[Digital Business Africa] – Au Libéria, Lonestar Cell MTN s’est associé à Sendwave pour permettre à leurs clients d’effectuer des transferts de fonds à l’international (envoie et réception), notamment en provenance et depuis les États-Unis d’Amérique en utilisant simplement leurs comptes Mobile Money.
«Ce qui est encore mieux, c’est qu’avec notre écosystème MoMo en pleine expansion, les clients MoMo peuvent utiliser l’argent qu’ils reçoivent pour payer leurs factures, acheter des biens et payer les services dont ils ont besoin en composant le * 156 #. Si les clients ont besoin d’accéder à des espèces, nous disposons de plus de 8 000 distributeurs automatiques Lonestar Cell MTN à travers le Libéria pour leur faciliter au maximum la tâche », explique l’opérateur sud-africain dans un communiqué conjointement signé avec Sendwave.
[Digital Business Africa] – En dehors de l’Asie et de l’Europe, respectivement premier et second producteur mondial de déchets électroniques (24,9Mt et 12Mt), l’Afrique génère également les déchets électroniques, même si ce n’est pas à l’échelle des plus grands pollueurs. Le continent noir a généré 2,9 millions de tonnes de déchets d’équipements électriques et électroniques (D3E) en 2019. Soit 2,5kg par habitant dans 49 pays africains. Ces D3E comportaient des matières premières d’une valeur de 3,2 milliards de dollars. En plus, seuls 13 pays africains sur les 43 analysés détiennent une politique nationale de régulation et de gestion des déchets d’équipements électriques et électroniques (D3E).
C’est ce qu’on peut lire de la troisième édition de l’étude baptisée Global E-waste Monitor 2020, publiée le 03 juillet 2020 par le Global E-waste Statistics Partnership. Le Global E-waste Monitor 2020 est en effet le fruit d’une collaboration entre l’Union internationale des télécommunications (UIT), le programme SCYCLE (Sustainable Cycles) actuellement co-organisé par l’Université des Nations Unies (UNU), l’Institut des Nations Unies pour la formation et la recherche (UNITAR) et l’Association internationale des déchets solides (ISWA).
Des 2,9 millions de tonnes de déchets d’équipements électriques et électroniques (D3E) générés en Afrique 2019, l’on constate que les pays de l’Afrique du Nord sont les plus grands pollueurs. Avec en tête l’Egypte qui vient avec 585,8 kilotonnes (kt) de D3E générés en 2019. Il occupe également la première place en Afrique.
Ghana : Les déchets électroniques déversés. Crédit photo : Martin Holzknecht, Arnika.
Réglementations à tâtons !
D’après cette étude, le nombre de pays qui ont adopté une politique, une législation ou une réglementation nationale en matière de déchets électroniques est passé de 61 à 78 entre 2014 et 2019. Toutefois, précise l’étude, dans de nombreuses régions, les progrès en matière de réglementation sont lents, l’application de la législation est faible et la collecte et la gestion des déchets électroniques sont insuffisantes. C’est le cas de l’Afrique.
Plus encore, et c’est à déplorer, l’on se demande pourquoi certains pays africains ayant adopté des réglementations et des programmes de recyclages pour faire face aux D3E tardent à implémenter ces programmes et réglementation. C’est par exemple le cas des pays comme le Togo, le Ghana, le Bénin et la Côte d’Ivoire.
Peu de pays africains ont une législation sur les déchets électroniques. L’on peut citer par exemple, l’Égypte, le Ghana, Madagascar, le Nigéria, le Rwanda, l’Afrique du Sud, le Cameroun, la Côte d’Ivoire. Cependant, l’application de la législation est très difficile, précise l’étude.
Classement du Top 10 des plus grands producteurs des Déchets électroniques en Afrique
Pays
Déchets électroniques générés en kt en 2019
Déchets électroniques générés en kg par habitant en 2019
Disponibilité d’une législation en matière de déchets électroniques
1
Egypte
586
5,9
Oui
2
Nigeria
461
2,3
Oui
3
Afrique du Sud
416
7,1
Oui
4
Algérie
309
7,1
Non
5
Maroc
164
4,6
Non
6
Angola
125
4,2
Non
7
Soudan
90
2,1
Non
8
Lybie
76
11,5
Non
9
Tunisie
76
6,4
Non
10
Ethiopie
55
0,6
Non
Sources : Digital Business Africa, avec données du Global e-Waste Monitor 2020
Plus encore, le Global E-waste Monitor 2020 indique que la gestion des déchets électroniques en Afrique est dominée par des collecteurs et des recycleurs prospères du secteur informel. Il n’existe ni systèmes de reprise organisés, ni dispositions de licence pour le tri et le démantèlement des déchets électroniques, constatent les rédacteurs de l’étude. « Le contrôle gouvernemental de ce secteur est actuellement très minime et inefficace. La manipulation des déchets électroniques est souvent traitée dans les arrière-cours par décapage manuel pour retirer les cartes électroniques pour la revente, la combustion à ciel ouvert des fils pour récupérer quelques composants principaux (par exemple le cuivre, l’aluminium et le fer) et le dépôt d’autres composants en vrac, y compris les tubes cathodiques, dans des décharges ouvertes », peut-on lire dans cette étude qui prend pour exemple le site d’Agbogbloshie au Ghana, toujours considéré comme le plus grand dépotoir de déchets électroniques d’Afrique.
Source : Global e-Waste Monitor 2020
Pourtant, l’étude Global E-waste Monitor 2020 rappelle les bénéfices de l’économie circulaire que peuvent générer les D3E, (possibilité d’extraction dans les normes requises des matières premières d’une valeur de 3,2 milliards de dollars sur les 2,9 Mt de D3E produits en Afrique en 2019), mais aussi et surtout montre les dangers de leur mauvaise gestion comme c’est le cas actuellement dans de nombreux pays africains devenus dépotoirs de pays européens en matière de D3E.
Il existe néanmoins des solutions des compagnies qui ont développé une expertise dans la gestion et le recyclage de ces D3E avec pour effet non seulement de limiter les dangers de ces déchets sur la santé des populations, mais également de générer des fonds aux Etats par le biais de la collecte d’une écotaxe devant permettre à une meilleure gestion de ces D3E et permettre la formation des ressources compétentes. C’est par exemple le cas du programme SGS Renovo du groupe suisse SGS.
SGS Renovo
Ce programme SGS Renovo® figure aujourd’hui en Afrique parmi les meilleures réponses pour faire face aux D3E. Car non seulement elle collecte une écotaxe, mais également elle recycle dans les règles de l’art ces D3E tout en créant aussi des emplois.
En réalité, plus du fait que les pays africains produisent des D3E, tous les Etats africains ne disposent pas toujours des mécanismes efficaces de contrôle de l’état des équipements importés d’Europe qui sont largement déversés en Afrique. Face à ces déficits et face au manque des techniques de destruction de ces déchets électroniques en respectant les normes environnementales et de santé, comme le propose les experts, le groupe suisse SGS SA a mis en place le programme Renovo® qui a déjà démarré et/ou validé au Ghana, en Côte d’Ivoire, en Guinée et au Burkina Faso.
SGS à travers SGS Renovo®, propose aux pays africains de concevoir, de planifier et de mettre en place un système autofinancé de gestion de ces D3E à grande échelle pour les pays. Cela passe par la collecte d’une éco-redevance anticipée. Le service couvre toutes les étapes : de la production à la récupération, du recyclage à l’élimination durable des déchets.
Dans ce programme, SGS se propose également, grâce au partenariat signé avec deux entités des Nations Unies (l’ONUDI et l’UNITAR), de former et d’encadrer le personnel local nécessaire pour traiter tous les types de déchets (appareils électriques et électroniques, pneus usagés et véhicules arrivés en fin de vie).
Ce qui permettra par ricochet la création de nouveaux emplois, mais également la création d’un nouveau secteur générateur de recettes et d’une base solide permettant d’accroître la sensibilisation aux comportements écologiques et au recyclage. « Le tout, pour donner lieu à une croissance significative », explique le groupe.
Toutefois, l’on se demande encore pourquoi des pays africains comme le Ghana, le Bénin, le Togo ou la Côte d’Ivoire prennent du retard dans la mise en place de ce programme SGS Renovo®. C’est à se demander si des lobbys des équipementiers et/ou des importateurs empêchent la mise en œuvre de ce programme ou alors incite les gouvernements africains à manquer d’intérêt à la gestion de ces D3E.
Au niveau mondial, il y a de plus en plus de D3E. Du fait de l’augmentation des revenus disponibles, de l’urbanisation et de l’industrialisation dans de nombreux pays en développement qui entraînent une augmentation des quantités importantes d’équipements électriques et électroniques (EEE) et, par conséquent, des quantités de D3E.
En 2019 donc, un record de 53,6 millions de tonnes métriques (Mt) de déchets électroniques – des produits mis au rebut avec une batterie ou une prise tels que les ordinateurs et les téléphones portables – ont été générés dans le monde, relève l’étude. Soit une augmentation de 9,2 Mt en cinq ans.
De graves dangers pour la santé humaine
Le Global E-waste Monitor 2020 précise à nouveau que de nombreuses études continuent à mettre en évidence les dangers pour la santé humaine de l’exposition à des toxines bien étudiées, comme le plomb. On peut lire dans ce travail de recherche que des études ont fait état d’associations entre l’exposition au recyclage informel des déchets électroniques et des résultats défavorables à la naissance des enfants (mortinatalité, naissance prématurée, âge gestationnel plus bas, poids et longueur de naissance plus faibles et scores APGAR plus faibles), une croissance accrue ou réduite, un développement neurologique altéré, des résultats d’apprentissage et de comportement défavorables, le fonctionnement du système immunitaire et la fonction pulmonaire.
Il importe donc aux décideurs de prendre au sérieux cette problématique et passer à l’action.
[Digital Business Africa] – Le fondateur de la société de cybersécurité, John McAfee, a été arrêté le 6 octobre 2020 en Espagne. D’après les autorités judiciaires espagnoles, le département américain de la Justice a révélé qu’un acte d’accusation du 15 juin 2020 délivré par la Division des impôts affirme que McAfee n’a pas déposé de déclaration de revenus de 2014 à 2018 alors qu’il gagnait “des millions de revenus grâce à la promotion de crypto-monnaies, à des travaux de conseil, à des allocutions et à la vente des droits sur sa vie histoire pour un documentaire ».
D’après Bloomberg, ce n’est pas la première fois que McAfee est impliqué dans des batailles juridiques. Il était «cité dans une affaire de meurtre au Belize, bien que non accusé d’un crime, et [en 2019] il a été détenu en République dominicaine pour être entré dans le pays avec une cache d’armes à feu et de munitions ».
Outre son engagement économique, McAfee a également été brièvement candidat à la présidence lors des élections américaines de 2020.
[Digital Business Africa] – Depuis le 28 septembre 2020, il est possible de réaliser des téléconsultations en cancérologie en Côte d’Ivoire. L’innovation est du Centre national d’oncologie médicale et de radiothérapie Alassane Ouattara (CNRAO), qui en partenariat avec l’Université virtuelle de Côte d’Ivoire a lancé cette solution pour lutter contre la propagation de la pandémie de la Covid 19 en limitant les visites physiques sur le site de l’hôpital et réduire les temps d’attentes dans les salles d’hopital. Dans le même temps, cela permettra aux personnes atteintes de cancer de poursuivre leur suivi médical malgré les restrictions nées de la Covid 19.
« C’est une forme de pratique médicale qui consiste à la mise en relation à distance de patients et de professionnels de santé grâce aux technologies de l’information et de la communication. Elles permettront d’établir un diagnostic, de réaliser des prestations ou des actes et de s’assurer d’une surveillance de l’état des patients », explique Eugène Aka Aouélé, le ministre ivoirien de la Santé et de l’hygiène publique cité par APA.
[Digital Business Africa] – En Ouganda, la société de transaction d’argent mobile, Pegasus Technologies, a annoncé le 6 octobre 2020 avoir subi une violation de données majeure qui a entraîné la perte de plusieurs milliards de shillings ougandais. Selon un communiqué conjoint, cette brèche a également touché les opérateurs de télécommunications, Airtel et MTN Ouganda, ainsi que la Stanbic Bank, la plus grande banque ougandaise.
«La Stanbic Bank Uganda, MTN Uganda et Airtel Uganda informent le public et leurs clients que le samedi 3 octobre 2020, un fournisseur de services tiers a connu un incident système qui a affecté les transactions Bank to Mobile Money. Tous les services Bank to Mobile Money / Wallet ont depuis été temporairement suspendus », explique le communiqué conjoint qui poursuit : « Cet incident système n’a eu aucun impact sur les soldes des comptes bancaires et mobiles. Nos équipes techniques analysent l’incident et rétabliront les services dans les plus brefs délais. Nous nous excusons auprès de tous les clients pour les inconvénients que cela a occasionnés et réitérons notre engagement à fournir des services bancaires et d’argent mobile transparents ».
Sur les détails et le mode opératoire, on apprend du groupe d’entreprises que «de jeudi soir, le piratage s’est déroulé sans être détecté jusqu’à samedi. À ce moment-là, les pirates s’étaient envoyés près de 1,3 milliard d’UGX, mais avaient réussi à retirer 900 millions d’UGX d’Airtel Money. Nous estimons que MTN a également perdu presque deux fois le même montant d’argent car ce sont des leaders de l’argent mobile. Lorsque la fraude a détecté toutes les transactions passant par Pegasus Technologies, ont été suspendues“. Dans la foulée, une enquête a été ouverte pour retrouver les auteurs de cette fraude.
[Digital Business Africa] – En Côte d’Ivoire, l’Autorité nationale de la presse (ANP) qui fait office de régulateur du secteur des médias souhaite plus de modération des contenus publiés sur les réseaux sociaux par les journaux en ligne. Dans ce sillage, l’ANP a invité les médias digitaux du pays à disposer de personnes chargées de modérer les contenus du média sur Internet. C’était à l’occasion d’un séminaire organisé conjointement avec l’UNESCO le 5 octobre 2020 à Abidjan.
« Ce séminaire vise un double objectif. Premièrement, amener les entreprises productrices d’informations numériques à compter au sein de leur personnel, un modérateur. Deuxièmement, inciter les entreprises de presse imprimée et en ligne, à élaborer et à adopter une charte interne pour l’utilisation par les journalistes des sources d’information issues du web et une charte de modération des commentaires en ligne pour les sites d’informations», explique le président de l’ANP Samba Koné, interrogé par l’APA.
D’après l’ANP, l’objectif visé est de faire en sorte que le cyberespace ivoirien ne devienne pas une zone de non-droit. Ce travail sur le ‘‘nettoyage’’ de la toile devrait, selon le régulateur débuter par les médias, qui devraient être davantage professionnels, et (re)devenir une source pour retrouver la bonne information dans un environnement marqué par des Fake news. Notons au passage que la Côte d’Ivoire compte environ 150 médias en ligne.
[Digital Business Africa] – Au Cameroun, l’Université de Yaoundé II migre progressivement vers le numérique. Dans un communiqué signé le 5 octobre 2020 par le Pr Adolphe Minkoa She, Recteur de cette université, il fait savoir aux candidats que toutes les opérations de préinscription et de réinscription pour le compte de l’année académique 2020-2021 se déroulement exclusivement en ligne. Cela se fera du 7 octobre au 6 novembre 2020 à partir du site internet net l’université de Yaoundé II : www.univ-yaounde2.org.
Dans le même document, on apprend que les conditions et les procédures d’admissions sont téléchargeables également sur le site internet de l’université, ainsi que sur ses différentes plateformes digitales. Il s’agit ainsi d’un pas important vers la migration vers l’e-enseignent dans cette institution où des cours en ligne sont désormais envisagés.
[Digital Business Africa] – En Thaïlande, c’est une victoire pour les groupes de défense de l’environnement. Le ministère du Commerce a annoncé qu’une interdiction avait été imposée à l’importation de 428 types de déchets électroniques, déclarant de fait que la Thaïlande n’est pas un dépotoir mondial.
D’après directeur général du ministère du Commerce extérieur Kirati Ratchano, l’interdiction en question est entrée en vigueur depuis le 15 septembre 2020 à la suite d’une résolution de 2018 du sous-comité gouvernemental chargé de gérer et de contrôler les déchets électroniques et plastiques importés
Au registre répressif, le ministère du Commerce annonce que les violations de ces dispositions sont passibles d’une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à 10 ans, et/ou d’une amende de cinq fois le prix des déchets électroniques importés illégalement.
[Digital Business Africa] – Depuis le 5 octobre 2020, on connait la composition du gouvernement malien de transition du président Bah N’Daw et du premier ministre Moctar Ouane. Un gouvernement de technocrates constitués de poids lourds de la vie politique malienne. On retiendra entre autres la nomination du Dr Hamadoun Touré au Poste de ministre de la Communication et de l’Economie numérique.
Un portefeuille naturel pour cet ancien Secrétaire général de l’Union internationale des télécommunications (UIT) qui bénéficie d’une longue expérience dans le secteur agrémentée par 27 décorations, mérites et titres honorifiques.
Il a d’abord été Directeur du Bureau de développement des télécommunications (BDT) de l’UIT de 1998 à 2006. A ce poste, il a accordé une très grande importance à la mise en œuvre des résultats du Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI), en lançant des projets fondés sur des partenariats avec les organisations internationales, les pouvoirs publics, le secteur privé et la société civile.
Le Dr Touré a commencé sa carrière professionnelle en 1979 au Mali, son pays d’origine, où il a acquis une solide expérience dans l’industrie des satellites en tant que Directeur technique de la première station terrienne internationale du Mali. Il a ensuite intégré le Programme d’assistance et de développement d’Intelsat en 1985 et il a été nommé en 1994 Directeur du Groupe Afrique et Moyen-Orient à Intelsat, poste qui lui a valu une réputation de dirigeant énergique, du fait de son engagement sans faille au service de différents projets de connectivité régionale comme RASCOM. En 1996, il a intégré, en tant que Directeur régional pour l’Afrique, ICO Global Communications, dont il a dirigé les activités pour l’ensemble de la région Afrique.
Ressortissant du Mali, le Dr Touré est titulaire d’une maîtrise d’ingénierie électrique de l’Institut technique de l’électronique et des télécommunications de Leningrad et d’un doctorat de l’Université d’électronique, de télécommunication et d’informatique de Moscou. Une expérience sur laquelle il devra s’appuyer pour promouvoir le secteur malien des TIC.
[Digital Business Africa] – Au Maroc, après cinq années au poste de PDG de l’opérateur de téléphonie mobile Inwi, Nadia Fassi-Fehri a décidé de quitter le navire. Elle a annoncé sa démission à la tête de l’opérateur, évoquant comme motivation des ‘‘convenances personnelles’’. Dans la foulée, Conseil d’administration a annoncé la nomination de Azzedine El Mountassir Billah au poste de PDG d’Inwi par intérim. Il s’agit notamment de l’ancien directeur général de l’Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT), une personnalité qui connait très bien le secteur.
Fort de son expérience, il devra à ce poste atteindre les objectifs qui lui ont été fixé par le Conseil d’administration au moment de sa nomination au poste de PDG par intérim. Il devra notamment mettre sur pied une nouvelle dynamique qui devra « consacrer le groupe télécoms en tant qu’acteur significatif au service de la digitalisation de ses clients ; d’accélérer l’inclusion financière à travers le paiement mobile et de lancer l’internationalisation de l’opérateur tout en fixant un ambitieux cap à l’échelle du continent africain ».
Il pourra notamment s’appuyer sur l’héritage que lui laisse Nadia Fassi-Fehri. Au moment de son départ, celle qui est désormais l’ex PDG a brossé un bilan global de son mandat à la tête de l’entreprise, se félicitant au passage d’avoir atteint les objectifs qui lui avaient été fixées dès le départ. Entre autres, elle évoque la restructuration de l’entreprise avec en prime le retour de la croissance au sein de l’entreprise porté par le développement de nouveaux segments dont le mobile money qui est encore à consolider.
[Digital Business Africa] – Au Nigeria, le régulateur du secteur des télécommunications, la Nigerian Communications Commission (NCC) a annoncé avoir lancé une étude pour définir le nouveau régime de tarification du taux de terminaison internationale mobile (ITR) pour les appels vocaux internationaux entrants dans le pays. De manière simplifiée, l’ITR fait référence au tarif payé aux opérateurs locaux par les opérateurs internationaux pour pouvoir faire recevoir leurs appels au Nigeria.
Pour cette opération, la NCC s’est attachée les services d’un consultant, notamment Messer’s Payday Advance and Support Services Limited qui est chargé de mener l’étude. D’après la NCC, le consultant a officiellement débuté son étude depuis le 10 mars 2020. Seulement, la venue de la pandémie de la Covid 19 a eu raison des travaux qui ont connu un arrêt temporaire.
Selon le commissaire exécutif de la NCC, Adeleke Adewolu, en plus de garantir une tarification juste pour le consommateur final, l’entrée en vigueur de la nouvelle tarification qui se fera au terme de l’étude sera le moyen pour la NCC d’équilibrer les objectifs de concurrence et d’efficacité économique. Il explique que les opérateurs auront la latitude de générer des revenus raisonnables, et les consommateurs seront taxés de façon juste et raisonnable.
[Digital Business Africa] – C’est un partenariat qui devrait certainement offrir aux consommateurs africains un accès plus important aux appareils numériques dont les téléphones entre autres, spécifiquement ceux du Sud-coréen Samsung. Mastercard, Samsung et Airtel Africa ont annoncé le lancement d’une plateforme africaine de paiement à la demande qui offrira également des services financiers numériques, le crédit, l’épargne, les investissements et l’assurance.
Celle-ci devra permettre aux utilisateurs des pays concernés de pouvoir acquérir des appareils de marque Samsung avec les conditions de paiement adaptés à leurs condition, notamment des paiements étalés en plusieurs tranches. Chacun des trois partenaires aura un rôle bien précis : Samsung fournira les produits numériques (smartphones et autres équipements), d’Asante fournira le service financier numérique et Airtel Africa sera le coordinateur de la livraison du produit, à travers son vaste réseau sur le continent.
Pour un début, le service sera disponible dans 14 pays. Notamment l’Ouganda, la Tanzanie, le Rwanda, le Kenya, le Nigeria, la RDC, le Gabon, le Malawi, la Zambie, Madagascar, les Seychelles, le Tchad, le Niger et le Congo Brazzaville.
[Digital Business Africa] – En Afrique du Sud, Africa Data Centers, filiale du géant Liquid Telecom a réalisé sa deuxième importante acquisition en annonçant le rachat d’un centre de données de type TIER IV situé à Johannesburg et appartenant à Standard Bank. Il s’agit de l’aboutissement d’un processus débuté depuis plus d’un an, et qui devait recevoir l’aval du régulateur ainsi que des autorités en charge de la concurrence.
Si le montant de l’acquisition n’a pas été divulgué, on sait tout de même que cette dernière représente un pas significatif dans le développement de Liquid Telecom, qui consolide ainsi ses positions sur le marché très prometteur du data center en Afrique. Dans le cadre de cet ancrage, en plus de l’Afrique du Sud, le groupe s’est déjà positionné en Afrique de l’Est, mais également au Nigeria et au Ghana, où il est en train de construire des Datacenter.
[Digital Business Africa] – Le service de e-commerce Jumia consolide ses positions au Ghana. L’e-commerçant a annoncé l’élargissement de son service de livraison avec l’introduction de nouveaux points de retrait dans la région de l’Ouest et du Centre. L’opérateur annonce également l’ouverture prochaine de nouveaux points à à Koforidua, Ho, Aflao et Tamale.
« Dans ces nouvelles stations de ramassage, les consommateurs peuvent récupérer leurs commandes, en savoir plus sur Jumia, commander et payer directement. Nous sommes très déterminés à faire en sorte que nos consommateurs bénéficient de meilleurs prix tout en économisant de l’argent sur Jumia », explique Lionel Mobi, le CEO de Jumia Ghana.
Avec cet élargissement de son réseau de distribution, Jumia Ghana entend raccourcir les délais de livraisons de marchandises à ses clients, tout en offrants à ces derniers des économies sur les frais de transport. Pour l’instant, Jumia Ghana dispose de plus de 20 stations de ramassage à Accra et Kumasi, les principales villes du pays.
[Digital Business Africa] – Le groupe égyptien Benya Holding se positionne sur le marché congolais de l’Internet. L’opérateur a en effet signé avec le ministère des Postes, Télécommunications et Nouvelles Technologies de l’information et de la Communication un protocole d’accord qui porte sur la construction de 16 000 km de fibre optique dans le réseau national congolais.
« Les pays africains ont tout le potentiel pour adopter et accélérer la transformation numérique en tant que moteur de croissance. Avec les fonds et les investissements nécessaires, nous pouvons créer une infrastructure et des compétences de base », explique dans un communiqué Ahmed Mekky, le PDG de Benya Olding. Avant de signer un contrat définitif qui permettra aux deux partenaires d’engager la phase de concrétisation du projet, les deux partenaires devront encore finaliser les paramètres financiers, légaux et techniques.
[Digital Business Africa] – En Guinée, depuis le 11 septembre 2020, le backbone national est officiellement en exploitation. Une exploitation qui incombe à la Société guinéenne de gestion et d’exploitation du backbone (SOGEB) qui se voit confiée la lourde mission de raccorder l’ensemble du pays à la fibre optique. Pour cela, la SOGEB devra trouver le moyen de rentabiliser les 4500 kilomètres qui raccordent l’ensemble du pays à un internet haut débit.
Le backbone de Guinée a été réalisé sous financement de la China Exim Bank à hauteur de 238 millions de dollars avec un apport de 10 % de L’État Guinéen. Suivant les termes de négociation, il est remboursable sur une durée de 30 ans. Alors que la Guinée connait de réels problèmes d’accessibilité à Internet, l’entrée en service du Backbone national apporte des espoirs, mais également la nécessité d’un retour sur investissement, au risque de creuser un peu plus la dette de ce pays.
[ICT Media STRATEGIES] – La nouvelle chronique de Beaugas Orain DJOYUM, directeur général du cabinet ICT Media STRATEGIES et directeur de publication de Digital Business Africa, baptisée Africa Top Strategies est en ligne.
Dans cette chronique vidéo qui se veut hebdomadaire, Beaugas Orain DJOYUM se propose d’analyser et de décrypter les stratégies des acteurs clés du numérique et de l’économie, mais également il propose des clés pour tirer bénéfice des infos stratégiques qui circulent au sein des administrations, des organisations, et dans les entreprises du monde et principalement de celles de notre continent.
Cette chronique permettra aux décideurs d’avoir des outils et des clés pour une meilleure prise de décision « dans l’ambition globale de croissance, de conservation des acquis et d’exploration de nouvelles opportunités » comme l’indique Beaugas Orain DJOYUM.
Pour cette première édition d’Africa Top Strategies, Beaugas s’intéresse à ce que Facebook va désormais verser au gouvernement Camerounais comme taxes. L’entreprise de Mark Zuckerberg a en effet annoncé qu’à partir du 01er octobre 2020, une TVA supplémentaire de 19,25% sera appliquée sur les factures des abonnés qui achètent les publicités Facebook à diffuser auprès des internautes basés au Cameroun.
Beaugas salue cette mesure qui fait du Cameroun le premier pays de l’Afrique francophone où Facebook collecte et reverse la TVA. Pour Beaugas Orain DJOYUM, en plus de la TVA collectée par les GAFA, les pays africains doivent travailler de commun accord pour imposer aux Gafa une taxe sur les services digitaux commercialisés par ces Gafam en Afrique.
Plus d’infos sur cette mesure au Cameroun dans cet article de Digital Business Africa :
[Smart Click Africa] – L’Association Smart Click Africa s’est engagée à œuvrer pour l’émergence d’un savoir-faire africain dans le secteur des TIC, des télécoms & du Numérique. Ce qui passe par une formation des populations à un meilleur usage du web et des réseaux sociaux, mais également par la sensibilisation pour l’usage des nombreuses solutions numériques qui existent pour changer ou améliorer la vie des citoyens.
C’est d’ailleurs là toute l’essence du programme 10 millions Smart Citizens de l’association Smart Click Africa lancé en avril 2020 qui a pour but de former ou sensibiliser 10 millions de Smart Citizens, citoyens avisés et intelligents vivant dans les smart cities africaines qui se créent progressivement.
Smart Click Africa va donc régulièrement produire de petites vidéos pour expliquer simplement à tout le monde les trucs et astuces pour tirer profit des nombreux avantages qu’offrent le web, les réseaux sociaux et les solutions numériques. Premier arrêt, la création d’un mail professionnel. Vous connaissez déjà Yahoo, Gmail, Hotmail qui sont généralement les plus utilisés.
Beaugas Orain DJOYUM, le président de l’association Smart Click Africa, explique dans cette vidéo comment créer une adresse mail pro et indique quelques raisons pour lesquelles vous devez utiliser, pour des fins professionnelles une adresse mail professionnelle plutôt que gmail, yahoo et hotmail.
[Digital Business Africa] – L’opérateur télécoms français Orange et le géant américain Google ont annoncé ce 29 septembre 2020, le lancement à compter du mois d’octobre 2020 du smartphone baptisé Sanza touch. Il sera proposé avec une offre mobile (appels, SMS, Internet) au coût de 30 $US (16 765 francs Cfa environ). Il sera commercialisé dans la plupart des pays de la zone Afrique et Moyen-Orient, à commencer par la Guinée-Bissau, la Côte d’Ivoire et Madagascar. Le Sanza touch est d’apès les deux entreprises une alternative accessible à tous en raison de son prix et de ses caractéristiques. Il intègre notamment l’application Payjoy, qui permet aux clients d’aller au-delà de la barrière budgétaire en payant leur smartphone en plusieurs tranches (en fonction des pays).
Ce smartphone 4G Android (Go edition), dispose d’un écran 4.0, d’une mémoire de 8Go et d’une batterie de 1750 mAh offrant une autonomie de plus de 4h en streaming vidéo. Les clients retrouveront la collection d’applications d’Orange (Orange et moi, Orange Money, Livescreen pour rester informé à tout moment), ainsi que les applications les plus populaires comme YouTube Go, Google Go, Facebook et WhatsApp. La gamme Sanza a été lancée pour la première fois en avril 2019 dans 13 pays d’Afrique et du Moyen-Orient.
Pour Alioune Ndiaye, Directeur Général d’Orange Middle East and Africa, « Orange souhaite accélérer fortement l’accès à la connectivité sur le continent africain. Une des barrières à l’utilisation d’Internet est le prix et la facilité d’utilisation de la plupart des smartphones. Le partenariat avec Google pour proposer à la vente le smartphone Sanza touch nous permettra de résoudre ce problème grâce à son prix abordable et à ses fonctionnalités avancées. Alors que 90 % de la population mondiale est désormais couverte par le haut débit mobile, 3,3 milliards de personnes qui, bien qu’elles vivent dans des zones couvertes par le haut débit mobile, restent non connectées pour des raisons de coût, de faible niveau d’alphabétisation et de compétences numériques. »
Mariam Abdullahi, Directrice, Plateforme Partenariats, Android et Play à Google Afrique, pour sa part rappelle que la mission de Google consiste à « organiser les informations du monde et les rendre universellement accessibles à tous ». « Nous remplissons cette mission en créant et en fournissant nos produits et services par le biais de partenariats clés comme celui qui nous lie à Orange. Nous sommes enthousiastes par les possibilités infinies offertes par ce smartphone Sanza touch en termes d’opportunité d’apprentissage, d’opportunités économiques et d’accessibilité numérique. L’objectif de nos appareils Android, y compris cet appareil Android (Go edition) ultra-abordable unique au monde, est d’apporter la puissance de l’informatique à tous, de manière équitable. Nous ne pouvons concrétiser cet objectif que si chacun est en mesure d’accéder à des appareils à des prix abordables afin de les utiliser dans le cadre de leur vie quotidienne et accéder aux avantages offerts par le monde numérique », explique-t-elle.
À propos d’Orange
Orange est l’un des principaux opérateurs de télécommunications dans le monde, avec un chiffre d’affaires de 42 milliards d’euros en 2019 et 143 000 salariés au 30 juin 2020, dont 84 000 en France. Le Groupe servait 253 millions de clients au 30 juin 2020, dont 208 millions de clients mobile et 21 millions de clients haut débit fixe. Le Groupe est présent dans 26 pays.
Orange est également l’un des leaders mondiaux des services de télécommunications aux entreprises multinationales sous la marque Orange Business Services. En décembre 2019, le Groupe a présenté son nouveau plan stratégique intitulé « Engage 2025 ».
Axé sur la responsabilité sociale et environnementale, ce plan vise à réinventer le modèle commercial du Groupe en tant qu’opérateur. Tout en intensifiant l’activité dans les domaines en croissance et en plaçant les données et l’IA au cœur de son modèle d’innovation, le Groupe entend se positionner comme un employeur attractif et responsable, en adéquation avec les métiers émergents.
[Digital Business Africa] – Comme indiqué sur Digital Business Africa il y a quelques jours, à partir du 1er octobre 2020 au Cameroun, Facebook va appliquer une TVA supplémentaire de 19,25% sur les publicités achetées par les abonnés à des fins professionnelles ou personnelles. Le réseau social qui a fait l’annonce précise à l’intention de ses abonnés qu’ils pourraient payer plus pour atteindre l’objectif de leurs campagnes publicitaires. « La TVA étant ajoutée en plus des frais, vous n’atteindrez pas votre seuil de facturation plus rapidement, mais vous pourriez être facturé plus que le montant de votre seuil de facturation. Si vous payez pour des publicités Facebook avec un mode de paiement prépayé, la TVA est comptabilisée au taux applicable lorsque votre compte publicitaire est alimenté pour déterminer le solde total disponible », indique Facebook Business à ses abonnés.
L’application de cette taxe par Facebook est conforme àla loi des finances 2020 du Cameroun, qui, pour la première fois, oblige les acteurs nationaux et internationaux de l’e-commerce d’imposer la TVA de 19,25% aux services et produits vendus en ligne. L’Article 127 de cette loi des Finances 2020 dispose en effet que la TVA est imposable aux opérations de « ventes de biens et des prestations de services effectuées sur le territoire camerounais ou à travers les plateformes de commerce électronique étrangères ou locales ».
Entrent également dans le champ de la perception de cette TVA, les commissions perçues par les opérateurs des plateformes de commerce en ligne à l’occasion de la vente des biens et services sur le territoire camerounais. La direction générale des impôts du Cameroun précise qu’il s’agit des sommes versées par le vendeur et/ou l’acquéreur en rémunération de l’utilisation de ces plateformes électroniques.
Facebook souhaite donc se conformer à la réglementation camerounaise qui oblige toutes ces plateformes de commerce en ligne, y compris les Gafam (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft), à collecter et à reverser la TVA. Joint par Digital Business Africa et ICT Media STRATEGIES, un porte-parole de Facebook rassure que « conformément à la loi fiscale introduite par la loi de finances de la République du Cameroun pour l’exercice 2020 (loi n° 2019/023), à compter du 1er octobre 2020, la TVA sera perçue auprès des clients camerounais et payée au gouvernement camerounais ».
Faisabilité pour les abonnés Facebook
L’entreprise de Mark Zuckerberg a informé les abonnés et annonceurs camerounais de cette évolution via un mail envoyé ce 17 septembre 2020. Facebook indique également que tous les annonceurs et abonnés sollicitant les services publicitaires ne sont pas obligés de saisir un numéro d’identification fiscale camerounais.
« Cependant, si vous êtes inscrit à la TVA et que vous fournissez votre numéro d’identification fiscale, votre numéro d’identification fiscale apparaîtra sur vos reçus d’annonces. Cela peut vous aider à récupérer la TVA que vous avez payée aux autorités fiscales camerounaises si vous êtes une entreprise immatriculée à la TVA au Cameroun », précise l’équipe de Facebook Business.
Etant donné que la TVA est retenue sur les ventes de biens et les prestations de services de toute nature effectuée sur le territoire camerounais à travers les plateformes de commerce électronique étrangères ou locales et vu la complexité de la localisation des services vendus en ligne, de nombreux internautes se demandent probablement comment l’on détermine qu’un annonceur est basé au Cameroun.
Facebook considère pour sa part que la juridiction fiscale est déterminée sur la base des informations d’adresse professionnelle ou personnelle fournies sur le compte publicitaire Facebook.
Pour ajouter son numéro d’identification fiscale à son compte publicitaire Facebook, les abonnés et annonceurs sont invités à accéder aux paramètres du compte et défiler jusqu’au champ intitulé « Numéro d’identification TVA » où ce numéro peut être ajouté.
Facebook indique également que tous les annonceurs et abonnés sollicitant les services publicitaires ne sont pas obligés de saisir un numéro d’identification fiscale camerounais. Par contre, en enregistrant leur numéro d’identification TVA sur leur compte publicitaire Facebook, les internautes ou annonceurs immatriculés au Cameroun peuvent à l’avenir récupérer auprès du gouvernement la TVA payée aux autorités fiscales.
Pour la direction générale des impôts que dirige Modeste Mopa Fatoing, sont réputées réalisées au Cameroun et donc taxables à la TVA au Cameroun, les prestations de services fournies à partir des plateformes électroniques dès lors que le preneur y est établi ou y a son domicile ou sa résidence habituelle, quel que soit le lieu d’établissement du prestataire.
Modeste MOPA – Directeur Général des Impôts du Cameroun
Premier pays en Afrique francophone, le Cameroun peut servir d’exemple
La collecte de la TVA par Facebook au pays des Lions indomptables, fait du Cameroun le premier pays d’Afrique francophone où cette mesure est appliquée et le troisième pays en Afrique. Ceci après l’Afrique du Sud où cette mesure est appliquée depuis le 01er mai 2019 suivie du Zimbabwe, où Facebook applique cette disposition fiscale depuis le 01er septembre 2020.
Facebook applique déjà cette TVA dans près de 54 pays dans le monde avec la spécificité selon laquelle si votre adresse d’acheteur se trouve dans l’un des 27 pays de l’Union européenne, et vous n’achetez pas des publicités Facebook à des fins commerciales, mais à des fins privées non commerciales, Facebook applique la TVA au montant d’achat de vos publicités Facebook au taux local en vigueur.
D’autres pays africains peuvent suivre l’exemple camerounais, car il y a des moyens de renflouer les caisses des Etats africains et utiliser ces ressources pour accélérer la croissance des pays africains. Surtout qu’un porte-parole de Facebook nous a rassurés à Digital Business Africa et à ICT Media STRATEGIES que « Facebook prend ses engagements au sérieux et paye toutes les taxes requises par la loi. Facebook est enregistrée, facture et reverse la TVA dans les pays où la législation en vigueur nous y oblige ». Occasion pour les autres pays africains de prendre le réseau social au mot.
Pays dans le monde où Facebook applique la TVA à ses abonnés
Pays
Date début collecte de la TVA
Inde
1er octobre 2018
Australie
1er août 2018
Russie
1er janvier 2019
Québec
1er mars 2019
Colombie
1er décembre 2018
Turquie
1er avril 2019
Afrique du Sud
1er mai 2019
Corée du Sud
xx
Nouvelle-Zélande
xx
Singapour
1er janvier 2020
Royaume d’Arabie saoudite
1er septembre 2019
Bahreïn
1er septembre 2019
Émirats arabes unis
1er août 2019
Biélorussie
1er mars 2020
Barbade
1er avril 2020
Hawaii
1er mai 2020
Bangladesh
1er juillet 2019
Chili
1er juillet 2020
Indonésie
1er juillet 2020
Cameroun
1er octobre 2020
Zimbabwe
1er septembre 2020
Équateur
01er mai 2018
Costa Rica
1er octobre 2020
Moldavie
1er octobre 2020
Les 27 pays de l’Union européenne
Spécificité : Facebook applique la TVA au montant d’achat de vos publicités Facebook au taux local en vigueur au cas où vous achetez des publicités Facebook à des fins privées non commerciales. D’autres spécificités disponibles.
Source : ICT Media STRATEGIES, avec les données de Facebook.
Comment le Cameroun met en œuvre la TVA sur le commerce électronique
Comme indiqué plus haut, l’Article 127 de la loi des Finances 2020 stipule que la TVA est imposable aux opérations de « ventes de biens et des prestations de services effectuées sur le territoire camerounais ou à travers les plateformes de commerce électronique étrangères ou locales ».
Pour la mise en œuvre adéquate de cette mesure, le directeur général des Impôts du Cameroun, Modeste Mopa Fatoing, a signé le 21 février 2020 la circulaire N°006/MINFI/DGI/LRI/L précisant les modalités d’application des dispositions fiscales de la loi N°2019/023 du 24 décembre 2019 portant loi de finances de la République du Cameroun pour l’exercice 2020.
Même si un probable texte particulier apportant des précisions complémentaires en matière de taxation de la TVA sur les activités du commerce en ligne peut intervenir dans l’avenir, de nombreuses dispositions pour la faisabilité de cette innovation au Cameroun sont déjà effectives et applicables.
Parmi ces dispositions, l’immatriculation au Cameroun. Condition préalable pour collecter et liquider cette TVA. La direction générale des impôts a simplifié la procédure d’immatriculation pour les opérateurs de plateformes numériques étrangères qui peuvent le faire à distance, par voie électronique, sans arriver forcément au Cameroun pour les procédures. Ces grands acteurs de l’économie numérique comme Facebook, Google et les autres peuvent effectuer leur demande d’immatriculation en ligne à travers le portail web de la DGI à l’adresse www.impots.cm.
Ces demandes d’immatriculation des plateformes étrangères de commerce en ligne doivent être faites dans un délai de quinze jours à partir de la date de notification de leurs obligations fiscales par l’administration fiscale, ou du début de leurs opérations au Cameroun pour ce qui est des plateformes nouvellement créées.
Pour une meilleure organisation de ce travail, la Division en charge des enquêtes de la DGI recense l’ensemble des plateformes qui opèrent au Cameroun et prend les mesures nécessaires afin de les informer de leurs obligations fiscales, notamment celle d’immatriculation en application des dispositions de l’article L 1 du CGI (Code général des impôts).
Une fois immatriculée au Cameroun, l’opérateur du service en ligne peut donc commencer la collecte et le reversement de la TVA. Pour ce qui est de Facebook au Cameroun, un porte-parole du réseau social a confié à Digital Business Africa que « Facebook est enregistrée, facture et reverse la TVA dans les pays où la législation en vigueur nous y oblige », le Cameroun y compris.
La DGI à Yaoundé au Cameroun
Modalités de reversement de la TVA
Au Cameroun, les modalités de liquidation, de collecte et de reversement de la TVA sur les opérations de commerce en ligne diffèrent selon que la plateforme en ligne est ou non établi au Cameroun.
Lorsque l’opérateur de la plateforme n’est pas établi au Cameroun, il lui incombe l’obligation de liquider, collecter et reverser la TVA sur la transaction et la commission y relative. Pour ce faire, il est préalablement tenu de s’immatriculer comme mentionné plus haut.
Lorsque l’opérateur de la plateforme est établi sur le territoire camerounais, la TVA sur les ventes en ligne effectuées à travers les plateformes de commerce électronique établies au Cameroun ainsi que les commissions y relatives, est simplement liquidée, collectée et reversée suivant les conditions de droit commun. La TVA due sur la transaction principale réalisée en ligne (vente d’un bien ou fourniture d’un service) est donc collectée par le fournisseur du bien ou service et reversée auprès de son centre des impôts de rattachement.
L’opérateur de la plateforme quant à lui facture et collecte la TVA sur les commissions payées par son client et la reverse dans le compte du receveur des impôts de son centre de rattachement.
Pour ce qui est de la déclaration de la TVA proprement dite, elle est effectuée par les opérateurs de plateformes électroniques non domiciliés au Cameroun à travers l’interface de télé-déclaration accessible via le site web de la DGI www.impots.cm au plus tard le 15 de chaque mois.
Sur le portail web de la DGI, ces plateformes de commerce électronique peuvent créer un compte professionnel de télé-procédures. Cette étape de la procédure est réalisée exclusivement lors de la première opération. Une fois le compte créé, l’opérateur se connecte à la plateforme de télé-déclaration avec son « login » et son mot de passe, renseigne le chiffre d’affaires réalisé sur la période et liquide la TVA due. Car, les plateformes en ligne déclarant cette TVA sont tenues de renseigner le montant du chiffre d’affaires réalisé au cours du mois, le montant de la TVA et le montant TTC. Une fois tous ces renseignements intégrés, le système génère automatiquement un avis d’imposition. Toujours en ligne, l’opérateur de commerce électronique effectue le paiement (par virement bancaire ou par voie électronique) via l’onglet de télépaiement.
La TVA sur les transactions effectuées en ligne est reversée dans le compte du receveur des Impôts de la Direction en charge des Grandes Entreprises au RIB « 12001 00497 11111111111- 23 ». Une fois le paiement effectué, l’applicatif génère automatiquement une confirmation de paiement et édite la quittance qui est transmise par voie électronique au contribuable.
Les spécificités de la collecte de la TVA en ligne au Cameroun
La DGI a prévu certaines spécificités dans la collecte de cette TVA par les opérateurs des plateformes web de commerce électronique. Par exemple, lorsque la transaction en ligne porte sur un bien matériel, la TVA n’est pas collectée par l’opérateur de la plateforme, mais plutôt par les services de la douane lors du franchi cordon douanier, en application des dispositions de l’article deuxième alinéa 9 de la loi N°2016/018 du 14 décembre 2016 portant loi de finances de la République du Cameroun pour l’exercice 2017 et au termes de la circulaire N° 371/MINFI/DGD du 23 décembre 2016 précisant les modalités d’application des dispositions douanières de ladite loi.
Lorsque les biens immatériels sont acquis en ligne par les particuliers ou les entreprises, l’opérateur de la plateforme collecte et reverse la taxe. Toutefois, pour les contribuables assujettis à la TVA, en l’absence de la collecte et du reversement par l’opérateur de la plateforme, l’entreprise peut spontanément liquider et collecter la taxe. Dans ce cas, les services fiscaux procèdent aux contrôles d’usages sans préjudice des contrôles effectués par les services douaniers.
Dans tous les cas, la TVA due sur la quote-part des commissions reçues par un opérateur pour les biens et services consommés au Cameroun est collectée et reversée au Cameroun par l’opérateur concerné.
Les sanctions applicables
Le non-respect des obligations déclaratives et de paiement de la TVA prévues entraine la suspension de l’accès à la plateforme de la DGI à partir du territoire camerounais. Ceci sans préjudice des sanctions prévues par le Livre des procédures fiscales. Pour ce faire, la Division en charge des enquêtes, sur la base des informations à sa disposition, initie les diligences nécessaires à la mise en œuvre effective de cette sanction auprès du ministère en charge des Postes et des Télécommunications et auprès de tous les autres organismes compétents.
Au-delà de la collecte de cette TVA par Facebook, le Cameroun et d’autres pays africains qui font face à de nombreux défis et qui recherchent sans cesse au fil des années des moyens d’élargissement de leur assiette fiscale peuvent imposer aux GAFA une taxe sur les services digitaux qui concernera cette fois-ci un pourcentage sur les revenus générés par ces GAFA dans les pays où ils opèrent. L’exigence de cette nouvelle taxe commande d’autres défis à relever. A suivre…
Par Beaugas Orain DJOYUM, DG du cabinet ICT Media STRATEGIES et DP de Digital Business Africa