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Un nouveau stade de football professionnel bientôt construit au Ghana grâce au crowdfunding

[Digital Business Africa] – Au Ghana comme en Afrique, c’est une première.  Keerapa Active, une nouvelle marque ghanéenne d’installations sportives et de loisirs, a lancé le 23 janvier 2019 une campagne de crowdfunding sur le site Indiegogo, à l’adresse bit.ly/2DtLmvK. Les fonds collectés aideront Keerapa Active à créer le premier maillon d’un réseau d’installations sportives abordables et de haute qualité pour soutenir les athlètes ghanéens en herbe.

« Dans notre pays, les rêves et les aspirations des jeunes qui veulent devenir des athlètes ou des footballeurs professionnels se brisent face à la réalité. Considérant les installations qui sont à leur disposition actuellement, les futurs athlètes doivent s’entraîner dans des conditions extrêmement médiocres, un paradoxe si l’on considère notre amour national pour le football et le sport. Ainsi, chez nous au Ghana le football est presque une obsession, mais rien n’est fait pour soutenir la création d’infrastructures qui permettraient de libérer le potentiel reconnu de nos jeunes footballeurs talentueux », explique David Amekpor, fondateur et directeur général de Keerapa Active et initiateur de cette campagne de crowdfunding.

La campagne de crowdfunding de Keerapa Active vise à lever 50.000 dollars pour créer « un terrain de football pouvant également être utilisé pour d’autres activités sportives, avec une pelouse synthétique AstroTurf durable et résistante aux intempéries, semblable à du gazon naturel mais qui offre une surface plus cohérente, plus uniforme et plus fiable que les pelouses traditionnelles ; Des programmes quotidiens de ligues et tournois attirants et compétitifs entre écoles de football, ainsi que d’autres programmes de développement du football ; Des plans abordables pour permettre aux footballeurs en herbe de tous les horizons et aux écoles de football aux ressources limitées d’avoir une vraie chance d’utiliser les installations de Keerapa Active pour la pratique, la formation et les tournois ; La possibilité d’offrir aux autres écoles de sport, équipes et athlètes d’autres disciplines la possibilité d’avoir accès aux installations de Keerapa Active dans des conditions abordables, afin qu’elles puissent elles aussi améliorer les performances de leurs athlètes dans un environnement professionnel ».

Cette première installation sportive sera créée à Sogakope, capitale du district ghanéen de Tongu sud ; un financement total de 100.000 dollars sera nécessaire pour mener à bien le projet. Sur la base de son expérience passée, l’équipe de Keerapa Active envisage de mobiliser 50.000 dollars sur le marché intérieur et de lever les 50.000 dollars restants grâce à la campagne de crowdfunding lancée aujourd’hui à 15 heures sur Indiegogo.

La start-up sportive ouest-africaine tente de s’engager dans une nouvelle voie en recourant au crowdfunding pour financer cette installation. Contrairement à ce qui se passe en Amérique du Nord et en Europe où les initiatives de financement participatif génèrent des centaines de milliers, voire de millions de dollars, en Afrique les projets de crowdfunding sont souvent handicapés par la méfiance d’une grande part du public et le manque d’engagement des bailleurs de fonds africains potentiels.

« En lançant cette campagne, nous avons deux objectifs, ajoute David. Nous voulons financer la création du complexe sportif de haute qualité de Keerapa Active et, en même temps, prouver qu’une campagne de crowdfunding sur Indiegogo, si elle est organisée de manière professionnelle, peut aider les Africains à réaliser leurs rêves, exactement comme elle le fait pour les gens dans les autres régions du monde », affirme-t-il.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Côte d’Ivoire : Digital Afrique Telecom expérimente une solution numérique de collecte des taxes

[Digital Business Africa] – En Côte d’Ivoire, la société de technologie mobile Digital Afrique Telecom (DAT) a annoncé le 24 janvier 2018 le lancement de Tax Collect, une plate-forme interopérable pour permettre la collecte des taxes municipales. Cette passerelle de paiement multicanal permet aux clients contribuables de régler leur impôts et taxes à partir d’un TPE (Terminaux de Paiement Electroniques), d’un smartphone, d’un téléphone portable ordinaire, ou via un ordinateur.

Cette solution dispose d’un module d’enrôlement qui permet d’identifier les contribuables, incluant plusieurs données pouvant aller jusqu’à la géolocalisation.

« Nous sommes ravis de lancer un service qui simplifiera la collecte des taxes et permettra une optimisation du recouvrement. Chez DAT, nous multiplions les opportunités qu’offre la technologie aux Africains et Tax Collect fait partie de cette nouvelle vague de service innovants que nous développons pour mieux répondre aux réalités du marché », explique Simplice Anoh, fondateur et directeur général de DAT.

Selon DAT, la solution est ouverte aux municipalités ainsi qu’à leurs agents. Tax Collect est ouvert aux municipalités et à leurs agents collecteurs pour faciliter le recouvrement des taxes, sécuriser les fonds et réduire les frais de collecte. Rapides et sécurisées, les transactions réalisées par le biais de Tax Collect peuvent être effectuées depuis des terminaux mobiles ou des portails Web.  « L’Afrique comptait 104,5 millions de comptes de mobile money en Afrique 2017 (+ 20,9 % par rapport à 2016. Il est important de créer des services qui répondent véritablement aux besoins des africains. C’est la mission que nous nous sommes fixés chez DAT », ajoute Simplice Anoh.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Tchad : Internet Sans Frontière lance la campagne « Maala Gatetou » pour dénoncer la censure d’Internet

[Digital Business Africa] – Au Tchad, l’ONG internationale Internet Sans Frontière a lancé le 19 janvier 2019 une campagne baptisée « Maala Gatetou », qui signifie « pourquoi vous avez coupé ». Une référence fait à la coupure des réseaux sociaux imposée dans le pays depuis mars 2018 par le gouvernement. Avec cette campagne, l’ONG entend mobiliser les masses afin d’aboutir à un rétablissement de l’Internet dans sa totalité.

Selon le représentant de l’Internet sans frontière au Tchad Dariustone Blaise cité par l’agence Agence de presse africaine, cette première action vise à organiser une manifestation en ligne au Tchad, vu qu’aujourd’hui il est difficile d’organiser une manifestation sur le terrain en raison du refus systématique des autorités tchadiennes. Il explique ensuite que cette manifestation en ligne consiste à écrire un message de mécontentement sur les réseaux sociaux pour dénoncer la censure de l’internet depuis bientôt un an au Tchad.

En termes d’impact, on a enregistré la participation de milliers d’internautes, à majorité tchadiens qui n’ont pas hésités à interpeller directement le président Idriss Deby Itno avec des phrases comme « monsieur le président, pourquoi vous avez coupé Internet pour nous » ou encore « libérez-nous les réseaux sociaux ». Pour l’instant, pas si certain que cette campagne puisse avoir un réel impact, surtout que sur le terrain judiciaire, le procès intenté contre les sociétés de téléphonie mobile s’est soldé par un verdict en faveur du gouvernement. Ce qui a fait perdurer la coupure depuis bientôt un an.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Congo Brazza : L’importation des équipements terminaux de communications électroniques désormais conditionnée par la validation de l’Arpce

[Digital Business Africa] – Au Congo Brazza, il ne sera plus désormais possible d’importer des équipements terminaux de Communications sans avoir au préalable obtenu l’accord de l’Agence de régulation des Postes et des Communications électroniques (Arpce). En Effet, l’Arpce a initié une circulaire ce 14 janvier 2019 qui prescrit aux importateurs et distributeurs d’équipements exerçant dans ce domaine un délai d’une semaine pour se conformer aux textes en vigueur.

« Il m’a été donné de constater que l’activité d’importation et de distribution d’équipements terminaux de Communications Electroniques se fait jusque-là au mépris des règles imposées dans ce domaine par la réglementation en vigueur ; ce malgré de nombreux rappels à l’ordre dont le dernier a été fait au cours de la réunion tenue au siège de l’Autorité de Régulation, le 17 décembre 2018, avec certains importateurs et distributeurs », déclare le Directeur Général de l’ARPCE, Yves Castanou (photo) dans un communiqué.

Dans la foulée, le DG enjoignait les importateurs et distributeurs de se présenter au siège de l’ARPCE pour se faire délivrer, au plus tard le 21 janvier 2019. « Passé ce délai, les contrevenants seront exposés aux sanctions prévues par la loi », ajoute le régulateur congolais. C’est dire qu’aujourd’hui ceux qui ne respectent pas cette réglementation s’exposent aux sanctions.

Pour rappel, la loi n°9-2009 du 25 novembre 2009 portant réglementation du secteur des communications électroniques, en son article 161, exige un certificat d’homologation préalable à l’importation de tout équipement terminal de communications électroniques. L’initiative d’homologation d’équipements terminaux de communications électroniques est donc une des missions régaliennes de l ’ARPCE qui vise à promouvoir les droits des consommateurs. L’ARPCE entend ainsi assurer aux usagers, à travers tout le pays, un matériel de qualité répondant aux normes internationales.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Zimbabwe : La Justice juge « illégale » la coupure d’Internet par le gouvernement

[Digital Business Africa] – Au Zimbabwe, la Justice s’est prononcée sur la coupure des services Internet par le gouvernement. Dans une décision rendue le 21 janvier 2019, le tribunal de la capital Harare a estimé que cette coupure est purement et simplement illégale : « Il est évident que le ministre (de la Sécurité de l’Etat) n’avait pas l’autorité de prendre cette directive», explique le juge Owen Tagu qui a traité l’affaire.

Dans la foulée de cette décision, David Halimana, représentant l’organisation des Avocats du Zimbabwe pour les droits de l’homme (ZLHR) et l’Institut des médias d’Afrique australe (Misa) qui avaient motivé la plainte a fait savoir que la compétence d’une telle décision ne revient qu’au seul Chef de l’Etat. Par conséquent, l’ordre ministériel de bloquer Internet est «annulé, ce qui signifie que les opérateurs ont ordre, avec effet immédiat, de donner un accès illimité à internet à tous leurs abonnés». Reste maintenant de savoir si dans les fait, Internet sera rétabli ou non.

En rappel, ce blocage est née d’un mouvement de grève générale initié par la principale confédération syndicale du pays, la ZCTU pour protester contre l’annonce faite le 12 janvier par le gouvernement de doubler les prix du carburant. Les manifestations se sont rapidement étendues à tout le pays, causant la mort d’au moins 12 personnes jusqu’ici. Pour essayer d’enrayer le mouvement, le gouvernement avait ordonné aux opérateurs téléphoniques de bloquer entièrement, puis plus partiellement l’accès à Internet.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Cameroun : La pincette de Minette Libom Li Likeng à Judith Yah Sunday au sujet de Camtel

[Digital Business Africa] – La traditionnelle conférence annuelle des responsables des services centraux déconcentrés et des Services sous-tutelle du Ministère des Postes et Télécommunications du Cameroun (Minpostel) est toujours l’occasion pour les structures et entreprises sous-tutelle de présenter leurs perspectives pour l’année en cours. Cette année 2019, cette conférence s’est ouverte ce 23 janvier 2019 sous le thème : « Le secteur des Postes et Télécommunications, un gisement d’opportunités pour l’émergence du Cameroun ». Parmi les exposés les plus attendus, celui de Camtel qui devait présenter les opportunités de l’opérateur historique des télécommunications pour l’émergence du Cameroun.

A cette conférence annuelle, était bien présente la toute nouvelle DG de Camtel, Judith Yah Sunday épouse Achidi, nommée le 14 décembre 2018 par le président de la République Paul Biya. Mais, ce n’est pas elle qui exposera les perspectives de Camtel qui seront présentées, comme l’an dernier, ce sera un cadre de l’entreprise. Au terme de son exposé fort intéressant dans lequel il indiquait d’ailleurs que Camtel peut valablement aujourd’hui ouvrir de nouvelles filiales en Afrique centrale, plusieurs réactions. Parmi elles, celle de la ministre des Postes et Télécoms, Minette Libom Li Likeng.

« J’ai apprécié tout ce que vous voulez faire », a tout d’abord indiqué la ministre en axant sont intervention sur deux piliers stratégiques : le développement des partenariats avec les partenaires locaux pour développer les services de Camtel et la définition des offres alléchantes et incitatives pour les jeunes innovateur et acteurs de l’économie numérique qui n’ont pas toujours assez d’argent.

« Camtel ne peux pas tout faire seul »

Premier volet, le développement des partenariats. « Lors de la présentation de Camtel, j’ai été émerveillé par les capacités de Camtel en matière de fibre optique. Le Cameroun dispose donc d’une capacité totale de 1,7 térabits avec quatre câbles sous-marins à fibre optique. Mais, une question a été posée sur comment faire parvenir la FTTH (fiber to the home) aux populations. Camtel ne peux pas tout faire seul. Il suffit de concevoir, de déléguer et cela tournera bien. Voilà nos capacités ! Qu’est-ce qu’on fait de tout cela ? Le tout n’est pas de dire qu’on a connecté Abong-Mbang, Yaoundé et autres. Pour quoi faire ? Nous avons créé des autoroutes, quelles sont les voitures qui circulent dessus ? », s’est interrogée la ministre assise à quelques mètres de la nouvelle DG qui prenait attentivement des notes.

Deuxième volet, sa plaidoirie pour la mise en place des coûts incitatifs pour les jeunes innovateurs. « Au-delà du nombre de voiture qui circulent sur nos autoroutes de l’information, il y a le problème des coûts. Je pense qu’il faut voir comment prévoir une taxation pour certaines activités.  Il ne faut pas que ceux qui sont engagés dans le développement de ces activités numériques pointues comme l’e-commerce, l’e-santé, l’e-éducation et autres soient bloqués par le coût de l’Internet. Nous avons des start-ups. Dans la leçon inaugurale, on nous a demandé d’être proactifs. Il faudrait qu’au niveau de Camtel, même si l’ART n’a pas encore validé le catalogue des prix, comprendre qu’il y a aussi des réalités différentes. Ces jeunes qui développent des applications et ces jeunes qui boostent l’économie numérique doivent être encadrés. Pourquoi ne pas prévoir une taxation spécifique pour les centres de recherche dans l’économie numérique et pour autres start-up ? », argumente Minette Libom Li Likeng.

« Camtel a coupé Internet à Atrhur Zang ! Vous vous rendez compte ? »

Pour illustrer son propos, elle raconte une anecdote : « Il y a quelques mois, j’aurai pu appeler au niveau de Camtel, car j’étais choqué. Vous connaissez Arthur Zang, cet enfant qui fait la fierté du Cameroun avec son Cardiopad. Tout le monde en parle. Il n’a pas toujours l’accompagnement qu’il faut, mais il n’abandonne pas…. Camtel a coupé Internet à Atrhur Zang ! Vous vous rendez compte ? Alors qu’il y a des mauvais payeurs ici dehors ! Madame le Directeur général n’était pas au courant. Allez voir celui qui a fait cela et humanisez-le un peu. Arthur Zang a importé le matériel pour créer une usine de cartes magnétiques. Il n’arrive même pas encore à payer tous ses employés et on lui coupe Internet. »

Pour que cela aille vite, coopérez avec les autres pour que les idées que vous avez déjà comme le Wi-fi public et autres soient une réalité. Il faut que lorsque l’on marche dans les carrefours et espaces publics de référence du Cameroun, l’on sente que nous sommes dans un pays qui dispose de quatre câbles sous-marins à fibre optique fonctionnels dont l’un est la propriété du Cameroun et de Camtel.Minette Libom Li Likeng

Pour la ministre, Camtel a raté l’opportunité de dire à Arthur Zang « donnons-lui l’Internet avec peut-être un moratoire de deux ans pour le paiement ». « 1,7 terabit de capacité, c’est bien beau. Mais, cela doit servir à quoi ? Il y a le volet social, le volet qui rapporte de l’argent, mais également le volet qui ne rapporte pas de l’argent tout de suite, mais qui a des retombées par la suite.  Voilà pourquoi vos différentes cellules de veille doivent veiller sur cet aspect, mais également sur le marché de gros, sur la baisse des coûts de l’Internet pour certaines catégories d’activités. Nous aimons Camtel, nous voulons Camtel et nous voulons consommer Camerounais. Parce que c’est à partir de là que Camtel va relever le défi de l’émergence et de la transformation numérique, parce que vous avez la matière première indispensable à tout ce qui peut être fait », rappelle Minette Libom Li Likeng à l’assistance et à la nouvelle DG toute attentive.

« Pour que cela aille vite, suggère la ministre, coopérez avec les autres pour que les idées que vous avez déjà comme le Wi-fi public et autres soient une réalité. Il faut que lorsque l’on marche dans les carrefours et espaces publics de référence du Cameroun, l’on sente que nous sommes dans un pays qui dispose de quatre câbles sous-marins à fibre optique fonctionnels dont l’un est la propriété du Cameroun et de Camtel. Nous parlons avec passion, parce qu’on aime Camtel et on veut que ce soit le champion. »

Comme pour toutes les réactions, suggestions et commentaires au sujet de Camtel, Judith Yah Sunday épouse Achidi, sans dire un mot, écoutait attentivement, prenait parfois des notes et souvent en souriant.

Par Digital Business Africa

En perte de vitesse suite à des accusations d’espionnage, Huawei annonce une réduction d’effectifs

[Digital Business Africa] – C’est l’une des conséquences directes de la crise que connaît actuellement le groupe de télécommunications chinois Huawei, née de sa mise à l’écart par plusieurs pays occidentaux dont les Etats-Unis en tête en raison de soupçons d’espionnage. Le groupe chinois fondé par Ren Zhengfei n’exclut plus l’éventualité d’une réduction d’effectifs. Bien au contraire, il annonce qu’une ‘‘profonde réorganisation’’ est en cours et elle débouchera certainement sur des suppressions de postes.

Dans un email envoyé aux 180.000 employés de Huawei à travers le monde et consulté par le South China Morning Post, Ren Zhengfei a averti ses employés que «dans les années à venir, la situation générale ne sera probablement pas aussi brillante que prévu, nous devons nous préparer à des moments difficiles… Nous devons également renoncer à quelques employés médiocres et réduire les dépenses de main-d’œuvre...». Même si le patron de Huawei ne donne aucune précisions quant à la localisation géographique des postes concernés, il mentionne tout de même son intention de passer en revue «l’efficacité» de toutes les filiales géographiques et «rationaliser l’organisation».

Ren Zhengfei, le fondateur du groupe chinois Huawei. Photo : AFP

Huawei est soupçonné d’avoir violé l’embargo imposé par les Américains contre l’Iran et d’avoir continué à faire affaire. Outre les États-Unis, la Grande-Bretagne, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, le Canada, l’Allemagne et la Norvège ont interdit ou veulent revenir sur l’autorisation accordée à Huawei d’installer des équipements sur leurs réseaux de télécommunication. Sur fond de guerre commerciale entre Washington et Pékin, un groupe bipartisan de parlementaires américains envisage également de proposer une législation qui interdirait la vente de semi-conducteurs et autres composants électroniques à Huawei et ZTE. Des décisions motivées par la crainte que les équipements de Huiwei permettrait au gouvernement chinois d’espionner d’autres pays.

Des accusations rejetées en bloc par le fondateur de Huawei : « Ils sont stupides et perdront de l’argent s’ils n’achètent pas [nos produits]. Nous avons beaucoup de choses dont les pays européens et américains ont besoin, et ils devront acheter chez nous (…) Je vais me concentrer sur les pays qui veulent acheter nos produits », expliquait-il dans une interview accordée à la chaîne d’État chinoise CCTV.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Internet par satellite : Eutelsat déploie Konnect Africa en Côte d’Ivoire

[Digital Business Africa] – En Côte d’Ivoire, le groupe français Eutelsat, spécialisé dans la fourniture des services Internet par satellite a annoncé le 15 janvier 2019 le déploiement en Côte d’Ivoire de son initiative ‘‘Konnect Africa’’. Il s’agit d’une offre Internet haut débit par satellite que l’opérateur déploie déjà sur d’autres marchés du continent. De manière concrète, la gamme Konnect comprend huit offres d’accès à Internet comprises entre 5 et 30 Go de données pour les offres résidentielles Konnect Home, allant de 9 000 à 35 000 FCFA et s’adaptant à tous les besoins.

« La technologie satellitaire pour l’internet haut débit est la réponse  pour une couverture numérique efficiente en Côte d’Ivoire. De nombreuses  zones blanches demeurent et l’offre complémentaire que propose  Konnect Africa permet de répondre à ce manque de connectivité. Grâce à des partenaires locaux de premier ordre, nous sommes désormais en mesure de proposer des offres haut débit de qualité à des tarifs compétitifs», explique Jean-Claude Tshipama (photo), le directeur général de Konnect Africa. Dans la foulée, il fait savoir que la plus-value de l’offre Konnect Africa est qu’elle contribuera à la réduction de la fracture numérique en Côte d’Ivoire en couvrant les zones situées hors des agglomérations, notamment les zones rurales qui ne bénéficie d’aucune couverture des opérateurs traditionnels.

D’après Konnect Africa, les offres qu’il propose sur le marché ivoirien sont sous un modèle prépayé, à l’image des habitudes sur ce marché. Toujours selon l’opérateur, les débits offerts iront jusqu’à 20 Mbit/s en débit descendant et jusqu’à 3 Mbit/s en débit montant. Pour déployer cette offre, Konnect Africa annonce s’être allié à des partenaires locaux dans plusieurs grandes villes du pays, y compris dans les zones reculées.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Côte d’Ivoire : Pour 2019, le gouvernement renonce à la taxe sur les transferts d’argent

[Digital Business Africa] – En Côte d’Ivoire, alors que l’éventualité d’une taxation des transferts d’argent a régulièrement été évoquée, les autorités fiscales ont officiellement indiqué que cette éventualité n’a pas été retenue pour le compte de l’exercice 2019. Dans une communication faite le 17 janvier 2019, le directeur général des impôts, Ouattara Abou Sié (photo), a fait savoir que « la taxe sur les transferts d’argent n’a jamais été introduite dans l’annexe fiscale 2019, et n’est pas passée à l’Assemblée nationale. La taxe spécifique sur les téléphonies, la télécommunication téléphonique et les technologies de l’information (Internet…), est à la charge de l’émetteur, du fournisseur d’accès, et elle demeure applicable, mais ce n’est pas sur les transferts d’argent ».

Le patron du fisc ivoirien revient sur la genèse du problème lié à cette taxe, et explique qu’il est ressorti d’un ‘‘contentieux’’ avec les opérateurs télécoms que la taxe sur les activités de téléphonie devrait s’appliquer à l’ensemble des activités réalisées par les entreprises de téléphonie. Concrètement donc, la taxe spécifique sur les activités de téléphonie « s’applique bel et bien à l’ensemble du chiffre d’affaires réalisé par l’opérateur de téléphonie sans distinction des branches à l’intérieure ». Une précision importante, quand on sait qu’en Côte d’Ivoire, les transactions financières quotidiennes via mobile money représentent un volume de plus de 17 milliards FCFA.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Guinée : Le taux d’accès à Internet progresse à 33%, tandis que la pénétration du mobile est de 79%

[Digital Business Africa] – En Guinée, c’est une bonne nouvelle dont se réjouissent les autorités. En 2018, le taux de pénétration d’Internet a enregistré une nette progression pour atteindre 33%. Des chiffres qui n’ont quasiment rien à voir avec ceux de 2010, où le taux de pénétration de l’Internet était de seulement 0,4%. Pour sa part, le taux de couverture nationale du réseau mobile était de près de 15% avec un taux de pénétration de la téléphonie mobile à 40%. Un niveau relativement bas avec une qualité d’interconnexion entre les opérateurs que le ministre guinéen des Télécommunications et de l’Economie numérique, Moustapha Mamy Diaby qualifie aujourd’hui de « Très mauvais ». Des données qui ont enregistrées une nette amélioration.

« En 2011, moins de 100 localités du pays étaient couvertes par le réseau 2G. Mais, fin 2018 tous les chefs-lieux de préfectures et sous-préfectures sont couverts par la 2G et 3G. Et sur les 3.753 quartiers et districts répertoriés, 79% sont couverts par au moins un opérateur téléphonie mobile. Au moins, une société par endroit et le taux de pénétration internet est passé de 0,4% en 2010 à 33% en 2018 », explique le ministre Mamy Diaby.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Burkina Faso : Pour 40 milliards de F.Cfa, Orange renouvelle sa licence

[Digital Business Africa] – Au Burkina Faso, la filiale locale de l’opérateur de télécommunications français Orange a annoncé le 15 janvier 2018 l’obtention auprès des autorités locales de sa licence 4G. Ce qui fait de fait de l’opérateur le pionnier de cette technologie dans le pays. Coût de l’opération : 40 milliards de francs Cfa. Un montant qui englobe également le renouvellement de ses licences 2G et 3G.

«Cette nouvelle technologie va répondre aux besoins sans cesse croissants des clients, et apportera indiscutablement un changement majeur dans l’écosystème de la téléphonie au Burkina», a expliqué dans un communiqué Ben Cheick Haidara, le directeur général d’Orange Burkina Faso. Dans la même foulée, le ministre burkinabè de l’Economie Numérique et des Postes Fatimata Ouattara salue l’attribution de cette licence, ce qui augure pour elle «une nouvelle aventure qui commence pour les clients de Orange et les consommateurs de communication électronique. Cela va donner un coup d’accélérateur au processus de digitalisation de notre pays».

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Niger : La BID lance « La Tournée des transformateurs », un programme pour promouvoir la science et la technologie

[Digital Business Africa] – Au Niger la Banque islamique de développement (BID) a annoncé le lancement de son programme baptisé « La Tournée des transformateurs », dont l’objectif est de promouvoir la science et la technologie dans le pays. « Les sciences et la technologie constituent un nouveau modèle d’entreprenariat pour le développement à travers un renforcement de la compétitivité, de la chaîne des valeurs, basé sur les nouvelles technologies », explique le président de la BID, le Dr Bandar Al Hajjar (photo).

Pour le premier ministre nigérien Birgi Rafini, ce programme de la SFI devrait permettre à l’institution de davantage lutter contre la pauvreté en promouvant le travail des entreprises locales porteuses d’idées innovatrices. Dans une autre phase, le programme « la tournée des transformateurs » prévoit également le lancement d’un concours d’innovation technologique à l’intention des entreprises nigériennes. De manière générale, le premier ministre nigérien explique que « Deux initiatives sont lancées, il s’agit de la capacitation économique des pays membres et le développement des technologies dans nos pays ».

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Mauritanie : La SFI s’engage auprès du gouvernement à soutenir l’entreprenariat

[Digital Business Africa] – En Mauritanie, c’est un accord qui devrait permettre aux autorités de davantage créer les conditions favorables à l’éclosion des talents des jeunes entrepreneurs. La Société financière internationale, institution du Groupe de la Banque mondiale dédiée au secteur privé dans les marchés émergents a annoncé la signature avec le ministre mauritanien de l’Economie et des finances, Moctar Ould Diay la signature d’un accord qui vise à améliorer l’environnement des affaires et encourager l’entreprenariat dans le pays.

« L’IFC fournira une assistance technique pour résoudre les failles identifiées dans le cadre légal et réglementaire mauritanien. IFC travaillera également avec le gouvernement pour élaborer un programme viable d’appui à l’entreprenariat qui facilitera le développement des PME, notamment celles dirigées par des femmes et des jeunes. Je suis convaincu que les jeunes Mauritaniens suivront leur passion et feront véritablement carrière dans l’entreprenariat, pour créer des emplois et soutenir la croissance économique du pays », déclare dans un communiqué Aliou Maiga, le directeur régional de la SFI.

En plus de soutenir l’entrepreneuriat dans le pays, la SFI s’est également engagé à aider les autorités mauritaniennes à améliorer son cadre des affaires en levant les contraintes liées au cadre légal et réglementaire : « Au nombre de ces contraintes figurent une législation inadéquate sur la question des droits à la propriété, une justice commerciale manquant d’efficacité, le difficile accès aux financements et les procédures de commerce transfrontalier complexes », poursuit le communiqué qui conclut : « Les reformes importantes que nous entendons mettre en œuvre contribueront à rendre le secteur des affaires plus dynamique et viable en Mauritanie ».

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Afrique : Selon la GSMA, les technologies mobiles contribuent à 7,1% au PIB

[Digital Business Africa] –L’information est contenue dans le rapport 2018 de la GSMA consacré à l’économie numérique sur le continent africain. Selon la plus grande association au monde qui regroupe les acteurs des télécoms et des TIC, la contribution des technologies mobiles au Produit Intérieur brut (PIB) du continent africain représente jusqu’à 7,1%. En valeur monétaire, cela équivaut à 110 milliards de dollars. Dans la même veine, le rapport souligne une contribution croissante de ce secteur dans l’économie du continent.

Par exemple, il révèle qu’en 2017, l’écosystème de l’économie mobile a créé près de trois millions d’emplois, et a contribué au financement du secteur public à hauteur de 14 milliards de dollars. Selon la GSMA, ces bons chiffres sont la résultante du fort taux de pénétration du mobile sur le continent, qui se situe à 44%, dont environ 1/3 sont des smartphones. L’étude ajoute également que cette forte présente de Smartphones connectés entraine avec elle le développement des services, à l’instar du paiement mobile, l’accès à l’information en continu, ainsi que les échanges constants de données. Aussi, des applications mobiles et les startups qui les portent s’en trouvent également renforcées.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Mauritanie : Les trois opérateurs télécoms écopent d’une amende de 1,5 million de dollars

[Digital Business Africa] – En Mauritanie, c’est une mauvaise nouvelle pour les opérateurs télécoms. L’Autorité de régulation des télécommunications a annoncé le 13 janvier 2018 avoir infligé une amende globale d’un peu plus de 1,5 million de dollars aux trois opérateurs de téléphonie mobile exerçant dans le pays, notamment le marocain Mauritel, filiale du groupe Maroc Telecom ; le tunisien Mattel, filiale de Tunisie Telecom et le soudanais Chinguitel, filiale de Sudatel. Pour justifier cette sanction, le régulateur évoque des défaillances dans la qualité de service.

De cette série de sanctions, Mauritel est l’opérateur qui écope le plus. A lui seul, il devra payer environ 1 million de dollars. Pour sa part, Mattel devra payer une amende d’un peu plus de 300 000 dollars, tandis que Chinguitel s’en sort avec la plus faible amende, soit environ 294 000 dollars. Selon le régulateur, ces sanctions sont la résultante d’une mission de contrôle menée du 20 octobre au 25 novembre 2018.

Cette mission avait révélé des manquements persistants sur la qualité du réseau, principalement dans la capitale Nouakchott, dans plusieurs autres villes et sur les axes routiers. Selon le régulateur, plusieurs avertissements et mises en demeures avaient déjà été adressés aux opérateurs depuis 2016. Visiblement sans grand résultats, ce qui a abouti aujourd’hui à la décision de ces sanctions.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Burkina Faso : Pour 40 milliards de F Cfa, Orange décroche la première licence 4G du pays

[Digital Business Africa] – Au Burkina Faso, c’est désormais officiel : la filiale locale du groupe français de télécommunications Orange possède depuis le 15 janvier 2018 sa licence d’exploitation 4G. Une licence qui court sur une période de 15 ans, obtenue au prix de 40 milliards de F Cfa. La même opération a également permis à Orange de renouveler ses licences de type 2G et 3G. De quoi conforter sa position de leader sur ce marché d’Afrique de l’Ouest.

«Cette nouvelle technologie sur l’Internet va répondre aux besoins sans cesse croissants des clients, et apportera indiscutablement un changement majeur dans l’écosystème de la téléphonie au Burkina. Nous n’avons que des obligations de qualité et de couverture sur des services précis. Nous allons tout faire pour satisfaire l’ensemble de nos usagers suivant les différents segments du marché par les différentes technologies à notre disposition», a réagi Ben Cheick Haïdara, le directeur général d’Orange-Burkina. Dans la même lancée, le ministre burkinabè de l’Economie numérique et des postes Hadja Fatimata Ouattara a salué ce premier pas dans le pays, en évoquant « un coup d’accélérateur au processus de digitalisation de notre pays».

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Ethiopie : Avec le soutien de WorldRemit, la Commercial Bank of Ethiopia va lancer un service international de transfert d’argent mobile

[Digital Business Africa] – En Ethiopie, c’est un partenariat qui devrait faire de la Commercial Bank of Ethiopia (CBE) une banque plus moderne, entièrement digitalisée. L’institution bancaire annonce la signature d’un accord avec WorldRemit, le spécialiste des transferts d’argent. En plus de moderniser ses systèmes de paiements, ce partenariat devrait déboucher sur le lancement du tout premier service international de transfert d’argent mobile en Éthiopie. Il permettra le transfert d’argent sur plus de 20 millions de comptes bancaires CBE et 1 300 points de retrait.

D’un point de vue digital, cette association permettra également, à la CBE de se connecter à plus de 30 millions de comptes bancaires répartis dans 3 500 points de collectes sur le territoire éthiopien. Un atout sur lequel s’appuiera la banque pour étendre sa clientèle, notamment vers les zones rurales qui bénéficient d’un faible taux de bancarisation : « les différentes installations de paiement électronique déployées nous ont permis de devenir le premier fournisseur de services bancaires basés sur la technologie », explique Bacha Gina, le président de la Commercial Bank of Ethiopia.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Cameroun : La nouvelle direction de Camtel limoge 50 employés pour « fautes lourdes »

[Digital Business Africa] – Au Cameroun, la Cameroon Telecommunications (Camtel), l’opérateur historique des télécommunications se sépare de 50 de ses employés. Cette décision prise par la nouvelle directrice générale Judith Yah Sunday intervient au lendemain de la tenue d’un Conseil de discipline qui s’est soldé par la culpabilité des employés mis en cause. Pour parvenir à cette décision, le Conseil a auditionné les employés mis en cause, et est parvenu à la décision qu’ils sont responsables de « fautes lourdes », sans donner plus de précisions.

Il s’agit là d’une des premières décisions significatives de la nouvelle directrice générale, nommée le 14 décembre 2018. A peine installée, elle avait indiqué son intention de restructurer l’entreprise, de la moderniser et de lui donner un nouveau souffle. Dans ce sillage, la nouvelle directrice générale a commandé un audit interne qui vise à démanteler les cas de faux diplômes, mais également les salaires exorbitants que touchent certains cadres. Un audit qui débouchera probablement sur de nouveaux licenciements.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Paul Biya : “La société digitale qui s’annonce n’attendra pas les retardataires”

[Digital Business Africa] – Le président de la République du Cameroun, Paul Biya, a à nouveau invité son gouvernement à digitaliser les services publics pour mieux répondre aux attentes et besoins des populations. C’était le 31 décembre 2018 dans son traditionnel message de vœux à la nation. “Il est indispensable que nous fassions davantage pour intégrer les progrès du numérique dans le fonctionnement de nos services publics et de notre économie. La société digitale qui s’annonce n’attendra pas les retardataires”, a déclaré Paul Biya.

Ce n’est pas la première fois que le président de la République invite son gouvernement à adopter les progrès du numérique pour faciliter l’accès aux services publics et à utiliser les plateformes numériques également pour communiquer. Dans sa traditionnelle circulaire adressée en juin 2018 au gouvernement et relative à la préparation du budget de l’exercice 2019, le Chef de l’Etat camerounais avait ordonné “la finalisation de l’interconnexion entre ces quatre directions (du ministère des Finances, ndlr) doit être effective en 2019″. Il s’agit de la Direction générale des Impôts, la Direction générale des Douanes, la Direction générale du Budget et la Direction générale du Trésor, de la Coopération financière et Monétaire.

Dans cette circulaire, le président de la République demandait aux ministres, à leurs collaborateurs et ordonnateurs de la dépense publique d’exploiter toutes les possibilités qu’offre le numérique. Par exemple, pour l’amélioration de l’environnement fiscal des affaires, Paul Biya prescrivait « des mesures ambitieuses de simplification des procédures » qui passent par « l’amélioration de la qualité des services rendus aux contribuables, notamment par la densification de l’offre de service en ligne ».

En plus de l’interconnexion des quatre directions en charge de l’administration financière, pour une mobilisation optimale des recettes des impôts et taxes, pour l’élargissement de l’assiette fiscale, pour la sécurisation des recettes et du circuit de leur collecte, pour le renforcement de la lutte contre l’évasion et la fraude fiscale, ainsi que pour la rationalisation de la dépense fiscale, d’autres mesures sont prescrites par le chef de l’Etat.

Déjà quelques avancées notables aux Impôts

Au titre des réformes enregistrées dans l’administration fiscale, il faut dire que la Direction générale des Impôts a déjà engagé un travail important.  Notamment pour la déclaration des impôts en ligne et également le paiement électronique de certaines taxes, comme la taxe foncière. Des efforts de modernisation de la direction générale des Impôts menés par Modeste Mopa Fatoing, son directeur général, ont par exemple permis de dépasser, durant cinq années consécutives, les objectifs annuels qui lui étaient assignés.

Un exemple que devrait se poursuivre à la DGI, mais également que devraient copier l’ensemble des services publics camerounais. Car pour bon nombre d’expert en la matière, les actes ne suivent pas toujours les discours du président. D’où la nécessité pour les acteurs publics de suivre à la lettre la prescription du président Paul Biya en digitalisant effectivement leurs services. Pour le bonheur des populations.

Par Digital Business Africa

Digital Business Africa N°002 vous promène dans les possibilités de régulation des OTT

[Digital Business Africa] – La deuxième édition de la version Mag de Digital Business Africa, votre plateforme web quotidienne spécialisée dans les infos stratégiques sur les TIC, les Télécoms et le numérique en Afrique, est disponible depuis le 15 décembre 2018. Cette édition propose un dossier spécial sur la régulation des OTT avec les contributions de Papa Gorgui TOURE, le directeur général de Tactikom ou encore de Gérard Lokossou, le DG d’Orange RD Congo.

Le Maroc, l’Afrique du Sud et le Nigéria sont en effet des pays qui ont sérieusement envisagé la possibilité de bloquer les services des Over The Top (OTT), comme Viber, WhatsApp, Skype ou encore Line. Le Maroc a même bloqué ces services durant une période avant de revenir à de meilleurs sentiments. Le régulateur nigérian, la Nigerian Communications Commission (NCC), a publié en 2016 tout un rapport de 23 pages analysant les impacts de ces plateformes sur l’économie numérique du pays. Comme dans les autres pays africains, le régulateur nigérian s’inquiète du manque à gagner créé par les OTT sur les revenus des opérateurs de téléphonie actifs dans le pays. Le sujet est au centre des discussions des organes internationaux de régulation des télécommunications comme l’UIT ou encore le Fratel (Réseau des régulateurs télécoms de l’espace francophone) depuis plusieurs années.

Pour Microsoft par exemple en Afrique du Sud, s’il fallait arriver à un blocage de ses services, ce sont les entreprises sud-africaines qui paieraient les conséquences. Comme piste de solution, plusieurs régulateurs proposent qu’il serait préférable d’explorer des moyens innovants et rentables de rivaliser avec ces nouveaux fournisseurs de services. Le dossier de Digital Business Africa de ce mois propose quelques pistes.

Autre focus intéressant proposé par Digital Business Africa N°002, les technologies qui vont révolutionner l’armée française. Notre correspondant en Europe, Philippe Mingotaud est allé au premier Forum Innovation Défense organisé par le Ministère des armées françaises du 22 au 24 novembre à Paris. Une occasion pour la “grande muette” de s’exprimer et de montrer qu’elle sait innover et qu’elle n’est pas en reste en matière de “nouvelles technologies”. Occasion également pour Digital Business Africa de vous présenter le must des innovations inédites proposées et exposées pour révolutionner l’armée française et dont certaines ne sont même pas encore totalement dévoilées au public ou mis en œuvre.

Bien évidemment comme indiqué en couverture, les contours des soutiens financiers que propose Macky Sall, le président sénégalais, au jeunes du secteur du numérique en 2019.  Il promet de tripler à trois milliards de F.Cfa l’enveloppe consacrée aux start-up du numérique. C’était le 24 novembre 2018 alors que le président Macky Sall  lançait officiellement les fonds de la deuxième Phase des financements de la DER (Délégation générale à entrepreneuriat rapide pour les femmes et les jeunes). Les raisons, contours et précisions sur cette promesse présidentielle dans cette édition de Digital Business Africa.

Retrouvez beaucoup d’autres infos stratégiques sur les TIC, les télécoms et le numérique en Afrique. Comme entre autres articles le portrait du mois consacré au Canadien Ramez Shehadi nommé directeur exécutif de Facebook en Afrique du Nord. Comme d’habitude, retrouvez les textes de nos chroniqueurs habituels. Spéciale recommandation pour cette fin d’année, la chronique de Jean-Jacques Massima Landji, le Représentant
de l’UIT pour l’Afrique centrale et Madagascar.


Par Digital Business Africa

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