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Mali : Digitalisation du casier judiciaire et du certificat de nationalité 

[DIGITAL Business Africa] – L’administration judiciaire malienne innove. Deux plateformes numériques pour changer le quotidien des citoyens : ecasierjudiciaire.gouv.ml et enationalite.gouv.ml.

Avec ces plateformes, fini les longues files d’attente ou les tracasseries qui entourent la procédure d’obtention de ces actes administratifs. Le test officiel de la délivrance en ligne du casier judiciaire et du certificat de nationalité a eu lieu le mardi 10 février 2026 aucours des activités de la Semaine de la Justice.

Un évènement auquel a pris le ministre de la Communication, de l’Économie Numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène aux côtés du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Mamoudou Kassogué.

Selon le ministère de la Communication, de l’Économie Numérique et de la Modernisation de l’Administration, cette réforme majeure, portée par les départements de la justice et celui en charge du numérique, consacre une avancée historique dans la modernisation de l’administration malienne.

« Fruit d’une synergie entre le Ministère la Communication de l’Économie Numérique et de la Modernisation de l’Administration à travers l’AGETIC et le Ministère de la Justice, cette plateforme dématérialisée traduit la volonté affirmée du Gouvernement d’accélérer la transformation digitale des services publics. Elle s’inscrit pleinement dans la dynamique de souveraineté numérique et d’efficacité administrative impulsée par les plus hautes autorités de la Transition », indique le ministère.

Les deux plateformes  plateformes sont accessibles sur l’ensemble du territoire national. Elles sont dédiées aux citoyens résidant au Mali et ceux de la diaspora. Les demandes s’effectuent à partir d’un formulaire numérique sécurisé, avec un traitement centralisé par les services compétents. Les documents délivrés conservent la même valeur légale que ceux obtenus par les procédures classiques, conformément aux dispositions en vigueur.

Le citoyen n’aura qu’à créer un compte puis soumettre les informations requises. Après  cette étape, il devra payer les frais administratifs en ligne avant de recevoir le document directement sur son espace sécurisé ou par e-mail.

Le ministère de la Communication, de l’Économie Numérique et de la Modernisation de l’Administration confirme son rôle stratégique dans la construction d’un État moderne, accessible et performant, au service de tous les Maliens.

Par Jean Materne Zambo, source : CCOM/MCENMA

Côte D’Ivoire : L’intelligence artificielle, levier incontournable pour les métiers de demain.

[DIGITAL Business Africa] – Le lancement de la 13ᵉ édition des Journées carrières en Côte d’Ivoire a été l’occasion pour le ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique (MENAET) de mettre l’intelligence artificielle (IA) au cœur de l’orientation professionnelle des jeunes. La cérémonie, présidée par Sangaré Moustapha, directeur de cabinet du MENAET, a eu lieu le lundi 9 février au Palais de la Culture de Treichville, réunissant élèves, formateurs, entreprises et acteurs du monde professionnel.

Selon l’Agence ivoirienne de presse (AIP), cette édition 2026 a mis l’accent sur un panel organisé par la Direction des orientations et des bourses autour du thème : « Intelligence artificielle : quelles compétences et quels métiers pour une jeunesse engagée dans la transformation durable de la Côte d’Ivoire ? ». Les discussions ont exploré les nouveaux métiers émergents liés à l’IA, les compétences techniques et transversales nécessaires, ainsi que les enjeux éthiques, sociaux et environnementaux associés à ces technologies révolutionnaires.

Pour les autorités éducatives, l’orientation professionnelle ne peut plus se limiter aux filières traditionnelles. Elle doit désormais englober toutes les options de formation pour éclairer au mieux les choix des jeunes et rapprocher l’école du monde du travail.

Ce lancement marque également le début du déploiement du programme dans les directions régionales, avec pour objectif de garantir à chaque élève un accès à des informations fiables sur les métiers et compétences recherchées.

Cette initiative s’inscrit dans un contexte où les initiatives en faveur de l’employabilité se multiplient. En décembre dernier, le gouvernement a lancé le Programme national de stage, d’apprentissage et de reconversion (PNSAR 2026), visant à offrir des opportunités à plus de 150 000 jeunes, dont 100 000 grâce à des stages d’immersion. Malgré un taux de chômage officiel de 2,3 %, certains experts estiment que ce chiffre ne reflète pas pleinement les difficultés d’accès des jeunes diplômés à des emplois formels et durables, dans un marché encore largement dominé par l’informel.

Par Loïc SOUOP

Algérie : Déploiement du dispositif national pour une gouvernance des données optimale

[DIGITAL Business Africa] – Le Premier ministre algérien, Sifi Ghrieb, a officiellement lancé, le 9 février 2026, le dispositif national de gouvernance des données, un projet stratégique destiné à révolutionner la modernisation de l’État et à accélérer la transformation numérique du pays. Présenté comme une infrastructure essentielle pour le développement numérique, ce dispositif marque un tournant pour l’Algérie, en plaçant les données publiques au cœur de sa stratégie de gouvernance.

Pour Sifi Ghrieb, cette initiative constitue un modèle souverain reposant sur le contrôle, l’organisation et la protection des données, désormais considérées comme des ressources stratégiques vitales pour l’État. Le projet vise ainsi à opérer un virage décisif, en remplaçant une gestion administrative traditionnelle par un système numérique performant, où l’exploitation de données fiables devient la clé de la prise de décision publique.

Conçu pour répondre aux défis de la gouvernance moderne, le dispositif prévoit l’instauration d’un cadre juridique, institutionnel et technique robuste destiné à organiser la collecte, le stockage, le partage et l’exploitation des données publiques.

Il met particulièrement l’accent sur le renforcement de la sécurité des systèmes d’information et l’interopérabilité entre les différentes administrations, tout en créant une base nationale unifiée des sources de données. Le but : permettre un échange sécurisé et standardisé des informations entre les institutions publiques, afin d’éviter les silos de données et d’assurer des statistiques fiables et actualisées.

Ce projet s’inscrit pleinement dans la stratégie « Algérie Numérique 2030 », dont l’objectif est de moderniser l’administration publique et de stimuler l’économie numérique du pays. Déjà plusieurs initiatives ont été lancées, telles que la mise en service de cinq centres de données régionaux destinés à l’hébergement et à la sécurisation des informations publiques.

Validé par le décret présidentiel n° 25-350 du 30 décembre 2025, le dispositif national de gouvernance des données est désormais un pilier pour une exploitation structurée des données publiques. Les autorités algériennes, de leur côté, espèrent que ce cadre favorisera une meilleure coordination entre les administrations, renforcera la fiabilité des décisions publiques et créera un environnement réglementaire plus clair pour les acteurs économiques.

Dans un contexte où les données sont devenues un levier incontournable de la transformation numérique, ce dispositif pourrait bien représenter un atout majeur pour l’attractivité économique du pays.

Par Loïc SOUOP

RD Congo : MTN Rwanda accusé d’utilisation illégale des fréquences locales 

[DIGITAL Business Africa] – La filiale rwandaise de MTN préoccupe la RD Congo. La Premier ministre, Judith Suminwa, a convoqué une réunion, ce 10 février 2026 dans les services de la Primature. Ont pris par à cette séance  de travail, José Mpanda Kabangu, ministre des Postes, Télécommunications et Numérique (PT-Numérique), le  président de l’ARPTC, Christian  Katende  et les opérateurs (Airtel, Orange, Vodacom).

Histoire de trouver la bonne formule pour lutter contre l’intrusion numérique et l’utilisation illégale des fréquences congolaises par MTN Rwanda. Selon le ministre des P&T, l’opérateur utiliserait les fréquences locales sans avoir d’autorisation des autorités.

« La question reste technique, une communication technique se fera autour de la question, et les instances politiques viendront après. Pour le moment, la Première ministre a donné des instructions précises pour que les techniciens, c’est-à-dire l’ ARPTC, qui vont pouvoir communiquer sur la question et arriver à saisir les autres instances internationales autour de la question », indique Le ministre.

Des sources congolaises, des installations techniques attribuées à l’opérateur rwandais auraient été détectées à Rutshuru-centre, notamment au quartier Murambi. Cela permettrait au réseau rwandais de couvrir une partie du territoire congolais et d’y proposer des services de téléphonie et d’Internet. Des cartes SIM MTN seraient également vendues à Rutshuru et à Kiwanja.

Lors de cette réunion, les acteurs ont aussi souligné le problème de la qualité des services de communication. L’on apprend que les solutions idoines sont en cours.

« Je crois que le gouvernement, à travers le Fonds de développement de services universels, des solutions sont en cours. et je crois que la connectivité des centaines d’anciens territoires, la réduction de la Fracture numérique. Le gouvernement a pris des dispositions…Toutes les provinces seront bientôt connectées, et c’est cela le programme d’action du gouvernement… a rassuré Le ministre.

La RD Congo avait subi, mi-janvier 2026, une panne technique majeure sur le câble sous-marin à fibre optique WACS (West Africa Cable System). L’incident s’est accompagné de perturbations graves du réseau internet et d’autres services.

Par Jean Materne Zambo

50 milliards de F.CFA pour l’emploi des jeunes et les femmes : ce que prévoit la loi de finances 2026… et ce qui reste à faire

[DIGITAL Business Africa] – L’annonce d’un fonds de 50 milliards FCFA en faveur de l’emploi des jeunes suscite de nombreux commentaires au Cameroun, entre attentes sociales, lectures politiques et approximations sur les réseaux sociaux. Le sujet a pris une dimension particulière lorsque le président de la République, SE Paul Biya, a rappelé la création de ce fonds dans son discours à la Nation du 31 décembre 2025. Ce soir, s’adressant aux jeunes dans son traditionnel message à la veille de la fête de la Jeunesse, le président a à nouveau fait allusion à ces 50 milliards de francs CFA.

« Je vous ai promis, lors de mes récentes prises de parole, que votre insertion dans le marché du travail, serait l’un des principaux chantiers de ce septennat.

Tel est le sens du Plan spécial de promotion de l’emploi des jeunes que j’ai récemment annoncé. Des dispositifs incitatifs y afférents ont d’ores et déjà été élaborés par le gouvernement. L’objectif en étant de bâtir une véritable synergie entre l’Etat, le secteur privé et le reste de la société, en matière de création d’emplois, en faveur des jeunes.

Je voudrais à cet égard citer, entre autres, les exemptions fiscales accordées aux entreprises qui recrutent des jeunes diplômés, la dotation de 50 milliards de Francs CFA prévue par la loi des finances, pour promouvoir l’entrepreneuriat des jeunes, le relèvement de la subvention du Fonds National de l’Emploi, et les mesures prises pour l’insertion des jeunes dans la réalisation des travaux à haute intensité de main-d’œuvre, financés par l’Etat », a déclaré le Chef de l’Etat ce 10 février 2026.

Depuis le début de l’année 2026, de nombreux jeunes nous ont demandé comment seront répartis et accordés ces 50 milliards de F.CFA.

Que prévoit exactement la Loi de finances 2026 ? S’agit-il d’un simple effet d’annonce ou d’un dispositif juridiquement encadré, doté de ressources identifiées et d’objectifs précis ? Décryptage de Digital Business Africa, texte à l’appui.

Un Fonds spécial explicitement créé par la loi

La Loi de finances 2026 institue formellement un compte d’affectation spéciale dédié à l’autonomisation économique des femmes et à la promotion de l’emploi des jeunes. L’article quarante-huitième dispose :

« Il est ouvert un compte d’affectation spéciale intitulé “Fonds Spécial pour l’autonomisation économique des femmes et la promotion de l’emploi jeune”. »

Ce Fonds n’est donc pas une ligne budgétaire générique, mais un mécanisme juridique spécifique, créé par la loi.

À quoi servent concrètement ces ressources ?

Le même article précise l’objet du Fonds et la nature des dépenses éligibles, notamment :

• le renforcement du cadre juridique, en vue de la création d’un environnement favorable à l’égalité des sexes dans le monde du travail et de l’économie, ainsi qu’à l’emploi jeune ;

• la promotion des politiques économique et sociale favorables à l’autonomisation économique des femmes et à l’emploi jeune ;

• le soutien de l’entrepreneuriat des femmes et des jeunes et leur accès au numérique et au crédit ;

• la promotion de l’éducation et la formation et le renforcement des compétences des femmes et des jeunes.

Ces 50 milliards FCFA ont donc vocation à soutenir un ensemble de politiques publiques structurantes liées à l’employabilité, à l’entrepreneuriat et à l’inclusion économique des jeunes.

Le plafond de 50 milliards FCFA fixé par la loi pour 2026

La Loi de finances 2026 fixe explicitement le plafond des ressources mobilisables pour l’exercice 2026. L’article soixante-et-unième dispose :

« Le plafond des ressources destinées à approvisionner le Fonds spécial pour l’autonomisation économique des femmes et la promotion de l’emploi jeune est fixé à F.CFA cinquante milliards (50 000 000 000) pour l’exercice 2026. »

Il s’agit donc d’un plafond légalement acté, inscrit noir sur blanc dans la loi.

D’où proviennent les ressources du Fonds ?

La loi indique que le Fonds est alimenté par :

• des dotations issues du budget de l’État ;

• des contributions des partenaires techniques et financiers ;

• des dons et legs ;

• toutes autres ressources susceptibles de lui être affectées conformément à la législation en vigueur.

Il s’agit donc d’un Fonds à financement mixte, combinant ressources publiques et partenariats.

50 milliards pour l’emploi jeune : un signal politique, un enjeu d’exécution

En 2026, ce Fonds spécial figure parmi les enveloppes thématiques les plus importantes prévues par la Loi de finances 2026, aux côtés du Fonds Routier (60 milliards FCFA) et des fonds de reconstruction des zones économiquement sinistrées. Ce qui traduit une priorité politique pour l’emploi des jeunes et de l’autonomisation économique des femmes.

Toutefois, la réussite du dispositif dépendra notamment :

• de la publication rapide des textes d’application attendus ;

• de la qualité de la gouvernance du Fonds ;

• de la capacité à transformer l’enveloppe budgétaire en programmes concrets, créateurs d’emplois durables.

Ce que la loi ne détaille pas

La Loi de finances 2026 ne précise pas :

• la liste des projets financés ;

• les secteurs prioritaires ;

• les indicateurs d’impact en termes d’emplois créés.

Ces éléments relèvent de la phase d’opérationnalisation, à venir via des textes d’application et des dispositifs sectoriels de mise en œuvre.

Un texte du MINFI attendu pour préciser la gestion du Fonds

La Loi de finances 2026 prévoit expressément que les modalités concrètes de gestion et d’utilisation des ressources du Fonds seront précisées par un texte du ministre des Finances. Autrement dit, si la loi crée le Fonds et fixe son plafond, ce sont des actes réglementaires du MINFI qui viendront définir :

• l’architecture de gouvernance du Fonds ;

• les mécanismes d’allocation des financements ;

• les critères d’éligibilité des projets ;

• les procédures de décaissement et de contrôle.

Le texte attendu du MINFI conditionne donc l’effectivité réelle des 50 milliards FCFA annoncés.

Si l’on en croît au président, c’est imminent. Car, dit-il, les dispositifs incitatifs y afférents ont d’ores et déjà été élaborés par le gouvernement.

« ICT Media STRATEGIES et Smart Click Africa ont vocation à s’inscrire dans les dispositifs publics de soutien à l’emploi des jeunes. La création de ce Fonds ouvre une opportunité structurante pour les jeunes comme nous de consolider nos projets à impact. À condition que les mécanismes d’accès et de gouvernance garantissent transparence, efficacité et redevabilité », commente Beaugas Orain DJOYUM, DG d’ICT Media STRATEGIES et par ailleurs président de l’association Smart Click Africa.

Digital Business Africa, votre plateforme d’informations stratégiques sur les TIC, les télécoms et le numérique en Afrique, poursuivra son travail de décryptage rigoureux, fondé sur les textes officiels et les faits vérifiables, afin d’informer les décideurs, les professionnels du numérique et les jeunes, tout en luttant contre la désinformation liée aux politiques publiques et à la transformation numérique.

Par Digital Business Africa

 

Cameroun : En plus d’une Smart City, le maire de Bafoussam veut créer un hub numérique dans la ville

[DIGITAL Business Africa] – La Communauté urbaine de Bafoussam, dans la région de l’Ouest, entend faire peau neuve. Pas seulement sur le plan architectural, mais dans le domaine de la technologie. Le maire de Bafoussam, Roger Tafam, a reçu ce 9 février 2026 le chargé d’affaires de l’ambassade des États-Unis au Cameroun, John G. Robinson, à qui il a présenté le projet de création d’un hub numérique. Un projet qui figure parmi les priorités de développement de la Ville.

Selon les sources de la mairie, le hub numérique envisage d’offrir aux jeunes, aux start-up et aux acteurs économiques un espace de collaboration et d’accompagnement. Cela, afin de développer des projets technologiques, faire émerger de nouvelles idées et soutenir l’économie locale. Le projet est présenté comme un point de rencontre structuré entre la mairie, les innovateurs, les entrepreneurs et, potentiellement, des investisseurs.

D’autres projets ont aussi été évoqués lors de cette audience. Notamment la modernisation urbaine, un guichet diasporique pour l’investissement, ainsi que les opportunités dans les secteurs de l’hôtellerie, de l’artisanat et de l’énergie.

En 2021, la mairie avait signé un accord avec l’opérateur des télécommunications national, Camtel. Cet accord devrait servir à amorcer la transformation de Bafoussam en ville intelligente (Smart City). Objectif : améliorer la gestion urbaine, les services municipaux et la vie quotidienne via les technologies numériques.

Par Jean Materne Zambo

Le mur numérique : quand vos « likes » deviennent vos visas

[DIGITAL Business Africa] – L’administration TRUMP franchit un cap historique dans le contrôle de ses frontières. Pour les voyageurs exemptés de visa (ESTA), le “rêve américain” est désormais conditionné par une inspection minutieuse du passé numérique. Historique des réseaux sociaux sur cinq ans, adresses emails sur dix ans, et même données sur l’entourage familial : la frontière américaine ne se limite plus aux aéroports, elle s’étend désormais jusqu’à vos serveurs de données.

TRUMP USA

Cette politique de filtrage extrême soulève une contradiction majeure. Alors que les États-Unis s’apprêtent à accueillir la Coupe du monde 2026, Washington semble privilégier un profilage numérique poussé au détriment de son attractivité touristique, déjà en recul de 6,3 % selon l’US Travel Association. En ciblant des alliés historiques comme la France, le Japon ou le Royaume-Uni, ce projet transforme chaque visiteur en suspect potentiel, exposant sa vie privée à une analyse exhaustive.

Détaillé dans le « Federal Register », ce dispositif ne se limite pas à une simple vérification d’identité. Il constitue un élargissement massif du profilage numérique : numéros de téléphone sur cinq ans, adresses emails sur une décennie, et données personnelles sur les membres de la famille. Sous couvert de sécurité nationale, la Customs and Border Protection (CBP) s’arroge un droit de regard inédit sur la vie intime des voyageurs.

Face à ce que l’on pourrait qualifier de « blocus numérique », le voyageur moderne ne peut plus ignorer son empreinte digitale. Ce qui était autrefois un espace de liberté, les réseaux sociaux, devient désormais une base de données consultable par les autorités frontalières.

Le risque n’est pas seulement de publier du contenu illégal. L’interprétation des publications peut suffire à compromettre l’entrée : un commentaire mal compris, une photo partagée dans un contexte ambigu ou une interaction avec un groupe jugé sensible par un algorithme peuvent déclencher un refus.

Pour naviguer dans ce nouvel environnement, une prise de conscience s’impose :

  • La permanence des données : ce que vous écrivez aujourd’hui reste accessible aux autorités pendant plusieurs années. L’instantanéité des réseaux sociaux est une illusion, leur mémoire est quasi éternelle.
  • L’hygiène de publication : séparer votre profil public de votre opinion militante ou de vos interactions sensibles est désormais crucial pour maintenir une mobilité internationale fluide.
  • La responsabilité partagée : puisque des informations sur vos proches sont désormais requises, votre comportement en ligne peut impacter leur éligibilité à un voyage, et vice versa.

Le « mur numérique » américain n’est pas qu’un simple dispositif de sécurité : il est le reflet d’une révolution de la mobilité internationale à l’ère numérique. Les frontières ne sont plus seulement physiques ; elles sont désormais codées dans les données que nous générons chaque jour. Pour le voyageur contemporain, chaque clic, like ou partage est potentiellement un billet vers… ou loin des États-Unis. Dans ce contexte, la prudence et la conscience numérique deviennent des passeports indispensables pour traverser les frontières du monde réel et virtuel.

Par Loïc SOUOP

États-Unis : vers un renforcement des formalités numériques pour les voyageurs exemptés de visa

[DIGITAL Business Africa]– L’administration américaine dirigée par Donald TRUMP s’apprête à durcir significativement les conditions d’entrée aux États-Unis, y compris pour les voyageurs issus de pays exemptés de visa. À l’origine de cette initiative : un projet de collecte élargie de données numériques, présenté par les autorités comme un outil de sécurité, mais qui soulève de vives inquiétudes en matière de respect de la vie privée.

Selon un avis publié dans le « Federal Register », le journal officiel des États-Unis, le gouvernement envisage d’exiger que les visiteurs étrangers exemptés de visa fournissent l’historique de leurs activités sur les réseaux sociaux sur les cinq dernières années. « L’ajout proposé des identifiants de médias sociaux comme élément de données obligatoire pour les demandes ESTA vise à renforcer le contrôle de sécurité nationale des voyageurs exemptés de visa », peut-on lire dans le document officiel.

Cette mesure cible principalement les ressortissants des pays membres du Visa Waiver Program (VWP), qui permet de voyager aux États-Unis pour un séjour touristique ou professionnel de moins de 90 jours sans visa, à condition d’obtenir une autorisation électronique de voyage (ESTA). Parmi les pays concernés figurent notamment l’Australie, le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne, Israël, le Japon et la Corée du Sud, ainsi que plusieurs autres partenaires des États-Unis.

D’après l’avis du « Federal Register », cette mesure pourrait entrer en vigueur dans un délai de 60 jours, sauf si elle fait l’objet de contestations judiciaires ou de modifications à l’issue de la période de consultation publique.

Jusqu’à présent, les ressortissants de 42 pays peuvent entrer aux États-Unis sans visa, moyennant uniquement une demande ESTA. Le nouveau texte propose d’ajouter les médias sociaux comme « élément obligatoire de données » dans ce processus.

Mais l’extension ne s’arrête pas là. Selon la Customs and Border Protection (CBP), l’agence américaine chargée du contrôle aux frontières, d’autres informations personnelles seraient également exigées :

  • Les numéros de téléphone utilisés au cours des cinq dernières années ;
  • Les adresses électroniques utilisées sur une période pouvant aller jusqu’à dix ans ;
  • Des données détaillées sur les membres de la famille des demandeurs (noms, numéros de téléphone, dates et lieux de naissance, adresses de résidence).

Ces nouvelles exigences renforceraient considérablement les capacités de profilage numérique des autorités frontalières américaines.

Une mesure critiquée pour ses atteintes à la vie privée

Si l’administration TRUMP justifie cette initiative par des impératifs de sécurité nationale, des organisations de défense des libertés civiles et des experts du numérique dénoncent une ingérence accrue dans la vie privée, même pour des séjours de courte durée. Les pratiques de la CBP, déjà critiquées par le passé pour l’inspection de téléphones et ordinateurs portables aux frontières, sont une nouvelle fois pointées du doigt.

Cette proposition intervient à un moment stratégique pour les États-Unis, qui doivent accueillir, avec le Canada et le Mexique, la Coupe du monde de football 2026, un événement susceptible d’attirer des centaines de milliers de visiteurs étrangers.

Le secteur touristique américain subit déjà les effets d’un ralentissement des arrivées internationales. Le mois dernier, le gouvernement américain avait par ailleurs augmenté le prix d’entrée des parcs nationaux pour les touristes étrangers, une décision assumée par la Maison-Blanche comme visant à « donner la priorité aux Américains ».

Selon les prévisions de l’US Travel Association, les arrivées de touristes étrangers aux États-Unis devraient reculer de 6,3 % en 2025 par rapport à 2024, un déclin en partie attribué au durcissement des politiques migratoires et frontalières.

Si la mesure n’est pas encore définitivement adoptée, elle marque néanmoins une nouvelle étape dans la volonté de Washington de renforcer le contrôle numérique des frontières. En attendant l’issue de la consultation publique et d’éventuelles actions en justice, voyageurs, compagnies aériennes et acteurs du tourisme restent dans l’expectative quant à l’impact réel de cette réforme sur la mobilité internationale.

Par Loïc SOUOP

Addis-Abeba : L’AUDA NEPAD lance la Semaine africaine de la Science, de la Technologie et de l’Innovation en marge du Sommet de l’UA

[DIGITAL Business Africa] – La transformation scientifique et technologique du continent s’invite au cœur du Sommet de l’Union africaine. En marge des travaux qui se tiennent du 09 au 12 février 2026 à Addis-Abeba, l’Agence de Développement de l’Union Africaine (AUDA NEPAD) a officiellement lancé la Semaine africaine de la Science, de la Technologie et de l’Innovation. Une initiative stratégique qui réunit délégations, experts, décideurs politiques et acteurs de l’innovation venus de tout le continent.

Une cérémonie d’ouverture placée sous le sceau de l’ambition continentale

La cérémonie d’ouverture s’est déroulée ce mardi 10 février 2026 dans la salle Abyssinia de l’hôtel Skylight. Après l’exécution de l’hymne de l’Union africaine, les participants ont suivi les allocutions de haut niveau, notamment celles du Pr Yaye Gassama, Président de l’APET, et du Pr Okonofua Ebhodagbe, Secrétaire général de l’Académie africaine des sciences.

Les responsables ont rappelé l’importance de cette semaine dédiée à la science et à l’innovation, soulignant qu’elle constitue un levier essentiel pour accélérer la transformation structurelle du continent.

STISA 2034 et EdTech 2030 au cœur des priorités

Les objectifs de la conférence ont ensuite été présentés. Les travaux visent notamment à :

  • Favoriser des dialogues de haut niveau sur les politiques scientifiques en Afrique
  • Présenter la vision et le plan d’action de l’AUDA NEPAD
  • Accélérer la mise en œuvre de la Stratégie de haut niveau pour la Science, la Technologie et l’Innovation en Afrique (STISA 2034)

Selon Mme Caroline Mbugua, cette rencontre « consolidera les progrès collectifs de l’Afrique, renouvellera l’engagement politique et lancera des initiatives clés, notamment le plan de mise en œuvre de STISA 2034 et la vision EdTech 2030 de l’AUDA NEPAD ».

Elle a insisté sur le rôle déterminant de ces politiques pour transformer durablement les écosystèmes africains de science, technologie et innovation au cours de la prochaine décennie.

Salon E-Gov’A 2026

Au-delà des cadres stratégiques continentaux, la question de leur traduction opérationnelle dans les politiques publiques nationales et les services publics numériques devient centrale.

Plusieurs plateformes de dialogue entre gouvernements, régulateurs, partenaires techniques et entreprises technologiques entendent se positionner comme des passerelles entre vision politique et mise en œuvre concrète sur le terrain, à l’image du Salon E-Gov’A, qui ambitionne de faire le lien entre science, innovation, gouvernance numérique et transformation effective de l’administration publique en Afrique.

Dans la continuité de cette dynamique continentale portée par STISA 2034 et les politiques d’innovation de l’Union africaine, plusieurs rendez-vous structurants se positionnent déjà comme des cadres de traduction opérationnelle de ces grandes orientations au niveau des administrations publiques.

C’est notamment le cas du Salon E-Gov’A 2026 (14–16 mai 2026 à Yaoundé, Cameroun), organisé par l’association Smart Click Africa et Digital Business Africa, sous le thème : « Intelligence artificielle et e-gouvernance : bâtir des services publics efficaces dans une Afrique cashless et paperless ». Ce rendez-vous panafricain entend contribuer à l’opérationnalisation des stratégies continentales de science, technologie et innovation dans la modernisation concrète des services publics et de l’action publique numérique.

Un rendez-vous continental multisectoriel

La Semaine africaine de la Science, de la Technologie et de l’Innovation réunit :

  • Ministres sectoriels
  • Communautés économiques régionales
  • Partenaires au développement
  • Acteurs du secteur privé
  • Chercheurs et universitaires
  • Innovateurs et entrepreneurs technologiques

Tous sont mobilisés pour faire progresser les technologies éducatives en Afrique et accélérer l’intégration de STISA 2034 dans les politiques nationales.

Les travaux se poursuivent à travers plusieurs panels thématiques et s’achèveront ce vendredi 12 février 2026.

 Par Iris Sédjro GBEGAN, à Addis-Abeba

Gouvernance numérique : l’Inde partage son expérience avec six pays africains

[Digital Business Africa] – L’Inde a annoncé, le vendredi 6 février, la signature de protocoles d’accord avec 23 pays, dont six pays africains, pour renforcer la coopération autour des infrastructures publiques numériques (Digital Public Infrastructure – DPI). Les accords portent sur l’identité numérique, les paiements électroniques, l’échange de données et les plateformes de services publics dématérialisés.

Les pays africains concernés sont la Sierra Leone, la Tanzanie, le Kenya, l’Éthiopie, la Gambie et le Lesotho. Ils pourront répliquer ou adapter les plateformes de gouvernance numérique indiennes via India Stack Global, un portail donnant accès à 18 solutions numériques clés.

Parmi les principales plateformes figurent Aadhaar (identité biométrique), UPI (paiements instantanés), DigiLocker (documents numériques certifiés), e-Hospital, e-Office, eCourts et DIKSHA. D’autres solutions couvrent la vaccination, la santé numérique, le partage sécurisé des données, les achats publics, la télémédecine, la gestion des finances publiques, la formation, l’emploi et la planification des infrastructures.

Cette initiative s’inscrit dans un contexte où de nombreux pays africains misent sur les DPI comme levier de modernisation de l’action publique, d’inclusion financière et d’accès élargi aux services essentiels. L’Inde s’impose dans ce domaine comme un acteur de référence, ses plateformes desservant environ 1,3 milliard de personnes. Le système UPI est déjà opérationnel dans plusieurs pays, dont les Émirats arabes unis, Singapour, le Bhoutan, le Népal, le Sri Lanka, la France, Maurice et le Qatar.

Selon l’indice mondial de développement de l’e-gouvernement des Nations unies (EGDI) 2024, l’Inde est classée 97ᵉ mondiale avec un score de 0,6678 sur 1, au-dessus de la moyenne mondiale (0,6382) et africaine (0,4247). Dans le sous-indice des services en ligne, elle affiche un score de 0,8184 sur 1.

Toutefois, cet engouement pour le modèle indien de DPI n’est pas sans risques. Dans une étude publiée en octobre 2025, le Forum économique mondial (WEF) alerte sur des vulnérabilités en matière de cybersécurité, évoquant notamment des fuites de données ayant touché plus de 20 millions de citoyens, des tentatives de fraude biométrique et des risques en cascade liés à l’interconnexion des services autour d’Aadhaar.

Face à la montée des cybermenaces visant les infrastructures critiques, le WEF souligne la nécessité de concevoir des DPI sécurisées dès l’origine, afin de préserver l’intégrité des systèmes, la confiance des citoyens et la souveraineté des données, dans un contexte marqué par la fraude à l’identité synthétique, les biais algorithmiques et les cyberattaques dopées à l’intelligence artificielle.

Par Loïc SOUOP

Sénégal : Du nouveau dans la cyberattaque de la Direction de l’Automatisation des Fichiers qui a causé le vol de 139 TB de données

[DIGITAL Business Africa] – La Direction de l’Automatisation des Fichiers (DAF) du Sénégal a mordu à l’hameçon du groupe de hackers « THE GREEN BLACK GROUP ». 139 téraoctets de données ont été volés début février 2026. La DAF est un service stratégique de l’État sénégalais qui gère les données d’identité (état civil), la production des cartes nationales d’identité, des informations sensibles liées aux citoyens sénégalais.

Les informations biométriques de citoyens sénégalais, des informations liées à l’immigration, des fichiers sensibles constituaient les données en circulation sur le et. Ces données ont été cryptées (rendues illisibles), puis transférées vers le Dark Web.

Mais dans la soirée du 9 février 2026, l’abonné « Saxx » sur son compte X a publié des pièces visiblement authentiques pouvant exposer des données personnelles de millions de citoyens.

 

On peut voir des extraits de naissance, des copies de carte d’identité nationale, des extraits de copie littérale, des extraits du registre des actes de naissance.

Saxx semble en savoir un peu plus. Il redoute d’ailleurs le pire.

« Je crains qu’une publication totale des données du piratage de la DAF dans les prochaines semaines ne mène à la création de filières parallèles de faux papiers…

Outre mes inquiétudes, au-delà des 18 millions de Sénégalais concernés, c’est aussi les ressortissants d’autres pays impactés… et je ne parle pas d’autres corporations plus stratégiques et critiques touchées par cette cyberattaque…

Les répercussions de cette cyberattaque pourraient être terribles, mais seulement visibles dans les prochains mois ! »

Une déclaration qui indique clairement que la DAF s’apprête à subir un chantage. Certaines sources évoquent une demande de rançon de 6 milliards de FCFA .

Clément Domingo, spécialiste en cybersécurité, a donné une explication à la montée de la cybercriminalité en Afrique.

« Le Sénégal n’est pas particulièrement vulnérable », mais « la numérisation grandissante » de l’Afrique entraîne des hausses des attaques informatiques. « Il y a une énorme méconnaissance de nos dirigeants et de la population : on pense qu’il n’y a pas de cyberattaques en Afrique. Personne n’en parle. C’est un biais où on se dit qu’il ne se passe rien sur le continent africain. C’est totalement faux, c’est même le contraire aujourd’hui », explique-t-il.

« L’Afrique est devenue, depuis quelques mois, le ”bac à sable” des cybercriminels. C’est là où ils testent leurs nouvelles armes. Des États, des entreprises et donc des cybercriminels ont compris que ce taux grandissant de numérisation de l’Afrique en fait un continent de plus en plus exposé. Et le Sénégal n’en réchappe pas », insiste Clément Domingo.

Il convient de rappeler que si les données personnelles sont compromises, les risques incluent : l’usurpation d’identité, la fraude administrative, les arnaques ciblées, l’atteinte à la vie privée.

Par Jean Materne Zambo

Djibouti : La plateforme Mobile ID, une couche de sécurité des informations personnelles

[DIGITAL Business Africa] – Le président de la République de Djibouti a clos le Forum national de l’Identité numérique. La cérémonie présidée par S.E Ismail Omar Guelleh, ce 9 février 2026, a été couplée au lancement officiel de la plateforme Mobile ID. Un niveau « élevé » de protection des informations personnelles, selon les autorités. Une solution à trois fonctions.

Notamment l’autorisation de paiement. Cette fonction offre une sécurité accrue pour vos transactions en ligne, réduisant ainsi les risques d’usurpation d’identité. Chaque activité sur votre compte déclenche une notification pour approbation.

L’authentification par Mobile ID combine le numéro CNI et l’empreinte digitale numérique pour une double vérification, ce qui renforce la sécurité des transactions et limite les risques d’usurpation d’identité.

La signature électronique. Cette fonction vous permet de signer électroniquement des documents avec un horodatage et un cryptage des informations personnelles du signataire au bas des documents.

Le chef de l’État, Omar Guelleh, voit en l’identité numérique un allié de poids de sa politique.

« Aujourd’hui, qu’il s’agisse de l’état civil, de la fiscalité, de l’ouverture d’un compte bancaire ou encore de la signature électronique de contrats, l’identité numérique s’impose comme la clé d’entrée vers des services plus rapides et plus transparents ».

Des avantages qui doivent s’accompagner des mécanismes efficients d’encadrement et de contrôle éthique, d’après le président Ismail Omar Guelleh.

« La sécurisation de l’identité numérique ne saurait se concevoir sans une cybersécurité robuste, pensée comme une composante à part entière de notre souveraineté nationale ».

Le Forum national de l’Identité numérique s’est tenu du 8 au 9 février 2026 au Palais du Peuple. Ce forum a servi de plateforme extensive d’échanges et de confrontation d’idées et d’expertises sur la thématique d’identité numérique.

Par Jean Materne Zambo

 

 

Tchad : L’audit de sécurité du datacenter national avant son inauguration

[DIGITAL Business Africa] – Il ne manque plus que quelques détails à régler avant l’inauguration du datacenter national. L’infrastructure stratégique de la souveraineté numérique du pays doit encore se faire ausculter avant son inauguration. L’Agence de développement des technologies de l’information et de la communication (ADETIC), l’Agence nationale de sécurité informatique et de certification électronique (ANSICE) et le cabinet TECHSO-GROUP ont scellé un accord portant sur l’audit de sécurité du datacenter national, ce 5 février 2026.

Présents à cette cérémonie, le DG de l’ADETIC, Adoum Djimet Saboun, la DGA de l’ANSICE, Nadjma Saleh Kebzabo, et le cofondateur de TECHSO-GROUP, Hamza Waraki.

L’audit de sécurité vise à protéger les données, renforcer la résilience des infrastructures et préparer le pays à faire face aux enjeux modernes de cybersécurité et de gestion des systèmes électroniques critiques.

Pour le directeur général de l’ADETIC, cette étape constitue le dernier jalon avant l’inauguration du Data center national. Adoum Djimet Saboun a rappelé que ce projet structurant est porté par la vision de Son Excellence le Président de la République, Chef de l’État, le maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, dans le cadre de la construction de la souveraineté numérique et de la modernisation de l’administration publique. « Le Data center national est un socle stratégique pour l’hébergement souverain des données de l’État et la continuité des services numériques publics », a-t-il indiqué.

S’exprimant au nom de l’ANSICE, Nadjma Saleh Kebzabo a rappelé que cette démarche s’inscrit dans l’application des instructions des plus hautes autorités de l’État. Face aux défis croissants liés à la cybercriminalité et à la protection des données sensibles, l’ANSICE et l’ADETIC ont fait appel à l’expertise du cabinet TECHSO-GROUP pour conduire un audit rigoureux, conforme aux standards de sécurité des infrastructures critiques. « Il s’agit de garantir la fiabilité, l’intégrité et la résilience du Data center national », a-t-elle souligné.

Le datacenter national devra héberger plus de 500 serveurs et gérer près de 2 millions de transactions électroniques chaque jour. L’infrastructure tient sur 500 m² répartis sur quatre niveaux. Les travaux ont été amorcés dans le cadre de projets de modernisation, avec une accélération marquée autour de 2024-2025.

Le gouvernement tchadien aurait investi environ 175,1 millions d’euros (soit près de 204,7 millions de dollars) pour le développement de ce centre de données et l’extension des réseaux de fibre optique.

Par Jean Materne Zambo, source : ADETIC

Maintien de SGS au Port de Douala : TransAtlantic D.S.A. défie l’arbitrage du PM et revendique toujours le scanning

[DIGITAL Business Africa] – Alors que la Primature a acté, à l’issue de la réunion du 29 janvier 2026, le maintien de SGS pour la poursuite des opérations de scanning au Port de Douala-Bonabéri, le directeur général de TransAtlantic D.S.A., Edwin Ngumbi Che, affirme publiquement que sa société continue d’opérer au port, au nom d’un contrat qu’elle dit avoir signé avec le Port autonome de Douala (PAD).

Dans l’émission La Vérité en face sur Equinoxe TV, le DG de TransAtlantic D.S.A. a déclaré : « Je vous laisse descendre au port de Douala. Nous sommes en train de scanner. Nous avons un contrat que nous sommes en train de respecter. Je vais me concentrer là-dessus. » Quelques jours plus tôt, ce DG, visiblement engagé dans une campagne de communication, tenait la même ligne éditoriale sur Balafon TV, en posture d’invité du Journal.

Interrogé frontalement par Equinoxe TV sur la portée des instructions du Premier ministre, Chef du Gouvernement, qui demandent au PAD le maintien de SGS et sur le fait de s’y conformer, le DG de TransAtlantic D.S.A. a répondu : « C’est bon pour information. À ce jour, jusqu’à preuve du contraire, nous travaillons. Nos avocats ont travaillé dessus et nous ont dit que vous avez le droit de travailler. »

Il a insisté sur la responsabilité de ses conseils juridiques : « Nous payons des avocats pour faire leur travail ; s’il y a un problème, nous les tenons responsables de toute négligence ou inexécution ; ils sont payés pour cela. Il y a une équipe juridique qui a rappelé le cadre et effectué les vérifications nécessaires ; ils sont payés pour cela. »

« Nous respectons ce contrat »

Le patron de TransAtlantic D.S.A. introduit toutefois une nuance importante : « Si le Port de Douala, notre cocontractant, nous invite et nous demande de revoir notre contrat, c’est autre chose. Pour l’instant, nous avons un contrat avec le Port de Douala. Nous respectons ce contrat. Si le port a signé un contrat sans autorisation, c’est un autre débat. Je ne veux pas m’y aventurer. » Il rappelle par ailleurs que TransAtlantic D.S.A. se prévaut d’un contrat de 25 ans avec le PAD.

Ces déclarations interviennent dans un contexte institutionnel déjà tendu. Quelques jours auparavant, la girectrice générale de SGS Cameroun S.A., Patricia Elder Nzondjou Nzeale, avait, dans une correspondance officielle adressée à Cyrus Ngo’o, DG du PAD, recadré la portée d’une séance de travail sollicitée par le PAD le même jour à la suite des instructions du PM.

SGS y rappelait que, conformément aux instructions de la Primature, les échanges devaient se limiter aux modalités pratiques de la reprise effective du scanning par SGS et que toute discussion de fond, notamment sur cette hypothèse de collaboration SGS – TransAtlantic souhaitée par Cyrus Ngo’o, le DG du PAD, relevait des prérogatives du Gouvernement, représenté dans le contrat par le ministère des Finances.

La séquence met en lumière un chevauchement de lectures juridiques et institutionnelles. D’un côté, l’arbitrage politique du 29 janvier 2026 consacre le maintien de SGS comme opérateur de scanning. De l’autre, TransAtlantic D.S.A. se fonde sur un contrat signé avec le PAD pour revendiquer la poursuite de ses activités, tout en renvoyant toute remise en cause éventuelle à une initiative formelle de son cocontractant.

Le PAD défie-t-il les arbitrages de la Primature ?

Au-delà du cas d’espèce, l’épisode pose la question de la hiérarchie des normes et des compétences dans la gouvernance des infrastructures stratégiques. Le PAD, gestionnaire du domaine portuaire, peut-il engager des opérateurs sur des segments aussi sensibles que le scanning sans alignement explicite avec l’autorité contractante de l’État et les arbitrages de la Primature ? Et comment éviter que des divergences contractuelles ne se traduisent par une insécurité juridique pour les opérateurs et les usagers du port ?

Dans l’immédiat, la ligne officielle issue de la Primature demeure claire : la poursuite du scanning par SGS, avec une mise en œuvre opérationnelle encadrée. Les sorties médiatiques de TransAtlantic D.S.A. traduisent, elles, une volonté de défendre ses intérêts contractuels, quitte à installer une zone grise entre arbitrage politique et interprétation juridique privée.

Une clarification formelle de l’État apparaît désormais indispensable pour sécuriser le dispositif, faciliter les activités des importateurs, préserver la crédibilité de la gouvernance portuaire et garantir la continuité du service dans un port vital pour l’économie camerounaise.

Voir : Affaire du scanning au Port autonome de Douala

Par Digital Business Africa

Maintien de SGS au Port de Douala-Bonabéri : la DG de SGS recadre le PAD et écarte toute discussion sur une collaboration avec TransAtlantic

[DIGITAL Business Africa] – Le dossier du scanning des conteneurs au Port de Douala-Bonabéri continue de révéler les tensions entre autorités portuaires, administration centrale et opérateurs privés. Dans une correspondance datée du 04 février 2026 et classée « Confidentiel », Patricia Elder Nzondjou Nzeale, la directrice générale de SGS Cameroun S.A. répond formellement à une précédente lettre de Cyrus Ngo’o, directeur général du Port autonome de Douala (PAD), qui proposait, entre autres, d’examiner l’hypothèse d’une collaboration entre SGS et la société TransAtlantic D. SA.

Cette réponse de SGS intervient dans un contexte politique sensible, marqué par l’arbitrage de la Primature en faveur du maintien de SGS comme opérateur de scanning, au détriment de TransAtlantic D. SA, dont l’introduction au Port de Douala-Bonabéri avait été activement soutenue par la direction du PAD.

La lettre du DG du PAD : relancer le débat via une « collaboration » SGS – TransAtlantic

Quelques jours avant la correspondance de SGS, le Directeur général du PAD avait officiellement saisi la Directrice générale de SGS Cameroun S.A. pour l’inviter à une séance de travail au Port autonome de Douala, le 04 février 2026.
Dans cette lettre, le DG du PAD ne se limitait pas à l’organisation technique de la reprise du scanning par SGS. Il proposait également d’inscrire à l’ordre du jour l’examen :

  • de l’impact des activités de scanning sur les délais de passage portuaire ;
  • des conditions d’occupation du domaine portuaire par SGS ;
  • et surtout, de l’hypothèse d’une collaboration entre SGS Cameroun S.A. et TransAtlantic D. SA.

Cette initiative du PAD a été perçue par plusieurs sources institutionnelles comme une tentative de maintenir TransAtlantic dans le jeu, malgré l’arbitrage politique déjà intervenu en faveur de SGS.

L’arbitrage de la Primature : SGS maintenue, TransAtlantic écartée

Pour comprendre la fermeté de la réponse de SGS, il faut rappeler que la réunion tenue à la Primature le 29 janvier 2026, sous l’autorité du Premier ministre, Chef du Gouvernement, avait acté la poursuite des opérations de scanning par SGS au Port de Douala-Bonabéri.

Dans la foulée de cette réunion, le Secrétaire général des Services du Premier ministre avait, par courrier officiel du 30 janvier 2026, instruit que toute rencontre avec SGS soit exclusivement consacrée aux modalités pratiques de la reprise effective du scanning, à compter du 30 janvier 2026.

C’est ce cadre que SGS invoque pour refuser toute discussion de fond sur une collaboration avec TransAtlantic.

La réponse de SGS : un recadrage net du PAD

Dans sa lettre du 04 février 2026, la DG de SGS rappelle explicitement au DG du PAD que :

  • la rencontre demandée par le PAD doit se limiter aux modalités pratiques de la reprise du scanning par SGS ;
  • toute discussion sur l’avenir du dispositif de scanning, son cadre juridique, contractuel ou institutionnel, relève du Gouvernement, représenté par le ministère des Finances ;
  • la question d’une collaboration SGS – TransAtlantic sort du périmètre des échanges techniques et ne relève pas de la compétence du PAD.

En clair, SGS considère que le PAD n’a ni la compétence juridique ni le mandat politique pour relancer, sous couvert de « collaboration », un débat déjà tranché par la Primature.

Un bras de fer institutionnel en arrière-plan

Cette séquence met en lumière un bras de fer institutionnel plus large :

  • Le PAD, gestionnaire de l’infrastructure portuaire, cherche à peser sur l’architecture du dispositif de scanning, au nom de la fluidité portuaire et de la compétitivité logistique.
  • Le MINFI, en tant que représentant de l’État dans le contrat liant le Cameroun à SGS, conserve la main sur le choix de l’opérateur et sur les orientations contractuelles.
  • La Primature arbitre en dernier ressort les divergences entre institutions, en tenant compte des enjeux budgétaires, sécuritaires et diplomatiques.
  • SGS s’aligne sur les instructions de la Primature, tout en rappelant qu’elle n’a pas vocation à renégocier son mandat avec le PAD.
  • TransAtlantic, enfin, apparaît comme la grande perdante de cet arbitrage, malgré les soutiens dont elle semblait bénéficier dans certains cercles portuaires.

Ce que révèle vraiment l’épisode SGS – PAD – TransAtlantic

Au-delà du cas spécifique du scanning, cet épisode révèle les fragilités de la gouvernance portuaire au Cameroun, marquée par :

  • des chevauchements de compétences entre autorités portuaires et administration centrale ;
  • des tentatives de repositionnement d’acteurs privés par des canaux institutionnels parallèles ;
  • et une centralisation croissante des arbitrages stratégiques à la Primature sur les dossiers sensibles.

Dans un contexte de réformes portuaires, de modernisation logistique et de recherche de compétitivité internationale du Port de Douala-Bonabéri, la clarté des chaînes de décision devient un enjeu de crédibilité pour l’État camerounais vis-à-vis des investisseurs et des partenaires techniques.

Par Digital Business Africa

Gabon : Une société Émiratie spécialisée dans l’ IA pour moderniser le service public plutôt qu’une solution africaine

[DIGITAL Business Africa] – A l’autre bout du monde, le Gabon est allé dénicher un partenaire stratégique pour accompagner sa transformation numérique. Son champ d’activité est l’intelligence artificielle. Son nom : Presight. L’entreprise est présentée comme le leader régional ( Moyen-Orient) de l’analyse de données massives à l’échelle internationale grâce à sa technologie phare: l’ IA générative.

Le Gabon, à travers son ministre de l’Économie numérique, Mark Alexandre Doumbaa signé avec la société Presight, filiale du groupe G42, représentée par son Chief Executive Officer, Thana Pramotedham, un accord sur le numérique, cette fin de semaine du 2 février 2026.

Ce partenariat, selon les autorités, vise à accompagner la transformation digitale de l’administration publique et des services stratégiques de l’État, en s’appuyant sur des solutions d’intelligence artificielle, d’analytique avancée et de big data.Un choix qui a soulevé une interrogation : l’Afrique n’a-t-elle pas assez de ressources pour offrir un tel service au Gabon ?

Il se trouve que la suite Presight Enterprise AI exploite l’apprentissage automatique, le traitement du langage naturel, l’analyse prédictive, les modèles de langage complexes et l’IA générative pour générer de la valeur ajoutée pour l’entreprise. Intégrée à l’infrastructure technologique de l’organisation, elle permet un apprentissage profond et peut être déployée en interne, dans le cloud ou même en mode isolé pour les environnements exigeant un niveau de sécurité maximal.

De plus, Dell Technologies et Presight, ont signé le 19 janvier 2026, un protocole d’accord visant à développer des solutions permettant aux clients des Émirats arabes unis d’accélérer leur transformation numérique. Cet accord constitue une étape importante vers l’exploitation de solutions d’infrastructure de pointe pour accélérer l’adoption de l’intelligence artificielle (IA) et du Big Data aux Émirats arabes unis.

Les Émirats arabes unis qui ont signé le 20 février 2026 un protocole d’accord stratégique avec Presight pour le développement de la plateforme nationale de données statistiques et le renforcement des capacités techniques et analytiques des Émirats arabes unis en matière de données.

L’entreprise est présente dans quatre continents. Notamment au Moyen-Orient et Asie, en Afrique. Le continent noire est une priorité stratégique avec des projets ou des opérations en Angola, au Congo, en Gambie, à Maurice, aux Seychelles, en Tanzanie, au Togo, en Zambie, au Sénégal, en Éthiopie et en Mauritanie. On la retrouve aussi aux Amériques et pourrait étendre ses activités en Europe.

Par Jean Materne Zambo, source: Presight 

IA : Les pays à revenu élevé concentrent 85 % des start-ups et captent 91 % des investissements mondiaux [rapport Banque mondiale]

[DIGITAL Business Africa] – L’Afrique est à la traîne des investissements dans l’intelligence artificielle. À l’opposé d’elle, les pays à revenu élevé ont pris la mesure de la technologie émergente. Une confiance aveugle en cette technologie qui change le monde. Selon le rapport sur les avancées et les tendances du numérique, publié mi-janvier 2026, les pays à revenu élevé concentrent 85 % des start-ups et captent 91 % des investissements mondiaux.

Les États-Unis tiennent la pole position lorsqu’il s’agit d’investissements dans l’IA. Le rapport indique que les plus grandes entreprises technologiques mondiales sont toutes basées aux États-Unis. En 2024, Microsoft a alloué 19 milliards de dollars en dépenses d’investissement, dont la moitié a été consacrée à l’expansion des centres de données et le reste aux unités de traitement.

Meta aurait, pour sa part, dépensé entre 37 et 40 milliards de dollars américains en 2024 en dépenses d’investissement, y compris l’acquisition de 350 000 unités de traitement graphique NVIDIA. Google a investi 3 milliards de dollars américains dans des centres de données et aurait dépensé 60 millions de dollars américains pour former des modèles d’IA à l’aide des données Reddit.

Amazon s’est engagé à investir 230 millions de dollars américains dans des start-ups GenAI et prévoit d’investir 150 milliards de dollars américains dans des centres de données sur 15 ans, tout en développant ses propres puces d’IA afin de réduire sa dépendance vis-à-vis de NVIDIA.

Le rapport note cependant une diversification des investissements des géants du numérique américains vers les pays en développement. Par exemple, entre janvier et juillet 2024, Amazon, Google et Microsoft ont annoncé 21 investissements dans 15 pays pour un montant total de 130 milliards de dollars (Schoeberl et Corrigan 2024).

Notamment en Indonésie et en Malaisie en Asie du Sud-Est. Ces 130 milliards de dollars. En 2025, les États-Unis conservent leur titre de pays le plus dominant avec une capacité énergétique dédiée à l’IA atteignant 19 800 mégawatts.

À côté des USA, la Chine, qui est désormais le seul pays à revenu intermédiaire à rivaliser avec le bloc occidental en entrant dans le top 10 de l’innovation mondiale en 2025.

 

L’approche ” Small AI ” et les recommandations de la Banque mondiale 

 

Mais de nombreux pays essayent de changer l’ordre des choses en adoptant activement la touche « Small AI ». En d’autres termes, des solutions d’« IA à petite échelle », précises, simples, peu coûteuses. Ces solutions, selon la Banque mondiale, sont conçues pour fonctionner sur des appareils courants comme les téléphones mobiles et contribuent déjà à étendre la portée de l’IA pour aider à relever les défis de développement les plus urgents d’aujourd’hui dans des domaines tels que l’agriculture, la santé et l’éducation.

« À mesure que les pays en développement adoptent l’IA, ils continuent de consolider les fondements de l’innovation dans ce domaine. Ce rapport souligne l’importance des « quatre C » : connectivité (énergie et infrastructure numérique), puissance de calcul (puces d’IA, centres de données, informatique en nuage), contexte (données) et compétences (savoir-faire).

Ensemble, ces éléments constituent le socle d’écosystèmes d’IA inclusifs et performants, permettant aux pays d’adopter, de s’adapter et d’innover de manière responsable “, indique le rapport.

Pour se mettre au diapason des pays à revenu élevé, la Banque mondiale prescrit aux pays en voie de développement de renforcer les fondements de l’adoption, de l’adaptation et de l’innovation ; de promouvoir la gouvernance des données ; de soutenir les réformes réglementaires et institutionnelles ; et d’investir dans les compétences nécessaires pour prospérer à l’ère numérique.

Par Jean Materne Zambo, source : rapport Banque mondiale

Guinée : Nouveau challenge pour Rose Pola Pricemou, ex-ministre des Postes, Télécoms et de l’Économie numérique

[DIGITAL Business Africa] – Surprise pour l’ex-ministre des Postes, Télécommunications et de l’Économie numérique avant la Saint-Valentin. Rose Pola Pricemou a été nommée conseillère à la Présidence chargée des Nouvelles Technologies de l’information et de la Communication et de l’IA. La nomination est tombée quelques  heures avant la cérémonie de passation de service de ce 6 février 2026.

La décision est tombée quelques heures avant la cérémonie de passation de service entre la ministre sortante et l’entrant Mourana Soumah, nommé le 2 février 2026.

Rose Pola Pricemou a livré ses premières impressions pour ce nouveau challenge qui s’offre à elle.

« Ma gratitude pour cet honneur et pour l’opportunité qui m’est offerte de contribuer directement à ses côtés à la définition des orientations stratégiques de notre pays. Servir au cœur de l’institution présidentielle, dans un domaine aussi décisif pour l’avenir de notre Nation, est une responsabilité que j’aborde avec dévouement.

Cette mission ouvre une nouvelle étape où l’innovation numérique et l’intelligence artificielle deviennent des leviers essentiels de transformation. Je mesure l’importance de ce rôle transversal et je m’engage à mettre mon énergie et mon expertise au service des priorités définies par le Chef de l’État ».

Rose Pola Pricemou laisse derrière elle un héritage bâti avec engagement et détermination. Sous son leadership, la Guinée a presque doublé la capacité de son backbone national. Avec la construction d’un second câble sous-marin, et le renforcement de la résilience numérique du pays grâce aux interconnexions régionales avec nos pays voisins. La Guinée a aussi réceptionné son Data Center national pour la souveraineté numérique de l’État.

Pour ce qui est de la gouvernance numérique, des projets structurants ont également été livrés ou accélérés. Notamment le lancement de la plateforme TELEMO, pilier de la modernisation de l’action publique.

Sur le plan international, la Guinée occupe un siège au Conseil de l’Union postale universelle, et au Conseil du digital et de l’innovation de l’Union internationale des télécommunications. La Guinée a accueilli en 2025 la 7ᵉ édition du Transform Africa Summit après un échec en 2023 et une première tentative empêchée par la COVID en 2020.

Son successeur Mourana Soumah hérite d’un ministère engagé dans la transformation numérique de l’administration. Les chantiers prioritaires qui l’attendent sont l’extension de la connectivité aux zones encore non desservies, où plus de 600 zones blanches ont été identifiées, le développement des usages numériques dans l’éducation et les services publics.

Le renforcement de la cybersécurité et de l’hébergement local des données sont aussi les domaines dans lesquels le nouveau ministre des Télécommunications et de l’Économie numérique sera attendu.

Par Jean Materne Zambo

Cameroun : le gouvernement met en ligne l’Agence virtuelle d’information

[DIGITAL Business Africa] – Toutes les informations de la vie nationale agrégées sur un site. Le gouvernement s’adapte à l’ère du numérique. Et de quelle manière ? En proposant au public un contenu de qualité. L’Agence virtuelle d’information est là. D’un clic, le ministre de la Communication, René Emmanuel Sadi, a effectué son lancement opérationnel ce 4 février 2026.

Cette agence de presse nationale qui remplace l’ancien support papier Camnews (journal gouvernemental) sera dirigée au niveau des démembrements du ministère de la Communication, c’est-à-dire au niveau régional, départemental ainsi que par les services logés dans les représentations diplomatiques.

L’équipe de rédaction, selon le ministère, bénéficie du matériel adéquat pour remplir sa mission, notamment des tablettes configurées, des tiges ainsi que des ordinateurs performants.

Ce sont environ 58 correspondants départementaux et 10 coordonnateurs régionaux qui seront à pied d’œuvre pour collecter, traiter et transmettre quotidiennement un flux d’informations de terrain vers un dispositif central.

Présentée en 2025, la plateforme se veut généraliste et traite de l’actualité nationale et internationale. Le ministre Sadi avait soutenu, lors de la présentation, que ces informations seront mises en ligne sous forme de dépêches accessibles à tous. Précisons que le contenu sera gratuit et payant.

Il avait  ajouté que ce dispositif numérique sera complété par un magazine gouvernemental d’informations, qui sera publié régulièrement en version papier. Le site pourra aussi relayer les informations venant d’autres éditeurs de presse, notamment Cameroon Tribune et Sopecam, apprend-on.

Par Jean Materne Zambo.

Tchad : Michel Boukar instruit la reprise des travaux de réhabilitation de la fibre optique sur l’axe N’Djamena–Mberé

[DIGITAL Business Africa] – L’intérêt de la souveraineté numérique a primé. Le Dr Michel Boukar invite ce 5 février 2026 les représentants du groupe SOTEL et d’Airtel à la table des négociations. Les deux opérateurs télécoms avaient suspendu les travaux de réhabilitation de la fibre optique N’Djamena–Mberé sur ordre du ministre des Postes et de l’Économie numérique, Dr Michel Boukar.

Cela, en raison de la présence de certaines « dispositions contractuelles jugées contraires à l’esprit et aux principes de la  souveraineté numérique nationale », avait-il jugé. Le ministre Boukar a adressé des observations et orientations au groupe SOTEL afin d’engager des discussions avec Airtel.

Des négociations qui devraient aboutir à la révision des clauses concernées, à l’adoption des avenants conformes aux intérêts stratégiques de l’État et au démarrage effectif des travaux.

Selon le ministère, cette démarche, conduite sous l’impulsion et la coordination du ministre Boukar, s’inscrit dans une volonté constante de renforcer la qualité du réseau national de télécommunications, d’améliorer la continuité et la performance des services, tout en garantissant le respect des impératifs de souveraineté numérique, de sécurité et d’intérêt public.

La fibre optique sur l’axe N’Djamena–Mberé mesure 830 km, et sert au désenclavement numérique du Tchad. Le projet est réalisé à 100% par l’État, ce segment  relie le Tchad au câble sous-marin via le Cameroun.

Par Jean Materne Zambo, source : MPEN