[DIGITAL Business Africa ] – Tous les régards étaient tournés vers le Gabon. Le pays a accueilli la Gabon Digital Week (26 au 30 octobre) concomitamment avec la 6e session ordinaire du Comité technique spécialisé de l’Union africaine sur la communication et les TIC (CTS-CTIC). La question sur l’isolement numérique des Gabonais se posait. Deux jours avant le début de la Gabon Digital Week la Haute Autorité de la communication (HAC) surprend l’opinion internationale, en autorisant le rétablissement des réseaux sociaux, suspendus depuis plus de huit mois.
Dans la foulée des réjouissances, et alors que la 6e édition du CTS-CTIC se déroulait, le président du Conseil de régulation de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP Gabon), Célestin Kadjidja, annonce à son tour une bonne nouvelle.
Le Gabon lance officiellement, le 26 octobre 2026, les réseaux de cinquième génération (5G). Une nouvelle étape franchie dans le développement des télécommunications et l’accélération de la transformation numérique du pays. Le pays entame sa marche vers la modernisation en présence des acteurs du numérique sur son sol.
La technologie 5G offre de multiples applications stratégiques, notamment l’accès fixe sans fil (Fixed Wireless Access – FWA), qui permet de connecter les foyers situés dans les zones à faible densité de population et de proposer une alternative économiquement viable à la fibre optique (FTTH).
Si la 5 G vise notamment à améliorer les capacités de connexion et à favoriser l’émergence de nouveaux usages numériques, sur le terrain, les préoccupations restent énormes. Les associations de consommateurs (comme l’ACAPF) rappellent les plaintes récurrentes concernant la cherté des services, les coupures d’Internet et les difficultés à joindre le service client.
De plus, les délestages électriques fréquents menacent le bon fonctionnement des installations radio et des stations de transmission des opérateurs. La résilience des infrastructures : Les coupures sur les câbles sous-marins (comme l’ACE) ou les liaisons terrestres rappellent la nécessité de sécuriser la bande passante internationale (en attendant notamment l’arrivée du câble Medusa Africa prévue en 2028). Pour l’heure, seules les zones comme Libreville, Akanda, Owendo, Port-Gentil ou Ntoum sont concernées. La généralisation de la technologie est fortement attendue.
Par Jean Materne Zambo









