Accueil Blog Page 223

Edition spéciale de Digital Business Africa N°005 sur le numérique au Congo Brazza [A lire absolument]

[Digital Business Africa] – Pleins feux sur le numérique au Congo Brazza. C’est le moins qu’on puisse dire de la cinquième édition de la version Mag de Digital Business Africa disponible dans les kiosques numériques dès ce 31 octobre 2019. La plateforme web d’informations stratégiques sur le secteur des TIC, des Télécoms et du numérique en Afrique a décidé de faire le point sur le développement de l’économie numérique dans ce pays dirigé par Denis Sassou Nguesso. Le président de la République fait d’ailleurs la Une du Magazine. 

Digital Business Africa, dans ce numéro spécial, a donné la parole aux acteurs clés du numérique au Congo. A commencer par le président de la République dont les propos sont rapportés dans le magazine.  Denis Sassou Nguesso donne sa vision du développement du numérique et met en avant les bienfaits et avantages de la coopération sino-africaine en général et sino-congolaise en particulier dans le secteur des technologies. Pour compléter cela, son conseiller, Chef du département TIC et Télécoms de la Présidence de la République, Yves Ickonga, expliquera dans un entretien pourquoi le président mise tant sur la Chine.

Digital Business Africa N°005
Digital Business Africa N°005

Le ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Economie numérique, Léon Juste Ibombo, invité du mois, dans une interview dense de six pages, explique comment le pays a défini sa stratégie de développement de l’économie numérique et présente les axes de cette stratégie baptisée « Congo Digital 2025 ».

Plus encore, le ministre présente en détails comment les investisseurs du secteur du numérique peuvent s’implanter au Congo Brazza en montrant les avantages et mesures incitatives proposées par le gouvernement. Tout comme il met un accent sur l’implication du président congolais dans ce secteur.

Les efforts du régulateur (ARPCE) pour baisser les coûts des télécommunications sont également présentés dans cette édition spéciale. Il en va par exemple de l’accord signé entre le Gabon (ARCEP) et le Congo (ARPCE) pour la suppression des tarifs de roaming dès 2020. Le DG de l’ARPCE, Yves Castanou, présentera par ailleurs les avancées que fait le pays en vue du développement de l’économie numérique. Aussi,  en coach, Yves Castanou ne manquera pas dans cette édition de donner des conseils aux entrepreneurs du numérique sur les clés du succès. Il reste convaincu que des Congolais, dans un horizon pas très lointain, créeront des applications et solutions numériques qui seront utilisées partout dans le monde, y compris aux Etats-Unis.

Parlant de ces entrepreneurs du numérique, ils ne sont pas oubliés. Deux parmi eux sont présentés dans Digital Business Africa N°005. Ils expliquent leurs projets et leurs solutions. Le mini dossier de cette édition spéciale est consacré au Salon Osiane, le plus grand événement consacré au numérique dans le pays. Les grands temps forts de l’édition 2019 sont présentés, mais surtout les grandes lignes de la préparation de l’édition 2019 d’Osiane. Luc Missidimbazi, le président de PRATIC, l’association organisatrice de cet évènement, nous dira plus dans un entretien.

Plusieurs autres sujets d’intérêt comme l’action des opérateurs des communications électroniques sont abordés dans cette édition spéciale Congo Brazza nécessaire aux décideurs africains, européens et asiatiques du secteur des TIC, des télécoms et du Numérique.

Par Digital Business Africa

Cinq moyens pour acheter la version Mag de Digital Business Africa

1 – Vous êtes en Afrique ? Achetez Digital Business Africa sur le kiosque numérique ekiosque.cm !

ekiosque-presse-numerique-cameroun-afrique 2jpg

2 – Vous êtes en Europe? Achetez Digital Business Africa sur le kiosque numérique ePresse.fr !

epress

3 – Achetez Digital Business Africa dans le kiosque numérique de Digital Business Africa via PayPal et via Paiement mobile dans 25 pays (coming soon)

digital business

4 – Vous pouvez également Acheter via PayPal. A partir du compte PayPal.Me/DigitalBusinessAfric/3 (Une fois le paiement effectué vous recevrez un code d’accès pour la lecture ou alors le PDF dans votre boite mail -Mail de paiement-).

5 – Achetez via Paiement mobile :
Envoyez un transfert de 1 500 F.Cfa aux numéros suivant :

MTN Mobile Money : +237 674 69 65 69 (Ines Nadine K.)

Une fois le paiement effectué : Envoyez par Message (SMS ou WhatsApp) au même numéro “Pour Achat DBA N°005 + [email protected] + Le Message du Transfert d’argent ”

Vous recevrez un code d’accès pour la lecture ou alors le PDF dans votre boite mail.

L’Arcep obtient de MTN le dédommagement de ses abonnés suite au disfonctionnement de son réseau

[Digital Business Africa] – L’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (Arcep) sort de son silence et impose à l’opérateur de téléphonie mobile MTN Bénin, un dédommagement conséquent pour tous les abonnés, suite à la panne intervenue sur son réseau, le 17 octobre 2019.

En effet, après une séance de travail qui a regroupé l’Arcep, les associations de consommateurs et les responsables du réseau MTN, une décision plus ou moins acceptable a été prise de commun accord. Les trois parties ont convenu de la manière la plus responsable dont les abonnés victimes de ce désagrément, doivent être remboursés.

Il a ainsi été question, d’« Offrir aux abonnés du crédit qu’ils pourront utiliser pour acheter le ou les services de leur choix et permettre au réseau de fonctionner normalement, est la meilleure option qui valle pour soulager les consommateurs dans le cadre des mesures relatives aux perturbations qu’a connues le réseau de MTN et qui affecte ses abonnés », est la conclusion à laquelle ils sont parvenus à l’issue de la séance tenue hier mardi 22 octobre 2019.

Suivant cette logique, les 30 minutes de communications et 500 Mo offerts par le réseau de téléphonie mobile le 26 octobre 2019, suite aux perturbations intervenues dans la journée du 17 octobre 2019, sans avertissement ne sont pas à considérer.

Il convient de rappeler que MTN Bénin est le plus grand réseau enregistrant un nombre important d’abonnés à son actif. Suite aux interférences survenues entre les 16 et 17 octobre 2019, certains ont parlé de non professionnalisme des services compétents en la matière. Il faut indiquer que cette simple coupure a créé d’énormes dégâts à l’endroit des opérateurs économiques comme d’autres acteurs de tout bord.

Par Laurent Adjovi

La start-up sénégalaise LAfricaMobile lève 300 millions de F.CFA auprès de Teranga Capital et d’Abysse

[Digital Business Africa] – La jeune pousse, spécialisée dans les services d’interconnexion et d’intégration de messagerie mobile a développé une offre de communication multicanale innovante  et interopérable en Afrique de l’Ouest. A l’issue d’un tour de table, LAfricaMobile vient de lever 300 millions de F CFA auprès du fonds d’investissement Teranga Capital et de la société lyonnaise (France) Abysse. Ce financement servira à accélérer le déploiement sous régional de la start-up sénégalaise et à renforcer son activité de recherche et développement.

LAfricaMobile est la première plateforme de communication multi-opérateurs et multicanale d’Afrique de l’Ouest. C’est une start-up de Services à Valeur Ajoutée (SMS, USSD, voix, airtime) spécialisée dans les services d’interconnexion et d’intégration de messagerie mobile pour les entreprises. Elle compte aujourd’hui plus d’une centaine de clients dans plus de dix pays et a interconnecté plus de 20 opérateurs télécoms.

Elle offre des services de SMS pour mener des campagnes marketing, des services USSD (codes #2121#) pour simplifier la communication avec les consommateurs, du « push vocal » pour envoyer des messages vocaux aux personnes analphabètes dans les langues locales africaines, ou encore une application gérant la distribution de crédit téléphonique (« air time »).

L’innovation de LAfricaMobile réside dans l’interconnexion et l’interopérabilité de différents systèmes et opérateurs simplifiant la vie des entreprises et des consommateurs.

Participer concrètement au développement de l’Afrique grâce aux TIC

LAfricaMobile a été créée par deux jeunes de la diaspora sénégalaise, Malick Diouf et Oumar Diallo. « Nous avons pour ambition de participer activement et concrètement au développement du continent via les TIC et de faire du téléphone mobile un levier de croissance pour toutes les entreprises et les organisations en Afrique », a déclaré Malick Diouf. Leur mission : accompagner et connecter les entreprises aux utilisateurs de téléphonie mobile.

La start-up vient de conclure un partenariat avec Teranga Capital et Abysse. Olivier FURDELLE, Directeur Général de Teranga Capital témoigne : « Nous sommes enthousiastes à la suite de ce partenariat conclu avec LAfricamobile et la holding Abysse. Le promoteur Malick Diouf est un entrepreneur brillant qui a su hisser sa start-up au premier rang de la créativité et de l’innovation en Afrique de l’Ouest. Notre investissement permettra de poursuivre cette impulsion de Recherche et Développement en attirant les talents pour accompagner les aspirations de croissance. Au-delà de l’apport financier, nous contribuerons à la réflexion stratégique, organisationnelle et à la consolidation du système de gouvernance. Avec cette nouvelle collaboration, nous avons l’ambition d’accélérer la « disruption » des modes de communication mobile à grande échelle. Nous nous réjouissons de réaliser cet investissement avec Abysse un acteur de référence des Services à Valeur Ajoutée (SVA) en Europe, qui, au-delà de son concours financier, apportera son expertise métier ».

africlam
LAfricaMobile, l’essor des TIC en Afrique passe par la digitalisation des messages et des différentes façons de communiquer.

Abysse est la société holding patrimonial d’un entrepreneur lyonnais spécialisé dans les télécoms et le marketing Mobile : Bruno Laurent. « Accompagner une jeune pousse africaine à sa création était à l’origine un témoignage de confiance et de respect vis-à-vis d’un ancien collaborateur et ami, Monsieur Malick Diouf », a-t-il expliqué. « Au vu de son développement, et de ses ambitions il nous est apparu nécessaire d’être accompagné par une société de capital investissement active sur ce continent ».

Teranga Capital
Teranga Capital est une société d’investissement à impact, dédiée au financement et à l’accompagnement de petites et moyennes entreprises « PME » à fort potentiel au Sénégal et en Gambie. Son objectif est d’apporter une solution innovante pour répondre aux besoins de financement des PME, pour des tickets d’investissement par PME compris entre 50 millions et 300 millions FCFA.
Teranga Capital s’adresse aux PME à fort potentiel de croissance issues de tous les secteurs d’activité et régions du Sénégal et de la Gambie. Elle renforce les fonds propres et devient actionnaire minoritaire des PME sur un horizon de temps de l’ordre de cinq ans, et assure un accompagnement actif et personnalisé en fonction des besoins spécifiques de chaque entreprise en portefeuille. Les entreprises accompagnées visent ainsi à être appuyées dans la formalisation de leur gestion, le renforcement de leur organisation, leur montée en compétences et l’accélération de leur développement commercial.
Teranga Capital est ancrée au Sénégal et a levé quatre milliards de Francs CFA auprès d’acteurs de renom : Investisseurs & Partenaires (I&P), le Fonds Souverain d’Investissements Stratégiques (FONSIS), la SONATEL, ASKIA Assurances, la Société Générale des Banques au Sénégal (SGBS), Africarena Ventures et plusieurs investisseurs individuels sénégalais.
En vertu de sa mission, Teranga Capital vise à apporter une contribution complémentaire aux dispositifs de soutien à l’entrepreneuriat en place au Sénégal, et à collaborer avec tous les acteurs de l’environnement des PME au Sénégal.
Par Digital Business Africa. Source : Communiqué.

Plateformes en ligne : empreinte économique, influence des données, distributivité juridique et défis*

Prix Nobel de l’Economie en 2014, Jean TIROLE avait consacré une partie importante de ses travaux au phénomène qu’est la plateforme. Ainsi, considérée comme le parangon de toute l’économie collaborative, aussi appelée « ubérisation », du partage et des services à la demande en ligne, elle-même pilier de l’économie numérique, aujourd’hui reconnue comme la mamelle nourricière et vectrice de la soit-dite quatrième révolution industrielle, la plateforme a été conceptualisée dans le cadre de la macro-économie et sous l’angle du marché concurrentiel. Nonobstant, la plateforme n’en demeure pas moins un objet juridique duquel il est un intérêt certain de ressortir des champs matériels et des responsabilités (C), notamment au regard de la définition et de la typologie (A), et, du modèle économique et des activités (B).

  1. DEFINITION ET TYPOLOGIE DES PLATEFORMES EN LIGNE
  2. Définition de la plateforme

Il n’existe pas réellement une définition consensuelle de la plateforme, mais la nature protéiforme du phénomène permet diverses approches de saisie.

Définition terminologique physique. Dans cette optique, la plateforme se décline comme une étendue plane, et qui renvoie non seulement à l’idée de platitude mais aussi à celle d’égalité des intervenants. 

Définition énumérative. Elle permet de désigner de plateforme, en rapport avec les nombreux usages qui en sont faits, les places de marché, les moteurs de recherche, les applications mobiles, les sites collaboratifs et de rencontres, les réseaux sociaux, les comparateurs, etc.

Définition d’hybridité. La plateforme, bien que considérée comme intermédiaire d’internet n’a pu être assimilable ni au concept d’hébergeur ni à celui d’éditeur. Elle représente pourtant une conciliation entre les hébergeurs et les éditeurs parce qu’elle offre à la fois les services relevant de ces deux catégories.

Tentative de définition. Une plateforme est un intermédiaire dont l’activité est d’organiser la fourniture d’un ou plusieurs services de communication au public. La plateforme est donc un marché qui met en relation soit des demandeurs avec des offreurs de services (marché biface), soit des demandeurs et des offreurs de services ainsi que d’autres agents économiques (multifaces).

Solution du droit français : qualification de la plateforme. Au moyen de l’article 49 de la Loi pour une République numérique, transposé dans l’article L.111-7 du code de la consommation, le droit français n’a pas défini la plateforme mais, lui a trouvé une qualification en ces termes :  « Est qualifiée d’opérateur de plateforme en ligne toute personne physique ou morale proposant, à titre professionnel, de manière rémunérée ou non, un service de communication au public en ligne reposant sur : le classement ou le référencement, au moyen d’algorithmes informatiques, de contenus, de biens ou de services proposés ou mis en ligne par des tiers ; ou la mise en relation de plusieurs parties en vue de la vente d’un bien, de la fourniture d’un service ou de l’échange ou du partage d’un contenu, d’un bien ou d’un service. »

Cette approche pourrait s’étendre dans les ordres juridiques d’obédience romano-germanique ou communautaire européenne non seulement parce que les marchés et les échanges économiques ont besoin d’uniformisation en ce qui concerne les règles juridiques, mais aussi parce que cette homogénéisation est le gage de compatibilité des objets juridiques et d’intelligibilité des concepts.

  • Typologie des plateformes en ligne

Typologie au regard des activités.  En considération des activités consuméristes, de marché et commerciales, on distingue les plateformes non spécialisées, les plateformes de mise en relation, d’échanges ou de partage, les plateformes d’avis, et les plateformes de classement et de référencement. C’est ici qu’interviennent les activités d’infomédiation et d’intermédiation.

Typologie des formes. Sur le plan des formes et donc de la nature du bien qui fait l’objet de l’intermédiation, il y a les plateformes de contenu qui font de l’intermédiation de l’information, les plateformes de travail sur lesquelles s’effectue la facilitation de la rencontre entre la demande et l’offre de services, et les plateformes de capital qui facilitent l’échange de capitaux.

Typologie des modèles. Dans l’ouvrage de Nick SRNICEK, Capitalisme de plateforme. L’hégémonie de l’économie numérique, Montréal, Lux, coll. « Futur proche », 2018, il est fait état de cinq catégories de modèles de plateformes : la plateforme publicitaire qui consiste à extraire de l’information pour vendre de l’espace publicitaire, la plateforme nuagique qui loue de l’équipement à la demande, la plateforme industrielle qui vise à transformer la production industrielle en processus produisant des données, la plateforme de produits qui transforme les produits en services sous forme de location ou d’abonnement, et la plateforme allégée qui réduit les actifs au minimum et dégage des profits en baissant au maximum leurs coûts de fonctionnement.

Typologie au regard des agents et intervenants. En considération de la prise en compte des agents ou intervenants des plateformes, on peut trouver les types de plateformes suivants : consumer to plateform to consumer, consumer to plateform to  business, business to plateform to business.

  • MODELE ECONOMIQUE, ACTIVITES, AGENTS ET MONNAIES DES PLATEFORMES EN LIGNE
  • Modèle économique et monnaies des plateformes en ligne

Modèle économique. La plateforme classique repose sur un modèle économique à deux ou plusieurs faces dont l’une est gratuite et l’autre payante. Le service n’est pas forcément rémunéré en numéraire mais, il y a des données sur les agents économiques qui constituent la marchandise transférée à prix d’or aux autres agents, notamment ceux qui supportent les frais d’entretien et de développement économique de la plateforme. Les plateformes sont venues casser les schémas habituels c’est-à-dire le modèle vertical traditionnel de la consommation sur la base duquel tout le système de la consommation et de la concurrence a été construit et fonctionne avec des rapports bipartites de la distribution des produits et services. Les plateformes multifaces se sont ainsi avérées le ressort le plus puissant de la croissance rapide du commerce électronique et digital en ce sens qu’elles permettent aux demandeurs et fournisseurs de services et de biens d’échanger directement entre eux, mais aussi permettent aux petites entreprises d’atteindre, aisément et à moindres coûts, une quantité très importante de clients à l’échelle mondiale.

Données et marchés subsidiaires. Le phénomène de plateforme met en présence plusieurs marchés. Il y a ce marché apparent dont les services paraissent gratuits pour les utilisateurs. Il y a aussi d’autres marchés subsidiaires où la rémunération est de mise. Ainsi, le développement des plateformes a permis l’émergence de nouveaux acteurs à savoir : les opérateurs de téléphonie, les producteurs de données c’est-à-dire consommateurs, clients, abonnés, les financiers, les data brokers c’est-à-dire les intermédiaires marchands. 

Effet des réseaux. C’est le bassin d’utilisateurs d’une plateforme qui fait la valeur du réseau considéré, le but étant pour la plateforme d’atteindre le seuil utile permettant d’accroître le nombre d’utilisateurs. Ainsi, la valeur de la plateforme est proportionnelle au nombre coefficié de ses utilisateurs.   

Monnaies. Les plateformes en ligne font usage de deux types de monnaies : l’argent et les données. Les données des utilisateurs gratifiés sont la contrepartie des services offerts : ceci est particulièrement indiqué pour les plateformes dites « gratis ». Par contre, pour les plateformes payantes, c’est l’argent qui est la monnaie : elles sont payées sous formes soit de droits d’accès des offreurs de services à la plateforme, soit sous forme de pourcentages prélevés sur les gains réalisés sur des transactions effectuées au moyen de la plateforme. Il en résulte deux observations : non seulement la gratuité n’est qu’apparente car, il est de règle que lorsque c’est gratuit c’est le bénéficiaire du service qui est le produit, mais aussi qu’il y a un risque de double paiement étant entendu que les offreurs de services obtiennent en même temps des données des demandeurs de services et de l’argent des autres agents économiques de la plateforme.

  • Activités des plateformes en ligne

Deux activités génériques constituent le nerf de la plateforme : l’infomédiation et l’intermédiation.

Infomédiation. Elle consiste en la mise à disposition des intervenants des informations classées et référencées au moyen des algorithmes informatiques. Ces informations peuvent porter sur les biens et services matériels, des contenus numériques, des données produites et fournies sous forme numérique c’est-à-dire applications, jeux numériques, logiciels, des services numériques c’est-à-dire tout service permettant au consommateur de créer, traiter ou stocker des données sous forme numérique, ou permettant toute autre interaction avec ces données. Les biens, services et contenus sont proposés par des tiers et non par l’opérateur de la plateforme.

L’enjeu de l’infomédiation est de telle importance que c’est à la suite du classement et du référencement que la mise en relation des parties du marché est opérée. Ce qui signifie que l’absence de l’infomédiation est synonyme de mort économique d’un agent offreur de biens et services sur une plateforme numérique. Autrement dit, le classement et le référencement des informations est au cœur des grands enjeux des fournisseurs, notamment en ce qui concerne leur visibilité commerciale et la primauté concurrentielle induite, surtout lorsqu’elle est financée par la partie intéressée.

Intermédiation. Elle consiste en la mise en relation de plusieurs parties. Elle a pour but soit la vente d’un bien soit la fourniture d’un service soit l’échange ou le partage de contenus, biens ou services ou l’un de ceux énumérés au titre de l’infomédiation, y compris toute l’économie collaborative entre consommateurs.

Répartition des activités. Au titre des activités des plateformes, une analyse de l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE), reprise dans son étude intitulée « Le rôle des plateformes numériques dans la collecte de la TVA/TPS sur les ventes en ligne (OCDE, Mars 2019), et basée sur l’enquête « Cross-border  E-Commerce Shopper Survey 2017 »  réalisée par de l’International Post Corporation (IPC), montre la répartition ci-après des acteurs du commerce électronique mondial par catégorie : 57 % pour les trois plus grandes plateformes numériques, 33 % pour les vendeurs et 10 % pour les autres plateformes.    

  • Agents des plateformes en ligne

Deux catégories majeures d’intervenants animent les plateformes en ligne : les courtiers et les mandataires.

Coutier. Le courtage est l’acte par lequel une personne met en relation deux ou plus de personnes qui désirent contracter. Dans le cadre des activités d’une plateforme en ligne, on peut supposer ou présumer un accord implicite de courtage : dans ce cas l’on est assez proche de la théorie juridique de la règle supplétive ou interprétative de volonté.

Mandataire. Le mandat est un acte par lequel une personne est chargée de représenter une autre pour l’accomplissement d’un ou plusieurs actes juridiques. Le mandat peut-être conventionnel, juridictionnel, implicite ou légal.  

  • CHAMPS MATERIELS ET RESPONSABILITES JURIDIQUES : CAS DU DROIT FRANÇAIS

Les questions de champs matériels et de responsabilités juridiques relatifs aux plateformes, leurs activités et l’incidence sur leurs intervenants ne pourraient être traitées dans l’abstrait sans un adossement sur un ordre juridique déterminé. Le choix a été porté sur le droit français.  

  1. Champs matériels des plateformes

Champ personnel. La plateforme elle-même n’est pas saisie par le droit. C’est l’opérateur de plateforme, c’est-à-dire la personne qui met en place le processus algorithmique, qui est saisi par le droit.

Champs matériels au regard des activités. En considération de leurs activités, les plateformes en ligne interfèrent tantôt sur le terrain du droit de la consommation, tantôt sur celui du droit de la concurrence. Le droit de la consommation concerne beaucoup plus les demandeurs non professionnels de biens et services mis en échange sur la plateforme, alors que la concurrence ne regarde que les offreurs de biens et services en ligne.

Champs matériels au regard des missions dévolues aux intervenants. Sous l’angle des missions, le droit civil organise les relations pour ce qui est des mandataires puisque le mandat est un acte civil. Par contre c’est le droit commercial qui s’occupe du courtier étant donné que le courtage est un acte de commerce.

Champ matériel au regard de la nature du contrat. Les obligations des activités des plateformes relèvent du contrat à distance c’est-à-dire un « contrat conclu entre un professionnel et un consommateur, dans le cadre d’un système organisé de vente ou de prestation de services à distance, sans la présence physique simultanée du professionnel et du consommateur, par le recours exclusif à une ou plusieurs techniques de communication à distance jusqu’à la conclusion du contrat » (article L.121-16 1° du code de la consommation, résultant de la loi n° 2014-344 du 17 mars 2014 dite Loi pour la confiance dans le numérique).

  • Responsabilités relatives aux plateformes

Absence de responsabilité de la plateforme en ligne.

·         Règle principielle catégorielle de la responsabilité des intermédiaires techniques de l’internet. La Directive 2000/31/CE du Parlement européen et du Conseil du 8 juin 2000 relative à certains aspects juridiques des services de la société de l’information, et notamment du commerce électronique, dans le marché intérieur dite directive sur le commerce électronique, transposée en droit français au moyen de la Loi n° 2004575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique, fait bénéficier aux  intermédiaires de l’internet d’un régime dérogatoire de responsabilité qui vise à concilier la neutralité du net, la liberté d’expression mais aussi la lutte contre les contenus illicites en ligne. En vertu de ce régime, l’hébergeur, c’est-à-dire celui qui fournit un service de la société de l’information consistant à stocker des informations fournies par un destinataire du service, n’est pas responsable des informations stockées à la demande d’un destinataire du service. Mais, deux conditions sont instituées pour bénéficier de cette exonération : l’hébergeur ne doit pas avoir effectivement connaissance de l’activité ou de l’information illicite, d’une part, l’hébergeur, dès le moment où il a de telles connaissances, doit agir promptement pour retirer l’information ou la rendre impossible d’accès. Enfin, une juridiction ou une autorité administrative peut exiger que l’hébergeur mette un terme à une violation. De même, un Etat membre de l’Union Européenne peut ériger des procédures à l’effet de procéder au retrait ou à l’interdiction d’accès d’informations ou d’actions illégales. La plateforme n’avait pas été expressément visée dans les instruments sus mentionnés, mais par analogie et au regard de l’hybridité de la plateforme, relevée supra, l’on peut lui étendre ce régime.  

·         En raison de ce régime favorable, il y a absence de deux types de responsabilité. D’abord il n’y a pas de responsabilité de la plateforme en cas de non exécution du contrat de vente de fourniture de prestation ou d’échange ou de partage convenus entre les agents ou parties en relation. En second lieu, il y a aussi absence de responsabilité du fait des préposés car, il n’y a ni relation hiérarchique de type employé et salarié, ni de coresponsabilité de type traitant et sous-traitant.

·         Antinomie et contradiction de la responsabilité. Il pourrait exister une contradiction entre le régime dérogatoire de responsabilité et les devoirs de clarté, de loyauté et de transparence exigés des plateformes au titre de l’activité d’infomédiation. Avec l’observation de ce devoir, on ne demande pas à la plateforme d’être neutre : on lui demande de dire et d’expliquer pourquoi elle ne l’est pas. Ceci pourrait-il induire la connaissance détaillée des échanges qui s’opèrent sur la plateforme, annihilant ainsi le privilège de responsabilité sous condition dont elle est pourrait se prévaloir par ailleurs ?  

Responsabilités relevant de la plateforme en ligne.

  • Subsistance des régimes de responsabilité classique. En dehors de la considération de la nature empruntée au régime dérogatoire de responsabilité dont bénéficient les hébergeurs et les fournisseurs d’accès internet, tous les autres aspects non correspondants des activités et des agents des plateformes tombent sous l’empire des régimes classiques de la responsabilité civile, commerciale, administrative ou pénale, qu’elle soit d’origine contractuelle ou d’essence délictuelle.
  • Responsabilité de plein droit du cybervendeur et de l’exploitant de la plateforme. Solution du droit français de la consommation. La responsabilité de plein droit du vendeur sur la plateforme est consacrée par l’article 15 de la Loi pour la confiance dans l’économie numérique, et qui exige de ce dernier d’être pleinement responsable, indépendamment de toute faute, à l’égard du consommateur de la bonne exécution des obligations qui en résultent, y compris les obligations devant être exécutées par d’autres prestataires de service dans le cadre de la même prestation. Cette responsabilité est plus proche de celle incombant au mandant.
  • Responsabilité pour dol. Le devoir de d’information incluant les devoirs de clarté, de loyauté et de transparence, est d’une grande importance vis-à-vis du consommateur et du fournisseur. D’un côté, il signifie le droit de savoir pour le consommateur ou demandeur de services en ligne, lui permettant de comprendre pourquoi on lui propose tel ou tel bien ou service plutôt que tel autre, ainsi que les modalités de la transaction. De l’autre côté, il s’agit du droit pour le fournisseur ou offreur de services en ligne de savoir pourquoi et comment il est classé, les modalités d’un meilleur classement ou référencement, les causes et modalités d’un bannissement, déférencement ou reclassement. La responsabilité induite dans le cadre de l’asymétrie d’information sur la plateforme peut relever de la qualification de dol c’est-à-dire une manœuvre d’un cocontractant dans le but de tromper son partenaire et provoquer chez lui une erreur.
  • Responsabilité pour abus de position dominante. Les pratiques assimilables à l’abus de position dominante dans l’internet sont les suivantes : le déférencement discriminatoire, le refus d’accès à une infrastructure essentielle immatérielle c’est-à-dire une infrastructure indispensable et difficile à recréer, la manipulation de scores de référencement et de présentation de produits, le conditionnement d’octroi de licence à la pré installation de navigateurs particuliers pour obtenir une licence, l’obligation de conclure des accords d’anti fragmentation c’est-à-dire des engagements de ne pas vendre des systèmes d’exploitation mobiles modifiés préalablement à l’installation des applications dont on est propriétaire, la dépendance d’usage des plateformes, la privation de la liberté de fixation de ses prix, la concurrence déloyale par violation de la loi. 
  • DEFIS DES PLATEFORMES EN LIGNE
  • Fiscalité. La plateforme pose le problème de l’évasion fiscale du produit de la valeur générée sur les activités qui y ont cours. Elles devraient faire montre d’une véritable implication pour prélever et transmettre le montant des transactions des usagers à l’administration dédiée.
  • Concurrence déloyale. La concurrence déloyale des plateformes sur des activités encore exercées de manière classique est cause de mort programmée desdites activités.
  • Pouvoir des objets connectés. Les objets connectés aux plateformes sont les interfaces visuelles et vocales. Ils ont de plus en plus tendance à devenir des plateformes par eux-mêmes en raison des solutions d’infomédiation et d’intermédiation qu’ils proposent à leurs utilisateurs : fourniture d’adresses, informations relatives à la météorologie, aux prix, aux itinéraires, à la disponibilité des services et biens.
  • Bonnes pratiques. Les plateformes devraient s’auto discipliner pour soutenir et respecter, à long terme, les bonnes pratiques en ce qui concerne le devoir général d’information comprenant les devoirs de loyauté, de clarté et de transparence.
  • Retour de la solidarité sociale. Les plateformes souffrent de la forte capitalisation de l’économie collaborative dont le but était justement de s’en départir. Les plateformes devraient se donner les moyens d’évincer cela pour de nouveau devenir les vectrices du sens du partage.
  • Organisation et régulation. Sur ce point, l’influence et la sphère des activités des plateformes en ligne dépassant le cadre des espaces économiques protégés et des ordres juridiques déterminés, il pourrait y avoir une double approche. Au niveau des pays, il n’est pas opportun de légiférer par petits bouts. La solution est de légiférer et de réglementer largement et complètement car, la plateforme démontre à suffisance qu’elle est le pilier de l’économie numérique, et donc elle embrasse touts les aspects qui s’y rapportent. Au niveau planétaire, il serait intéressant d’homogénéiser et de rapprocher les règles afin des les rendre applicables, invariablement d’un espace économique à un autre et d’un ordre juridique à un autre.

CE QU’IL FAUT RETENIR

Les activités et le modèle économique des plateformes a favorisé l’émergence de l’économie des données qui, elle-même, a permis de créer de nouveaux modes de production de la valeur, par l’anticipation des besoins des consommateurs, des clients ou des usagers, par l’adoption des stratégies et des opérations, par la création de nouvelles branches d’activités économiques, et notamment la collecte, l’analyse, la reproduction, le stockage, l’agrégation, la corrélation, la circulation des données.

Avec les plateformes, la création de la valeur des entreprises, initialement orientée vers la production des marchandises, a trouvé dans les données le moteur de leur croissance et de leur vitalité économique. Les plateformes sont ainsi devenues peu à peu et insidieusement propriétaires de l’infrastructure qu’est la société, en raison de leur position de monopole sur l’extraction et la circulation des données.

Entre la macro-économie et les problématiques juridiques, les plateformes connaissent la montée en puissance des lois et de la logique impitoyables de marché nourries par l’explosion de la demande de services et biens, et le décentrement des cadres classiques séculaires des échanges. Alors même qu’elles sont rangées dans la catégorie d’intermédiaires, il ne se fait aucun doute que les plateformes contrôlent et commandent les règles du jeu : ce qui devrait leur faire prendre conscience de leurs responsabilités considérables face aux défis de l’économie numérique.

Par Laurent-Fabrice ZENGUE*

Laurent-Fabrice-ZENGUE

Laurent-Fabrice ZENGUE est le Chef de la Cellule des Etudes et de la Réglementation à la Division des Affaires Juridiques du Ministère des Postes et Télécommunications (Cameroun). Il est Juriste, spécialisé en Droit du numérique et des données et Diplômé de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

Le Russe « Novie Oblatchnie Tekhnologii » va exporter son logiciel MyOffice vers la RD Congo

[Digital Business Africa] – C’est l’une des retombées du Forum Russie – Afrique tenu à Sotchi les 23-24 octobre 2019. La société russe « Novie Oblatchnie Tekhnologii » a signé avec le gouvernement de la RDC un accord de coopération et de partenariat. Celui-ci prévoit ‘‘la possibilité d’assurer le transfert de licences sur la suite bureautique MyOffice, l’appui à la mise en place d’infrastructures nuages d’État et d’entreprises en RD du Congo, ainsi que le soutien aux initiatives éducatives’’.

MyOffice est un logiciel russe pour la communication et le travail collaboratif de documents sur n’importe quelle plateforme technologique qui fournit un contrôle complet des données du côté des entreprises privées ou de l’État.  Il comprend des applications multi-plateformes pour le traitement de texte, des tableaux, des présentations, ainsi que des courriels, du calendrier et des contacts ; une solution de stockage des données et de travail collaboratif sur des documents en nuage ; des applications mobiles pour smartphones et une version spéciale gratuite pour l’enseignement scolaire et préscolaire.

« Le Gouvernement de la République démocratique du Congo est l’un des premiers en Afrique à mettre le cap sur la transformation numérique des structures de l’État et à commencer à travailler sur le rééquipement de son propre parc d’équipements techniques et sur la modernisation des systèmes d’information, ainsi qu’à investir d’importants efforts dans le développement du système éducatif du pays. Nous souhaitons utiliser le logiciel russe sécurisé MyOffice pour le travail collaboratif de documents. Il dispose d’un haut niveau de protection contre l’accès non autorisé aux données et de capacités d’intégration flexibles », explique Vidiye Tshipanda Tshimanga, le Conseiller spécial du Président de la RDC pour les questions stratégiques au moment de la signature du contrat.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

La BCEAO veut rendre effective l’interopérabilité des services financiers numériques dès juin 2020

[Digital Business Africa] – Dans la zone UEMOA, l’interopérabilité des services financiers numérique, dont les travaux de démarrage ont débuté en avril 2017 devrait être effectif dès 2020. C’est la quintessence d’un communiqué de la BCEAO qui annonce le lancement prochain de la plateforme régionale chargée de son l’implémentation : « Cette plateforme régionale, qui sera mise en place en 2020, permettra les échanges de compte à compte quelque soit le type, notamment les comptes bancaires et les comptes de monnaie électronique ; l’intégration de tous les acteurs, des instruments et canaux de paiement utilisés, ainsi que la mutualisation des efforts autour de la plateforme monétique du Gim-Uemoa », précise le communiqué de la Banque centrale ouest africaine.

« Ce nouveau système d’interopérabilité des services financiers digitaux viendra compléter et enrichir les infrastructures financières de l’Union pour apporter aux populations des services de paiement de proximité, sûrs et à coût abordable », poursuit le communiqué de la BCEAO. Dès que cette interopérabilité sera effective, les transactions financières numériques entre les pays se verront facilités. Ainsi, les opérations se feront plus rapidement et de manière plus réactive.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Côte d’Ivoire : StarTimes lance la connexion de 500 villages à la TV par satellite, dans le cadre de son projet de connexion de 10 000 villages africains

[Digital Business Africa] – C’est un autre projet qui marque les ambitions chinoises sur le continent africain en matière de IT. La Chine a lancé le 24 octobre 2019 à Abidjan en Côte d’Ivoire la première phase d’un projet dont l’objectif est de connecter à la télévision par satellite les zones rurales peu privilégiés par les opérateurs classiques. Pour cette première phase, il s’agira de connecter 500 villages ivoiriens. L’objectif final est de parvenir à connecter 10 000 villages africains dans 20 pays à la télévision par satellite.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre des dix programmes prioritaires de coopération destinés à stimuler la coopération entre la Chine et l’Afrique sur une période de quatre années“, explique l’ambassadeur de Chine à Abidjan, Wan Li. Annoncé en 2015 par le président chinois Xi Jinping, ce programme est piloté par le groupe chinois Startimes.

Concernant le choix des villages à connecter, l’entreprise indique qu’il se fait en fonction de la densité des localités. Ainsi, la priorité est accordée aux villages qui comptent au moins 100 foyers potentiellement bénéficiaires. Les villages connectés bénéficieront chacun de deux systèmes de télévision par projecteur avec une alimentation solaire, d’une télévision numérique et de paraboles satellitaires.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

A Dakar, Orange lance son second ‘‘Orange Digital Center’’ d’Afrique

[Digital Business Africa] – Après la Tunisie, le Sénégal accueille depuis le 24 octobre 2019 le deuxième ‘‘Orange Digital Center’’ d’Afrique et du Moyen-Orient, le premier de l’Afrique de l’Ouest. D’une superficie de 2000m² sur six étages, l’Orange Digital Center de Dakar fonctionne, selon Orange en réseau, ce qui permet un échange d’expériences et d’expertises d’un pays à l’autre.

Pour l’opérateur, ‘‘le principe des Orange Digital Center est de réunir dans un même espace plusieurs programmes stratégiques : école du code,  Fablab Solidaire, Orange Fab et Orange Digital Ventures Africa, le fond d’investissement du Groupe’’. L’ensemble des programmes dispensés sont gratuits, allant de la formation des jeunes au numérique jusqu’à l’accélération de start-up en passant par l’accompagnement de porteurs de projets et l’investissement dans ces derniers.

D’autres ouvertures sont programmées d’ici la fin de l’année en Jordanie, en Côte d’Ivoire et au Cameroun, et dès 2020 au Maroc et en Egypte. A termes des structures similaires seront déployées dans tous les pays où Orange opère en Afrique et Moyen-Orient, mais également en Europe. Notons que Orange est présent dans 19 pays en Afrique et au Moyen-Orient et compte 123 millions de clients au 30 juin 2019.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Yves Ickonga : « La Chine est pour le Congo et pour son président un partenaire majeur »

[Digital Business Africa] – Yves Ickonga est le Conseiller du Président de la République du Congo et chef du département Télécoms et Economie numérique. Digital Business Africa l’a rencontré à Rabat au Maroc lors du Salon Aitex 2019. Interview.

Digital Business Africa : Lors de la cinquième édition du Forum Investir en Afrique (FIA5) qui s’est tenue à Brazzaville, en République du Congo, du 10 au 12 septembre 2019, le président Denis Sassou Nguesso a vanté les atouts de la Chine dans le secteur du numérique. Pourquoi le président mise tant sur la Chine pour développer le secteur de l’économie numérique au Congo ?

Yves Ickonga : La Chine est un partenaire majeur pour les pays africains dans le domaine du numérique. Vous constatez que même ici au Maroc, à Rabat, la Chine a été choisie comme pays d’honneur du Salon AITEX 2019. Le président Denis Sassou Nguesso pour qui le numérique est très important veut arrimer son pays à toutes les nouvelles technologies. Il voudrait offrir à ses concitoyens une meilleure santé, une meilleure éducation, une meilleure gouvernance électronique. Bref, tout ce que le numérique peut améliorer. 

Et pour cela, il a commencé par mettre en place les infrastructures. Il a entrepris de poser la fibre optique sur toute l’étendue du territoire national. Ce qui permet de développer les services cités plus haut. Cette fibre optique a été posée au Congo par Huawei qui est un équipementier chinois spécialisé en la matière. Vous comprenez que nous avons un partenariat de premier plan avec la Chine. Voilà pourquoi la Chine est pour le Congo et pour son président un partenaire majeur.

Digital Business Africa : En tant que conseiller du président de la République, quels sont les sujets précis du numérique qui intéressent particulièrement et tiennent à cœur le président Denis Sassou Nguesso ?

Yves Ickonga : Nous avons eu il y a quelques jours à Brazzaville, la signature d’un accord entre le ministère des Postes, des Télécommunications et de l’Economie numérique et le ministère de la Santé. Accord destiné à simplifier les usages dans le secteur de la santé avec les services de l’e-Santé….

L’interview intégrale à retrouver dans la prochaine édition spéciale de DIGITAL Business Africa sur le Congo.

Propos recueillis par B-O.D., Digital Business Africa

Saloua Karkri-Belkeziz à AITEX 2019 : « La maîtrise de la 5G va donner un autre élan à la disruption technologique »

[Digital Business Africa] –  La quatrième édition du Salon Africa IT Expo (AITEX 2019) s’est ouverte ce 24 octobre à Rabat au Maroc. Le salon a été officiellement ouvert par Moulay Hafid Elalamy,  le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Économie Verte et Numérique. Le Congo Brazza et la Chine sont les deux pays à l’honneur.

Dans son discours de circonstance, Saloua Karkri-Belkeziz, la présidente de l’APEBI, organisatrice de l’événement, a justifié le choix de ces deux pays. Pour elle, « l’Afrique a été à bien des égards le pourvoyeur de base et le fournisseur des matières premières à prix relativement modérés. Mais, l’Afrique n’a pas véritablement profité de cette manne et reste le continent le plus pauvre et le moins développé de la planète. Les nouvelles technologies lui donnent l’occasion d’inverser la tendance ».

La présidente de l’APEBI invite les gouvernements à prendre conscience de la disruption de l’innovation technologique et à saisir l’opportunité pour imprimer à nos pays africains une transformation radicale pour une mise à niveau.

Saloua Karkri-Belkeziz insiste sur le fait que les nouvelles technologies sont un secteur pluridimensionnel et transversal, car « elles concernent tous les secteurs sans exception ». Elles sont un secteur horizontal, « car elles concernent toutes les composantes de la société, les citoyens, les administrations, les institutions et les entreprises ». D’où l’importance de les adopter rapidement.

« La Chine affiche une avancée plus certaine dans la maîtrise de la 5G »

« Quand on est dans le secteur des nouvelles technologies, les choses évoluent constamment et rapidement. La maîtrise de la 5G va donner un autre élan à la disruption technologique et marquer un impact plus important sur nos sociétés. La Chine affiche une avancée plus certaine dans la maîtrise de la 5G. La Chine, pays le plus peuplé du monde, qui fête cette année ses 70 ans de régime est en passe de devenir la première économie mondiale. Elle a été incontestablement pendant des années l’usine du monde. Elle est la seule à pouvoir discuter aux Etats-Unis sa suprématie technologique. La Chine est pays à l’honneur de cette 4e édition de l’AITEX », justifie-t-elle. 

Concernant le Congo Brazza, pays francophone d’Afrique centrale de quatre à cinq millions d’habitants, elle dira que « malgré ses ressources minières importantes, le pays peine à avoir une croissance soutenue. Mais, il table sur les nouvelles technologies pour pouvoir relancer son économie.  Il est le pays africain à l’honneur de cette quatrième édition. Nous avons voulu marquer cette quatrième édition de l’AITEX en soulignant l’axe Pékin-Rabat-Afrique francophone. Nous espérons que ce forum sera fructueux dans la consolidation de cet axe ».

Saloua Karkri-Belkeziz
Saloua Karkri-Belkeziz, présidente de l’APEBI, organisatrice de l’événement

30 ans de l’APEBI, nouveau logo

Le thème de cette édition 2019 d’AITEX est « le numérique moteur de croissance en Afrique ». Les thématiques qui seront abordées durant cette 4ème édition sont diverses. On peut citer : Quelle Afrique numérique à Horizon 2025 ; L’innovation inversée ; le futur du travail ; les technologies de rupture et leur impact (IA ,5G ,IOT,…..) ; le Citizen Centric ou encore la Cybersécurité.

Comme depuis les trois années déjà, AITEX 2019 a été durant ces deux jours (24 et 25 octobre 2019) la plateforme d’échanges, de partenariats et de rencontres inter-entreprises, institutions, consultants et experts de renoms. Le salon AITEX a offert de multiples opportunités pour les entreprises et institutions de pouvoir discuter avec les pays à l’honneur et les participants afin de développer leur écosystème d’innovation, de collaborer avec les startups, de présenter les dernières technologies, de développer les réseaux, de débattre de nouvelles idées et de rencontrer les différents décideurs présents.

Le Salon AITEX est organisé par l’Apebi, la Fédération des Technologies de l’Information, des Télécommunications et de l’Offshoring que préside Saloua Karkri-Belkeziz depuis 2015. Lors de cette édition d’AITEX 2019, elle a d’ailleurs présenté, à l’occasion de la célébration des 30 d’existence de la fédération, le nouveau logo de l’Apebi et invité ses futurs successeurs de perpétuer la flamme AITEX. « Aitex, ce n’est pas une fois tous les deux ans. C’est chaque année ! », lancera-t-elle à l’endroit de ses collaborateurs de l’APEBI. Comme à chaque édition, AITEX 2019 était placé sous le haut patronage du Roi Mohammed VI.

Par B-O.D., à Rabat

AITEX 2019 : Franck SIOLO vante les progrès du Congo Brazza dans le numérique à Rabat au Maroc

[Digital Business Africa] –  La quatrième édition du Salon Africa IT Expo (AITEX 2019) s’est ouverte ce 24 octobre à Rabat au Maroc. Le Congo Brazza et la Chine sont les deux pays à l’honneur. Le pays de Denis Sassou Nguesso est présent à cette rencontre avec une forte délégation comprenant Franck SIOLO, directeur de cabinet du ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Economie Numérique, Léon Juste Ibombo, empêché. Le ministre est en effet à Sochi en Russie avec le président de la République dans le cadre du sommet Russie-Afrique.  

Lors de la cérémonie d’ouverture du Salon, Franck SIOLO, au nom du ministre, a pris la parole pour présenter aux participants d’AITEX venus de l’ensemble de l’Afrique et de l’Europe (25 pays au total selon les organisateurs) les progrès du Congo dans le secteur du numérique. Et par ricochet, les opportunités qu’offre le pays dans ce domaine.

Tout d’abord, Franck Siolo a salué la volonté affichée par le gouvernement marocain, à travers la stratégie Maroc Digital 2020, de créer des projets panafricains, créateurs de richesses pour les entreprises marocaines et africaines. Ceci en mettant en avant l’expertise, le savoir-faire, les innovations et l’écosystème IT de l’Afrique.

Et pour le Dircab, cette stratégie marocaine commence à porter ses fruits. Car, dit-il, au Congo Brazza, la filiale d’une banque marocaine accompagne le gouvernement dans la mise en œuvre d’un projet de hub digital visant la traçabilité, la collecte automatique de certaines redevances, ainsi que l’interopérabilité intégrale des banques, des opérateurs de téléphonie mobile et des microfinances. Plus encore, un autre groupe marocain est en ce moment à Brazzaville pour peaufiner la réalisation des projets numériques « très novateurs et créateurs de richesses », indique Franck Siolo.

Congo Digital 2025

Comme le Maroc, le Congo Brazza a sa stratégie de développement du numérique baptisée Congo Digital 2025 et approuvée en conseil des ministres le 02 mai 2019. Cette stratégie a pour objectif final d’ériger le Congo en véritable société de l’information et du savoir, rappelle le Dircab. Et cela se fera bien par le développement de l’e-gouvernement, qui consiste dans une certaine mesure à généraliser l’utilisation des TIC dans les administrations afin d’améliorer le service public et la gouvernance ; l’e-business afin de promouvoir le secteur privé, notamment dans les transactions électroniques ; et enfin l’e-citoyen, pour promouvoir la participation des citoyens au processus d’e-gouvernement. L’objectif ici étant de dématérialiser, en temps réel, la totalité des actes publics qui correspondent à leurs occupations quotidiennes.

Pour réussir ce challenge, le gouvernement congolais a mis en place un cadre légal et réglementaire conséquent. Franck Siolo cite la loi portant protection des données à caractère personnel qui vise la vie privée et les libertés publiques ; la loi portant cybersécurité pour la protection et l’intégrité de nos réseaux ; la loi relative aux transactions électroniques qui régira le commerce électronique, la signature électronique, la certification électronique et bien d’autres aspects ; la loi portant lutte contre la cybercriminalité qui définit toutes les infractions susceptibles d’être commises sur un réseau ou un terminal numérique ainsi que les sanctions encourues par les cyber-délinquants.

Aussi, le cadre institutionnel a connu des évolutions. D’où la création récente de la direction générale du Développement de l’économie numérique (DGDEN) et de l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (ANSSI). Cette agence apportera une réponse coordonnée en cas d’incidents et s’occupera de la prévention des éventuelles crises liées au numérique. Et ce n’est pas tout : « De même, en raison du caractère transversal des piliers contenus dans la stratégie nationale, le gouvernement s’emploie à la mise en place d’un comité technique du numérique. Ce comité, qui sera placé sous l’autorité du Premier Ministre, Chef du gouvernement, aura pour mission d’orienter et de coordonner les projets numériques pour assurer leur cohérence », déclare Franck Siolo.

Pour lui, la stratégie nationale du développement de l’économie numérique Congo Digital 2025 a déjà commencé à produire des stratégies et activités sectorielles en totale symbiose avec la matrice générale adoptée par le gouvernement. C’est ainsi qu’il a été lancé récemment la stratégie numérique dans le secteur de la santé, de même que la mise en œuvre de certains projets de développement du numérique dans l’enseignement supérieur congolais. Le cas de TIC’SUP mis en œuvre par un consortium Franco-Chinois a été cité.

« Dès lors on peut comprendre que le développement des usages numériques est le sésame pour arrimer dans la durée, l’Afrique au développement de l’économie numérique. Cette intégration des TIC nous amènera à une gestion plus efficace de l’information, une mise à disposition plus efficiente d’informations aux entreprises, à un meilleur service rendu aux citoyens, à un accès amélioré à l’information pour tous, à une plus grande participation des citoyens au processus de prise de décision publique », fait observer Franck Siolo.

Franck SIOLO, Dircab de Léon Juste Ibombo,
De gauche à droite, Eric Armel Ndoumba, conseiller du ministre Léon Juste Ibombo, Franck Parfait SIOLO, Dircab du ministre et Yves Ickonga, conseiller du président Denis Sassou Nguesso.

AITEX 2019

Selon Saloua KARKRI BELKEZIZ, la présidente de l’Apebi, organisatrice de l’événement, le Congo Brazza, « pays francophone d’Afrique centrale de quatre à cinq millions d’habitants, malgré ses ressources minières importantes, peine à avoir une croissance soutenue. Mais, il table sur les nouvelles technologies pour pouvoir relancer son économie.  Il est le pays africain à l’honneur de cette quatrième édition. Nous avons voulu marquer cette quatrième édition de l’AITEX en soulignant l’axe Pékin-Rabat-Afrique francophone. Nous espérons que ce forum sera fructueux dans la consolidation de cet axe ».

Le thème de cette édition 2019 d’AITEX est « le numérique moteur de croissance en Afrique ». Les thématiques qui seront abordées durant cette 4ème édition sont diverses. On peut citer : Quelle Afrique numérique à Horizon 2025 ; L’innovation inversée ; le futur du travail ; les technologies de rupture et leur impact (IA ,5G ,IOT,…..) ; le Citizen Centric ou encore la Cybersécurité.

Comme depuis les trois années déjà, AITEX sera durant ces deux jours la plateforme d’échanges, de partenariats et de rencontres inter-entreprises, institutions, consultants et experts de renoms. Le salon AITEX offrira ainsi de multiples opportunités pour les entreprises et institutions de pouvoir discuter avec les pays à l’honneur et les participants afin de développer leur écosystème d’innovation, de collaborer avec les startups, de présenter les dernières technologies, de développer les réseaux, de débattre de nouvelles idées et de rencontrer les différents décideurs présents.

Le Salon AITEX est organisé par l’Apebi, la Fédération des Technologies de l’Information, des Télécommunications et de l’Offshoring et placé sous le haut patronage du Roi Mohammed VI.

Par B-O.D., à Rabat

Télécommunications : L’américain SpaceX veut envoyer 42 000 satellites supplémentaires dans l’espace

[Digital Business Africa] – Alors que la majorité des pays africains ne disposent même pas d’un seul satellite dans l’espace, la société spatiale américaine SpaceX entend y envoyer 30 000 satellites supplémentaires, en plus des 12 000 déjà prévus. Ce qui ferait à elle seule 42 000 nouveaux satellites dans l’espace. Une information annoncée par SpaceX et confirmée par l’Union internationale des télécommunications (UIT), qui coordonne au niveau mondial le spectre des fréquences radio et les orbites des satellites. Selon Alexandre Vallet, chef des services spatiaux à l’UIT, l’administration des communications américaine (FCC) a transmis au siège de l’UIT à Genève, 20 demandes concernant chacune 1.500 satellites. D’ailleurs, les 20 demandes sont consultables sur le site de l’UIT.

D’après SpaceX à l’initiative de la constellation baptisée Starlink, cette dernière sera composée de mini satellites qui devront fournir une connexion internet à l’échelle planétaire. Dans le cadre de ce projet, 60 satellites ont été lancés en mai dernier. Ces premiers satellites seront positionnés à une altitude relativement basse de 550 km, et étendues partout dans le ciel de manière à établir une ligne directe depuis n’importe quel point sur le globe. Pour le Canada et le nord des Etats-Unis, la constellation devrait être opérationnelle dès l’année prochaine. Au total, SapceX indique qu’il faudrait à nouveau 24 lancements pour parvenir à couvrir le reste de la planète.  

A l’évidence, ce projet révèle la démesure des ambitions spatiales américaines. D’ores et déjà, il suscite des critiques de par le monde. Parmi celles-ci, les astronautes qui craignent que ces constellations n’obstruent les observations faites depuis la terre avec des télescopes. Aussi, ils évoquent l’encombrement des orbites terrestres basses, comprises entre 1.500 ou 2.000 km.

Aujourd’hui, on se dirige vers une saturation de l’espace, avec plus de 2.100 satellites actifs en orbite autour de la Terre. De manière plus générale, environ 23.000 objets sont catalogués en orbite, ce qui comprend des étages de fusées, des satellites inactifs, ou même des débris. Dans ce contexte, l’idée d’envoyer 42 000 nouveaux satellites dans le ciel ne fait qu’augmenter ces inquiétudes.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Cameroun : Bataille autour du marché de la digitalisation de la fonction publique

[Digital Business Africa] – Au Cameroun, c’est une bataille en règle que se livre le deux géants des télécoms du pays, le français Orange et le sud-africain MTN. En cause, l’obtention du marché de la digitalisation en cours du ministère de la Fonction publique. Tout récemment encore, un troisième opérateur s’est rajouté dans la course. Il s’agit d’un consortium formé par Epi-Use Labs et le marocain Arago Consulting.

En effet, jusqu’ici, la fonction publique camerounaise est le fief d’une grande anarchie administrative, marquée par une incapacité à gérer les archives qui s’empilent les uns sur les autres dans les couloirs de bureau. Dans ce contexte, il arrive plusieurs fois que des pièces de dossiers arrivent à disparaitre, lorsque ce n’est pas l’intégralité même du dossier. Si des avancées significatives ont été enregistrées avec notamment l’arrivée des systèmes comme Sigipes qui permettent un suivi en ligne par les usagers de leurs dossiers, beaucoup reste encore à faire.

Dans ce sillage, le directeur général de MTN Cameroun Hendrick Kasteel avait proposé le 28 août 2019 au ministre de la Fonction publique Joseph Lé une solution digitale globale qui comprend la dématérialisation, l’indexation et la réorganisation de la gestion du système des archives. Mais également de nouvelles capacités en matière d’audit et de besoins d’information. Une offre réitérée le 8 octobre lors d’une audience accordée au DG de MTN par le ministre Joseph Lé, qui avait reçu quelques jours plus tôt, le 26 septembre 2019 le DG d’Orange Frédéric Debord.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Free Roaming Congo – Gabon : Voici les termes du protocole d’accord signé entre Yves Castanou et Lin Mombo

[Digital Business Africa] – Le protocole d’accord relatif à la mise en œuvre du free roaming entre le Congo et le Gabon est signé. Cet accord paraphé le 16 octobre 2019 entre Lin Mombo et Yves Castanou, respectivement président du conseil de régulation de l’Agence de régulation des Communications électroniques et des Postes (Gabon) et Directeur Général de l’Agence de régulation des Postes et des Communications Electroniques du Congo (Congo) rend effectif le service du « free roaming »  entre les deux pays. Suivant les termes de l’accord, ce service devrait rentrer en vigueur au plus tard le 31 décembre 2019.

Aussi, à travers cet accord, l’ARPCE et l’ARCEP conviennent entre autres de « la mise en place, dans chaque pays, d’un comité national technique piloté par l’Autorité de Régulation et comprenant l’ensemble des opérateurs ainsi que l’Autorité Gouvernementale en charge des télécommunications ; la mise en place d’un comité de gestion de fraude entre les pays ; la mise en place de la gratuité de la réception des appels pour les usagers en roaming dans la limite des 300 premières minutes par abonnés et dans la limite d’un mois ; la facturation des appels des abonnés en roaming au tarif local dans le réseau du pays visité, dans la limite d’un mois  et de l’obligation de fiabiliser l’identification des abonnés aux services de téléphonie mobile afin de renforcer la lutte contre la fraude… », précise le protocole d’accord.

Notons au passage que cette initiative entre le Congo et le Gabon découle de la feuille de route pour la mise en œuvre du Free Roaming en Afrique centrale adoptée par les régulateurs des pays de la zone à Malabo les 6 et 7 août 2018. « Notre initiative s’intègre parfaitement aux actes additionnels de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale et à l’engagement des Chefs d’Etat à renforcer la cohabitation et la promotion d’un marché commun en adéquation avec la vision de la CEMAC », précise Yves Castanou qui évoque également le manifeste Smart Africa adopté le 29 octobre 2013 en marge du sommet Transform Africa tenu à Kigali au Rwanda, et qui plaide pour l’intégration des pays de l’Union Africaine autour d’un marché commun dans le domaine des télécommunications et des TIC.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Fintech : A Paris, E-Doley perd sa bataille judiciaire contre BGFI Bank

[Digital Business Africa] – « Le tribunal de commerce de Paris a accueilli favorablement la demande du groupe BGFIBank de se déclarer incompétent dans ce dossier qui concerne exclusivement des entités de droit gabonais… Faute pour E-Doley d’avoir apporté la preuve de l’existence du moindre préjudice sur le territoire français ». Tel est le jugement rendu le 15 octobre 2019 par le tribunal de commerce de Paris qui examine depuis huit mois le litige opposant le groupe bancaire BGFI Bank à la fintech e-Doley Finance, deux entreprises de droit gabonais.

Au final donc, la justice française se déclare incompétente, une victoire pour BGFI Bank qui était accusé par e-Doley d’avoir « violé » les termes de leur contrat de partenariat, lui réclamant plusieurs dizaines de milliards de Fcfa. Dans le fonds du dossier, e-Doley, fondée et dirigée par Ernest Tewelyo accuse BGFI Bank d’avoir rompu de manière abusive leur contrat en 2013 et exploité, sans son accord, sa « technologie brevetée » pour mettre en place une solution mobile en 2015. Vu que l’accord prévoyait un partage des bénéfices entre les deux parties sur chaque transaction réalisée sur la base de cette technologie, e-Doley réclamait donc des dizaines de milliards de F Cfa à BGFI Bank.

Par ailleurs, un communiqué de BGFI Bank indique que le revers dans ce dossier ne n’arrête pas là. E-Doley ayant été condamné à « verser la somme de 2 500 euros à chacune des entités de BGFI Holding Corporation SA et BGFI Bank Gabon, ainsi qu’aux dépens ». Pour l’instant, e-Doley n’a pas encore réagit. On attend la suite de la procédure judiciaire devant les tribunaux gabonais.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Afrique du Sud : MTN, meilleur réseau mobile du pays (rapport)

[Digital Business Africa ]- En Afrique du Sud, MyBroadband Insights a publié son rapport sur la qualité du réseau mobile pour le compte du troisième trimestre 2019. De manière claire il en ressort que l’opérateur MTN dispose du meilleur réseau mobile en Afrique du Sud. Le rapport qui repose sur 314 751 tests de vitesse effectués par des milliers d’utilisateurs d’Application de test rapide Android, décrit cinq grands fournisseurs de réseaux sud-africains entre le 1er juillet et le 30 septembre 2019.

De manière globale, le rapport arrive à la conclusion que l’Afrique du Sud affichait une vitesse de téléchargement moyenne sur mobile de 24,68 Mbps et une vitesse de téléchargement moyenne de 9,03 Mbps. MTN affichait la vitesse de téléchargement moyenne la plus élevée (35,31 Mbps), suivie de Vodacom à 31,19 Mbps, de Telkom à 22,42 Mbps, de la Cellule C à 17,18 Mbps et de Rain à 16,71 Mbps.

Sur la démarche, pour déterminer le meilleur réseau mobile en Afrique du Sud, un «niveau de qualité du réseau» a été calculé pour chaque réseau à l’aide de la vitesse de téléchargement, de la vitesse de téléchargement et de la latence. Le score sur 10 indique ensuite les performances du réseau par rapport aux autres réseaux. Une fois encore, MTN a dominé avec un niveau de qualité réseau de 10,00, suivi de Vodacom sur 8,72, Telkom sur 6,23, Rain sur 5,88 et Cell C sur 5,58.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Vodacom lance un nouveau téléphone intelligent 4G

[Digital Business Africa ]- Le fournisseur de réseau sud-africain Vodacom a lancé le mardi 22 octobre 2019 un téléphone intelligent 4G. Selon l’opérateur, le téléphone baptisé ‘‘ Vodacom Vibe 4G’’  a été conçu pour les utilisateurs à la recherche d’un appareil intelligent, mais abordable et au prix de 299 rands. Ce téléphone est doté ‘‘de plusieurs fonctions intelligentes et comprend un écran de 2,8 pouces, un menu facile à naviguer, une longue autonomie de la batterie et une caméra arrière de 2MP’’, explique Vodacom.

«Au cours des six dernières années, le taux de pénétration des smartphones a doublé, passant de 30% à 60%, alors que les clients migrent des appareils 2G vers les smartphones 3G et 4G. Afin de poursuivre cette transition et de réduire la fracture numérique, nous avons présenté le premier téléphone polyvalent 4G d’Afrique du Sud à peine 299 rands, après avoir lancé le premier téléphone intelligent du pays avec un clavier traditionnel l’année dernière. Les clients ont acheté plus de 10 millions d’appareils de marque Vodacom, tels que la gamme Kicka, les Aspire et Vibe 3G, pour n’en citer que quelques-uns. En lançant une suite d’appareils de marque abordable, notre objectif ultime est de réduire les coûts de communication et de garantir l’inclusion numérique de tous.», a déclaré Davide Tacchino de Vodacom.

Selon la société, l’optimisation de la version de cette année de la Vibe avec la connectivité 4G a consisté à rester en phase avec les tendances numériques et à assurer la longévité. Cela signifie que l’appareil dispose désormais non seulement de capacités de médias sociaux et de messagerie instantanée, mais également d’activation de la voix sur LTE (VoLTE), garantissant ainsi des appels même lorsque le réseau 2G n’est pas disponible.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Botswana : Sur un an, le nombre d’abonnements mobiles a chuté de 1,4%

[Digital Business Africa ]- Au Botswana, le nombre d’abonnements mobiles actifs a enregistré une baisse de 1,4% pour s’établir à 3 181 591 en mars 2018, par rapport à 3 226 389 en mars 2017. C’est ce que révèle le dernier rapport du régulateur sur le marché des TIC publié à la fin 2018. Cette performance contraste avec les données de ces dernières années qui font état d’une croissance remarquable de plus de 100% dans les abonnements à la téléphonie mobile depuis 2009. De manière plus spécifique, le rapport indique que le nombre d’abonnements mobiles a augmenté de 85%, passant de 1 874 101 en mars 2009 à 3 460 331 en mars 2016. Le nombre d’abonnements a ensuite diminué de 7% en mars 2017 et a ensuite reculé en mars 2018.

«La diminution du nombre d’abonnements mobiles actifs au cours de la période considérée est principalement due au taux de résiliation élevé enregistré par les trois opérateurs pendant les fêtes de fin d’année 2017, qui n’a pas été totalement rétabli avant mars 2018. La part de marché mesurée par le nombre de les abonnements sont comme suit; Mascom Wireless reste le leader avec 53%, suivi par Orange avec 31% et BTC Mobile avec 16%. Mascom avait une part de marché de 55% au cours de l’année précédente, suivie par Orange avec 30% et enfin BTC Mobile avec 15%. ”, explique le rapport.

En effet, des études antérieures ont conclu que le marché du Botswana connaissait une forme de concurrence unique dans laquelle les consommateurs possèdent plusieurs cartes SIM appartenant à différents fournisseurs de services. Une pratique motivée par le besoin de tirer parti des offres de produits et de prix proposées par les différents fournisseurs de services au même moment. Cependant, il s’agit d’une tendance ponctuelle, comme le témoigne le recul des abonnements mobiles dans le pays.

«Les PTO expliquent ce déclin comme un désabonnement naturel lorsque le marché arrive à maturité. On s’attend à ce que la souscription d’abonnements diminue dans l’avenir, à moins d’une intervention stratégique de l’industrie visant à accroître la demande de nouveaux abonnements. De telles interventions peuvent impliquer l’introduction de produits totalement nouveaux et innovants qui répondent à un besoin non satisfait du marché ”, conclut le rapport.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Mobile money : Airtel s’associe à Ecobank pour diversifier ses services financiers

[Digital Business Africa ]- L’opérateur indien de télécommunications Airtel, présent dans 14 pays africains a annoncé le 21 octobre 2019 la signature d’un accord de partenariat avec le groupe bancaire panafricain Ecobank, présent dans 33 pays. Selon l’opérateur, ce partenariat permettra aux clients Airtel Money, via l’écosystème de services financiers numériques d’Ecobank, d’effectuer des dépôts et des retraits en ligne, d’effectuer des transferts d’argent nationaux et internationaux en temps réel, d’effectuer des paiements en magasin et d’accéder prêts et produits d’épargne, entre autres.

Ce partenariat permettra également aux titulaires de comptes d’entreprise Ecobank d’effectuer des décaissements groupés, tels que des paiements de salaires, directement dans le portefeuille de leurs clients Airtel Money. En outre, Ecobank pourra parrainer Airtel Money afin d’émettre des cartes de débit et des cartes prépayées, tant virtuelles que physiques, aux clients Airtel Money.Notons toutefois que ce partenariat reste encore soumis à l’approbation réglementaire de chaque marché.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Congo : Le gouvernement recrute une société gestionnaire des infrastructures de Fibre optique

[Digital Business Africa] – Le Congo souhaite confier la gestion de ses infrastructures de fibre optiques à une société spécialisée. A cet effet, le processus de sélection des entreprises ayant répondu à l’appel d’offres a démarré depuis de 15 octobre 2019.

Au final, la société qui sera retenue devra assurer la gestion, la maintenance et la commercialisation des infrastructures nationales de fibre optique. Aussi, elle devra accompagner l’Unité de coordination du Projet CAB-Congo (UCP/CAB).

Dans le cadre de cet accompagnement de l’UCP/CAB, il est attendu de la société qui sera retenue l’élaboration du projet de plan d’affaires ; du projet de convention de délégation de service public (DSP) le liant à l’Etat congolais ; du projet de licence d’exploitation des infrastructures optiques ; et du projet d’accord avec les autres partenaires souhaitant commercialiser de la capacité optique. Ce prestataire devra, selon le coordonnateur du projet CAB Congo être lié à l’Etat congolais pour une période de six mois, ce qui correspond à la durée d’exécution de ses engagements.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE