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Sénégal : l’État lance « Écosystème Start-up », plateforme pour connecter les entrepreneurs et les investisseurs [inscrivez-vous]

[DIGITAL Business Africa] – Au Sénégal, l’innovation s’organise. « Écosystème Startup », la plateforme dédiée aux entrepreneurs et investisseurs est disponible depuis ce 20 novembre 2025. Issue de la loi nᵒ 2020-01, dite Startup Act, adoptée en janvier 2020, la plateforme qui vient d’être lancée vise à soutenir les startups, encourager l’innovation, faciliter l’accès au financement et renforcer l’accompagnement public.

Cet outil prévoit un guichet unique en ligne, afin de simplifier les démarches de labellisation et d’accès aux services dédiés. À terme, plus de 500 startups devraient être labellisées, avec l’objectif ambitieux de créer 150 000 emplois directs d’ici à 2034.

Il met également en place des instruments de suivi et d’évaluation pour mesurer l’impact réel des initiatives.

La plateforme « Écosystème Startup » joue un rôle central dans :

• La labellisation et le suivi des startups reconnues par l’État ;

• L’agrément et la valorisation des structures d’appui entrepreneurial (SAE) ;

• La collecte et la fiabilité des données sur l’écosystème national de l’innovation ;

• Le renforcement de la coordination entre les acteurs de l’écosystème.

Le lancement de cette plateforme s’inscrit dans le cadre du « New Deal Technologique» et de la Vision Sénégal 2050. Il s’agit de deux piliers stratégiques qui placent l’innovation et le numérique au cœur du développement national.

Les startups labellisées bénéficieront d’un ensemble concret de mesures de soutien : des programmes de formation et de renforcement des compétences, des régimes douaniers préférentiels pour l’importation de matériel, des incitations fiscales spécifiques, un accès prioritaire aux marchés publics, ainsi que des opportunités de financement adaptées.

Inscrivez-Vous en cliquant sur ce lien: https://ecosystemestartup.sn/

Par Jean Materne Zambo

Cameroun : Résolutions du 96ᵉ Conseil stratégique et technologique de l’AAEA organisé sous l’égide de la CAMWATER

[DIGITAL Business Africa] – Une Afrique plus résiliente, mieux équipée et mieux formée en matière d’eau. Le CST de l’Association africaine de l’Eau et de l’Assainissement (AAEA) s’y emploie. Après trois jours de travaux organisés sous l’égide de la CAMWATER, le Conseil stratégique et technologique (CST) de l’AAEA retient des résolutions afin que les pays membres puissent affronter les défis de l’eau et de l’assainissement.

Ces recommandations touchent plusieurs plans. Notamment la gouvernance et la stratégie sectorielle, l’ingénierie et de l’innovation, le financement et la structuration du secteur, le développement des capacités et l’organisation de la future édition.

Sur le plan de la gouvernance et de la stratégie sectorielle

– Accélérer l’opérationnalisation de l’Académie africaine de l’eau et de l’assainissement ;

– Renforcer l’harmonisation des politiques nationales en lien avec les standards techniques internationaux, ISO ;

– Encourager la création d’une agence dédiée à l’assainissement dans les pays où elle n’existe pas ;

Sur le plan de l’ingénierie et de l’innovation

– Prioriser les solutions techniques fondées sur les besoins locaux, stations compactes, technologies décentralisées,

– La valorisation énergétique et agronomique des bouts.

– Créer une plateforme africaine d’échange sur les innovations en eau et en assainissement ;

– Renforcer les outils de suivi de la qualité de l’eau,

 

Sur le plan du financement et de la structuration du secteur,

– Déployer des mécanismes financiers innovants et durables,

– Financement hybride, mobilisation du secteur privé, soutien aux PME,

– Encourager la mise en place des cadres réglementaires soutenant la professionnalisation de la vidange et la formation des opérateurs.

Sur le plan du développement des capacités

– Adopter une approche intégrée en trois piliers : formation, partenariat académique et mentorat ;

– Généraliser les programmes de formation continue et d’e-learning,

– Renforcer les partenariats entre opérateurs par le partage d’expertises et l’optimisation des ressources,

– Valoriser les femmes et les jeunes dans la gouvernance technique et opérationnelle.

Sur le plan de l’organisation du congrès de l’Association africaine de l’eau et de l’assainissement en février 2026,

– Accélérer la mobilisation des membres pour réserver des stands, des sessions techniques et les inscriptions.

– Finaliser le budget consolidé et le plan de communication,

– Assurer la coordination logistique avec un accent particulier mis sur la sécurité,

– La facilitation aéroportuaire et le protocole.

À l’ouverture des travaux le 18 novembre 2025, Gaston Eloundou Essomba, ministre de l’Eau et de l’Énergie du Cameroun, a souligné la volonté du pays de jouer un rôle de leadership continental.

« Nos ressources hydriques sont précieuses mais encore sous-exploitées. Face aux pressions climatiques et démographiques, nous devons agir rapidement et de manière concertée », a-t-il affirmé.

Le président en exercice de l’AAEA, le directeur général de la CAMWATER, le Dr Blaise Moussa, a non seulement rappelé que « rassembler décideurs, experts et techniciens est essentiel pour réduire durablement les inégalités d’accès à l’eau et à l’assainissement en Afrique ».

Mais, Il a aussi présenté les priorités de sa mandature, centrées sur l’excellence opérationnelle, le renforcement des coopérations entre opérateurs et la valorisation des solutions africaines adaptées aux contextes locaux, mettant en relief les initiatives de la CAMWATER en matière de résilience climatique et de capitalisation des bonnes pratiques.

 

Missions du Conseil stratégique

 

Dans le cadre de ses attributions, le Conseil stratégique a pour missions de :

Conseiller le Comité de Direction sur les questions stratégiques majeures, à la demande de ce dernier ;

Contribuer activement à la mise en œuvre du plan stratégique de l’Association en assurant un suivi éclairé de ses orientations ;

Fournir des avis d’orientation pertinents à la direction exécutive, en vue de l’atteinte des objectifs institutionnels ;

Stimuler et approuver la création de groupes de Spécialistes, encourager leurs travaux, et promouvoir la constitution de groupes de travail spécifiques selon les besoins ;

Valider les activités menées par les groupes de spécialistes ou tout autre groupe de travail relevant de l’Association ;

Coordonner les initiatives des réseaux professionnels existants en assurant leur cohérence avec la stratégie globale de l’AAEA.

Le Conseil stratégique

Instance centrale du Conseil stratégique et technologique, le Conseil stratégique constitue un organe consultatif, dédié à la réflexion prospective, à la concertation structurée et à l’orientation stratégique.

À ce titre, il joue un rôle essentiel dans l’appui à la gouvernance de l’Association, en contribuant à la définition de ses grandes priorités, à l’anticipation des mutations du secteur de l’eau et de l’assainissement, ainsi qu’à l’élaboration de recommandations à fort impact.

Il est composé de vingt-cinq (25) membres issus des différentes catégories statutaires de l’Association (membres actifs, affiliés et individuels) répartis de manière équilibrée entre les cinq régions du continent africain, avec une attention particulière portée à la promotion de l’équité de genre.

La présidence du Conseil est assurée par l’un de ses membres, désigné par le Comité de Direction sur la base de critères rigoureusement définis. Le mandat est fixé à deux (2) ans, renouvelable une seule fois.

AAEA, ses missions ainsi que le rôle de la CAMWATER

– Renforcement des Capacités : Développer les compétences professionnelles des acteurs du secteur (opérateurs, régulateurs, municipalités).

– Échange de Connaissances : Servir de plateforme pour le partage d’expériences, de bonnes pratiques et d’innovations techniques.

– Plaidoyer : Influencer les politiques publiques en matière d’eau et d’assainissement au niveau continental.

– Organisation de Congrès : Elle organise tous les deux ans son Congrès International et Exposition, un forum scientifique et technique majeur pour le secteur.

Rôle de la CAMWATER au sein de L’AAEA

La CAMWATER (Cameroon Water Utilities Corporation), l’opérateur public chargé de la production, du transport et de la distribution de l’eau potable au Cameroun, est un membre actif de l’AAEA.

Son Directeur Général, Dr Blaise Moussa, a été élu Président de l’AAEA (pour un mandat de deux ans) lors du 22e Congrès International et Exposition qui s’est tenu à Kampala, en Ouganda, en février 2025.En tant que Président en exercice, le Dr Blaise Moussa a entre autres missions

– Accompagner les opérateurs africains dans la recherche de solutions aux défis de l’eau et de l’assainissement.

– Poursuivre les objectifs stratégiques de l’Association, notamment en matière de gestion durable des ressources et d’amélioration des services.

Par Jean Materne Zambo, source : CAMWATER, CST

Cameroun : L’application AIGLES et la Course Internationale VTT Chantal Biya protégées par l’ OAPI

[DIGITAL Business Africa] – 10 ans de protection. Le progiciel de gestion publique AIGLES de la Fonction Publique reçoit de l’Organisation africaine de la Propriété( OAPI) un certificat de marque ce 18 novembre 2025.

AIGLES est l’application informatique de gestion logique des effectifs et de la solde lancée en janvier 2025. La solution intégrée de gestion des ressources humaines de l’État du Cameroun, fusionne et remplace les anciens systèmes SIGIPES et ANTILOPE. L’application a été développée par la Société Informatique de Management et de Communication en abrégé SIMAC, spécialiste des solutions informatiques.

Le ministre de la Fonction pubmoque et de la réforme administrative, Joseph LÉ, a aussi reçu un certificat de marque qui protège la Course Internationale VTT Chantal Biya lancée officiellement en 2021.

Par ce geste d DG de l’ OAPI, Denis Bohoussou, les deux initiatives conduites par le ministre Joseph Lé sont  auréolées d’une reconnaissance et d’une protection juridique. Selon l’ OAPI, cette double protection garantit la souveraineté des outils numériques de l’État et le professionnalisme de l’événement sportif, en le sécurisant contre l’imitation et en le rendant plus attractif pour les partenaires et la monétisation internationale.

Un message envoyé à toutes les administrations pour la sécurisation leurs outils numériques essentiels. Le DG Bohoussou a d’ailleurs insisté sur l’opportunité pour les gouvernements de labelliser leurs marques, saluant l’engagement du Cameroun.

L’enregistrement permet de monétiser la marque à travers le merchandising exclusif (produits dérivés). Pour enregistrer une marque à l’OAPI, les frais sont de 360 000 FCFA pour une classe de produits ou de service.

Pour plus d’informations, rendez-vous sir le site oapi.int

Par Jean Materne Zambo

Smart Port : Douala-Bonabéri engage sa transformation numérique avec Innovendi Data Technologies  

[Digital Business Africa] – Dans un contexte où la compétitivité des hubs logistiques se mesure désormais à l’aune de la connectivité numérique, le Port autonome de Douala choisit d’anticiper l’avenir : bâtir une infrastructure 4G/5G évolutive et hybride pour faire de Douala-Bonabéri le premier Smart Port d’Afrique centrale.
Le 17 novembre, le Port autonome de Douala (PAD) a conclu une convention stratégique avec Innovendi Data Technologies and Communication Ltd. Cet accord couvre la conception, le financement, la construction, l’exploitation et la maintenance d’une infrastructure télécoms de nouvelle génération, ainsi que la mise en place de solutions numériques destinées à transformer la place portuaire en véritable plateforme intelligente.

Port autonome de Douala2

Moderniser les opérations et renforcer l’attractivité

L’objectif affiché est clair : fluidifier les opérations, réduire les délais de passage des marchandises et accroître la compétitivité du port. Le projet devrait également générer des retombées sociales et économiques notables, grâce à la création d’emplois directs et indirects, à l’implication des PME locales et au transfert de compétences technologiques.
Le directeur général du PAD, Cyrus Ngo’o, a rappelé que cette signature marque une étape importante, mais qu’elle doit rapidement être suivie de l’élaboration et de la validation d’un cahier de charges détaillé pour permettre un démarrage effectif du projet.
De son côté, le président-directeur général d’Innovendi, Joël Monefong, a salué une initiative qu’il qualifie de « vision audacieuse », estimant qu’elle ouvre la voie à une transformation numérique profonde du port de Douala-Bonabéri. Pour lui, la digitalisation constitue le moteur essentiel de cette ambition.

Une infrastructure numérique intégrée

Le projet, financé par l’opérateur et ses partenaires, inclut :
  • une infrastructure 4G/5G hybride,
  • des solutions IoT pour la gestion intelligente des flux,
  • un Cloud de proximité,
  • des dispositifs avancés de cybersécurité,
  • et des interfaces numériques interactives.
En contrepartie des droits accordés, Innovendi s’acquittera d’un ticket d’entrée, de redevances fixes et variables, ainsi que d’autres contributions prévues par la réglementation portuaire.

Une ambition régionale affirmée

Avec cette convention, le PAD confirme sa volonté de s’aligner sur les standards internationaux des Smart Ports et de consolider sa position de pôle logistique de référence dans le Golfe de Guinée.

Un Pad connecté et sécurisé

 
Bien plus qu’un projet technologique, cette initiative dessine l’avenir du port de Douala-Bonabéri : un espace connecté, sécurisé et compétitif, capable de rivaliser avec les grandes plateformes mondiales. Si cette vision se concrétise, le Cameroun disposera d’un modèle portuaire innovant, où la technologie devient un levier de croissance durable et inclusive.
Le Smart Port de Douala-Bonabéri pourrait ainsi incarner la nouvelle ère des infrastructures africaines : intelligentes, résilientes et tournées vers l’avenir.
Par Digital Business Africa 

Forum des étudiants des universités du Cameroun : l’intelligence artificielle, levier d’une nouvelle gouvernance universitaire

[Digital Business Africa] – À l’heure où l’intelligence artificielle redessine les contours de l’économie mondiale, l’université camerounaise se place au cœur d’une mutation décisive : former non plus seulement des diplômés, mais des entrepreneurs de l’innovation, capables de transformer le savoir en valeur et la technologie en opportunité.
La quatorzième édition du Forum des étudiants des universités du Cameroun s’est ouverte ce 18 novembre 2025 à l’École normale supérieure de Yaoundé, sous la présidence du Pr. Wilfred Nyongbet Gabsa, secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur. Placée sous le thème : « Université entrepreneuriale, statut étudiant-entrepreneur et intelligence artificielle : enjeux, défis et opportunités », cette rencontre de trois jours réunit les étudiants des onze universités d’État, des instituts privés ainsi que des enseignants-chercheurs, dans une dynamique de réflexion sur l’intégration de l’intelligence artificielle (IA) dans l’enseignement supérieur.

L’université comme incubateur de talents

Selon le Pr. Patricia Bissa Enama, directrice de l’École normale supérieure de Yaoundé, « l’université a un rôle-clé à jouer pour développer les compétences des étudiants et leur esprit d’entrepreneuriat, malgré les défis qui existent. Dès lors, l’intégration de l’IA dans l’éducation peut ouvrir de nouvelles perspectives et créer de nouvelles opportunités ».
Les débats ont mis en exergue la nécessité de passer de l’université de la connaissance à l’université de la compétence, en érigeant les institutions académiques en véritables laboratoires d’innovation et incubateurs de talents. Les participants ont insisté sur l’importance d’une gouvernance universitaire adaptée aux défis des TIC, et sur l’émergence d’un écosystème où chaque idée peut se transformer en projet, et chaque projet en entreprise.
Le Pr. Wilfred Nyongbet Gabsa a, pour sa part, souligné que « l’intégration progressive de l’IA dans les curriculums universitaires, la création de laboratoires de recherche en intelligence artificielle appliquée et la promotion de start-ups technologiques issues de l’enseignement supérieur sont nécessaires. Car elles peuvent former des entrepreneurs intelligents capables de transformer les défis en opportunités de croissance inclusive et durable ».

La voix des étudiants

Au-delà des interventions institutionnelles, les étudiants eux-mêmes ont exprimé leur vision de l’apport de l’intelligence artificielle dans leur parcours académique et entrepreneurial.  Le quotidien Cameroon Tribune rapporte leurs propos.
– Sorelle Lipot, étudiante à l’Université de Yaoundé I, confie :
  « Un étudiant étant une personne qui fait des recherches, l’IA est très utile. C’est un gros appui à mon avis. Il y a des choses qu’on n’apprend pas en cours et que je peux découvrir en cherchant sur des moteurs d’intelligence artificielle. En tant qu’étudiant-entrepreneur, l’IA peut me permettre d’avancer sur mes projets tout en allant en cours : elle nous fait gagner énormément en temps. »
– Bernardine Nguele, étudiante à l’Université d’Ebolowa, ajoute :
  « Étant étudiant en Arts numériques, l’intelligence artificielle peut m’aider à mettre sur pied un projet du cahier de charges jusqu’à la réalisation. Par exemple, si j’ai une idée en tête, je peux demander à l’IA de chercher sur le marché qui sont mes potentiels concurrents dans la ville où je me trouve. Et s’il y en a, quelles seront les choses à faire pour me démarquer d’eux. À côté, cet outil pourrait aussi m’aider dans le sens de mener à bien mon projet avec des technologies déjà disponibles. »

Vers une nouvelle gouvernance universitaire

Les travaux ont également insisté sur la formation d’une génération d’étudiants autonomes et sur le renforcement du lien université-entreprise afin d’assurer une meilleure adéquation entre formation et emploi. Les institutions ont été invitées à surmonter les défis du financement et à favoriser l’émergence d’un environnement universitaire propice à l’innovation.
Au terme de cette rencontre, des rapports détaillés seront soumis par chaque groupe d’étudiants à leurs universités d’origine, afin que leurs propositions soient prises en compte dans l’évaluation académique.
 

Une promesse pour l’avenir

De Yaoundé à Ebolowa, les voix étudiantes traduisent une conviction commune : l’IA n’est pas une menace, mais un levier. Si les universités parviennent à conjuguer recherche, entrepreneuriat et technologies émergentes, elles ouvriront la voie à une génération d’étudiants autonomes, créatifs et compétitifs, prêts à inscrire le Cameroun et l’Afrique dans la dynamique mondiale de l’économie numérique. L’avenir de la formation en IA se dessine ainsi comme une promesse : celle d’un enseignement supérieur qui ne se contente plus d’accompagner, mais qui propulse vers l’excellence et la transformation durable.
Par Digital Business Africa 

Cameroun : Le PM présente un budget de 8 816,4 Mds FCFA pour l’exercice 2026, le numérique au rang des priorités nationales

[DIGITAL Business Africa] –  Le projet  de loi des finances est parvenu  sur la table des députés.  Le Premier ministre, chef du gouvernement, Joseph  Dion Ngute, a présenté le projet de budget 2026 de l’ Etat, ce 26 novembre 2025. Le texte présente un budget global de 8 816,4 milliards de FCFA (+1 080,5 Mds soit +14 %).

Le  projet de budget 2026 de l’État est élaboré conformément à  la Circulaire présidentielle du 18 juillet 2025 et la loi de 2018 portant Régimbudgee financier de l’État.

“Un budget plus ambitieux, plus structuré et plus social, malgré un contexte économique global incertain. Il traduit la détermination du Gouvernement à préserver la stabilité financière tout en renforçant l’inclusion et le développement national”, justifie le Premier ministre.

Répartition des recettes internes (5 887,0 Mds FCFA | +8,3 %) : 

 

Pétrole + Gaz : 523,7 Mds FCFA

Fiscalité + Douanes : 4 889,5 Mds FCFA

Recettes non fiscales : 400,0 Mds FCFA

Dons : 73,8 Mds FCFA

 

Grandes dépenses hors principal de la dette (6 210,5 Mds FCFA | +10 %) : 

 

Personnel : 1 625,4 Mds FCFA

Biens & services : 1 206,0 Mds FCFA

Transferts & subventions : 820,3 Mds FCFA

Intérêts de la dette : 532,5 Mds FCFA

Investissements : 2 026,3 Mds FCFA

 

Investissements publics : 

 

Le BIP représente 35,7 % des dépenses primaires (vs 35,5 % en 2025),

mais 22,8 % du budget total (vs 24,2 %).

 

Solde & besoin de financement : 

 

Déficit global : 631,0 Mds FCFA (vs 309,9 Mds en 2025)

Besoin total de financement : 3 104,2 Mds FCFA (+777,5 Mds)

pour couvrir :

✔ remboursement dette (1 870,6 Mds),

✔ arriérés intérieurs (498,8 Mds),

✔ crédits TVA (84,0 Mds),

✔ trésorerie nette (20,0 Mds).

 

Sources de financement prévues (3 104,2 Mds FCFA): 

 

Prêts projets : 826,7 Mds

Titres publics : 400,0 Mds

Financements bancaires : 589,7 Mds

Appuis budgétaires : 120,0 Mds

Financements exceptionnels : 167,8 Mds

Emprunts extérieurs : 1 000 Mds FCFA

 

Mesures sociales fortes : 

 

-Création d’un Fonds Spécial de 50 Mds FCFA dédié à :

– autonomisation économique des femmes,

– emploi des jeunes

 

Innovations clés du Budget 2026 :

 

Suppression des chapitres communs

Budgets de certaines institutions présentés en dotations

Nouvelle organisation du fonds de reconstruction (2 fonds distincts)

Application intégrale de la nomenclature budgétaire

Alignement avec la SND30 et les engagements CEMAC.

 

Le numérique, une place de choix

 

Même si le budget alloué au numérique n’est pas encore disponible sur les canaux publics, l’on peut s’appuyer sur deux facteurs pour donner au numérique une place de choix dans ce budget.

D’abord le discours du 6 novembre à l’occasion de la cérémonie de prestation de serment. Où S.E Paul Biya a réitéré son engagement à travailler pour le développement du pays, en se concentrant sur plusieurs enjeux dont la croissance économique pour les générations futures.

Le numérique étant un catalyseur de la croissance économique, il n’est pas du tout illusoire de penser à bien d’investissements dans ce secteur à fort potentiel. Le budget 2026 du ministère des Postes et télécommunications (18,611 milliards de FCFA en 2025) devrait ainsi être revu à la hausse.

Le chef de l’État, dans son projet de société, avait promis d’accélérer l’innovation numérique au Cameroun tout en renforçant la protection de l’environnement et de la cybersécurité nationale. Cette priorité constitue le septième grand axe de son programme. Six engagements avaient été pris :

1. Faciliter la création de solutions numériques locales pour répondre aux besoins des citoyens et des territoires.

2. Associer innovation numérique et décentralisation pour transformer chaque région en hub technologique.

3. Faire voter une loi sur l’économie durable pour protéger la biodiversité et renforcer le rôle du Cameroun dans la lutte contre le changement climatique.

4. Renforcer l’économie circulaire pour une meilleure gestion des déchets.

5. Faire de l’écologie une grande cause nationale, en encourageant des comportements responsables.

6. Créer une unité spécialisée et renforcer la législation pour contrer la cybercriminalité et protéger les institutions publiques.

Avant le président de la République, la ministre des Postes et télécommunications, Minette Libom Li Likeng avait pris l’engagement, le 8 juillet 2025, de réduire « significativement » la fracture numérique en assurant la couverture mobile 3G dans 328 localités rurales actuellement non desservies – les fameuses « zones blanches ».

Le budget de la CAMTEL devrait aussi augmenter eu égard aux projets initiés en 2025 et qui devront se poursuivre en 2026. À l’instar de Blue Mobile Money, son service de payement mobile qui requiert 500 000 000 de FCFA pour le fonctionnement de l’entreprise.

Par Jean Materne Zambo, source: MINFI

Coopération : Le Togo et le Mozambique signent un accord stratégique en cybersécurité

[DIGITAL Business Africa] – Comme la cybersécurité peut briser les barrières régionales et linguistiques. Le Togo, pays d’Afrique occidentale (Ouest), et le Mozambique, pays d’Afrique australe (Sud), ont signé un mémorandum d’entente au cours de la première conférence de la Semaine internationale de la cybersécurité du Mozambique qui se tient du 17 au 21 novembre 2025.

Les signataires du mémorandum sont le commandant Gbota Gwaliba, directeur général de l’Agence nationale de la cybersécurité (ANCy) agissant pour le compte du CERT_tg, et le Prof. Doutor Eng. Lourino Chemane, président du Conseil d’Administration de la @Instituto Nacional de Tecnologias de Informação e Comunicação (INTIC) pour le compte du National CSIRT of Mozambique (“NCSIRT.MZ”).

Cette alliance formalisée en présence de Simon Melchior, directeur général de Cyber Defense Africa, bras technique de l’ANCy, vise à renforcer les capacités opérationnelles des deux pays dans la protection des infrastructures critiques, la lutte contre la cybercriminalité, le partage d’expertise et d’informations et la mise en place de mécanismes conjoints de réponse aux incidents.

Pour le Togo, ce mémorandum consolide son positionnement comme acteur engagé dans la promotion d’un espace numérique africain sûr et résilient. Le représentant du  Togo voit en ce partenariat une opportunité de maintenir à niveau ses dispositifs en matière de gouvernance et d’opérations cyber.

Les deux parties ont souligné leur volonté de bâtir une coopération durable, axée sur l’innovation, la formation et la prévention afin de mieux protéger les citoyens, les institutions et les entreprises face à l’évolution constante des menaces numériques.

Pour rappel, les autorités togolaises ont signé en 2019 une joint-venture avec le Polonais Asseco Data Systems S.A. pour créer Cyber Defense Africa (CDA). L’objectif de ce partenariat était d’assurer la formation de professionnels en cybersécurité, la recherche et le développement de solutions adaptées aux défis spécifiques du continent, ainsi que l’établissement de partenariats pour coordonner les efforts de défense numérique à travers l’Afrique.

Le Mozambique, quant à lui, s’est associé à l’Union européenne le 10 octobre 2025, pour accélérer la transformation numérique du pays. Ce partenariat ouvre la voie à des investissements dans les télécommunications ; la cybersécurité ; les data centers et la formation numérique. Ce partenariat s’inscrit en droite ligne du Programme quinquennal 2025-2029. Un programme du gouvernement mozambicain qui place les technologies de l’information au cœur des politiques publiques.

Par Jean Materne 

Burkina Faso : Vers un « bond technologique » en 2030 – Le Capitaine Traoré mise sur l’IA, la souveraineté numérique et les « Maisons digitales du citoyen »

[Digital Business Africa] – La 20e édition de la Semaine du numérique (SN), ouverte au Parc d’exposition du SIAO, a été le théâtre d’annonces majeures qui dessinent la feuille de route digitale du Burkina Faso. Le Capitaine Ibrahim Traoré, président du pays, a posé les jalons d’une stratégie offensive, visant à transformer l’État et l’économie en plaçant l’Intelligence Artificielle au cœur de la transformation digitale.

Accélérer le « bond technologique » d’ici 2030

Dans son discours d’ouverture, le Capitaine Traoré a affirmé que le Burkina Faso doit accélérer sa transformation numérique pour « faire un bond technologique » significatif d’ici 2030. Cette accélération sera portée par les douze chantiers prioritaires lancés par le gouvernement.

Le président a insisté sur le caractère transversal du numérique, le qualifiant d’outil indispensable pour moderniser l’administration et réaliser d’importantes économies d’échelle. Il a rappelé qu’aucun secteur stratégique – santé, éducation, sécurité, défense et économie – ne saurait évoluer sans l’intégration des technologies digitales.

Crucialement, le chef de l’État a souligné l’usage du numérique dans la lutte contre la corruption, qui repose désormais sur la digitalisation des procédures administratives, gage de transparence et de redevabilité.

Vers une véritable Souveraineté Numérique

Un point central du discours a concerné la souveraineté numérique. Le président Traoré a vivement dénoncé la dépendance du pays aux hébergements de données à l’étranger, une situation jugée incompatible avec les ambitions nationales. Pour y remédier, il a indiqué que le pays est en phase d’acquisition de ses propres data centers et de développement de solutions internes pour sécuriser les données burkinabè.

En matière de sécurité et de défense, le Capitaine Traoré a évoqué l’importance vitale de l’analyse rapide des données rendue possible par l’Intelligence Artificielle, notamment pour permettre des interventions en temps réel sur le terrain.

Inclusion et Capital Humain : Les piliers du développement

Pour garantir l’accès universel aux services numériques et arrimer chaque citoyen au digital, le président a confirmé avoir instruit le ministère de la Transition digitale de créer des « Maisons digitales du citoyen » dans toutes les provinces, puis dans les départements.

Pour combler le retard technologique et soutenir cette ambition, une stratégie audacieuse de développement du capital humain a été annoncée. Le Capitaine Traoré a révélé un vaste programme de recrutement d’ingénieurs pour prouver que « les jeunes Africains ont les capacités d’innover et de concevoir » pour le développement de leur pays. Il a également confirmé le lancement prochain d’une académie polytechnique.

Enfin, tout en saluant les opportunités de l’IA, le président a appelé à une sensibilisation accrue sur ses dérives, notamment la désinformation et les escroqueries, exhortant la jeunesse à en faire un usage responsable et éthique.

Le Cadre Régional de la Semaine du Numérique 2025

Placée sous le thème de l’IA, la 20e édition de la Semaine du numérique se tient jusqu’au 21 novembre. Elle est structurée autour de quatre grands axes : Gouvernance et talents ; Infrastructures et données pour une IA souveraine ; Sécurité, éthique et droits humains ; et Recherche et développement pour une IA endogène.

Le public est invité à un dispositif immersif baptisé « Le voyage vers le futur », proposant un parcours scénarisé au cœur d’un Burkina Faso projeté en 2035, où l’IA est intégrée dans l’administration, la santé et l’éducation.

Avec le Ghana comme pays invité d’honneur, et le Mali et le Niger en invités spéciaux, l’événement s’affirme comme une plateforme régionale essentielle de dialogue et de coopération, visant à construire une vision partagée et ambitieuse de l’IA au service du développement humain en Afrique de l’Ouest.

 

Par Digital Business Africa

Safety Summit/Sénégal : Faire du numérique un espace utile, pas de non-droit

[DIGITAL Business Africa] – Le Sommet sur la Sécurité numérique (Safety Summit) Dakar est lancé. L’initiative vise à faire du numérique un instrument innovant, impactant et non de non-droit. « Aujourd’hui plus que jamais, les plateformes sociales sont devenues des espaces d’expression, de créativité et d’engagement civique. Mais elles sont aussi le théâtre de nouvelles menaces », a dit Cheikh Fall, coordonnateur de cette initiative à l’ouverture de l’événement ce 18 novembre 2025.

L’événement est organisé en partenariat avec TikTok, qui a intégré en son sein des membres de la société civile capables d’apporter leurs idées et de défendre les intérêts des utilisateurs.

Le Sommet sur la sécurité numérique réunit des représentants du gouvernement, de la société civile, du monde académique, des médias et du secteur technologique.

Plusieurs activités sont inscrites au programme. Notamment les discussions, le partage d’expérience et des réflexions communes pour renforcer la sécurité en ligne et répondre ensemble aux menaces numériques émergentes.

Les problèmes et conséquences du numérique au Sénégal sont à l’origine de certains maux tels que :

– La Diffusion de fausses nouvelles : Le phénomène des “fake news” et de la manipulation sur les réseaux sociaux est en hausse, alimentant les débats et perturbant l’opinion publique.

– Les violations des droits : des atteintes aux droits des citoyens, comme la diffusion de leurs données personnelles, sont constatées.

– L’impact sur la jeunesse : les jeunes sont souvent les principales victimes de ces dérives, en raison d’un usage parfois irréfléchi des nouvelles technologies.

L’initiative de Safety Summit vient renforcer le travail déjà engagé par le gouvernement sénégalais pour un espace numérique sain et productif. Parce que s’il faut parler de numérique au Sénégal, honnêtement, on ne peut s’interdire d’évoquer le New Deal technologique qui fait référence à la stratégie nationale.

Le New Deal technologique lancé en 2025 vise à faire du pays un pôle numérique régional d’ici 2034 grâce à un investissement de 1,7 milliard de dollars. Par ailleurs, 20,5 milliards de FCFA sur les 81,06 milliards de FCFA du budget 2026 soutiendront l’économie numérique, selon Alioune Sall, ministre de la Communication, des Télécommunications  et du Numérique.

La stratégie du New Deal technologique est adossée à la souveraineté numérique, la numérisation des services publics, le développement de l’économie numérique et la création d’emplois. Le pays met l’accent sur l’amélioration des infrastructures, l’accès universel à internet, la cybersécurité et le développement de compétences, y compris dans l’intelligence artificielle.

Par Jean Materne Zambo

 

CMDT-25 : À Bakou, l’Afrique participe aux questions clés du développement numérique

[DIGITAL Business Africa] – Bakou, la capitale de l’Azerbaïdjan, déroule le tapis rouge aux décideurs, acteurs clés de l’écosystème du numérique. La Conférence mondiale de développement des télécommunications (CMDT-25) s’est ouverte ce lundi 17 novembre 2025 sous l’égide de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT).

« Connectivité mondiale, accessible et abordable pour un avenir numérique inclusif et durable ». C’est le thème des travaux. Plusieurs pays africains représentent le continent à ses travaux dont l’objectif principal est de participer aux questions clés du développement numérique. Parmi ces pays, des cadors de l’ l’Assemblée des Régulateurs des Télécommunications de l’Afrique centrale (ARTAC.

Le Cameroun, représenté par l’Agence de Régulation des Télécommunications (ART), est bien là. La délégation de l’ ART aura un mot à dire sur les thèmes impactant directement la vie quotidienne des populations. Entre autres, la réduction de la fracture numérique, cybersécurité, formation digitale, accès à Internet, soutien à l’innovation et aux PME, transformation numérique de l’agriculture, de la santé et de l’éducation.

Les décisions attendues visent à améliorer l’accès aux services essentiels, protéger les utilisateurs, favoriser l’inclusion des femmes et des jeunes et stimuler l’emploi qualifié.

Autre pays membre de l’ARTAC, le Gabon. Sa délégation est conduite par le ministre de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation Mark-Alexandre Doumba. Le Gabon y est donc présent en tant que membre du Conseil de l’Alliance pour l’innovation et l’entrepreneuriat numérique de l’UIT La délégation Gabonaise s’engage à :

– Défendre les priorités nationales en matière de connectivité, d’inclusion et d’innovation

– Porter la vision numérique définie par les plus hautes autorités

– Faire rayonner la diplomatie numérique du Gabon

– Présenter la dynamique des réformes engagées : infrastructures, cybersécurité, cloud national, IA, entrepreneuriat numérique

– Nouer de nouveaux partenariats stratégiques pour renforcer l’attractivité du pays

En marge de la CMDT-25, le ministre Mark-Alexandre Doumba, Chef de la délégation gabonaise, mène, selon  le MENDI, plusieurs échanges bilatéraux et multilatéraux avec des institutions internationales, organismes de développement et acteurs privés afin d’accélérer : la modernisation des infrastructures numériques, le développement du cloud et de l’intelligence artificielle, la transformation digitale de l’administration, le renforcement des compétences nationales.

Par Jean Materne Zambo, sources: MENDI, ART

Cameroun : Deepfake outrageux visant Paul Biya, de lourdes sanctions prévues pour ceux qui « like », commentent ou partagent

[DIGITAL Business Africa] – Grave atteinte à la dignité, l’honorabilité du Chef de l’ Etat du Cameroun. S.E Paul Biya fait malheureusement le buzz sur Facebook à travers une vidéo outrageuse. Un deepfake sans doute monté pour jeter l’opprobre sur celui qui incarne les institutions et faire l’apologie du chaos, de la déliquescence des institutions.

Le deepfake est une technique d’IA qui utilise l’apprentissage profond pour créer de fausses vidéos ou des audios en superposant des éléments d’un fichier sur un autre, souvent pour des résultats très réalistes.

L’auteur de la vidéo outrageuse parodie le tube « Thriller » de Michael Jackson. On peut voir le chef de l’État en haillons dans un cimetière dansant aux côtés de ses collaborateurs ainsi que des lanceurs d’alerte jouant des instruments de musique.

En moins de 24 heures, la vidéo compte plus de 50 000 « j’aime », plus de 5000 commentaires et a été partagée plus de 3000 fois. Une vitalité à laquelle il ne faudrait pas participer ou être associé. Tant l’auteur ne réside pas au Cameroun.

De plus, il s’agit d’un cas de diffamation à l’encontre du président de la République parce que nommément cité tout comme des lieux et nom d’institutions réels qu’on retrouve ou au Cameroun.

La loi Nᵒ 2010-12 du 12 décembre 2010 relative à la cybersécurité et à la cybercriminalité au Cameroun est claire sur l’outrage en ligne. Le fait pour un individu de manquer de respect ou de considération à son semblable, à une collectivité, ou à une institution est une infraction spéciale.

Prévus par les dispositions des articles 78 et 74 de la loi de 2010, les outrages ne sont pas les seules infractions punies par la loi. L’article 78-1 de ladite loi stipule :

« Est puni d’un emprisonnement de six (06) mois à deux (02) ans et d’une amende de 5 000 000 (cinq millions) à 10 000 000 (dix millions) F CFA ou de l’une de ces deux peines seulement celui qui publie ou propage par voie de communications électroniques ou d’un système d’information une nouvelle sans pouvoir en rapporter la preuve de véracité ou justifier qu’il avait de bonnes raisons de croire à la vérité de ladite nouvelle ».

Inutile de rappeler que ceux des internautes qui apportent une appréciation aux publications diffamatoires (like, commentaires et partage) sont passibles des mêmes sanctions infligées aux auteurs de la publication.

Il ne serait donc pas surprenant de voir certains follower faire l’objet de poursuites judiciaires conformément à la loi Nᵒ 2010-12 du 12 décembre 2010 relative à la cybersécurité et à la cybercriminalité au Cameroun.

Par Jean Materne Zambo

Semaine du Numérique 2025 à Cotonou : l’IA, les médias et le digital au cœur de l’agenda du 19 au 21 novembre

[DIGITAL Business Africa] – Du 19 au 21 novembre 2025, Cotonou accueillera une nouvelle édition de la Semaine du Numérique (SENUM), événement majeur organisé par le Ministère du Numérique et de la Digitalisation du Bénin. Sous le thème « IA, Médias & Numérique – Entreprendre pour façonner notre avenir commun », cette édition 2025 se tiendra principalement au Palais des Congrès et au Sofitel Hôtel de Cotonou, et s’affirme comme l’un des rendez-vous structurants de l’agenda digital en Afrique de l’Ouest.

Une plateforme stratégique pour l’IA, les médias et l’innovation

Devenu au fil des années l’événement phare du numérique au Bénin, la SENUM rassemble chaque année décideurs publics, opérateurs, startups, médias, partenaires techniques et financiers autour des grandes transformations numériques du pays et du continent. Pour 2025, le choix du thème met clairement l’accent sur la convergence entre intelligence artificielle, écosystèmes médiatiques et entrepreneuriat digital, dans une logique d’innovation souveraine et d’impact sociétal.

Les organisateurs présentent la Semaine du Numérique comme un espace de dialogue stratégique, de démonstration de solutions concrètes et de mise en réseau entre talents, institutions et investisseurs. Panels d’experts, keynotes, masterclass, formations, concours, expositions et productions médiatiques se succèderont sur trois jours pour aborder les enjeux de gouvernance, de compétitivité, d’emploi et de contenu local.

Une programmation tournée vers l’Afrique et la souveraineté numérique

Au-delà des activités classiques (conférences, panels, stands, démos), l’édition 2025 introduit plusieurs dispositifs à portée panafricaine. Parmi les innovations annoncées :

  • Un Pavillon de benchmark, dédié au partage d’expériences et de solutions souveraines entre pays africains, afin de mettre en lumière les plateformes, services publics digitaux et initiatives locales qui peuvent être répliqués ailleurs sur le continent.
  • La deuxième édition des Oscars Olympiades, concours panafricain porté notamment par le Groupe Dala Africa et le PNUD, qui rassemblera plus de 120 équipes d’étudiants issus de plus de 40 pays africains autour de projets touchant l’environnement, l’agriculture, l’éducation, la santé et le numérique responsable.

Avec ces dispositifs, la SENUM 2025 se positionne comme un levier d’intégration régionale, de visibilité pour les talents africains et de circulation des bonnes pratiques en matière d’IA, de médias et d’entrepreneuriat numérique.

Un rendez-vous pour les acteurs publics, privés et les médias

La Semaine du Numérique mobilise un large spectre d’acteurs : ministères et agences publiques, régulateurs, opérateurs télécoms, plateformes numériques, startups, incubateurs, ONG, partenaires au développement, universités, mais aussi journalistes et acteurs des médias numériques, au cœur de la thématique 2025.

Pour le Bénin, qui a multiplié depuis plusieurs années les réformes structurantes en matière de e-gouvernement, de services en ligne, de cybersécurité et de soutien aux startups, la SENUM constitue une vitrine de la transformation numérique en cours, et un outil d’attractivité pour les investisseurs et partenaires internationaux.

L’événement en bref…

Nom de l’événement
Semaine du Numérique 2025

Organisateur
Ministère du Numérique et de la Digitalisation du Bénin

Pays et ville de l’événement
Bénin, Cotonou

Dates
19 au 21 novembre 2025

Lieux de l’événement
Palais des Congrès de Cotonou et Sofitel Hôtel de Cotonou

Thème 2025
« IA, Médias & Numérique – Entreprendre pour façonner notre avenir commun »

Formats et temps forts

  • Panels, keynotes, masterclass, formations et expositions
  • Pavillon de benchmark des solutions numériques africaines
  • Deuxième édition des Oscars Olympiades, concours panafricain d’innovation étudiante
  • Présentations de startups, espaces de networking et activités médiatiques

Public cible
Décideurs publics, responsables de la gouvernance numérique, entreprises et startups, médias et créateurs de contenus, organisations internationales, bailleurs, universitaires, étudiants, société civile.

Site web officiel
www.semainedunumerique.bj

Inscriptions et informations pratiques

En s’affirmant comme une plateforme d’échanges entre talents, technologies et institutions, la Semaine du Numérique 2025 confirme l’ambition du Bénin de se positionner comme un hub régional de l’innovation digitale, tourné vers une économie numérique inclusive et portée par l’intelligence artificielle, les médias et le numérique.

Par Digital Business Africa

Cameroun : La CAMWATER veut digitaliser son service d’encaissement des factures

[DIGITAL Business Africa] – Accord stratégique entre la CAMWATER (Cameroon Water Utilities Corporation) et la CAMPOST (Cameroon Postal Services). Le Dr. Blaise Moussa, directeur général de la CAMWATER, et Pierre Kaldadak, directeur général de la CAMPOST,  ont co-signé ce 14 novembre 2025, à Yaoundé une convention de partenariat. Elle a pour objectif d’offrir un nouveau service d’encaissement électronique des factures de consommation d’eau de la CAMWATER via le vaste réseau national de la CAMPOST.

La solution phare de ce dispositif est le service de porte-monnaie électronique de la poste, CAMPOST MONEY (CAMO) qui va permettre de :

– Rapprocher les services de paiement des usagers : En utilisant la densité et l’accessibilité du réseau CAMPOST à travers le pays, les abonnés de la CAMWATER disposeront désormais de points de paiement additionnels et de proximité.

– Simplifier les procédures : L’encaissement électronique via CAMPOST MONEY (CAMO) offre une alternative rapide, sécurisée et moderne aux méthodes de paiement traditionnelles, réduisant ainsi les déplacements et les files d’attente.

– Moderniser le service public : Cette initiative s’inscrit dans une démarche globale de modernisation et d’amélioration continue du service public de l’eau, en phase avec les exigences de l’ère numérique.

Une étape « décisive » dans la digitalisation de la CAMWATER au profit de ses abonnés selon le Dr. Blaise Moussa, directeur général de la CAMWATER.

« L’eau est un service vital, et l’accès au paiement de ce service doit être le plus simple possible. Ce partenariat avec la CAMPOST, grâce notamment à l’intégration de CAMPOST MONEY, est la preuve concrète de notre engagement à utiliser les outils numériques pour améliorer l’expérience de nos abonnés et rendre nos services plus accessibles et efficaces. Nous faisons un pas majeur vers une CAMWATER pleinement digitale. »

De son côté, Pierre Kaldadak, directeur général de la CAMPOST, s’est félicité de cette collaboration qui renforce le rôle de la poste dans l’économie numérique :

« La CAMPOST, à travers son service CAMPOST MONEY, est fière de mettre son vaste réseau au service d’un autre pilier essentiel du service public, la CAMWATER. Ce partenariat est une illustration parfaite de la diversification de nos activités et de notre engagement à rapprocher les services financiers numériques des populations, y compris dans les zones les plus reculées. Nous sommes les facilitateurs de cette modernisation et nous invitons tous les abonnés de la CAMWATER à profiter de la commodité et de la sécurité de CAMPOST MONEY pour régler leurs factures. »

La CAMWATER annonce que les modalités pratiques de ce nouveau service seront communiquées aux abonnés dans les jours à venir. L’entreprise invite d’ores et déjà ses usagers à se familiariser avec les services de CAMPOST MONEY (CAMO) pour profiter pleinement de cette avancée.

Ce projet vient s’ajouter à l’Interconnexion des sites du Siège et de toutes les directions et délégation régionales de la CAMWATER en temps réel. Cette avancée devrait permettre une remontée et une centralisation fiables des données, accélérant le traitement des informations et facilitant une prise de décision agile.

Ou encore le projet de Gestion Électronique des Documents (GED) : Déployé à 100% au Siège de l’entreprise, il vise à numériser et à sécuriser l’ensemble des documents de la CAMWATER, tout en simplifiant leur accès et leur gestion.

Ces projets de transformation majeurs, parmi tant d’autres, visent à moderniser ses opérations et à améliorer l’expérience de ses abonnés.

 Jean Materne Zambo, source : CAMWATER

Sénégal-Guinée : Unis par les liens du numérique à l’autel du Transform Africa Summit

[DIGITAL Business Africa] – Union scellée. La ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique de Guinée, Pola Pricemouet, et son homologue Sénégalais de la Communication et de l’Économie numérique, Alioune Sall, se sont dit oui.

Oui à une coopération entre les deux pays de l’Afrique de l’Ouest. Invités à prendre part à la septième édition du Transform Africa Summit (12-14 nov. 2025), organisée par Smart Africa et le gouvernement guinéen, les deux acteurs clés du numérique dans leurs pays ont procédé à la signature d’un protocole d’accord couvrant notamment des domaines essentiels :

• Interconnexion des infrastructures et réseaux de télécommunications

• Développement conjoint de plateformes digitales (e-gouvernance etc.)

• Partage d’expertise en cybersécurité, data centers et intelligence artificielle

• Promotion des startups et de l’entrepreneuriat numérique

• Adoption de positions communes dans les instances internationales

Lors de cette septième édition du Transform Africa Forum Summit, le Sénégal ne s’est pas contenté d’un rapprochement avec la Guinée. La délégation sénégalaise a eu des audiences avec plusieurs investisseurs et entreprises du numérique intéressés par l’accompagnement du New Deal technologique. Notamment avec des représentants de la Côte d’Ivoire.

Alioune Sall a souligné la nécessité de mutualiser les efforts pour maximiser l’impact des investissements numériques en Afrique de l’Ouest.

Il y a également la rencontre de la délégation sénégalaise avec le BMZ allemand qu’il faut surtout relever. Les deux parties ont pu évoquer les projets en cours comme le PRODAP et les perspectives d’un accompagnement du New Deal technologique, avec le PRODAP 2.

Le projet est dédié au renforcement et à la digitalisation de l’administration publique au Sénégal (PRODAP 2). Il est axé sur l’amélioration des infrastructures réseau et l’accompagnement du changement dans l’administration.

Alioune Sall, ministre de la Communication et de l’Économie numérique du Sénégal, a participé au panel « Déploiement de l’IA pour la santé en Afrique ». Dans son intervention, il a partagé la vision du New Deal technologique sur la façon dont l’intelligence artificielle peut transformer nos systèmes de santé en renforçant l’interopérabilité, la résilience et l’inclusion.

Le ministre Alioune Sall a insisté sur la nécessité de mutualiser nos infrastructures et de nous doter d’un cadre de gouvernance concerté pour le partage des données. Le représentant du Sénégal a aussi participé aux travaux du conseil d’administration de Smart Africa pour finaliser la feuille de route stratégique des prochaines années.

Côté Guinée, l’on retiendra que le pays, organisateur du Transform Africa Summit, a 79 pays, une première depuis la première édition. Cerise sur ma gâteau, Rose Pola Pricemou et Michel Boukar, ministre en charge du numérique au Tchad, ont dévoilé un livre sur l’IA et l’E-gouvernance en Afrique. En fait, le livre présente une vision commune : celle d’une Afrique qui modernise sa gouvernance, renforce sa souveraineté et place le citoyen au centre.

Par Jean Materne Zambo

 

 

 

 

CMDT-25 à Bakou : l’UIT prépare la nouvelle feuille de route mondiale pour la connectivité numérique du 17 au 28 novembre 2025

[DIGITAL Business Africa] – Du 17 au 28 novembre 2025, Bakou, la capitale de l’Azerbaïdjan, accueillera la Conférence mondiale de développement des télécommunications 2025 (CMDT-25), organisée par l’Union internationale des télécommunications (UIT). Placée sous le thème « Une connectivité universelle, efficace et financièrement abordable pour un avenir numérique inclusif et durable », cette conférence doit tracer la nouvelle trajectoire du développement numérique mondial pour les années 2026 à 2029, avec en ligne de mire les 2,6 milliards de personnes qui restent encore privées d’accès à Internet dans le monde.

Une conférence au cœur de l’agenda Connect 2030

La CMDT-25 est le grand rendez-vous quadriennal de l’UIT dédié au développement des télécommunications et des TIC. Elle a pour vocation de définir les priorités, les objectifs et les résolutions qui guideront l’action du Secteur Développement de l’UIT (UIT-D) et de ses partenaires sur la période 2026–2029. Les discussions porteront notamment sur la connectivité universelle et significative, l’accessibilité financière, l’inclusion numérique des pays les moins avancés, des pays en développement sans littoral et des petits États insulaires, ainsi que sur le rôle du numérique dans l’atteinte des Objectifs de développement durable.

Pour l’UIT, il ne s’agit plus seulement de connecter, mais de garantir une connectivité de qualité, utile et soutenable, en phase avec la vision Connect 2030 entérinée à la Conférence de plénipotentiaires de Bucarest.

Un segment de haut niveau pour les ministres et décideurs

La CMDT-25 sera marquée par un Segment de haut niveau, qui offrira une tribune aux ministres, vice-ministres et hauts responsables des États membres de l’UIT pour présenter leurs déclarations de politique générale. Ce segment permettra aux gouvernements d’exprimer leurs priorités sur les grandes tendances du secteur, les modèles de financement de la connectivité, la régulation des infrastructures, la place des données et les besoins spécifiques des régions en retard de couverture.

Les interventions seront encadrées par un dispositif spécifique de prise de parole, avec des déclarations limitées dans le temps et publiées intégralement sur le site de la conférence, afin de garantir une visibilité maximale des positions nationales et régionales.

Une préparation régionale structurée avant Bakou

En amont de Bakou, une série de Réunions préparatoires régionales (RPM) se tient en 2025 dans toutes les régions de l’UIT, chacune précédée d’un Forum de développement régional. Ces rencontres visent à identifier les priorités propres à chaque région, à harmoniser les positions et à préparer des contributions coordonnées à la CMDT-25. L’Afrique, l’Asie-Pacifique, les Amériques, l’Europe, les États arabes et la Communauté des États indépendants disposent ainsi de cadres de concertation dédiés pour faire remonter leurs attentes à Bakou.

Objectif affiché : parvenir à un texte de compromis qui tienne compte des besoins des pays en développement, en matière d’infrastructures, de financement, de renforcement des capacités humaines, de transition vers les réseaux haut et très haut débit, mais aussi de résilience face aux crises et aux changements climatiques.

Un carrefour pour les partenariats et les investissements

Au-delà des négociations techniques et politiques, la CMDT-25 est aussi présentée comme une plateforme mondiale pour renforcer les partenariats public-privé, mobiliser de nouveaux financements et encourager les investissements dans les infrastructures et services numériques. Pendant deux semaines, Bakou réunira gouvernements, régulateurs, opérateurs, équipementiers, organisations régionales, bailleurs de fonds, institutions de développement et acteurs de la société civile autour de la réduction des fractures numériques et du développement d’écosystèmes numériques inclusifs.

L’événement en bref…

Nom de l’événement : Conférence mondiale de développement des télécommunications 2025 (CMDT-25 / WTDC-25)
Organisateur : Union internationale des télécommunications (UIT), Secteur Développement (UIT-D)
Pays et ville de l’événement : Azerbaïdjan, Bakou
Dates : 17 au 28 novembre 2025

Lieu : Centre de conférence de Bakou et autres sites désignés par le gouvernement azerbaïdjanais
Thème : « Une connectivité universelle, efficace et financièrement abordable pour un avenir numérique inclusif et durable »
Objectifs : définir la feuille de route mondiale 2026–2029 pour le développement des télécommunications et des TIC, renforcer les initiatives régionales, soutenir la connectivité universelle et significative, et accélérer l’inclusion numérique des pays les plus vulnérables

Moments clés : Segment de haut niveau ministériel, adoption de nouvelles résolutions et initiatives régionales, sessions thématiques, dialogues multi-acteurs, rencontres de partenariat et d’investissement

Avec la CMDT-25, Bakou devrait ainsi devenir, durant deux semaines, l’un des lieux où se redessine concrètement la carte mondiale de la connectivité, avec des enjeux majeurs pour les pays africains en quête d’un développement numérique inclusif, durable et souverain.

Par Digital Business Africa

EMECEXPO : rendez-vous de l’Afrique numérique à Casablanca 19 au 21 novembre 2025

[DIGITAL Business Africa] – Casablanca se positionne comme le cœur battant de l’innovation numérique en Afrique à l’occasion de la 5 édition d’EMECEXPO qui se tiendra du 19 au 21 novembre 2025. Ce salon international, qui se tiendra à la Foire Internationale de Casablanca (OFEC / AMDIE), est placé sous l’égide du Ministère de la Transition Numérique et de la Réforme de l’Administration.

Une vision stratégique

EMECEXPO n’est pas un simple salon : c’est un véritable carrefour d’échanges, d’idées et d’opportunités. Cette édition mettra en lumière plusieurs thématiques majeures :

  • Le commerce digital
  • L’e-marketing et le marketing d’affiliation
  • La fintech
  • L’intelligence artificielle (IA)
  • Le Big Data

Initiatives phares

L’édition 2025 d’EMECEXPO s’inscrit dans le cadre de la stratégie Digital Morocco 2030, ainsi que dans le projet Hub Morocco Digital for Sustainable Development (D4SD), un centre arabo-africain d’excellence en IA et sciences des données.

Les objectifs sont concrets :

  • Renforcer les compétences des TPE, PME et startups, notamment celles dirigées par des jeunes et des femmes.
  • Offrir des modules de formation en ligne, du mentorat, et un accès à des plateformes commerciales.
  • Mettre l’innovation au service des Objectifs de Développement Durable (ODD).

L’événement en bref…

Nom de l’événement : EMECEXPO

Organisateur : Subgenios, une agence spécialisée dans l’organisation d’événements professionnels (PCO) et dans l’élaboration de stratégies de communication digitale

Site web pour s’enregistrer : https://www.emecexpo.com/tickets/

Pays et ville de l’événement : Maroc, Casablanca

Dates : 19 au 21 novembre 2025

Lieu de l’événement : Foire Internationale de Casablanca (OFEC / AMDIE)

Thème de l’événement :

Personne ressource de l’évent :  xxxxxxxx

Mail : [email protected]

Téléphone : +212 6 79 57 67 18

 

Par Digital Business Africa

Semaine du numérique 2025 au Burkina Faso : cap sur l’IA à Ouagadougou du 18 au 21 novembre

[DIGITAL Business Africa] – Du 18 au 21 novembre 2025, le Parc d’exposition du SIAO à Ouagadougou accueillera la 20e édition de la Semaine du numérique, devenue au fil des années l’un des principaux rendez-vous de l’écosystème digital ouest-africain. Placée sous le thème « L’intelligence artificielle au cœur de la transformation digitale », cette édition sera marquée par une immersion inédite dans le Burkina Faso de 2035, avec le Ghana comme pays invité d’honneur, et le Mali et le Niger en invités spéciaux.

Une vision stratégique de l’IA au service du développement

Pour les autorités burkinabè, cette 20e édition intervient à un moment charnière. Depuis la première édition en 2005, alors appelée Semaine nationale de l’Internet, jusqu’aux récentes éditions consacrées aux FinTech, l’événement est devenu un baromètre de l’évolution technologique du pays.

À travers le thème 2025, le ministère en charge de la Transition digitale entend positionner l’intelligence artificielle comme un levier central de modernisation de l’administration, d’amélioration des services publics et de stimulation de l’innovation économique. L’ambition affichée est celle d’une IA éthique, inclusive, souveraine et tournée vers le développement humain.

Quatre grands axes pour structurer la réflexion

Les travaux de cette édition s’articuleront autour de quatre axes majeurs qui intéressent directement les États africains en quête de souveraineté numérique :
– Gouvernance, talents et marché pour une IA inclusive ;
– Infrastructures et données pour une IA souveraine ;
– Sécurité, éthique et respect des droits humains ;
– Recherche et développement pour une IA endogène.

Ces axes serviront de fil conducteur aux conférences, panels, sessions techniques et rencontres B2B entre acteurs publics, privés, universitaires et startups. Ils reflètent les grandes questions qui traversent aujourd’hui le continent : maîtrise des données, montée en compétences locales, encadrement des usages de l’IA, mais aussi compétitivité des entreprises africaines dans l’économie numérique mondiale.

Une immersion dans le Burkina Faso de 2035

Parmi les innovations phares de cette 20e édition, les organisateurs annoncent un dispositif immersif baptisé « Le voyage vers le futur ». Il proposera au public un parcours scénarisé au cœur d’un Burkina Faso projeté en 2035, où l’IA est intégrée dans tous les secteurs : administration, santé, éducation, agriculture, sécurité, emploi et gouvernance démocratique.

Les visiteurs pourront découvrir différents pavillons thématiques dotés de décors physiques, de casques de réalité virtuelle, de murs d’écrans interactifs et de simulateurs de services publics pilotés par l’IA. Des avatars et assistants numériques accompagneront le public tout au long du parcours, illustrant de manière concrète comment l’intelligence artificielle peut transformer le quotidien des citoyens et la performance des institutions.

Robots, recherche et talents : une programmation riche et pédagogique

La Semaine du numérique 2025 proposera également :
– un espace « Robots IA », avec des démonstrations de robots humanoïdes et quadrupèdes et des ateliers d’initiation à la robotique et à la programmation ;
– « RoboKids Burkina », première compétition nationale de robotique destinée aux enfants, pour susciter très tôt les vocations scientifiques et technologiques ;
– une conférence scientifique rassemblant chercheurs, universitaires et experts, afin de valoriser les travaux locaux en intelligence artificielle et de nourrir le débat sur l’appropriation africaine de ces technologies.

À ces innovations s’ajoutent les activités classiques qui ont fait la renommée de l’événement :
– des Conf Days et une grande conférence scientifique sur l’IA ;
– un débat télévisé interactif sur la RTB ;
– le Salon international des TIC et de la bureautique de Ouagadougou (SITICO) ;
– le village des startups et de l’innovation ;
– une campagne nationale de formation aux TIC à destination de différents publics ;
– des jeux-concours TIC et la traditionnelle nuit des lauréats, qui récompensera les acteurs les plus engagés de l’écosystème.

Une plateforme pour l’Afrique de l’IA

Avec le Ghana comme pays invité d’honneur, et le Mali et le Niger comme invités spéciaux, la Semaine du numérique 2025 se positionne comme une plateforme régionale de dialogue et de coopération autour de l’intelligence artificielle. Elle offre au Burkina Faso l’opportunité de partager son expérience, mais aussi de s’inspirer des initiatives de ses voisins et partenaires, dans une logique de convergence des politiques publiques et de mutualisation des compétences.

Les organisateurs appellent ainsi les secteurs public et privé, les universités, les centres de recherche, les startups, la société civile et le grand public à participer massivement à ce rendez-vous, afin de « construire une vision partagée et ambitieuse de l’IA au service du développement humain », selon le ministère en charge de la Transition digitale.

L’événement en bref…

Nom de l’événement : 20e édition de la Semaine du numérique
Organisateur : Ministère en charge de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques (MTDPCE) du Burkina Faso
Pays et ville de l’événement : Burkina Faso, Ouagadougou
Dates : 18 au 21 novembre 2025
Lieu de l’événement : Parc d’exposition du SIAO (cérémonie de clôture à l’hôtel Sopatel Silmandé)
Thème de l’événement : « L’intelligence artificielle au cœur de la transformation digitale »
Pays invité d’honneur : Ghana
Invités spéciaux : Mali et Niger
Dispositifs phares : Voyage immersif « Burkina Faso 2035 », espace Robots IA, RoboKids Burkina, Conf Days, SITICO, village des startups, campagne nationale de formation aux TIC, nuit des lauréats

Ne vous faites pas conter l’événement : à Ouagadougou, le futur numérique du Burkina Faso et de l’Afrique se donne rendez-vous, le temps de quatre jours, à la Semaine du numérique 2025.

Par Digital Business Africa

 

Burundi : Paré pour une économie numérique inclusive

[DIGITAL Business Africa] – Tête haute, les bras le long du corps, le Burundi avance sur le chemin d’une économie numérique inclusive. Le ministère des Finances, du Budget et de l’Économie numérique organise ce vendredi 14 novembre 2025 un atelier d’échange sur l’économie numérique à Bujumbura.

L’atelier est placé sous le thème : « Construire ensemble l’Économie numérique du Burundi : gouvernance, infrastructures, innovation et entrepreneuriat pour une transformation inclusive, durable et tournée vers les marchés nationaux, régionaux et internationaux ».

L’objectif de l’atelier est de trouver les leviers nécessaires pour stimuler l’innovation, renforcer la gouvernance numérique, améliorer les infrastructures technologiques et promouvoir l’entrepreneuriat digital.

Selon les autorités, cette initiative traduit la volonté du Gouvernement burundais de faire du numérique un catalyseur du développement durable, en mettant l’accent sur l’inclusion, l’accès équitable aux technologies et l’ouverture aux marchés au-delà des frontières nationales.

Institutions publiques, superstructures gouvernementales, partenaires au développement, institutions académiques, organisations de la société civile ainsi que les médias prennent part aux travaux.

Pour résumer le pari d’une économie numérique inclusive, le Burundi a initié des projets d’envergure. D’abord le PAFEN (Projet d’Appui aux Fondations de l’Économie numérique). Lancé en 2024 et financé par la Banque mondiale, ce projet vise à améliorer l’accès à l’internet haut débit, la gestion des services publics et à stimuler les investissements dans les infrastructures numériques.

Ensuite, la Stratégie nationale de Gouvernance des Données (SNGD). Elle a été adoptée pour moderniser l’administration et renforcer le système d’information national. Cette stratégie a été développée en collaboration avec plus de 60 institutions.

Et enfin, le Projet de digitalisation du secteur financier. À cet effet, la Banque de la République du Burundi a lancé un projet pour moderniser les services financiers et améliorer l’inclusion financière.

Par Jean Materne Zambo, source : USAD Burundi

Payements mobiles : 64 milliards de transactions réalisées en Afrique en 2024, GIMACPAY très actif

[DIGITAL Business Africa] – C’est une croissance record des volumes et des valeurs de transaction en Afrique. AfricaNenda Foundation a présenté l’édition 2025 de son rapport en Eswatini ce13 novembre 2025. Selon le rapport, les 36 Systèmes de paiement instantané (SPI) opérationnels en Afrique ont traité 64 milliards de transactions, représentant près de 2 000 milliards de dollars en 2024.

Le rapport révèle aussi que la participation directe aux SPI reste dominée par les banques commerciales, même si l’inclusivité s’élargit progressivement aux FSP non bancaires.1 800 participants aux SPI, dont 42 % sous forme directe et 59 % via des mécanismes indirects ont été recensés en 2025.

Ces données excluent eNaira et la solution d’argent mobile du Nigéria, PAPSS (SPI à l’échelle du continent), la solution d’argent mobile de Madagascar, Switch Mobile (Algérie), LYPay (Libye), ainsi que la solution d’argent mobile d’Ouganda, en raison de l’indisponibilité du nombre total de participants à ces systèmes, apprend-on.

A lui seul, le système NIP du Nigéria concentrait 39 % de l’ensemble des participants, suivi de GIP au Ghana et de GIMACPAY dans la CEMAC.

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Les banques constituent toujours la majorité des participants directs (463), mais quinze SPI autorisent désormais la participation des émetteurs de monnaie électronique et des IMF: KWiK (Angola), Meeza Digital (Égypte), EthSwitch (Éthiopie), Gamswitch (Gambie), GIP (Ghana), PesaLink (Kenya), MauCAS (Maurice), SWAM.

Le Rapport sur l’état des systèmes de paiement instantané inclusifs (SIIPS) a pour objectif d’informer les acteurs publics et privés, en Afrique comme à l’international, sur les évolutions des systèmes de paiement instantané de détail sur le continent.

L’analyse porte uniquement sur les systèmes dont les fonctionnalités et les transactions étaient opérationnelles en juin 2025. Les données ont été collectées auprès des banques centrales et des opérateurs de systèmes à gouvernance publique ou public-privée, ainsi qu’à partir de sources publiques consultées entre janvier et juin 2025.

Ces données ont été complétées par des entretiens approfondis avec des parties prenantes clés. L’étude de marché a été réalisée entre février et mars 2025.

Par Jean Materne Zambo, source : rapport AfricaNenda Foundation

Cameroun : les tarifs de retrait de MTN Mobile Money [Momo] en 2025

[DIGITAL Business Africa] – L’opérateur MTN Cameroon applique, via son application MoMo App, un taux forfaitaire de 1 % sur les frais de retrait d’argent mobile pour tous les montants supérieurs à 5 000 F.CFA. Une réduction annoncée le 10 juillet 2025, soit une semaine après l’annonce similaire d’Orange Money avec son application Max it. Cette disposition de MTN s’inscrit dans une volonté affirmée d’accélérer la digitalisation des services financiers tout en offrant plus de lisibilité et de prévisibilité à ses abonnés.

MOmO Retrait
MOmO Retrait

Toutefois, cette tarification à 1 % ne concerne que les retraits effectués via l’application MoMo App. En dehors de cette application, notamment via le code USSD *126#, MTN continue d’appliquer une tarification classique composée d’un taux de 1,5 % sur le montant à retirer, auquel s’ajoute une taxe forfaitaire de 4 F.CFA reversée à l’État du Cameroun.

Par exemple, pour un retrait de 100 000 F.CFA via le code USSD, les frais s’élèvent à 1 504 F.CFA, alors qu’un retrait de même montant effectué depuis la MoMo App coûtera seulement 1 000 F.CFA.

MTN précise par ailleurs que les dépôts d’argent restent gratuits sur son réseau. Quant aux frais de retrait minimum, ils sont de 54 F.CFA pour les montants inférieurs ou égaux à 3 000 F.CFA.

À partir de 266 667 F.CFA, les frais de retrait plafonnent à 4 004 F.CFA, soit également le montant appliqué pour les retraits de 500 000 F.CFA, qui constitue le plafond autorisé en vigueur au Cameroun.

En somme, cette tarification favorise les transactions de montant élevé via l’application mobile, tout en encourageant les usagers à délaisser les codes USSD au profit d’outils digitaux plus modernes.

L’approche de MTN s’aligne sur celle d’Orange Cameroun, qui applique également un taux de 1 % via son application Max It. Ces initiatives marquent une inflexion stratégique dans le secteur du mobile money, dominé au Cameroun par les deux opérateurs historiques, et annoncent une nouvelle ère de compétitivité basée sur la digitalisation et l’accessibilité tarifaire.

Par Digital Business Africa