[DIGITAL Business Africa] – L’administration judiciaire tourne une page plus ou moins sombre de la gestion ses recettes. La solution numérique de paiement des frais de justice a été lancée par le ministère de la Justice et Garde des Sceaux, ce 5 novembre 2026. Une innovation qui va certainement sonner le glas de la fraude et des détournements, du manque de transparence pour l’usager et de la faible traçabilité, entre autres défis. Le représentant résident du PNUD, Kamil Kayode Kamaluddeen, explique les contours de cette avancée.
« L’initiative que nous lançons aujourd’hui repose sur deux transformations majeures. La première concerne l’interconnexion des institutions judiciaires et pénitentiaires. Les juridictions, offices de parquet et établissements pénitentiaires concernés pourront progressivement évoluer dans un environnement numérique interconnecté, permettant l’utilisation des applications de gestion judiciaire et pénitentiaire ainsi que la transmission sécurisée des données. Notre ambition est de passer progressivement d’outils numériques fonctionnant de manière isolée à un véritable écosystème numérique intégré de la justice » a fait savoir Kamil Kayode Kamaluddeen.
Cette innovation technologique s’inscrit dans le cadre du Programme conjoint d’appui à la réforme de la justice en République démocratique du Congo (2025-2029). Le dispositif vise à remplacer les paiements manuels par une solution numérique et traçable afin d’éliminer la surfacturation, les perceptions irrégulières et la perte de preuves de paiement.
Le Programme conjoint d’appui à la réforme de la justice à été signé le 18 novembre 2025 par le ministère de la Justice et Garde des Sceaux et le Conseil supérieur de la magistrature) et le système des Nations Unies, avec le soutien financier de partenaires comme l’Union européenne.
L’interconnexion des juridictions, des offices de parquet et des établissements pénitentiaires est également une avancée à enregistrer. Selon les sources officielles, elle va doter les institutions bénéficiaires d’une infrastructure numérique commune, sécurisée destinée notamment à renforcer la coordination entre elles, la continuité des services et la disponibilité des données.
Par Jean Materne Zambo









