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Internet par satellite : 5000 kits Starlink acquis pour connecter 1 million de Sénégalais gratuitement d’ici fin 2026

[DIGITAL Business Africa] – Le premier coup de pédale de la grande tournée de déploiement de kits Starlink a été donné à la commune de Kafountine. Le 9 avril 2026 marque une nouvelle ère digitale au Sénégal. Le gouvernement à travers le ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, conduit son programme national de connectivité universelle qui vise à connecter gratuitement 1 million de Sénégalais à internet.

Pour couvrir les zones sans infrastructures terrestres, les autorités  ont acquis 5000 kits satellitaires. Les priorités sont : les zones blanches via des points wifi communautaires ; l’éducation, l’enseignement supérieur et la formation professionnelle ; les collectivités territoriales ; les zones frontalières ; les programmes spécifiques comme le Plan Diomaye en Casamance.

Doté d’un budget de 54 milliards de francs CFA, ce plan vise à accompagner le retour des populations déplacées, la dépollution des terres et l’autonomisation économique des communautés locales.

À travers cette initiative, le gouvernement veut réduire durablement la fracture numérique jusque dans les zones non desservies. Cela devrait favoriser :

– une extension rapide de la connectivité nationale ;

– une inclusion numérique accrue et un dynamisme économique ;

– le renforcement du leadership sénégalais en transformation numérique en Afrique ;

– une réduction significative des coûts de connexion pour les secteurs d’activité, avec un accès fiable à très haut débit favorisant l’innovation et la compétitivité.

Le programme se tient du 9 au 13 avril 2026. Les régions de Ziguinchor, Kolda et Kaolack accueillent cette première phase. Selon le MCTN, cette tournée marque le début d’une transformation profonde, où l’accès à Internet devient un levier concret d’éducation, d’innovation et d’opportunités pour tous.

Cette initiative est alignée sur un plan global qui mobilise un investissement de plus de 1 100 milliards FCFA (environ 1,8 milliard USD) pour faire du Sénégal un hub technologique à l’horizon 2034.

Starlink a été officialisé au Sénégal le 4 février 2026. La technologie offre une connexion internet haut débit à faible latence avec un temps de disponibilité moyen supérieur à 99,9 %

Par Jean Materne Zambo

IA : ABA Technology et Atos ciblent un marché de 1 500 milliards de dollars avec Fusion AI

[DIGITAL Business Africa] – Le marocain ABA Technology et le groupe français Atos franchissent une nouvelle étape dans le déploiement de l’intelligence artificielle en Afrique. En marge du GITEX Africa 2026, les deux partenaires ont conclu, le 7 avril, un mémorandum d’entente visant à accélérer l’adoption de la plateforme Fusion AI auprès des acteurs publics et privés.

Au cœur de cet accord : l’ambition de faire passer l’intelligence artificielle du stade expérimental à des usages opérationnels à grande échelle. Développée par ABA Technology, Fusion AI se positionne comme une plateforme capable de structurer l’exploitation de l’IA dans des environnements complexes, tout en garantissant la sécurité et la souveraineté des données.

Pour Safia Faraj, directrice Afrique d’Atos, cette solution répond à une exigence croissante des organisations : déployer « une IA gouvernée, sécurisée et pleinement opérationnelle », notamment dans des secteurs critiques. L’objectif est clair : permettre l’automatisation des processus tout en respectant des standards stricts de conformité.

Dans ce partenariat, Atos jouera un rôle clé d’intégrateur, en déployant Fusion AI auprès de ses clients, notamment dans les secteurs publics, industriel et scientifique. Les cas d’usage ciblés couvrent un large spectre, allant de l’optimisation industrielle à la recherche scientifique, en passant par la gestion des politiques publiques.

La plateforme repose sur une architecture unifiée capable de connecter données, systèmes informatiques et infrastructures, y compris les objets connectés. Elle ouvre ainsi la voie à des applications avancées, telles que les jumeaux numériques pour l’industrie, les outils d’intelligence territoriale pour l’action publique ou encore des solutions dédiées à la recherche biomédicale.

Cette alliance intervient dans un contexte de forte accélération des investissements mondiaux dans l’IA, estimés à plus de 1 500 milliards de dollars dans les prochaines années. Un dynamisme qui pousse États et entreprises, notamment en Afrique, à renforcer leur maîtrise des infrastructures numériques et des données stratégiques.

Pour ABA Technology, ce partenariat représente une opportunité d’étendre l’adoption de sa plateforme au-delà du Maroc, tandis qu’Atos consolide son positionnement sur les projets liés à la souveraineté numérique sur le continent.

À travers cette collaboration, les deux acteurs entendent structurer une offre d’intelligence artificielle adaptée aux réalités africaines, en combinant innovation locale et capacité de déploiement à grande échelle.

Par Loic SOUOP

Digitalisation : Mastercard, BCP et M2T s’allient pour moderniser l’écosystème des artisans marocains

[DIGITAL Business Africa] – Le Maroc intensifie la transformation numérique de son secteur artisanal. En marge de la 4ᵉ édition du GITEX Africa Morocco (7-9 avril), une offre intégrée de digitalisation ainsi qu’un programme structuré de formation et d’accompagnement dédiés aux artisans ont été lancés à Marrakech.

Portée par le secrétariat d’État chargé de l’Artisanat et de l’Économie sociale et solidaire, en partenariat avec la Maison de l’Artisan, cette initiative s’inscrit dans la feuille de route visant à moderniser le secteur, améliorer sa compétitivité et renforcer les performances des artisans.

Le dispositif s’appuie sur le mémorandum d’entente signé en mai 2025 avec Mastercard, le groupe Banque centrale populaire et M2T. Il ambitionne de faciliter l’adoption des outils numériques à travers une approche intégrée combinant solutions technologiques et accompagnement opérationnel.

Concrètement, l’offre prévoit le déploiement de solutions de paiement électronique innovantes, notamment App to App et SoftPOS, permettant aux artisans d’accepter des paiements directement via smartphone. Ces outils sont complétés par des services associés, incluant l’installation, la maintenance et la gestion des paiements à distance, notamment en ligne.

En parallèle, un programme de formation a été conçu pour renforcer les compétences digitales des artisans. Il vise à améliorer leur visibilité en ligne, encourager leur appropriation des outils numériques et favoriser l’intégration de technologies émergentes, y compris l’intelligence artificielle, dans leurs activités.

Pour Lahcen Essaadi, secrétaire d’État en charge du secteur, la digitalisation de l’artisanat constitue désormais « un levier stratégique » dans un contexte mondial marqué par l’accélération des usages numériques. Il souligne que cette transformation dépasse la simple adoption technologique et ouvre de nouvelles perspectives, notamment en matière de diversification des canaux de commercialisation, en particulier via le e-commerce.

Cette mutation devrait également faciliter l’accès des artisans aux services financiers, en favorisant leur inclusion financière grâce à des solutions de paiement adaptées à leurs réalités.

De son côté, Tarik Sadik, directeur général de la Maison de l’Artisan, insiste sur l’importance de cet accompagnement pour aider les artisans à intégrer de nouveaux canaux de distribution et à s’adapter aux exigences du marché.

Même son de cloche chez les partenaires technologiques et financiers. Omar El Mghari Idrissi, à la tête de M2T, estime que le succès de cette transition repose sur la mise à disposition de solutions simples et adaptées, tant pour les artisans que pour leurs clients, locaux et internationaux.

Hassan Charaf, représentant de la Fondation Création d’entreprises du groupe Banque centrale populaire, met en avant une approche hybride combinant accompagnement de terrain et outils digitaux, incluant des modules de formation accessibles à distance.

Enfin, Mastercard, à travers son représentant Mohamed Benomar, réaffirme son engagement à soutenir la modernisation du secteur, en apportant son expertise et des solutions technologiques capables de renforcer la compétitivité de l’artisanat marocain sur les marchés.

Avec cette initiative, le Maroc entend accélérer l’intégration de son artisanat dans l’économie numérique, en faisant du digital un levier de croissance, d’innovation et d’ouverture à l’international.

Par Loic SOUOP

Maroc : plus de 1 200 TPME ciblées dès 2026 par le Réseau DigiTPME

[DIGITAL Business Africa] – Le Maroc accélère la digitalisation de son tissu entrepreneurial. À l’occasion de la 4e édition du GITEX Africa Morocco, tenue à Marrakech, les autorités ont procédé au lancement du Réseau DigiTPME, un dispositif structurant destiné à accompagner la transformation numérique des très petites, petites et moyennes entreprises (TPME).

Inscrite dans la stratégie « Maroc Digital 2030 », cette initiative vise à faire du numérique un levier de compétitivité pour les TPME, qui représentent plus de 95 % du tissu économique national et un moteur clé de création d’emplois.

Pensé comme un cadre fédérateur, le Réseau DigiTPME réunit l’ensemble des parties prenantes de l’écosystème, notamment les administrations publiques, les agences étatiques, les Centres régionaux d’investissement (CRI) et les acteurs privés. L’objectif : renforcer la coordination des dispositifs existants, structurer une offre de digitalisation adaptée et améliorer le suivi de l’impact grâce à l’exploitation des données.

Dans sa phase initiale, le programme prévoit l’accompagnement de plus de 1 200 TPME dès 2026, avant un déploiement progressif à l’échelle nationale.

Pour la ministre déléguée chargée de la transition numérique, Amal El Fellah Seghrouchni, ce lancement traduit « une volonté affirmée de positionner le digital comme un levier stratégique de transformation économique », en particulier pour les TPME. Elle insiste sur la nécessité d’aller au-delà de la simple adoption d’outils numériques, pour engager « une transformation structurelle génératrice de valeur ».

Même lecture du côté de Driss Lemjaouri, directeur des Écosystèmes et de l’Entrepreneuriat digital, qui voit dans ce réseau « un cadre opérationnel visant à renforcer la cohérence et l’efficacité des initiatives de digitalisation », tout en facilitant l’accès des entreprises à des solutions adaptées et en valorisant les bonnes pratiques.

Le dispositif mise également sur un accompagnement de proximité, en s’appuyant sur les acteurs régionaux, afin de garantir une transformation inclusive, alignée sur les réalités territoriales et les besoins spécifiques des entreprises.

Au-delà de son ambition nationale, le Réseau DigiTPME se veut aussi un modèle exportable à l’échelle africaine. En misant sur le partage d’expériences et des solutions adaptées aux contextes locaux, le Maroc entend ainsi renforcer son positionnement comme hub digital de référence sur le continent.

En marge de ce lancement, les discussions ont également porté sur les enjeux de confiance et de cybersécurité, dans un contexte marqué par l’accélération des usages numériques et la nécessité de bâtir des écosystèmes digitaux résilients.

Par Loic SOUOP

Tchad : nouvelle ère aux télécommunications, Haliki Choua Mahamat prend les rênes avec un cap sur la performance

[DIGITAL Business Africa] – Le secteur des télécommunications et de l’économie numérique au Tchad entame une nouvelle phase avec la prise de fonction de Haliki Choua Mahamat à la tête du ministère en charge du portefeuille. La cérémonie de passation de charges s’est tenue sous la présidence de la ministre secrétaire générale du Gouvernement, Dr Ramatou Mahamat Houtouin.

Nommé par décret n°280/PR/PM/2026 du 1er avril 2026 portant remaniement du gouvernement, Haliki Choua Mahamat succède au Dr Boukar Michel, en poste depuis janvier 2024. La cérémonie a également été marquée par l’installation d’Abel Maïna en qualité de secrétaire d’État, un poste nouvellement créé au sein de ce département ministériel, traduisant une volonté de renforcement institutionnel.

Tchad : nouvelle ère aux télécommunications, Haliki Choua Mahamat prend les rênes avec un cap sur la performance

Dans son intervention, le ministre sortant a dressé le bilan de son action, mettant en avant les avancées enregistrées dans le développement du secteur numérique, tout en soulignant les défis persistants. Il s’est félicité de l’élargissement du ministère, désormais doté d’un secrétaire d’État, et a exprimé sa reconnaissance à ses collaborateurs ainsi qu’à ses partenaires pour leur accompagnement.

Prenant la parole à son tour, le ministre entrant a salué le travail accompli par son prédécesseur et insisté sur la responsabilité qui découle de la confiance placée en lui. « La confiance du Chef de l’État est un honneur, elle est surtout une exigence de résultat, de rigueur, de loyauté et d’engagement total au service de la vision qu’il porte pour la modernisation de notre pays », a-t-il déclaré.

Haliki Choua Mahamat et Abel Maïna ont par ailleurs exprimé leur gratitude au Président de la République, le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, ainsi qu’au Premier ministre Allah-Maye Halina, pour la confiance qui leur a été accordée.

Tchad : nouvelle ère aux télécommunications, Haliki Choua Mahamat prend les rênes avec un cap sur la performance

Cette passation de charges ouvre une nouvelle étape pour le ministère des Télécommunications, de l’Économie numérique et de la Digitalisation. Dans un contexte marqué par l’importance croissante des enjeux liés à la connectivité, à la transformation digitale et à l’innovation, les nouvelles autorités sont attendues sur leur capacité à consolider les acquis et à accélérer la modernisation du secteur au service du développement économique du pays.

Par Loic SOUOP

Source : Arcep TCHAD

Emery Rubagenga : « L’Afrique doit s’inspirer des meilleurs modèles mondiaux pour bâtir sa propre réussite »

[DIGITAL Business Africa] – Intervenant lors de la table ronde « L’IA africaine en action » au Gitex Africa 2026, Emery Rubagenga, CEO de Horus Power & Telecom, a bousculé les idées reçues. Pour lui, le continent doit passer par une phase d’apprentissage par l’observation et l’adaptation pour transformer ses ambitions numériques en réalisations concrètes.

Le pragmatisme comme moteur de croissance

Le 07 avril 2026, à l’Agoratech du pavillon de l’APEBI, Emery Rubagenga a invité les décideurs africains à se libérer des complexes liés à l’innovation pure. Selon lui, la trajectoire vers l’excellence passe souvent par une phase d’appropriation de ce qui fonctionne déjà ailleurs.

« N’ayons pas peur de copier. L’Afrique peut commencer par regarder ce qui se passe ailleurs et l’adapter à nos réalités », a-t-il affirmé avec conviction.

L’exemple chinois : de l’imitation à la domination

Pour illustrer son propos, le patron d’Horus Power & Telecom a cité l’exemple frappant de l’industrie automobile et technologique asiatique :

  • Le modèle de la Chine : autrefois critiquée pour sa stratégie d’imitation, elle est aujourd’hui à la pointe de l’innovation mondiale.
  • Le duel BYD vs Tesla : « Aujourd’hui, Tesla est une petite compagnie par rapport à BYD (Build Your Dreams) », a-t-il rappelé, soulignant que l’imitation n’est qu’une étape vers le leadership mondial.

Un héritage pour les générations futures

Au-delà de la stratégie industrielle, Emery Rubagenga voit dans cette démarche un enjeu de transmission. Pour lui, l’adaptation des technologies existantes (comme l’ ) aux contextes locaux est le moyen le plus rapide de créer de la valeur durable sur le continent.

Emery Rubagenga appelle à un saut qualitatif fondé sur l’efficacité : « Nos enfants seront très contents de nos réalisations », a-t-il conclu, rappelant que la finalité n’est pas l’originalité absolue, mais l’impact réel de la technologie sur le quotidien des Africains.

Par Digital Business Africa

 

Gitex Africa 2026 : L’UE et le Maroc lancent un dialogue numérique autour de 6 axes stratégiques

[DIGITAL Business Africa] – L’Union européenne et le Royaume du Maroc renforcent leur coopération dans le domaine du numérique. Qui mieux qu’une femme pour relever les grands défis ? Henna Virkkunen et Amal El Fallah Seghrouchni l’ont prouvé ce 8 avril 2026 en marge du Gitex Africa 2026 qui se tient au Maroc.

La vice-présidente exécutive chargée de la souveraineté technologique, de la sécurité et de la démocratie à l’UE et la ministre déléguée chargée de la transition numérique et de la réforme administrative ont lancé un dialogue numérique. Celui-ci permettra la coopération dans des domaines tels que l’IA, le soutien aux jeunes pousses numériques, les infrastructures numériques sûres et fiables, ainsi que l’interopérabilité des solutions d’infrastructures numériques publiques telles que les portefeuilles numériques.

Le dialogue numérique UE-Maroc repose sur six axes de collaboration stratégiques :

• Faciliter le déploiement de réseaux et d’infrastructures numériques sûrs et fiables afin de soutenir la coopération dans des domaines tels que l’IA et les infrastructures publiques numériques.

• Échanger les meilleures pratiques et soutenir le déploiement des infrastructures de calcul de l’IA, ainsi que des écosystèmes qui l’entourent.

• Établir une coopération avancée entre les instituts de recherche marocains en IA et les usines d’IA de l’UE, notamment en facilitant la coopération en matière de projets de recherche et d’innovation, de partage des ressources et des connaissances.

• Échanger et renforcer la collaboration en matière d’e-gouvernance et d’infrastructures publiques numériques, y compris œuvrer à l’interopérabilité entre les solutions et les cadres de l’UE et du Maroc.

• Aider les start-ups à proposer des solutions pertinentes qui répondent aux besoins des entreprises et de la société.

Pour rappel, l’UE et le Royaume du Maroc célèbrent cette année (26 février 2026) le 30ᵉ anniversaire de l’accord d’association UE-Maroc (1996). Lors de la 15ᵉ réunion du Conseil d’association en janvier 2026, les partenaires ont réaffirmé leur engagement commun à relancer et approfondir le partenariat.

Par Jean Materne Zambo, source : ec.europa.eu

 

Othman Benslimane : « Faites le choix de la souveraineté avec l’IA Made in Morocco »

[DIGITAL Business Africa] – Lors du panel « L’IA africaine en action » au Gitex Africa 2026, Othman Benslimane, cofondateur et CEO de Tython, a porté un message fort en faveur de l’expertise nationale. Plaidant en faveur d’une préférence continentale, il a invité les décideurs à faire confiance aux solutions technologiques développées au Royaume.

L’excellence marocaine au service de l’Afrique

Le 07 avril 2026, au sein de l’Agoratech (pavillon APEBI), Othman Benslimane a souligné que le Maroc ne se contente plus de consommer de l’intelligence artificielle, mais qu’il la produit désormais selon des standards de qualité internationaux.

Pour le jeune dirigeant, l’adoption des technologies locales est avant tout un acte stratégique.

Un appel à la confiance et au patriotisme économique

Le CEO de Tython a lancé un appel direct et sans détour aux entreprises du continent, articulé autour de trois piliers majeurs :

  • L’identité « Made in Morocco » : « Nos solutions IA sont conçues ici. Adoptez-les. Faites confiance aux Marocains », a-t-il martelé, rappelant que la proximité culturelle et géographique est un atout de taille.
  • La souveraineté numérique : En choisissant des solutions locales, les entreprises africaines s’assurent une maîtrise totale de leurs données et de leurs infrastructures, loin des dépendances technologiques extracontinentales.
  • Le potentiel de montée en charge : Othman Benslimane a insisté sur la capacité des entreprises marocaines à « monter en compétences » pour accompagner la croissance de leurs partenaires africains.

Vers un écosystème tech intégré

En conclusion, Othman Benslimane voit dans le recours aux solutions marocaines le moteur d’un cercle vertueux pour l’Afrique. Pour lui, l’avenir du numérique continental passera par la reconnaissance et l’utilisation de ses propres talents, capables de bâtir une IA souveraine, performante et ambitieuse.

Par Digital Business Africa

 

Yousra El Hatib : « L’Afrique doit s’emparer de l’IA pour transformer son ambition en souveraineté »

[DIGITAL Business Africa] – Dans le cadre de la table ronde « L’IA africaine en action » tenue au Gitex Africa 2026, la Directrice Stratégie d’Oracle Maroc, Yousra El Hatib, a lancé un appel vibrant à l’action immédiate. Pour elle, le continent dispose de tous les atouts nécessaires pour faire de l’intelligence artificielle le moteur de son émancipation économique.

L’heure n’est plus à l’intention, mais à l’exécution

Le 07 avril 2026, lors des échanges stratégiques à l’Agoratech du pavillon de l’APEBI, Yousra El Hatib, modératrice d’un panel d’experts, a martelé que l’Afrique ne peut plus se permettre d’être une simple spectatrice de la révolution technologique.

« L’Afrique ne doit pas attendre. Elle doit s’emparer de l’IA. Les conditions sont là, les opportunités sont là. Il faut désormais dépasser l’intention pour faire de l’IA un véritable levier de transformation économique et sociale », a-t-elle déclaré.

Dans son panel figuraient le

  • Dr Ing. Pierre-François Kamanou, Président du REPTIC et PDG de GTS Africa
  • Othman Benslimane — Co-fondateur & CEO de Tython
  • Emery Rubagenga — CEO de Horus Power & Telecom
  • Mohamed Saad — Président de l’AUSIM
  • Abdallah Deguig — Senior Board Advisor chez Reply Wemanity

La mutualisation : une réponse à la rareté des ressources

Consciente des défis structurels du continent, la Directrice Stratégie d’Oracle Maroc préconise une approche solidaire et pragmatique. Face à des ressources parfois limitées à l’échelle nationale, l’union devient, selon elle, la seule voie vers la compétitivité mondiale.

  • Unir pour conquérir : En mutualisant les ressources technologiques et humaines, les pays africains peuvent aborder un marché continental massif.
  • Valoriser le “Made in Africa” : L’enjeu est de répondre aux besoins spécifiques des populations locales grâce à des solutions conçues sur place.

Un continent d’opportunités technologiques

Yousra El Hatib voit en l’IA un moyen de créer de la valeur intrinsèque au continent. Son message final souligne l’importance de développer des technologies africaines qui ne sont pas de simples copies, mais des innovations adaptées aux réalités du terrain.

« Nous avons un continent d’opportunités », a-t-elle conclu, rappelant que la réussite de cette transition dépendra de la capacité des acteurs africains à transformer leurs ambitions en projets concrets et scalables.

Par Digital Business Africa

Mohamed Saad : « L’IA est le levier providentiel pour combler le retard de digitalisation en Afrique »

[DIGITAL Business Africa] – Fraîchement élu à la tête de l’AUSIM pour le mandat 2026-2028, Mohamed Saad a profité de la tribune du Gitex Africa pour recadrer le débat sur l’intelligence artificielle. Pour l’expert, l’IA ne doit pas être une distraction technologique, mais l’accélérateur ultime d’une transformation numérique africaine encore inaboutie.

Une vision « Bold, Brave, Forward » au service du continent

Le 07 avril 2026, l’Agoratech du pavillon de l’APEBI a accueilli une session de haut niveau intitulée « L’IA africaine en action ». C’est dans ce cadre que Mohamed Saad, également Directeur Général Adjoint à la Bourse de Casablanca, a exposé sa feuille de route pour une souveraineté digitale marocaine et continentale. Sous son impulsion, l’AUSIM prône désormais une approche audacieuse et résolument tournée vers l’avenir.

L’IA comme « raccourci » vers la maturité numérique

Selon Mohamed Saad, le véritable enjeu africain reste celui de la digitalisation de base. Cependant, l’engouement actuel pour l’intelligence artificielle offre une opportunité historique de rattrapage.

« Les défis en Afrique ne sont pas tant liés à l’IA qu’à la digitalisation elle-même. Nous pouvons tirer parti de l’élan marketing de l’IA pour rattraper nos retards. C’est l’un des accélérateurs phares que nous devons déployer », a-t-il souligné.

Pour le président de l’AUSIM, les technologies et les cas d’usage convergent ; l’IA n’est donc pas une couche supplémentaire, mais le moteur qui peut propulser les anciens chantiers de numérisation.

Démocratisation des coûts et pragmatisme technologique

L’un des points forts de son intervention a porté sur l’accessibilité financière apportée par les nouvelles technologies :

  • La fin des coûts prohibitifs : « Le déploiement de solutions de numérisation coûtait autrefois extrêmement cher. Aujourd’hui, l’IA permet d’intégrer des logiciels plus performants à moindre coût. »

  • Le choix de la diversité : Mohamed Saad met en garde contre le monopole d’une solution unique. « Il ne faut pas concentrer tous nos acquis sur une seule IA. Chaque modèle a sa place et sa performance propres dans un domaine spécifique. »

Mohamed Saad appelle à une utilisation pragmatique et diversifiée de l’intelligence artificielle, la considérant comme l’outil indispensable pour parfaire la souveraineté numérique et le développement économique du Maroc et de ses voisins africains.

Par Digital Business Africa

Abdallah Deguig : « L’IA doit transformer la concurrence en complémentarité »

[DIGITAL Business Africa] – Lors de la table ronde « L’IA africaine en action » au Gitex Africa 2026, Abdallah Deguig, Senior Board Advisor chez Reply Wemanity, a plaidé pour une vision stratégique de la monétique au Maroc. Selon lui, l’intelligence artificielle est le levier qui permettra de passer d’un marché de la concurrence à une force de frappe globale. Bref résumé de son intervention du 07 avril 2026 à l’Agoratech, au pavillon de l’APEBI, au Gitex Africa.

La monétique marocaine : un succès à amplifier

S’appuyant sur l’exemple de la réussite technologique du Royaume, Abdallah Deguig a rappelé que le savoir-faire national s’exporte déjà avec succès. Deux champions marocains de la monétique opèrent aujourd’hui dans plus de 40 pays africains.

Cependant, pour franchir un nouveau cap, l’expert estime qu’un changement de paradigme est nécessaire, porté par les technologies de pointe.

De la rivalité à la synergie grâce à l’IA

Pour Abdallah Deguig, l’intelligence artificielle n’est pas seulement un outil technique, mais un catalyseur de spécialisation.

« Grâce à l’IA, nous pouvons aller vers la spécialisation et ne plus être concurrents, mais complémentaires », a-t-il affirmé.

Cette approche permettrait aux acteurs du secteur de ne plus se livrer une guerre de prix ou de parts de marché sur les mêmes segments, mais de développer des expertises pointues et distinctes qui, une fois réunies, forment une offre exhaustive et imbattable.

Le « Scaling » : au-delà des frontières continentales

L’objectif final de cette synergie est le passage à l’échelle (scaling). Abdallah Deguig a tenu à préciser sa vision de la croissance :

  • Scaler n’est pas généraliser : Il ne s’agit pas de diluer l’offre, mais de la renforcer.
  • Créer des structures exportables : L’ambition est de bâtir des entités robustes, capables de répondre aux exigences des marchés internationaux.
  • Viser l’échelle mondiale : « L’idée est de créer une structure importante, capable de toucher un marché plus vaste, allant même au-delà de l’Afrique. »

En conclusion, Abdallah Deguig voit en l’IA le moteur d’une souveraineté numérique conquérante, capable de transformer les succès régionaux du Maroc en des standards mondiaux.

Par Digital Business Africa

Gabon : Un autre argument refuge sur la suspension  des réseaux sociaux  irrecevable !

[DIGITAL Business Africa] – Plus de quarante jours de jeûne numérique. Et un argument refuge de plus qui ne passe. Le ministre de la communication, Germain Biahodjow, lors d’un point de presse ce 1er avril 2026, a dénoncé la mauvaise foi des GAFAM, qui selon lui ne rapporte pas grand-chose à l’économie gabonaise.

« En dehors de quelques individus qui monétisent leuRs contenus, l’État ne perçoit ni redevance ni impôt sur l’activité de ces géants du numérique », dit Germain Biahodjow.

Une déclaration empreinte de sophisme. Puisque dès la suspension des réseaux sociaux par l’exécutif le 17 février, une justification autre que la non rentabilité de ces plateformes avaient été fournie.

La Haute Autorité de la Communication (HAC) avait justifié la mesure par la nécessité de lutter contre les “dérives numériques” : diffamation, cyberharcèlement et propagation de fausses informations menaçant la cohésion sociale.

Même si les plateformes numériques mises en causes ne rapportent rien à l’ économie du pays, il faut souligner que le droit à l’accès au numérique n’est pas subordonné à un quelconque gain. C’est un droit fondamental ! Il est encadré par l’Ordonnance n°0006/PR du 12 août 2025. Un texte majeur au Gabon réglementant la digitalisation du pays

L’ordonnance vise à moderniser le cadre légal pour une gouvernance numérique, sécuriser les données et accélérer la transformation numérique de l’État, témoignant d’une refonte numérique.

Le Pacte numérique mondial des Nations unies, outil de   promotion de l’inclusion numérique, interpelle tous les dirigeants.

“Le numérique peut nous permettre d’accélérer la réalisation du Programme 2030. Nous devons faire en sorte que tout le monde puisse avoir accès au numérique dans des conditions de sécurité et à un coût abordable.

For ces deux cadre légaux, la rôle des réseaux sociaux dans la gouvernance numérique reste crucial. Ils agissent à la fois comme des outils de participation citoyenne, de communication institutionnelle et de mobilisation sociale. Il serait donc saugrenu de priver tout un peuple de ces outils du fait de la mauvaise conduite de certains abonnés. Sinon, à quoi servirait la loi n°027/2023 du 12 juillet 2023 au Gabon, portant réglementation de la cybersécurité.

Cette loi réprime sévèrement la diffamation, les injures et les menaces en ligne (réseaux sociaux, e-mails, sites web). Les auteurs risquent jusqu’à 10 ans d’emprisonnement et des amendes allant jusqu’à 30 millions FCFA, notamment en cas de propos haineux ou discriminatoires

Le Gabon est coutumier des suspension de ce genre. En août 2023, lors de la présidentielle, ou en 2016 et 2019, le pays avait connu des coupes similaires pour juguler les tensions, selon les autorités.

La sortie du ministre de la Communication ne cadre donc pas avec celle du régulateur. Une dissonance de points de vue qui alimentent la rumeur selon laquelle la suspension des réseaux sociaux au Gabon reste le fait d’un caprice personnel. Cependant dans son point de presse, le ministre de la Communication, Germain Biahodjow, a annoncé le retour progressif de ces plateformes qui ont été privés aux Gabonais.

« Toutes les mesures nécessaires sont actuellement mises en œuvre, en coordination avec les autorités compétentes, afin de rétablir progressivement un accès normal aux réseaux sociaux, dans un cadre mieux encadré et plus responsable », a-t-il dit.

Plusieurs sources rapportent que ce retour se fera de manière séquencée. L’accès aux plateformes de messagerie et de partage de contenu sera rétabli par paliers. Un protocole qui vise à prévenir toute saturation technique mais aussi à s’assurer que cette liberté retrouvée ne serve pas de vecteur à d’éventuels troubles à l’ordre public.

Par Jean Materne Zambo

Dr Ing. Pierre-François Kamanou : « Il faut ressusciter la téléphonie fixe à l’ère du numérique »

[DIGITAL Business Africa] – En marge du Forum « IA & Souveraineté Numérique » au Gitex Africa 2026, le président du REPTIC a plaidé pour une modernisation urgente de la téléphonie fixe. Pour le Dr Ing. Pierre-François Kamanou, la disparition du fixe en Afrique constitue une faille de sécurité et un frein à l’identification formelle des entreprises.

Une synergie d’experts pour l’IA africaine

Le 07 avril 2026, l’Agoratech du pavillon de l’APEBI a vibré au rythme de la table ronde « L’IA africaine en action ». Ce panel stratégique a réuni des figures de proue de l’écosystème technologique continental pour explorer le rôle de l’intelligence artificielle dans le développement de l’Afrique.

Autour du Dr Ing. Pierre-François Kamanou (Président du REPTIC et PDG de GTS Africa), siégeaient des experts de renom :

  • Othman Benslimane — Co-fondateur & CEO de Tython
  • Emery Rubagenga — CEO de Horus Power & Telecom
  • Mohamed Saad — Président de l’AUSIM
  • Abdallah Deguig — Senior Board Advisor chez Reply Wemanity

Le cri d’alarme : le fixe, parent pauvre du numérique africain

Lors de son intervention, Pierre-François Kamanou a pointé du doigt un paradoxe majeur : alors que l’Europe et les États-Unis ont réussi la mutation numérique de leurs lignes fixes pour en faire des outils d’identification certifiés, l’Afrique assiste à leur déclin.

« En Europe comme aux États-Unis, il existe des numéros polyvalents destinés à identifier les personnes morales. Ce sont des numéros fixes, numérisés et attribués pour authentifier les entreprises, au même titre que le mobile identifie l’individu », a-t-il rappelé.

Un enjeu de confiance et de sécurité

Pour le président du REPTIC, l’absence d’une téléphonie fixe moderne ouvre la porte à l’informel et à la cybercriminalité :

  • L’ambiguïté de l’appel : « Lorsque je reçois un appel d’un mobile, je pense à une personne, pas à une institution. Si une entreprise utilise un numéro de téléphone mobile pour me joindre, le doute s’installe. »
  • Le risque de fraude : « Cette carence crée un espace propice à l’usurpation d’identité. Il est aujourd’hui trop facile d’utiliser un numéro mobile pour se faire passer pour une entreprise. »

En conclusion, Pierre-François Kamanou appelle les opérateurs historiques à assumer leurs responsabilités, avec l’accompagnement du REPTIC : « Mon message est clair : il faut trouver comment ressusciter cette téléphonie fixe dans le numérique. C’est le seul moyen de garantir l’identité numérique des personnes morales en Afrique. »

Par Digital Business Africa

 

Nigeria : plus de 5 000 caméras intelligentes pour renforcer la sécurité dans l’État du Plateau

[Digital Business Africa] – Le Nigeria accélère son virage technologique en matière de sécurité. Le gouvernement fédéral prévoit le déploiement de plus de 5 000 caméras numériques intégrant l’intelligence artificielle dans l’État du Plateau, au centre du pays. Cette initiative s’inscrit dans la continuité de dispositifs similaires déjà expérimentés dans les États de Lagos State et Enugu State.

L’annonce a été faite le 2 avril 2026 à Jos par le président Bola Tinubu, à la suite d’une attaque meurtrière ayant récemment frappé la région. Le chef de l’État a confié la supervision du projet au ministre des Communications et de l’Économie numérique, Bosun Tijjani, en coordination avec les autorités locales et les agences de sécurité. Le déploiement débutera dans la capitale de l’État avant une extension progressive à l’ensemble du territoire.

Si les autorités restent discrètes sur les spécifications techniques du dispositif, des experts soulignent le potentiel stratégique de l’intelligence artificielle dans la gestion des menaces sécuritaires. Dans une intervention accordée à Radio Nigeria, l’expert en TIC Nguuma Tyokaha a estimé que l’IA, couplée à l’analyse prédictive, pourrait significativement réduire les enlèvements et autres formes de criminalité.

Grâce à sa capacité à traiter d’importants volumes de données, l’IA permet d’identifier des schémas récurrents et d’anticiper les zones à risque. L’exploitation de données historiques incluant les localisations, les périodes, les profils des victimes et les modes opératoires pourrait ainsi faciliter la production de « cartes de chaleur » sécuritaires. Ces outils offriraient aux autorités une meilleure capacité d’anticipation et de déploiement des mesures préventives.

Ce projet s’inscrit dans une dynamique plus large de transformation numérique engagée par le Nigeria, visant à intégrer les technologies de l’information et de la communication dans l’ensemble des secteurs stratégiques. Dans un contexte marqué par une insécurité persistante enlèvements contre rançon, violences intercommunautaires et attaques de groupes armés les autorités misent sur l’innovation technologique pour renforcer leur réponse.

Toutefois, plusieurs zones d’ombre subsistent. Aucun calendrier précis de déploiement n’a été communiqué, malgré l’annonce d’une mise en œuvre « immédiate ». Des interrogations demeurent également quant à la capacité des infrastructures existantes à supporter un tel système, à la disponibilité de compétences locales qualifiées et à l’accès à des données fiables et actualisées, indispensables à l’efficacité de ces technologies.

Par Loic SOUOP

Ghana : Premier pays africain à intégrer un portefeuille numérique à sa carte d’identité nationale

[DIGITAL Business Africa] – La Ghana Card joue désormais une double fonction. En plus de servir pour l’identification des personnes, elle permettra aussi d’effectuer une transaction financière. La décision d’intégrer un wallet numérique à la carte d’identité nationale a été annoncée ce mercredi 1ᵉʳ avril 2026 par l’Autorité nationale d’identification du Ghana (NIA) n’en a pas fait de sortie officielle.

Cette innovation permettra désormais aux détenteurs de l’utiliser dans les guichets automatiques bancaires (GAB), d’effectuer des paiements en magasin et en ligne, d’effectuer des paiements internationaux avec plus de 200 pays et d’accéder à d’autres services tels que l’assurance et l’assistance d’urgence.

Sur son site officiel, l’Autorité nationale d’identification du Ghana (NIA) présente les avantages de la Ghana card.

« La carte ghanéenne facilite la preuve de votre identité ou de votre citoyenneté. Grâce à elle, l’accès aux services essentiels au Ghana (santé, éducation, communication, assurance, services bancaires, etc.) est plus simple, plus rapide et plus sûr. Les Ghanéens résidant à l’étranger et titulaires d’une carte ghanéenne peuvent voyager au Ghana sans visa ».

Conditions obligatoires pour l’enregistrement de la carte ghéenne

Pour solliciter  le précieux sésame, le  demandeur doit d’abord fournir les pièces ci-après aux autorités :

– Un certificat de naissance délivré par le registre des naissances et des décès du Ghana ; ou

– Un passeport ghanéen valide délivré par le gouvernement du Ghana ; ou

– Un ou plusieurs formulaires de déclaration d’identité obtenus par le biais du processus de parrainage ; ou

– Une Preuve de citoyenneté acquise, telle qu’un certificat de naturalisation ou d’enregistrement.

– Un Code d’adresse numérique de votre résidence

 

Procédure d’inscription

 

Dans un centre d’inscription, vos documents obligatoires et complémentaires seront vérifiés, après quoi un agent d’inscription procédera à :

Étape 1

La NIA vous interviewera et vous aidera à remplir le formulaire de candidature.

Étape 2

Saisissez les informations personnelles figurant sur votre formulaire de demande rempli dans le Registre national d’identité (NIR).

Étape 3

 

Capturez vos données biométriques (10 empreintes digitales, iris et photographie) et votre signature sur le registre national d’identité.

Étape 4

La NIA imprimera une copie de vos informations personnelles enregistrées, qui vous sera remise pour vérification, confirmation et signature ou empreinte numérique. Si vous constatez des informations inexactes ou incorrectes sur le document, veuillez en informer l’agent d’inscription afin qu’il les corrige.

Étape 5

Imprimez votre carte d’identité ghanéenne et nous vous la délivrerons grâce à vos données biométriques.

Cette innovation permet aux citoyens de se passer des réseaux traditionnels comme Visa ou Mastercard pour certaines transactions tout en accédant à un réseau mondial.

Par Jean Materne Zambo, source : nia.gov.gh

Maroc : Fintech, IA, healthtech… 19 startups au cœur de la nouvelle cohorte Morocco Accelerator

[Digital Business Africa] – Le programme Morocco Accelerator a franchi un nouveau cap le 6 avril 2026 à Casablanca, avec le lancement officiel de sa deuxième cohorte. Porté par le ministère de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, en partenariat avec Technopark Morocco et la plateforme internationale Plug and Play, ce dispositif confirme la volonté du Royaume de bâtir un écosystème startup robuste et compétitif à l’échelle mondiale.

Cette nouvelle promotion regroupe 19 startups marocaines, incluant des talents issus de la diaspora, actives dans des secteurs à forte valeur ajoutée tels que la fintech, l’intelligence artificielle, la healthtech, l’agritech et la deeptech. Cette diversité sectorielle illustre une montée en maturité du tissu entrepreneurial national, désormais mieux positionné sur les segments technologiques stratégiques. La présence accrue de solutions basées sur l’intelligence artificielle traduit également l’alignement des jeunes pousses marocaines avec les grandes tendances mondiales de l’innovation.

Dans un contexte marqué par l’ouverture imminente du GITEX Africa Morocco 2026, prévu du 7 au 9 avril à Marrakech, le programme s’inscrit pleinement dans une dynamique continentale de transformation numérique. L’événement s’impose désormais comme un rendez-vous stratégique pour les acteurs de l’innovation, de l’investissement et des politiques publiques en Afrique.

Aligné sur les ambitions de la stratégie « Maroc Digital 2030 », Morocco Accelerator se positionne comme un levier structurant pour accompagner les startups en phase de croissance. Le programme propose un accompagnement intensif combinant mentorat, accès au marché, connexions avec des investisseurs et ouverture à l’international. L’objectif est d’accélérer le passage à l’échelle de startups à fort potentiel et de renforcer leur capacité à capter des opportunités au-delà du marché domestique.

Le rôle de l’État y est déterminant. En orchestrant ce dispositif, le ministère agit comme un catalyseur de synergies entre acteurs publics et privés.

Comme l’a souligné la ministre Amal El Fallah Seghrouchni : « L’enjeu est d’accompagner des startups qui apportent des réponses concrètes dans des secteurs stratégiques », insistant sur la nécessité de connecter ces entreprises à des marchés et à des partenaires à fort potentiel.

L’appui de partenaires internationaux de référence, à l’image de Plug and Play, renforce l’attractivité et la portée globale du programme. Présente dans plus de 70 villes à travers le monde, cette plateforme offre aux startups marocaines un accès privilégié à des réseaux d’investisseurs et de grandes entreprises, consolidant ainsi leur trajectoire d’expansion.

La participation annoncée de cette cohorte au GITEX Africa Morocco 2026 constitue à cet égard une opportunité stratégique majeure. Elle permettra aux startups sélectionnées de gagner en visibilité et de nouer des partenariats à l’échelle continentale et internationale, dans un contexte où le Maroc affirme progressivement son statut de hub technologique africain.

Avec cette deuxième cohorte, Morocco Accelerator confirme son rôle dans la structuration d’un écosystème entrepreneurial en pleine accélération. À la croisée des politiques publiques et des dynamiques de marché, le programme s’impose comme un instrument clé pour faire émerger une nouvelle génération de startups marocaines capables de rivaliser sur la scène internationale.

Par Loic SOUOP

Numérique : le REPTIC et Digital Business Africa en mission stratégique au GITEX Africa 2026 à Marrakech

Le Réseau des Professionnels des TIC du Cameroun (REPTIC) participera au GITEX Africa 2026, du 7 au 9 avril à Marrakech, à la suite d’une invitation officielle de l’APEBI, la Fédération marocaine des technologies de l’information, des télécommunications et de l’offshoring.

Cette présence confirme la montée en puissance de l’écosystème numérique camerounais sur la scène continentale et ouvre des perspectives concrètes de coopération, de partenariats stratégiques et de co-innovation entre les acteurs africains du digital.

Le REPTIC sera notamment présent au Pavillon APEBI, un espace dédié à l’innovation, au networking et à la valorisation des initiatives structurantes du numérique africain.

 

À ne pas manquer :

Le président du REPTIC, Pierre-François Kamanou, interviendra lors de la table ronde « L’IA africaine en action », dans le cadre du Forum I — IA & Souveraineté Numérique.

Ce sera le
📅 07 avril 2026
🕒 15h00 – 16h00

Il sera aux côtés de :
• Othman Benslimane — Co-Founder & CEO, Tython
• Emery Rubagenga — CEO, Horus Power & Telecom
• Mohamed Saad — Président, AUSIM
• Abdallah Deguig — Senior Board Advisor, Reply Wemanity

Ce sera une session stratégique réunissant des leaders africains pour débattre du rôle concret de l’intelligence artificielle dans le développement du continent.

La délégation du REPTIC comptera également sur la présence de Beaugas Orain DJOYUM, secrétaire général adjoint du REPTIC et directeur de publication de Digital Business Africa, qui prendra part aux échanges et aux rencontres stratégiques durant l’événement.

Couverture & visibilité média

Digital Business Africa sera également présent avec un stand d’exposition au GITEX Africa 2026.

Occasion pour les entreprises, startups et institutions de profiter de cette présence pour valoriser leurs innovations, annoncer leurs projets, renforcer leur visibilité et faire rayonner leurs activités à l’échelle africaine et internationale grâce à Digital Business Africa.

Interviews, reportages, publications, relais média… une opportunité unique de communication stratégique au cœur du plus grand rendez-vous tech du continent.

Objectifs du REPTIC au GITEX Africa 2026 :

• Renforcer les synergies entre écosystèmes numériques africains
• Valoriser l’expertise camerounaise
• Nouer des partenariats à fort impact
• Inviter les acteurs marocains et africains à E-GOV’A 2026, le salon de l’e-gouvernance et de l’innovation digitale en Afrique, prévu en octobre 2026 à Yaoundé

Le REPTIC s’inscrit ainsi dans une dynamique claire : contribuer à une Afrique numérique plus intégrée, souveraine et compétitive.

Plongez donc au cœur de la transformation numérique du continent.

Le GITEX AFRICA est le plus grand salon technologique et de startups du continent africain. C’est la déclinaison régionale du célèbre GITEX GLOBAL qui se tient chaque année à Dubaï.

Un Hub technologique pour l’Afrique

Lancé pour la première fois en 2023, l’événement se déroule à Marrakech, au Maroc. Il sert de point de rencontre stratégique entre les géants de la tech, les gouvernements, les investisseurs et les startups locales pour accélérer la transformation numérique du continent

En tant que média stratégique de référence dédié à l’innovation, aux TIC et à la transformation digitale en Afrique, Digital Business Africa présent à ce rendez-vous offre une visibilité unique, des insights exclusifs et une plateforme d’influence incontournable pour l’écosystème.

Rendez-vous à Marrakech — du 7 au 9 avril 2026

Explorons ensemble les opportunités, valorisons les innovations africaines et mettons en lumière les initiatives digitales les plus impactantes du continent.

Positionnez votre marque. Engagez les bons décideurs. Prenez le leadership.

[Ciblez votre communication en publiant sur Digital Business Africa – Touchez près de 15 000 pros et décideurs des TIC, des Télécoms et du Numérique en Afrique. Tous abonnés à notre newsletter quotidienne. Ecrivez-nous à : [email protected]. Tél : +237 674 61 01 68]

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Maroc : 1,2 milliard $ pour le projet de datacenter dédié à l’ IA, le site dévoilé 

[DIGITAL Business Africa] – La région de Nouaceur, en périphérie de Casablanca, est choisie pour abriter le datacenter dédié à l’intelligence artificielle. Plusieurs médias de la région ont diffusé  l’information ce 2 avril 2026. Le projet de construction du cloud souverain de nouvelle génération entre ainsi dans une autre phase. De type tier III et dédiée à l’IA, l’initiative vise à positionner le Maroc comme futur hub technologique africain à l’horizon 2030.

Au-delà de l’infrastructure, le projet s’inscrit dans une vision globale. Celle de positionner le Maroc comme leader africain du numérique, d’attirer des investissements à forte valeur ajoutée, de monter en gamme dans la chaîne de valeur technologique mondiale.

Le cloud souverain dédié à l’IA offre des avantages tels qu’une proximité immédiate avec l’Europe, un accès direct à plusieurs câbles sous-marins à fibre optique, une faible latence des données, essentielle pour les technologies IA.

La réalisation de l’infrastructure devrait absorber 1,2 milliard de dollars. L’initiative, annoncée dès juin 2025, est porté par un consortium international formé de Nexus Core Systems (pilotage du projet), Naver Cloud (exploitation de la plateforme), NVIDIA (fourniture de processeurs IA de dernière génération), Lloyds Capital ( financement), TAQA Morocco ( approvisionnement énergétique 100% renouvelable).

La capacité cible du datacenter est de 500 mégawatts. La première tranche de 40 MW, initialement prévue début 2026, a été légèrement reportée de quelques mois. Dans le cadre de ce projet, le volet foncier n’est guère négligeable.

Le Conseil de la région Casablanca-Settat a récemment validé la mobilisation de 666 hectares à Nouaceur pour accueillir de grands projets industriels, incluant ce data center stratégique. Une décision qui traduit la volonté d’adapter rapidement l’offre foncière aux exigences des investisseurs technologiques.

Par Jean Materne Zambo

Sénégal : L’Assemblée nationale primée pour sa transformation numérique sur 19 pays africains

[DIGITAL Business Africa] – L’ Assemblée nationale sénégalaise suit parfaitement la mouvance de la modernisation des services publics entamée par le pays. L’Assemblée nationale, représentée par son président El Malick Ndiaye, a été honorée aux Africa T-Awards 2026 pour sa transformation numérique ce 4 avril 2026. L’institution a été plébiscitée au détriment de 18 autres pays.

Plusieurs innovations à son actif. À l’instar du vote électronique et sécurisé. L’institution a implémenté un système de vote électronique pour l’enregistrement des suffrages en temps réel dès fin 2024.

On relève également une dématérialisation complète au sein de l’hémicycle. Grâce à la dotation de 200 tablettes/ordinateurs aux députés pour la consultation, la recherche et l’annotation de documents budgétaires et textes législatifs. Sans oublier le renforcement des compétences des députés et du personnel parlementaire à l’usage de nouveaux outils numériques.

Sur son compte Facebook, Daouda Diaw, le directeur des Systèmes d’Information de l’Assemblée nationale, a adressé ses compliment au président El Malick Ndiaye.

« Une distinction méritée pour SEM El Malick Ndiaye et ses collègues députés qui l’accompagnent dans la matérialisation de sa vision ambitieuse de faire de la deuxième institution de notre République une véritable maison du peuple qui offre aux députés un cadre parfait de l’exercice de leur fonction parlementaire.

Félicitations également au personnel administratif de l’institution dont leur engagement, souvent au prix de lourds sacrifices personnels, contribue à hisser toujours plus haut les couleurs et les valeurs de notre parlement.

Et pourtant, avec la vision avant-gardiste et réfléchie du PAN, le meilleur est encore à venir », a-t-il dit.

Selon les organisateurs, cette récompense vient saluer les efforts engagés par l’institution dans la modernisation de son fonctionnement et l’intégration des outils numériques au service de la gouvernance publique.

Pour les sources de l’institution, la digitalisation est quasiment achevée, avec un taux de mise en œuvre proche de 100 %. Faisant de l’Assemblée nationale une institution de référence en matière de transformation numérique, en phase avec les orientations du New Deal technologique prôné par les autorités sénégalaises.

Par Jean Materne Zambo

Cameroun : La procédure douanière à l’importation des téléphones portables expliquée étape par étape 

[DIGITAL Business Africa] – Les téléphones et autres marchandises n’ont jamais fait l’objet d’une exonération fiscale au Cameroun. Olivier Libii, point focal MINFI- Douane, l’a clamé lors du rendez-vous dominical de Vision 4 « Club d’ élites » de ce 5 avril 2026.

Le point focal MINFI- Douanes a levé toute équivoque sur la modalité de collecte appliquée aux téléphones portables entrants sur le territoire national. Rien à voir avec la supposée taxe qu’une certaine opinion a dénoncée dès la publication du communiqué conjoint MINFI-MINPOSTEL.

« La décision conjointe du MINFI et du MINPOSTEL parle des modalités de collecte. J’insiste et je le dis. Ce n’est pas une nouvelle taxe… Les téléphones ont toujours été taxés. Nous partons d’un niveau de collecte en 2000 à un niveau de collecte qui a drastiquement baissé dans les années 2020, 2021, 2022 jusqu’en 2025… Tout ce qui change aujourd’hui, c’est la prise en charge qui se modernise ou qui se digitalise », a-t-il dit.

L’agent des Douanes a précisé que le principal responsable des procédures douanières à l’importation des téléphones reste l’importateur. « On a plutôt réduit la charge fiscale des distributeurs de téléphones ». Le consommateur final n’aura donc rien à débourser pour s’assurer son appareil. Olivier Libii a évoqué trois griefs qui, selon lui, avaient amené le chef de l’État à suspendre le premier mécanisme proposé en 2000.

« Notamment l’inversion de la charge fiscale. L’utilisateur du téléphone avait été constitué redevable légal en lieu et place de l’importateur. Ce qui avait été modifié dans le nouveau mécanisme.

Deuxième grief, l’utilisateur payait par son crédit de communication. Ce qui ne correspondait pas aux moyens de paiement légaux reconnus au Cameroun. Et cela a été aussi rectifié sans le nouveau mécanisme.

« Le troisième grief était de constituer finalement des sociétés de téléphonie mobile comme collecteurs parce que ce sont elles qui réceptionnaient les crédits de communication qui étaient reconvertis en argent, à charge pour elles de reverser au Trésor public. Ce qui était pesant pour ces sociétés qui ont certainement autre chose à faire ».

Procédures d’importation

Pour qu’un téléphone ou une autre marchandise entre en terre camerounaise, il y a toute une procédure à suivre.

1-Les importateurs demandent aux fournisseurs de leur fournir des IMEI, identifiants de téléphone au même titre que les numéros de châssis de véhicules. Le Cameroun utilise un système de traçabilité basé sur l’IMEI.

2- L’importateur met à la disposition de son transporteur ces IMEI, qui se charge de les télécharger dans le document de transport. Le manifeste, qui une fois téléchargé est réceptionné dans le système CAMCIS.

3- Le commissionnaire en douanes agréé peut lever la déclaration en appelant simplement le fichier numérique des IMEI qu’il va insérer dans la déclaration.

4- Il la valide et elle suit simplement son cours jusqu’au paiement par l’importateur.

Les touristes qui restent en itinérance (roaming) ne sont pas concernés par la mesure. Pour ces touristes qui viennent pour un séjour long, ils sont concernés par la mesure mais pas par le paiement parce qu’ils ont un régime qui est aménagé pour eux qui leur permet de se connecter au réseau sans payer.

Les voyageurs qui rentrent sur le territoire avec des téléphones qu’ils utilisaient déjà sont soumis à un régime aménagé pour eux.

Le directeur général des Douanes, Fongod Edwin Nuvaga, a donné des clarifications à propos.

« LES TÉLÉPHONES À ROAMING FONCTIONNENT PENDANT UN MOIS. APRÈS UN MOIS, IL VA FALLOIR DÉDOUANER LE TÉLÉPHONE SI VOUS NE VOULEZ PLUS RENTRER DANS VOTRE PAYS. CES TÉLÉPHONES DE TOURISTES OU VISITEURS AURONT LA POSSIBILITÉ DE SE CONNECTER AUX DIFFÉRENTS RÉSEAUX . APRÈS UN MOIS, IL VA FALLOIR ALLER EN DOUANE POUR UNE EXTENSION DE LA FACILITÉ OU POUR DÉDOUANER », A DIT LE DG DES DOUANES.

La loi de finances 2023, modifiant l’article 7 de la loi de finances 2019, qui stipule que tout téléphone portable, tablette ou modem importé au Cameroun est soumis aux droits et taxes de douane. En pratique, la charge fiscale est d’environ 33,05 % de la valeur du téléphone. Par exemple : un téléphone de 100 000 FCFA aura pour taxes environ 33 050 FCFA.

Par Jean Materne Zambo