[Digital Business Africa] – La ministre des Postes et Télécommunications, Minette Libom Li Likeng, a rendu public la liste des 15 jeunes présélectionnés dans le cadre de la 2è édition du prix spécial du président de la République. Ces 15 jeunes ont bravé lapremière phase de ce concours qui a vu la participation de 463 postulants porteurs de projets innovants. Ces derniers ont débuté ce lundi 24 août 2020 une formation de haut niveau à la SUP’PTIC Business Academy, dispensée par un large panel d’experts dans des questions diverses liées au numérique.
Minette Libom Li Likeng a elle-même effectué cette matinée du lundi 24 août 2020 une visite dans les locaux de la SUP’PTIC Business Academy. « Je suis venue personnellement m’assurer du bon déroulement des formations, qui vont être dispensées à l’intention des 15 jeunes, porteurs des projets les plus innovants, parmi les près de 500 soumis au filtre de la Commission interne du ministère des Postes et Télécommunications, à la faveur cette 2e édition de la Semaine de l’Innovation Numérique, qui est placée sous le Très Haut Parrainage du Président de la République » a-t-elle déclaré à la presse.
« Je dois ajouter qu’à ce stade du processus et sans préjuger de l’issue des travaux du Jury chargé d’effectuer le classement final, j’ai été particulièrement marquée par la pertinence et le caractère pratique de tous ces projets qui adressent diverses problématiques liées au Covid 19. J’observe, pour m’en réjouir, qu’ils révèlent tous, l’ingéniosité, la créativité, et le sens de l’audace des jeunes qui en sont les concepteurs. Je les félicite et les encourage tous », a-t-elle ajouté.
Les 15 présélectionnés
La 2e édition de la « Semaine nationale du numérique » sous le signe de la lutte contre la Covid-19 a donc débuté ce 24 août 2020 et se déroulera jusqu’au 28 août 2020.
Cette nouvelle édition se tiendra sous le thème « la jeunesse camerounaise face au défi de l’innovation numérique en contexte de crise sanitaire » comme l’a annoncé Minette Libom Li Likeng le 27 juillet dernier au cours de la conférence de presse pour le lancement de l’évènement.
Tout comme la première édition, l’activité phare de cet évènement est le concours national du meilleur projet numérique de l’année avec à la clé le « Prix spécial du président de la République » qui récompensera le gagnant. Le concours est ouvert à tout jeune camerounais résidant sur le territoire et porteur d’un projet entrepreneurial innovant utilisant les technologies numériques.
Rappelons que le grand gagnant sera désigné au terme de la semaine de l’innovation.
Gaëlle Massang
Les 15 présélectionnés
JURY DU CONCOURS ORGANISÉ A LA 2e EDITION DE LA SEMAINE DE L’INNOVATION NUMÉRIQUE
Concours du meilleur projet d’innovation numérique de l’année 2020 au Cameroun : la composition du Jury
NOM
Titre
Qualification
Pr AWONO ONANA Charles
Président
Professeur titulaire, Président Université des Montagnes
[Digital Business Africa] – Presque toujours sollicitées en second plan, même pour les tâches minimes dont elles ont l’expertise certifiée, des entreprises, PME et organisations camerounaises s’indignent régulièrement de ce que les organisations internationales présentes au Cameroun orientent généralement leurs choix vers les sociétés et organisations étrangères quand il faut réaliser des projets au Cameroun. Ceci dans le cadre des appels d’offres nationaux et internationaux où l’expertise camerounaise est parfois avérée et d’excellente qualité.
Cas pratique avec le choix de la structure française Bond’Innov par le Pnud Cameroun pour une activité menée au Cameroun où les compétences et l’expertise locales dans cette activité ne manquent pas.
Du 25 au 28 juin 2020 s’est déroulé au Cameroun le Hackathon virtuel «Cameroon Vs Covid 19 ». Cet événement initié par la branche camerounaise du Programme des nations unies pour le développement (PNUD) visait à mettre en évidence les compétences et innovations développées par des jeunes camerounais permettant de surmonter les problématiques liées à la pandémie du Coronavirus (Covid-19) au Cameroun.
Pour l’organisation de cet événement, le PNUD Cameroun a lancé un appel à recrutement d’une structure nationale ou internationale avec une expertise et une expérience dans l’organisation des challenges d’innovation (hackathon, start-up week-end, start-up challenges…). A cette annonce, de nombreuses organisations, entreprises locales, et entrepreneurs locaux se sont mobilisés pour répondre à l’appel sans grand succès. « Le PNUD examinera la meilleure offre sur la base de la proposition technique et financière et le promoteur sera contacté », précisait l’appel à candidatures du PNUD Cameroon.
Au final, c’est l’incubateur Bond’innov implanté en France qui a été retenu pour l’organisation de cet Hackathon. Une pilule très mal digérée par les entrepreneurs locaux qui se sont confiés à Digital Business Africa sous anonymat. «Pour multiplier nos chances d’organiser cet événement qui nous concerne, nous nous sommes unis pour proposer la meilleure offre technique et financière. Nous sommes outrées que ce soit cette entreprise étrangère qui ait été sollicitée pour l’organisation de cet événement qui concerne le potentiel camerounais, alors que nous sommes ceux qui maitrisons le mieux notre environnement », fulminent les recalés.
« Des miettes pour certains locaux lésés »
Pour réussir l’organisation dudit événement et mobiliser les startuppers locaux et les porteurs de projet, l’incubateur Bond’innov a à son tour sollicité l’expertise des entrepreneurs locaux, dont certains avaient postulé à l’offre du PNUD.
Questions de nombreux observateurs camerounais : « Pourquoi donc engager une entreprise étrangère pour l’organisation d’un Hackathon au Cameroun et en retour, cette entreprise revient vers la communauté camerounaise solliciter son expertise pour le suivi des candidats ? » ; « Même en période Covid-19 où l’on peut faire rapidement appel aux solutions locales, pourquoi certaines organisations internationales comme le PNUD Cameroon vont-elles toujours solliciter les entreprises et organisations étrangères alors qu’il existe bel et bien une compétence locale ? »
Le geste de l’incubateur Bond’innov basé en France qui entre en contact avec les acteurs clés du secteur de l’innovation au Cameroun témoigne à suffisance de sa reconnaissance de l’expertise des organisations et des entreprises camerounaises, analysent bon nombre de candidats frustrés par le choix de Bond’innov. « Pourquoi le Pnud Cameroun ne fait-il pas de même ? », s’interrogent-ils.
« Ce sont les mêmes organisations dont les dossiers ont été rejetés qui ont été sollicitées pour l’accompagnement dans cet événement. Plusieurs ne sont pas contents du tout. Certains ont accepté de se joindre au mouvement, mais d’autres n’ont pas été ravis de recevoir que des miettes dans l’organisation de cet événement », confie l’une des sources de Digital Business Africa, dont l’expertise a également été sollicité pour l’organisation de ce Hackathon 100% en ligne du PNUD.
D’ailleurs, Bond’innov a également écrit à certains groupes de camerounais pour solliciter leur participation au Hackaton en ligne. Ce que pouvaient bien faire les organisations spécialisées locales. Voici par exemple un message de Bond’innov envoyé aux membres de la communauté Afric’innov du Cameroun : « Chers membres de la communauté Afric’innov du Cameroun, j’espère d’abord que vous vous portez bien. Nous vous sollicitons aujourd’hui concernant une opportunité qui se déploie au Cameroun: l’organisation d’un challenge 100% digital du PNUD pour faire émerger des projets opérationnels apportant une réponse à la lutte contre la Covid19 au Cameroun…»
Les bruits d’un silence coupable au PNUD Cameroun !
Pour comprendre pourquoi le PNUD Cameroun a choisi Bond’Innov pour l’organisation de ce concours en ligne plutôt que les organisations locales ayant postulé à cet appel à candidatures (national et international), Digital Business Africa a contacté la représentation locale de cet organisme des Nations Unies. Malheureusement, le PNUD Cameroun a choisi de ne donner aucune explication malgré des semaines d’attente et de relances vaines.
D’abord, Jean Luc Stalon, le Représentant résident du PNUD au Cameroun (photo), a été contacté par mail le 19 juin 2020 afin d’avoir des précisions. Celui-ci a transféré les questions envoyées à ses collaborateurs (Salome Martin Darras et Lereh Joseph Fajong) mis en copie afin qu’ils répondent. Ceux-ci malheureusement n’ont pas jugé utile de répondre.
Ensuite, tous, y compris Jean Luc Stalon, ont été relancés plusieurs fois en vain durant des semaines. Jusqu’au 24 août 2020, toujours aucune réponse venant du PNUD Cameroun. Un silence qui en dit certainement long sur les pratiques de cet organisme international au Cameroun et dont les organisations lésées accusent de favoritisme.
« C’est ainsi que bon nombre d’organismes internationaux procèdent généralement. Le Pnud Cameroun fait pareil. Ils mettent tout en œuvre pour que l’argent d’une quelconque aide ou don accordé en Afrique soit principalement reversé et gagné par des organisations ou entreprises étrangères. Ceci au détriment des entreprises, organisations camerounaises et africaines, qui, au finish, sont reléguées au second plan. Les rares organisations qui persistent et qui sont contactées pour des sous-traitances s’en tirent avec juste quelles miettes, tandis que les organisations internationales choisies s’en tirent avec le gros lot. D’ailleurs, il faut dire que très souvent, certains organismes internationaux s’organisent pour que les conditions des Termes de références de ces appels à candidatures et appels d’offres soient davantage favorables aux entreprises ou organisations occidentales », explique, courroucé, un entrepreneur local spécialisé dans l’accompagnement des start-up ayant déjà expérimenté plusieurs échecs. Pour lui, en période Covid-19 où les activités sont au ralenti, le choix pouvait se faire localement afin de soutenir d’une certaine manière les organisations locales.
Le Hackathon 100% en ligne organisé par le PNUD Cameroun et son partenaire français Bond’Innov s’est appuyé sur les structures d’accompagnent locales des start-up tels que l’incubateur Activpaces dont le rôle était centré sur le coaching des équipes et l’accompagnement des gagnants du concours.
Au terme du concours, le principal vainqueur a été Oxynnet, une solution technologique développée par l’entreprise Himore Medical Equipments d’Arthur Zang permettant aux hôpitaux de s’approvisionner en Oxygène nécessaire pour plusieurs malades et principalement pour ceux atteints de la Covid-19 et en phase critique.
Oxynnet de Himore Medical Equipments d’Arthur Zang, vainqueur du Hackaton lancé par le PNUD Cameroun.
L’expertise locale reléguée au second plan
L’exemple du PNUD Cameroun n’est pas un cas isolé, car de nombreuses organisations, PME et entreprises camerounaises se plaignent très souvent de ce qu’elles ne sont pas sélectionnées lors des appels d’offres internationaux alors qu’elles sont pourtant bien qualifiées pour le travail sollicité. La preuve, certains challengers des sociétés ou organisations retenues sont parfois contactés pour la sous-traitance pour le même service, avec bien entendu moins de gains.
Certaines entreprises et organisations pensent que lorsqu’il s’agit des grands enjeux et des sommes colossales, l’expertise locale est très souvent reléguée au second plan. Y compris dans l’événementiel.
Les grandes organisations préférèrent confier les commandes aux entreprises étrangères pour plusieurs raisons : Si de nombreux jeunes, organisations et entreprises locales pensent qu’il s’agit d’un favoritisme et d’une volonté pour ces organisations présentes au Cameroun de servir les intérêts de leur communauté, de leurs entreprises et organisations afin que l’argent des aides et dons accordés en Afrique retourne en occident, d’autres pensent que ces organismes internationaux peuvent invoquer d’autres arguments : « Il y a par exemple une présomption de mauvaise qualité des prestations rendues par les entreprises locales, une crainte de voir apparaître des difficultés dans l’exécution convenable des travaux par les entreprises locales, une crainte de la disponibilité des ressources humaines qualifiées et surtout une présomption des problèmes de financement », décrypte Olivier Djaba, consultant formateur, également consultant en investissement et développeur d’affaires.
L’action de l’Etat requis
Pour remédier à cette situation, l’Etat camerounais avait pris certaines dispositions. Dispositions qui s’avèrent insuffisantes. Ces dispositions sont notamment, la mise en place de la Bourse de sous-traitance et de partenariat du Cameroun (BSTP) pour accompagner les sous-traitants à obtenir les commandes publiques auprès des grands donneurs d’ordre ; le renforcement de la formation professionnelle pour disposer des ressources humaines capables d’accompagner les sous-traitants ; la recommandation d’un quota minimum de 30% réservé aux sous-traitants dans les grands marchés.
Très souvent, la loi du marché et celle de l’offre et de la demande font que les sous-traitants doivent faire face à une concurrence sévère. Et, les rapports entre les parties prenantes à un contrat de sous-traitance ne sont pas toujours équilibrés. Ce constat déploré par le patronat camerounais (Gicam) a fait l’objet d’un forum en 2018, au cours duquel les experts relevaient par ailleurs que : « 35% des relations entre donneurs d’ordre et preneurs d’ordre reposent sur le corps de métier alors que 60% de donneurs d’ordre recourent à l’externalisation parce qu’ils veulent réduire les coûts ».
Pour renforcer la contribution des sous-traitants, d’autres mesures d’après Olivier Djaba seront nécessaires, telles : l’adoption d’une loi sur la sous-traitance et la fixation par voie règlementaire des délais de règlements. D’autres experts exigent d’imposer une obligation pour les donneurs d’ordre d’exiger que dans les appels d’offres internationaux une entreprise internationale ne puisse gagner un marché s’il n’est partenaire ou en consortium avec une entreprise locale. Ce qui pourrait revaloriser « les miettes » reçues par les locaux dans le cadre de la sous-traitance des marchés gagnés par des entreprises ou organisations internationales.
[Digital Business Africa] – En Ethiopie, c’est une annonce qui sonne comme un coup de tonnerre. Alors qu’elle avait annoncé en mai 2020 l’ouverture du capital de l’opérateur public Ethio Telecom via la vente de 40% du tour de table, l’Autorité éthiopienne des télécommunications (ECA) a fait volte-face. Elle a publié un communiqué dans lequel elle annonce suspendre ses projets de privatisation d’Ethio Telecom.
Une annonce qui intervient alors que plusieurs multinationales avaient déjà manifesté leur intérêt pour l’entreprise, qui est par ailleurs le plus ancien opérateur de télécommunications d’Afrique qui fournit à plus de 40 millions d’Éthiopiens sur 115 millions un réseau mobile et des services Internet. Parmi eux, Safaricom et sa société mère, Vodacom, ou encore le français Orange. Ainsi donc, jusqu’à nouvel avis, Ethio Telecom conservera encore durant longtemps son monopole sur le marché éthiopien.
[Digital Business Africa] – Au Tchad, après plusieurs mois de censure partielle ou totale d’Internet et des réseaux sociaux, les opérateurs de télécommunications ont envoyé le 18 aout 2020 des messages à leurs abonnés leur signifiant le retour du service. Ce qui sous-entend la décision du gouvernement de lever les restrictions décidées sur Internet.
Si la décision est saluée sur place, il n’en demeure pas moins qu’il ne s’agit que d’une levée partielle de la restriction : « Depuis plusieurs jours, en dehors de Ndjaména la capitale où on a besoin d’un VPN pour se connecter aux réseaux sociaux, tout le reste du pays était complètement coupé d’Internet. La levée annoncée par les opérateurs n’est que partielle. A l’intérieur du pays, Internet reste fortement restreint, même si les habitants peuvent désormais se servir d’un VPN pour accéder aux réseaux sociaux », explique Nadjo Kaïna du mouvement citoyen Iyina dont il est le fondateur.
En effet, depuis le 22 juillet 2020, seuls les habitants de Ndjamena la capitale bénéficiaient d’un accès limité à Internet. Peut-être, en raison de la présence dans la ville de personnels d’institutions internationales et des représentations diplomatiques. Pour accéder aux réseaux sociaux, les habitants de Ndjamena devaient utiliser un VPN, contrairement au reste du pays qui était dans un blackout total.
Déjà, le 17 août 2020, plus de 200 ONG dont Internet sans frontière ont décidé de saisir la commission des droits de l’Homme de l’Union africaine en vue de contraindre le gouvernement tchadien à lever la censure sur Internet. « « Nous avons saisi la justice, ç’a n’a pas marché, nous avons fait de plaidoyers, ç’a n’a pas marché. Maintenant, nous avons le droit de pouvoir saisir les juges de la Cour africaine, pour pouvoir obliger le Tchad à respecter sa signature auprès de la Cour africaine des droits de l’homme et ses engagements au respect des droits humains. Si le gouvernement tchadien ne respecte pas la parole ou la décision de la Cour, cette fois-ci nous irons plus haut auprès des juridictions internationales ou utiliser d’autres moyens de pressions afin d’obliger le gouvernement tchadien à respecter le droit des tchadiens à accéder à l’internet », avait alors explique Abdelkerim Yacoub Koundougoumi, le directeur Afrique d’Internet sans frontières, interrogé par RFI.
[Digital Business Africa] – Au Niger, alors que la pénurie de sang se fait de plus en plus ressentir dans les hôpitaux, le géant américain Facebook propose sa collaboration. Le réseau social et le Centre National de Transfusion Sanguine ont annoncé le 5 août 2020 le lancement d’un nouvel outil pour encourager le don. Désormais, toute personne au Niger âgée de 18 à 65 ans aura la possibilité de s’inscrire en tant que donneur de sang sur Facebook, de recevoir des notifications lorsque des centres de collecte de sang proches de chez elle ont besoin de dons et d’inviter ses amis à donner.
Selon les deux partenaires, la fonctionnalité ‘‘Dons de sang’’ sur Facebook comprend trois éléments clés : En premier, la possibilité de s’inscrire en tant que donneur de sang : Les utilisateurs de Facebook qui choisissent de s’inscrire ont la possibilité d’indiquer leur volonté de donner du sang dans l’application Facebook. Ensuite, les banques de sang inspirent les donneurs : si les centres de don de sang de confiance ont besoin de trouver des donneurs, ils peuvent créer des pages spéciales qui informent les donneurs de leurs besoins et comprennent un bouton d’appel à l’action qui permet aux donneurs de les contacter directement à partir de la page. Et enfin, la notification aux donneurs. Une fois qu’une demande de don de sang est publiée, les personnes situées à proximité qui ont indiqué leur volonté de donner du sang seront informées de la demande par le biais de leurs notifications sur Facebook.
Comment ça marche ?
Toute personne âgée de 18 à 65 ans peut s’inscrire comme donneur de sang sur Facebook en se rendant sur la page “Dons de sang” dans la section “A propos” de leur profil, ou en accédant au lien : Facebook.com/donateblood. Chaque personne qui s’inscrit pourra voir sur son appareil mobile les demandes et les possibilités de donner du sang aux centres de dons de sang sur Facebook
[Digital Business Africa] – Au Niger, le gouvernement aidé de ses partenaires est en train de travailler à la mise sur pied d’une nouvelle politique nationale en matière des TIC et du numérique. Selon le ministère des Postes, des Télécommunications et de l’Economie numérique qui pilote le projet, le nouveau document actuellement en cours d’élaboration couvrira la période allant de 2021 à 2030, soit les neuf prochaines années, et visera à permettre au Niger de profiter au maximum des potentialités socioéconomiques des TIC, et de positionner le Niger comme leader en la matière.
Cette nouvelle Stratégie viendra remplacer l’actuelle Stratégie, qui est en vigueur depuis 2013, et qui arrivera à son terme à la fin 2020. Cette dernière, était axée autour de 5 piliers que sont : la mise en œuvre de l’adaptation du cadre juridique et institutionnel ; le développement des infrastructures ; la promotion de l’accès universel aux services TIC ; le développement des applications et contenus ; et le renforcement des capacités en matière des TIC. Grace à elle, le Niger a pu actualiser son cadre juridique et réglementaire, et a pu se doter d’institutions de régulations, à l’instar de l’Autorité de régulation des communications électroniques (Arcep), et de la Haute Autorité de protection des données à caractère personnel (HAPDP).
[Digital Business Africa] – Pour la première fois dans son histoire, c’est une femme africaine qui a été choisi par la multinationale technologique américaine IBM pour diriger la zone Afrique. Le géant mondial a en effet annoncé la nomination de la ghanéenne Angela Kyerematen-Jimoh en tant que Directrice Régionale pour le Nord, l’Est et l’Ouest de l’Afrique.
Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, Angela Kyerematen-Jimoh, qui est par ailleurs considérée comme étant l’une des femmes les plus influentes d’Afrique sera en charge de l’expansion ou d’une meilleure pénétration d’IBM sur les marchés du Maroc, du Nigeria, du Kenya, du Sénégal, de l’Ouganda, du Ghana, de la Tunisie et de 33 autres pays africains.
Pour atteindre cette objetifs, elle pourra s’appuyer sur une forte expérience acquise dans la même boite déjà au poste de Directrice de Cabinet du Directeur Général Adjoint en charge des Marchés Mondiaux et des Ventes, ainsi que Directrice nationale d’IBM au Ghana. Outre son expérience à IBM, la nouvelle directrice Afrique cumule une expérience de 20 ans dans les services financiers et les industries technologiques.
[Digital Business Africa] – Le Kenya est récemment devenu le premier pays africain à se connecter à internet via les ballons de Google. L’annonce a conjointement été faite par le géant américain ainsi que son partenaire local au Kenya, Telkom, qui ont affirmé dans un communiqué que ce service Internet est désormais disponible. Ainsi, outre le fait d’être le premier pays du continent à expérimenter ce service, le Kenya devient également le premier au monde à le commercialiser.
« Les ballons connectés permettront d’offrir une connectivité Internet aux nombreux Kényans qui vivent dans des régions éloignées, mal ou totalement non-desservies, et qui, en tant que telles, restent défavorisées », explique Mugo Kibati, le PDG de Telkom. On apprend également de Telkom qu’au total, le projet mobilise pour l’instant 35 ballons qui couvrent plus de 50 000 km² du territoire. Parmi les localités couvertes, Iten, Eldoret, Baringo, Nakuru, Kakamega, Kisumu, Kisii, Bomet, Kericho et Narok.
[Digital Business Africa] – Le géant des réseaux sociaux, l’américain Facebook a annoncé le lancement de toute une gamme d’avatars dans l’espace Afrique subsaharienne. Il s’agit de ‘‘personnalités’’ numériques personnalisables destinées à permettre aux utilisateurs de s’engager de manière plus «personnelle et dynamique» sur Facebook et Messenger. Les utilisateurs peuvent s’appuyer sur ces avatars pour transmettre un éventail d’émotions et d’expressions dans des commentaires, des histoires, des messageries et à l’avenir, ils seront disponibles pour les messages texte.
“Avec autant d’émotions et d’expressions parmi lesquelles choisir, les avatars vous permettent de partager vos réactions et sentiments authentiques avec votre famille et vos amis sur l’application. Facebook héberge certains de vos contenus les plus personnels et nous voulons permettre aux gens de partager et de réagir à ce contenu de la manière la plus personnalisée possible. Nous sommes ravis de donner aux gens plus d’options pour transmettre leur identité sur Facebook, leur permettant de partager de manière plus personnelle et plus légère“, explique Nunu Ntshingila, le directeur régional de Facebook Afrique.
Pour créer votre avatar, il suffit aux utilisateurs d’aller dans l’éditeur de commentaires Facebook ou Messenger, cliquer sur le bouton «smiley», puis sur l’onglet autocollant. Ensuite, cliquer sur «Créer votre avatar». Ainsi, vous pouvez personnaliser votre avatar avec des coiffures, des teints, des tenues, des autocollants de support COVID-19, et plus encore. Les avatars incluent des centaines de packs d’autocollants mondiaux et des intégrations avec des fournisseurs de GIF et peuvent également être partagés sur Facebook et Messenger.
[Digital Business Africa] – Dans le cadre de la toute première campagne d’envergure sur la promotion de la cybersécurité et la sensibilisation à l’utilisation responsable des réseaux sociaux sous le thème général : « Tous mobilisés pour la cybersécurité au Cameroun », les associations et organisations de la société civile se sont réunis au Minpostel à Yaoundé ce 19 août 2020. C’était l’occasion d’un Forum de la société civile sur le thème précis : « Le rôle des organismes de la société civile dans la lutte contre la cybercriminalité ».
Après avoir été édifiés sur leur rôle, les OSC ont formulé des recommandations à l’endroit du gouvernement camerounais. Parmi ces recommandations, l’Etat a été invité à actualiser la loi sur la cybersécurité et la cybercriminalité au Cameroun ; finaliser l’élaboration de la loi sur la protection des données à caractère personnel ; collaborer avec les plateformes web pour faciliter l’identification des cybercriminels et combattre la cybercriminalité ; renforcer les capacités du CIRT de l’ANTIC ; créer une entité d’intelligence cybernétique ; renforcer les capacités des agents de lutte contre la cybercriminalité ou encore à encourager les organisations religieuses à se familiariser avec les outils numériques par la formation et la sensibilisation des leaders et des masses.
Les Osc ont également plaidé pour le renforcement du cadre juridique sur la protection de l’enfant en ligne et pour l’élaboration et la vulgarisation des guides de bonnes pratiques sur l’utilisation d’internet et des réseaux.
Les associations ont par ailleurs demandé de multiplier les campagnes de sensibilisation (information, éducation, communication) envers les populations cibles et de faciliter le processus d’identification des auteurs des crimes.
Participant à ce forum, Beaugas Orain DJOYUM, le président de l’association Smart Click Africa, a salué cette initiative et rappelé quelques propositions des OSC. « Nous avons par exemple insisté sur le fait que l’Etat camerounais devrait mettre un accent sur le soutien aux entreprises locales spécialisées dans le secteur du numérique. Ceci afin de disposer au Cameroun de grosses entreprises du numérique, à l’instar de Huawei en Chine. Cela permettra d’assurer l’influence du Cameroun à l’extérieur, car les problématiques de gestion des données et de cybersécurité relèvent aujourd’hui d’un enjeu d’intelligence économique. Au sujet de cette formation, nous pensons que c’est une initiative à saluer. Les pouvoirs publics devraient maintenir cette politique de formation des acteurs de la société civile qui doivent être mieux outillés sur les problématiques liées à la cybersécurité, mais aussi pour un meilleur usage du web, des réseaux sociaux et des solutions numériques », explique Beaugas Orain DJOYUM.
C’est René Emmanuel Sadi, le ministre de la Communication du Cameroun qui assume l’intérim au ministère des Postes et Télécommunications, en l’absence de Minette Libom Li Likeng, qui a lancé les travaux de ce forum. Lors de la cérémonie officielle d’ouverture du Forum, il a indiqué que « les organisations de la société civile représentatives et crédibles constituent des acteurs essentiels, non seulement de la gouvernance démocratique, mais aussi de la gouvernance numérique. Elles peuvent notamment influencer les politiques de cybersécurité, afin que celles-ci reflètent au mieux les préoccupations sécuritaires de toutes catégories sociales et qu’elles permettent d’informer le public de manière utile sur les questions liées à la cybersécurité, ainsi que sur le rôle et les droits des citoyens ».
Yaoundé, le 19 août 2020. Minpostel. René Emmanuel Sadi (Mincom) et Mohamadou Saoudi (SG du Minpostel)
Considérant que les acteurs de la société civile n’ont pas toujours conscience de l’importance de leur rôle dans cette problématique et qu’ils manquent d’outils et parfois de compétences pour s’y investir activement et donc que leur potentiel de contribution s’en trouve sous-exploité, il importe donc pour l’Etat, dans cette mobilisation pour la cybersécurité au Cameroun, d’engager une démarche associant tous les acteurs, pour intensifier les efforts afin de créer les conditions permettant de garantir la confiance et la gouvernance numérique du Cameroun, socle de l’émergence d’une économie camerounaise compétitive.
« C’est dire que l’Etat a pour rôle de veiller à co-construire une régulation adaptée du numérique, plus spécifiquement celle qui garantit la souveraineté numérique et la création de la confiance dans les systèmes d’informations. L’évènement qui nous rassemble aujourd’hui est la preuve manifeste, j’en suis convaincu, que les acteurs de la société civile, adhèrent à cette volonté de dialogue impulsée par les pouvoirs publics », a ajouté René Emmanuel Sadi.
L’exposé liminaire à ce forum sur « le rôle des organisations de la société civile dans la lutte contre la cybercriminalité » a été présenté par Mounir Nji Amine, Ceo d’Enix, suivi de travaux en ateliers, puis adoption et restitution des recommandations.
L’on se rappelle que la ministre des Postes et Télécommunications, Minette Libom Li Likeng, avait officiellement lancé le 12 août 2020 cette première campagne d’envergure sur la promotion de la cybersécurité et de sensibilisation à l’utilisation responsable des réseaux sociaux sous le thème : « Tous mobilisés pour la cybersécurité au Cameroun »
Entrant dans le cadre de la stratégie mise en place par le Gouvernement pour lutter contre la cyber-criminalité et toutes formes de délinquances dans le cyberespace, en vue d’une véritable gouvernance numérique au Cameroun, cette campagne a pour objectif, de mobiliser toutes les couches sociétales dans la lutte contre la cybercriminalité.
Après le point de presse qui a consacré le démarrage officiel de la campagne, dès le jeudi 13 août 2020, il s’est suivi un cycle de rencontres qui permettront d’atteindre les différentes composantes sociétales de la nation dans le cadre de la mise en place de la Coalition nationale pour la cybersécurité.
Sur le site web de l’association Smart Clik Africa, consultez le rapport général des travaux lu à la cérémonie de clôture par Gnoga Charles (sous-directeur de la sécurité des Réseaux au minpostel), rapporteur du Forum.
[Digital Business Africa] – MTN Group a un nouveau PDG. Le groupe de télécommunications sud-africain a annoncé ce 19 août 2020 la nomination de Ralph Mupita en qualité de nouveau PDG du groupe. Cette nomination prendra effet à compter du 1er septembre 2020. Il remplacera Rob Shuter, l’actuel PDG. Ralph Mupita qui est un ancien de la maison, occupe actuellement le poste de directeur financier.
Selon le Groupe MTN, Ralph Mupita, directeur financier du groupe MTN depuis avril 2017, a joué un rôle essentiel dans le développement et l’exécution de la stratégie du groupe, les processus d’allocation du capital, la performance financière ainsi que dans la résolution d’un certain nombre de questions complexes de régulation. A cela, MTN ajoute son expérience réussie dans les services financiers, les fusions et acquisitions et les marchés émergents. Des arguments qui ont motivé son choix et l’ont placé dans une bonne position pour diriger la croissance et la durabilité de l’entreprise.
Pour Jonas Mcebisi, président du conseil d’administration du groupe MTN,la nomination de Ralph Mupita intervient après un processus rigoureux de recherche approfondie. « Nous sommes heureux d’avoir nommé une personne du calibre, de l’expérience et de la capacité de Ralph pour occuper le poste de président directeur général du groupe. L’expérience de Ralph en tant que directeur financier du groupe, sa solide connaissance de nos activités et nos marchés, ainsi que son expérience réussie dans les services financiers, les fusions et acquisitions dans les marchés émergents, le placent dans une excellente position pour diriger, dans la continuité, la croissance constante de l’entreprise », explique Jonas Mcebisi.
Ralph Mupita est diplômé de l’Université du Cap avec un diplôme en Ingénierie et un MBA. Avant de rejoindre le Groupe MTN, il a été, pendant cinq ans, PDG d’Old Mutual Emerging Markets, une entreprise des services financiers aux particuliers et aux entreprises dans 19 pays d’Afrique, d’Amérique latine et d’Asie, gérant, à l’époque, un portefeuille de plus de mille milliards de rands d’actifs de clients.
Commentant sa nomination, Ralph Mupita a déclaré: «Diriger une entreprise qui a une histoire à l’échelle et impact socio-économique du Groupe MTN est un privilège et un honneur pour moi. J’ai hâte de travailler avec le conseil d’administration et le comité exécutif du Groupe afin de stimuler la croissance et créer de la valeur pour les actionnaires et les parties prenantes en général. »
Pour le nouveau PDG, le Groupe MTN est en pole position pour tirer parti des changements d’accélération numérique et des opportunités sur les marchés où le groupe est présent. « Nous sommes bien placés pour jouer un rôle important et de premier plan dans l’inclusion numérique et financière du continent africain, en collaboration avec nos parties prenantes et partenaires », expose-t-il.
L’actuel président directeur général du Groupe, Rob Shuter, quittera ses fonctions le 31 août 2020 et soutiendra Ralph, selon les besoins, jusqu’à la fin de son contrat à durée déterminée en début d’année prochaine.
Rob Shuter, PDG de MTN Group. Crédit photo, TechFinancials
Rob Shuter sera désormais CEO de BT Enterprise. Il y a été nommé le 31 juillet 2020 et prendra fonction dès le début de l’année 2021. BT Enterprise est le principal fournisseur de communications d’entreprise au Royaume-Uni, connectant plus d’un million de clients commerciaux et d’organisations du secteur public à un vaste portefeuille de solutions de communication et informatiques. Elle fournit également des produits et services de réseau aux fournisseurs de communication opérant au Royaume-Uni et en République d’Irlande. BT Enterprise a généré un chiffre d’affaires de 6,1 milliards de livres sterling et un bénéfice d’exploitation de 1,2 milliard de livres sterling au cours du premier trimestre l’exercice financier de 2020.
Le recrutement du nouveau directeur financier du groupe MTN se fera au plus tard le 1er septembre 2020.
[Digital Business Africa] – Le groupe de télécommunications sud-africain MTN a annoncé ce 19 août 2020 la nomination de Ralph Mupita en qualité de nouveau PDG du groupe. Cette nomination prendra effet à compter du 1er septembre 2020, date à laquelle Rob Shuter, l’actuel PDG, quittera ses fonctions. Ralph Mupita qui est un ancien de la maison, occupe actuellement le poste de directeur financier.
Ralph Mupita est un peu connu au Cameroun, notamment quand il avait menacé de quitter ce pays qui représente le pilier du groupe en zone Cémac. En effet, commentant les résultats financiers du groupe publié le 8 mars 2018, Ralph Mupita, le Chief Financial Officer de MTN Group était revenu sur le contexte africain dans lequel évolue l’opérateur, en rappelant que le groupe avait connu une année 2017 particulièrement difficile. Il évoquait à titre d’exemple des marchés minuscules, déchirés par la guerre, tandis que d’autres seraient encadrés par une réglementation qui ne favoriserait plus son expansion, ou qui la freinerait tout simplement.
Ralph Mupita n’exclut pas la possibilité de quitter les marchés camerounais et béninois. A l’époque au Bénin, MTN était en conflit avec les autorités de régulation sur les frais de fréquences, qui selon lui, étaient trop élevés. Le groupe affirme avoir engagé des négociations avec les autorités.
La situation à la même époque n’était pas meilleure au Cameroun. Le groupe avait été frappé d’une amende de 6,6 millions de dollars de la part de l’Agence de régulation des télécommunications ainsi que d’une réduction d’un an de sa période de licence pour n’avoir pas respecté la réglementation sur l’enregistrement du spectre et des abonnés.
Devant ces contraintes, le Chief Financial Officer de MTN Group, Ralph Mupita, avait menacé de plier bagage du Cameroun et du Bénin. Dans une interview à Bloomberg, il avait indiqué que MTN avait lancé une étude pour voir, de ses 22 opérations en Afrique et au Moyen Orient, quels sont les marchés où il pourrait se retirer à cause des faibles revenus, des guerres civiles ou encore des malentendus avec les régulateurs télécoms.
Parlant des problèmes avec les régulateurs, il y avait deux principalement : « C’est une grande priorité pour nous de résoudre ce problème à court terme. Si ce n’est pas solutionné, alors ce ne sera pas solutionné. Nous voulons trouver une solution à l’amiable pour rester au Cameroun », affirmait-il concernant la filiale camerounaise, avant d’ajouter « Nous nous battons dur pour rester dans ce marché, le sens économique doit prévaloir », parlant de la filiale béninoise.
Des déclarations qui avaient été relayées par Digital Business Africa. Après ces déclarations, MTN Cameroon et MTN Bénin avait chacun vivement démenti les informations laissant entendre un possible retrait du groupe MTN de ces pays.
Le règlement de cette amende de 6,6 millions de dollars au Cameroun reste encore en suspens, car MTN, qui avait été sanctionné avec les autres opérateurs dont Orange, avait fait appel à cette sanction devant les juridictions compétentes.
[Digital Business Africa] – Alors que le mobile money prend de plus en plus de l’ampleur sur le continent africain, l’opérateur télécoms Airtel Africa a annoncé l’établissement d’une collaboration avec le groupe bancaire Standard Chartered Bank en vue de mieux s’implanter sur le marché africain.
De manière concrète, ce partenariat permettra aux clients des deux groupes d’effectuer des transactions depuis leurs comptes bancaires vers leurs comptes mobile money, et réciproquement. Cela concernera les dépôts, les retraits, les virements, ou les paiements de services et de factures. Les clients de type ‘‘Corporate’’ auront même la possibilité de réaliser des décaissements groupés, rapides et sécurisés, tels que les paiements de salaire, directement dans le portefeuille des employés utilisant Airtel Money.
Pour un début, la solution est expérimentée dans quatre pays, notamment le Kenya, la Tanzanie, l’Ouganda et la Zambie, avant de s’étendre à d’autres pays.
[Digital Business Africa] – Au Sénégal, les ambitions de Helios Towers qui entend devenir le plus grand fournisseur indépendant d’infrastructures de tours du pays se concrétisent. L’opérateur a annoncé avoir racheté le portefeuille d’infrastructures de l’opérateur télécoms Free Sénégal. Une opération qui se chiffre à 105 milliards de F Cfa au total.
Il s’agit d’un ensemble de 1 200 tours qui deviendront ainsi la propriété du Britannique Helios Tower, qui devra en assurer la gestion pour une période de 15 ans. Toutefois, pour entrer en vigueur, l’accord de cession devra encore être validé par les autorités sénégalaises.
Si les deux partenaires obtiennent le feu vert des autorités, Helios Towers utilisera l’infrastructure de Free pour assoir son leadership au Sénagal, et dans le même temps, Free Sénégal se servira de l’argent obtenue de cette transaction pour étendre la couverture de son réseau mobile, un préalable pour tenir tête à la forte concurrence.
[Digital Business Africa] – Le groupe Kaspersky, spécialisé sans la cybersécurité a annoncé s’être associé à la société de distribution panafricaine First Distribution pour étendre son portefeuille de logiciels de sécurité en Afrique de l’Ouest. First Distribution distribue actuellement Kaspersky en Afrique australe et en Afrique de l’Est. L’ajout du nouveau territoire signifie qu’il couvre désormais toute la région de l’Afrique subsaharienne non francophone.
«Nous sommes heureux de confirmer la nomination de First Distribution en tant que distributeur en Afrique de l’Ouest. First Distribution a une solide expérience dans la distribution des produits Kaspersky en Afrique australe et en Afrique de l’Est, étendre l’accord pour couvrir le nouveau territoire est donc une décision logique », explique Amir Kanaan, MD pour le Moyen-Orient, la Turquie et l’Afrique chez Kaspersky.
Le portefeuille complet de sécurité de Kaspersky comprend une protection des terminaux de pointe et un certain nombre de solutions et de services de sécurité spécialisés pour lutter contre les menaces numériques évoluées et évolutives. Selon les données de Kaspersky, c’est plus de 400 millions d’utilisateurs qui sont protégés par ses technologies Kaspersky, et 250 000 entreprises clientes utilisent ses solutions pour protéger ce qui compte le plus pour eux.
[Digital Business Africa] – La milliardaire angolaise Isabel dos Santos, visée par une vaste enquête pour corruption, a démissionné du conseil d’administration du principal opérateur mobile d’Angola, Unitel. “Après 20 années dédiées à la création, au développement et au succès d’Unitel, je décide de démissionner de mon poste de membre du conseil d’administration de la société” déclare-t-elle dans un communiqué publié le 11 août 2020. Sur les raisons de son départ, elle explique qu’il est “contre-productif et irresponsable d’admettre un climat de conflit permanent et de politisation systématique des administrateurs”.
Décrite par Forbes Magazine comme la femme la plus riche d’Afrique, Isabel Dos Santos est accusée d’avoir volé quelque cinq milliards de dollars aux entreprises publiques de l’Etat angolais durant les presque 40 ans au pouvoir de son père Jose Eduardo dos Santos. Elle détient 25% du capital d’Unitel, qui domine largement le marché en Angola, avec près de 80% des parts de marché.
Ses avoirs – comptes bancaires et actifs dans une pléiade de sociétés angolaises – ont été gelés par la justice angolaise en décembre dernier dans le cadre d’une vaste opération anticorruption lancée par le pouvoir angolais et “plusieurs procédures civiles et criminelles” ouvertes contre elle, selon le parquet.
Un mois plus tard, le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) a publié une enquête, les “Luanda Leaks”, qui l’accuse sur la foi de documents piratés d’avoir “siphonné les caisses du pays”. Le Portugal, ancien occupant colonial, a lui aussi gelé ses avoirs sur son territoire, où elle avait investi dans la banque et les télécoms.
Depuis toujours, Isabel Dos Santos a nié ces accusations, mais sa procédure demandant le déblocage de ses avoirs a été rejetée en juin.
[Digital Business Africa] – Le groupe de télécommunications sud-africain MTN a annoncé le lancement ce 10 août 2020 de sa plateforme Chenosis (www.Chenosis.io), une API Marketplace. Entendez, un marché d’Interface de Programmation d’Application (IPA) ouvert aux développeurs, entrepreneurs et entreprises, afin qu’ils puissent créer, distribuer et monétiser leur propriété intellectuelle.
Selon le groupe MTN, la marketplace Chenosis permet aux entreprises et aux développeurs de publier leurs API afin que d’autres développeurs puissent les découvrir et les consommer. Elle fournit également aux éditeurs les outils nécessaires pour monétiser et promouvoir leurs API, en créant des plans d’abonnement et des offres groupées de produits que les développeurs et les entreprises puissent acheter. La Marketplace Chenosis dispose de tableaux de bord permettant aux éditeurs et aux consommateurs de suivre les revenus et les soldes créditeurs, d’afficher les analyses de consommation et les performances des API et bien plus encore.
‘‘De par sa conception, Chenosis a une identité de marque distincte et maintiendra une relation indépendante avec MTN, afin qu’elle reste ouverte à tous les opérateurs de réseaux mobiles, start-up fintech, fournisseurs de services de paiement, opérateurs de portefeuilles mobiles, fournisseurs de services financiers, etc…’’, explique l’opérateur dans son communiqué.
Dans la foulée, MTN explique que Chenosis API Marketplace donne accès à un vaste marché de produits et des API dans les domaines des télécommunications, de la santé en ligne, de la gouvernance électronique, des services financiers, de la technologie, et autres.
[Digital Business Africa] – Au Bénin, c’est une étape supplémentaire qui a été franchie dans le cadre de l’implémentation de l’e-administration. Le gouvernement a, depuis le 29 juillet 2020, procédé à la dématérialisation de la délivrance du casier judiciaire, s’ajoutant ainsi à la demande de passeport qui était déjà dématérialisée.
Dorénavant, les usagers qui souhaiteront obtenir ces documents pourront se rendre sur le site du portail national des services publics, accessible à https://service-public.bj/. Lancé depuis le 26 mars 2020, ce portail comporte environ 372 services d’informations dont 72 e-services consommés.
D’après le ministère du Numérique et de la Digitalisation, au 05 août 2020, plus de 250 demandes de casiers judiciaires avaient déjà été effectuées sur ce portail national des services publics.
Tout citoyen béninois, tout étranger résidant ou ayant résidé au Bénin peut en faire la demande et le le Centre national du casier judiciaire, sous la supervision du ministère de la Justice et de la Législation, se chargera de délivrer cet extrait B3 du casier judiciaire en 72h maximum. Le tout pour un coût de 1900 francs Cfa.
Aurélie Adam Soulé Zoumarou
D’après Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, les 180 000 demandeurs de casiers judiciaires habituels n’auront plus à parcourir des dizaines de kilomètres pour se rendre dans la juridiction de leur lieu de naissance et effectuer leurs démarches administratives. Ils pourront le faire désormais en quelques clics.
Dans la même veine, les demandeurs de passeports devaient également faire de longue queue dans les services de polices pour obtenir le précieux document. Désormais, ils pourront le faire en ligne, depuis le confort de leurs maisons.
[Digital Business Africa] – Pour la première fois, la valeur totale des transactions carte et mobile en zone Cémac est passée de 6, 8 milliards de F.CFA en janvier 2020 à 10,8 milliards F.CFA au mois de juillet 2020 pour un total de 56, 4 milliards de francs Cfa. Ces chiffres consultés par Digital Business Africa sont ceux du Groupement interbancaire monétique de l’Afrique centrale (Gimac) qui indique que le nombre total des transactions carte et mobile est passé de 115 630 au mois de janvier 2020 à 255 094 au mois de juillet 2020 pour un total de 1 114 151 transactions au 31 juillet 2020.
Cette performance, apprend-on, est la résultante des actions du Gimac. La dernière action étant le lancement le 09 juillet 2020 de GIMACPAY. Un écosystème convergent carte, mobile et transfert d’argent. Il y a des jours où ce GIMAC PAY a enregistré des transactions de monétique intégrale pour un montant cumulé de 85 millions de francs Cfa par jour.
Ce qui a également participé à l’augmentation des profits du Gimac via les commissions retenues sur la carte et via le mobile. Ainsi, pour le mois de juillet 2020 par exemple, le Gimac a encaissé les commissions de 05 millions de francs Cfa sur les transactions mobiles. Dépassant largement le montant des commissions générées par les cartes Gimac qui se situent simplement à 2,2 millions de francs Cfa pour la même période. Pourtant, un mois plus tôt, au mois de juin 2020, les commissions perçues par le Gimac sur les transactions mobiles étaient de 1,9 million de francs Cfa. Et d’après les informations sûres recueillies auprès du Gimac, avec l’engouement observée dans les paiements mobiles, « Cette tendance est appelée à se poursuivre de manière exponentielle ».
Pour la première fois, le Gimac a enregistré pour le seul mois de juillet 2020 des commissions (mobile + carte) de l’ordre de 7 295 037. (Voir tableau). Soit un total de 24,5 millions de francs Cfa depuis de début de l’année 2020.
Gimac PAY
Le GIMAC a donc entamé le 09 juillet 2020 la commercialisation des services de la monétique intégrale à l’issue d’une phase pilote à laquelle participaient la CBC, la BGFIBank Gabon, la BICEC, UBA, Airtel Gabon, MTN Cameroon, ORANGE Cameroun, la CCEI Bank, la NFC Bank, la BSCA Bank, le CCA BANK, Express Union, TERRAPAY, MAVIANCE, et durant laquelle plus d’une centaine de milliers de transactions mobiles ont été traitées avec succès pour un montant cumulé de plus de 1,7 milliards de francs Cfa.
Les populations de la CEMAC peuvent donc utiliser les services financiers des institutions suscitées, en vue de transférer de l’argent du compte mobile d’un opérateur X au compte mobile d’un autre opérateur Y ; ou encore d’un compte mobile vers un compte bancaire et vice-versa (wallet to wallet).
Plus encore, les populations de la sous-région peuvent effectuer des achats de biens et de services chez des commerçants affiliés, retirer de l’argent sur les distributeurs automatiques de banques à l’aide d’un code (voucher) et aussi recevoir des transferts internationaux dans leurs comptes mobiles ou bancaires (rémittence).
A ce jour, le réseau monétique intégrale GIMAC compte 54 participants, 800 000 cartes GIMAC et internationales VISA, Mastercard, UPI, 18 millions de comptes mobiles et plus de 1300 GAB et de 1000 TPE.
« GIMACPAY est l’écosystème qui fédère les acteurs de la chaine de paiement. Concrètement, le client d’un opérateur mobile va utiliser les services GIMACPAY via l’outil dont il dispose à travers les menus USSD dudit opérateur. Pour les clients bancaires, cela se fera grâce à une application Mobile Banking de la banque. Ainsi, grâce à la plateforme GIMAC PAY un client Orange Money pourra transférer de l’argent directement dans le compte mobile d’un client MTN Mobile Money, disponible dans le menu dudit opérateur et après avoir saisie le numéro du bénéficiaire, le montant et son code secret », expliquait il y a quelques semaines à Digital Business Africa Valentin Mbozo’o, le DG du Gimac.
[Digital Business Africa] – Les responsables de la Direction générale du Trésor, de la coopération financière et monétaire (DGTCFM) sont à l’école de la digitalisation des paiements. Et c’est le Groupement interbancaire monétique de l’Afrique centrale (Gimac) qui est à la manœuvre. Du 12 au 14 août 2020, ces responsables de la DGTCFM seront outillés aux différents moyens de paiements électroniques.
Selon Achille Nestor Basahag, le directeur de la Comptabilité publique, « il s’agit pour le Trésor public de moderniser ses moyens de paiements afin de permettre à ses usagers de bénéficier de nouveaux outils de paiement tout en profitant de leur interopérabilité garantie par le Gimac. Ce projet représente aussi pour le Trésor public un moyen d’améliorer le recouvrement et la sécurisation des recettes publiques par l’acceptation des paiements électroniques ».
Pour Valentin Mbozo’o, le directeur général du Gimac, c’est une formation qui consistera à montrer les possibilités de numérisation des transactions financières des administrations. « Notamment, les encaissements et les décaissements de l’Etat à travers les instruments de paiement électroniques que procurera sur un ‘one shot’ la carte bancaire, le mobile et le transfert d’argent. C’est un changement de paradigme qui nécessite que les personnels de l’Etat, et en particulier ceux de la direction générale du Trésor qui est l’orchestre étatique de cet aspect-là, puissent être outillés à la monétique. La monétique vient de monnaie et automatique. C’est la numérisation des paiements pour entrer dans la ‘cashless society’ qui peut générer d’importants gains. Par exemple, les populations ne vont plus se déplacer pour aller vers les guichets du Minfi et vice-versa. L’intérêt c’est que ces personnels qui étaient habitués à faire les paiements en cash puissent migrer convenablement vers les paiements électroniques », explique le DG du Gimac.
L’adhésion de la DGTCFM aux formations du GIMAC, en tant que participant direct, vise deux volets à savoir la sécurisation des recettes de l’Etat à travers le projet de modernisation du système de paiement des impôts et taxes de la Direction Générale des Impôts (DGI), mais également les dépenses à travers la digitalisation du paiement de salaires des agents de l’état, apprend-on. Selon le Gimac, ce projet pourrait être étendu aux autres services de l’état (Douanes et autres).
Sécurisation des recettes et des dépenses
La phase de sécurisation des recettes enseignée vise à réduire substantiellement l’utilisation de cash par les contribuables lors des règlements de leurs impôts et taxes ; mettre à la disposition du GIMAC, le référentiel des avis d’imposition et taxes, afin que les clients des membres du GIMAC (Banques, EMF, Opérateurs Télécoms) puissent accéder aux services de l’état avec l’instrument de paiement à leur disposition (carte, mobile banking, mobile money) ; multiplier les canaux de paiement des taxes et impôts via le téléphone mobile (mobile banking, mobile money), la carte bancaire (GIMAC, VISA, Mastercard, UPI) à travers les terminaux de paiement (TPE), les Guichets de banques (GAB) et les kiosks et sur Internet ; accepter le paiement avec les cartes interbancaires émises dans la CEMAC, quel que soit le réseau (GIMAC, VISA, Mastercard, UPI, etc.) ou encore collecter le montant net des montants à payer et les reverser àJ+1 dans le compte du Trésor Public du Cameroun à la BEAC.
Plus encore, il s’agira de mettre à la disposition du Trésor, les fichiers des opérations de paiement (carte et mobile) ainsi qu’un outil de supervision des transactions monétiques en temps réel.
La phase de sécurisation des dépenses quant à elle vise à réduire la manipulation des espèces dans les règlements de diverses prestations des caisses, à créer sur la plateforme GIMAC, des comptes virtuels pour les agents actifs de l’Etat, stagiaires ou retraités dont les salaires sont actuellement payés par Bon.
Avoir une vue à 360° de tout ce qui se passe au Minfi
Déjà, le Gimac travaille sur une autre solution numérique pour centraliser l’ensemble des encaissements et décaissements de ses différentes directions générales. « Nous avons un autre grand projet que le ministre des Finances nous a confié à savoir la sécurisation des encaissements, des dépenses et des quittances au ministère des Finances. Le ministre des Finances voudrait avoir une vue à 360° de tout ce qui se passe au Minfi. Cette vue, il ne l’a pas encore, parce que tout est éparse. Les Douanes d’un côté, les Impôts de l’autre et le Trésor de son côté. Nous sommes en train de développer des API afin d’interconnecter les instruments du Gimac et pouvoir donner des infos au ministre des Finances sur tout ce qui se passe dans les trois directions : la direction générale des Impôts, la direction générale des Douanes et la direction générale du Trésor. Ceci pour une meilleure maitrise de la masse monétaire du pays, des flux financiers, de leur traçabilité, de l’évasion fiscale, de la lutte contre le terrorisme », confie à Digital Business Africa Valentin Mbozo’o, le DG du Gimac .