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Burkina Faso : Ibrahim Traoré annonce l’acquisition d’un microscope électronique à balayage de dernière génération

[DIGITAL Business Africa] – Dans sa première adresse officielle de l’année 2026, le chef de l’ Etat burkinabè Ibrahim Traoré a fait des annonces fortes. Comme l’acquisition, dans les prochains jours, d’un microscope électronique à balayage de dernière génération. C’est l’une des promesses évoquées ce 26 janvier 2026.

Selon le site spécialisé filab.fr, Le microscope électronique à balayage de dernière génération (MEB ou SEM en anglais pour Scanning Electron Microscopy) est une technique de caractérisation permettant d’obtenir des images de la surface d’un échantillon en haute résolution.

L’équipement utilise le principe des interactions électron-matière, et offre une bien meilleure résolution que les microscopes optiques traditionnels, limités par la longueur d’ondes de la lumière visible ainsi que par la qualité des lentilles optiques. Une bonne nouvelle  pour les chercheurs locaux qui n’auront plus à aller voir ailleurs, en atteste le capitaine Ibrahim Traoré.

« Pour avoir accès à cet équipement par le passé, nos chercheurs a travers le gouvernement dépensaient des milliards et se déplaçaient en Occident, parfois même pour de petites recherches ».

L’équipement financé sur fonds propres de l’État, est disponible selon le capitaine Ibrahim Traoré. Il a indiqué que l’appareil est fonctionnel et les chercheurs vont commencer à faire tout ce qu’ils doivent faire  au Burkina plutôt que de s’expatrier . Cela va encore encourager d’autres personnes à chercher et à découvrir, a-t-il dit.

Cet appareil devra être installé dans un laboratoire au Burkina Faso. D’autres projets dans le domaine  de l’éducation et de la recherche sont entrepris par le gouvernement pour tutoyer les pays développés.

“En plus de cela, nous avons décidé de construire une université technologique et j’espère que d’ici la fin de l’année (2026)  vous allez voir cette université se dresser.

Les travaux ont déjà commencé et nous avons demandé aux entreprises de tout faire pour être dans les délais pour que les rentrées prochaines, nous puissions accueillir des étudiants dans des domaines assez pointus de la technologie, afin que nous nous mettions au diapason.

Comme je l’ai dit, nous sommes très loin, nous sommes dans les années 1800 et je pense qu’en 5 ans, nous pouvons faire un saut, au moins, de 100 ans pour nous retrouver dans les années 1950 et continuer de travailler ainsi ” , a-t-il reconnu.

Le message du président Ibrahim Traoré est adressé aux Burkinabè juste après l’inauguration de deux datacenters dans la journée du 23 janvier 2026. Dans sa logique de souveraineté, Ibrahim Traoré a fait  le choix d’héberger les données des administrations, personnes au niveau  local.

Par Jean Materne Zambo 

Burkina Faso : 2 datacenters d’une valeur de 15 milliards de FCFA inaugurés

[DIGITAL Business Africa] – Le Burkina Faso inaugure ses deux datacenters (centres d’hébergement de données). L’œuvre a mobilisé un investissement de 15 milliards de FCFA. La cérémonie d’inauguration des deux infrastructures numériques s’est tenue ce 23 janvier 2026 en présence d’un parterre de personnalités.

Parmi lesquel le Premier ministre Jean Emmanuel Rimtalba Ouedraogo, la ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Aminata Zerbo-Sabané. L’objectif est de rapatrier 100 % des données publiques pour une administration plus sûre, moderne et indépendante.

L’initiative du président Ibrahim Traoré marque le lancement effectif de la politique de « zéro donnée de l’administration publique à l’extérieur ». Elle s’inscrit donc dans la stratégie nationale de transformation numérique et vise à rapatrier et sécuriser l’ensemble des données étatiques jusque-là hébergées hors du territoire national. Pour le Premier ministre Jean Emmanuel Rimtalba, il est question pour l’État de contrôler les informations nationales.

« La souveraineté numérique est indissociable de la souveraineté nationale. Héberger les données de notre territoire dans des infrastructures que nous ne maîtrisons pas revient à renoncer à une part de notre autodétermination. Le Burkina Faso, sous la révolution progressiste populaire, ne peut plus l’accepter ».

Et la ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques Aminata Zerbo-Sabané d’ajouter :

« Toutes les données des usagers que nous possédons pourront désormais être stockées en toute sécurité. Qu’il s’agisse des données de l’état civil, des données médicales ou des données fiscales, nous pourrons maintenant les héberger sur ces plateformes. »

Ces infrastructures sont dotées de 3 000 téraoctets de stockage, d’une puissance de calcul de 28 800 cœurs CPU et de plus de 105 600 Go de mémoire vive. Les deux datacenters ont la capacité d’héberger plus de 7 000 machines virtuelles, selon les autorités. Les deux datacenters sont répartis sur plusieurs sites hautement sécurisés.

Certaines indiscrétions évoquent la construction d’un datacenter national supplémentaire à l’horizon 2028, répondant aux standards internationaux. Il permettrait de renforcer la souveraineté numérique du pays et d’accompagner durablement la modernisation de l’administration, tout en ouvrant la voie à de nouveaux usages au service du développement.

Par Jean Materne Zambo

IA : Selon Léon XIV, les algorithmes influent sur la capacité d’écoute et de pensée critique des humains 

[DIGITAL Business Africa] – Le souverain pontife tire à nouveau la sonnette d’alarme sur les risques de l’intelligence artificielle. Léon XIV, dans un message pour la 60ᵉ journée mondiale des communications sociales, paru le 24 janvier 2026, a évoqué l’immense défi anthropologique soulevé par les systèmes d’intelligence artificielle. influen

Pour le Pape, l’intelligence artificielle a une incidence sur les facultés cognitives des humains.

«En enfermant des groupes de personnes dans des bulles de consensus facile et d’indignation facile, ces algorithme affaiblissent la capacité d’écoute et de pensée critique et augmentent la polarisation sociale », regrette le Pape, vilipendant de surcroît « la confiance naïve et acritique » dans l’intelligence artificielle, lorsqu’elle est considérée comme une « amie » omnisciente, dispensatrice de toutes les informations, archive de toutes les mémoires, « oracle » de tous les conseils. « Tout cela peut encore affaiblir notre capacité à penser de manière analytique et créative, à comprendre les significations, à distinguer la syntaxe de la sémantique », a-t-il regretté.

Sans appeler à freiner l’essor de l’IA, le Pape appelle à la guider selon trois piliers : la responsabilité, la coopération et l’éducation. Pour ceux qui sont à la tête des plateformes en ligne, cela signifie faire preuve de transparence et de responsabilité sociale en ce qui concerne les principes de conception et les systèmes de modération qui sous-tendent leurs algorithmes et les modèles développés, afin de favoriser un consentement éclairé de la part des utilisateurs.

Le pape, dans son manifeste, invite l’industrie technologique, les législateurs, les entreprises créatives, le monde universitaire, les artistes, les journalistes, les éducateurs à s’impliquer dans la construction et la mise en œuvre d’une citoyenneté numérique consciente et responsable.

Aux catholiques, Léon XIV recommande leur contribution afin que les personnes, en particulier les jeunes, acquièrent la capacité de penser de manière critique et grandissent dans la liberté de l’esprit, mais aussi les personnes âgées et les membres marginalisés de la société.

Une prise de conscience qui, selon lui, permettra à chaque citoyen, chaque internaute de protéger son image (photos et audio), son visage et sa voix, pour éviter fraude numérique, cyberharcèlement, deepfakes.

En décembre 2025, Léon XIV avait déjà alerté sur l’usage militaire de l’IA. Le pape dénonçait « la délégation aux machines des décisions concernant la vie et la mort ».

Par Jean Materne Zambo

Avec l’appui financier de CBC, CAMTEL engage un programme de 44,884 milliards FCFA pour renforcer la couverture mobile au Cameroun

[Digital Business Africa] – CAMTEL, l’opérateur historique du Cameroun, s’apprête à réduire significativement les zones blanches et à améliorer la qualité du service mobile dans les chefs-lieux, les villes universitaires et les localités rurales encore isolées. L’opérateur public a officialisé, le 21 janvier 2026, un accord de financement syndiqué d’un
montant de 44,884 milliards FCFA avec Commercial Bank Cameroon (CBC) pour lancer la première phase du projet Mobile Network Expansion (MNE).

Un programme conçu pour désaturer, densifier et étendre le réseau

Le projet MNE répond à trois enjeux prioritaires pour le marché télécom camerounais :

– désaturation des zones urbaines où la demande explose,
– densification des infrastructures existantes pour améliorer la qualité de service,
– extension de la couverture mobile dans les zones encore faiblement desservies.

Les investissements cibleront en priorité :

– les chefs-lieux régionaux et départementaux,
– les villes universitaires,
– les zones économiques stratégiques,
– les zones rurales encore peu couvertes.

Cette approche territoriale vise à réduire les disparités d’accès et à soutenir la montée en puissance des usages numériques dans tout le pays.

Un impact direct sur l’innovation, les entreprises et les services publics

L’expansion du réseau mobile ne se limite pas à un chantier technique. Elle constitue un levier de transformation économique pour :

– les entreprises, qui bénéficieront d’une connectivité plus stable pour leurs opérations,
– les start-ups, dont les services numériques nécessitent une couverture fiable,
– les services publics, engagés dans la digitalisation des procédures,
– les citoyens, pour qui l’accès au mobile reste la première porte d’entrée vers Internet.

En renforçant la qualité et la disponibilité du réseau, CAMTEL contribue à créer un environnement plus favorable à l’innovation, à l’investissement et à la compétitivité numérique.

CBC, partenaire financier d’un projet structurant

Le financement syndiqué piloté par Commercial Bank Cameroon illustre la capacité des institutions financières nationales à accompagner des projets d’infrastructures critiques.
Ce partenariat public-privé confirme la confiance accordée à CAMTEL dans la mise en œuvre de programmes stratégiques pour l’économie numérique.

Un projet aligné avec les ambitions nationales de transformation digitale

Le Mobile Network Expansion s’inscrit dans les priorités nationales :

– amélioration de la qualité des services télécom,
– réduction des inégalités d’accès,
– renforcement de la souveraineté numérique,
– soutien à la transformation digitale des administrations et des entreprises.

Il contribue également aux objectifs de la SND30, qui fait de la connectivité un pilier du développement économique et social.

Vers un Cameroun mieux connecté et plus compétitif

Avec ce financement de près de 45 milliards FCFA, CAMTEL engage une phase décisive de modernisation de son réseau mobile.
L’impact attendu est clair : moins de zones blanches, une meilleure qualité de service et une connectivité plus inclusive, au bénéfice des territoires, des entreprises et des citoyens.

Par Digital Business Africa

Côte d’Ivoire : Djibril Ouattara, défis et atouts du dépositaire de la transformation numérique

[DIGITAL Business Africa] – Un diamant brut. L’un des plus beaux dans le domaine du management en Afrique. Djibril Ouattara est propulsé au deuxième gouvernement Beugré Mambé. La nouvelle équipe dirigeante du Premier ministre de Côte d’Ivoire a été dévoilée ce vendredi 23 janvier 2026.

Au ministère de la Transition numérique et de l’innovation technologique, le dévolu est jeté sur un stratège des télécommunications et du numérique. Djibril Ouattara succède ainsi à Ibrahim Kalil Konaté, qui occupait ce poste depuis octobre 2023. L’heure n’est pas aux réjouissances. La tâche qui incombe au nouveau promis est loin d’être un jeu. Djibril Ouattara hérite de chantiers structurants névralgiques.

Parmi lesquels la poursuite de la digitalisation de l’administration, l’amélioration de la qualité des services numériques publics, le renforcement de la cybersécurité et la protection des données à caractère personnel.

La Côte d’Ivoire est également engagée dans le chantier des infrastructures à haut débit, la préparation à l’introduction de la 5G, ainsi qu’une meilleure couverture des zones rurales encore peu connectées.

Le nouveau ministre devra par ailleurs structurer un environnement favorable à l’innovation locale, en soutenant les start-up, en facilitant l’investissement privé et en développant les compétences numériques de la jeunesse.

Pour certains experts comme Diomande Ousmane, économiste, le nouveau promu coche toutes les cases.

« Félicitations au ministre Djibril Ouattara pour cette nomination stratégique. Son parcours à la tête de MTN Côte d’Ivoire témoigne d’une solide expertise du numérique et d’une vision orientée performance et innovation, des atouts clés pour accompagner la transformation digitale de notre pays.

Plein succès dans cette mission déterminante au service de la modernisation de l’État et de la compétitivité de l’économie ivoirienne “.

Notre diamant brut a été poli au fil des expériences. Le président de l’entreprise Angels depuis avril 2025 jouit des compétences requises pour cette mission.

Djibril Ouattara était, avant sa nomination, membre du conseil d’administration d’Orabank, mai 2020 – janvier 2026. L’un des points forts de son curriculum vitae, c’est son poste de directeur général de MTN Côte d’Ivoire (novembre 2019 – mars 2025). Il a également occupé le même poste dans la filiale congolaise (septembre 2015 – octobre 2019).

Dans l’audiovisuel, Djibril Ouattara a aussi fait valoir sa clairvoyance de dirigeant. Il a été occupé entre novembre 2014 et juin 2015, la fonction de DG de Canal + CIV . Un poste précédé de celui de DG d’Atlantique Télécom, opérateur télécom majeur en Afrique de l’Ouest, filiale du groupe émirati Etisalat, spécialisé dans les services mobiles, internet et data, de mars 2009 à octobre 2014.

Cela après avoir gravi les échelons. Notamment CTIO Atlantique Télécom Côte d’Ivoire d’août 2006 à février 2009, Business Development Operations Manager, Atlantique Télécom Group (août 2005 – août 2006).

Djibril Ouattara a une expérience dans un autre domaine important dans la vie des populations, celui de la distribution de l’eau. Il a été directeur de la région Centre, de la région Bas-Côtral et de la région Abidjan-Nord à la Société de distribution d’eau de la Côte d’Ivoire, SODECI (Sauri), entre octobre 1995 et mars 2004.

Formé à l’Institut national polytechnique Félix Houphouët-Boigny (INP HB) entre 1985 et 1990, Djibril Ouattara est titulaire d’un MBA de la MIT Sloan School of Management, États-Unis (2004-2005).

Par Jean Materne Zambo

 

La société irlandaise AC Shining Stars engage une action judiciaire contre MTN Group et réclame 2 600 milliards de F.CFA pour l’utilisation non autorisée de la marque Mobile Money

[DIGITAL Business Africa] – La société irlandaise AC Shining Stars Management Ltd (ACS) a annoncé, le 21 janvier 2026 depuis Dublin, avoir engagé une action en justice internationale contre le groupe télécoms sud-africain MTN Group Limited et plusieurs de ses filiales, pour utilisation non autorisée de la marque déposée « MOBILE MONEY® ».

Selon le communiqué publié par ACS, la procédure vise l’exploitation présumée de cette marque dans quatorze pays, à savoir le Bénin, le Botswana, le Cameroun, le Congo, la Côte d’Ivoire, la France, le Ghana, la Guinée-Bissau, la Guinée (Conakry), le Kenya, le Libéria, la Namibie, le Rwanda et la Zambie.

La société plaignante indique réclamer plus de 4 milliards d’euros de dommages et intérêts, soit environ 2 600 milliards de francs CFA, au titre de violations qu’elle qualifie de massives de ses droits de propriété intellectuelle.

Une marque enregistrée dans 37 juridictions

AC Shining Stars affirme être titulaire de la marque « MOBILE MONEY® », enregistrée auprès de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) sous le numéro ROM.1318304. Cette marque bénéficierait, selon l’entreprise, d’une protection dans 37 juridictions réparties sur trois continents, notamment en Europe, en Afrique et en Asie.

Selon les explications d’AC Shining Stars, dont le conseil juridique est assuré par Maître Paul Bayemi, du cabinet Étoiles Avocats (Paris, France), la protection invoquée repose à la fois sur des enregistrements nationaux directs dans une vingtaine de pays, dont la France, la Chine, le Ghana, le Kenya, le Maroc, la Namibie, le Rwanda et la Zambie, ainsi que sur un enregistrement régional via l’Organisation africaine de la Propriété intellectuelle couvrant 17 États africains, dont le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Mali et le Tchad.

Selon ACS, ces enregistrements ont été examinés et validés par plus de vingt offices nationaux et régionaux de propriété intellectuelle.

Un contentieux après des démarches non contentieuses

Toujours selon le communiqué, cette action judiciaire intervient après plusieurs années de tentatives de règlement amiable. AC Shining Stars affirme avoir engagé des démarches non contentieuses, y compris des démarches qualifiées de diplomatiques, qui n’auraient pas abouti.

L’entreprise indique avoir décidé de saisir les juridictions compétentes après avoir estimé que ses démarches avaient été ignorées par le groupe MTN et que la situation ne pouvait plus être résolue en dehors des tribunaux.

Une exploitation commerciale contestée

Dans sa communication, AC Shining Stars accuse MTN Group et ses filiales d’avoir exploité la marque « MOBILE MONEY® » à des fins commerciales sur plusieurs marchés protégés, sans autorisation, au détriment de partenaires disposant, selon elle, de licences légitimes.

L’entreprise estime que ces usages constituent une contrefaçon de marque et justifient la demande de dommages et intérêts déposée dans le cadre de la procédure engagée.

Un avertissement adressé aux acteurs du marché

À travers cette action et sa communication publique, AC Shining Stars affirme vouloir rappeler que la marque « MOBILE MONEY® » est une propriété intellectuelle protégée et qu’aucune organisation ni personne ne serait autorisée à l’utiliser sans accord écrit préalable.

L’entreprise précise que toute utilisation non autorisée, y compris en tant que terme générique, est susceptible de constituer une violation de la marque et de faire l’objet de poursuites judiciaires.

À ce stade, MTN Group n’a pas encore communiqué publiquement sur cette affaire.

Marque « MOBILE MONEY » : ce que montrent les registres officiels de l’OMPI

À la suite du communiqué publié par AC Shining Stars, Digital Business Africa a consulté le registre international des marques de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), via le système Madrid Monitor, afin de vérifier les informations relatives à la marque « MOBILE MONEY ».

Les données accessibles confirment l’existence d’un enregistrement international actif, tout en révélant des nuances importantes quant à l’étendue réelle de la protection selon les pays et les classes de services.

Une marque enregistrée depuis 2016 et toujours active

La marque verbale « MOBILE MONEY » est enregistrée depuis le 21 juillet 2016 au nom d’AC Shining Stars Management Ltd, établie à Cork, en Irlande. L’enregistrement international est indiqué comme actif, avec une date d’expiration prévue le 21 juillet 2026.

La langue de dépôt est le français et la marque est reproduite en caractères standard.

Trois classes centrales pour la FinTech et les télécoms

L’enregistrement international couvre trois classes de la classification de Nice, particulièrement sensibles pour l’écosystème numérique :
– la classe 9, relative aux équipements électroniques, logiciels, dispositifs numériques et matériels technologiques ;
– la classe 36, qui englobe les services financiers, bancaires, de paiement, d’assurance et de gestion financière ;
– la classe 38, dédiée aux télécommunications, aux communications mobiles et aux services d’accès aux réseaux.

Ces classes correspondent précisément aux activités au cœur des services de mobile money et des offres télécoms modernes.

Une protection territoriale variable selon les pays

Comme le prévoit le système de Madrid, la protection d’une marque internationale n’est pas uniforme et dépend des décisions prises par chaque office national.

Les registres de l’OMPI montrent ainsi que la marque bénéficie d’une protection complète dans certains États, comme le Maroc, où les classes 9, 36 et 38 ont été expressément acceptées par l’office national compétent.

À l’inverse, dans d’autres pays, la protection est partielle. À Madagascar, par exemple, les données de l’OMPI indiquent que seule la classe 9 est protégée, les services financiers et de télécommunications relevant des classes 36 et 38 ayant fait l’objet d’un refus provisoire partiel notifié en 2017.

Un changement de titulaire enregistré en 2024

Un autre élément figure dans l’historique officiel de la marque : un changement de titulaire a été enregistré le 23 août 2024.

À ce stade, les informations disponibles dans le registre international de l’OMPI ne précisent ni la nature de ce changement (cession, restructuration, transmission ou autre) ni l’identité du titulaire antérieur.

En l’absence de ces précisions publiques, il n’est pas possible, sur la seule base du registre, de déterminer les modalités exactes du transfert ni d’en tirer des conclusions sur la titularité antérieure de la marque.

Ce qu’il faut retenir

Les vérifications effectuées par Digital Business Africa confirment donc l’existence d’un enregistrement international valide de la marque « MOBILE MONEY », toujours en vigueur jusqu’en juillet 2026. Elles montrent également que la portée de cette protection varie selon les territoires et les classes de services, un élément central dans toute analyse ou procédure liée à l’utilisation de cette marque.

A propos d’AC Shining Stars Management Ltd

AC Shining Stars Management Ltd est une société de droit irlandais enregistrée auprès du Companies Registration Office (CRO), le registre officiel des entreprises en Irlande.
Selon les informations disponibles dans la base de données professionnelle SoloCheck, la société a été constituée le vendredi 3 septembre 2021 et présente actuellement un statut normal (active).

Toujours selon SoloCheck, AC Shining Stars Management Ltd est enregistrée sous le numéro de société 703071. Son adresse déclarée est partielle à Dublin 2, une zone qui regroupe un grand nombre d’entreprises; la société partage son Eircode avec plus de 1 600 autres entités enregistrées.

L’entreprise est classée comme micro-entreprise, avec une activité principale déclarée sous le code [6202] – Computer consultancy activities. Elle peut exercer sous la dénomination commerciale AC Shining Stars Management Ltd.

Gouvernance et positionnement

Contacté par Digital Business Africa, le Camerounais Cédric Atangana affirme être le PCA d’AC Shining Stars Management Ltd. Il confie par ailleurs que la société s’appuie sur « un conseil d’administration élargi, composé d’experts internationaux répartis sur les cinq continents ».

AC Shining Stars engage une action en justice contre MTN Group pour l’utilisation non autorisée de Mobile Money et réclame 4 milliards d’euros
Cédric Atangana

Une société revendiquant une présence internationale

Sur son site internet, AC Shining Stars Management Ltd se présente comme une société internationale indépendante de services en technologies financières, fondée sur une culture axée sur les valeurs et la création de valeur durable.

Basée à Dublin, au cœur de l’un des principaux pôles financiers européens, l’entreprise indique s’appuyer sur une expertise multidisciplinaire, un capital intellectuel structuré et un réseau mondial pour accompagner ses clients et ses partenaires.

Elle revendique une présence opérationnelle dans plus de 85 pays, couvrant l’Europe, l’Amérique du Nord, l’Asie et l’Afrique.

Domaines d’expertise déclarés

Selon ses communications institutionnelles, AC Shining Stars Management intervient notamment dans :
– la propriété intellectuelle et les investissements en actifs immatériels ;
– le conseil financier et les services de technologies financières ;
– les paiements numériques et les transferts internationaux ;
– l’analytique de données, la business intelligence et l’aide à la décision ;
– les investissements en capital-risque et en private equity.

Un modèle structuré autour de cinq pôles d’activités

L’entreprise indique fonder son développement sur un modèle de long terme articulé autour de cinq activités interconnectées :

  1. Investissements en propriété intellectuelle et private equity ;
  2. Paiements numériques et services de remittances ;
  3. Inclusion financière ;
  4. Data analytics, insights et business intelligence ;
  5. Centrale internationale d’achats.

Une stratégie axée sur la propriété intellectuelle

AC Shining Stars Management affirme investir dans l’acquisition, la protection, l’exploitation et la concession de licences de droits de propriété intellectuelle, notamment les marques, brevets, inventions, secrets commerciaux, droits d’auteur et actifs artistiques.

La société indique également intervenir dans le financement de contentieux liés à la propriété intellectuelle, en particulier lorsque des actifs qu’elle détient ou exploite en partenariat font l’objet d’usages qu’elle estime abusifs.

Dans ce contexte, alors qu’AC Shining Stars Management affirme fonder une part de son modèle économique sur l’acquisition, la protection, l’exploitation et la concession de licences de droits de propriété intellectuelle, le procès engagé contre MTN Group s’annonce particulièrement suivi.

Il devrait permettre d’apprécier, devant les juridictions compétentes, la portée concrète de cette stratégie d’investissement dans les actifs immatériels, ainsi que ses implications potentielles pour l’écosystème du mobile money et de la FinTech à l’échelle africaine et internationale.

Par Beaugas – Orain DJOYUM

Djibril Ouattara : l’ingénieur-stratège qui prend les rênes de la Transition numérique en Côte d’Ivoire

[Digital Business Africa] – Lorsque le gouvernement ivoirien dévoile sa nouvelle équipe, un nom retient immédiatement l’attention des acteurs du numérique : Djibril Ouattara, figure respectée du secteur des télécommunications, désormais ministre de la Transition numérique et de l’Innovation technologique. Il succède à Kahlil Ibrahim Konaté, avec une mission claire : accélérer la transformation digitale du pays et faire de l’innovation un moteur de croissance inclusive.

Un leader forgé dans l’exigence du secteur privé

Ingénieur diplômé de l’INP-HB de Yamoussoukro et titulaire d’un MBA de la MIT Sloan School of Management, Djibril Ouattara incarne cette génération de dirigeants africains capables de conjuguer rigueur technique, vision stratégique et culture de la performance.

Son parcours professionnel est marqué par une progression constante dans des environnements complexes et hautement concurrentiels :

  • Canal+ Côte d’Ivoire, où il a piloté des opérations structurantes ;
  • Atlantique Telecom Togo (Moov Togo), qu’il a dirigé avec succès ;
  • MTN Congo, où il a mis en œuvre des stratégies commerciales gagnantes ;
  • Et surtout MTN Côte d’Ivoire, qu’il a dirigé de 2019 à 2025.

Lire aussi :

Djibril Ouattara, bâtisseur de succès dans les telcos, quitte MTN Côte d’Ivoire

L’homme qui a remis MTN Côte d’Ivoire sur une trajectoire ascendante

À son arrivée à la tête de MTN Côte d’Ivoire, la filiale traversait une période délicate.

Sous sa direction, elle retrouve le chemin de la croissance et renoue avec la rentabilité :

  • Passage d’une perte de près de 15 milliards de FCFA en 2019 à un résultat net de 26,5 milliards de FCFA en 2022 ;
  • Consolidation de la position de MTN comme numéro deux du marché, avec 17,3 millions d’abonnés mobiles fin 2023.

Cette performance, saluée au sein de l’écosystème, illustre sa capacité à restructurer, fédérer et transformer. 

Un choix stratégique pour un portefeuille stratégique

La nomination de Djibril Ouattara intervient dans un contexte où la Côte d’Ivoire accélère sa digitalisation : modernisation de l’administration, cybersécurité, innovation locale, souveraineté numérique, infrastructures haut débit, inclusion digitale.

Le gouvernement lui confie un ministère devenu central pour la compétitivité du pays.

Et son profil envoie un signal fort : placer un expert du terrain, rompu aux enjeux technologiques et managériaux, au cœur de la stratégie numérique nationale.

Côte d’Ivoire : Nommé DG de MTN, Djibril Ouattara prend fonction le 01er novembre 2019

 Une vision attendue : faire du numérique un levier de transformation

Reconnu pour sa rigueur, son pragmatisme et sa capacité à exécuter, Djibril Ouattara arrive avec une feuille de route ambitieuse :

  • accélérer la digitalisation des services publics ;
  • renforcer l’écosystème de l’innovation ;
  • soutenir les startups et champions locaux ;
  • développer les infrastructures numériques ;
  • promouvoir une transformation inclusive, au service des citoyens et des entreprises.

Son expérience multiculturelle — Afrique, Europe, États-Unis — et sa maîtrise des environnements complexes constituent des atouts majeurs pour piloter cette transition.

Un ministre attendu, un secteur en mutation

Avec cette nomination, la Côte d’Ivoire mise sur un dirigeant qui connaît intimement les réalités du marché, les défis de la connectivité, les attentes des consommateurs et les impératifs de compétitivité.

Djibril Ouattara arrive au gouvernement avec une réputation solide :

  • manager transformationnel,
  • stratège orienté vers les résultats,
  • acteur clé du développement du numérique en Afrique de l’Ouest.

Son entrée au gouvernement marque une nouvelle étape pour un secteur en pleine mutation, où l’innovation et la souveraineté numérique deviennent des priorités nationales.

Par Digital Business Africa

Mali : Un système numérique pour rationner le carburant à la pompe et lutter contre le détournement de stocks

[DIGITAL Business Africa] – Le gouvernement de Transition envisage un outil de rationnement du carburant à la pompe. Selon la Direction générale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence (DGCC) dans une sortie datée du 20 janvier 2026, cette mesure vise à faciliter l’accès au carburant pour tous. Mais plusieurs sources évoquent un moyen de lutter contre les circuits de vente illicites.

À chaque passage en station-service, la plaque d’immatriculation ou la vignette du véhicule sera photographiée par le pompiste, avec son téléphone portable. Puis enregistrée plus tard sur une application web permettant de suivre le réseau de distribution en temps réel.

Les voitures ne seront autorisées à faire un nouveau plein que 72 heures plus tard, les motos 48 heures plus tard, soit respectivement trois jours et deux jours entre deux passages. Ce qui permettra aux structures de contrôle d’assurer en temps réel le suivi des ventes de carburant.

Dès l’annonce de la mesure, plusieurs internautes ont salué la décision du gouvernement de Transition. Mais des incertitudes demeurent. Notamment l’état des terminaux mobiles des agents de stations-service, la disponibilité de la connexion internet et la protection dudit système contre des attaques.

Une pénurie de carburant sévit sur la ville de Bamako presque depuis six mois. Le directeur général du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence (DGCC) Zédion Dembélé a présenté un bilan chiffré des flux récents. Les données révèlent un effort d’importation soutenu malgré les défis logistiques :

-Période du 12 au 18 janvier : 40 348 300 litres importés (taux de ravitaillement de 53,9 %).

-Période du 13 au 21 janvier : 14 445 025 litres supplémentaires (taux de ravitaillement de 21,4 %).

Selon la DGCC, ces arrivages massifs ont déjà permis de réduire visiblement les files d’attente dans les stations-service de la capitale et des grandes villes.

Par Jean Materne Zambo

 

 

 

 

À Davos, Teodoro Obiang Nguema Mangue ouvre les portes de Malabo à Kate Kallot d’Amini IA pour structurer la transformation numérique de la Guinée équatoriale

[DIGITAL Business Africa] – À Davos, la Guinée équatoriale mise sur la souveraineté des données et l’IA pour s’imposer comme hub numérique en Afrique centrale.
Au Forum économique mondial de Davos, la Guinée équatoriale n’a pas joué la carte de la simple visibilité diplomatique. Elle y a défendu une vision claire : faire du numérique, des données et de l’intelligence artificielle des piliers structurants de sa stratégie de développement et de son positionnement régional au sein de la CEMAC.
Le 20 janvier, le vice-président de la Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema Mangue, à la tête d’une haute délégation en Suisse, a rencontré Kate Kallot, fondatrice et PDG dAmini, une entreprise technologique africaine spécialisée dans les infrastructures de données et les solutions d’intelligence artificielle adaptées aux réalités du continent.

Données, IA souveraine et 5G au cœur de la proposition

Lors de cette rencontre, Kate Kallot a présenté une proposition de collaboration stratégique visant à accélérer la transformation numérique de la Guinée équatoriale. Celle-ci repose sur plusieurs axes majeurs : le développement d’infrastructures de données modernes, le déploiement de capacités d’IA souveraines, le renforcement de la connectivité nationale – notamment à travers la 5G – ainsi que l’amélioration des services publics grâce aux technologies numériques.
Dans un message publié sur le réseau social X, le vice-président a souligné l’importance stratégique de cette démarche, déclarant notamment :
« Considérant que le monde moderne progresse de pair avec la technologie, nous avons officiellement invité Mme Kate Kallot à effectuer une visite de travail en Guinée équatoriale afin d’approfondir sa proposition, de rencontrer les ministères concernés et d’entamer une évaluation complète pour identifier les priorités, les lacunes et une feuille de route commune en vue de sa mise en œuvre. »
Selon Teodoro Obiang Nguema Mangue, l’approche proposée accorde une attention particulière à la souveraineté des données et au développement des compétences locales, deux enjeux devenus centraux pour les États africains soucieux de garder le contrôle de leurs infrastructures numériques et de maximiser l’impact économique de la transformation digitale.

Objectif Davos–CEMAC : faire de Malabo une porte d’entrée régionale du WEF

Dans la même dynamique, le vice-président équato-guinéen a également échangé avec Chido Munyati, directeur et chef de la région Afrique du Forum économique mondial. Au cœur des discussions : l’ambition de la Guinée équatoriale de devenir la porte d’entrée du Forum économique mondial pour la sous-région CEMAC.
Là encore, Teodoro Obiang Nguema Mangue a clarifié la vision politique portée par Malabo :
« La Guinée équatoriale aspire à devenir la porte d’entrée du Forum économique mondial pour la sous-région CEMAC. Pour atteindre cet objectif, nous devons renforcer l’intégration régionale, accroître le rayonnement international de notre pays et promouvoir des projets à fort impact, tant économiques que stratégiques. »
Les deux parties ont convenu de la nécessité de consolider le cadre de coopération entre la Guinée équatoriale et le Forum économique mondial, afin de renforcer l’engagement du pays en faveur du multilatéralisme et du dialogue public-privé, tout en consolidant sa position sur la scène économique régionale et internationale.

Une stratégie numérique à portée géoéconomique

À travers ces échanges à Davos, la Guinée équatoriale envoie un signal fort aux investisseurs, aux partenaires technologiques et aux institutions internationales : le pays entend dépasser une approche fragmentée du numérique pour adopter une vision intégrée, combinant infrastructures, données, compétences locales et coopération multilatérale.
En se positionnant à la fois comme futur hub numérique et comme relais institutionnel du Forum économique mondial en Afrique centrale, Malabo ambitionne de jouer un rôle moteur dans la transformation digitale de la zone CEMAC. Le véritable test résidera désormais dans la capacité des autorités à traduire ces annonces en projets concrets, structurés et mesurables, susceptibles de produire un impact durable sur l’économie et les services publics.

Amini IA, bâtir la souveraineté des données et de l’intelligence artificielle pour le Sud global

Teodoro Obiang Nguema Mangue ouvre les portes de Malabo à Kate Kallot d'Amini IA

Fondée en 2022 et basée à Nairobi, Amini s’impose comme l’un des acteurs africains les plus ambitieux dans le domaine de l’infrastructure de données et de l’intelligence artificielle. Dirigée par sa fondatrice et PDG Kate Kallot, l’entreprise porte une vision claire : permettre aux pays du Sud global, longtemps cantonnés au rôle de simples fournisseurs de données brutes, de devenir des acteurs à part entière de l’économie mondiale de l’IA.
Chez Amini, la question n’est pas seulement de collecter des données, mais de savoir qui les contrôle, comment elles sont exploitées et surtout qui bénéficie de la valeur créée par l’intelligence artificielle. L’approche défendue par Kate Kallot vise ainsi à redéfinir l’IA non comme un produit importé, mais comme une ressource locale, conçue, développée et gouvernée localement, au service des priorités économiques, sociales et environnementales des pays africains et du Sud global.

Une ambition structurante pour le Sud global

Amini se donne pour objectif, à l’horizon de dix ans, de devenir l’épine dorsale de toute la chaîne de données collectées, traitées et distribuées dans le Sud global. L’entreprise mise sur une forte capacité de recherche et développement pour favoriser un véritable « leapfrog technologique », permettant aux économies émergentes de rattraper, voire de dépasser, certains modèles traditionnels de développement numérique.
Les chiffres clés illustrent l’ampleur de cette ambition : plus de 2,5 téraoctets de données utilisées pour l’entraînement de modèles, une présence active dans plus de 25 pays, plus de 1 000 sources de données intégrées, et près de 80 milliards d’hectares de terres analysées grâce aux technologies de données géospatiales et d’intelligence artificielle.

Une infrastructure deep tech au service de l’impact

La mission d’Amini consiste à fournir une infrastructure technologique de pointe sur laquelle d’autres acteurs – gouvernements, entreprises, institutions et startups – peuvent s’appuyer pour combler les écarts en matière de données et de capacités de calcul en Afrique et dans le Sud global.

Kate Kallot, une leader mondiale de l’IA déjà familière des enjeux d’Afrique centrale

Kate Kallot est une pro du numérique de premier plan et une figure reconnue de l’intelligence artificielle à l’échelle mondiale, engagée dans l’élargissement de l’accès aux technologies avancées en Afrique et dans le Sud global. Elle figure parmi les 100 personnalités les plus influentes de l’IA selon TIME et a été distinguée comme Tech Pioneer par le Forum économique mondial.
Elle est la fondatrice et PDG de Amini, une startup deep tech spécialisée dans la construction d’infrastructures souveraines de données et d’intelligence artificielle pour l’Afrique. À travers Amini, Kate Kallot œuvre à permettre aux États de contrôler, gérer et monétiser leurs propres données afin de générer une nouvelle croissance économique fondée sur la valeur locale de l’IA.

Un parcours au cœur des géants mondiaux de la tech

Avant de créer Amini IA, Kate Kallot a occupé des postes de direction stratégique au sein de plusieurs leaders mondiaux de la technologie. Chez NVIDIA, elle a dirigé les relations développeurs à l’échelle mondiale et piloté l’expansion de l’écosystème dans les marchés émergents. Elle a ensuite travaillé chez Arm, où elle a contribué au développement du mouvement TinyML, visant à démocratiser l’intelligence artificielle embarquée sur des dispositifs à faible consommation.
Chez Intel, elle a supervisé le développement du Neural Compute Stick, devenu le premier kit de développement IA au monde au format USB. Cette innovation a permis de déployer des capacités de vision par ordinateur et d’intelligence artificielle sur des millions d’objets connectés et de dispositifs edge et IoT à travers le monde.

Gouvernance, énergie et IA responsable

Au-delà de l’entrepreneuriat technologique, Kate Kallot est engagée dans les débats globaux sur la gouvernance et l’impact de l’intelligence artificielle. Elle occupe le poste de vice-présidente de la ICC Global Environmental and Energy Commission et siège au EY Global AI Advisory Council, où elle contribue aux réflexions stratégiques sur l’IA, la durabilité, l’énergie et les politiques publiques.

Une connaissance concrète de l’Afrique centrale

Kate Kallot connaît déjà les réalités de l’Afrique centrale. En décembre 2025, elle s’est rendue en République centrafricaine, en marge du Caucus africain 2025. À cette occasion, la techwoman centrafricaine d’origine congolaise a échangé avec des jeunes entrepreneurs, étudiants et innovateurs locaux.
Les échanges avaient porté sur le rôle du numérique comme levier de développement, la nécessité de concevoir des solutions technologiques adaptées aux contextes locaux et l’importance d’encourager la jeunesse à développer des innovations répondant aux besoins nationaux. Cette immersion renforce sa crédibilité auprès des pays de la sous-région Afrique centrale, engagés dans des stratégies de transformation digitale et de souveraineté des données.

Une interlocutrice stratégique pour les États africains

En combinant une expérience de très haut niveau dans les grandes entreprises technologiques mondiales, une reconnaissance internationale et une connaissance de terrain de l’Afrique centrale, Kate Kallot s’impose comme une interlocutrice stratégique crédible pour les gouvernements africains. Son approche, centrée sur des infrastructures d’IA souveraines et sur la création de valeur locale à partir des données, résonne avec les ambitions des États de la CEMAC qui souhaitent bâtir des économies numériques inclusives, maîtrisées et durables.
Un atout donc pour la Guinée équatoriale qui la recevra prochainement.

E-Gov’A, un cadre africain structurant pour la e-gouvernance

Les échanges engagés à Davos s’inscrivent dans une réflexion plus large portée sur le continent africain autour de la transformation numérique de l’État et de la modernisation des services publics. Cette réflexion trouve notamment un prolongement dans des plateformes africaines structurées comme E-Gov’A, le Salon de l’e-Gouvernance et de l’innovation digitale en Afrique, prévu du 14 au 16 mai 2026 à Yaoundé au Cameroun.

Porté par l’association Smart Click Africaen collaboration avec Digital Business Africa, E-Gov’A est organisé autour du thème :

« Intelligence artificielle et e-gouvernance : bâtir des services publics efficaces dans une Afrique cashless et paperless ».

Ce salon organisé sous le patronage du Ministère des Postes et Télécommunications se positionne comme un espace de dialogue stratégique entre décideurs publics, administrations, régulateurs, entreprises technologiques, startups et partenaires au développement, autour des enjeux de digitalisation des services publics, de gouvernance des données, d’intelligence artificielle appliquée à l’administration et de souveraineté numérique.

Les discussions ouvertes entre la Guinée équatoriale et Amini à Davos illustrent précisément le type de partenariats structurants, orientés impact et mise en œuvre concrète, que cette plateforme panafricaine entend promouvoir.

Par Beaugas ORAIN DJOYUM 

Guinée : la Direction de la cybercriminalité modernisée pour renforcer la sécurité numérique

[Digital Business Africa] – La Guinée renforce son dispositif de cybersécurité. Le mercredi 21 janvier, la Primature a annoncé la réhabilitation complète et l’équipement moderne de la Direction de la cybercriminalité et de la lutte contre les traces technologiques. Cette initiative, financée par le Budget national de développement (BND), s’inscrit dans la stratégie gouvernementale visant à adapter les forces de sécurité à l’évolution rapide des menaces numériques. Le Premier ministre Amadou Oury Bah s’est rendu dans les nouveaux locaux aux côtés du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général Bachir Diallo, afin de constater l’aboutissement des travaux et la mise en service des nouvelles installations.

Une infrastructure aux standards des enquêtes numériques

Situé au quartier Minière, dans la commune de Dixinn, le site rénové abrite un bâtiment moderne de type R+2, spécialement conçu pour répondre aux exigences techniques des enquêtes numériques. Inaugurée officiellement le 17 décembre 2025, la structure est désormais équipée de matériels spécialisés permettant l’analyse des traces technologiques, la collecte de preuves numériques et le traitement des infractions liées aux technologies de l’information. Cette modernisation vise à doter la Police nationale d’outils performants pour faire face à des formes de criminalité de plus en plus sophistiquées, dans un contexte marqué par la croissance des usages digitaux.

La cybersécurité, un enjeu stratégique pour la Guinée

Avec la digitalisation progressive des services publics, la généralisation des paiements électroniques et l’essor du numérique dans l’économie, les risques de cyberattaques, d’usurpation d’identité et d’escroqueries en ligne se multiplient. Les autorités guinéennes entendent ainsi renforcer leurs capacités opérationnelles afin de mieux protéger les citoyens, les institutions et les entreprises. Cette démarche s’inscrit dans une dynamique plus large de transformation numérique de l’État, qui nécessite un environnement sécurisé pour garantir la confiance dans les services digitaux.

Une position à consolider au niveau international

Dans son Global Cybersecurity Index 2024, l’Union internationale des télécommunications (UIT) rappelle que la cybersécurité constitue un pilier essentiel du développement numérique. La Guinée y est classée dans la troisième catégorie sur cinq. Le pays affiche des résultats encourageants sur les volets légal et organisationnel, avec des scores respectifs de 16,27/20 et 14,38/20, mais dispose encore de marges de progression sur les plans technique et opérationnel.

Vers un environnement numérique plus sûr

À travers cet investissement, la Guinée ambitionne de renforcer l’efficacité de la lutte contre la cybercriminalité, d’améliorer la formation des agents spécialisés et de consolider la confiance des citoyens dans les services de sécurité. À terme, ce dispositif devrait sécuriser les usages numériques, accompagner la transformation digitale du pays et offrir un environnement plus sûr aux acteurs économiques engagés dans le développement du numérique.

Par Loïc SOUOP

Sénégal : B.D. Faye prescrit aux acteurs de la justice une sécurité numérique renforcée et le recours aux outils technologiques

[DIGITAL Business Africa] – Le discours d’ouverture de l’année judiciaire placé sous le signe du numérique. « Le juge face au défi du numérique”. C’est le thème de cette rentrée des cours et des tribunaux de ce 23 janvier 2026. Pour certains observateurs, le choix n’est pas anodin. Pour S.E Bassirou Diomaye Faye, président de la République du Sénégal, c’est une manière de reconnaître les sacrifices ayant conduit à la troisième République.

Conscient de l’essor fulgurant des technologies de l’information et de la communication comme l’IA, Bassirou Diomaye invite toute la chaîne judiciaire à s’adapter à cette révolution technologique, qui transforme profondément le secteur de la justice.

« Nous vivons dans un monde interconnecté qui nous impose son rythme. Tous les États, les institutions ainsi que leurs administrations qui refusent de s’y plier seront laissées inéluctablement en rade et risquent par conséquent d’être rapidement submergées et dépassées. Par ailleurs, il faut relever que dans l’entreprise de modernisation de la justice, le juge n’agit pas seul.

Il intervient dans une chaîne de plusieurs acteurs qui lui permet de rendre son office conformément à la loi et aux attentes des usagers. Dans ce cadre, l’usage optimal du numérique est subordonné à d’autres facteurs que sont des palais de justice adaptés aux réalités du numérique, une connectivité sécurisée et continue et des machines adaptées et sécurisées.

Il est donc urgent d’accélérer la mise en oeuvre du schéma directeur de l’usage du numérique dans la justice pour bien prendre en compte tous ces facteurs » , a-t-il indiqué.

Le chef de l’ Etat a marqué son incertitude quant au respect de certaines normes comme l’indépendance, l’impartialité, la réserve, la loyauté, le secret des délibérations, la probité, la dignité, entre autres.

Bassirou Diomaye Faye a prescrit aux acteurs de la justice d’adapter les curriculums de formation, de revisiter les référentiels éthiques et déontologiques, de renforcer la culture de la sécurité numérique et de s’approprier pleinement les outils technologiques.

Des mesures qui visent, selon le président Faye, à bâtir une justice moderne, robuste et proactive, capable de contenir, d’anticiper et de juguler les risques inhérents aux technologies de l’information et de la communication.

Mais il y a des préalables à respecter. Notamment une connectivité sécurisée et continue et des machines adaptées et sécurisées. Sans quoi de graves dangers et attaques malveillantes pourraient entraver « dangereusement » l’office du juge.

Par Jean Materne Zambo

FAUX !! : Le passeport camerounais ne coûte pas 155 000 FCFA en 2026.

[DIGITAL Business Africa] – Après le lancement officiel du budget de l’état pour l’exercice 2026 à NGaoundéré par le ministre des Finances, Louis Paul MOTAZE, le cyber espace camerounais est devenu une sphère pleins de fake news concernant cette loi de finances. Tout est parti d’une pseudo affirmation attribué au MINFI qui dans son discours aurait déclaré que les influenceurs devraient payer des impôts.

Bien que cette information ait été démenti tant par le ministère que les journaux tel Digital Business Africa, une autre a refait surface, le cout du passeport biométrique qui serait passé de 110 000 à 155 000 FCFA, ce qui est faux. Après lecture de la loi N 2025/ 012 du 17 Décembre 2025 portant loi de finance de la république du Cameroun pour l’exercice 2026, le constat est clair, le tarif reste inchangé.

Une stabilité tarifaire gravée dans la loi

L’examen minutieux de la loi de finances pour l’exercice 2026, adoptée par le Parlement et promulguée par le Président de la République, est sans équivoque : aucune disposition ne prévoit de révision à la hausse du droit de timbre pour le passeport ordinaire. Le tarif légal reste fixé à 110 000 FCFA. Ce montant est régi par l’article 548, alinéa 1 du Code général des impôts (CGI), dont les dispositions n’ont subi aucune modification lors du récent cycle législatif. Le texte stipule d’ailleurs :

« Article 548. – Le droit de timbre sur les passeports et autres documents en tenant lieu est fixé ainsi qu’il suit :

1) Passeports nationaux : Délivrance, renouvellement et prorogation de passeports ordinaires : 110 000 F CFA ».

MINFI

L’ACF : une réforme de conformité et non un surcoût

La confusion semble être née d’une lecture hâtive des nouvelles réformes budgétaires. La véritable innovation de 2026 ne réside pas dans le prix du timbre, mais dans le renforcement du civisme fiscal. Depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, la délivrance de certains titres officiels, incluant le passeport biométrique et la carte grise, est désormais conditionnée à la présentation d’une attestation de conformité fiscale (ACF). Il est crucial de préciser que l’ACF n’est en aucun cas une taxe additionnelle. Il s’agit d’un document administratif prouvant que le citoyen est à jour de ses obligations fiscales annuelles. Pour tout contribuable en règle, le coût de l’enrôlement au passeport demeure strictement identique à celui des années précédentes.

Les institutions démentent toute hausse.

Face à l’emballement des réseaux sociaux, les autorités administratives affichent une position claire : Le ministère des Finances (MINFI) confirme la stabilité des droits de timbre sur les documents identitaires. « Contrairement aux rumeurs, le prix du passeport biométrique camerounais reste fixé à 110 000 FCFA. Aucune augmentation n’est prévue par la Loi de Finances 2026. Soyons vigilants face aux infox et fions-nous uniquement aux sources officielles. Le droit de timbre demeure inchangé. » Peut-on lire sur  la page Facebook du Ministère des finances.

De son côté, La Délégation générale à la Sûreté nationale (DGSN) rappelle, elle aussi les prix du passeport demeure 110 000 FCFA.

Les réels leviers de la loi de finances 2026

En lieu et place d’une hausse des timbres identitaires, l’État camerounais a axé son effort budgétaire sur quatre piliers stratégiques :

  • L’élargissement de l’assiette fiscale pour intégrer de nouveaux secteurs ;
  • La fiscalité du numérique, visant notamment les géants du Web opérant au Cameroun ;
  • La généralisation de l’ACF pour assainir le fichier des contribuables ;
  • La mobilisation des recettes internes pour financer les projets d’infrastructures.

L’information annonçant un passeport à 155 000 FCFA est FAUSSE. Digital Business Africa exhorte les citoyens à la vigilance et recommande la consultation systématique des Journaux officiels ou des canaux de communication du MINFI et de la DGSN.

Par Digital Business Africa

Burundi : le gouvernement lance e-KORI pour moderniser la collecte des impôts

[Digital Business Africa] – Le Burundi franchit une nouvelle étape dans sa transformation numérique. Le lundi 19 janvier 2025 à Bujumbura, les autorités ont officiellement lancé les travaux de mise en œuvre du système e-KORI, une plateforme digitale dédiée à la déclaration et au paiement en ligne des impôts et taxes. Le projet est porté par l’Office burundais des recettes (OBR), avec l’appui de la Banque mondiale, dans le cadre des réformes engagées pour renforcer la gouvernance financière et accroître les ressources internes de l’État.

Pour le gouvernement burundais, e-KORI constitue bien plus qu’un simple outil technologique. Il s’inscrit dans une vision de souveraineté budgétaire et de modernisation de l’administration publique.   Pour Alain Ndikumana, ministre des Finances, du Budget et de l’Économie numérique, « la mise en place d’un tel système constitue une étape cruciale vers la transformation numérique de notre pays. Il permettra à l’État de mieux mobiliser ses ressources propres et de financer ses projets de développement sans dépendre exclusivement des aides extérieures. »

Le programme e-KORI vise à numériser l’ensemble des processus liés à la collecte des recettes internes et non fiscales. À terme, les contribuables pourront déclarer leurs impôts en ligne, effectuer leurs paiements à distance, suivre leurs transactions en temps réel et réduire les déplacements physiques vers les centres fiscaux. La plateforme est également conçue pour améliorer la traçabilité des recettes publiques, limiter les erreurs de traitement et renforcer les capacités de contrôle de l’administration fiscale.

Cette réforme intervient dans un contexte où la mobilisation des recettes reste un défi majeur au Burundi. Le pays fait face à une forte présence du secteur informel, à des procédures fiscales complexes et à une faible digitalisation des services publics. Avec e-KORI, les autorités entendent simplifier les démarches, élargir l’assiette fiscale et encourager une meilleure discipline des contribuables.

Le déploiement du projet se fera en neuf phases, avec une validation technique à chaque étape. Des programmes de formation et de sensibilisation sont également prévus pour les agents de l’OBR, les entreprises et les particuliers. La sécurité informatique constitue un pilier central du dispositif. Un partenaire technique spécialisé est chargé de garantir la protection des données, la sécurisation des infrastructures et la prévention des cyberattaques, dans un contexte de numérisation croissante des finances publiques.

À long terme, e-KORI devrait permettre au Burundi d’améliorer la planification budgétaire, de renforcer la transparence, de restaurer la confiance entre l’administration et les citoyens et de créer un environnement plus attractif pour les investisseurs. Avec ce projet, le Burundi confirme sa volonté de bâtir une administration moderne, efficace et numérique, capable de soutenir durablement son développement économique.

Par Loic SOUOP

Orange Sat : le satellite, un nouveau levier pour connecter toute la Côte d’Ivoire

[Digital Business Africa] – Avec le lancement de « Orange Sat », son offre d’Internet par satellite, comme annoncé il y a quelques jours, Orange Côte d’Ivoire ouvre une nouvelle étape dans sa stratégie d’inclusion numérique. Plus qu’un simple service de connectivité, cette initiative ambitionne de rapprocher les territoires éloignés du reste du pays, en apportant une solution là où les réseaux terrestres atteignent leurs limites.

La Côte d’Ivoire affiche aujourd’hui des niveaux de couverture mobile parmi les plus élevés de la sous-région. Selon l’Union internationale des télécommunications (UIT), 98,9 % de la population est couverte en 2G, 98,3 % en 3G et 93,7 % en 4G.

Cependant, certaines zones rurales, forestières ou difficiles d’accès restent encore partiellement ou totalement hors réseau. Grâce à un partenariat avec Eutelsat, Orange Sat vient compléter la fibre et le mobile en s’appuyant sur la technologie satellitaire afin d’assurer une continuité de service sur l’ensemble du territoire, y compris dans les zones dites « blanches ».

Un impact au-delà de la connectivité

Dans un pays où le taux réel de pénétration de l’Internet était estimé à 40,7 % en 2023, le satellite devient un outil de transformation sociale et économique. Orange Sat peut ainsi contribuer à soutenir plusieurs secteurs clés :

  • Éducation : accès à l’enseignement à distance pour les élèves des zones rurales ;
  • Santé : développement de la télémédecine et amélioration du suivi des patients ;
  • Administration : facilitation de l’accès aux services publics en ligne ;
  • Économie locale : soutien aux entrepreneurs, aux coopératives agricoles et aux PME en zones enclavées.

Une nouvelle dynamique pour un marché en croissance

À fin septembre 2025, la Côte d’Ivoire comptait 37,9 millions d’abonnements Internet pour une population estimée à 32 millions d’habitants, reflet d’une demande en constante progression. Orange conserve une position de leader avec 40 % de parts de marché sur l’Internet mobile et plus de 76 % sur l’Internet fixe.

ORANGE CI

Avec Orange Sat, l’opérateur élargit son champ d’action en ciblant :

  1. les foyers vivant dans les zones non couvertes ;
  2. les entreprises opérant hors des centres urbains ;
  3. les utilisateurs recherchant une connexion stable, indépendante des infrastructures terrestres.

Un marché appelé à évoluer

Cette dynamique s’inscrit dans un contexte continental de forte mutation. L’Internet par satellite suscite un intérêt croissant en Afrique, avec l’arrivée progressive d’acteurs internationaux comme Starlink ou Amazon Kuiper, qui envisagent également leur entrée sur le marché ivoirien dans les prochaines années. Dans ce contexte, Orange mise sur sa proximité avec les utilisateurs, son réseau de distribution et son expertise locale pour accompagner les populations et les entreprises vers une connectivité plus inclusive.

Avec Orange Sat, le satellite devient un complément stratégique aux réseaux existants, au service du développement numérique de la Côte d’Ivoire. L’initiative illustre une conviction de plus en plus partagée : l’accès à Internet est désormais une infrastructure essentielle, au même titre que l’eau, l’électricité ou les routes.

Par Loïc Souop

Madagascar : 1000 bénéficient d’une formation aux métiers du numérique à la faveur du programme « D-CLIC » de l’OIF

[DIGITAL Business Africa] – Le réseau national de formateurs de nouveaux talents au numérique se tisse. L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) met le cap sur Madagascara avec pour ordre de mission : offrir une formation dans le domaine du numérique aux jeunes animés par un esprit de dynamisme.

Le ministre de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle (METFP), Antonio Tsilefa, a présidé la cérémonie de lancement de la formation des formateurs du programme « D-CLIC », ce 21 janvier 2026. L’initiative vise à former les formateurs engagés pour accompagner durablement les jeunes vers les métiers du numérique et l’entrepreneuriat.

À la fin du premier semestre de 2026, 1 000 jeunes Malgaches devraient être dotés de compétences dans le domaine du numérique. Notons que le programme est suivi à travers une plateforme de formation en ligne développée par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

Le programme propose 20 cursus de formation professionnelle. À la clé, des certificats dans les métiers de la communication, du marketing, de l’interface utilisateur, de la création numérique, de la conception et du développement de solutions numériques.

Ces formations sont dispensées en français par 12 partenaires qualifiés à la suite de formations dédiées :

Banj en Haïti, CIPMEN au Niger, Femmes &TIC en Côte d’Ivoire, Kabakoo Academies au Mali, Kobo Hub en République démocratique du Congo, le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle à Djibouti, Net Info et Wecode Land en Tunisie, Sayna à Madagascar, le consortium Simplon-Ogooué Labs-Energy Generation au Gabon et au Togo.

À travers cette initiative, l’OIF et les autorités malgaches réaffirment leur ambition commune : faire du numérique un moteur d’inclusion, d’employabilité et d’insertion professionnelle durable pour les nouvelles générations.

Par Jean Materne Zambo, source : francophonie.org

Davos 2026 : Le Gabon fait la part belle au numérique, l’IA rivalise avec les sujets chauds

[DIGITAL Business Africa] – Chaque État va au Forum économique mondial Davos 2026 pour des raisons précises. Le Gabon y est assurément pour le numérique. De tous les membres du gouvernement, c’est le ministre de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation, Mark Alexandre Doumba, qui a été investi de la mission de représenter le Gabon au Forum (économique) de Davos.

La plateforme est un espace de dialogue et de coopération, où se construisent des partenariats et des visions pour l’avenir. Il est clair que le Gabon prépare une « bombe » numérique, alimentée sans doute par des partenariats stratégiques, des investissements.

Avec ses 2500 dirigeants attendus, Davos apparaît comme le lieu de rencontre privilégié pour le Gabon de tisser des liens avec les géants de la technologie qui s’illustrent avec leurs solutions devenues quasiment incontournables.

Le Forum organise des réunions régionales en Afrique, en Asie de l’Est et en Amérique latine, ainsi que deux autres réunions annuelles en Chine et aux Émirats arabes unis. Outre ses réunions, le Forum publie des rapports de recherche et encourage ses membres à participer à des initiatives sectorielles.

Pour cette 56ᵉ édition du Forum, l’intelligence artificielle rivalise avec des sujets traditionnellement brûlants comme les droits de douane, la concurrence internationale et les tensions géopolitiques.

Mardi 20 janvier 2026, les directeurs de Microsoft, Google DeepMind et Anthropic ont pris la parole pour réaffirmer le potentiel gigantesque de leurs services basés sur l’IA.

Alex Karp, CEO de Palantir, a critiqué les approches simplistes d’intégration de l’IA. Selon lui, de nombreuses entreprises cherchent à exploiter l’IA générative en connectant un LLM à leur infrastructure logicielle existante.

De plus, le CEO de Palantir est hostile à l’idée selon laquelle l’IA détruirait massivement les emplois. Il anticipe plutôt une montée en puissance des profils techniques, notamment ceux issus de la formation professionnelle.

Satya Nadella, CEO de Microsoft, est revenu sur les avancées de la technologie.

« L’IA a fait des progrès énormes en si peu de temps : elle a d’abord permis de coder sur instruction, puis via des conversations naturelles, puis on a commencé à lui confier de petites tâches.

Aujourd’hui, on voit apparaître des agents plus autonomes : on peut leur donner un projet et les laisser travailler 24 h/24. Certes, il reste du chemin pour que tout cela demeure cohérent sur le long terme, mais ça s’améliore toujours avec une supervision humaine », a-t-il affirmé.

Larry Fink, PDG de BlackRock, le fabricant de puces en blouson de cuir, a invité le monde à ne pas rater « l’opportunité » de la robotique, à « construire des infrastructures » et à investir des « trillions de dollars » dans l’intelligence artificielle.

Par Jean Materne Zambo

 

Cyberprêt : l’engrenage fatal du crédit mobile au Cameroun

[DIGITAL Business Africa] – Le constat est sans appel : les offres de crédits instantanés sur smartphone inondent l’espace numérique camerounais. Pour de nombreux citoyens, ces applications représentent une “bouée de secours” face aux imprévus du quotidien. Cependant, ce qui est présenté comme un clic salvateur se transforme radicalement en un crédit ravageur, plongeant l’emprunteur dans un cycle de surendettement et de harcèlement.

Un mécanisme aux dérives usuraires

L’attrait pour ces cyberprêts réside dans leur apparente simplicité. Pourtant, une fois l’engagement pris, la réalité financière devient “dangereuse”. Les usagers rapportent des modifications unilatérales des conditions contractuelles : les taux d’intérêt s’envolent parfois jusqu’à 100 % du montant emprunté.

Au-delà de l’aspect financier, ces plateformes exploitent une faille majeure : l’accès aux données personnelles. En validant les conditions générales souvent sans les lire, l’emprunteur autorise l’application à aspirer son répertoire téléphonique. C’est ici que commence le véritable cauchemar. En cas de retard de paiement, les agents de recouvrement contactent systématiquement les proches, amis et partenaires professionnels de la victime, utilisant la honte sociale comme moyen de pression.

Un arsenal juridique méconnu

Pourtant, le secteur des services financiers numériques n’est pas un “Far West”. Depuis 2018, la zone CEMAC dispose d’un règlement communautaire strict encadrant les services de paiement électronique. Toute entité souhaitant proposer des prêts doit impérativement obtenir un agrément via le ministère des Finances, sous la supervision de la COBAC, le gendarme bancaire de la sous-région.

Actuellement, environ 17 prestataires sont officiellement enregistrés. Le danger provient essentiellement des personnes physiques ou des structures sans siège social au Cameroun, opérant dans l’illégalité totale. Ces acteurs contournent les régulations pour imposer des conditions qu’une banque ou une microfinance agréée ne pourrait jamais pratiquer.

La riposte du « Smart Consumer »

Face à cette prolifération, l’éducation financière devient la première ligne de défense. Les experts préconisent d’adopter l’attitude du “Smart Consumer” : ne jamais souscrire sans avoir vérifié l’agrément de l’entité. Un simple message WhatsApp ou une notification automatique ne constitue pas une garantie juridique suffisante.

Pour les victimes de ces escroqueries, des recours existent. La direction de la Police judiciaire et la Gendarmerie nationale disposent d’experts en ingénierie informatique capables de traiter les plaintes liées à la cybercriminalité. L’ingénierie des preuves est ici fondamentale : conserver les contrats électroniques et les traces de harcèlement est essentiel pour engager des poursuites.

Cyberprêt 

Par DIGITAL Business Africa

Scanning au port de Douala : le PAD cherche l’appui de la Douane, la Présidence entre en scène

[DIGITAL Business Africa] – La publication, le 19 janvier 2026, de deux documents émanant du directeur général du Port autonome de Douala (PAD), Cyrus Ngo’o, n’était déjà pas anodine. Mais la convocation officielle émise le 21 janvier 2026 par la Présidence de la République vient désormais confirmer que le dossier du scanning des marchandises au port de Douala-Bonabéri a changé de dimension. Il ne s’agit plus d’un simple différend technique ou contractuel, mais d’un conflit institutionnel suffisamment sensible pour nécessiter un arbitrage présidentiel.

Dans un message-fax signé par le ministre d’État, Secrétaire général de la Présidence de la République, Ferdinand Ngoh Ngoh, le Secrétariat général des services du Premier ministre, Séraphin Magloire FOUDA, est officiellement invité à se faire représenter à une réunion consacrée aux « difficultés liées au scanning des marchandises au Port Autonome de Douala (PAD) », prévue le mercredi 21 janvier 2026 à 11 heures précises, au Palais de l’Unité.

Cette convocation marque l’entrée formelle de la Présidence dans un dossier jusque-là géré à coups de correspondances administratives et d’instructions contradictoires.

Cette séquence institutionnelle éclaire d’un jour nouveau les initiatives de communication du DG du PAD. La lettre adressée au  Directeur général des Douanes et le communiqué public diffusés le 19 janvier apparaissent, à la lumière de cette convocation, comme les derniers actes d’une stratégie de positionnement en vue d’un arbitrage au plus haut niveau de l’État.

Dans sa lettre au DGD (voir les extraits ci-dessous), Cyrus Ngo’o ne se contente pas d’informer. Il cherche clairement à convaincre un acteur-clé du dispositif : l’administration des douanes. Or, cette administration se trouve dans une position particulière. Elle est placée sous la tutelle technique du ministère des Finances, qui a explicitement demandé le maintien des opérations de scanning de SGS, conformément au contrat signé en 2015 entre l’État et l’entreprise.

Pour le directeur général des Douanes, se rallier ouvertement à la position du PAD reviendrait donc à s’écarter d’une instruction de sa tutelle directe. Ici, apprend-on, pour toute sortie du Port de Douala, la DGD demande aux importateurs les documents de la SGS.

Conscient de cette contrainte, le DG du PAD a adressé un argumentaire ciblé. Dans sa lettre du 19 janvier 2026 au DGD, il insiste sur la disponibilité immédiate et continue des images de scanning issues des opérations menées par Transatlantic D. S.A., sur leur qualité, et sur leur utilité directe pour les missions de gestion des risques et d’évaluation en douane.

Pour le DG du PAD, le message implicite est clair : le nouveau dispositif ne compromet ni les missions régaliennes de la Douane, ni la sécurisation des recettes fiscales.

Cyrus Ngo’o met également en avant des gains opérationnels mesurables, notamment l’amélioration de la productivité du terminal à conteneurs, passée de 22 à 28 mouvements par heure grâce au scanning immédiat après le déchargement. Une donnée importante, car elle relie la performance logistique à l’accélération de la mobilisation des recettes douanières, deux priorités majeures pour la Douane.

Le communiqué public publié le même jour renforce cette tentative d’alignement. En rappelant que, depuis le 2 janvier 2026, le seul paiement valide des frais de scanning est celui effectué auprès de Transatlantic D. S.A., le PAD pose un cadre présenté comme déjà effectif, invitant implicitement l’ensemble des importateurs et administrations, y compris la Douane, à s’y conformer.

Mais la convocation du SGPR du 21 janvier change profondément la lecture de cette séquence. Elle révèle que les contradictions entre le ministère des Finances, le PAD et les administrations opérationnelles ont atteint un seuil critique.

La coexistence de deux opérateurs de scanning, SGS, qui continue de facturer sur la base du contrat de 2015, et Transatlantic D, qui scanne sans facturer (donne qui changera selon le PAD) dans une phase dite expérimentale, a créé une zone d’incertitude incompatible avec la stabilité juridique et la crédibilité de l’action publique.

Cette réunion à la Présidence devrait trancher non seulement la question du prestataire de scanning, mais aussi celle de la cohérence de la gouvernance publique, de la hiérarchie des décisions administratives et du respect des engagements contractuels de l’État.

Dans ce contexte, les initiatives de communication du DG du PAD prennent une dimension stratégique évidente. Elles peuvent être lues comme une tentative de démontrer, documents à l’appui, que le système porté par le PAD est opérationnel, performant et compatible avec les missions douanières, afin de peser dans l’équilibre avant l’arbitrage à la Présidence.

Reste à savoir si cet arbitrage privilégiera la logique opérationnelle défendue par le PAD, la logique de sécurité juridique portée par le ministère des Finances, ou une solution intermédiaire permettant de sortir par le haut d’un conflit qui a déjà mis en lumière les fragilités de la coordination gouvernementale.

Une chose est certaine : avec l’entrée officielle de la Présidence dans le dossier, le conflit SGS vs Transatlantic n’est plus seulement un débat technique. Il est devenu un test majeur de la gouvernance et de l’autorité de l’État camerounais.

Par Digital Business Africa

Le COMMUNIQUÉ DU DG DU PAD N° 00041 – C1 /DG/PAD DU 19 JAN 2026

LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DU PORT AUTONOME DE DOUALA COMMUNIQUE :
THE GENERAL MANAGER OF THE PORT AUTHORITY OF DOUALA COMMUNICATES AS FOLLOWS:

  1. Les opérations d’inspection non intrusive des cargaisons (scanning) au Port de Douala-Bonabéri sont effectivement et exclusivement assurées depuis le 02 janvier 2026 par Transatlantic D. S.A., concessionnaire de ladite activité.
  2. Non-intrusive cargo inspection (scanning) operations at the Port of Douala-Bonabéri are effectively and exclusively carried out since January 2, 2026 by Transatlantic D. S.A., the concession holder for this activity.
  3. Afin d’éviter toute interruption de l’exploitation du port, les images du scanning de très bonne qualité sont, à première demande, rendues disponibles auprès de Transatlantic D. S.A., en fonction des missions et des besoins exprimés par chaque administration ou les opérateurs portuaires (Douane, Services de sécurité, Capitainerie, Douala Port Security, Chargeurs, etc.).
  4. To prevent any disruption to port operations, high-quality scan images are provided by Transatlantic D. S.A., upon request, in accordance with the specific tasks and requirements articulated by each respective administration or port operator (including Customs, Security Services, the Harbour Master’s Office, Douala Port Security, Shippers, etc.).
  5. À cet égard, il est rappelé que le seul paiement exigible et valide, depuis le 02 janvier 2026, au titre des frais de scanning dans le cadre des procédures de passage portuaire des marchandises au Port de Douala-Bonabéri n’est que celui effectué auprès de Transatlantic D. S.A.
  6. In this regard, the only payment due and valid for scanning fees within the framework of port passage procedures for goods at the Port of Douala-Bonabéri, since January 2, 2026, is only that made to Transatlantic D. S.A.
  7. Par conséquent, toutes les Administrations qui implémentaient le paiement du scanning sur la base de l’ancien système sont invitées à désactiver et à s’aligner immédiatement à la nouvelle procédure de scanning afin d’éviter le double paiement des frais de scanning aux chargeurs.
  8. Therefore, all Administrations that implemented scanning payment based on the old system are invited to deactivate it and immediately align with the new scanning procedure to avoid double payment of scanning fees by shippers.
  9. Par ailleurs, le système 100% scanning débuté le 02 janvier 2026 par le scanning des conteneurs à l’importation et à l’exportation s’étend désormais, depuis le 10 janvier 2026, à tous les véhicules importés. Tout conteneur ou tout véhicule dont les frais de scanning n’auront pas été dûment réglés ne sera donc pas autorisé à achever ses formalités de passage portuaire.
  10. Furthermore, the 100% scanning system, which began on January 2, 2026, with the scanning of import and export containers, has now been extended, since January 10, 2026, to all imported vehicles. Any container or vehicle for which scanning fees have not been duly paid will therefore not be authorized to complete its port clearance formalities.

DOUALA, LE 19 JANVIER 2026
DOUALA, 19th JANUARY 2026

LE DIRECTEUR GÉNÉRAL
THE GENERAL MANAGER

CYRUS NGO’O

Extraits de la Lettre du DG du PAD au DG des Douanes le 19 janvier 2026

 

« Objet : Mise à disposition des services de la Douane des images de scanning des marchandises au Port de Douala-Bonabéri par la société Transatlantic D. S.A.

LE DIRECTEUR GÉNÉRAL,

À
MONSIEUR LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DES DOUANES (DGD)
YAOUNDÉ

 

Monsieur le Directeur Général,

Faisant suite à ma précédente correspondance d’objet et de références susmentionnés, j’ai l’honneur de vous réitérer que depuis le lancement effectif des opérations de scanning des marchandises au Port de Douala-Bonabéri par la société Transatlantic D. S.A., concessionnaire de ladite activité, en date du 02 janvier 2026, dans le cadre du projet de sécurisation des recettes du Port de Douala/Bonabéri, les images issues desdites opérations sont à la disposition de vos services compétents pour les besoins d’accomplissement des formalités douanières, afin de consolider le processus de sécurisation des recettes douanières dans le cadre des procédures de passage portuaire des marchandises.

Par ailleurs, je voudrais vous faire connaître que le nouveau schéma logistique du scanning mis en place par le concessionnaire permet désormais de scanner les marchandises à l’importation immédiatement après leur déchargement du navire, contribuant ainsi à une amélioration substantielle des performances opérationnelles du Terminal à Conteneurs, dont les opérations portuaires qui sont de ce fait passées de 22 à 28 mouvements par heure. Cette amélioration de la productivité aura inévitablement une incidence positive sur les délais de mobilisation des recettes douanières, en raison de la réduction subséquente des délais des opérations de passage portuaire.

En outre, les opérations de scanning initialement limitées au trafic des conteneurs sont d’ores et déjà étendues aux véhicules importés et les images y afférentes sont également à la disposition de vos services compétents, à toutes fins utiles.

C’est donc l’occasion de souligner, pour vous rassurer, que les données du scanning habituellement utilisées à une gestion efficace des risques et à l’évaluation en douane sont disponibles auprès de Transatlantic D. S.A. pour les trafics susmentionnés et qu’aucune interruption du service susceptible d’entraver la mobilisation des recettes douanières ne peut être justifiée à nos jours par une quelconque indisponibilité desdites informations.

À cet égard et conformément aux conclusions et recommandations de la réunion tripartite DGD/PAD/Transatlantic D. tenue le 19 décembre 2025 dans nos locaux à Yaoundé, préconisant la mise en place urgente d’une Task force chargée d’élaborer le processus opérationnel du nouveau système de scanning, je vous remercie des dispositions que vous voudrez bien prendre, en liaison avec la société Transatlantic D. S.A., en vue de l’opérationnalisation d’un protocole efficace de transmission des données de scanning à vos services compétents. »

Mauritanie : le numérique au cœur de la réforme de la commande publique

[Digital Business Africa] – La Mauritanie franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de gouvernance numérique. Le 18 janvier à Nouakchott, le ministère de la Transformation numérique a lancé un portail en ligne dédié à la publication des marchés publics et des dépenses de l’État, posant les bases d’une réforme structurelle de la commande publique par le digital.

Accessible à tous via https://transparence.mtnima.gov.mr/, cette plateforme symbolise une volonté politique forte : faire de la transparence une norme de gestion. Dans un contexte où la digitalisation s’impose comme un levier majeur de modernisation de l’action publique, l’initiative vise à renforcer la confiance entre l’État, les citoyens et les opérateurs économiques.

Un signal fort pour le climat des affaires

En rendant publiques les informations relatives à ses contrats, le ministère envoie un message clair aux entreprises locales et internationales : l’accès à l’information devient un droit, et non plus un privilège. Les opérateurs économiques peuvent désormais suivre les appels d’offres, analyser les procédures d’attribution et anticiper les opportunités futures. Cette visibilité accrue contribue à réduire l’asymétrie d’information souvent citée comme un frein à la concurrence tout en renforçant l’attractivité du secteur public mauritanien pour les investisseurs et les prestataires privés.

Une base de données au service de la redevabilité

Le portail met à disposition l’historique des dépenses depuis la formation du gouvernement, le 7 août 2024. Chaque contrat est documenté avec précision : montants engagés, prestataires retenus, nombre d’offres reçues, modes d’attribution, état d’exécution. Grâce à un moteur de recherche avancé et à des outils de visualisation, les utilisateurs peuvent analyser les tendances, comparer les fournisseurs et suivre l’évolution des dépenses dans le temps. Une approche qui renforce la redevabilité institutionnelle et favorise le contrôle citoyen.

Une réforme soutenue par un budget en forte croissance

Cette initiative s’inscrit dans un contexte de hausse significative des ressources allouées au numérique. Pour 2026, le budget du ministère de la Transformation numérique atteint 959,6 millions d’ouguiyas, contre 468,97 millions en 2025, soit une progression de plus de 100 %.
Une dynamique qui renforce l’exigence de transparence, de traçabilité et de performance dans la gestion des fonds publics.

Le numérique comme levier de gouvernance

Au-delà d’un simple site web, ce portail incarne une vision stratégique : faire du numérique un outil de réforme administrative, capable de transformer les pratiques, de sécuriser les processus et de restaurer la confiance dans l’action publique. Gratuit, accessible en arabe et en français, sans inscription et depuis tout appareil connecté, il s’inscrit dans une logique de gouvernement ouvert, où la donnée publique devient un actif stratégique au service du développement et de la bonne gouvernance.

Par Loïc Souop

Cybersécurité au Cameroun en 2025 : faux comptes, piratages, vulnérabilités, 200 réquisitions judiciaires par jour, les chiffres alarmants de l’ANTIC

[DIGITAL Business Africa] – À mesure que le Cameroun accélère sa transformation numérique, la cybercriminalité s’impose comme l’un des principaux défis sécuritaires du pays. Escroqueries en ligne, usurpations d’identité, intrusions dans les systèmes d’information, atteintes à la réputation des institutions ou encore exploitation des vulnérabilités techniques : les menaces se multiplient. Les chiffres récemment dévoilés par le directeur général de l’Agence nationale des technologies de l’information et de la communication (ANTIC), le Pr Ebot Ebot Enaw, dressent un état des lieux sans complaisance de la situation.

Une explosion des réquisitions liées aux enquêtes numériques

En 2025, l’ANTIC a traité 32 500 réquisitions judiciaires, soit une hausse de 30 % par rapport à 2024. Ces réquisitions, qui parviennent quotidiennement à l’agence, concernent des enquêtes liées à des infractions commises à l’aide des outils numériques. En moyenne, près de 200 réquisitions sont enregistrées chaque jour, dont certaines impliquent plusieurs suspects, ce qui traduit une pression opérationnelle croissante sur les équipes chargées de l’investigation numérique.

Des milliers de vulnérabilités détectées dans les systèmes

Depuis janvier 2024, les opérations de scans de vulnérabilités et d’audits de sécurité menées par l’ANTIC dans les administrations publiques et les entreprises privées ont permis de détecter 8 502 vulnérabilités. Ces failles techniques, souvent exploitées par des cybercriminels, exposent les systèmes à des intrusions, des fuites de données ou des sabotages numériques. À chaque détection, des mesures correctives sont mises en œuvre afin de renforcer les dispositifs de sécurité des entités concernées.

Faux comptes et usurpation d’identité sur les réseaux sociaux

La cybercriminalité ne se limite plus aux attaques techniques. Elle s’étend désormais aux réseaux sociaux, devenus un terrain privilégié pour l’usurpation d’identité et la manipulation de l’information. Depuis janvier 2024, l’ANTIC a identifié 8 499 faux comptes se faisant passer pour des hautes personnalités de l’État ou des institutions publiques. Grâce à la coopération avec des plateformes telles que Facebook et TikTok, 6 416 de ces comptes ont pu être fermés, limitant ainsi les risques d’escroquerie, de désinformation et d’atteinte à la crédibilité des institutions.

La preuve numérique au cœur des procédures judiciaires

Dans le cadre des enquêtes judiciaires, l’ANTIC joue également un rôle clé dans l’authentification des preuves numériques. À la demande des autorités judiciaires, 206 procès-verbaux d’authentification de preuves numériques ont été établis, confirmant la place centrale des données électroniques dans les procédures pénales contemporaines.

Des volumes de données toujours plus importants à traiter

Les investigations numériques génèrent des volumes de données considérables. Selon l’ANTIC, environ 200 gigaoctets de données sont exploités chaque jour à des fins d’enquête, soit près de 73 téraoctets par an. Cette volumétrie progresse d’environ 10 % par an, imposant des exigences élevées en matière de stockage, de traitement et d’analyse, afin de répondre efficacement aux sollicitations dans des délais contraints.

Le Salon e-Gov’A

Cette réalité met également en lumière l’urgence d’un dialogue structuré entre les pouvoirs publics, les experts du numérique et les acteurs privés autour des enjeux de cybersécurité, d’usurpation d’identité et de gouvernance digitale. C’est précisément dans cette logique que s’inscrit le Salon e-Gov’A, prévu du 14 au 16 mai 2026, placé sous le thème : « Intelligence artificielle et e-gouvernance : bâtir des services publics efficaces dans une Afrique cashless et paperless ».

Ce rendez-vous continental vise à sensibiliser les décideurs publics à la nécessité d’une présence institutionnelle officielle et maîtrisée sur le web, condition essentielle pour lutter contre la prolifération des faux comptes, la désinformation et les cybermenaces. Il ambitionne également de promouvoir une culture de la cybersécurité fondée à la fois sur la technologie, la gouvernance et la sensibilisation des usagers.

Un renforcement massif des capacités grâce au PATNUC

Face à cette montée en puissance des attaques et des sollicitations, le Cameroun s’est engagé à renforcer substantiellement ses capacités opérationnelles en matière de cybersécurité. Dans ce cadre, le projet d’acquisition d’équipements pour le Centre de réponse aux incidents de cybersécurité (CIRT), financé par le Projet d’accélération de la transformation numérique (PATNUC), a permis de doter l’ANTIC d’un dispositif technologique de pointe comprenant notamment cinq serveurs haute performance, trois plateformes dédiées aux investigations numériques, vingt consoles de stockage, trente stations de travail spécialisées, ainsi que trois plateformes de scan de vulnérabilités et de tests d’intrusion. Ces équipements visent à améliorer la surveillance, l’analyse et la réponse aux incidents cyber à l’échelle nationale.

L’appel de ICT Media STRATEGIES

Pour Beaugas Orain Djoyum, directeur général d’ICT Media STRATEGIES, « ces chiffres montrent clairement que la cybercriminalité n’est plus une menace abstraite, mais une réalité quotidienne au Cameroun. L’explosion des faux comptes et des usurpations d’identité impose aux décideurs publics, aux dirigeants d’institutions et aux responsables d’entreprises d’occuper eux-mêmes l’espace numérique de manière officielle, professionnelle et proactive. L’absence en ligne laisse le champ libre aux imposteurs ». « Mais, au-delà de la répression, la sensibilisation des citoyens, des administrations et des acteurs économiques reste essentielle : il faut être présent sur ces plateformes web. Un cyberespace plus sûr passe aussi par une meilleure culture numérique et une vigilance collective », suggère le DG de ce cabinet d’e-réputation, de personal branding et de veille stratégique qui accompagne les décideurs et institutions dans leurs stratégies d’e-Réputation.

Vers un cyberespace plus sûr et plus résilient

Si ces investissements constituent une avancée majeure, le directeur général de l’ANTIC souligne que la technologie seule ne suffit pas. Le renforcement des compétences humaines reste un levier essentiel. Des projets complémentaires de formation du personnel de l’ANTIC et des agents des administrations publiques ont ainsi été soumis au PATNUC, avec l’ambition de bâtir un cyberespace camerounais plus sécurisé, plus résilient et plus attractif pour les citoyens, les entreprises, les startups et les investisseurs.

Par Digital Business Africa