[DIGITAL Business Africa] – Le Premier ministre Joseph Dion NguteJoseph Dion Ngute a mis fin, le 29 janvier 2026, au bras de fer institutionnel autour du scanning des marchandises au port de Douala-Bonabéri. À l’issue d’une réunion de crise à Yaoundé, le chef du gouvernement a ordonné le maintien du contrat liant l’État du Cameroun à la Société Générale de SurveillanceSociété Générale de Surveillance (SGS), confirmant que celui-ci court juridiquement jusqu’en 2032, et mettant ainsi un coup d’arrêt à la tentative du Port autonome de Douala de substituer l’opérateur suisse par Transatlantic D. SA.
Les fondements juridiques du maintien du contrat de scanning des marchandises liant l’État à la Société Générale de Surveillance (SGS) au port de Douala-Bonabéri ont été présentés. Une clarification apportée par le ministre des Transports, Jean Ernest Masséna Ngallè Bibéhè, au terme de cette réunion de crise. Explications dans son intervention au journal de 20h de la CRTV, dans un contexte de fortes tensions institutionnelles opposant le Port autonome de Douala (PAD) à l’opérateur suisse.
Revenant sur la réunion de crise tenue à Yaoundé, le ministre des Transports a d’abord précisé le cadre institutionnel des échanges. « Étaient présents à cette réunion le ministère des Transports, les opérateurs que sont la Société Générale de Surveillance (SGS) et la direction du Port autonome de Douala. Nous avons été encadrés également par la présence du ministre de la Communication, qui est président du conseil d’administration de cette société », a-t-il déclaré.
Selon lui, cette configuration élargie a permis un partage d’informations avec l’ensemble des parties concernées, notamment les services de la douane.
« SGS et tous les autres acteurs de la douane nous ont donc permis de partager », a-t-il ajouté, soulignant la dimension interinstitutionnelle du dossier.
Sur le fond du différend, le ministre a rappelé que celui-ci trouve son origine dans un engagement contractuel ancien.
« Le problème naît d’un contrat qui a été signé en 2015 par le gouvernement de la République, représenté par le ministre des Finances, et la Société Générale de Surveillance », a-t-il expliqué.
Si la convention est bien conclue pour une durée de dix ans, son application effective repose sur une clause technique déterminante, souvent omise dans le débat public. « Cette convention a une durée de dix ans, qui devait donc prendre effet et s’achever dix ans après. Mais à l’intérieur de cette convention, il est prévu que la validité, la mise en exploitation effective, c’est-à-dire à partir du moment où l’on a installé le quatrième container », a précisé Jean Ernest Masséna Ngallè Bibéhè.
Or, selon les éléments communiqués par le gouvernement, cette condition n’a été remplie qu’en 2022.
« Le quatrième container a été installé en 2022. C’est de là que naît la date à partir de laquelle on peut compter les dix ans », a insisté le ministre des Transports, fixant ainsi l’échéance contractuelle à l’horizon 2032.
Cette sortie médiatique vient conforter la décision du Premier ministre, Joseph Dion Ngute, de maintenir le contrat liant l’État du Cameroun à la Société Générale de Surveillance (SGS) pour les opérations de scanning au port de Douala-Bonabéri, mettant ainsi un terme à la tentative du Port autonome de Douala (PAD) de substituer l’opérateur suisse par Transatlantic D. SA.
Elle vient également confirmer la position exprimée en amont par le ministre des Finances, Louis-Paul Motaze, qui avait, en décembre 2025, adressé une correspondance au directeur général du PAD, Cyrus Ngo’o, lui demandant de maintenir SGS, au motif que son contrat n’avait fait l’objet d’aucune résiliation formelle. Une instruction qui n’avait pas été suivie d’effet, le PAD ayant poursuivi, malgré tout, la mise en œuvre de la solution Transatlantic D. SA.
En toile de fond, ce dossier emblématique révèle les limites juridiques de l’autonomie décisionnelle des établissements publics face aux contrats engageant l’État, mais aussi la centralité du scanning dans la sécurisation des recettes douanières et la gouvernance portuaire au Cameroun. À l’approche désormais clarifiée de l’échéance de 2032, le débat se déplace progressivement de la légalité du contrat vers les conditions de l’après-SGS et les choix stratégiques futurs de l’État camerounais.
Digital Business Africa poursuivra son travail de décryptage rigoureux de ce dossier sensible, au carrefour des enjeux de souveraineté économique, de gouvernance portuaire et de finances publiques.
Par Digital Business Africa
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[DIGITAL Business Africa] – Un détour de Mark-Alexandre Doumba à l’AGEOS. La journée internationale de la protection des données oblige. Le ministre de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation y a effectué une visite de travail ce mercredi 28 janvier 2026.
Question de s’enquérir des avancées, des défis et des besoins opérationnels de l’Agence. Par ailleurs, il a pu échanger avec les équipes dirigeantes et techniques sur les missions stratégiques de l’AGEOS, son rôle central dans la production et l’exploitation des données géospatiales.
Les projets en cours de l’Agence étaient aussi au centre des discussions. Ces projets concernent le service de la planification, la sécurité, l’aménagement du territoire et du développement durable.
Après avoir salué le professionnalisme et l’engagement des équipes, le ministre Doumba a réaffirmé l’importance d’une gouvernance efficace des données et d’une meilleure intégration des outils numériques et spatiaux dans l’action publique.
L’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes connaît l’importance de l’AGEOS. Son président de l’ARCEP Gabon Célestin Kadjidja a signé, le mardi 27 janvier 2026 à Libreville, un protocole d’accord avec l’Agence gabonaise d’Études et d’Observations spatiales (AGEOS).
Ce partenariat vise à structurer une collaboration entre les deux institutions afin de renforcer la surveillance satellitaire des installations radioélectriques sur l’ensemble du territoire national. Régulation des Télécoms : L’ARCEP s’offre « l’œil de l’AGEOS » pour surveiller le spectre national
L’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes (ARCEP) s’est dotée d’un outil de pointe pour la surveillance satellitaire des installations radioélectriques sur l’ensemble du territoire.
La mission de l’AGEOS étant de collecter et d’analyser des données géospatiales et satellitaires afin d’aider l’État à mieux planifier le territoire, gérer les ressources naturelles, prévenir les risques et appuyer les décisions publiques. L’Agence contribue donc à une action publique plus efficace, moderne et basée sur la donnée, au service du développement du Gabon.
[DIGITAL BUSINESS AFRICA] – La bataille autour du scanning des marchandises au Port autonome de Douala connaît (peut-être) un dénouement. Le Système de Gestion de la Sécurité (SGS) du groupe suisse reste à quai. Son contrat avec l’ État du Cameroun lui en donne droit. Résolution prise par le Premier ministre, chef du Gouvernement, Joseph Dion Ngute, ce 29 janvier 2026.
C’était au terme de la réunion d’urgence qu’il a présidée avec toutes les parties prenantes. « J’ai instruit la poursuite du contrat de la SGS. Ledit contrat ayant été signé avec le Gouvernement, il ne revient pas à une autre entité de procéder à son annulation” , a-t-il dit.
L’entité en question est le Port autonome de Douala, dirigé par Cyrus Ngo’o. Le 26 décembre 2025, le PAD s’appuie sur un décret de 2019 qui lui confère la responsabilité de l’organisation et de la gestion de l’espace portuaire, y compris les activités liées au scanner des marchandises. Le DG Cyrus Ngo’o considère que le contrat d’une validité de 10 ans, qui liait SGS à l’État camerounais, est arrivé à échéance le 31 décembre 2025.
En face, le ministre des Finances du Cameroun, Louis-Paul Motaze, demande le respect du contrat liant l’État à SGS, face à la décision du DG du Port autonome de Douala, Ngo’o, du 26 décembre 2025 annoncé à compter du 1ᵉʳ janvier 2026, la prise en charge exclusive du scanning par Transatlantic D S.A.
Fin 2025, Transatlantic D.S.A va prendre le contrôle du scanning au PAD. C’est chaud au Port autonome de Douala et sans les bureaux. Les deux camps se neutralisent à coup de correspondances. Le 19 janvier 2026, le DG du PAD, Cyrus Ngo’o écrit au DG des Douanes Fongod Edwin Nuvaga.
« je voudrais vous faire connaître que le nouveau schéma logistique du scanning mis en place par le concessionnaire permet désormais de scanner les marchandises à l’importation immédiatement après leur déchargement du navire, contribuant ainsi à une amélioration substantielle des performances opérationnelles du Terminal à conteneurs, dont les opérations portuaires sont de ce fait passées de 22 à 28 mouvements par heure.
Cette amélioration de la productivité aura inévitablement une incidence positive sur les délais de mobilisation des recettes douanières, en raison de la réduction subséquente des délais des opérations de passage portuaire.
En outre, les opérations de scanning initialement limitées au trafic des conteneurs sont d’ores et déjà étendues aux véhicules importés et les images y afférentes sont également à la disposition de vos services compétents, à toutes fins utiles.
C’est donc l’occasion de souligner, pour vous rassurer, que les données du scanning habituellement utilisées à une gestion efficace des risques et à l’évaluation en douane sont disponibles auprès de Transatlantic D. S.A. pour les trafics susmentionnés et qu’aucune interruption du service ».
Le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, patron de la douane, va répliquer dans une interview accordée à la chaîne nationale CRTV le 26 janvier 2026.
« …Je suis le ministre de la Douane… Et hélas, je suis aussi le ministre qui est amené à payer des indemnités fortes lorsque sur le plan juridique les choses ne se sont pas passées selon les normes.
J’ai eu à saisir le directeur général du PAD pour lui rappeler qu’il y a un contrat et je me suis d’abord arrêté là… Je n’ai pas voulu aller au fond…
Un gouvernement a le droit de prendre les décisions qu’il veut… c’est son droit le plus absolu mais… Faisons-le selon les normes et selon les formes, c’est tout… C’est-à-dire que vous
avez un contrat, qu’il me semble que certains pensaient que le contrat n’était plus en vigueur… Il me semble… mais il suffit de le lire…
Je suis le ministre des Finances, ça veut dire que je travaille tous les jours pour faire entrer l’argent, mais je travaille aussi… pour que l’argent ne sorte pas pour des choses qu’on aurait pu éviter”, a-t-il indiqué.
D’après les autorités, SGS et l’État du Cameroun sont liés par un contrat d’une durée de dix ans.
Mais à l’intérieur de ce contrat, il est prévu que la mise en exploitation effective débute quand on a installé le quatrième conteneur.
Ce quatrième conteneur aurait été installé en 2022, c’est la date à partir de laquelle on peut compter les dix ans. Le contrat court ainsi jusqu’en 2032.
[DIGITAL Business Africa] – L’Autorité de Régulation des Communications électroniques et de la Poste sort l’artillerie lourde. La plateforme nationale de Contrôle des Réseaux mobiles a été inaugurée ce 28 janvier 2026 par la ministre de la Fonction publique, du Travail et de l’Emploi, Aïssatou Abdoulaye Tondi, représentant le Premier ministre.
L’outil permettra de mesurer avec précision la qualité de service, notamment en matière de couverture, de taux de réussite des appels, de qualité des communications voix et données, et de disponibilité des réseaux ; de contrôler de manière fiable les volumes de trafic, les revenus générés ainsi que le respect des obligations fiscales, parafiscales et réglementaires des opérateurs.
Une page de la régulation se tourne. Une autre s’est ouverte, selon la ministre de la Fonction publique, du Travail et de l’Emploi, Aïssatou Abdoulaye Tondi,
« La plateforme met également fin à l’asymétrie d’information entre le régulateur et les opérateurs, renforce la transparence et améliore considérablement la qualité de la prise de décision réglementaire, parce qu’elle n’est pas seulement un outil technologique.
Elle constitue un véritable levier de souveraineté numérique et un instrument stratégique de pilotage de l’économie numérique nationale », a-t-elle dit.
Le directeur général de l’ARCEP, le colonel-major Idrissa Chaïbou, a expliqué de manière précise l’ossature de cet outil innovant.
« Cette plateforme repose sur une architecture modulaire, sécurisée, robuste et évolutive, permettant une intégration directe et contrôlée avec les systèmes d’information et les cœurs de réseaux des opérateurs de téléphonie mobile, elle est conçue pour assurer une collecte automatisée, continue et non intrusive des données techniques, économiques et de trafic, sans intervention humaine et sans possibilité d’altération ou de manipulation des informations transmises ».
À en croire les explications, elle devrait garantir un suivi en temps réel du trafic télécom, une meilleure traçabilité des flux générés par les opérateurs, une évaluation plus juste et plus fiable des recettes, et le renforcement de la transparence et de l’équité fiscale dans le secteur.
La plateforme nationale de contrôle des réseaux mobiles a été déployée par le prestataire INFOCOM INTERNATIONAL. La société basée en Tunisie disposerait d’une expertise reconnue et d’un retour d’expérience probant dans plusieurs pays africains, notamment le Mali, le Togo, la Mauritanie, la Guinée-Bissau et la République centrafricaine.
[DIGITAL Business Africa] – Pour avoir un espace numérique sain et robuste, le Kenya a dû faire appel au partenaire UE. L’Union européenne a trinqué avec le gouvernement du Kenya à la gloire du lancement officiel du projet « Renforcer la résilience de l’écosystème de cybersécurité du Kenya (KCR) », ce 26 janvier 2026.
L’institution européenne a financé le projet à hauteur de 454 millions de shillings kenyans (3 millions d’euros) sur 36 mois. Par cette initiative, l’ UE veut soutenir le Kenya dans le renforcement de son écosystème national de cybersécurité afin de garantir un environnement numérique sûr, résilient et fiable pour les citoyens, les institutions publiques et les entreprises, en atteste S. E. Henriette Geiger, ambassadrice de l’Union européenne au Kenya.
« La cybersécurité est essentielle à la confiance dans l’économie numérique et la prestation des services publics. Face au développement rapide des services d’administration en ligne, des paiements numériques et des plateformes numériques au Kenya, une cybersécurité robuste est indispensable pour protéger les infrastructures d’information critiques, assurer la continuité des services et garantir les droits des citoyens”, a-t-elle déclaré.
L’ingénieur John Tanui, secrétaire principal au ministère de l’Information, des Communications et de l’Économie numérique, en charge du département d’État des TIC et de l’Économie numérique, a expliqué que le projet est en droite ligne avec la vision gouvernementale.
« Le projet KCR est pleinement aligné sur les cadres nationaux existants, notamment la Stratégie nationale de cybersécurité et le Plan directeur numérique, et vise à concrétiser les ambitions numériques à long terme du gouvernement. Il a souligné que le projet a été élaboré à la suite de vastes consultations avec les acteurs nationaux afin de garantir qu’il réponde aux besoins et priorités institutionnels réels ».
Le projet KCR s’articule autour de trois piliers complémentaires :
• renforcer les cadres juridiques, réglementaires et institutionnels en matière de cybersécurité ;
• renforcer les capacités opérationnelles nationales et sectorielles en matière de prévention et de réponse aux cyberincidents ;
• promouvoir la sensibilisation, l’inclusion et la confiance en matière de cybersécurité, en accordant une attention particulière aux femmes, aux jeunes et aux usagers des services publics.
Il est implémenté par Expertise France, l’agence publique française pour la coopération technique internationale, en partenariat avec le Centre estonien pour le développement international (ESTDEV), en étroite coordination avec les autorités kényanes afin de garantir l’appropriation nationale et la pérennité du projet.
[DIGITAL Business Africa] – Un mémorandum d’accord (MoU) pour renforcer la collaboration entre le Tchad et l’Azerbaïdjan. Les deux pays ont signé un partenariat dans le domaine de la transformation numérique, ce 28 janvier 2026.
L’accord est signé par le directeur général de l’Agence de Développement des Technologies de l’Information et de la Communication (ADETIC), Adoum Djimet Saboun, et son homologue Farid Osmanov de l’Agence de l’Innovation et du Développement numérique de la République d’Azerbaïdjan.
Il vise à instaurer un cadre structuré de coopération autour de l’échange d’expertises, du partage de bonnes pratiques et de la mise en œuvre de projets conjoints.
Structuré autour de plusieurs axes, l’accord concerne la gouvernance électronique, l’innovation technologique et le développement de solutions numériques compétitives.
Cet accord est scellé après la Conférence mondiale sur le développement des télécommunications. La CMDT-25 était organisée par l’Union internationale des Télécommunications du 17 au 28 novembre 2025.
Selon les sources officielles de l’ADETIC, cette collaboration s’inscrit dans une dynamique de partenariats internationaux destinés à renforcer les capacités nationales et à favoriser l’émergence d’un écosystème numérique performant au Tchad.
La délégation tchadienne est constituée de personnalités telles que le secrétaire général adjoint du ministère en charge du numérique, Mahamat Saleh Brahim, le directeur général de l’ARCEP, Haliki Choua, le directeur général de l’ENASTIC, Haggar Bachar Salim, ainsi que le directeur général des Études et de la Planification, Roland Konodji Guelngar, accompagnés de plusieurs responsables techniques.
La délégation tchadienne est conduite par le ministre des Télécommunications, de l’Économie numérique et de la Digitalisation de l’Administration, Dr Michel Boukar. D’autres accords devraient suivre.
[DIGITAL Business Africa] – Le délégation gabonaise est de retour à Libreville. Le 56° Réunion annuelle du Forum économique mondial, tenue à Davos-Klosters (Confédération suisse) s’est refermée après cinq jours de travaux ( du 19 au 23 janvier 2026).
Représentant personnel du chef de l’ État S.E Oligui Nguema a ce forum, le ministre de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation rend sa copie. Mark-Alexandre Doumba a signé un communiqué ce 28 janvier 2026 où il rend compte des activités qu’à menées la délégation gabonaise au Forum Davos .
Parmi ces activités, des échanges bilatéraux stratégiques avec des dirigeants politiques, institutionnels, économiques et académiques de premier plan, notamment avec S.E Félix Antoine Tsisekedi Tschilombo, président de la République Démocratique du Congo; Julius Maada Bio, pésident de la République de Sierra Leone, Mohamed Bin Taliah, ministre de la Digitalisation des services publics des Émirats Arabes Unis ; Jessica Rosenworcel, directrice du MIT Media Lab, Jimmy Wales, Fondateur de Wikipedia et Esther Dweck, ministre de la Gestion et de l’Innovation des Services Publics, Bresil.
« Les contacts établis constituent une base solide pour le déploiement de partenariats structurants, ainsi que pour le suivi de coopérations concrètes à court et moyen terme, en parfaite cohérence avec la vision de transformation portée par le Chef de l’État », indique le communiqué.
La participation de la délégation gabonaise a été aussi marquée par des interventions, selon le communiqué, dans certains panels. Dont celui intitulé « Frontière de la gouvernance numérique : de l’inspection approfondie des données à la gouvernance numérique de nouvelle génération ».
Ce qui a sans doute permis de « porter la vision du Gabon sur les enjeux de transformation numérique, de gouvernance publique innovante, de leadership africain, de développement inclusif et de projection stratégique du continent à l’ère de l’intelligence artificielle » .
[DIGITAL Business Africa] – Le silence de Khaby Lame est d’or. L’empereur de TikTok Khaby Le Tiktokeur sénégalais vient d’engranger 975 millions de dollars. L’argent provient de la vente de son entreprise Step Distinctive Limited à Rich Sparkle Holdings, une entreprise spécialisée dans les services financiers.
Selon le communiqué paru fin janvier 2026, Rich Sparkle Holdings indique que cette monétisation pourrait générer plus de 4 milliards de dollars par an.
« L’accord révèle que Khaby Lame a autorisé l’utilisation de son Face ID, de son Voice ID et de ses modèles comportementaux pour le développement d’un jumeau numérique IA. Dans un cadre conforme, cela permet la production de contenus multilingues et multiversions et ouvre la voie au commerce virtuel en direct sur une longue durée, au-delà des fuseaux horaires… »
Rich Sparkle Holdings détient donc les droits commerciaux mondiaux exclusifs de la marque Khaby Lame pour une période initiale de 36 mois. Cela inclut la gestion de ses boutiques en ligne, ses partenariats publicitaires et l’utilisation de son image.
Le contrat autorise aussi la création d’un « jumeau numérique » (IA) de Khaby Lame pour produire du contenu multilingue et des sessions de vente en direct (livestream e-commerce) 24 h/24.
Connu pour ses vidéos humoristiques dans lesquelles il ne parle jamais, Khaby Lame est depuis 2022 le TikTokeur le plus en vue. réseaux sociaux. Et le deal qui est annoncé cette semaine permettra à une nouvelle structure de faire passer la monétisation de cette influence à un autre niveau.
Le vidéaste et influenceur italien d’origine sénégalaise, ambassadeur de bonne volonté de l’Unicef depuis le 31 janvier 2025.
En 2025, le mathématicien Tchadien Idriss Mahamat Alhabib a rapporté qu’il était visé par une offre de 400 000 dollars pour céder son compte TikTok de 5 millions d’abonnés. Idriss Mahamat Alhabib a justifié son choix par la volonté d’éduquer les jeunes Africains. Cela en leur prodiguant des astuces pour démystifier les mathématiques.
[DIGITAL Business] – Retour à Bakou en Azerbaïdjan pour la délégation tchadienne deux mois après la CMDT-25. La Conférence mondiale de développement des télécommunications (CMDT-25), organisée par l’Union internationale des Télécommunications du 17 au 28 novembre 2025, continue de porter ses fruits.
Le ministre des Télécommunications, de l’Économie numérique et de la Digitalisation de l’Administration, Dr Michel Boukar, est arrivé à Bakou ce 26 janvier 2026. Le patron du numérique tchadien est à la tête d’une importante délégation constituée de plus de 1 500 délégués.
Selon les sources du ministère, plusieurs accords devraient être signés avec leurs homologues azerbaïdjanaises. Ils portent notamment sur la coopération en matière de transformation numérique, le développement des sphères d’innovation, ainsi que l’exportation de produits numériques.
D’autres aspects seront également évoqués, notamment les technologies de l’information, les services satellitaires, l’écosystème spatial, la formation et l’éducation, la réglementation, la régulation, la gouvernance électronique, ainsi que la promotion et l’exportation de solutions numériques.
Lors du récent périple de la délégation tchadienne en terre azerbaïdjanaise, le DG de l’ARCEP Tchad, Haliki Mahamat Choua, a pu découvrir le potentiel du centre de contrôle des satellites d’Azercomos, doté de plusieurs stations terriennes et d’outils avancés de surveillance de l’espace et du spectre.
Les deux parties avaient décidé du contrôle de l’espace et du suivi des services satellitaires ; de la gestion du spectre national, y compris pour les réseaux de nouvelle génération ; du renforcement des capacités des ingénieurs et experts de l’ARCEP (formations, ateliers, visites d’étude) ; du développement de solutions satellitaires pour améliorer la connectivité dans les zones rurales et enclavées du Tchad.
Le ministère des Télécommunications, de l’Économie numérique et de la Digitalisation de l’Administration indique que cette démarche est alignée sur la volonté du ministère de renforcer les partenariats internationaux dans le secteur du numérique, en vue de consolider les capacités nationales et d’accompagner la modernisation de l’administration et de l’économie numérique.
[DIGITAL Business Africa] – La Loi de finances 2026 consacre un tournant décisif dans la fiscalité camerounaise en encadrant de manière explicite la taxation des entreprises du numérique opérant depuis l’étranger. En introduisant la notion de présence économique significative, en assimilant celle-ci à un établissement permanent numérique et en impliquant directement les intermédiaires locaux dans le recouvrement, le Cameroun se dote d’un dispositif juridique robuste pour capter une partie de la valeur créée par les plateformes internationales sur son territoire.
De manière structurée et détaillée, la taxation des entreprises du secteur numérique non-résidentes opérant sur le marché camerounais. Cette réforme repose sur quatre piliers complémentaires : la reconnaissance d’une présence économique significative, son assimilation à un établissement permanent numérique, l’instauration d’un régime d’imposition spécifique, et l’implication directe des intermédiaires et partenaires locaux dans le recouvrement de l’impôt.
La reconnaissance légale d’une présence économique significative
La Loi de finances 2026 introduit explicitement la notion de présence économique significative comme critère d’imposition des entreprises non résidentes.
L’article 5 bis du Code général des impôts modifié dispose :
« Sont réputées exploitées au Cameroun : (…) les entreprises non résidentes qui justifient d’une présence économique significative sur le territoire camerounais. »
Cette disposition consacre le principe selon lequel une entreprise étrangère peut être imposable au Cameroun même sans présence physique, dès lors que son activité y génère une valeur économique mesurable.
L’assimilation à un établissement permanent numérique
L’article 5 précise et opérationnalise cette notion en l’assimilant à un établissement permanent numérique :
« Une entreprise non-résidente est réputée disposer d’une présence économique significative au Cameroun, assimilable à un établissement permanent numérique, lorsqu’elle entretient avec le territoire national une connexion substantielle et dématérialisée, caractérisée par le franchissement, au titre d’un exercice fiscal, de l’un des seuils quantitatifs suivants : a. le montant total des rémunérations brutes facturées (…) excède FCFA cinquante millions (50 000 000) ; b. le nombre d’utilisateurs, de clients ou de titulaires de comptes situés au Cameroun excède mille (1 000). »
La loi ajoute que :
« L’appréciation des seuils (…) tient compte de l’ensemble des paiements effectués par des résidents camerounais ou pour leur compte, y compris ceux réalisés par l’intermédiaire d’entités tierces. »
La définition précise des services numériques imposables
La Loi de finances 2026 définit de manière non limitative les services numériques concernés :
« La notion de services numériques inclut, sans que cette liste soit limitative : a. la fourniture de contenus numériques à la demande (streaming, téléchargement, jeux en ligne, abonnements) ; b. les services de publicité en ligne et de monétisation de données clients ou utilisateurs ; c. les services d’intermédiation au profit des places de marché électroniques (frais de commission) ; d. les services d’informatique en nuage (cloud computing), d’hébergement de données et de logiciels fournis en tant que service (Software as a Service) ; e. toute autre prestation de service rendue ou facilitée par l’intermédiaire d’un réseau électronique ou d’une application numérique. »
La localisation de l’utilisateur au Cameroun est établie à partir :
« d’indices techniques (adresses IP, géolocalisation, code pays SIM) ou commerciaux (adresse de facturation, informations bancaires camerounaises) ».
Le régime d’imposition applicable : 3 % sur les revenus bruts
Sur le plan du calcul de l’impôt, l’article 17 quater institue un régime forfaitaire spécifique :
« L’impôt sur les sociétés dû par les entreprises du secteur numérique disposant d’une présence économique significative au Cameroun est liquidé par application du taux de trois pour cent (3 %) au montant total des revenus bruts réalisés sur le territoire camerounais. »
Cet impôt : « constitue le minimum de perception » et « revêt un caractère libératoire et définitif ».
Le paiement de l’impôt et le précompte
L’article 21 précise les modalités de paiement et vise expressément les entreprises non-résidentes du numérique :
« Pour les entreprises non résidentes du secteur numérique, 3 % du montant brut des revenus générés sur le territoire camerounais. »
Il inclut également parmi les opérations donnant lieu à précompte :
« les achats de biens et de services effectués par les distributeurs, partenaires commerciaux et prestataires des entreprises de téléphonie, du numérique et des opérateurs de services assimilés. »
La responsabilité des intermédiaires et partenaires locaux
La Loi de finances 2026 va plus loin en impliquant directement les acteurs locaux dans l’effectivité du recouvrement fiscal. L’article 21 bis (nouveau) dispose expressément :
« Pour les entreprises étrangères du secteur numérique, les établissements de télécommunications, les intermédiaires de paiement, les distributeurs ou partenaires techniques peuvent être requis pour : – la retenue à la source ; – la transmission d’informations fiscales ; – la facilitation du recouvrement de l’impôt. »
Cette disposition confère à l’administration fiscale un levier opérationnel majeur, en s’appuyant sur les acteurs qui contrôlent les flux techniques, financiers et commerciaux du numérique.
Les obligations déclaratives spécifiques
Enfin, l’article 23 bis organise un dispositif déclaratif entièrement dématérialisé :
« L’impôt sur les sociétés dû par les entreprises du secteur numérique disposant d’une présence économique significative est liquidé et télé-déclaré par l’entreprise non-résidente assujettie. »
Ces entreprises doivent :
« déposer une déclaration mensuelle de leur chiffre d’affaires brut réalisé au Cameroun » et « effectuer le paiement de l’impôt dû au plus tard le 15 du mois suivant ».
Avec la Loi de finances 2026, le Cameroun met en place un cadre juridique robuste, cohérent et directement exécutoire pour la fiscalité du numérique. La combinaison de l’établissement permanent numérique, de l’imposition sur les revenus bruts, des obligations déclaratives dématérialisées et de la responsabilisation des intermédiaires locaux traduit une volonté claire : rendre la taxation des géants du numérique effective, traçable et sécurisée, même en l’absence de présence physique sur le territoire national.
Cette réforme vient compléter un dispositif engagé depuis plusieurs années. En effet, comme l’avait déjà expliqué Digital Business Africa, depuis le 1er octobre 2020, Facebook applique au Cameroun une TVA de 19,25 % sur les services publicitaires facturés aux utilisateurs, qu’ils soient professionnels ou particuliers. Cette application est conforme à la Loi de finances 2020, qui a pour la première fois assujettie à la TVA les acteurs nationaux et internationaux de l’e-commerce, en prévoyant explicitement l’imposition des ventes de biens et des prestations de services réalisées sur le territoire camerounais, y compris via des plateformes de commerce électronique étrangères ou locales.
Avec l’instauration en 2026 d’un impôt spécifique de 3 % sur les revenus bruts des entreprises numériques non-résidentes, le Cameroun franchit donc une nouvelle étape dans la captation de la valeur créée localement par les plateformes internationales. Reste toutefois posée la question de l’adéquation de ce taux au regard du poids économique réel des GAFAM sur le marché camerounais.
À l’instar du débat ouvert en 2020 sur la TVA numérique, Digital Business Africa estime que la réflexion sur la fiscalité du numérique doit se poursuivre, notamment sur l’opportunité d’aller au-delà d’un taux forfaitaire de 3 % du chiffre d’affaires réalisé. Un éclairage éditorial approfondi sur cette question sera proposé très prochainement par Beaugas Orain DJOYUM.
Par ICT Media STRATEGIES
Fiscalité du numérique au Cameroun
Ce que la loi impose aux plateformes étrangères et aux partenaires locaux
1) Qui est concerné ?
Plateformes et entreprises étrangères du numérique
Sont concernées toutes les entreprises non-résidentes qui fournissent, directement ou indirectement, des services numériques à des clients ou utilisateurs situés au Cameroun, notamment :
plateformes de contenus numériques (streaming, téléchargement, abonnements) ;
plateformes publicitaires et de monétisation de données ;
places de marché électroniques et services d’intermédiation ;
services cloud, hébergement de données, logiciels fournis en tant que service ;
toute prestation rendue ou facilitée par une application ou un réseau numérique.
Partenaires et intermédiaires locaux
Sont également concernés :
les établissements de télécommunications ;
les intermédiaires de paiement (banques, fintechs, mobile money, agrégateurs) ;
les distributeurs et partenaires techniques ;
les prestataires locaux liés à la fourniture des services numériques.
2) Quand une plateforme étrangère devient imposable au Cameroun ?
Une entreprise étrangère est imposable lorsqu’elle dispose d’une présence économique significative au Cameroun, caractérisée par le franchissement d’au moins un des seuils suivants sur un exercice fiscal :
chiffre d’affaires annuel supérieur à 50 millions FCFA réalisé auprès de clients ou utilisateurs situés au Cameroun ;
plus de 1 000 utilisateurs, clients ou titulaires de comptes localisés au Cameroun.
La présence est assimilée à un établissement permanent numérique, même sans implantation physique.
3) Comment l’administration localise les utilisateurs ?
La loi autorise l’administration fiscale à s’appuyer sur :
des indices techniques : adresses IP, géolocalisation, code pays SIM ;
des indices commerciaux : adresse de facturation, moyens de paiement, informations bancaires camerounaises.
4) Quel impôt les plateformes doivent-elles payer ?
Régime principal (forfaitaire)
3 % appliqués au montant total des revenus bruts réalisés au Cameroun.
Cet impôt est :
le minimum de perception ;
libératoire et définitif pour les revenus concernés.
Option alternative (régime réel)
Les entreprises peuvent opter pour :
le taux de droit commun de 30 % sur le bénéfice net réel, à condition :
d’en informer l’administration avant le début de l’exercice ;
de s’engager pour au moins 5 exercices fiscaux ;
de fournir une documentation complète sur les prix de transfert.
Dans tous les cas, l’impôt dû ne peut être inférieur au montant résultant de l’application du taux de 3 %.
5) Quelles sont les obligations déclaratives des plateformes ?
Les entreprises numériques non résidentes doivent :
s’immatriculer auprès de l’administration fiscale camerounaise ;
télé-déclarer mensuellement leur chiffre d’affaires brut réalisé au Cameroun ;
payer l’impôt dû au plus tard le 15 du mois suivant celui du fait générateur ;
utiliser le portail électronique sécurisé mis en place par l’administration fiscale.
Elles sont soumises aux sanctions prévues par le Livre des procédures fiscales en cas de manquement.
6) Quel est le rôle des partenaires et intermédiaires locaux ?
Pour les entreprises étrangères du secteur numérique, la loi prévoit que les acteurs locaux peuvent être requis par l’administration fiscale pour :
la retenue à la source de l’impôt ;
la transmission d’informations fiscales ;
la facilitation du recouvrement de l’impôt.
Concrètement, cela signifie que :
les opérateurs télécoms, banques, fintechs et agrégateurs peuvent être sollicités pour identifier les flux ;
les partenaires techniques et distributeurs peuvent être tenus de coopérer avec l’administration ;
le recouvrement ne repose plus uniquement sur la bonne volonté de la plateforme étrangère.
7) Paiement, précompte et flux locaux
La loi intègre explicitement le numérique dans les mécanismes de paiement et de précompte :
les entreprises non résidentes du secteur numérique sont redevables de 3 % sur les revenus bruts générés au Cameroun ;
les achats de biens et services effectués par les distributeurs, partenaires commerciaux et prestataires des entreprises du numérique peuvent donner lieu à précompte, selon les cas.
8) Ce que cela change concrètement
Pour les plateformes étrangères :
obligation de se conformer au fisc camerounais, même sans présence physique ;
risque de recouvrement indirect via les partenaires locaux ;
nécessité de structurer la conformité fiscale et documentaire.
Pour les partenaires locaux :
obligation de vigilance fiscale accrue ;
exposition potentielle à des obligations de retenue et de reporting ;
responsabilité renforcée dans la chaîne de valeur du numérique.
À retenir
La Loi de finances 2026 fait entrer le Cameroun dans une fiscalité du numérique opérationnelle, où les plateformes étrangères sont imposées sur la valeur créée localement et où les partenaires locaux deviennent des acteurs clés du recouvrement fiscal.
[DIGITAL Business Africa] – Le 27 janvier 2026, l’Assemblée nationale française a adopté en première lecture une proposition de loi interdisant aux mineurs de moins de 15 ans l’accès aux réseaux sociaux tels que TikTok, Instagram ou Snapchat. Soutenue par le président Emmanuel Macron et portée par la députée Renaissance Laure Miller, cette mesure vise à protéger la santé mentale des adolescents face aux dangers du cyberharcèlement, de l’exposition à des contenus violents et de la dépendance numérique.
À l’Assemblée nationale, un amendement de la députée socialiste Ayda Hadizadeh a néanmoins été adopté. Il établit que les fournisseurs de réseaux sociaux “garantissent que les mineurs ne sont pas exposés à une pression commerciale excessive” et interdit également la “promotion de produits ou services susceptibles d’altérer la santé physique ou mentale des mineurs” sur les réseaux sociaux qui leur sont destinés.
Les plateformes concernées
Interdits : TikTok, Instagram, Snapchat et autres réseaux sociaux publics.
Exclus : les messageries privées (WhatsApp, Messenger) et les plateformes éducatives.
Mise en œuvre prévue
Rentrée 2026 : interdiction pour les nouveaux comptes.
1er janvier 2027 : extension à tous les comptes existants, avec obligation de vérification de l’âge.
Les enjeux politiques et juridiques
Le texte a été adopté par 116 voix contre 23, avec un large soutien du camp présidentiel et de plusieurs partis.
Certains opposants, notamment La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon, dénoncent un « paternalisme numérique ».
Le gouvernement doit encore s’assurer de la compatibilité avec le droit européen, notamment avec le Règlement sur les Services Numériques (DSA).
Une mesure pionnière
Si elle est définitivement adoptée, la France deviendra le deuxième pays au monde, après l’Australie, à imposer une telle restriction.
Et les téléphones dans les lycées ?
Plutôt qu’une interdiction totale du téléphone portable, chaque établissement devra définir ses propres règles d’utilisation des téléphones dans son règlement intérieur.
Le satisfecit de Macron
Le président Emmanuel Macron a réagi directement sur son compte X :
« Interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans : c’est ce que préconisent les scientifiques, c’est ce que demandent massivement les Français. Après un travail fructueux avec le Gouvernement, l’Assemblée nationale vient de dire oui. C’est une étape majeure. Au Sénat maintenant de poursuivre ce travail constructif. Pour que cette interdiction soit effective dès la rentrée prochaine, j’ai demandé au Gouvernement d’activer la procédure accélérée. Parce que le cerveau de nos enfants n’est pas à vendre. Ni aux plateformes américaines, ni aux réseaux chinois. Parce que leurs rêves ne sauraient être dictés par les algorithmes. Parce que nous ne voulons pas de la génération anxieuse mais d’une génération qui croit en la France, la République et ses valeurs. La France, pionnière depuis 2018 de la régulation des plateformes, continue aujourd’hui de l’être en devenant le premier pays d’Europe à s’engager dans cette voie. Au 1er septembre, nos enfants et adolescents seront enfin protégés. J’y veillerai. »
Pourquoi c’est important pour l’Afrique
Cette décision française relance le débat sur la régulation des réseaux sociaux à l’échelle mondiale. Dans plusieurs pays africains, les autorités s’inquiètent également :
de l’impact des contenus violents ou trompeurs sur les jeunes,
de la montée du cyberharcèlement,
et de la dépendance numérique qui affecte la concentration scolaire.
La question se pose désormais : faut-il envisager des mesures similaires en Afrique pour protéger les adolescents, tout en respectant les libertés numériques ?
Pour Beaugas Orain DJOYUM, président de l’association Smart Click Africa, qui milite pour un meilleur usage du web, des réseaux sociaux et des solutions numériques, il s’agit d’une décision salutaire.
« La décision de la France d’interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans est une avancée majeure que nous soutenons pleinement. En Afrique, la situation est encore plus préoccupante : l’analphabétisme numérique est plus répandu et la maîtrise des réseaux sociaux n’est pas une réalité pour une grande partie de nos jeunes. Cela les expose davantage aux dérives, aux contenus violents, pornographiques et au cyberharcèlement. Nous devons envisager des mesures similaires, adaptées à nos contextes, pour protéger nos adolescents. Mais au-delà de l’interdiction, il est urgent de renforcer l’éducation numérique, d’accompagner les parents et de promouvoir un usage responsable des plateformes. C’est ce que s’attelle à faire, avec ses moyens, Smart Click Africa. L’Afrique doit former une génération qui ne subit pas les algorithmes, mais qui les comprend et les maîtrise. »
[DIGITAL Business Africa] – Dans sa première adresse officielle de l’année 2026, le chef de l’ Etat burkinabè Ibrahim Traoré a fait des annonces fortes. Comme l’acquisition, dans les prochains jours, d’un microscope électronique à balayage de dernière génération. C’est l’une des promesses évoquées ce 26 janvier 2026.
Selon le site spécialisé filab.fr, Le microscope électronique à balayage de dernière génération (MEB ou SEM en anglais pour Scanning Electron Microscopy) est une technique de caractérisation permettant d’obtenir des images de la surface d’un échantillon en haute résolution.
L’équipement utilise le principe des interactions électron-matière, et offre une bien meilleure résolution que les microscopes optiques traditionnels, limités par la longueur d’ondes de la lumière visible ainsi que par la qualité des lentilles optiques. Une bonne nouvelle pour les chercheurs locaux qui n’auront plus à aller voir ailleurs, en atteste le capitaine Ibrahim Traoré.
« Pour avoir accès à cet équipement par le passé, nos chercheurs a travers le gouvernement dépensaient des milliards et se déplaçaient en Occident, parfois même pour de petites recherches ».
L’équipement financé sur fonds propres de l’État, est disponible selon le capitaine Ibrahim Traoré. Il a indiqué que l’appareil est fonctionnel et les chercheurs vont commencer à faire tout ce qu’ils doivent faire au Burkina plutôt que de s’expatrier . Cela va encore encourager d’autres personnes à chercher et à découvrir, a-t-il dit.
Cet appareil devra être installé dans un laboratoire au Burkina Faso. D’autres projets dans le domaine de l’éducation et de la recherche sont entrepris par le gouvernement pour tutoyer les pays développés.
“En plus de cela, nous avons décidé de construire une université technologique et j’espère que d’ici la fin de l’année (2026) vous allez voir cette université se dresser.
Les travaux ont déjà commencé et nous avons demandé aux entreprises de tout faire pour être dans les délais pour que les rentrées prochaines, nous puissions accueillir des étudiants dans des domaines assez pointus de la technologie, afin que nous nous mettions au diapason.
Comme je l’ai dit, nous sommes très loin, nous sommes dans les années 1800 et je pense qu’en 5 ans, nous pouvons faire un saut, au moins, de 100 ans pour nous retrouver dans les années 1950 et continuer de travailler ainsi ” , a-t-il reconnu.
Le message du président Ibrahim Traoré est adressé aux Burkinabè juste après l’inauguration de deux datacenters dans la journée du 23 janvier 2026. Dans sa logique de souveraineté, Ibrahim Traoré a fait le choix d’héberger les données des administrations, personnes au niveau local.
[DIGITAL Business Africa] – Le Burkina Faso inaugure ses deux datacenters (centres d’hébergement de données). L’œuvre a mobilisé un investissement de 15 milliards de FCFA. La cérémonie d’inauguration des deux infrastructures numériques s’est tenue ce 23 janvier 2026 en présence d’un parterre de personnalités.
Parmi lesquel le Premier ministre Jean Emmanuel Rimtalba Ouedraogo, la ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Aminata Zerbo-Sabané. L’objectif est de rapatrier 100 % des données publiques pour une administration plus sûre, moderne et indépendante.
L’initiative du président Ibrahim Traoré marque le lancement effectif de la politique de « zéro donnée de l’administration publique à l’extérieur ». Elle s’inscrit donc dans la stratégie nationale de transformation numérique et vise à rapatrier et sécuriser l’ensemble des données étatiques jusque-là hébergées hors du territoire national. Pour le Premier ministre Jean Emmanuel Rimtalba, il est question pour l’État de contrôler les informations nationales.
« La souveraineté numérique est indissociable de la souveraineté nationale. Héberger les données de notre territoire dans des infrastructures que nous ne maîtrisons pas revient à renoncer à une part de notre autodétermination. Le Burkina Faso, sous la révolution progressiste populaire, ne peut plus l’accepter ».
Et la ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques Aminata Zerbo-Sabané d’ajouter :
« Toutes les données des usagers que nous possédons pourront désormais être stockées en toute sécurité. Qu’il s’agisse des données de l’état civil, des données médicales ou des données fiscales, nous pourrons maintenant les héberger sur ces plateformes. »
Ces infrastructures sont dotées de 3 000 téraoctets de stockage, d’une puissance de calcul de 28 800 cœurs CPU et de plus de 105 600 Go de mémoire vive. Les deux datacenters ont la capacité d’héberger plus de 7 000 machines virtuelles, selon les autorités. Les deux datacenters sont répartis sur plusieurs sites hautement sécurisés.
Certaines indiscrétions évoquent la construction d’un datacenter national supplémentaire à l’horizon 2028, répondant aux standards internationaux. Il permettrait de renforcer la souveraineté numérique du pays et d’accompagner durablement la modernisation de l’administration, tout en ouvrant la voie à de nouveaux usages au service du développement.
[DIGITAL Business Africa] – Le souverain pontife tire à nouveau la sonnette d’alarme sur les risques de l’intelligence artificielle. Léon XIV, dans un message pour la 60ᵉ journée mondiale des communications sociales, paru le 24 janvier 2026, a évoqué l’immense défi anthropologique soulevé par les systèmes d’intelligence artificielle. influen
«En enfermant des groupes de personnes dans des bulles de consensus facile et d’indignation facile, ces algorithme affaiblissent la capacité d’écoute et de pensée critique et augmentent la polarisation sociale », regrette le Pape, vilipendant de surcroît « la confiance naïve et acritique » dans l’intelligence artificielle, lorsqu’elle est considérée comme une « amie » omnisciente, dispensatrice de toutes les informations, archive de toutes les mémoires, « oracle » de tous les conseils. « Tout cela peut encore affaiblir notre capacité à penser de manière analytique et créative, à comprendre les significations, à distinguer la syntaxe de la sémantique », a-t-il regretté.
Sans appeler à freiner l’essor de l’IA, le Pape appelle à la guider selon trois piliers : la responsabilité, la coopération et l’éducation. Pour ceux qui sont à la tête des plateformes en ligne, cela signifie faire preuve de transparence et de responsabilité sociale en ce qui concerne les principes de conception et les systèmes de modération qui sous-tendent leurs algorithmes et les modèles développés, afin de favoriser un consentement éclairé de la part des utilisateurs.
Le pape, dans son manifeste, invite l’industrie technologique, les législateurs, les entreprises créatives, le monde universitaire, les artistes, les journalistes, les éducateurs à s’impliquer dans la construction et la mise en œuvre d’une citoyenneté numérique consciente et responsable.
Aux catholiques, Léon XIV recommande leur contribution afin que les personnes, en particulier les jeunes, acquièrent la capacité de penser de manière critique et grandissent dans la liberté de l’esprit, mais aussi les personnes âgées et les membres marginalisés de la société.
Une prise de conscience qui, selon lui, permettra à chaque citoyen, chaque internaute de protéger son image (photos et audio), son visage et sa voix, pour éviter fraude numérique, cyberharcèlement, deepfakes.
En décembre 2025, Léon XIV avait déjà alerté sur l’usage militaire de l’IA. Le pape dénonçait « la délégation aux machines des décisions concernant la vie et la mort ».
[Digital Business Africa] – CAMTEL, l’opérateur historique du Cameroun, s’apprête à réduire significativement les zones blanches et à améliorer la qualité du service mobile dans les chefs-lieux, les villes universitaires et les localités rurales encore isolées. L’opérateur public a officialisé, le 21 janvier 2026, un accord de financement syndiqué d’un
montant de 44,884 milliards FCFA avec Commercial Bank Cameroon (CBC) pour lancer la première phase du projet Mobile Network Expansion (MNE).
Un programme conçu pour désaturer, densifier et étendre le réseau
Le projet MNE répond à trois enjeux prioritaires pour le marché télécom camerounais :
– désaturation des zones urbaines où la demande explose,
– densification des infrastructures existantes pour améliorer la qualité de service,
– extension de la couverture mobile dans les zones encore faiblement desservies.
Les investissements cibleront en priorité :
– les chefs-lieux régionaux et départementaux,
– les villes universitaires,
– les zones économiques stratégiques,
– les zones rurales encore peu couvertes.
Cette approche territoriale vise à réduire les disparités d’accès et à soutenir la montée en puissance des usages numériques dans tout le pays.
Un impact direct sur l’innovation, les entreprises et les services publics
L’expansion du réseau mobile ne se limite pas à un chantier technique. Elle constitue un levier de transformation économique pour :
– les entreprises, qui bénéficieront d’une connectivité plus stable pour leurs opérations,
– les start-ups, dont les services numériques nécessitent une couverture fiable,
– les services publics, engagés dans la digitalisation des procédures,
– les citoyens, pour qui l’accès au mobile reste la première porte d’entrée vers Internet.
En renforçant la qualité et la disponibilité du réseau, CAMTEL contribue à créer un environnement plus favorable à l’innovation, à l’investissement et à la compétitivité numérique.
CBC, partenaire financier d’un projet structurant
Le financement syndiqué piloté par Commercial Bank Cameroon illustre la capacité des institutions financières nationales à accompagner des projets d’infrastructures critiques.
Ce partenariat public-privé confirme la confiance accordée à CAMTEL dans la mise en œuvre de programmes stratégiques pour l’économie numérique.
Un projet aligné avec les ambitions nationales de transformation digitale
Le Mobile Network Expansion s’inscrit dans les priorités nationales :
– amélioration de la qualité des services télécom,
– réduction des inégalités d’accès,
– renforcement de la souveraineté numérique,
– soutien à la transformation digitale des administrations et des entreprises.
Il contribue également aux objectifs de la SND30, qui fait de la connectivité un pilier du développement économique et social.
Vers un Cameroun mieux connecté et plus compétitif
Avec ce financement de près de 45 milliards FCFA, CAMTEL engage une phase décisive de modernisation de son réseau mobile.
L’impact attendu est clair : moins de zones blanches, une meilleure qualité de service et une connectivité plus inclusive, au bénéfice des territoires, des entreprises et des citoyens.
[DIGITAL Business Africa] – Un diamant brut. L’un des plus beaux dans le domaine du management en Afrique. Djibril Ouattara est propulsé au deuxième gouvernement Beugré Mambé. La nouvelle équipe dirigeante du Premier ministre de Côte d’Ivoire a été dévoilée ce vendredi 23 janvier 2026.
Au ministère de la Transition numérique et de l’innovation technologique, le dévolu est jeté sur un stratège des télécommunications et du numérique. Djibril Ouattara succède ainsi à Ibrahim Kalil Konaté, qui occupait ce poste depuis octobre 2023. L’heure n’est pas aux réjouissances. La tâche qui incombe au nouveau promis est loin d’être un jeu. Djibril Ouattara hérite de chantiers structurants névralgiques.
Parmi lesquels la poursuite de la digitalisation de l’administration, l’amélioration de la qualité des services numériques publics, le renforcement de la cybersécurité et la protection des données à caractère personnel.
La Côte d’Ivoire est également engagée dans le chantier des infrastructures à haut débit, la préparation à l’introduction de la 5G, ainsi qu’une meilleure couverture des zones rurales encore peu connectées.
Le nouveau ministre devra par ailleurs structurer un environnement favorable à l’innovation locale, en soutenant les start-up, en facilitant l’investissement privé et en développant les compétences numériques de la jeunesse.
Pour certains experts comme Diomande Ousmane, économiste, le nouveau promu coche toutes les cases.
« Félicitations au ministre Djibril Ouattara pour cette nomination stratégique. Son parcours à la tête de MTN Côte d’Ivoire témoigne d’une solide expertise du numérique et d’une vision orientée performance et innovation, des atouts clés pour accompagner la transformation digitale de notre pays.
Plein succès dans cette mission déterminante au service de la modernisation de l’État et de la compétitivité de l’économie ivoirienne “.
Notre diamant brut a été poli au fil des expériences. Le président de l’entreprise Angels depuis avril 2025 jouit des compétences requises pour cette mission.
Djibril Ouattara était, avant sa nomination, membre du conseil d’administration d’Orabank, mai 2020 – janvier 2026. L’un des points forts de son curriculum vitae, c’est son poste de directeur général de MTN Côte d’Ivoire (novembre 2019 – mars 2025). Il a également occupé le même poste dans la filiale congolaise (septembre 2015 – octobre 2019).
Dans l’audiovisuel, Djibril Ouattara a aussi fait valoir sa clairvoyance de dirigeant. Il a été occupé entre novembre 2014 et juin 2015, la fonction de DG de Canal + CIV . Un poste précédé de celui de DG d’Atlantique Télécom, opérateur télécom majeur en Afrique de l’Ouest, filiale du groupe émirati Etisalat, spécialisé dans les services mobiles, internet et data, de mars 2009 à octobre 2014.
Cela après avoir gravi les échelons. Notamment CTIO Atlantique Télécom Côte d’Ivoire d’août 2006 à février 2009, Business Development Operations Manager, Atlantique Télécom Group (août 2005 – août 2006).
Djibril Ouattara a une expérience dans un autre domaine important dans la vie des populations, celui de la distribution de l’eau. Il a été directeur de la région Centre, de la région Bas-Côtral et de la région Abidjan-Nord à la Société de distribution d’eau de la Côte d’Ivoire, SODECI (Sauri), entre octobre 1995 et mars 2004.
Formé à l’Institut national polytechnique Félix Houphouët-Boigny (INP HB) entre 1985 et 1990, Djibril Ouattara est titulaire d’un MBA de la MIT Sloan School of Management, États-Unis (2004-2005).
[DIGITAL Business Africa] – La société irlandaise AC Shining Stars Management Ltd (ACS) a annoncé, le 21 janvier 2026 depuis Dublin, avoir engagé une action en justice internationale contre le groupe télécoms sud-africain MTN Group Limitedet plusieurs de ses filiales, pour utilisation non autorisée de la marque déposée « MOBILE MONEY® ».
Selon le communiqué publié par ACS, la procédure vise l’exploitation présumée de cette marque dans quatorze pays, à savoir le Bénin, le Botswana, le Cameroun, le Congo, la Côte d’Ivoire, la France, le Ghana, la Guinée-Bissau, la Guinée (Conakry), le Kenya, le Libéria, la Namibie, le Rwanda et la Zambie.
La société plaignante indique réclamer plus de 4 milliards d’euros de dommages et intérêts, soit environ 2 600 milliards de francs CFA, au titre de violations qu’elle qualifie de massives de ses droits de propriété intellectuelle.
Une marque enregistrée dans 37 juridictions
AC Shining Stars affirme être titulaire de la marque « MOBILE MONEY® », enregistrée auprès de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) sous le numéro ROM.1318304. Cette marque bénéficierait, selon l’entreprise, d’une protection dans 37 juridictions réparties sur trois continents, notamment en Europe, en Afrique et en Asie.
Selon les explications d’AC Shining Stars, dont le conseil juridique est assuré par Maître Paul Bayemi, du cabinet Étoiles Avocats (Paris, France), la protection invoquée repose à la fois sur des enregistrements nationaux directs dans une vingtaine de pays, dont la France, la Chine, le Ghana, le Kenya, le Maroc, la Namibie, le Rwanda et la Zambie, ainsi que sur un enregistrement régional via l’Organisation africaine de la Propriété intellectuelle couvrant 17 États africains, dont le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Mali et le Tchad.
Selon ACS, ces enregistrements ont été examinés et validés par plus de vingt offices nationaux et régionaux de propriété intellectuelle.
Un contentieux après des démarches non contentieuses
Toujours selon le communiqué, cette action judiciaire intervient après plusieurs années de tentatives de règlement amiable. AC Shining Stars affirme avoir engagé des démarches non contentieuses, y compris des démarches qualifiées de diplomatiques, qui n’auraient pas abouti.
L’entreprise indique avoir décidé de saisir les juridictions compétentes après avoir estimé que ses démarches avaient été ignorées par le groupe MTN et que la situation ne pouvait plus être résolue en dehors des tribunaux.
Une exploitation commerciale contestée
Dans sa communication, AC Shining Stars accuse MTN Group et ses filiales d’avoir exploité la marque « MOBILE MONEY® » à des fins commerciales sur plusieurs marchés protégés, sans autorisation, au détriment de partenaires disposant, selon elle, de licences légitimes.
L’entreprise estime que ces usages constituent une contrefaçon de marque et justifient la demande de dommages et intérêts déposée dans le cadre de la procédure engagée.
Un avertissement adressé aux acteurs du marché
À travers cette action et sa communication publique, AC Shining Stars affirme vouloir rappeler que la marque « MOBILE MONEY® » est une propriété intellectuelle protégée et qu’aucune organisation ni personne ne serait autorisée à l’utiliser sans accord écrit préalable.
L’entreprise précise que toute utilisation non autorisée, y compris en tant que terme générique, est susceptible de constituer une violation de la marque et de faire l’objet de poursuites judiciaires.
À ce stade, MTN Group n’a pas encore communiqué publiquement sur cette affaire.
Marque « MOBILE MONEY » : ce que montrent les registres officiels de l’OMPI
Les données accessibles confirment l’existence d’un enregistrement international actif, tout en révélant des nuances importantes quant à l’étendue réelle de la protection selon les pays et les classes de services.
Une marque enregistrée depuis 2016 et toujours active
La marque verbale « MOBILE MONEY » est enregistrée depuis le 21 juillet 2016 au nom d’AC Shining Stars Management Ltd, établie à Cork, en Irlande. L’enregistrement international est indiqué comme actif, avec une date d’expiration prévue le 21 juillet 2026.
La langue de dépôt est le français et la marque est reproduite en caractères standard.
Trois classes centrales pour la FinTech et les télécoms
L’enregistrement international couvre trois classes de la classification de Nice, particulièrement sensibles pour l’écosystème numérique :
– la classe 9, relative aux équipements électroniques, logiciels, dispositifs numériques et matériels technologiques ;
– la classe 36, qui englobe les services financiers, bancaires, de paiement, d’assurance et de gestion financière ;
– la classe 38, dédiée aux télécommunications, aux communications mobiles et aux services d’accès aux réseaux.
Ces classes correspondent précisément aux activités au cœur des services de mobile money et des offres télécoms modernes.
Une protection territoriale variable selon les pays
Comme le prévoit le système de Madrid, la protection d’une marque internationale n’est pas uniforme et dépend des décisions prises par chaque office national.
Les registres de l’OMPI montrent ainsi que la marque bénéficie d’une protection complète dans certains États, comme le Maroc, où les classes 9, 36 et 38 ont été expressément acceptées par l’office national compétent.
À l’inverse, dans d’autres pays, la protection est partielle. À Madagascar, par exemple, les données de l’OMPI indiquent que seule la classe 9 est protégée, les services financiers et de télécommunications relevant des classes 36 et 38 ayant fait l’objet d’un refus provisoire partiel notifié en 2017.
Un changement de titulaire enregistré en 2024
Un autre élément figure dans l’historique officiel de la marque : un changement de titulaire a été enregistré le 23 août 2024.
À ce stade, les informations disponibles dans le registre international de l’OMPI ne précisent ni la nature de ce changement (cession, restructuration, transmission ou autre) ni l’identité du titulaire antérieur.
En l’absence de ces précisions publiques, il n’est pas possible, sur la seule base du registre, de déterminer les modalités exactes du transfert ni d’en tirer des conclusions sur la titularité antérieure de la marque.
Ce qu’il faut retenir
Les vérifications effectuées par Digital Business Africa confirment donc l’existence d’un enregistrement international valide de la marque « MOBILE MONEY », toujours en vigueur jusqu’en juillet 2026. Elles montrent également que la portée de cette protection varie selon les territoires et les classes de services, un élément central dans toute analyse ou procédure liée à l’utilisation de cette marque.
A propos d’AC Shining Stars Management Ltd
AC Shining Stars Management Ltd est une société de droit irlandais enregistrée auprès du Companies Registration Office (CRO), le registre officiel des entreprises en Irlande.
Selon les informations disponibles dans la base de données professionnelle SoloCheck, la société a été constituée le vendredi 3 septembre 2021 et présente actuellement un statut normal (active).
Toujours selon SoloCheck, AC Shining Stars Management Ltd est enregistrée sous le numéro de société 703071. Son adresse déclarée est partielle à Dublin 2, une zone qui regroupe un grand nombre d’entreprises; la société partage son Eircode avec plus de 1 600 autres entités enregistrées.
L’entreprise est classée comme micro-entreprise, avec une activité principale déclarée sous le code [6202] – Computer consultancy activities. Elle peut exercer sous la dénomination commerciale AC Shining Stars Management Ltd.
Gouvernance et positionnement
Contacté par Digital Business Africa, le Camerounais Cédric Atangana affirme être le PCA d’AC Shining Stars Management Ltd. Il confie par ailleurs que la société s’appuie sur « un conseil d’administration élargi, composé d’experts internationaux répartis sur les cinq continents ».
Cédric Atangana
Une société revendiquant une présence internationale
Sur son site internet, AC Shining Stars Management Ltd se présente comme une société internationale indépendante de services en technologies financières, fondée sur une culture axée sur les valeurs et la création de valeur durable.
Basée à Dublin, au cœur de l’un des principaux pôles financiers européens, l’entreprise indique s’appuyer sur une expertise multidisciplinaire, un capital intellectuel structuré et un réseau mondial pour accompagner ses clients et ses partenaires.
Elle revendique une présence opérationnelle dans plus de 85 pays, couvrant l’Europe, l’Amérique du Nord, l’Asie et l’Afrique.
Domaines d’expertise déclarés
Selon ses communications institutionnelles, AC Shining Stars Management intervient notamment dans :
– la propriété intellectuelle et les investissements en actifs immatériels ;
– le conseil financier et les services de technologies financières ;
– les paiements numériques et les transferts internationaux ;
– l’analytique de données, la business intelligence et l’aide à la décision ;
– les investissements en capital-risque et en private equity.
Un modèle structuré autour de cinq pôles d’activités
L’entreprise indique fonder son développement sur un modèle de long terme articulé autour de cinq activités interconnectées :
Investissements en propriété intellectuelle et private equity ;
Paiements numériques et services de remittances ;
Inclusion financière ;
Data analytics, insights et business intelligence ;
Centrale internationale d’achats.
Une stratégie axée sur la propriété intellectuelle
AC Shining Stars Management affirme investir dans l’acquisition, la protection, l’exploitation et la concession de licences de droits de propriété intellectuelle, notamment les marques, brevets, inventions, secrets commerciaux, droits d’auteur et actifs artistiques.
La société indique également intervenir dans le financement de contentieux liés à la propriété intellectuelle, en particulier lorsque des actifs qu’elle détient ou exploite en partenariat font l’objet d’usages qu’elle estime abusifs.
Dans ce contexte, alors qu’AC Shining Stars Management affirme fonder une part de son modèle économique sur l’acquisition, la protection, l’exploitation et la concession de licences de droits de propriété intellectuelle, le procès engagé contre MTN Group s’annonce particulièrement suivi.
Il devrait permettre d’apprécier, devant les juridictions compétentes, la portée concrète de cette stratégie d’investissement dans les actifs immatériels, ainsi que ses implications potentielles pour l’écosystème du mobile money et de la FinTech à l’échelle africaine et internationale.
[Digital Business Africa] – Lorsque le gouvernement ivoirien dévoile sa nouvelle équipe, un nom retient immédiatement l’attention des acteurs du numérique : Djibril Ouattara, figure respectée du secteur des télécommunications, désormais ministre de la Transition numérique et de l’Innovation technologique. Il succède à Kahlil Ibrahim Konaté, avec une mission claire : accélérer la transformation digitale du pays et faire de l’innovation un moteur de croissance inclusive.
Un leader forgé dans l’exigence du secteur privé
Ingénieur diplômé de l’INP-HB de Yamoussoukro et titulaire d’un MBA de la MIT Sloan School of Management, Djibril Ouattara incarne cette génération de dirigeants africains capables de conjuguer rigueur technique, vision stratégique et culture de la performance.
Son parcours professionnel est marqué par une progression constante dans des environnements complexes et hautement concurrentiels :
Canal+ Côte d’Ivoire, où il a piloté des opérations structurantes ;
Atlantique Telecom Togo (Moov Togo), qu’il a dirigé avec succès ;
MTN Congo, où il a mis en œuvre des stratégies commerciales gagnantes ;
Et surtout MTN Côte d’Ivoire, qu’il a dirigé de 2019 à 2025.
L’homme qui a remis MTN Côte d’Ivoire sur une trajectoire ascendante
À son arrivée à la tête de MTN Côte d’Ivoire, la filiale traversait une période délicate.
Sous sa direction, elle retrouve le chemin de la croissance et renoue avec la rentabilité :
Passage d’une perte de près de 15 milliards de FCFA en 2019 à un résultat net de 26,5 milliards de FCFA en 2022 ;
Consolidation de la position de MTN comme numéro deux du marché, avec 17,3 millions d’abonnés mobiles fin 2023.
Cette performance, saluée au sein de l’écosystème, illustre sa capacité à restructurer, fédérer et transformer.
Un choix stratégique pour un portefeuille stratégique
La nomination de Djibril Ouattara intervient dans un contexte où la Côte d’Ivoire accélère sa digitalisation : modernisation de l’administration, cybersécurité, innovation locale, souveraineté numérique, infrastructures haut débit, inclusion digitale.
Le gouvernement lui confie un ministère devenu central pour la compétitivité du pays.
Et son profil envoie un signal fort : placer un expert du terrain, rompu aux enjeux technologiques et managériaux, au cœur de la stratégie numérique nationale.
Une vision attendue : faire du numérique un levier de transformation
Reconnu pour sa rigueur, son pragmatisme et sa capacité à exécuter, Djibril Ouattara arrive avec une feuille de route ambitieuse :
accélérer la digitalisation des services publics ;
renforcer l’écosystème de l’innovation ;
soutenir les startups et champions locaux ;
développer les infrastructures numériques ;
promouvoir une transformation inclusive, au service des citoyens et des entreprises.
Son expérience multiculturelle — Afrique, Europe, États-Unis — et sa maîtrise des environnements complexes constituent des atouts majeurs pour piloter cette transition.
Un ministre attendu, un secteur en mutation
Avec cette nomination, la Côte d’Ivoire mise sur un dirigeant qui connaît intimement les réalités du marché, les défis de la connectivité, les attentes des consommateurs et les impératifs de compétitivité.
Djibril Ouattara arrive au gouvernement avec une réputation solide :
manager transformationnel,
stratège orienté vers les résultats,
acteur clé du développement du numérique en Afrique de l’Ouest.
Son entrée au gouvernement marque une nouvelle étape pour un secteur en pleine mutation, où l’innovation et la souveraineté numérique deviennent des priorités nationales.
[DIGITAL Business Africa] – Le gouvernement de Transition envisage un outil de rationnement du carburant à la pompe. Selon la Direction générale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence (DGCC) dans une sortie datée du 20 janvier 2026, cette mesure vise à faciliter l’accès au carburant pour tous. Mais plusieurs sources évoquent un moyen de lutter contre les circuits de vente illicites.
À chaque passage en station-service, la plaque d’immatriculation ou la vignette du véhicule sera photographiée par le pompiste, avec son téléphone portable. Puis enregistrée plus tard sur une application web permettant de suivre le réseau de distribution en temps réel.
Les voitures ne seront autorisées à faire un nouveau plein que 72 heures plus tard, les motos 48 heures plus tard, soit respectivement trois jours et deux jours entre deux passages. Ce qui permettra aux structures de contrôle d’assurer en temps réel le suivi des ventes de carburant.
Dès l’annonce de la mesure, plusieurs internautes ont salué la décision du gouvernement de Transition. Mais des incertitudes demeurent. Notamment l’état des terminaux mobiles des agents de stations-service, la disponibilité de la connexion internet et la protection dudit système contre des attaques.
Une pénurie de carburant sévit sur la ville de Bamako presque depuis six mois. Le directeur général du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence (DGCC) Zédion Dembélé a présenté un bilan chiffré des flux récents. Les données révèlent un effort d’importation soutenu malgré les défis logistiques :
-Période du 12 au 18 janvier : 40 348 300 litres importés (taux de ravitaillement de 53,9 %).
-Période du 13 au 21 janvier : 14 445 025 litres supplémentaires (taux de ravitaillement de 21,4 %).
Selon la DGCC, ces arrivages massifs ont déjà permis de réduire visiblement les files d’attente dans les stations-service de la capitale et des grandes villes.
[DIGITAL Business Africa] – À Davos, la Guinée équatoriale mise sur la souveraineté des données et l’IA pour s’imposer comme hub numérique en Afrique centrale.
Au Forum économique mondial de Davos, la Guinée équatoriale n’a pas joué la carte de la simple visibilité diplomatique. Elle y a défendu une vision claire : faire du numérique, des données et de l’intelligence artificielle des piliers structurants de sa stratégie de développement et de son positionnement régional au sein de la CEMAC.
Le 20 janvier, le vice-président de la Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema Mangue, à la tête d’une haute délégation en Suisse, a rencontré Kate Kallot, fondatrice et PDG d’Amini, une entreprise technologique africaine spécialisée dans les infrastructures de données et les solutions d’intelligence artificielle adaptées aux réalités du continent.
Données, IA souveraine et 5G au cœur de la proposition
Lors de cette rencontre, Kate Kallot a présenté une proposition de collaboration stratégique visant à accélérer la transformation numérique de la Guinée équatoriale. Celle-ci repose sur plusieurs axes majeurs : le développement d’infrastructures de données modernes, le déploiement de capacités d’IA souveraines, le renforcement de la connectivité nationale – notamment à travers la 5G – ainsi que l’amélioration des services publics grâce aux technologies numériques.
Dans un message publié sur le réseau social X, le vice-président a souligné l’importance stratégique de cette démarche, déclarant notamment :
« Considérant que le monde moderne progresse de pair avec la technologie, nous avons officiellement invité Mme Kate Kallot à effectuer une visite de travail en Guinée équatoriale afin d’approfondir sa proposition, de rencontrer les ministères concernés et d’entamer une évaluation complète pour identifier les priorités, les lacunes et une feuille de route commune en vue de sa mise en œuvre. »
Selon Teodoro Obiang Nguema Mangue, l’approche proposée accorde une attention particulière à la souveraineté des données et au développement des compétences locales, deux enjeux devenus centraux pour les États africains soucieux de garder le contrôle de leurs infrastructures numériques et de maximiser l’impact économique de la transformation digitale.
Objectif Davos–CEMAC : faire de Malabo une porte d’entrée régionale du WEF
Dans la même dynamique, le vice-président équato-guinéen a également échangé avec Chido Munyati, directeur et chef de la région Afrique du Forum économique mondial. Au cœur des discussions : l’ambition de la Guinée équatoriale de devenir la porte d’entrée du Forum économique mondial pour la sous-région CEMAC.
Là encore, Teodoro Obiang Nguema Mangue a clarifié la vision politique portée par Malabo :
« La Guinée équatoriale aspire à devenir la porte d’entrée du Forum économique mondial pour la sous-région CEMAC. Pour atteindre cet objectif, nous devons renforcer l’intégration régionale, accroître le rayonnement international de notre pays et promouvoir des projets à fort impact, tant économiques que stratégiques. »
Les deux parties ont convenu de la nécessité de consolider le cadre de coopération entre la Guinée équatoriale et le Forum économique mondial, afin de renforcer l’engagement du pays en faveur du multilatéralisme et du dialogue public-privé, tout en consolidant sa position sur la scène économique régionale et internationale.
Une stratégie numérique à portée géoéconomique
À travers ces échanges à Davos, la Guinée équatoriale envoie un signal fort aux investisseurs, aux partenaires technologiques et aux institutions internationales : le pays entend dépasser une approche fragmentée du numérique pour adopter une vision intégrée, combinant infrastructures, données, compétences locales et coopération multilatérale.
En se positionnant à la fois comme futur hub numérique et comme relais institutionnel du Forum économique mondial en Afrique centrale, Malabo ambitionne de jouer un rôle moteur dans la transformation digitale de la zone CEMAC. Le véritable test résidera désormais dans la capacité des autorités à traduire ces annonces en projets concrets, structurés et mesurables, susceptibles de produire un impact durable sur l’économie et les services publics.
Amini IA, bâtir la souveraineté des données et de l’intelligence artificielle pour le Sud global
Fondée en 2022 et basée à Nairobi, Amini s’impose comme l’un des acteurs africains les plus ambitieux dans le domaine de l’infrastructure de données et de l’intelligence artificielle. Dirigée par sa fondatrice et PDG Kate Kallot, l’entreprise porte une vision claire : permettre aux pays du Sud global, longtemps cantonnés au rôle de simples fournisseurs de données brutes, de devenir des acteurs à part entière de l’économie mondiale de l’IA.
Chez Amini, la question n’est pas seulement de collecter des données, mais de savoir qui les contrôle, comment elles sont exploitées et surtout qui bénéficie de la valeur créée par l’intelligence artificielle. L’approche défendue par Kate Kallot vise ainsi à redéfinir l’IA non comme un produit importé, mais comme une ressource locale, conçue, développée et gouvernée localement, au service des priorités économiques, sociales et environnementales des pays africains et du Sud global.
Une ambition structurante pour le Sud global
Amini se donne pour objectif, à l’horizon de dix ans, de devenir l’épine dorsale de toute la chaîne de données collectées, traitées et distribuées dans le Sud global. L’entreprise mise sur une forte capacité de recherche et développement pour favoriser un véritable « leapfrog technologique », permettant aux économies émergentes de rattraper, voire de dépasser, certains modèles traditionnels de développement numérique.
Les chiffres clés illustrent l’ampleur de cette ambition : plus de 2,5 téraoctets de données utilisées pour l’entraînement de modèles, une présence active dans plus de 25 pays, plus de 1 000 sources de données intégrées, et près de 80 milliards d’hectares de terres analysées grâce aux technologies de données géospatiales et d’intelligence artificielle.
Une infrastructure deep tech au service de l’impact
La mission d’Amini consiste à fournir une infrastructure technologique de pointe sur laquelle d’autres acteurs – gouvernements, entreprises, institutions et startups – peuvent s’appuyer pour combler les écarts en matière de données et de capacités de calcul en Afrique et dans le Sud global.
Kate Kallot, une leader mondiale de l’IA déjà familière des enjeux d’Afrique centrale
Kate Kallot est une pro du numérique de premier plan et une figure reconnue de l’intelligence artificielle à l’échelle mondiale, engagée dans l’élargissement de l’accès aux technologies avancées en Afrique et dans le Sud global. Elle figure parmi les 100 personnalités les plus influentes de l’IA selon TIME et a été distinguée comme Tech Pioneer par le Forum économique mondial.
Elle est la fondatrice et PDG de Amini, une startup deep tech spécialisée dans la construction d’infrastructures souveraines de données et d’intelligence artificielle pour l’Afrique. À travers Amini, Kate Kallot œuvre à permettre aux États de contrôler, gérer et monétiser leurs propres données afin de générer une nouvelle croissance économique fondée sur la valeur locale de l’IA.
Un parcours au cœur des géants mondiaux de la tech
Avant de créer Amini IA, Kate Kallot a occupé des postes de direction stratégique au sein de plusieurs leaders mondiaux de la technologie. Chez NVIDIA, elle a dirigé les relations développeurs à l’échelle mondiale et piloté l’expansion de l’écosystème dans les marchés émergents. Elle a ensuite travaillé chez Arm, où elle a contribué au développement du mouvement TinyML, visant à démocratiser l’intelligence artificielle embarquée sur des dispositifs à faible consommation.
Chez Intel, elle a supervisé le développement du Neural Compute Stick, devenu le premier kit de développement IA au monde au format USB. Cette innovation a permis de déployer des capacités de vision par ordinateur et d’intelligence artificielle sur des millions d’objets connectés et de dispositifs edge et IoT à travers le monde.
Gouvernance, énergie et IA responsable
Au-delà de l’entrepreneuriat technologique, Kate Kallot est engagée dans les débats globaux sur la gouvernance et l’impact de l’intelligence artificielle. Elle occupe le poste de vice-présidente de la ICC Global Environmental and Energy Commission et siège au EY Global AI Advisory Council, où elle contribue aux réflexions stratégiques sur l’IA, la durabilité, l’énergie et les politiques publiques.
Une connaissance concrète de l’Afrique centrale
Kate Kallot connaît déjà les réalités de l’Afrique centrale. En décembre 2025, elle s’est rendue en République centrafricaine, en marge du Caucus africain 2025. À cette occasion, la techwoman centrafricaine d’origine congolaise a échangé avec des jeunes entrepreneurs, étudiants et innovateurs locaux.
Les échanges avaient porté sur le rôle du numérique comme levier de développement, la nécessité de concevoir des solutions technologiques adaptées aux contextes locaux et l’importance d’encourager la jeunesse à développer des innovations répondant aux besoins nationaux. Cette immersion renforce sa crédibilité auprès des pays de la sous-région Afrique centrale, engagés dans des stratégies de transformation digitale et de souveraineté des données.
Une interlocutrice stratégique pour les États africains
En combinant une expérience de très haut niveau dans les grandes entreprises technologiques mondiales, une reconnaissance internationale et une connaissance de terrain de l’Afrique centrale, Kate Kallot s’impose comme une interlocutrice stratégique crédible pour les gouvernements africains. Son approche, centrée sur des infrastructures d’IA souveraines et sur la création de valeur locale à partir des données, résonne avec les ambitions des États de la CEMAC qui souhaitent bâtir des économies numériques inclusives, maîtrisées et durables.
Un atout donc pour la Guinée équatoriale qui la recevra prochainement.
E-Gov’A, un cadre africain structurant pour la e-gouvernance
Les échanges engagés à Davos s’inscrivent dans une réflexion plus large portée sur le continent africain autour de la transformation numérique de l’État et de la modernisation des services publics. Cette réflexion trouve notamment un prolongement dans des plateformes africaines structurées comme E-Gov’A, le Salon de l’e-Gouvernance et de l’innovation digitale en Afrique, prévu du 14 au 16 mai 2026 à Yaoundé au Cameroun.
Porté par l’associationSmart Click Africa, en collaboration avec Digital Business Africa, E-Gov’A est organisé autour du thème :
« Intelligence artificielle et e-gouvernance : bâtir des services publics efficaces dans une Afrique cashless et paperless ».
Ce salon organisé sous le patronage du Ministère des Postes et Télécommunications se positionne comme un espace de dialogue stratégique entre décideurs publics, administrations, régulateurs, entreprises technologiques, startups et partenaires au développement, autour des enjeux de digitalisation des services publics, de gouvernance des données, d’intelligence artificielle appliquée à l’administration et de souveraineté numérique.
Les discussions ouvertes entre la Guinée équatoriale et Amini à Davos illustrent précisément le type de partenariats structurants, orientés impact et mise en œuvre concrète, que cette plateforme panafricaine entend promouvoir.