[DIGITAL Business Africa] – Centraliser ses plateformes numériques de base. Le Sénégal veut s’attaquer à ce serpent de mer. Le ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, avec Sénégal Numérique (SENUM), organise un atelier de deux jours (du 4 au 5 mai 2026) pour poser les fondations de l’Infrastructure publique numérique ou digital public infrastructure (DPI).
Il s’agit d’un écosystème de plateformes numériques de base (identité, paiements, partage de données) déployé par l’État pour moderniser les services publics, renforcer la souveraineté numérique et favoriser l’inclusion, dans le cadre de la stratégie du New Deal Technologique.
La DPI apporte des innovations telles que : la digitalisation des procédures foncières permettant le suivi en ligne des dossiers. Dans le domaine de l’éducation, elle permettra de connecter les écoles avec le SIMEN (Système d’information et de management de l’éducation nationale)
Concernant les services aux citoyens, la DPI devrait faciliter l’accès aux documents administratifs et le paiement numérique.
Pour ce qui est de l’infrastructure numérique, le système permettra d’héberger et de sécuriser les données.
Un système qui devrait métamorphoser le service public à en croire le ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique.
« Aujourd’hui, l’État fonctionne encore avec des systèmes d’information construits de manière isolée, qui communiquent peu entre eux. Des architectures différentes, des données fragmentées, des logiques qui se superposent avec, à la clé, des inefficacités et une complexité qui pèse sur l’action publique. Ce fonctionnement en silos n’est pas une fatalité, c’est un état que nous devons collectivement dépasser », indique-t-il.
Selon la source, la journée du 5 mai 2026 accouchera du projet de décret encadrant la plateforme d’interopérabilité, l’introduction du cadre national d’interopérabilité, la définition des architectures d’échange de données, des normes techniques, ainsi que des exigences en matière de sécurité et de protection des données.
Par Jean Materne Zambo, source: MCTN








