[EGOVA 2026] – Le directeur général d’INTROP, Valentin Mbozo’o, a mis en lumière le rôle des infrastructures numériques, du mobile money et de l’éducation numérique dans la sécurisation de l’État numérique et la construction de services publics sans cash ni papier. Pour lui, l’inclusion numérique constitue un enjeu majeur pour rapprocher l’administration des populations, y compris dans les zones les plus enclavées du Cameroun.
« La première denrée du digital, c’est l’électricité », a-t-il affirmé, rappelant que l’énergie demeure le socle indispensable de toute transformation numérique. Il a toutefois souligné que la progression de la téléphonie mobile a contribué à contourner certaines difficultés liées au manque d’infrastructures routières, de ponts et de lignes de communication.
Grâce aux réseaux mobiles et aux services de paiement électronique, les transactions sont désormais possibles jusque dans les villages reculés. « Dans un village au sud du Cameroun, dans la forêt équatoriale, ma grand-mère peut me dire : “Envoie-moi OM” », a-t-il illustré, évoquant l’appropriation croissante du mobile money par les populations.
Malgré ces avancées, le DG d’INTROP estime qu’un obstacle demeure : l’éducation numérique et financière. L’essor du mobile money doit, selon lui, s’accompagner d’un effort d’appropriation des outils et services numériques par l’ensemble des citoyens.
Il plaide également pour le développement de contenus numériques dans les langues locales, afin de rendre les services plus accessibles aux populations qui maîtrisent peu les langues dominantes de l’administration et du numérique.
Convaincu que les technologies peuvent réduire les distances entre l’État et les citoyens, Valentin Mbozo’o considère que même les personnes âgées vivant dans les zones les plus isolées pourront bénéficier de cette évolution, à condition que les outils soient adaptés à leurs réalités.
« Le numérique, c’est la voie du salut », a-t-il insisté, soulignant son potentiel face aux difficultés d’accès aux services essentiels.
Son intervention rappelle que bâtir un État numérique sécurisé, sans cash ni papier, ne dépend pas uniquement des technologies : cela exige aussi des infrastructures fiables, une meilleure inclusion financière et une appropriation du numérique par tous.
Par EGOVA









