[DIGITAL Business Africa] – La transformation numérique sénégalaise n’est pas sans conséquence. Une cyberattaque de plus. Peut-être de trop. La Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor a été ciblée par une cyberattaque.
« Dès la détection de l’incident, des mesures conservatoires ont été prises conformément à son plan de continuité d’activité.
La Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor rassure et remercie les usagers pour leur compréhension et leur patience », a communiqué le Trésor public.
Si le Trésor public n’a pas précisé la nature de l’incident ni l’étendue exacte des perturbations enregistrées
annoncé que la situation a été maîtrisée dès la détection de l’incident ce 10 mai 2026, plusieurs sources, dont l’Agence de presse sénégalaise sur ses plateformes numériques, affirment que 70 Go de données sensibles déjà exposées sur le dark web.
Avant cette attaque, plusieurs autres ont ciblé des structures publiques sénégalaises. Notamment la Direction de l’Automatisation du Fichier (DAF) et la Direction générale des Impôts et des Domaines (DGID).
La DAF, organe clé du ministère de l’Intérieur responsable de l’état civil et de la production des cartes nationales d’identité, avait été piégée début février 2026 par un ransomware, entraînant une suspension de la production des cartes. Le groupe cybercriminel « The Green Blood » a affirmé avoir exfiltré 139 téraoctets de données.
Cela incluait des informations biométriques, des données personnelles de la population et des documents d’immigration. Avec pour corollaire la publication de données personnelles de millions de citoyens sur le dark web.
Quelques mois plus tôt. Plus précisément, début octobre 2025, la Direction générale des Impôts et des Domaines (DGID) était victime d’une intrusion informatique, paralysant les services de déclaration fiscale et de paiement en ligne.
Le groupe « Black Shrantac » avait affirmé détenir 1 To de données fiscales et financières d’individus et d’entreprises, menaçant de les divulguer contre une rançon. Comme mesure, la DGID a temporairement suspendu ses services numériques pour sécuriser ses réseaux, éteignant les ordinateurs, avant un rétablissement progressif.
Par Jean Materne Zambo, source : APS, Trésor public








