[DIGITAL Business Africa] – La Côte d’Ivoire prend les rênes du FRATEL. Qui mieux qu’une reine à la stature de Patricia Amand pour présider aux destinées du Réseau francophone des Régulateurs des Télécommunications ? Patricia Amand chapeaute le comité de coordination du FRATEL, composé de Patricia Amand, président, et de deux vice-présidents Cheikh Tidiane Sarr de l’ARTP Sénégal et de Laure de La Raudière de l’ARCEP France. Le trio a été élu lors de la réunion annuelle tenue du 29 au 30 octobre 2026 à Conakry.
La rencontre entre membres du FRATEL avait pour thème : « Quelles mesures pour soutenir le déploiement d’infrastructures pour le numérique ? » Plus de 150 participants issus de 18 autorités de régulation membres du réseau ont rallié la capitale, Conakry.
Membre du Conseil de régulation de l’ARTCI depuis octobre 2022, la juriste ivoirienne spécialisée dans la régulation des télécommunications, le numérique et la protection des données a succédé à Laure de La Raudière, présidente de l’Arcep France, qui assurait la présidence par intérim du FRATEL en 2026.
Patricia Amand n’atterrit pas à la présidence du FRATEL comme un cheveu dans la soupe. Son expérience sur le plan national et international la prédestinait déjà à de hautes fonctions. Elle a fait partie du comité de coordination du réseau francophone des régulateurs pour l’année 2026, aux côtés de la présidente de l’Arcep France et du DG de l’ARPCE du Congo.
La femme de pouvoir dans la gouvernance des télécommunications en Afrique a intégré ce comité à la suite de la 23ᵉ réunion annuelle du FRATEL, tenue les 9 et 10 octobre 2025 à Luxembourg. En mai 2026, elle a été élue première vice-présidente du Réseau africain des autorités de protection des données personnelles, réunie à Abidjan par l’Assemblée générale.
Sur le plan national, elle a occupé la fonction de directrice juridique et réglementaire de l’ANSUT (Agence nationale du service universel des télécommunications) de 2013 à fin 2017. Elle compte parmi les premiers visages de l’ l’ANSUT. Même si elle n’a pas résisté aux sirènes du secteur privé.
Par Jean Materne Zambo









