[Digital Business
Africa] – La semaine de l’innovation numérique a été officiellement lancée
ce mercredi 25 juin 2019 par Mme Minette Libom Li Likeng, la ministre des
Postes et Télécommunications du Cameroun, en présence d’invités et divers
acteurs du secteur de l’économie numérique.
Organisée sous le très haut patronage du président de la République, cette semaine de l’innovation numérique va se déroule du 24 au 28 juin 2019 à Sup’PTIC, l’Ecole nationale supérieure des postes, télécommunications et TIC, sous le thème “Inoovez, créez et surtout osez: quelles appropriations et quelles perspectives pour cet appel du Chef de l’Etat?”
Elle est la toute première édition du genre organisée par le gouvernement à travers le Minpostel. Elle a pour objet de détecter et de récompenser les projets les plus innovants présentés par les jeunes au cours d’une année, pour un accompagnement adéquat en vue de la création des PME du numérique, avec pour activité phare le concours national du meilleur projet TIC de l’année, dont le lancement a été annoncé lors de la conférence de presse de Mme la ministre le 11 juin dernier.
« Cette semaine sera donc la tribune de l’engagement des
pouvoirs publics et l’espace de déploiement des jeunes pour le développement de
l’économie numérique au Cameroun », a déclaré Mme
la ministre lors du discours qu’elle a prononcé lors de la cérémonie officielle
d’ouverture de l’évènement. « Il
s’agit donc à cette occasion d’axer nos activités sur l’appropriation de
l’appel du chef de l’Etat aux jeunes en vue de l’innovation dans les TIC. Il
s’agit également d’amener les différents acteurs sociétaux à accompagner les
jeunes innovateurs camerounais à travers la mise en place d’écosystèmes
appropriés ou l’adaptation de ceux existants, afin de favoriser l’éclosion de
véritables entreprises numériques », ajoute t’elle.
La semaine de l‘innovation numérique comporte ainsi plusieurs articulations dont le plus important est le concours national du meilleur projet des TIC, avec à la clé le Prix spécial du Président de la République. Déjà, une session de formation spécialisée et de conseils est organisé en faveur des 15 jeunes innovateurs présélectionnés.
Aussi, une conférence scientifique de haut niveau sur le thème « innover ou disparaitre, les contours d’une alternance indispensable dans l’univers numérique aujourd’hui » dispensée par Jean-Jaques Massima Landji, représentant de l’UIT pour l’Afrique centrale et Madagascar, s’est tenue. Tout comme le partage des expériences des jeunes promoteurs de projets. La journée du jeudi 27 juin 2019 est consacrée à différents ateliers pratiques à l’intention de jeunes engagés dans les TIC en guise d’incubation en vue de la maturation de leurs projets. Ces formations seront délivrées par d’autres startups qui ont achevé leur migration vers l’entreprenariat numérique. Le 28 juin sera l’apothéose avec le pitch final du concours, puis la cérémonie de remise de récompenses aux lauréats du concours.
Au
jury constitué des professionnels du secteur et présidé par Reine Essobmadje,
la ministre a demandé de travailler avec professionnalisme pour récompenser les
meilleurs projets.
[Digital Business Africa] –Le ministre de l’Economie et des Finances du Bénin, Romuald Wadagni, et le directeur général des Impôts, Nicolas Yenoussi, ont officiellement lancé ce 25 juin 2019 à la salle de conférence de Sèmè city à Cotonou, la plateforme eBilan qui permet aux entreprises de déclarer en ligne leurs états financiers. Digital Business Africa vous propose des extraits du discours de Nicolas Yenoussi au lancement de cette plateforme novatrice.
« Une administration fiscale
qui se veut moderne ne peut choisir de vivre en marge des progrès
technologiques susceptibles de contribuer à la modernisation de la gestion de
l’impôt. C’est dans cette logique, que la DGI s’est engagée dans une série de
réformes dont la plupart sont axées sur la dématérialisation des procédures
fiscales en vue de faciliter les formalités pour les contribuables, nos
partenaires privilégiés.
Qu’il vous souvienne, nous avions
mis en place l’année écoulée, la plateforme informatique multifonctionnelle
e-services offrant la possibilité aux grandes et moyennes entreprises de
déclarer et de payer leurs impôts en ligne.
Cependant, la DGI n’entend pas
s’arrêter en si bon chemin. C’est pourquoi, une fois de plus, nous avons conçu
et mis en ligne la plateforme e-Bilan pour la dématérialisation du dépôt des
états financiers.
Mesdames et Messieurs,
Vous n’êtes pas sans savoir que
la loi fait obligation aux contribuables, d’accompagner la déclaration de leur
bénéfice de l’année des états financiers qui, doivent être présentés
conformément aux dispositions de l’Acte Uniforme de l’OHADA du 26 janvier 2017
relatif au Droit Comptable et à l’Information Financière.
La DGI, à travers le guichet
unique de dépôt des états financiers, est l’administration dépositaire des
états financiers des entreprises. Mais, elle n’en est pas la seule
administration destinataire. Elle a toujours joué le rôle de plateforme de
collecte et de mise à disposition des états financiers aux autres destinataires
que sont, l’INSAE, la BCEAO, le Greffe du tribunal de commerce. Il est donc
fait obligation aux contribuables de produire les états financiers en cinq (05)
exemplaires. A cela, s’ajoutent tous les moyens logistiques, financiers et
humains qui sont déployés dans l’accomplissement de cette tâche.
De même, la directive
n°04/2009/CM/UEMOA du 27 mars 2009 prévoit, pour la recevabilité des
états financiers, le visa obligatoire des membres de l’Ordre des Experts-Comptables
et Comptables Agréés du Bénin (OECCA-BENIN) ou d’un salarié de l’entreprise
attestant de sa qualité par l’immatriculation à la CNSS.
Cependant, l’OECCA-BENIN a
dénoncé récemment plusieurs cas de falsification d’attestation de présentation
d’états financiers et d’exercice illégal de la profession d’expert-comptable.
Il s’agit là de graves violations des textes régissant la production et le
contrôle de l’information financière contenue dans les états financiers et qui
sont de nature à éroder l’assiette fiscale. Des propositions de réforme de la
mise en œuvre du visa des états financiers avaient été donc suggérées par
l’OECCA.
Le projet e-bilan vient donc
sonner le glas des difficultés et tracasseries liées à l’élaboration et la
réception des états financiers pour le bonheur aussi bien de l’administration
fiscale que de vous-mêmes nos chers partenaires.
Il aura donc pour avantage de mettre fin aux longues files d’attentes pour le dépôt des états financiers ; de dispenser de la production en cinq (05) exemplaires des états financiers mais aussi de débarrasser l’administration fiscale des cargaisons de papiers ; de créer de surcroît un environnement intégré et structuré de gestion du système d’information de gestion des états financiers ; de générer une attestation électronique de dépôt des états financiers avec signature ; de dématérialiser la procédure de leur mise à disposition des utilisateurs, notamment la BCEAO et l’INSAE ; de dématérialiser le visa obligatoire prévu par la directive de l’UEMOA.
Mesdames et Messieurs,
Le projet e-bilan est désormais
une réalité au Bénin et déjà les états financiers de l’exercice comptable 2018
sont attendus par voie électronique jusqu’au 30 juin 2019. C’est le
moment pour moi de féliciter tous les acteurs ayant contribué à la mise en œuvre
de ce projet.
A vous, chers partenaires
privilégiés, soyez rassurés de nos efforts au quotidien pour vous faciliter la
tâche dans l’accomplissement de vos formalités administratives.
Je ne saurais terminer sans
remercier le Ministre de l’Economie et des Finances et toute son équipe qui ne
ménagent aucun effort pour nous accompagner.
Mesdames et Messieurs, Chers
invités, Je m’en voudrais de finir sans réitérer mes chaleureux mots de
bienvenue à vous tous ici présents. Vive le Bénin. Vive le partenariat
public-privé,
[Digital Business Africa] –C’est une innovation majeure. Au Bénin, les états financiers des entreprises pour l’exercice comptable 2018 sont attendus jusqu’au 30 juin 2019 par voie électronique via la plateforme ebilan.impots.bj. Le ministre de l’Economie et des Finances du Bénin, Romuald Wadagni, et le directeur général des Impôts, Nicolas Yenoussi, ont officiellement lancé ce 25 juin 2019 à la salle de conférence de Sèmè city à Cotonou, cette plateforme e-Bilan.
Annoncé aux contribuables par un communiqué le 20 juin 2019, e-Bilan permettra aux usagers des Centres des Impôts des Moyennes et Petites Entreprises du Littoral, de l’Atlantique, du Borgou-Alibori et de la Direction des Grandes Entreprises de soumettre leurs états financiers en ligne via la plateforme ebilan.impots.bj.
Cette plateforme offre l’avantage
de dispenser les entreprises de la production des cinq exemplaires des états
financiers et l’avantage de débarrasser l’administration fiscale des cargaisons
de papiers.
e-Bilan crée un cadre favorable à
une exploitation moins laborieuse des données des états financiers en éliminant
les redondances et bénéficiant des atouts des technologies nouvelles (requêteur
automatique, recoupement, tableau de bord en temps réel, etc). Les outils
modernes mis en place par cette plateforme résorberont les difficultés de
traitement rencontrées par les services de contrôle fiscal et de vérification.
L’objectif et les bénéficiaires
L’objectif général de la plateforme e-Bilan est la dématérialisation du dépôt des états financiers. A titre spécifique, il s’agit de créer un environnement intégré et structuré de gestion du système d’information de gestion des états financiers ; d’automatiser les travaux de contrôle et de traitement des états financiers au niveau du GUDEF ; de générer une attestation électronique de dépôt des états financiers avec signature; de faciliter l’exploitation des informations financières contenues dans les états financiers pour les besoins du contrôle fiscal ; de dématérialiser la procédure de leur mise à dispositions des utilisateurs, notamment la BCEAO et l’INSAE, en vue de leur simplifier l’accès et de dématérialiser le visa obligatoire prévu par la directive de l’UEMOA.
Pour la mise en œuvre de cette
plateforme plusieurs acteurs ont été mis à contribution. D’abord les entreprises
à qui incombe l’obligation de déposer les états financiers : les responsables
financiers ou les comptables ; ensuite l’OECCA-Bénin et ses
membres qui certifient et visent les états financiers avant leur dépôt ;
puis l’administration fiscale qui collecte les états financiers et délivre
une attestation de dépôt aux entreprises. Viennent ensuite le greffe du
tribunal de commerce qui reçoit copie des états financiers ; la Direction
Nationale de la BCEAO qui centralise tous les états financiers pour la
centrale des bilans et l’INSAE qui exploite les données pour des fins des
agrégats macroéconomiques.
La fin des falsifications d’attestation de présentation des états financiers
Pour Nicolas Yenoussi, le DG des Impôts, qui se réjouit de cette innovation, « une administration fiscale qui se veut moderne ne peut choisir de vivre en marge des progrès technologiques susceptibles de contribuer à la modernisation de la gestion de l’impôt. C’est dans cette logique, que la DGI s’est engagée dans une série de réformes dont la plupart sont axées sur la dématérialisation des procédures fiscales en vue de faciliter les formalités pour les contribuables, nos partenaires privilégiés ».
Nicolas YENOUSSI, DG des Impôts du Bénin.
Le DG affirme que cette plateforme viendra par ailleurs mettre fin aux falsifications d’attestation de présentation des états financiers. L’OECCA-BENIN a en effet récemment dénoncé plusieurs cas de falsification d’attestation de présentation d’états financiers et d’exercice illégal de la profession d’expert-comptable.
Selon Nicolas Yenoussi, il s’agit là de graves violations des textes régissant la production et le contrôle de l’information financière contenue dans les états financiers et qui sont de nature à éroder l’assiette fiscale. « Des propositions de réforme de la mise en œuvre du visa des états financiers avaient été donc suggérées par l’OECCA. Le projet e-bilan vient donc sonner le glas des difficultés et tracasseries liées à l’élaboration et la réception des états financiers pour le bonheur aussi bien de l’administration fiscale que de vous-mêmes nos chers partenaires », se réjouit le DG des Impôts.
Romuald Wadagni, ministre de l’Economie et des Finances du Bénin.
Fier de cette avancée notable, le ministre de l’Economie et des Finances du Bénin, Romuald Wadagni, affirme qu’il s’agit là d’une « révolution qui place le Bénin en tête de l’ensemble des pays de l’UEMOA. Aucun pays de l’UEMOA n’a encore réussi cette réforme. Nous sommes les premiers ».
La plateforme e-Bilan est un service en
ligne offert par la Direction Générale des Impôts pour la télétransmission des
états financiers. Ce service se matérialise par la conception et
l’implémentation d’une plateforme orientée Web avec un portail développé en
java.
Chaque intervenant, après une demande de
connexion en ligne dispose d’un espace abonné type au travers duquel :
les Entreprises ou contribuables :
choisissent leurs experts comptables ou leurs commissaires aux comptes pour, soit la tenue et la surveillance de la comptabilité, soit l’élaboration des états financiers de fin d’exercice. Un mandat électronique est généré automatiquement ;
déposent leurs états financiers suivant un modèle type en ligne ;
formulent une demande de certification de leurs états financiers auprès de leurs experts comptables. Des signatures et attestations électroniques sont générées automatiquement ;
utilisent le centre de messagerie pour envoyer des mails dans un cadre de réseau social professionnel.
les Experts comptables :
reçoivent les notifications en provenance des clients pour constituer leur portefeuille ;
sollicitent un mandat auprès des clients les missions d’expertise comptables ;
consultent et contrôlent la régularité des états financiers soumis en ligne ou élaborés par eux-mêmes ;
certifient en ligne les états financiers, appliquent une signature électronique, génèrent une attestation et les télétransmettent, par eux-mêmes ou par les clients, à la Direction Générale des Impôts.
la Direction Générale des Impôts :
réorganise et redynamise le GUDEF ;
collecte en ligne et centralise les états financiers déposés après un contrôle de cohérence automatique ;
récupère en base de données toutes les informations financières et comptables ;
établit au besoin une interface avec les bases de données existantes ;
produit des tableaux de bord, réalise les travaux d’exploitation des données, procède aux contrôles fiscaux et archive les données ;
transmet les fichiers numériques des états financiers aux partenaires (BCEAO, Tribunal de Commerce, INSAE etc..).
les Partenaires (destinataires) :
s’inscrivent en ligne ;
collectent les fichiers numériques des états financiers pour les besoins de leur exploitation.
[Digital Business Africa] –Le gouvernement de la Guinée équatoriale et le Bureau sous-régional pour l’Afrique Centrale de la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) convoquent la 35ème session du Comité Intergouvernemental de Hauts Fonctionnaires et d’ Experts (CIE) en vue de permettre à l’Afrique centrale de discuter et de proposer des voies et moyens pratiques à travers lesquels les pays de la sous-région peuvent tirer pleinement profit du potentiel de l’économie numérique à l’effet d’apporter une meilleure réponse à leurs défis liés aux développement, notamment le besoin pressant de diversification et d’industrialisation.
Les débats de fond et les
séances de travaux pratiques du CIE qui se tiendront du 23 au 27 septembre 2019
à Malabo, capitale de la Guinée Equatoriale sous le thème «
Transformations numériques et diversification économique en Afrique Centrale:
enjeux, défis et opportunités » permettront aux hauts fonctionnaires, experts,
inventeurs, innovateurs, chercheurs et représentants des institutions phares
dans le domaine du développement ainsi que des universitaires présents de faire
un bilan de santé de l’économie numérique en l’Afrique Centrale, région perçue
comme enregistrant la moindre performance dans ce secteur, sur le continent.
Trois sessions
plénières ont été programmées pour le rendez-vous de cette année: un dialogue
de haut niveau sur l’économie numérique en Afrique Centrale visant à explorer
les points de vue des décideurs ; une plateforme de démonstration sur les
expériences et les applications en matière d’économie numérique; et un
événement spécial pour l’analyse du statut de la transformation structurelle en
Afrique centrale en se basant sur les dimensions de l’emploi, la production et
la société tel que dépeint dans la publication Profil ‘STEPS’ Régional pour l’Afrique Centrale.
Antonio Pedro, le directeur du Bureau sous-régional pour l’Afrique centrale de la Commission Economique des Nations unies pour l’Afrique (CEA).
Selon les chiffres du portail ICT-Eye (2017) de l’Union internationale des Télécommunications (UIT), l’Afrique centrale pratique les coûts les plus élevés de téléphonie mobile sur le continent (jusqu’à 0,08 Dollar par seconde pour les appels mobile –mobile par seconde au Tchad et à Sao Tome et Principe, par exemple). Elle est également la région la plus faible en termes de performance. Le taux de pénétration de la téléphonie fixe haut débit est de 0.8% seulement tandis que celui de la téléphonie mobile de haut débit représente 22,48%. Cependant, le niveau général de pénétration de l’internet est encourageant et s’élève à 48,6% contre une moyenne mondiale de 62% ; la vitesse moyenne de transfert et de téléchargement en ligne est en deçà des 10 mégabytes par seconde.
Ainsi, les délégués approfondiront leur compréhension
des causes de cette faible performance en termes d’accès et de contenu et
étaleront une gamme complète de transformations à entreprendre dans l’optique
de résoudre les pépins et de faire de la transformation numérique un point
nodal de la montée industrielle et de la diversification économique en Afrique
Centrale.
Les théoriciens du
développement et les groupes de réflexion de par le monde s’accordent à dire
que la technologie et l’innovation représentent les principaux moteurs de la
croissance économique aujourd’hui. Les pays d’Afrique Centrale doivent placer
l’innovation au centre du développement pour attiser la flamme de l’innovation
numérique dans leur écosystème afin de stimuler les transformations dans une grande
variété de secteurs notamment : la gouvernance, l’éducation,
l’agriculture, l’énergie, la banque et la finance, l’emploi, la manufacture,
l’industrie créative, le transport et la logistique, le commerce et le secteur
numérique en question, en tirant parti des opportunités qu’offre le blockchain, de l’informatique en nuage, l’intelligence
artificielle, l’impression 3D et d’autres innovations », a
déclaré Antonio Pedro, Directeur du Bureau
sous régional pour l’Afrique Centrale de la Commission Economique des Nations
Unies pour l’Afrique (CEA) en prélude au rendez-vous de Malabo.
« Quoique les
pays de l’Afrique Centrale n’ont pas été des acteurs majeursdes révolutions
industrielles du passé, la présente ère d’intelligence+ et de
réseautage encore appelée la quatrième révolution
industrielle, où les innovations numériques sont associées au haut
débit pour connecter toutes choses et propulser la productivité, représente
l’occasion en or de dépasser toutes les autres ères pour et se positionner sur
la voie du développement durable. Dans notre théorie du changement pour
la diversification économique et la transformation structurelle de l’Afrique
centrale, nous considérons l’économie numérique comme l’élément qui change la
donne ; d’où notre réunion à Malabo. »
Siège de la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA)
Le Directeur a déclaré qu’une stratégie complète et
bien structurée, entérinée par les autorités politiques de plus haut
niveau de la sous-région et avec l’adhésion de nombreux acteurs notamment
le secteur privé, sera nécessaire pour investir dans et tirer profit de
l’économie numérique en vue d’une transformation économique, mais aussi pour
mieux affronter les perturbations associées au changement de paradigme attendu
dans la production et les écosystèmes y relatifs.
Comme l’a récemment relevé la Secrétaire Exécutive de la CEA, Madame Vera Songwe, d’ici 2020, la valeur de l’économie numérique en Afrique s’élèvera à 300 milliards de Dollars E.U – un espace que les jeunes entrepreneurs et les femmes en particulier devront capitaliser. Ils devront également tirer le meilleur profit des opportunités qu’offre la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine (ZLECAf). La contribution des jeunes et des femmes figurera en bonne place dans les discussions du CIE.
Plusieurs estimations indiquent que l’économie numérique
globale atteindra 24,3% du PIB mondial d’ici 2025, une augmentation par rapport
aux 15,5% du PIB mondial (qui représente 11,50 trillions de Dollars E.U)
estimés en 2016.
Dans cet écosystème, la téléphonie mobile occupe une
place de choix et est rapidement exploitée en Afrique. D’après l’UIT, la
téléphonie mobile s’est développée plus rapidement que toutes les autres
technologies dans l’histoire, avec le nombre total de souscriptions mobiles de
haut débit passant de 268 millions en 2007 à 4,2 milliards en 2018, à travers
le monde.
A la veille de la révolution 5G, la question qui se pose est désormais de savoir qui bénéficiera de ces transformations digitales. Comment faciliter le vaste déploiement des solutions numériques en Afrique centrale afin de doper la productivité, d’accroitre l’efficacité dans la prestation des services, de réduire les couts, de connecter les personnes et enfin de faire de la sous-région un acteur dynamique et compétiteur dans le domaine de l’économie numérique, représentera l’une des principales taches des délégués de la conférence de Malabo.
[Digital Business Africa] – L’Alliance for Financial Inclusion (AFI) a annoncé le lancement d’un concours destiné aux Fintech offrant des solutions innovantes visant à améliorer l’utilisation des services financiers numériques par les femmes, les jeunes, les personnes déplacées, etc.
« Reconnaissant la puissance de la technologie
financière (FinTech) pour créer des solutions révolutionnaires qui soutiennent
et développent des services financiers de qualité, AFI organise un concours
ouvert aux innovateurs de la FinTech afin de présenter des solutions ciblant
les populations à faible revenu dans les sept thèmes suivants: genre, jeunesse,
vieillissement , personnes déplacées de force, réduction des risques,
technologie de réglementation / technologie de supervision (RegTech / SupTech)
et Inclusive Green Finance », annonce l’AFI dans un communiqué.
Elle ajoute ensuite que 14 finalistes seront sélectionnés et auront l’occasion de présenter leur solution lors du Forum Annuel sur les Politiques d’Inclusion Financière prévu au Rwanda du 09 au 13 septembre 2019. L’occasion pour eux de proposer leurs solutions aux régulateurs et acteurs Techs de plus de 90 pays.
La compétition est ouverte aux entreprises en démarrage, aux institutions financières établies, et plus globalement aux Fintech. Les candidatures peuvent être soumises jusqu’au 05 juillet 2019, sur le site web de l’AFI à l’adresse : https://www.afi-global.org/events/fintech-showcase-2019
[Digital Business Africa] – En Afrique de l’Ouest, le coût élevé d’Internet demeure l’une des principales entraves à la connectivité des populations. L’affirmation est du Dr Albert Zeufack, l’économiste en chef de la Banque mondiale pour la région Afrique, cité par l’agence de presse africaine.
Alors qu’il s’exprimait lors d’un panel inaugural de la deuxième conférence internationale de statistique et d’économie appliquée qu’il a animé autour du thème : ‘‘La transparence des données dans l’ère numérique’’, le Dr Albert Zeufack qui est en charge de 48 pays africains a affirmé : « A la Banque mondiale, nous pensons que l’économie digitale est l’une des façons par lesquelles l’Afrique peut se développer…Mais, le coût de l’Internet en Afrique de l’ouest est très élevé ».
Il explique ensuite qu’avec les évolutions
technologiques, la connexion haut débit est la clé du développement. D’autant
plus pour le continent africain qui enregistre une croissance exceptionnelle de
sa population, la plus rapide du monde : « L’Afrique atteindra 2 milliards de personnes d’ici cinq ans (…) 43% des
2 milliards d’Africains jusqu’en 2050 auront moins de 15 ans. Et le continent
devra alors créer un million d’emplois par mois », explique le Dr Albert
Zeufack qui ajoute : « le
numérique n’est pas un luxe pour l’Afrique. C’est un outil qui est déjà en
train d’améliorer la croissance de certains pays africains ».
[Digital Business Africa] – « Xikka money est un facilitateur des transactions financières en ligne via un objet digital connecté comme une tablette, un smartphone, un téléphone, un ordinateur portable ». C’est ainsi que décrit Olivier N’Guessan, le promoteur de l’application Xikka, qui vient d’être lancée sur le marché ivoirien.
Xikka money favorise « l’inclusion financière, les transactions financières courantes, sert de relais entre la Banque et ses clients et favorise l’utilisation de services bancaires, le règlement des factures », ajoute son promoteur. D’après lui, l’objectif premier de Xikka est de promouvoir l’inclusion financière dans un pays où le taux de bancarisation est estimé à 16%. Et 34% quand on inclue les comptes ‘‘mobile money’’.
[Digital Business Africa] – C’est une opération qui va créer un géant qui pèsera 17 milliards d’euros de chiffre d’affaires et plus de 250 000 collaborateurs. Le groupe de services informatiques Capgemini a annoncé, le 24 juin, le lancement d’une OPA (Offre publique d’achat) amicale sur la société de conseil en technologie Altran, dont les métiers sont complémentaires et les marchés de plus en plus proches. Dans la foulée, le montant de l’opération a été rendu public : 3,6 milliards d’euros.
De manière précise, l’action Altran Technologies qui
s’est alignée sur le prix de l’OPA de Capgemini de 3,6 milliards d’euros hors
dette (auxquels
s’ajoute une dette nette de 1,4 milliard d’euros), valorise sa
cible à 14 euros par action. Ce qui implique qu’Altran est revalorisé de 20%.
Dans le même temps, l’action de Capgemini a également été revalorisée à la
bourse, et gagnait 6%.
Cette opération approuvée à l’unanimité des deux conseils d’administrations devrait donner sans aucun doute donner naissance au leader mondial de la numérisation des processus industriels et des produits. « Ce rapprochement n’est pas un changement de stratégie pour nous. Il crée un super champion parfaitement doté de capacités dans les deux parties IT[technologies d’information] et OT [technologies d’exploitation] », explique Dominique Cerutti, PDG d’Altran.
Pour sa part, Paul Hermelin, le patron de Capgemini salut également cette fusion, et précise qu’il ne s’agit pas de synergies sur les coûts qui se traduiraient par des suppressions d’emplois. Mais d’une opération qui générera des économies de 70 et 100 millions d’euros avant impôts en année pleine et un chiffre d’affaires additionnel de 200 à 350 millions.
[Digital Business Africa] – L’Agence nationale des infrastructures numériques et des Fréquences (ANINF) du Gabon et ses partenaires que sont la BAD et Price Waterhouse Coopers (PWC) se sont retrouvés à Libreville ce 25 juin 2019 pour la première rencontre du Comité de pilotage (ou Copil) du projet Central African Backbone, composante du Gabon (CAB-Gabon).
Il s’agissait pour les membres de ce Copil d’examiner l’état d’avancement des études de faisabilité des projets retenus et de prendre des décisions sur les points d’attention identifiés, à savoir la dorsale fibre optique, le datacenter national et les plateformes Centre d’Alerte et de Réaction aux attaques Informatiques (CSIRT) / Centre d’Opérations de Sécurité (SOC) et Infrastructure à clé publique (PKI).
En effet, le gouvernement gabonais a identifié les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) comme l’un des moteurs du développement économique. Cela est inscrit dans le Plan sectoriel Gabon numérique découlant lui-même du Plan Stratégique Gabon Émergent (PSGE) du président Ali Bongo Ondimba. La vision étant axée sur la conviction selon laquelle le numérique constitue un vecteur accélérateur des autres secteurs du Gabon Émergent.
Première réunion du Comité de pilotage du projet CAB Gabon
Pour accompagner le pays dans
cette vision, le Gabon a reçu de la Banque africaine de développement un don
dans le cadre du Fonds spécial NEPAD-IPPF en vue du financement des études de
faisabilité de la dorsale à fibre optique d’Afrique Centrale (CAB)-Composante
Gabon et de la mise en place d’un centre national de données (Datacenter)
comprenant également une plateforme incluant un Centre d’Alerte et de Réaction
aux attaques Informatiques (CSIRT), un Centre d’Opérations de Sécurité (SOC) et
une Infrastructure à clé publique (PKI).
C’est donc dans le cadre de cette
rencontre de Libreville que ledit financement a été matérialisé par cette
réunion de lancement des études de faisabilité. Et Le Copil mis en place
s’assure du bon déroulé des opérations en fonction des objectifs généraux et
entretien une dynamique au sein des différents acteurs impliqués. Il a pour
mission de décider des orientations stratégiques du projet, faire un point de
l’avancement général des projets, d’arbitrer les conflits et de valider les
livrables du projet.
Financement de la BAD
La mise en œuvre de ce projet a donc nécessité une assistance financière de la BAD pour l’élaboration des études de faisabilité exhaustives (technique, économique, financière, environnementale et sociale) de la mise en place de la fibre optique sur un linéaire total de 2 000 km. Il y a lieu de souligner que ces axes intègrent les interconnexions du Gabon avec le Congo Brazzaville, le Cameroun et la Guinée équatoriale voisine, conformément au Plan de développement des infrastructures en Afrique (PIDA), qui recommande fortement que chaque pays africain puisse disposer d’au moins deux liaisons terrestres à fibre optique avec ses voisins immédiats.
Ces interconnexions viennent en
doublure à celles déjà réalisées dans le cadre de la mise en œuvre de la phase1
du Projet CAB-4 avec pour partenaire la Banque mondiale. Et la mise en place
d’un datacenter national, disposant des plateformes CSIRT et PKI.
Impacts du projet CAB-Gabon
Avec le projet CAB-Gabon, les Gabonais pourront à moyen terme communiquer sans interférences réseau ; améliorer l’économie du savoir et faire baisser la facture numérique. A long terme, il est prévu une baisse des coûts de communications électroniques ; une amélioration de la qualité des services, des applications et contenus numériques vers les entreprises et les citoyens sur tout le territoire national et enfin l’insertion intégrale du Gabon au cœur de la société de l’information et de la communication.
[Digital Business Africa] – En République Démocratique du Congo, c’est la fin du conflit ouvert qui oppose depuis avril 2019, la compagnie de télécoms Vodacom aux autorités au sujet du renouvellement de sa licence 2G (GSM). Alors que le gouvernement avait procédé le 13 juin 2019 au retrait des fréquences attribuées à l’opérateur au motif de graves irrégularités dans le renouvellement de sa licence GSM, l’opérateur a annoncé être parvenu à un accord avec le gouvernement congolais sur cette question.
Si pour l’instant Vodacom ne donne aucun détail sur les termes de l’accord trouvé avec le gouvernement congolais, on apprend tout de même de John Aluku, le directeur de cabinet du ministre des Télécommunications, qui s’est cofié à Reuters que la société s’est « engagée à respecter les exigences de l’État ».
Parmi ces exigences, on se souvient que le ministère congolais des Télécommunications dénonçait « un manque à gagner » pour l’État de 65 millions de dollars à l’occasion du renouvellement de la licence 2G De Vodacom. En effet, la licence de Vodacom devrait arriver à expiration en janvier 2018. Seulement, en 2015, l’opérateur avait obtenu de la précédente administration un avenant à son contrat qui prolongeait sa licence de deux ans, et lui attribuait dans le même temps de nouvelles fréquences, contre un paiement de 16,25 millions de dollars.
Depuis, l’actuel ministre Emery Okundji Ndjovu conteste la légalité d’une telle démarche, et sommait l’opérateur de régulariser sa situation. Le pique du conflit a été atteint lorsque le 13 juin, le ministre a publié un arrêté retirant à Vodacom ses fréquences GSM (2G).
[Digital Business Africa] – Encouragé par la forte progression de son service Orange money, le groupe français de télécommunications Orange envisage de lancer prochainement une banque à part entière dans la zone Afrique de l’Ouest. Si le projet a été longtemps évoqué, sa réalisation semble désormais imminente et les préparatifs ne sont plus que de l’ordre administratif et réglementaire.
« Orange Money a ouvert la voie à des services financiers plus étendus sur ses marchés africains, la société étant prête à lancer des opérations bancaires à part entière dès que les autorités de régulation l’auront approuvée. Dès que cette licence sera accordée, nous lancerons une banque à part entière en Afrique », confirme Alioune Ndiaye, le PDG d‘Orange Moyen-Orient et Afrique.
Orange avait en effet déposé une demande d’attribution de licence en qualité d’établissement bancaire depuis 2018 auprès de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Si une réponse favorable lui est servie, l’opérateur aura ainsi son ticket d’entrée pour les huit marchas de la zone, notamment le Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo. En plus du service Orange money, Orange Bank pourra proposer des services de crédit ou d’épargne.
[Digital Business Africa] – La 11è édition de l’Africa Banking Forum (ABF) s’est tenue du 20 au 21 juin 2019 à l’hôtel Akwa de Douala sous le thème : « La banque catalyseur de l’émergence africaine». Une occasion pour les experts, acteurs et professionnels de la banque et de la microfinance de discuter des innovations dans le secteur et des stratégies pour développer l’activité bancaire et favoriser l’inclusion financière en vue du développement de l’Afrique.
Plusieurs innovations ont ainsi été exposées à cette
édition de l’Africa Banking Forum 2019. Parmi elles, le réseau aLink, présenté par Jean
Gallo Jiotsa, le PDG d’ADSNET. Le 21 juin 2019 à la salle de conférence
principale de l’ABF 2019, avant d’introduire son partenaire, Muhammad Jawad
Qureshi, directeur du développement des Affaires mondiales d’Avanza Solutions,
qui exposait sur les innovations du marketing analytique et de la connaissance
client, le Camerounais a présenté aux participants ce réseau aLink. Un réseau
qui, d’après lui, viendra faciliter et moderniser les services offerts par les établissements
de microfinance.
« Je voudrais juste dire deux mots par rapport à notre projet Fintech consacré à la mutualisation des moyens de paiement pour la microfinance. Nous avons mis sur pied un réseau qui s’appelle aLink. Autour de ce réseau, nous fédérons les établissements de microfinance. Nous leur proposons un bouquet de services qui concerne l’émission des cartes, notamment des cartes Gimac, le paiement des services, le transfert d’argent, le mobile banking, l’Internet banking et d’autres services innovants que nous pouvons adapter au fur et à mesure », a déclaré Jean Gallo Jiotsa.
Au cours de sa présentation, le PDG d’ ADSNET a tenu à remercier les établissements de microfinance qui ont rejoint ce réseau aLink, mais également les banques qui ont accepté d’être banques de paiement. « Car pour captiver l’attention des microfinances, il fallait qu’il y ait une banque au milieu pour garantir les transactions en temps réel, mais également pour pouvoir leur permettre d’accéder aux infrastructures de banques. Les établissements de microfinance pourront donc, à travers le Gimac, accéder aux équipements d’incitation des banques et vice-versa. Voilà ce qui a été mis en place concernant ce réseau dont vous entendrez parler », a promis Jean Gallo Jiotsa.
20 juin 2019, Douala. Akwa Palace. Jean Gallo Jiotsa, le PDG d’ADSNET, entouré de ses partenaires à l’Africa Banking Forum 2019.
Pour les différents panélistes de l’ABF
2019, le faible taux de bancarisation du Cameroun et de l’Afrique constitue un
handicap pour le développement du continent. Pour y remédier, les banques
doivent redoubler d’effort et faire preuve d’imagination en profitant notamment
de l’accélération des tendances digitales et des possibilités offertes par la
transformation des comptes de paiements mobiles en compte d’épargne.
Gestion de
plusieurs de comptes bancaires
C’est dans ce sens qu’ ADSNET annonce, dans un avenir proche, une solution innovante pour la gestion des comptes bancaires des utilisateurs. Ses explications : « Nous sommes également en train de travailler sur d’autres services qui seront lancés en fonction de l’évolution de la réglementation. En fait, les données d’un client dans une banque appartiennent au client. Pas à la banque. De plus en plus, on va donner l’accès à ces données à des supports… Un client qui détient plusieurs comptes dans plusieurs banques pourra avoir une vue d’ensemble de ses comptes, avoir le solde de ses comptes. Ceci peut être fait par le biais des intermédiaires comme les Fintechs».
Jean Gallo Jiotsa précise que cela se fera dans un cadre
réglementaire bien précis. « Ce sont les évolutions qui sont déjà prêtes
chez nous et qui, selon l’évolution de la réglementation de la Cobac, pourront
être mis à la disposition, cette fois-ci, de l’utilisateur final et des N users »,
affirme-t-il.
21 juin 2019, Douala. Akwa Palace. Jean Gallo Jiotsa, le PDG d’ADSNET, lors de son intervention à l’Africa Banking Forum 2019.
Les établissements de microfinance pourront donc, à travers le Gimac, accéder aux équipements d’incitation des banques et vice-versa. Voilà ce qui a été mis en place concernant ce réseau aLink dont vous entendrez parler.Jean Gallo Jiotsa
L’Africa Banking Forum 2019
Organisée à Douala pour la deuxième année successive
par le Marocain i-conférences, cette 11è édition de l’Africa Banking
Forum (ABF) a été ouvert par le secrétaire général du ministère des
Finances, Gilbert Didier Edoa. Celui-ci a également appelé à digitaliser les
services bancaire tout en mettant en place « un système de financement fort
pour soutenir les économies africaines ». « Dans ce
contexte, les banques doivent prôner la transparence, la prévention, l’éthique,
le développement des infrastructures et la protection des épargnants »,
a-t-il suggéré.
L’édition 2019 de l’AFB s’achève demain, 21 juin 2019 avec des
panels comme « Gestion des risques opérationnels : quelle
organisation pour une meilleure intégration stratégique ? » ;
« PME à la recherche d’un nouveau paradigme », mais aussi avec à la
clé un déjeuner networking.
Lors de l’édition 2018 à Douala, l’ABF avait permis d’aborder à
la fois des thématiques stratégiques liées à la performance et à la gouvernance
bancaire, mais également aux thématiques techniques qui impactent le volet
opérationnel des banques.
[Digital Business Africa] – Au Bénin, la lutte contre l’utilisation des cartes sim non ou mal enregistrées est relancée, et cette fois, par un appel de la Justice. Dans un communiqué signé le 17 juin 2019 par le Procureur Spécial près la Cour de Répression des Infractions Economiques Et du Terrorisme du Bénin, celui-ci met en garde les distributeurs de cartes sim sur l’obligation d’identification de leurs abonnés.
« Il m’a été donné de constater que des cartes SIM préalablement enregistrées sous diverses identités sont en ventes sur toute l’étendue du territoire national en violation des principes légales relatives à l’enregistrement des utilisateurs des services de réseaux GSM. J’invite instamment tous les distributeurs de cartes SIM à mettre immédiatement fin à cette pratique en tout point illégal sous peine de poursuites judiciaires », affirme le Procureur spécial.
Dans la foulée, il rappelle que selon les dispositions légales, tout acquéreur de carte SIM a l’obligation de se faire enregistrer avec sa pièce d’identité en cours de validité. « Les opérateurs des réseaux GSM seront tenus pour responsables de la violation des prescriptions légales par suite de leur négligence à s’assurer du parfait accomplissement des formalités relatives à l’enregistrement des utilisateurs des produits GSM », ajoute le procureur spécial.
[Digital Business Africa] – Au cours des 10 dernières années, la Guinée a réalisé des investissements de l’ordre de 300 millions de dollars dans les projets liés au développement du numérique. D’après une note d’information publiée le 28 juin 2019 par le ministère des Postes et des Télécommunications, dirigé par Moustapha Mamy Diaby , cet investissement rentre dans le cadre du programme de développement des TIC dans le pays.
Parmi les principaux projets financés, figurent la construction du câble sous-marin, l’édification du Backbone national en fibre optique et le déploiement des réseaux de téléphonie mobile dans toutes les régions du pays.
Selon le gouvernement guinéen, cet
investissement a permis de soutenir la croissance du pays dans plusieurs
secteurs connexes, tels l’éducation, la santé, le commerce, l’agriculture et
l’industrie.
Aussi, parmi les indicateurs les
plus manifestes, le gouvernement affirme que sa politique mise en œuvre par a
permis d’augmenter le nombre d’opérateurs téléphoniques dans le pays et de
faire passer le taux de couverture à près de 80%.
[Digital Business Africa] – C’était une éventualité, désormais, c’est une certitude. Le groupe français de télécommunication Orange quittera le marché nigérien, sur lequel il est présent depuis 2008. L’annonce a été rendu publique par Alioune N’Diaye ( Crédit Photo : Carrapide.com ), directeur exécutif du groupe Orange pour la région Afrique et Moyen-Orient (AMEA) qui a affirmé en marge d’une visite à Bamako que l’opérateur quittera le Niger dès qu’un accord sera trouvé avec un éventuel repreneur.
« Au Niger, l’Etat a mis un niveau d’impôts tel que cela fait environ 10 ans qu’on y est avec un investissement de 190 milliards de FCfa, mais à la clé zéro-bénéfice. Le Niger a pris le contraire du système vertueux du Mali, c’est pourquoi on va quitter ce pays, mais dans l’ordre. Nous sommes en train de chercher un repreneur pour que l’activité continue et que les emplois soient préservés. Nous avons des offres et des gens sont intéressés pour reprendre», explique Alioune N’Diaye, directeur exécutif du groupe Orange pour la région Afrique et Moyen-Orient (AMEA).
Cette sortie intervient au lendemain du conflit ouvert qui a opposé en décembre 2018 le fisc nigérien à Orange Niger. Le fisc avait en effet placé sous scellé les locaux d’Orange, au motif d’une réclamation de 33 millions d’euros, représentant un redressement fiscal, contesté par l’opérateur. Un consensus avait finalement été trouvé par Orange et le fisc, permettant la levée des scellées. Cependant, les relations avec les autorités nigériennes n’ont jamais plus été au beau fixe. Conséquence logique, Orange décide finalement de quitter le marché nigérien.
[Digital Business Africa] – Raghu Malhotra ( Crédit Photo : How We Made It In Africa ), le président de Mastercard pour le Moyen-Orient et l’Afrique, a été nommé au conseil consultatif du président des Etats-Unis chargé des affaires en Afrique (PAC-DBIA). Il s’agit d’un forum pour le dialogue entre les secteurs public et privé des États-Unis et qui conseille le président sur les moyens de renforcer l’engagement commercial entre les États-Unis et l’Afrique.
« Malhotra servira un mandat de deux ans sur le PAC-DBIA et rejoindra d’autres dirigeants du secteur privé au conseil. Dans son rôle de conseiller, il s’appuiera sur son expertise et sa compréhension des marchés africains, où il a dirigé la transition de Mastercard en devenant un pionnier dans l’introduction de nouvelles solutions et services de paiement électronique sur le continent, contribuant ainsi au progrès social et à la croissance inclusive », explique Mastercard dans un communiqué.
« Mastercard et PAC-DBIA partagent le même
engagement à développer les opportunités sur le continent et utilisent la
technologie pour ouvrir la voie à un avenir meilleur. Je suis profondément
honoré d’être choisi pour siéger au PAC-DBIA et de soutenir sa mission de
contribuer à combler le fossé entre les secteurs public et privé américains et
africains », déclare Raghu Malhotra, le président de Mastercard pour
le Moyen-Orient et l’Afrique.
[Digital Business Africa] – Le Ministère des Postes et Télécommunications du Cameroun a publié ce 22 juin 2019 la liste des quinze (15) projets présélectionnés dans le cadre du Concours national du meilleur projet TIC. 272 candidats ont répondu à l’appel à projets du 11 au 21 juin 2019 via l’adresse http://www.ictinnovationweek.cm.
La ministre des Postes et des Télécommunications, Minette libom Li Likeng, invite ces lauréats présélectionnés à participer à partir de demain, 25 juin 2019, à un coaching spécialisé au SUP’PTIC Business Academy (SBA), le Centre d’incubation de SUP’PTIC, l’Ecole nationale supérieure des Postes, des Télécommunications et des TIC.
Le 28 juin, au terme de la Semaine nationale de l’Innovation qui débute ce 24 juin, les 15 candidats seront face à un jury constitué des professionnels des TIC. Le vainqueur gagnera le prix du président de la République dans le secteur du numérique.
[Digital Business Africa] -Chaque année, le Nigéria perd 1,333 milliards de nairas du fait de la cybercriminalité et logiciels malveillants. Selon le Dr. Isa Ibrahim Pantami, directeur général de l’Agence nationale pour le développement de la technologie de l’information (NITDA) qui révèle l’information, il existe également une perte de 127 milliards par an liée à la cybercriminalité en raison de l’incapacité du pays à sécuriser de manière adéquate les systèmes d’information.
« Le Nigéria perd environ 127 milliards de nairas par cybercriminalité. Cela est dû en partie à notre incapacité à sécuriser de manière adéquate nos systèmes d’information, SI. Par conséquent, la sécurité de notre système d’information est indispensable si nous voulons garantir la sécurité de nos services. Notre marché de logiciels indigène n’a pas été négligé par les défis de la tendance à la croissance face à la concurrence féroce des logiciels étrangers. Cette tendance a affecté la croissance du secteur local des logiciels, qui dépasse maintenant les 10 milliards de dollars, bien exploité. L’importance des tests de logiciels ne peut pas être surestimée dans l’environnement technologique en pleine croissance d’aujourd’hui, car le secteur mondial des technologies de l’information pourrait atteindre 5 milliards de dollars cette année », explique le Dr. Isa Ibrahim Pantami.
Dans la foulée de cette annonce, le
patron de la NITDA explique que la menace cybercriminelle est encore beaucoup
plus importante du fait de la digitalisation des services publics engagée par
les autorités. Une digitalisation également engagée par les banques, qui
représentent tout de même la principale cible des cybercriminels.
[Digital Business Africa] -Au premier trimestre 2019, les livraisons de smartphones sur le continent africain se sont établies à 21,5 millions d’unités. Un chiffre peut-être important, mais qui est tout de même en baisse de jusqu’à 7% par rapport à la même période en 2018. C’est en tout cas ce que révèle le rapport Quarterly Mobile Phone Tracker publié par le cabinet de Conseil et de recherche en Technologies International Data Corporation (IDC).
Selon le rapport, cette baisse au niveau africain est la résultante du ralentissement observé sur les deux plus grands marchés du continent. En Afrique du Sud, les ventes de smartphones ont chuté de -4% sur un an, tandis qu’au Nigéria, la baisse a été beaucoup plus importante, et a atteint les -12%. Parmi les autres causes, le rapport évoque également en environnement marqué par une conjoncture au niveau macroéconomique, et les tensions nées de la guerre commerciale que se livrent la Chine et les Etats-Unis.
Notons
qu’au cours de la décennie écoulée, les ventes de smartphones avaient
enregistré une envolée record sur le continent africain. Une croissance
favorisée par l’extension des réseaux de télécommunications sur le continent,
ainsi que l’émergence d’une multitude de fabricants et de vendeurs de
smartphones low coast. Cependant, cette croissance semble s’essouffler, au vu
de l’explosion d’offres de plus en plus compétitives.
[Digital Business Africa] -Au Tchad, l’Agence de développement des technologies de l’information et de la communication(ADETIC), en charge de l’élaboration et de la mise en œuvre de la stratégie nationale des TIC a un nouveau directeur général adjoint. Il s’agit de Naïr Abakar. Une nomination qui passerait probablement inaperçue n’eut été le profil du promu. En effet, Naïr Abakar est âgé de 27 ans. Un âge qui reflète surtout la confiance placée aux jeunes, surtout que dans ses nouvelles fonctions, Naïr Abakar aura en charge la mission de promouvoir l’entrepreneuriat.
L’entrepreneuriat justement, Naïr Abakar s’y est déjà exercé. Il débute sa carrière en France en 2014 au sein de l’Orange Lab, où il développe une plateforme de crowdsourcing. Il poursuit sa carrière en mettant son expertise au service du développement de plusieurs applications ou encore de missions de conseil en technologies innovantes pour des grandes entreprises de comme la Société Générale. En 2016, il décide de rentrer au Tchad où il créée la même année d’importants évènement tels que le Salon de l’étudiant africain (2016 et 2017) et le Forum Panafricain de la Jeunesse (2017). En octobre 2018, il est à l’origine du mouvement national et annuel de la Semaine de la Citoyenneté.