Notamment le sport, l’e-sport, le code et les contenus XR, en lien avec la dynamique JOJ Dakar 2026.

Ces événements sont précédés par l’installation du Conseil National du Numérique (CNN). L’instance est composée de 20 experts issus du public, du privé et de la société civile. La cérémonie d’installation a été présidée par le Premier ministre, Ousmane Sonko le 2 octobre 2025. Sous l’impulsion de S.E Bassirou Diomaye Faye, presisent de la République du Sénégal, cet acte démontre à suffisance que le Sénégal veut faire du numérique un levier stratégique pour sa transformation et sa ssouveraineté.

Par Jean Materne Zambo, source : MCTN 

 

 

 

Issa Tchiroma Bakary et le pari de l’industrialisation digitale : une ambition forte, un chantier complexe à réaliser [Analyse]

[DIGITAL Business Africa] – Dans son Manifeste de Transition, le candidat du Front pour le Salut National du Cameroun (FSNC) à l’élection présidentielle d’octobre 2025 au Cameroun, Issa Tchiroma Bakary, inscrit résolument le numérique au cœur de son projet économique et industriel. L’ancien ministre de la Communication veut faire du Cameroun un pays où les technologies ne sont pas seulement un outil de consommation, mais un moteur de croissance, de compétitivité et d’inclusion sociale.

Un cap assumé vers une économie industrielle et digitale

Le projet de Tchiroma Bakary s’appuie sur une idée centrale : le développement économique durable du Cameroun dépendra d’un socle technologique solide.
En plaçant la création d’une économie industrielle et digitale parmi les trois piliers de sa réforme économique, le candidat met en avant le rôle structurant des technologies dans la modernisation des chaînes de valeur et de l’appareil productif.

L’accent mis sur le numérique traduit une vision où l’innovation et la compétitivité ne se limitent plus aux grandes villes mais doivent être diffusées dans tout le pays grâce à des zones économiques spéciales régionales et à des politiques incitatives pour les startups et les PME technologiques.

Le numérique au service de l’inclusion et de la transformation des secteurs productifs

La stratégie de Tchiroma Bakary ne se concentre pas uniquement sur les entreprises technologiques. Elle fait du numérique un levier transversal pour moderniser des secteurs aussi stratégiques que l’agriculture, l’énergie et les services financiers.

Il ambitionne de :

  • connecter l’agriculture à des solutions numériques pour accroître la productivité et l’accès aux marchés,
  • stimuler l’inclusion financière via les services digitaux,
  • accroître la transparence et l’efficacité de l’administration publique, en utilisant les TIC pour la gestion des ressources et le suivi des dépenses.

Cette approche inclusive reflète une volonté de faire du numérique un outil de développement socio-économique au-delà des métropoles et des startups urbaines.

Un programme ambitieux mais confronté à des défis structurels

Si la vision de Tchiroma Bakary est ambitieuse et pertinente dans un contexte où l’Afrique doit rattraper son retard numérique, Digital Business Africa souligne qu’elle soulève plusieurs défis critiques.

Le premier défi est financier : investir massivement dans les infrastructures numériques et énergétiques, développer des zones économiques spéciales dans chaque région et soutenir durablement les startups exigera des ressources conséquentes et une capacité d’absorption efficace des financements.

Le second défi est humain et institutionnel : la réussite de ce plan suppose non seulement un capital humain qualifié (ingénieurs, développeurs, spécialistes en cybersécurité et en IA), mais aussi une gouvernance efficace et transparente pour garantir l’usage optimal des investissements publics et privés.

L’autre faiblesse de ce Manifeste, c’est que le candidat ne dit pas comment parvenir à son ambition de digitalisation de la société camerounaise. Pour y parvenir, Digital Business Africa pense que des réformes rapides de la gouvernance numérique pour améliorer la transparence et l’efficacité de l’administration publique s’imposent. Notamment à travers la coordination plus renforcée des actions des différents départements ministériels dans la transformation digitale, la création d’un conseil national du numérique inclusif (public, privé et société civile), la création d’une agence nationale en charge de la réalisation des projets de transformation numérique des services publics ou encore la création des autres agences et institutions en charge du numérique prévues par la loi.

Enfin, le Cameroun devra relever le défi de la réduction de sa dépendance aux importations technologiques et développer localement des compétences et des solutions adaptées à ses réalités, pour que le numérique devienne réellement un moteur d’autonomie et non un vecteur supplémentaire de dépendance extérieure.

Le défi majeur : transformer la vision en politiques opérationnelles crédibles

Pour Digital Business Africa, le défi central du programme de Tchiroma Bakary réside dans sa capacité à transformer cette vision d’une économie industrielle et digitale en politiques opérationnelles concrètes et durables.

Il s’agira notamment de :

  • mobiliser des financements suffisants et attractifs pour le secteur privé et les investisseurs internationaux,
  • mettre en place un cadre fiscal et réglementaire stable et incitatif,
  • renforcer la formation et l’inclusion des jeunes et des PME dans la chaîne de valeur numérique,
  • et garantir une gouvernance transparente et efficace, capable de créer la confiance nécessaire pour que les zones économiques spéciales et les startups puissent prospérer.

La vision numérique de Tchiroma Bakary se distingue par son ambition de lier industrialisation et transformation digitale pour faire du Cameroun un acteur compétitif dans la nouvelle économie mondiale.

Mais Digital Business Africa prévient que la véritable épreuve sera la mise en œuvre : sans une mobilisation massive de ressources financières, une politique d’accompagnement des talents et une gouvernance transparente, cette ambition risque de rester un idéal séduisant difficile à concrétiser.

C’est donc sur le terrain des réformes structurelles et de l’efficacité de l’exécution que se jouera la crédibilité de ce projet.

Par Beaugas Orain DJOYUM

Digital Business Africa reviendra bientôt avec une interview exclusive du candidat pour lui permettre d’expliquer plus en détail sa vision numérique et clarifier les zones d’ombre que nous avons relevées dans son programme.Issa Tchiroma Bakary mise sur l’économie numérique pour propulser le Cameroun dans la modernité

Lire le programme intégral du candidat

Cet article fait partie du Dossier spécial Présidentielle 2025 au Cameroun de Digital Business Africa. Notre rédaction suit de près la campagne électorale et analyse les programmes des différents candidats, notamment leurs propositions en matière de numérique, d’économie digitale, de cybersécurité et d’inclusion technologique. Ce dossier vise à offrir aux citoyens, aux entrepreneurs et aux acteurs du numérique des informations fiables et comparatives pour comprendre les visions qui pourraient transformer le Cameroun.

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[DIGITAL Business Africa] – Dans son Manifeste de Transition, le candidat à l’élection présidentielle 2025, Issa Tchiroma Bakary, 79 ans, candidat du Front pour le Salut National du Cameroun (FSNC), place le numérique au cœur de son projet économique. L’ancien ministre de la Communication veut transformer le Cameroun en un pays où les technologies deviennent un moteur de croissance, de compétitivité et d’inclusion sociale.

Son programme se décline autour de deux priorités claires : jeter les bases d’une économie industrielle et digitale et développer l’économie numérique pour soutenir les startups technologiques.

Un pilier de sa vision : « Jeter les bases d’une économie industrielle et digitale »

Dans la section consacrée aux réformes structurelles de l’économie, le manifeste identifie trois grands axes :

  1. Renforcer la souveraineté économique,
  2. Jeter les bases d’une économie industrielle et digitale,
  3. Assurer une meilleure répartition des fruits de la croissance.

Cette articulation traduit la conviction du candidat que le Cameroun ne pourra s’inscrire durablement dans le développement sans un socle technologique solide. Le numérique n’est plus envisagé comme un simple secteur d’activité, mais comme un levier pour transformer les chaînes de valeur et moderniser l’appareil productif.

« Nous voulons faire du Cameroun une économie industrielle et digitale, capable de créer des emplois, de stimuler l’innovation et de garantir l’inclusion des citoyens », peut-on lire dans le manifeste.

Soutenir les startups et structurer l’écosystème numérique

La mise en œuvre de cette vision passe par plusieurs mesures phares annoncées dans le programme :

  • Développer l’économie numérique et soutenir les startups technologiques, avec des politiques incitatives et un accompagnement public.
  • Créer des zones économiques spéciales dans chaque région pour favoriser l’investissement dans les secteurs innovants, dont le numérique.
  • Réviser la fiscalité pour encourager l’investissement privé et le développement d’entreprises locales engagées dans les technologies (Made in Cameroon).
  • Investir massivement dans les infrastructures et dans l’énergie pour soutenir une économie moderne connectée.

Ces mesures visent à donner aux jeunes entrepreneurs camerounais un environnement propice pour innover et concurrencer les acteurs étrangers dans le domaine technologique.

Un numérique au service du développement inclusif

L’ambition de Tchiroma Bakary ne se limite pas aux entreprises technologiques. Son programme fait du numérique un outil transversal pour moderniser les secteurs agricoles, industriels et financiers.

Le candidat mise notamment sur l’utilisation des TIC pour :

  • Améliorer la productivité agricole et l’accès aux marchés,
  • Développer des services financiers digitaux inclusifs,
  • Accroître la transparence dans les services publics et la gestion des ressources.

Les quatre leviers numériques du Manifeste de Transition

  1. Investir massivement dans l’agriculture moderne, l’énergie et l’industrie locale, en les reliant à des solutions numériques.
    2. Créer des zones économiques spéciales dans chaque région pour encourager l’innovation et la production locale.
    3. Développer l’économie numérique et soutenir les startups technologiques pour dynamiser l’emploi et la compétitivité.
    4. Réviser la fiscalité afin d’encourager l’investissement privé et le Made in Cameroon.

Une vision à tester dans la mise en œuvre

Si le programme de Tchiroma Bakary présente des intentions ambitieuses pour faire du numérique un catalyseur de croissance, son succès dépendra de la capacité à mobiliser des ressources financières, à renforcer le capital humain et à garantir la gouvernance transparente des investissements.

L’enjeu est de taille : permettre au Cameroun de réduire sa dépendance aux importations technologiques et de devenir un acteur compétitif dans la nouvelle économie mondiale.

Par Beaugas Orain DJOYUM

Digital Business Africa reviendra bientôt avec une interview exclusive du candidat pour lui permettre d’expliquer plus en détail sa vision numérique et de clarifier les zones d’ombre que nous avons relevées dans son programme.Issa Tchiroma Bakary mise sur l’économie numérique pour propulser le Cameroun dans la modernité

Lire le programme intégral du candidat

Cet article fait partie du Dossier spécial Présidentielle 2025 au Cameroun de Digital Business Africa. Notre rédaction suit de près la campagne électorale et analyse les programmes des différents candidats, notamment leurs propositions en matière de numérique, d’économie digitale, de cybersécurité et d’inclusion technologique. Ce dossier vise à offrir aux citoyens, aux entrepreneurs et aux acteurs du numérique des informations fiables et comparatives pour comprendre les visions qui pourraient transformer le Cameroun.

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Hiram Samuel Iyodi, l’Afro-Socio-Libéralisme et la monnaie digitale panafricaine : entre rêve d’intégration et défi de faisabilité [Analyse]

[DIGITAL Business Africa] – La candidature d’Hiram Samuel Iyodi, investi par le Front pour le Développement du Cameroun (FDC), se distingue par sa volonté de rompre avec les paradigmes traditionnels. À travers son idéologie de l’Afro-Socio-Libéralisme, il défend un modèle fondé sur la prospérité partagée, le patriotisme économique et l’innovation numérique.

Son programme, contenu dans le Mémorandum sur le projet de société 2025-2050, fait du numérique et de la réforme monétaire les leviers essentiels pour transformer le Cameroun et l’inscrire dans une dynamique panafricaine d’intégration économique et technologique.

Points forts : une vision intégrée, moderne et panafricaine

  1. Une cohérence idéologique et stratégique.
    L’Afro-Socio-Libéralisme d’Iyodi place le numérique et l’innovation au cœur de la compétitivité nationale et du progrès social, avec une volonté d’articuler la souveraineté économique, l’inclusion sociale et le développement technologique.
  2. Un focus sur la jeunesse et l’entrepreneuriat.
    Les propositions de défiscaliser les startups créées par des jeunes et de déployer des incubateurs régionaux et des hubs technologiques dans les principales cités universitaires traduisent une vision axée sur l’emploi et le dynamisme entrepreneurial.
  3. Un patriotisme économique concret.
    La création d’un fonds stratégique de garantie, les politiques de contenu local et le soutien au Made in Cameroun visent à renforcer le tissu industriel et numérique local.
  4. Une ambition panafricaine audacieuse.
    La réforme du franc CFA et le lancement d’une monnaie digitale panafricaine symbolisent la volonté de briser la dépendance monétaire et de stimuler les échanges intra-africains, tout en utilisant le digital pour élargir l’inclusion financière.

Points faibles : des ambitions confrontées aux contraintes du réel

Malgré sa vision séduisante, le programme d’Iyodi se heurte à d’importants défis structurels.

  1. Complexité de la réforme monétaire et de la monnaie digitale.
    Le projet d’une monnaie digitale panafricaine soulève de multiples défis :
  • Il nécessite d’abord une intégration monétaire africaine préalable, qui reste embryonnaire.
  • L’exemple du e-Naira au Nigeria montre qu’un lancement isolé d’une monnaie digitale de banque centrale (MNBC) rencontre des obstacles majeurs : adoption lente, réticence des citoyens, faible interopérabilité avec les systèmes financiers traditionnels.
  • Dans la zone CEMAC, le projet d’e-CFA porté par la BEAC a disparu. Plus de traces du Groupe de travail de 11 personnes créé par la Décision du gouverneur ABBAS TOLLI N° 144/GR/2023 du 13 septembre 2023 portant création de ce groupe de personnes chargées d’effectuer, en étroite collaboration avec le FMI, le suivi et la mise en place des travaux relatifs à la réflexion sur une monnaie numérique de la BEAC. Ce qui illustre les lenteurs institutionnelles et les débats sur la souveraineté monétaire entre États membres.

Cela souligne que sans convergence politique et économique régionale, le projet panafricain d’Iyodi risque de rester une aspiration difficile à concrétiser.

  1. Incertitudes sur la faisabilité financière.
    La création d’incubateurs, le soutien fiscal aux startups, le développement d’infrastructures numériques et le lancement d’une monnaie digitale exigeront des investissements massifs et durables, dans un contexte où les marges budgétaires sont limitées.
  2. Faiblesses institutionnelles et gouvernance.
    Le succès d’un tel programme suppose un État agile et des institutions solides. Or, le Cameroun reste marqué par des lenteurs administratives, un déficit de coordination entre ministères et une gouvernance numérique encore embryonnaire.
  3. Capital humain insuffisant.
    Bien que le programme insiste sur l’innovation, il ne détaille pas de stratégie de formation massive pour doter le pays des ingénieurs, experts en cybersécurité et data scientists indispensables à l’essor du numérique.

Le défi majeur : concrétiser la souveraineté numérique et monétaire

Le principal défi pour Iyodi sera de traduire une vision panafricaine ambitieuse en politiques publiques pragmatiques et en actions coordonnées à l’échelle nationale et régionale.

Cela suppose :

  • de mobiliser des ressources financières conséquentes, publiques et privées ;
  • de renforcer les capacités institutionnelles et réglementaires, notamment pour soutenir les startups et encadrer la future monnaie digitale ;
  • de former massivement les talents locaux pour accompagner la transition numérique ;
  • et de fédérer les États de la CEMAC et de l’Union africaine autour d’une réforme monétaire commune, préalable à l’introduction d’une monnaie digitale panafricaine crédible.

Sans ces préalables, le risque est grand que le projet se limite à une vision inspirante mais difficilement applicable à court terme.

Une vision audacieuse à confronter aux réalités

Pour Digital Business Africa, la candidature d’Hiram Samuel Iyodi séduit par son ancrage panafricain et sa volonté de souveraineté technologique et monétaire, qui rompent avec les schémas traditionnels. Elle reflète une nouvelle génération politique prête à innover pour l’émancipation économique du Cameroun et du continent.

Cependant, la complexité de la réforme monétaire – illustrée par les difficultés du e-Naira au Nigeria et le blocage du projet e-CFA de la BEAC – ainsi que les contraintes budgétaires et institutionnelles, constituent des obstacles majeurs.

Le succès de cette vision dépendra d’un leadership capable de bâtir la confiance des citoyens, des partenaires africains et des investisseurs et d’orchestrer des réformes coordonnées entre gouvernements, secteur privé et institutions régionales.

Par Beaugas Orain DJOYUM

Digital Business Africa reviendra bientôt avec une interview exclusive du candidat pour lui permettre d’expliquer plus en détail sa vision numérique et clarifier les zones d’ombre que nous avons relevées dans son programme.

Lire le programme intégral du candidat

Cet article fait partie du Dossier spécial Présidentielle 2025 au Cameroun de Digital Business Africa. Notre rédaction suit de près la campagne électorale et analyse les programmes des différents candidats, notamment leurs propositions en matière de numérique, d’économie digitale, de cybersécurité et d’inclusion technologique. Ce dossier vise à offrir aux citoyens, aux entrepreneurs et aux acteurs du numérique des informations fiables et comparatives pour comprendre les visions qui pourraient transformer le Cameroun.

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[DIGITAL Business Africa] – Porté par le Front pour le Développement du Cameroun (FDC), Hiram Samuel Iyodi, 37 ans (né le 29 août 1987 à Douala) ambitionne de refonder le Cameroun sous le sceau de l’Afro-Socio-Libéralisme, une idéologie qui mise sur la prospérité partagée, le patriotisme économique et l’innovation technologique.

Dans son Mémorandum sur le projet de société porté par le mouvement MP3 Cameroon, il y a son programme politique 2025-2050. Ici, le candidat place le numérique, la recherche et l’innovation parmi les leviers stratégiques pour transformer le Cameroun et l’ancrer dans la modernité.

Une vision idéologique tournée vers le panafricanisme et l’innovation

Le candidat propose la création d’un Institut national des hautes études panafricaines, destiné à repenser le développement du continent dans des filières clés :

« sciences juridiques et politiques, sciences économiques, commerce et finance internationale, recherche technologique, développement numérique, génie industriel et minier ».

Cette approche traduit sa volonté d’associer savoir, souveraineté et innovation technologique pour construire un Cameroun fort et autonome.

Prospérité partagée et place centrale du numérique

Le modèle économique défendu par Samuel Iyodi repose sur la croissance inclusive et une répartition équitable des fruits de la croissance. Il insiste sur l’industrialisation et l’innovation dans trois secteurs stratégiques : l’agriculture, les énergies renouvelables et les technologies numériques.

« Le numérique n’est pas une option, mais un catalyseur de la prospérité partagée. », soutient-il.

Cette orientation s’accompagne d’un accompagnement prioritaire des PME, considérées comme moteur de la création d’emplois et de la compétitivité.

Une politique monétaire repensée avec une ambition panafricaine

Le programme prévoit un réajustement du franc CFA, en concertation avec les pays de la CEMAC et la création d’une monnaie digitale panafricaine.
Cette réforme vise à renforcer la souveraineté économique et à soutenir les échanges commerciaux intra-africains, tout en accélérant l’inclusion financière grâce au digital.

Développement technologique et soutien aux startups

La politique de développement des technologies et du numérique est au cœur du projet de société.
Samuel Iyodi propose :

  • La création d’incubateurs régionaux en partenariat avec le secteur privé pour développer l’expertise locale ;
  • La défiscalisation des startups et PME créées par des jeunes de moins de 30 ans durant leurs trois premières années d’activité ;
  • Le déploiement de hubs technologiques et numériques dans les principales cités universitaires (Buea, Douala, Dschang, Ngaoundéré et Yaoundé) pour favoriser l’innovation et l’entrepreneuriat ;
  • L’alignement des politiques industrielles avec le numérique, en assouplissant la fiscalité pour les entreprises locales dans les filières prioritaires.

Cette stratégie met en avant un écosystème technologique inclusif, capable de dynamiser la compétitivité et de créer des emplois pour la jeunesse.

Patriotisme économique et Made in Cameroun

Autre pilier du programme d’Iyodi : la promotion du Made in Cameroun et le soutien à l’industrialisation locale.

Le FDC et son candidat proposent :

  • Un fonds stratégique de garantie pour appuyer les champions nationaux ;
  • Des politiques de contenu local strictes dans les secteurs extractifs pour favoriser le transfert de technologies ;
  • Un quota minimum de participations détenues par des nationaux dans les filiales des entreprises multinationales ;
  • La priorisation des capitaux camerounais dans les privatisations.

Ces mesures visent à réduire la dépendance extérieure et à faire du Cameroun un acteur économique fort dans la région.

Les cinq leviers numériques et économiques de Samuel Iyodi

  1. Créer un institut national panafricain pour développer la recherche technologique et le numérique.
  2. Industrialiser et innover dans l’agriculture, les énergies renouvelables et le numérique.
  3. Réformer le franc CFA et promouvoir une monnaie digitale panafricaine.
  4. Soutenir les startups par des mesures fiscales incitatives et un réseau d’incubateurs et de hubs technologiques.
  5. Encourager le Made in Cameroun par des politiques de contenu local et un fonds stratégique de garantie.

Une candidature axée sur la souveraineté et l’inclusion

Investi par le FDC, Samuel Iyodi veut incarner une nouvelle génération de leadership politique qui place le numérique et l’innovation au centre de la compétitivité et du développement inclusif.

Son projet séduit par sa cohérence : relier souveraineté économique, inclusion sociale et innovation technologique, tout en construisant des ponts avec les autres pays africains pour faire émerger une économie digitale panafricaine.

Par Beaugas Orain DJOYUM

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[DIGITAL Business Africa] Le programme du Dr Jacques Bouhga-Hagbe, 50 ans, candidat investi par le Mouvement Citoyen National Camerounais (MCNC) à l’élection présidentielle d’octobre 2025, se distingue par sa cohérence autour de la transformation numérique de l’État et de la société, ainsi que par la volonté d’associer la technologie à la réforme de la gouvernance, de la justice et du foncier.

Les points forts de son programme relevés par Digital Business Africa :

  • Un accent clair sur la modernisation administrative et la simplification des procédures, facteurs essentiels pour améliorer le climat des affaires.
  • Des mesures concrètes pour rendre la gouvernance plus transparente et participative, grâce au vote électronique, à la dénonciation en ligne de la corruption et à la “boîte à idées” citoyenne.
  • La mise en avant de l’inclusion économique via la plateforme d’actionnariat populaire et le soutien aux PME.
  • Une approche novatrice du foncier et de la justice, qui pourrait considérablement réduire les lenteurs administratives et l’insécurité juridique.

Les points faibles de son programme relevés par Digital Business Africa :

  • Le programme ne précise pas suffisamment le financement de ces vastes réformes numériques et institutionnelles, ni le calendrier réaliste de leur mise en œuvre.
  • La capacité institutionnelle et technique de l’État à déployer à grande échelle des systèmes numériques sécurisés reste incertaine à cause de l’architecture institutionnelle actuelle.
  • L’émission d’une nouvelle monnaie nationale et l’autorisation des monnaies privées soulèvent des défis complexes de stabilité financière et de régulation.

Défi majeur :

La réussite de ce programme, s’il est plébiscité par les Camerounais, dépendra des moyens financiers pour déployer des infrastructures numériques fiables, sécurisées et inclusives, ainsi que de la capacité à renforcer la confiance des citoyens et des investisseurs dans les institutions publiques.

Sans une gouvernance rigoureuse et des investissements conséquents, les réformes promises pourraient rester théoriques et peiner à produire l’impact attendu sur la modernisation de l’État et l’essor du secteur privé.

Et pour que cette gouvernance rigoureuse soit effective, il faut, en plus de l’Agence d’informatisation du secteur public qu’il propose, envisager des réformes rapides de la gouvernance numérique afin d’améliorer la transparence et l’efficacité de l’administration publique.

Notamment à travers une coordination plus renforcée des actions des différents départements ministériels engagés dans la transformation digitale, la création d’un conseil national du numérique inclusif (public, privé et société civile) et la création des autres agences et institutions en charge du numérique prévues par la loi comme l’agence nationale de protection des données personnelles.

Par Beaugas-Orain DJOYUM

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[DIGITAL Business Africa] Le Dr Jacques Bouhga-Hagbe, 50 ans, candidat investi par le Mouvement Citoyen National Camerounais (MCNC), veut faire du numérique et de la digitalisation des institutions le levier d’un véritable nouveau départ pour le Cameroun. Dans son ouvrage « KAMERUN : Propositions pour un Nouveau Départ », il détaille sa vision, qu’il a condensée en une synthèse disponible sur son site web à l’occasion de l’élection présidentielle de 2025.

C’est sur cette synthèse que Digital Business Africa s’appuie pour mettre en lumière les volets numériques et de digitalisation portés par le candidat, dont l’ambition est de transformer le Cameroun en un État moderne, transparent et productif, en s’appuyant sur la technologie pour libérer le potentiel des PME, renforcer la lutte contre la corruption et rendre l’administration plus efficace.

Pour le Dr Bouhga-Hagbe, le Cameroun ne pourra se transformer qu’en misant sur la digitalisation massive des services publics, l’instauration d’une gouvernance plus transparente et la numérisation des procédures administratives et économiques.

Avec son slogan implicite de « gouverner par le numérique pour produire et responsabiliser », le candidat entend rompre avec l’inertie institutionnelle et propulser le pays dans l’ère d’une administration efficace, connectée et au service du citoyen.

Un projet de rupture : modernisation et intégration africaine

Le Dr Bouhga-Hagbe estime que le Cameroun peut « se développer en quelques années » s’il engage des réformes de fond sur le plan économique, politique et institutionnel. Son programme s’inscrit dans une vision de prospérité accélérée, combinant :

  • une intégration plus poussée de l’Afrique ;
  • un appareil productif modernisé ;
  • une gouvernance plus transparente, appuyée par des outils numériques.

Un pari sur la numérisation comme moteur de transformation

Pour le candidat du MCNC, le développement économique passe d’abord par un secteur public modernisé et digitalisé. Il promet de numériser rapidement le secteur public et de diffuser cette transformation dans l’ensemble de l’économie, afin de fluidifier les procédures, réduire la bureaucratie et favoriser les investissements.

« Nous simplifierons les procédures pour faciliter le financement et les activités des entreprises, en particulier les PME, grâce à une numérisation rapide du secteur public et de toute l’économie. »
— Jacques Bouhga-Hagbe

Le programme prévoit la création d’une Agence d’informatisation du secteur public, chargée de piloter la digitalisation de l’administration et d’accompagner la transition numérique des autres secteurs.

Services publics connectés et “fichier unique”

Au centre de ce projet figure la mise en place d’une application nationale – le “fichier unique” – pour faciliter les interactions entre l’État et les citoyens : démarches administratives, paiements, fiscalité.

Le candidat prévoit également la création d’une plateforme électronique de marché du travail, destinée à rapprocher l’offre et la demande d’emploi, et à mieux valoriser les compétences disponibles dans le pays.

Vote électronique et gouvernance transparente

Jacques Bouhga-Hagbe place la technologie au service de la démocratisation du système électoral et de la lutte contre la corruption.
Il propose :

  • d’adopter rapidement le vote électronique, afin de renforcer la participation citoyenne et la transparence électorale ;
  • d’ouvrir une “boîte à idées” électronique au cabinet du président pour recueillir les propositions des citoyens ;
  • et de créer une plateforme nationale de dénonciation des malversations, accessible à tous et reliée à l’Unité Anti-Corruption de la Présidence.

Cadastre et justice : accélérer les procédures grâce au digital

Son programme prévoit une réforme profonde du système foncier, avec :

  • la numérisation intégrale du cadastre national,
  • un rôle central confié aux notaires dans l’enregistrement des transactions,
  • et la suppression progressive des postes de « conservateurs fonciers ».

Objectif : sécuriser les transactions et délivrer des titres fonciers fiables en quelques heures.

Dans le secteur judiciaire, il propose de moderniser les infrastructures numériques, d’encourager les audiences en ligne et de permettre aux juges de travailler à distance avec des équipements fournis par l’État, afin d’accélérer le traitement des dossiers.

Inclusion économique et financement participatif

Pour stimuler l’investissement et le partage de la croissance, le candidat promet de créer une plateforme électronique d’actionnariat populaire, qui facilitera le financement des entreprises par les petits épargnants.

Il annonce également l’émission d’une nouvelle monnaie nationale, le “Krou”, gérée par la Banque centrale du Kamerun, ainsi que l’autorisation des monnaies privées supervisées par cette Banque pour dynamiser le crédit à l’économie.

Un programme ambitieux pour un Cameroun plus digital et transparent

En inscrivant la digitalisation de l’administration, la modernisation du foncier et de la justice, l’inclusion financière et la lutte anticorruption au cœur de son programme, Jacques Bouhga-Hagbe présente une vision de rupture avec le système actuel : rendre l’État plus agile et plus proche des citoyens.

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Innovation : Mark A. Doumba présente la stratégie du Gabon pour stimuler le numérique dans le monde

[DIGITAL Business Africa] – Mark Alexandre Doumba porte la voix du Gabon à l’UIT. Le ministre gabonais de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation a pris part, ce 02 septembre 2025, au troisième conseil d’administration de l’Alliance sur l’innovation et l’entrepreneuriat numérique de l’Union internationale des télécommunications.

Les travaux tenus à Saint-Domingue, en République dominicaine, ont été l’occasion pour le ministre Mark Alexandre Doumba de présenter la feuille de route du Gabon pour soutenir le développement d’écosystèmes numériques dans le monde. La stratégie est fondée sur l’ordonnance relative à la digitalisation, qui impose aux administrations publiques de digitaliser leurs services, de s’interconnecter et d’intégrer pleinement le secteur privé national afin de matérialiser la souveraineté numérique.

L’Alliance sur l’innovation et l’entrepreneuriat numérique de l’Union internationale des télécommunications déploie des centres d’innovation dans plusieurs pays, dont le Gabon. Ce qui permet d’accompagner les entrepreneurs par des outils, des formations et des programmes de renforcement de capacités.

Elle élabore aussi des politiques publiques, favorise les synergies entre régulateurs et accompagne les États dans les grands enjeux liés à la digitalisation des services, à la gestion des données, à l’intelligence artificielle et à la réduction de la fracture numérique.

Pour rappel, Mark Alexandre Doumba a été officiellement nommé au conseil d’administration de l’Alliance sur l’innovation et l’entrepreneuriat numérique de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT), le 30 juin 2025. Cette nomination lui conférait le privilège de porter la voix du Gabon et de l’Afrique sur les enjeux cruciaux liés à l’accès équitable aux technologies, au développement de l’entrepreneuriat local, et à l’inclusion numérique.

Par Jean Materne Zambo, source : MENDI