[DIGITAL Business Africa] – En RDC, l’heure est à la concertation. Le ministère de l’Économie numérique, avec l’appui de l’ARPTC, organise un atelier national de validation de sept projets d’arrêtés ministériels relatifs à la cybersécurité du 3 au 5 novembre 2026. À travers ces travaux, les autorités entendent instaurer une confiance numérique. Cela passe évidemment par l’application stricte du Code du numérique comme l’a rappelé le ministre de l’Économie numérique, Augustin Kibassa Maliba, à l’ouverture des travaux.
Lancé en 2023, le Code du Numérique qui a fait l’objet de toute une campagne nationale de vulgarisation en août 2026. Plus de 2 000 jeunes volontaires sont désormais mis pour diffuser deux publications quotidiennes, à 8 h et à 18 h, afin de sensibiliser un large public aux bonnes pratiques numériques, à la protection des données personnelles, à la cybersécurité, aux droits des internautes et aux opportunités offertes par l’économie numérique.
Parmi les sept projets d’arrêtés attendus à l’issue de cet atelier, il y a notamment celui de la protection des infrastructures critiques, des exigences minimales de sécurité, de la gestion des incidents, des audits, des responsabilités des dirigeants, de l’encadrement des prestataires et de la coopération transfrontalière.
En attendant l’issue des travaux, la RDC peut déjà se contenter de certains acquis en plus du Code du numérique. Le Plan national de cybersécurité et de résilience numérique de l’État, engagé dès avril 2026, a permis de solliciter 34 ministères et entités des secteurs public et privé, dont 23 contributions ont été analysées.
Au terme d’un atelier de restitution et de co-construction tenu les 29 et 30 juillet 2026, trois livrables majeurs ont été reçus : un rapport de diagnostic global, un cadre stratégique national de gouvernance du numérique 2026-2030 et un référentiel de 63 exigences minimales de sécurité pour les administrations publiques.
Par Jean Materne Zambo, source : ARPTC









