[Digital Business Africa] – Au Maroc, le fonds Innov Invest revendique le financement de 68 startups pour un volume total de 46,3 millions de dirhams (4,8 millions d’euros). Ceci, en l’espace de deux ans, notamment entre 2017 et mars 2019. Selon un communiqué de la Caisse centrale de garantie qui fait l’annonce, environ 92% de ces entreprises ont obtenu des financements de pré-amorcage et d’amorçage pour un montant de 12,3 millions de dirhams. Les 34 millions restant ont été alloués sous forme de capital-risque à six startups innovantes.
Notons en rappel que le fonds Innov Invest a été lancé en octobre 2017 avec comme objectif, le financement d’au moins 300 projets innovants en cinq ans, soit à l’horizon 2022. Un objectif que le fonds affirme être en mesure d’atteindre, vu les avancées réalisées jusqu’ici.
[Digital Business Africa] – Comme les millions de femmes du monde entier, les femmes de l’Agence de régulation des télécommunications du Cameroun (ART) ont célébré la Journée internationale de la femme 2019 qui s’est tenue le 08 mars dernier sous le thème : « Croisade contre les inégalités de sexe, s’arrimer à la nouvelle impulsion ».
08 mars 2019 . Les femmes de l’ART encouragées et à l’honneur
De nombreuses initiatives et actions ont été menées au profit des femmes de l’ART depuis le début du mois de mars. Elles ont ainsi bénéficié de visites médicales permettant de détecter des pathologies comme le cancer du col de l’utérus et du sein ; participé à une table ronde sur le thème de la JIF 2019 et aussi participé aux les ateliers d’apprentissage qui leur ont permis d’échanger dans la convivialité leurs expériences et les problèmes de la femme.
Le 08 mars, sur l’ensemble du territoire national, elles ont participé au défilé organisé pour la circonstance. Ce fut également le cas à Yaoundé où les femmes de l’ART ont défilé devant la première dame Chantal Biya au Boulevard du 20 mai. Après ce défilé, les femmes de l’ART se sont reunies pour partager des moments de convivialité. Occasion pour le directeur général de l’ART, Philémon Zoo Zame, de rappeler et d’insister sur l’importance qu’il accorde à la gente féminine pour la gestion de l’entreprise dont il a la charge.
08 mars 2019 à Yaoundé. Les femmes de l’ART encouragées et à l’honneur
« A l’ART, indique le DG, les femmes ont depuis toujours eu une place
de choix. Au-delà des nombreuses responsabilités qu’elles y ont toujours
assumées et pour lesquelles elles se sont très souvent distinguées
positivement, le top management leur a toujours assuré un traitement et une
attention particulière. »
Le directeur général de l’ART leur rappelle également qu’il compte sur elles pour relever les défis majeurs de l’ART qu’il énumère à nouveau :
« – Nous n’avons pas encore réussi à complètement corriger la perception que les consommateurs ont de la qualité de service des réseaux de communications électroniques dans notre pays ;
Des malentendus persistent sur le calcul des redevances d’utilisation des fréquences par les opérateurs titulaires de concession et sur leurs paiements par les représentions diplomatiques ;
Le paiement des pénalités et l’identification des abonnés restent une préoccupation majeure ;
L’évaluation de l’exploitation des équipements de contrôle montre qu’ils n’ont pas encore atteint leur niveau de plein emploi ;
Eu égard au développement rapide de nouveaux services, nous devons procéder à une adaptation continue de notre cadre réglementaire, ce qui est n’est pas sans contrainte. »
Léon Tolstoï disait, je cite « Femmes, c’est vous qui tenez entre vos mains le salut du monde». Moi, je dis « Femmes de l’ART, c’est vous qui tenez entre vos mains le salut du secteur des communications électroniques du Cameroun ».Philémon Zoo Zame
Et Philémon Zoo Zame de préciser que les femmes sont une composante majeure de l’ART, à tous les sens du terme et qu’il a pleinement foi en elles et en leur potentiel pour relever ces défis.
« Chers collaboratrices, mesdames, Léon Tolstoï disait, je cite « Femmes, c’est vous qui tenez entre vos mains le salut du monde ». Moi, je dis « Femmes de l’ART, c’est vous qui tenez entre vos mains le salut du secteur des communications électroniques du Cameroun ». Je ne doute pas de ce que vous avez de nombreux atouts pour cela. Nous sommes dans un secteur dynamique et en constante mutation. Pour faire des communications électroniques un accélérateur de croissance économique de notre pays, nous devons anticiper sur les besoins futurs, nous devons nous réinventer en permanence », a déclaré Philémon Zoo Zame.
08 mars 2019 à Yaoundé. Les femmes de l’ART encouragées et à l’honneur
Le DG ne manque pas également de relever le potentiel des femmes :
« Vous avez l’esprit d’imagination, vous êtes courageuses, vous avez la volonté, vous êtes audacieuses, vous êtes persévérantes, toutes choses nécessaires pour répondre aux attentes de nos populations ». Tout comme il salue celles qui se distinguent déjà au sein de l’entreprise : « Je saisis cette occasion pour féliciter les efforts réalisés par un nombre grandissant de femmes qui se distingue par leur sens de discipline, d’assiduité et de célérité dans le traitement des dossiers. J’invite les dernières brebis à rejoindre le troupeau. »
Philémon Zoo Zame s’est également engagé à accompagner toutes les initiatives des femmes de l’ART allant dans le sens de leur épanouissement.
« C’est dans cette optique d’ailleurs que j’ai fortement recommandé que soit remise sur pied l’Association des Femmes de l’ART (AFART). Les informations que j’ai à ce sujet m’indiquent que le bureau de l’AFART sera élu le 12 mars 2019. Je félicite d’avance celles d’entre vous que vous choisirez et les exhorte à créer une nouvelle dynamique au sein des femmes de l’ART pour leur permettre d’être plus créatives », se réjouit le DG.
[Digital Business Africa] – Le documentaire diffusé le 19 février 2019 par France 5 sur les déchets électroniques intitulé « Déchets électroniques, le grand détournement » continue de susciter des réactions.
Ce documentaire réalisé par Coraline
Salvoch et Alain Pirot montre le circuit des déchets électroniques, une fois
jetés à la poubelle ou abandonnés sur le trottoir en Europe. Pour les auteurs
de cette enquête, « des organisations mafieuses » se font du beurre
sur ces déchets électroniques qui, très souvent achèvent leurs courses dans des
décharges illégales et non conformes en Afrique. A Accra, au Ghana, le
documentaire montre des ouvriers qui démontent ces téléviseurs, ordinateurs et frigos
venus d’Europe, malgré les fumées toxiques et les substances chimiques. Un
trafic qui détruit la planète en toute impunité, soutient le documentaire.
Le documentaire diffusé sur France 5
Parmi les réactions à ce
documentaire, celle de David Rochat, CEO and Partners chez SOFIES. Sur son profil
LinkedIn, il reconnaît qu’il existe un commerce très important d’appareils
d’occasion de l’Europe vers l’Afrique, mais que l’insinuation de la présence d’une
mafia derrière ce trafic est exagérée. Pour lui, l’exportation d’appareils
d’occasion de l’Europe vers l’Afrique répond à une réelle demande pour des
raisons économiques et sociales, alimentée en grande partie par un réseau tout
à fait légal (lorsque les appareils ne sont pas volés par effraction dans les
déchetteries), et que le problème bien réel du recyclage informel des DEEE dans
les pays en développement ne résulte pas d’une gigantesque manipulation
mafieuse comme le laisse entendre le documentaire.
La problématique du recyclage
informel des DEEE en Afrique est la conséquence de deux manquements peu abordés
dans le documentaire, soutient David Rochat : Premièrement, le manque de de
mécanismes de contrôle efficace de la qualité des appareils exportés vers
les pays en développement, « résultant dans une part importante de ces
appareils finissant rapidement à l’état de déchets » et deuxièmement de l’absence
de filières organisées pour la gestion des DEEE de manière appropriée dans ces
pays, « de sorte que le problème resterait entier quand bien même seuls
des appareils neufs ou de qualité étaient vendus sur leurs marchés ».
L’enquête de BAN
Au-delà de ce documentaire de France 5, une autre enquête tout aussi intéressante sur le sujet avait été publiée par l’ONG Basel Action Network (BAN) le 07 février 2018. Dans cette enquête baptisée Holes in the Circular Economy: WEEE Leakage from Europe, des volontaires de l’ONG ont déposé 314 ordinateurs, écrans plats, et imprimantes équipés d’un tracker GPS dans des points de collectes agréés dans 10 pays européens.
Résultat, 19 équipements (6 %)
sont sortis illégalement du pays où ils auraient dû être retraités.
Illégalement au regard du droit européen, « car le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie, l’Irlande, la Pologne et
l’Espagne n’ont pas traduit en droit national l’interdiction d’exporter des
déchets électroniques », indique l’enquête. BAN estime que l’Europe exporte illégalement
352 474 tonnes de déchets électroniques par an, soit l’équivalent, de 2,5
milliards de smartphones !
Aussi, Onze déchets exportés
illégalement sur 19, soit 64 %, ont fini dans un pays en voie de développement.
Avec l’Afrique comme destination de choix. Les exutoires sont le Nigeria (5
équipements), le Ghana (1), la Tanzanie (1), mais aussi l’Ukraine, le Pakistan,
la Thaïlande et Hong Kong. Chaque déchet a parcouru en moyenne 4 127 kilomètres
pour un total de 78,408 kilomètres, soit presque deux tours du monde.
Les exportations des déchets électroniques par pays. Source : BAN. Holes in the Circular Economy: WEEE Leakage from Europe.
Les 10 résultats clés de l’enquête
1. Sur les 314 unités
d’équipement traquées et déployées dans le cadre de l’étude, 19 (6 %) ont été
exportées hors des pays à partir desquels elles ont été déployées.
2. Le pays de l’UE qui exporte le
plus de déchets électroniques est le Royaume-Uni (tous vers les pays en
développement) avec cinq unités, suivi du Danemark et de l’Irlande avec trois
unités chacunes.
3. Sur les 19 unités exportées
trouvées dans cette étude, plus de la moitié (11 sur 19, soit 61 %) sont allées
aux pays en développement. Ces exportations étaient très probablement
illégales.
4. Le Royaume-Uni, l’Allemagne,
l’Italie, l’Irlande, la Pologne et l’Espagne ont tous autorisé ces exportations
de déchets électroniques vers les pays en développement qui sont susceptibles
d’être illégales. Le Royaume-Uni a été le contrevenant apparent le plus
flagrant avec cinq exportations illégales. Soit, trois vers le Nigeria, une
vers la Tanzanie et une vers le Pakistan.
Les pays africains qui reçoivent plus de déchets électroniques. Source : BAN. Holes in the Circular Economy: WEEE Leakage from Europe.
5. Les exportations illégales
probables de déchets dangereux en provenance de l’UE se sont dirigées vers les
pays en développement que sont le Nigeria, le Ghana, la Tanzanie, l’Ukraine, le
Pakistan, la Thaïlande et Hong Kong. Ces exportations comprenaient neuf
moniteurs LCD, un moniteur CRT et un ordinateur de bureau.
6. L’Afrique est de loin la
région du monde la plus ciblée par les exportateurs de déchets électroniques de
l’UE. Le continent a reçu sept unités exportées (5 vers le Nigeria, 1 vers le
Ghana et 1 vers la Tanzanie) d’équipement traqué (64% des envois quittant
l’UE).
7. Le taux d’exportation de 6 %
de l’Europe est bien inférieur au taux BAN de 40 % constaté aux États-Unis, où
aucune loi n’interdit les exportations, deux ans auparavant.
8. L’extrapolation des taux
d’exportation vers les pays en développement de notre étude à partir de
l’ensemble des 28 États membres de l’UE, donne un total de 352 474 tonnes
métriques exportées par an, qui pourraient remplir 17 466 conteneurs
intermodaux de 40 pieds qui s’étendraient dos à dos sur des camions à 18 roues
pour 401 kilomètres.
9. Les 19 exportations ont
parcouru en moyenne 4 127 kilomètres chacune et un total de 78 408 kilomètres.
10. En raison de l’absence d’une bonne gestion des déchets dans les pays en développement bénéficiaires, y compris le brûlage à ciel ouvert des fractions résiduelles irréparables, il y aura certainement contamination locale, exposition humaine et contamination des cultures. Les polluants comprendraient des métaux lourds hautement toxiques comme le plomb, le cadmium et le mercure, ainsi que des dioxines, des furanes et des composés polycycliques cancérigènes.
Stone Town, Zanzibar, Tanzanie. 25 mars 2018. Un propriétaire d’un magasin présente fièrement ses ordinateurs portables et leurs pièces, importés d’Europe. Il répare ce qu’il peut. Copyright BAN.
Dix recommandations pour limiter le fléau
Au terme de cette enquête, BAN propose dix recommandations. Parmi celles-ci, le renforcement des capacités de l’Union européenne et de ses États membres à recueillir des informations sur les exportations illégales de DEEE, notamment en recourant à des enquêteurs portuaires et à des techniques de suivi GPS. « Il convient d’allouer davantage de fonds à l’application de la législation dans l’ensemble de l’UE, en commençant par le Royaume-Uni et l’Italie en particulier », propose BAN.
Autre proposition importante, l’Union
européenne doit veiller à ce que les externalités et l’exploitation des
communautés les plus pauvres ne soient jamais justifiées par une définition
purement technocratique de l’ “économie circulaire” et par la volonté
de la réaliser.
Aussi, les efforts de collaboration en matière de renseignement et d’application de la loi entre l’UE et les pays cibles en Afrique, en Europe orientale, en Amérique latine et en Asie devraient être intensifiés. « Cette coordination peut être assurée par le biais des programmes et réseaux existants, notamment IMPEL, ENFORCE et les programmes INTERPOL sur la criminalité de l’environnement », suggère l’ONG.
Par ailleurs, les auteurs de ce
rapport pensent et proposent que les poursuites en cas de violation du
règlement de l’UE sur les transferts de déchets soient plus agressives et les
sanctions suffisamment sévères pour avoir un effet dissuasif réel.
Tout comme l’ONG Basel Action
Network propose que tous les pays du monde qui ne l’ont pas encore fait ratifient
l’amendement à l’interdiction de Bâle, de même que tous les pays africains qui
ne l’ont pas encore fait devraient ratifier la Convention de Bamako sur la
gestion des déchets électroniques.
Les taux d’exportation des déchets électroniques par pays européens. Source : BAN. Holes in the Circular Economy: WEEE Leakage from Europe.
La solution Renovo de SGS
Si l’Afrique manque encore de mécanismes de contrôle efficace de la qualité des appareils importés de l’Europe, des moyens, ressources et/ou outils pour recourir à des enquêteurs portuaires et à des techniques de suivi GPS comme le propose l’ONG BAN ou encore, de techniques de destruction de ces déchets électroniques en respectant les normes environnementales et de santé, certaines initiatives commencent à démontrer leur efficacité. C’est le cas du programme RENOVO de SGS qui est d’ailleurs cité en exemple dans le documentaire de France 5. Un programme déjà lancé au Ghana en août 2018 et en Côte d’Ivoire en novembre 2018.
D’après SGS, une fois en Afrique, brûler, détruire ou mener ces déchets électroniques à la décharge ne signifie ni plus ni moins que mettre de côté un problème dont devront s’occuper les générations futures. Car, explique le groupe suisse, plus de 1 000 substances présentes dans les déchets électroniques sont libérées dans l’écosystème, notamment le plomb, le cadmium et le mercure et constituent une menace tant pour les pays africains que pour leurs habitants, compte tenu des graves problèmes que cela pourrait causer en matière de santé et d’environnement, aussi bien aujourd’hui que demain.
Zanzibar, Tanzanie. Mars 2018. Une autre entreprise de réparation de matériel électronique dans les ruelles. Les hommes essaient de réparer les appareils électroniques usagés importés tandis que les femmes préparent la nourriture en arrière-plan. Copyright BAN.
SGS Renovo propose aux pays
africains de concevoir, de planifier et de mettre en place un système autofinancé
de gestion des déchets à grande échelle pour les pays. Cela passe par la collecte d’une écotaxe anticipée. Le service couvre toutes les étapes : de la production
à la récupération, du recyclage à l’élimination durable des déchets.
Dans ce programme, SGS se propose également de former et d’encadrer le personnel local nécessaire pour traiter tous les types de déchets (appareils électriques et électroniques, pneus usagés et véhicules arrivés en fin de vie).
Ce qui permet par ricochet la
création de nouveaux emplois, mais également la création d’un nouveau secteur
générateur de recettes et d’une base solide permettant d’accroître la sensibilisation
aux comportements écologiques et au recyclage. « Le tout, pour donner lieu à une croissance significative »,
explique le groupe.
Des initiatives et solutions que
les pays africains ne perdraient pas à explorer comme issue à cette problématique
majeure qu’est la gestion des déchets électroniques.
[Digital Business Africa] –A l’occasion de la journée internationale de la femme (JIF 2019), la ministre des Postes et Télécommunications, est allée toucher du doigt les installations des « Women in tech » de la capitale camerounaise.Des femmes à la manette pour piloter l’économie numérique au Cameroun. Christelle Laminsi est CEO de Mewanko Farm, une plateforme numérique qui accompagne les petits producteurs des zones rurales et les aide à vendre leurs productions en ligne sur les marchés urbains et internationaux. « Une centaine d’agriculteurs dans la zone de Yaoundé et du centre essentiellement, sont déjà inscrits sur notre plateforme et bénéficient de notre soutien », confie la fondatrice de Mewanko Farm à la ministre des Postes et télécommunications.
4è prix Orange de l’entrepreneuriat social en Afrique en 2014 et finaliste du prix RFI 2018, Christelle Laminsi ambitionne avec Mewanko Farm, de devenir une plateforme continentale. Mais, elle est encore en incubation dans les locaux de Brain Booster, un centre de coworking piloté par Aurelle Tayou, qui a eu l’insigne honneur de recevoir Minette Libom Li Likeng, ce jeudi 7 mars 2019.
Le temps de la célébration de
la Journée internationale de la femme célébrée chaque 8 mars, la ministre des
Postes et télécommunications, Minette Libom Li Likeng, est allée à la rencontre
des «Women in Tech » de la capitale politique camerounaise. Chez Genius
Center, la forte délégation conduite par la Minpostel a découvert un centre qui
initie les jeunes de 4 à 17 ans aux métiers de l’ingénierie informatique,
notamment la robotique, la création des sites web et des applications mobiles.
A la tête de cette structure se trouve une autre « Tech Woman », Danielle Akini, qui ambitionne d’atteindre 40 écoles d’ici la fin de l’année, pour multiplier le chiffre de 800 élèves déjà formés depuis le début de l’année. Minette Libom Li Likeng est allée toucher du doigt le travail de plusieurs startups féminines basées à Yaoundé. Parmi lesquelles Caysti d’Arielle Kitio, à travers son programme ABC Code, de codage ludique pour les enfants ; Infuiss de Mélissa Bime, qui offre des solutions de ravitaillement en poches de sang ; ou Multi Media Solution de Carole Mbessa, qui connecte les partenaires d’affaires.
L’objectif, explique la ministre, est de saisir l’opportunité de la journée internationale de la femme pour marquer l’engagement, le soutien et l’accompagnement des pouvoirs publics et spécialement du Minpostel, pour des filles qui se distinguent par leur créativité dans les TIC et le numérique. « L’égalité entre l’homme et la femme dans le domaine du numérique suppose un plus grand engagement dans ce secteur. Il s’agit donc pour moi de vous encourager et de vous confirmer non seulement mon engagement personnel, mais également la détermination des pouvoirs publics à vous accompagner dans votre choix de vous lancer dans les études tech », a dit Minette Libom Li Likeng aux étudiantes de Sup’Ptic.
Dans ce centre de formation à l’ingénierie numérique, il était
question de booster le moral des apprenantes, alors que très peu de filles
optent pour ces études. Seulement « 2 905 femmes formées pour … »,
selon le directeur de l’institution.
Seulement 18 femmes
sur 100 ingénieures au Minpostel
« Les femmes sont largement absentes des lieux où se conçoivent et se maîtrisent les enjeux des TIC (conception, gouvernance …). Manque d’intérêt ou éviction insidieuse, divers facteurs se conjuguent pour expliquer ces différences », constate Minette Libom Li Likeng. C’est que les taux de pénétration de l’internet sont plus élevés pour les hommes que pour les femmes dans toutes les régions du monde. Ces écarts sont plus marqués notamment en Afrique où ils s’élèvent à 23%, selon l’UIT. L’institution montre par ailleurs que du fait de leur statut social, les femmes africaines sont pénalisées de 2/3 en termes de participation à la décision, 1/3 dans le domaine des contenus et des capacités, et 1/10 en termes d’accès aux TIC. Au Minpostel particulièrement, l’on dénombre 18 femmes seulement sur un effectif de plus de 100 ingénieurs toutes catégories confondues.
C’est dans cette optique que
le ministère a engagé un certain nombre d’initiatives en vue d’inciter les
femmes et les jeunes filles à s’intéresser à ce domaine porteur. Parmi ces
initiatives, figurent la création du prix d’excellence scolaire au féminin en
TIC dans le cadre des Matinées départementales de l’économie numérique ;
l’accompagnement institutionnel des startups féminines ; et des
facilitations et appuis divers aux « Women in tech » et au-delà, aux
jeunes filles scientifiques.
[Digital Business Africa] – Le Groupe de télécommunications sud-africain MTN, présent dans 21 pays à travers le monde a publié jeudi 07 mars 2019 à Johannesburg en Afrique du Sud ses résultats financiers consolidés pour l’année 2018. Résultats notamment marqués par une forte croissance du nombre d’abonnés qui se situait au 31 décembre 2018 à 233 millions dans les 21 pays, contre 217 millions en 2017.
Outre la croissance du nombre d’abonnés, le service d’argent mobile MTN Mobile Money enregistre également une envolée spectaculaire, notamment avec un taux de croissance de +47%, pour des revenus globaux de 7,8 milliards de Rands, soit 540 millions de dollars. Une percée que le groupe attribue principalement au faible taux de bancarisation sur le continent, à l’utilisation massive du cash par les populations, aux avantages bonus offerts par le service lors des recharge des crédits de communication et une régulation favorable.
Meilleure progression de MTN Mobile Money : le Cameroun
Au Cameroun par exemple, les revenus MTN Mobile Money ont augmenté, passant de 112 millions de rands (4,5 milliards de F.Cfa environ) en 2017 à 316 millions de rands (12,7 milliards de F.Cfa environ) en 2018. Soit une hausse de 182,1%, la plus grande progression enregistrée sur l’ensemble des filiales du groupe dans ce segment du mobile money. MTN Cameroon revendique près de cinq millions d’abonnés.
Des chiffres clés extraits des résultats financiers de MTN Group.
Pour ce qui est des perspectives sur ce service, le groupe MTN se montre plutôt confiant, et envisage de maintenir un niveau élevé de croissance. A cet effet, MTN Group annonce le lancement de son service Mobile Money dès 2019 dans quatre nouveaux marchés, l’ouverture de l’accès de l’API pour les sites d’e-commerce (ce que les start-up réclament depuis) ainsi que le lancement prochain de Mowali, en partenariat avec le français Orange.
[Digital Business Africa] – C’est une initiative qui devrait certainement encourager beaucoup plus d’africains et particulièrement les artistes à avoir un site web et à adopter le nom de domaine .africa. Maroo, une marque internationale axée sur la création d’accessoires adaptés à la culture et aux besoins mobiles, offre en partenariat avec la Music Developement Foundation ,des sites web gratuits en .africa aux artistes musiciens africains.
« Lorsque vous vous inscrivez pour devenir membre de la Music Development Foundation, vous devez également enregistrer un domaine .africa GRATUIT couplé à un hébergement Web GRATUIT (5 Go de stockage), en plus d’autres avantages tels que des ateliers, des cours en ligne à venir, etc. sont prévus. L’adhésion est ouverte à tous les artistes, musiciens, musiciens de session et techniciens travaillant dans l’industrie de la musique en Afrique », explique la MDF.
« L’extension .africa est unique, car elle donne aux Africains un sentiment de fierté très important pour les encourager à tout mettre en œuvre pour le bien du continent», affirmait Lucky Masilela, PDG de ZACR (l’entreprise qui gère le nom de domaine sud-africain, ZA). Ainsi, outre le volet économique, la dotation d’un nom de domaine .africa est également perçu comme un outil culturel assez fort.
Les artistes désirant bénéficier de cette opportunité sont invités à visiter le site web de la MDF.
[Digital Business Africa] – Les nouveaux responsables nommés au ministère des Postes et Télécommunications ont été installés ce 06 mars 2019 à la salle des conférences du Minpostel, par la ministre Minette Libom Li Likeng. C’était en présence des familles, amis et invités distingués entre autre le représentant UIT et celui de l’ART.
Il s’agit entre autre de Joseph Nsongan Etung, Inspecteur général en charge des affaires techniques N°01, nommées par décret présidentiel et une dizaine de directeurs, inspecteurs et chefs de division nommés par décret du premier ministre.
Cette
cérémonie a été l’occasion pour madame la ministre de rappeler le défi lancé
par le Chef de l’Etat de l’intégration des progrès du numérique dans le
fonctionnement des services publics et de l’économie.
«
L’installation ce jour des nouveaux
responsables nommés intervient ans un contexte particulier marqués par
d’importants défis qui s’imposent à notre département ministériel. Il s’agit de
manière générale pour les personnels du Minpostel de se mobiliser afin de
contribuer activement à l’objectif d’émergence érigé en cause nationale par le
Chef de l’Etat dans son discours de prestation de serment le 6 novembre 2019,
afin de faire du Cameroun un pays moderne et socialement avancé »,
a-t-elle déclaré au cours de son discours officiel, avant de rappeler
ensuite les différents objectifs pour 2019.
La ministre des Postes et Télécommunications, Minette Libom Li Likeng, invite les promus à la performance.
Il s’agit de l’implémentation des réformes du secteur des télécommunications et TIC avec l’appui de la Banque Mondiale, la poursuite de l’accompagnement et l’encadrement des initiatives et projets des jeunes dans le numérique la poursuite de la restructuration du secteur de la poste, le renforcement de la cybersécurité et la réduction de la fracture numérique.
La
ministre en a également profité pour annoncer que tous les hauts responsables
serons désormais évalués sur la base d’une feuille de route assortie
d’indicateurs de performance, feuilles de route découlant de la feuille de
route ministérielle et qui fera l’objet d’une évaluation trimestrielle afin que
tous s’arriment à une nouvelle dynamique de performance.
« La nomination à un poste de responsabilité,
faut t’il le rappeler, n’est pas un chèque en blanc, elle est le signe de la
confiance que la hiérarchie place en vous. Et c’est à vous de savoir et pouvoir
mériter cette confiance. La force du maçon se mesure au pied du mur »,a-t-elle
déclaré, ajoutant que « la nouvelle
dynamique que nous entendons imprimer dans notre secteur a besoin d’hommes et
de femmes au professionnalisme avéré. Vous avez tous l’étoffe requise pour
mener à bien vos missions respectives. »
[Digital Business Africa] – En Afrique centrale, les ministres en charge des Technologies de l’information et de la communication réunis à dans la commune de Kintele dans le Nord de Brazzaville le 4 mars 2018 souhaitent plus d’intégration en matière de numérique. Dans une déclaration commune, ils ont appelés à accélérer la mise en œuvre du plan consensuel de déploiement des infrastructures numériques, qui vise une mutualisation des moyens et des efforts des pays de la zone dans le secteur des communications électroniques.
« Ce programme, concernant les infrastructures dans nos pays et surtout faire en sorte qu’il y ait des interconnexions entre les pays pour que les projets dans le développement numérique renforce l’intégration sous-régional”, explique Hervé Ngoua Mendeng, un expert Gabonais cité par nos confrères de VOA Afrique.
Dans la même veine, le ministre congolais de l’Economie numérique, Emery Okondji Ndjovu évoque les progrès de son pays : « Aujourd’hui, nous avons déjà construit de Kinshasa à Moanda, 600 Km de fibres, et de Kinshasa à Kasumbalesa, 3800 Km. Nous sommes à l’attente d’un financement de la Banque mondiale pour continuer la troisème phase de construction de ces infrastructures vers l’Est du pays, et vous savez que la RDC est un pays-continent ».
Sur le principe, les conclusions de la rencontre de Kintele qui exige plus d’intégration en matière de numérique devront encore être validées par les chefs d’Etat de la zone.
[Digital Business Africa] – La Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnps) du Cameroun annonce avoir signé avec le géant chinois des télécommunications Huawei un accord de partenariat. Celui-ci devrait permettre à la CNPS d’améliorer la qualité de ses prestations, particulièrement en faveur des personnes retraitées : « Nous gérons de grosses bases de données en termes d’assurés sociaux, de pensionnés, de travailleurs actifs, d’enfants bénéficiant de prestations sociales. Il faut gérer tout cela à travers le Cameroun par un système d’information performant », explique le directeur général de la CNPS, Noël Alain Olivier Mekulu Mvondo Akam, pour justifier la signature de ce partenariat.
En réalité, ce nouvel accord est la continuité d’un partenariat qui liait déjà les deux structures, et qui a déjà permis à la CNPS de construire le Disaster Recovry Centre à Yaoundé « qui nous permet de manager en temps réel le système que nous gérons en ce moment en cas d’incident, sans rupture », ajoute le DG de la CNPS cité par Financial Afrik.
On apprend également du
DG de la CNPS que l’entreprise a récemment lancé la construction d’un mini data
center à Douala, qui sera en réalité une sorte de réplique du système actuel. A
terme donc, la CNPS sera dotée de trois sites de gestions pour son réseau
national. Le tout pour une enveloppe d’environ 3,5 milliards de F Cfa.
[Digital Business Africa] – En Ouganda, au lendemain de son expulsion d’Ouganda le 14 février 2019 l’ancien PDG du groupe sud-africain de télécommunications MTN, le belge Wim Vanhelleputte a annoncé via ses avocats avoir déposé une plainte contre l’Etat Ougandais auprès de la Haute Cour de Kampala. Selon l’ancien responsable de MTN Ouganda, le motif de cette plainte est ‘‘expulsion illégale et irrationnelle’’.
Ainsi, il considère que son expulsion du pays a été en dehors de tout cadre réglementaire, en dehors des canaux légaux. Dans ce sillage, il affirme qu’il n’a eu droit à aucun moment à une possibilité de se défendre, où même simplement, de répondre aux accusations portées contre lui. En conséquence, Wim Vanhelleputte demande à la Haute Cour de Kampala d’abroger la décision d’expulsion et d’ordonner le paiement de dommages et intérêts.
L’expulsion de Wim Vanhelleputte reflète à proprement parler de la relation tendue qui existe entre l’opérateur et le gouvernement ougandais. Déjà, en janvier 2019, trois membres de la direction de MTN Ouganda, notamment, le Français Olivier Prentout, la Rwandaise Annie Bilenge Tabura et l’Italienne Elsa Muzzolin, ont été expulsés du pays. Le gouvernement leur reprochait alors de compromettre la sécurité nationale.
Interrogé sur ce sujet, le président Yoweri Museveni avait justifié les accusations portées contre l’opérateur, notamment de ne pas déclarer tous les appels passés par les abonnés, ce qui a pour conséquence de priver le gouvernement de certains revenus. Dans la même veine, le président Ougandais a même poussé le bouchon un peu plus loin, accusant MTN d’appauvrir les abonnés sans leur offrir un service de qualité.
Pour l’instant, difficile de dire quelle suite sera réservée à la plainte de Wim Vanhelleputte. Cependant, la situation de MTN Ouganda devrait une nouvelle fois être abordée, lors d’une rencontre entre le PDG du groupe MTN Rob Shuter et le président Ougandais lors du Sommet Africa Now qui aura lieu les 12 et 13 mars 2019.
Pr Roger Atsa Etoudi explain the general background
context of the Third International
Conference on Information and Communication Technology for African Development,
ICT4AD’19 that will be held at Yaounde Cameroon (Mont Febe Hotel, 26-28
November 2019) on the theme: “ICT Adoption and Implementation for African
Sustainable Development”.
Almost all the domains of opportunity in Africa are facing development issues. There is a necessity to address these issues in order to allow this continent to foster its development for the benefit of its population. In Africa continent is facing so many problems in such a way that it is the poorest in the world despite its richness. African continent has a very rich subsoil, fauna and flora. This richness should have put this continent among the richness in the world. Despite this given pf the nature, the continent remains very poor. This poverty has pushed many Africans to other continents for a better future. Almost every day, Africans are disappearing in the sea as they want to reach Europe anyhow. The poverty is so general that it has become a general concerned. There is a need to address this issue to save African continent from a suffocating level of poverty and inequality. We must save lives, but we must also safeguard the future in Africa. Solution in tackling these issues may come from the use of ICT.
Development-oriented actions are undertaken in most
African countries, yet the positive impacts of these actions are often negligible.
These kinds of issues are by no means restricted to a specific country: a
global initiative is needed to tackle these challenges that brings together
researchers, practitioners, academia and decision makers. The aim of this third
international conference in ICT for African development focuses on the “Adoption
of digital transformation for African sustainable development”. The use
of ICT, which brings transparency and efficiency in human activities, can play
an important role in the development of all Africans. These activities are critical
in African societies as they can significantly contribute to poverty reduction
and economic growth.
Most political leaders in Africa are addressing
this issue by putting in place measures for the adoption of ICT by their
population to ensure that the development can efficiently be addressed. Of
course, digital transformation cannot be efficient if the normative and
descriptive procedures put in place are not suitable and the population is not
aware on the positive impacts of the use of ICT in their daily live. This
conference comes not only to sensitize different stakeholders in Africa on the
use of ICT for development by presenting various application of information technology
in the improvement of the lifestyles.
This conference welcomes papers related to ICT that may foster the development of Africa. These papers can draw on theory or experiences of practice in the use of ICT. Papers related but not exclusively to the following domains are welcome:
Theoretical Aspects in Information
System
Information Systems Modeling
Information System Management
Process modelling and discovery
Data modelling
GIS and Society
Cultural Issues of ICT in Africa
African Digital Entrepreneurship
Digital and Socio-Cultural Identity in
Africa
Indigenous Theorising in the African
Context
Knowledge Management and Knowledge
Sharing in Africa
Social Issues of ICT in Africa
Digital Economy in Africa
Socio-Cultural Issues of ICT in Africa
Impacts (positive and negative) of ICT
use in Africa
Critical Realism and ICT4D in Africa
Applications of Social Media in
Organizations in Africa
ICT for Digital Transformation
E Waste in Africa
ICT driven Millennium & Sustainable Development
Goals Implementation in Africa
E-Health, Telemedicine, and Traditional
Medicine in Africa.
E-Commerce & E-Government in Africa
Ethical and Legal issues in ICT
Digital Platform Development and
Application
ICT for Education (ICT4E)
M-learning in Africa,
E-learning in Africa
Social Media driven Learning in Africa
Applied ICT projects
Tax collection management
Road safety control management
Medicine management
Learning management
Agriculture management
Human Resource Management
The conference language is English. The conference is sponsored by the African Centre for Women & ICT, Wiley, the Ministry of Higher Education in Cameroon, and the National Information and Communication Technology Agency in Cameroon. During the conference, participants will take part in the following activities:
Roundtable Discussion: The theme is related to Digital Transformation as a vehicle of development: A dream or a reality for a sustainable development of African Countries. This activity will be moderated by Professor Robert M Davison from the City University of Hong Kong with the participation of various experts whose names will be posted on the website (www.ict4ad.cm) of the conference shortly.
Workshop: The
associated topic is “how to set up a digital transformation
project for a sustainable development of the society”. The participants
will be CIOs of various institutions in African countries, experts in the
digital transformation field, academia and decision makers. The invited
speakers will be prominent researchers and practitioners in this field. The
names of invited speakers will be posted on the website in due time.
Paper
presentation: All accepted papers will be grouped in several
panels for their presentation. Each panel will be chaired by a scientific
committee member, the chair for each panel will be known before the conference.
This information will be available on the website of the conference. At least
one author should confirm participation at the conference for it to appear in
the proceedings and be programmed in a panel for presentation.
Industry Symposium: The objective of the Industry symposium is to establish an efficient dialogue between ICT4D practitioners and ICT4D researchers concerning the challenges, findings (both positive and negative), encountered obstacles, and lessons learned on the application of ICT in real world cases. Of particular interest is information on applying ICT in diverse lifecycle styles, industry sectors, and government. All proposals should have up to 6-page papers (including references). This submission will be reviewed by three reviewers giving feedback. Accepted papers will be published in the proceedings. The submission should be done through [email protected] with ICT4AD Industry symposium as the email subject.
Social Event: Visit to a Cameroonian village to discover traditional buildings and lifestyles. At the end of the visit, participants will share a Cameroonian barbecue and enjoy Cameroon culture.www.ict4ad.cm
[Digital Business Africa] – L’opérateur Eutelsat Communications a annoncé le 4 mars 2018 la réussite du couplage de la plateforme et de la charge utile du satellite KONNECT, réalisé cette semaine sur le site de Thales Alenia Space à Cannes. Cette opération marque une étape importante dans la construction du satellite, en vue de son lancement prévu en fin d’année.
KONNECT est un satellite multifaisceaux de nouvelle génération offrant une souplesse opérationnelle sans précédent. Selon Eutelsat, d’une masse de 3,5 tonnes, ce satellite est tout-électrique, le premier à utiliser la nouvelle plateforme Spacebus Neo de Thales Alenia Space. Il fournira 75 Gbps de capacité, en couverture de l’Europe de l’Ouest et de l’Afrique.
« Doté de
capacités permettant de desservir à grande échelle le marché de l’Internet haut
débit sur ces deux continents, KONNECT représente un pilier important de la
stratégie de retour à la croissance d’Eutelsat, en lui donnant les moyens de
renforcer sa présence sur le marché à fort potentiel du haut débit. Plus largement, ce
programme satellitaire accompagne l’ambition du Groupe de participer à la
réduction de la fracture numérique, en vue de la construction d’une société
numérique plus inclusive. En s’appuyant sur des ressources satellitaires
existantes, Eutelsat poursuit dès aujourd’hui cette ambition et prépare
l’arrivée de ce satellite, à travers le lancement de nouvelles offres d’accès à
Internet sur ces régions, comme récemment dans plusieurs pays africains »,
explique l’opérateur.
Dans le communiqué, Yohann Leroy, directeur général délégué et directeur technique d’Eutelsat, évoque une :« opération de couplage qui marque une étape clef dans ce programme en cours, qui permettra à terme d’apporter des services de haut débit à des prix avantageux, en complément des réseaux terrestres en Europe de l’Ouest mais aussi en Afrique où accéder à Internet est désormais un enjeu majeur de développement. »
[Digital Business Africa] – Au cours de l’année 2018, le service mobile money a une nouvelle fois enregistré des performances évolutives. Selon la GSMA, qui le révèle dans son rapport 2018 intitulé ‘‘State of the Industrie report on Mobile Money 2018’’, « le secteur de l’argent mobile a enregistré un nombre record de 143 millions de nouveaux clients enregistrés en 2018 par rapport à 2017. » Soit une croissance de 20%. Dans la même veine, le nombre de transaction a constamment progressé, pour dépasser les 1,3 milliards de transactions quotidiennes. Le rapport va plus loin, et affirme que « les principaux moteurs de la croissance numérique en 2018 ont été les décaissements et les paiements de factures – un signe que les fournisseurs d’argent mobile deviennent de puissants partenaires pour les entreprises. »
A l’origine de cette belle performance du mobile money, la GSMA évoque l’adoption croissante du smartphone dans les marchés émergents, l’Afrique en pole position. Une adoption qui permet aux différents opérateurs de proposer des services financiers via des applications. Des services qui visent entre autres à améliorer le quotidien de millions de personnes, en facilitant notamment l’accès aux soins de santé, à l’éducation, aux services financiers, à l’emploi, à la protection sociale et autres. « L’interopérabilité est également restée une priorité stratégique du secteur, non seulement pour accroître l’utilité de l’argent mobile, mais également le nombre d’utilisateurs », ajoute le rapport de la GSMA.
[Digital Business Africa] – Au Niger, alors que l’opérateur de télécommunications français Orange est en proie à « d’importantes difficultés économiques notamment du fait des conditions de marché », mais certainement aussi suite à son bras de fer avec le gouvernement, c’est une nouvelle bataille qui se profile à l’horizon. En effet, Orange Niger a demandé l’ouverture auprès du tribunal de commerce de Niamey à titre préventif d’une procédure de règlement avec ses créanciers. Une procédure qui est sensée éviter à l’opérateur de se retrouver dans une situation de cessation de paiement.
Dans la foulée de cette
sollicitation, le tribunal nigérien a répondu favorablement au groupe français.
Ainsi, Orange a annoncé dans la foulée la nomination d’un expert qui aura pour
mission « d’examiner la situation et
d’accompagner la direction générale d’Orange-Niger dans les négociations avec
les créanciers ».
Cette situation intervient alors que Orange Niger, deuxième opérateur du pays avec 2,5 millions d’abonnés en 2018 et 86 millions de chiffre d’affaires en 2018 connaît des relations des plus tendues avec le gouvernement nigérien qui l’accuse, comme les autres opérateurs de manque de transparence.
Cette crise avait connu son apogée en décembre 2018 lorsque la direction générale des impôts avait ordonné la mise sous scellé du siège d’Orange Niger, pour obtenir un redressement fiscal de 22 milliards de francs CFA. La mise sous scellée aura duré un mois. Par la suite, un accord confidentiel a été trouvé avec le fisc nigérien et les bureaux de l’opérateur ont rouvert.
Dans ce contexte, et
alors que des interrogations naissent sur la volonté du groupe français de
rester sur ce marché, Orange a indiqué que « toutes les solutions possibles sont examinées, y compris la recherche
d’un partenaire capable de soutenir le développement de l’activité ».
[Digital Business Africa] – En Angola, c’est une nouvelle déconvenue pour Isabel Dos Santos. Alors qu’elle est opposée depuis 2015 au géant brésilien des télécoms Oi suite à un litige, un tribunal arbitral mandaté par la Chambre de commerce international de Paris a rendu le 20 février 2019 un verdict largement défavorable à la plus riche femme d’Afrique. Avec d’autres actionnaires angolais d’Unitel, Isabel Dos Santos doit verser plus de 600 millions de dollars au groupe Oi.
A l’origine de cette décision, les accusations portées par le groupe brésilien selon lesquelles la partie angolaise aurait retenu ses dividendes. Oi accuse également Isabel Dos Santos et les autres actionnaires angolais d’avoir mené des opérations préjudiciables à Unitel, à l’instar de la facturation de frais via des sociétés de prestation de services. Des accusations fermement rejetées par la partie angolaise, mais retenues par le tribunal qui s’est prononcé en faveur du brésilien Oi.
De manière détaillée, les dédommagements ordonnés par le tribunal sont répartis ainsi qu’il suit : 339,4 millions de dollars, correspondant à la perte de valeur estimée de sa participation au sein d’Unitel provoquée par des violations du pacte d’actionnaires. 314,8 millions de dollars de dédommagements pour le non versement de dividendes dus depuis 2012. Soit un total de 654,2 millions de dollars, auxquels il faudra encore ajouter le remboursement de plus de 13 millions de dollars d’honoraires, frais et dépenses engagés par PT Ventures lors de la procédure. Dans sa décision, le tribunal n’a pas fixé d’échéance de paiement.
Si après ce rendu, la partie brésilienne s’est
dite satisfaite, en saluant « une
décision qui réaffirme les droits de PT Ventures en tant qu’actionnaire à
hauteur de 25 % au capital d’Unitel », du côté angolais, on
relativise. D’après Unitel, Le tribunal « n’a pas attribué à PT Ventures les près de 3 milliards de dollars
d’indemnités réclamés en réparation des préjudices allégués ».
Des positions qui révèlent au moins une chose : Les tensions sont loin d’être apaisées au sein de Unitel, premier opérateur mobile en Angola avec plus de 11 millions de clients revendiqués et détenu à parts égales de 25% entre le brésilien Oi (à travers sa filiale PT Ventures), Isabel dos Santos (via Vidatel), le général Leopoldino do Nascimento (à travers Geni) et la compagnie nationale pétrolière Sonangol (via Mercury).
Alors que la prochaine assemblée générale est annoncée pour le 19 mars 2019, les actionnaires devront à nouveau s’affronter sur la nomination du conseil d’administration de l’opérateur mobile, composé de cinq membres et présidé par Isabel dos Santos.
[Digital Business Africa] – Au Sénégal, c’est une performance historique qu’a réalisé le groupe de télécommunications Sonatel qui vient de publier ses résultats financiers pour le compte de l’année 2018. Une année globalement favorable pour l’opérateur, filiale du français Orange. « Les trajectoires de rentabilité se sont améliorées, reflétées par l’évolution positive de la croissance de l’EBITDA (bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement) à 462 milliards FCFA soit +2,2% par rapport à 2017. La poursuite de la monétisation des données Mobile grâce au renforcement de l’avantage concurrentiel sur la connectivité avec notamment la 4G et 4G+ au Sénégal et au Mali et la 4G à Bissau a généré un chiffre d’affaires de 191 milliards (+41,1% par rapport à 2017) », explique l’opérateur dans un communiqué.
Illustration de cette belle santé
financière, le groupe présent en Guinée Bissau, en Guinée, en
Sierra Léone, au Mali et au Sénégal annonce un chiffre d’affaires 2018
au-dessus des 1 000 milliards de F Cfa. Exactement 1.022 milliards de
francs CFA. Ce qui représente une progression de 5% comparé à 2017. Dans la
foulée, Sonatel annonce que son résultat net pour l’année 2018 a atteint 208
milliards de francs CFA, soit une croissance de 0,4% par rapport à 2017.
Ces bonnes performances de la société sont à imputer entre autres, à l’amélioration de la rentabilité de l’entreprise et à la monétisation des données mobiles. Au niveau macroéconomique, la Sonatel affirme également que ses bons résultats lui ont permis d’impacter positivement les économies des pays dans lesquels il est implanté. C’est ainsi que l’opérateur revendique avoir contribué pour « plus de 500 milliards » de francs CFA aux recettes budgétaires versées à titre d’impôt, taxes, redevances, cotisations sociales, droits de douanes et dividendes dans les pays en question.
A côté des caisses publiques, les entreprises privées ont également tiré parti de la croissance de la Sonatel : « Au titre du développement du secteur privé local, fait-elle également valoir, les activités du groupe ont généré au profit des entreprises locales plus de 148 milliards de FCFA de chiffres d’affaires », revendique le groupe dans son communiqué qui ajoute : « Les activités du groupe ont permis de générer plus de 4.500 emplois directs et près de 200.000 emplois indirects grâce à une distribution commerciale étendue, à la sous-traitance et aux différents partenariats ».
[Digital Business Africa] – Alors que les marchés américains et européens sont de plus en plus hostiles au groupe chinois de télécommunications Huawei suspecté d’espionnage pour le compte du gouvernement chinois, l’opérateur se recentre sur le continent africain. Dans ce sillage, le groupe entend faire du Ghana un marché clé de son développement sur le continent. Selon Liu Xinwu, responsable de la sous-région ouest-africaine du groupe Huawei, l’opérateur va intensifier ses investissements dans le pays.
« Le plus
important, à mon avis, est d’investir constamment dans la recherche et le
développement», explique Liu Xinwu, cité par l’agence Xinhua. En
plus du volet Recherche et développement, il ajoute ensuite que ces
investissements concerneront également l’amélioration de la qualité et de la présence
des produits du groupe sur le marché Ghanéen.
Outre davantage de smartphones, le groupe annonce également son investissement dans toute la chaîne du secteur des télécoms au Ghana, y compris dans les grands chantiers techniques.
[Digital Business Africa] – En Côte d’Ivoire, c’est une condamnation qui a des allures de mise en garde pour ceux qui ont l’habitude de publier des photos intimes de leurs connaissances sur les réseaux sociaux. Basile Akakpo, un jeune ivoirien de 26 ans a récemment écopé d’une peine de prison ferme de 6 mois pour avoir posté le 11 février 2019 une vidéo de son ex petite amie nue. Un post sous fond de vengeance, alors que celle-ci avait mis un terme à leur relation, une décision que le jeune homme n’a visiblement pas accepté.
Contrarié, la victime
décide de porter plainte contre Basile Akakpo devant les autorités judiciaires.
Dans la foulée de l’enquête qui s’est ouverte, le jeune homme est interpellé
par les forces de l’ordre. Présenté devant un tribunal, il a été condamné à une
peine de prison ferme de 6 mois, tombant ainsi sous le coup de la loi sur la
cybercriminalité.
Depuis 2013, la Côte d’Ivoire s’est doté d’une loi contre la cybercriminalité. Elle vise à sanctionner toutes les infractions pénales qui se commettent au moyen ou sur un réseau de télécommunication ou sur un système d’information. Cette loi est accompagnée par une autre sur la protection des données à caractère personnel (protection des noms, numéros de téléphones et cartes bancaires des citoyens).
À travers la loi sur la cybercriminalité, la Côte d’Ivoire pourra désormais punir les cybercriminels d’une peine d’emprisonnement allant d’un à vingt ans, avec une amende de 500 000 à 100 millions Fcfa.
[Digital Business Africa] – Annoncée depuis plusieurs années en Afrique centrale, l’interopérabilité des paiements électroniques via les téléphones portables est annoncée pour le 31 mars 2019 dans les pays membres de la zone CEMAC. D’après le Groupement interbancaire monétique d’Afrique centrale (Gimac) qui fait l’annonce, l’assurance en a été donnée par les différents partenaires impliqués dans le projet, y compris les opérateurs télécoms qui ont garanti qu’ils seront prêts à échéance.
« Cela veut dire que les instruments de paiement du mobile d’un opérateur vont pouvoir interagir avec les instruments de l’autre et vice versa. Nous pensons que l’interopérabilité des mobiles va augmenter la volumétrie des mobiles, elle va décloisonner et permettre d’accroître l’utilisabilité, les usages possibles », explique Valentin Mbozo’o, directeur général du Gimac. De manière assez simple, l’interopérabilité permettra aux abonnés de téléphonie mobile de connecter leurs comptes bancaires à leur téléphone portable, de manière à effectuer à partir de son téléphone la quasi-totalité des opérations bancaires.
[Digital Business Africa] – En Algérie, c’est la première start-up spécialisée dans la prise de rendez-vous en ligne pour les radiologues et centres médicaux. Une solution innovante portée par la startup easydoct.com.
« Les patients passent énormément de temps
dans les salles d’attente bondées, perte d’une journée de travail à attendre
leur tour pour une consultation de 15 à 20 minutes. En 2019 cela est
inadmissible ! Les radiologues ont aussi du mal à organiser leur planning de
consultation car ils n’ont pas de système de prise de rendez-vous. On souhaite
résoudre à la fois ces deux problèmes. D’où l’idée de créer une plateforme via
laquelle les patients peuvent faire une recherche simple et gratuite,
disponible 24h/24 et 7j/7, qui permet de prendre rapidement et facilement leurs
rendez-vous qu’il soit pour eux-mêmes ou pour leurs proches (enfant, conjoints,
etc.) On n’a plus la file d’attente habituelle et dès leur arrivée les patients
sont reçus immédiatement par le service d’accueil combinée à l’amélioration de
la qualité du service pour les patients », explique Karima Belaadi
Ainsi, en utilisant ce service, les patients réalisent des gains de temps considérable, mais également le médecin augmente sa visibilité, simplifie la gestion de ses RDV, en optimise le suivi sans perdre le contrôle de son agenda.