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Jean Philémon Kissangou : A l’UIT, « nous allons travailler à la connexion des pays sans façades maritimes »

[Digital Business Africa] – L’Union internationale des télécommunications (UIT) est l’institution spécialisée des Nations Unies pour les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC). Elle est dirigée par cinq fonctionnaires élus : le Secrétaire général, le Vice-Secrétaire général et trois Directeurs de bureau (Bureau de Développement des télécommunications BDT, Bureau des radiocommunications BR et le bureau de la Standardisation des télécommunications TSB). Tous sont élus pour des mandats de quatre ans renouvelables une seule fois. Le choix se fait par le vote à scrutin direct des 193 Etats membres – à raison d’un pays, une voix – lors de la Conférence de Plénipotentiaires (PP). La prochaine PP aura lieu à Dubaï (Emirats arabes unis) du 29 octobre au 16 novembre 2018.

L’actuel chef de service Gestion du service universel à l’ARPCE (Agence de régulation des Postes et des communications électroniques),  le congolais  Jean Philémon Kissangou est candidat au poste de directeur du Bureau de Développement des télécommunications, poste qui est jusqu’ici occupé par Brahima Sanou, qui candidate pour le poste de Vice-Secrétaire général de l’UIT. Le Congolais de Brazzaville sera en compétition à ce poste avec deux autres africains, DR Cosmas Zavazava du Zimbabwe, William Ijeh du Nigeria. L’Américaine Doreen Bogdan-Martin est également en course pour ce même poste.

Jean Philémon Kissangou  présente à DIGITAL Business Africa sa vision et ses ambitions pour ce poste à l’UIT.

Digital Business Africa : Pourquoi avez-vous choisi de vous porter candidat au poste de directeur du Bureau de Développement des Télécommunications (UIT) ?

Jean Philémon Kissangou : Il y a cinq ans la communauté Internet internationale rapportait deux milliards des personnes non connectées dans le monde, en 2016 l’UIT en a signalé 3,9 milliards. Réalisant que la fracture numérique ne fait qu’augmenter et connaissant ce que ces non-connectées manquent de ce fait comme opportunités de développement, je me suis résolu de me porter candidat à cet important poste au sein de l’UIT pour contribuer à résoudre ce problème. Cette institution qui a d’ailleurs pour mission de connecter le monde.

Digital Business Africa : Votre vision est d’amener d’ici à 2030, le un cinquième des personnes non-connectées à travers le monde, sans discrimination aucune, à avoir accès aux réseaux de large bande afin d’accéder à l’information, participer à l’économie et s’épanouir. Comment comptez-vous y parvenir ?

Jean Philémon Kissangou : D’abord, en essayant de mettre un peu plus de l’ordre dans la ‘Maison BDT’, car plus le bureau est efficace, mieux remplit sa mission. Pour ce faire, nous allons dès janvier prochain restructurer de fond en comble ses trois organes fonctionnels dans leurs compositions, dans leur fonctionnement et dans la pertinence des sujets à discussion. Ces organes seront davantage ouverts à l’expertise extérieure et leurs travaux plus orientés vers des résultats palpables qui aident réellement l’UIT à réaliser sa mission, celles de connecter le monde.

Digital Business Africa : Vous reposez votre action sur sept piliers stratégiques. En quelques lignes, quel est le résumé de ces sept piliers stratégiques ?

Jean Philémon Kissangou : Nous allons nous appuyer sur l’accès aux réseaux et services de large bande en particulier dans les pays en développement, la réforme du secteur des télécommunications dans plusieurs pays va faire l’objet d’une attention particulière dans notre plan stratégique. Pour les pays développés, les actions devraient être davantage tournées vers l’innovation. L’investissement et le partenariat ont été intégrés dans notre stratégie. Les consommateurs n’ont pas été oubliés. Ils seront davantage protégés au travers des associations du secteur, associations que nous nous sommes engagés à former ensemble avec la presse. La gouvernance qui intègre la question de la corruption dans le secteur est enfin un pilier sur lequel le BDT va travailler. Sur ce dernier point, notre action sera essentiellement pédagogique pour présenter les meilleurs pratiques afin d’éviter et peut être éliminer la corruption dans le secteur.

Nous allons augmenter de trois points la pénétration de la large bande mobile d’ici à 2025 pour atteindre 11% dans le continent et 8% dans les Etats arabes. Nous allons en parallèle travailler à la connexion des pays sans façades maritimes, à des conditions raisonnables, à l’un des 428 câbles sous-marin qu’il y a dans le mondeBrahima Sanou

Digital Business Africa : Quelle est la place que l’Afrique va occuper dans votre action si jamais ne vous êtes élu directeur du Bureau de Développement des Télécommunications (de l’UIT) ?

Jean Philémon Kissangou : Des 3,9 milliards de personnes non connectées qu’il y a dans le monde aujourd’hui, 82% vivent dans les pays en développement, l’Afrique incluse. Ma priorité sera de réaliser l’inclusion numérique de 1/5e de toutes ces personnes qui, à cause des inégalités entretenues par égoïsme ou par des boulimies de toute sorte, se retrouvent du mauvais côté de la fracture numérique.

Pour l’Afrique, et c’est le point 7 de notre projet de société, nous allons augmenter de trois points la pénétration de la large bande mobile d’ici à 2025 pour atteindre 11% dans le continent et 8% dans les Etats arabes. Nous allons en parallèle travailler à la connexion des pays sans façades maritimes, à des conditions raisonnables, à l’un des 428 câbles sous-marin qu’il y a dans le monde. Ceci, en revisitant les politiques régionales et en aidant à la mise en place des instruments et des régulations efficaces.

Digital Business Africa : Votre candidature est-elle soutenue par l’Afrique ?

Jean Philémon Kissangou : L’Afrique est un continent et non un pays. Les candidatures sont portées par des pays et non par tout le continent. La preuve, au poste de directeur de BDT nous sommes trois africains candidats. Plus loin, il s’agit d’un poste dont la responsabilité est mondiale et dont l’exercice requiert de la technicité et une expertise.

Je suppose donc que chacun de nous trois va présenter au monde entier sa vision et stratégie pour le développement des télécommunications dans le monde. Ensuite, chaque électeur verra sur qui porter son choix en toute objectivité sur la base des profils et programmes des candidats. En tous cas, je l’espère.

Pour ma part en tant que candidat africain, j’ai écrit au président en exercice de l’Union africaine pour porter à sa connaissance ma candidature et ce qui la motive. Pour le reste, je sais que la diplomatie de chacun de nos pays respectifs est active, chacun de son côté, sur la question. Je fais ma part de travail avec abnégation, professionnalisme et honnêteté. Pour le reste, on verra.

Propos recueillis par Beaugas Orain DJOYUM

Pour plus d’infos sur Jean Philémon Kissangou, Téléchargez le magazine spécial de DIGITAL Business Africa : Ces Africains qui veulent diriger l’UITDigital Business Africa

Brahima Sanou : « Nous devons travailler à ce que les TIC aident les populations »

[Digital Business Africa] – L’Union internationale des télécommunications (UIT) est l’institution spécialisée des Nations Unies pour les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC). Elle est dirigée par cinq fonctionnaires élus : le Secrétaire général, le Vice-Secrétaire général et trois Directeurs. Tous sont élus pour des mandats de quatre ans renouvelables une seule fois. Le choix se fait par le vote à scrutin direct des 193 Etats membres – à raison d’un pays, une voix – lors de la Conférence de Plénipotentiaires (PP). La prochaine PP aura lieu à Dubaï (Emirats arabes unis) du 29 octobre au 16 novembre 2018.

L’actuel directeur du Bureau de développement des télécommunications (BDT) de l’UIT, le Burkinabè Brahima Sanou, est candidat au poste de Vice-Secrétaire général de l’UIT.

Il présente à DIGITAL Business Africa sa vision et ses ambitions tout en manifestant sa gratitude à l’Afrique qui a soutenu sa candidature et particulièrement au président Burkinabè, Roch Mark Christian KABORE.

Digital Business Africa : Vous êtes candidat au poste de vice-secrétaire général l’Union internationale des télécommunications (UIT), avec l’ambition et la vision d’une UIT plus forte dans l’écosystème des TIC et une UIT qui joue un rôle de catalyseur du développement durable. Comment comptez-vous y parvenir si vous êtes élu ?

Brahima Sanou : Vous avez raison. Effectivement, ma vison est de parvenir à une Union Internationale des Télécommunications plus forte dans l’écosystème des TIC et à une UIT qui joue effectivement un rôle de catalyseur dans le développement durable. Pour réaliser cette vision, nous avons choisi de nous engager à travailler avec toutes les parties prenantes sur les trois axes prioritaires.

Notre premier axe prioritaire est la connectivité large bande, y compris l’accès, la sécurité et l’accessibilité financière. En effet, 17% de la population mondiale est toujours exclue de l’accès au réseau mobile à large bande.

Notre second axe prioritaire sera la promotion des applications et des services des TIC. Les applications des TIC sont cruciales pour l’offre de services dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’agriculture, des villes et des collectivités intelligentes. Elles sont donc essentielles pour accélérer la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD). C’est par le biais de ces applications que nous donnerons un visage humain aux TIC.

Digital Business Africa : Vous mettez un accent sur la création de la valeur parmi vos axes prioritaires. Comment allez-vous vous y prendre ?

Brahima Sanou : La création de la valeur et de la prospérité est effectivement notre troisième axe prioritaire. Nous devons œuvrer pour que les TIC, en particulier les technologies émergentes telles que l’Internet des objets et l’intelligence artificielle, créent de la valeur pour nos communautés et notre société à travers l’innovation, l’autonomisation des femmes, des jeunes et des personnes handicapées, les contenus locaux, et l’aide aux pays en cas de catastrophe naturelle.

Le nombre de jeunes entre 10 et 24 ans est estimé à 1,8 milliards, dont plus de 90% vivent dans les pays en développement. Les TIC doivent supporter la Stratégie des Nations Unies “Youth2030” et créer de la valeur pour cette jeunesse afin que leurs pays bénéficient du dividende démographique. Nous devons travailler à ce que les TIC aident les populations à être aussi bien portantes et aussi indépendantes que possible.

Digital Business Africa : Quelle sera votre touche personnelle au vice-secrétariat général de l’UIT ?

Brahima Sanou : Personnellement, j’assisterai le Secrétaire général de l’UIT dans le positionnement stratégique de notre organisation afin qu’elle puisse jouer le rôle qui ajoute de la valeur à l’écosystème des TIC. En ce qui concerne les questions opérationnelles, j’apporterai tout le soutien nécessaire pour assurer une gestion efficace et intelligente des ressources financières et humaines de l’UIT, y compris la construction du nouveau bâtiment de l’UIT.

Je soutiendrai donc les actions du Secrétaire général dans la mobilisation des ressources et l’établissement de partenariats avec d’autres institutions des Nations Unies, les partenaires au développement, le secteur privé, la communauté Internet, le monde universitaire et les ONG.

Aussi, je ne manquerai pas de travailler avec les autres fonctionnaires élus de l’UIT et les États membres afin d’éliminer toute duplication des activités à travers l’Union.

Digital Business Africa : Quelles sont les valeurs éthiques qui ont toujours gouverné vos actions ?

Brahima Sanou : Mes actions ont toujours été fondées sur trois valeurs fondamentales qui me sont très chères et qui constituent et continueront de constituer le fondement de ma vie quotidienne et de mes activités.

La première valeur c’est l’éthique professionnelle et personnelle. La loyauté envers l’UIT et ses membres est très importante pour moi et constitue le fondement de toutes mes actions. Sur le plan personnel, je considère l’éthique comme l’expression la plus élégante de l’estime de soi, alors je donnerai l’exemple et veillerai à ce que les valeurs éthiques soient au centre de ma vie et de mes activités quotidiennes.

Brahima Sanou, directeur du Bureau de développement des télécommunications (BDT) de l’Union internationale des télécommunications (UIT), candidat au poste de Vice-Secrétaire général de l’UIT
Les TIC doivent supporter la Stratégie des Nations Unies “Youth2030” et créer de la valeur pour cette jeunesse afin que leurs pays bénéficient du dividende démographique. Nous devons travailler à ce que les TIC aident les populations à être aussi bien portantes et aussi indépendantes que possible.Brahima Sanou

Autre valeur importante, la transparence. En effet, je crois fermement en la transparence comme moyen de renforcer la confiance entre le secrétariat et les Membres et partenaires de l’UIT. Ce qui implique, l’obligation de rendre compte. Une autre valeur cardinale. Il est essentiel pour moi de rendre compte à l’UIT et à ses membres de l’utilisation des ressources et de ma conduite personnelle.

Digital Business Africa : Pour une fois, l’Afrique parle d’une voix et soutien votre candidature. Comment est-on arrivé à ce soutien de l’Afrique à votre candidature ?

Brahima Sanou : Je dois remercier S.E.M. Roch Mark Christian KABORE, le Président du Faso, pour la confiance qu’il a placé en moi et pour son soutien personnel à ma candidature. C’est le Président du Faso qui a présenté ma candidature aux 54 Etats africains réunis au sein de l’Union africaine. Je suis très heureux et très fier que ma candidature ait été endossée par l’Union africaine, faisant ainsi de moi le candidat africain au poste de Vice-Secrétaire général de l’UIT. Je voudrais donc remercier tous les pays africains pour la confiance continentale placée en moi et leur dire que je suis prêt à relever le défi et contribuer à la fierté africaine.

Digital Business Africa : Un dernier message aux acteurs du secteur des TIC et du numérique et notamment pays membres et délégations qui seront à la Conférence des plénipotentiaires de l’UIT à Dubaï…

Brahima Sanou : Les TIC nous offrent une formidable opportunité de changer le monde, d’améliorer les conditions de vie des populations et de transformer leur mode de vie. L’Union internationale des télécommunications est au cœur de ces mutations transformations. Nous voulons d’une UIT plus forte dans l’écosystème des TIC, d’une UIT catalyseur du développement durable, tout en donnant un visage plus humain aux TIC.  Je m’y engage. Je m’engage à faire la différence. Et je serai très honoré d’en avoir l’opportunité.

Propos recueillis par Beaugas Orain DJOYUM

Pour plus d’infos sur Brahima Sanou, Téléchargez le magazine spécial de DIGITAL Business Africa : Ces Africains qui veulent diriger l’UIT

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Le gouvernement kenyan réserve un milliard de shillings pour développer l’industrie nationale de la téléphonie mobile

[Digital Business Africa] – Le secrétaire du Cabinet chargé de l’information, de la communication et de la technologie a déclaré que le gouvernement avait réservé un milliard de shillings pour aider au développement des start-ups locales dans les secteurs des logiciels et matériels de téléphonie mobile. Joe Mucheru (photo), responsable des TIC, a déclaré lors de la réunion annuelle de l’industrie des TIC dans la capitale, Nairobi, qu’il était préoccupé par l’importation par le pays de 50 millions de combinés téléphoniques tous les deux ans, incitant les entreprises locales à commencer à les fabriquer localement.

Les TIC sont l’un des secteurs de l’économie du Kenya qui connaissent la plus forte croissance en raison de la demande de services tels que l’accès Internet haut débit et les services financiers mobiles tels que M-Pesa, exploité par Safaricom. Le pays compte 45,5 millions d’abonnés à la téléphonie mobile, selon les données du régulateur du secteur, et ils utilisent une gamme d’appareils mobiles importés d’entreprises telles que Apple et Huawei.

Mais, des pays africains comme le Kenya, qui ne disposent pas d’une base industrielle solide, essayent de remplacer les importations par des produits locaux afin d’économiser leur monnaie et de réduire la pression exercée sur leurs taux de change. Le gouvernement travaillera ainsi avec les entreprises qui cherchent à participer à la fabrication et à l’assemblage de téléphones afin de réduire leurs coûts, a déclaré Mucheru. « Pourquoi ne pouvons-nous pas tirer parti des compétences disponibles localement pour fabriquer ces combinés adaptés à nos marchés ? », a-t-il demandé.

Par Gaëlle Massang

Côte d’Ivoire : un portail en ligne dédié aux investisseurs

[Digital Business Africa] – La Côte d’Ivoire vient de se doter d’une plateforme en ligne qui est désormais le portail unique des services à l’investisseur : le www.225invest.ci. Ce site internet qui a vocation à servir d’interface entre les investisseurs, étrangers ou locaux, et l’administration publique, vient marquer le point de départ de la dématérialisation de l’ensemble des actes et services publics en direction du secteur privé, un pas extrêmement important dans le cadre de l’amélioration du climat des affaires.

Ainsi, les formalités d’entreprise (création, modification, etc.), l’obtention des licences et permis d’affaires, les formalités relatives au foncier, l’enregistrement des actes de justice, les démarches de raccordement à l’électricité, les ventes aux enchères etc., pourront désormais directement se faire ligne sans qu’il soit nécessaire de multiplier les déplacements d’une administration à une autre.

Mieux encore, les déclarations et paiement d’impôts, les cotisations sociales s’effectueront également à partir de la plateforme. En outre le site est en lien avec d’autres portails comme ceux du CEPICI, du Guichet unique du commerce extérieur, de la Poste ainsi celui de E-Visa, le site de demande en ligne du Visa.

Le portail www.225invest.ci est désormais le portail unique offrant aux opérateurs économiques toutes les informations relatives à l’environnement des affaires et à l’investissement et un ensemble de services dématérialisés allant des formalités administratives au paiement des impôts.

Le portail qui a à la fois « une vocation informationnelle et transactionnelle regroupe en un point toutes les informations relatives à l’environnement des affaires et à l’investissement et offre un ensemble de services dématérialisés aux entreprises », résume Emmanuel Essis Esmel, le secrétaire d’État ivoirien chargé de la promotion de l’investissement privé.

L’enjeu de la réforme est la dématérialisation des démarches administratives des opérateurs économiques et donc la réduction du nombre et des délais des procédures, mais aussi d’assurer la transparence dans l’ensemble des processus d’acquisition des actes administratifs.

Au niveau des transactions, toutes les conditions de sécurité sont réunies, assure Emmanuel Essis. « Le gouvernement a mis les moyens pour que nous ayons une infrastructure optimale dernier cri avec les toutes dernières technologies au niveau mondial en matière de sécurité », relève-t-il.

Cette réforme majeur s’appuie sur la mise en place de l’« identifiant unique», une immatriculation unique qui remplace tous les autres numéros générés à la création d’entreprise (numéros de Registre de commerce, de Compte contribuable, de cotisation sociale ainsi que le code importateur/exportateur).

Cette avancée va à la fois aider à la célérité les procédures administratives et des opérations en ligne des investisseurs, mais est également un gage de fiabilité et de transparence de l’entreprise à l’endroit de ses partenaires.

Ce code est octroyé dès la création de l’entreprise sur le portail, un processus qui est réalisé en moins de 24 heures. Et pour les entreprises en activité, elles ont jusqu’en octobre 2019 pour régulariser leur situation.

En ligne de mire de ce programme, le Doing Business pour lequel la Côte d’Ivoire entend toujours figurer dans le top 50 mondial d’ici 2020. De 177ème en 2013, le pays est passé au 139ème rang lors du dernier classement en 2017. « La plateforme est le résultat d’un ensemble de réformes qui vont nous permettre de faire un pas de géant lors des prochains classements », indique confiant l’ex patron du CEPICI, l’agence gouvernementale de promotion des investissements.

225invest.ci est une étape importante dans la politique du gouvernement ivoirien visant à dématérialiser l’ensemble des procédures administratives. Un programme évalué à environ 20 milliards FCFA sur la période 2016-2020.

Par Gaëlle Massang

Airtel Africa lève 1,25 milliard de dollars auprès de SoftBank et d’autres investisseurs pour financer son expansion en Afrique

[Digital business Africa] – Airtel Africa Ltd, une filiale britannique de Bharti Airtel, société dirigée par Sunil Mittal, a annoncé le 23 octobre que six investisseurs mondiaux, parmi lesquels Warburg Pincus, Temasek, Singtel, SoftBank Group International, entre autres, investiraient 1,25 milliard de dollars au travers d’une émission d’actions primaires. La collecte de fonds valorise l’entreprise de télécommunications à 4,4 milliards de dollars.

L’injection de capitaux sera principalement utilisée pour réduire la dette existante d’Airtel Africa d’environ 5 milliards de dollars et pour la croissance de ses opérations en Afrique. La société a ensuite annoncé son intention de lancer une offre publique initiale (IPO).

« Cette émission d’actions primaire souligne clairement la confiance des principaux investisseurs mondiaux dans la stratégie commerciale couronnée de succès d’Airtel Africa et son potentiel de croissance et de rentabilité. Cette transaction nous aidera à réduire encore notre endettement et à renforcer notre capacité à améliorer les réseaux, à étendre la couverture », a déclaré Raghunath Mandava, MD et PDG Bharti Airtel Afrique.

Airtel Africa, qui a connu un redressement de son activité ces dernières années, connaît une croissance saine de son chiffre d’affaires dans les services de voix et de données, ainsi que de solides performances dans le secteur Airtel Money. Selon la société, la performance financière continue de s’améliorer, après avoir dégagé un résultat positif en termes de bénéfice net et de cash-flow libre opérationnel.

« Cet investissement renforce également le potentiel de croissance accru du secteur des télécommunications en Afrique », a déclaré Bharti Airtel dans un communiqué.

Airtel Africa se classe parmi les deux premiers opérateurs sur la plupart des marchés sur lesquels il opère. Avec les services 4G installés dans 9 pays et en cours de déploiement dans la plupart des autres, Airtel Africa est bien placée pour conquérir une part de marché significative de la demande en croissance rapide des données dans tous les pays, a-t-il déclaré.

Par Gaëlle Massang

Mastercard renforce son engagement dans la transformation numérique au Zimbabwe

[Digital Business Africa] – Le président et chef de la direction de Mastercard, Ajay Banga, s’est rendu cette semaine au Zimbabwe pour montrer le ferme soutien de Mastercard à la volonté du pays de créer une nouvelle vague de paiements numériques et une croissance inclusive. Il a expliqué comment Mastercard collaborera avec les partenaires locaux des secteurs privé et public afin de renforcer l’inclusion financière grâce à la mise en œuvre de technologies de paiement innovantes.

Ajay Banga a rencontré les principaux acteurs des secteurs gouvernemental et privé, notamment le professeur Mthuli Ncube, ministre des Finances et du Développement économique du Zimbabwe, et le Dr John Mangudya, gouverneur de la Reserve Bank of Zimbabwe, afin de formaliser le soutien de Mastercard à l’innovation en matière de paiement au Zimbabwe.

M. Banga a également révélé le projet de Mastercard de créer un bureau à Harare, au Zimbabwe, afin de coordonner ses efforts en matière de lutte contre l’inclusion financière – un problème urgent en Afrique subsaharienne, où seulement 42,6% de la population adulte a accès à un compte.

Il a fait cette annonce à Harare ce 23 octobre 2018 à l’événement CEO Conversations, rassemblant les plus hauts responsables d’institutions financières, d’opérateurs de réseau mobile et de détaillants. Le nouveau bureau permettra à Mastercard d’offrir un support plus efficace à ses clients des pays voisins de l’Afrique australe.

« Trop de personnes et d’entreprises sont encore exclues du système financier. Cela les laisse sans les choses que nous prenons pour acquis – un moyen d’économiser de l’argent pour un jour de pluie, d’obtenir des prêts, ou de s’assurer eux-mêmes ou de protéger leurs cultures », a déclaré Banga. « En exploitant nos technologies et notre expertise mondiales, notre équipe zimbabwéenne collaborera étroitement avec toutes les parties prenantes pour résoudre les problèmes locaux et permettre une plus grande inclusion dans le système financier formel. »

L’expertise et les produits de Mastercard seront pertinents dans toute l’Afrique australe et au Zimbabwe, dans la mesure où le pays met en œuvre la stratégie nationale d’inclusion financière, qui vise à accroître l’accès aux services financiers formels de 69% en 2014 à au moins 90% d’ici 2020.

John Mangudya, gouverneur de la Reserve Bank of Zimbabwe, déclare : « Nous considérons l’investissement de Mastercard comme un développement positif qui nous aidera à concrétiser notre vision à long terme et notre plan stratégique visant à accélérer la transition vers les paiements sans numéraire, à moderniser les systèmes de paiement et l’infrastructure, et construire un secteur financier inclusif qui soutienne le développement socio-économique du pays. ”

Pour accroître l’inclusion financière au Zimbabwe, Mastercard s’est récemment associé à EcoCash pour lancer EcoCash Scan & Pay, une solution de paiement mobile simple, sécurisée et instantanée basée sur le code QR destinée aux commerçants et aux consommateurs. Puisqu’il exploite la technologie de code QR à faible coût plutôt que les appareils de point de vente physiques, Masterpass QR permet aux petits commerçants informels d’accepter des paiements numériques de manière simple et abordable.

« Nous nous félicitons des progrès remarquables accomplis par le Zimbabwe dans la modernisation de son secteur des paiements électroniques et des progrès importants qu’il a accomplis vers une société plus inclusive », a déclaré Mark Elliott, président de la division Mastercard pour l’Afrique australe. « Nous sommes ravis de la possibilité de collaborer plus étroitement avec les institutions financières, les entreprises et le secteur public du Zimbabwe afin d’améliorer l’interopérabilité et l’innovation en matière de paiement au profit des consommateurs et des commerçants. »

Par Gaëlle Massang

L’homme d’affaires irlandais Breon Corcoran devient le nouveau directeur de WorldRemit

[Digital Business Africa] – Après huit ans aux commandes de son entreprise, l’entrepreneur britanno-somalilandais Ismail Ahmed lâche du lest et décide de séparer les fonctions de président et de directeur général. Et c’est l’homme d’affaires irlandais, ex-patron du géant du bookmaking, Paddy Power Betfair, qu’il nomme CEO.

Breon Corcoran est le nouveau CEO de WorldRemit, annonce le leader mondial de transfert d’argent en ligne dans un communiqué paru ce lundi 22 octobre. C’est donc une nouvelle page qu’ouvre le fondateur, le britanno-somalilandais Ismail Ahmed qui, depuis le lancement de la firme en 2010, occupe le poste de PDG qu’il décide de scinder désormais pour n’occuper que celle de président exécutif.

« J’ai créé WorldRemit dans le but de fournir une expérience meilleure et plus sûre aux personnes qui envoient de l’argent chez eux et notre engagement envers nos clients restera toujours la pierre angulaire de notre entreprise. La réputation de Breon de développer une culture axée sur le consommateur fait de lui un candidat idéal pour concrétiser notre vision », a-t-il déclaré.

Corcoran est en effet très connu du milieu des affaires à l’international. Mathématicien de formation diplômé de Trinity College Dublin et titulaire d’un MBA de l’INSEAD, il a fait une partie de sa carrière dans la banque d’investissement, notamment chez Bankers Trust et JP Morgan, avant d’embrasser le monde du gaming. Il rejoint d’abord en 2001 le célèbre bookmaker irlandais Paddy Power avant de s’installer à Londres en août 2012 pour prendre les rênes du concurrent britannique Betfair.

Trois ans plus tard, il sera le principal cerveau de la fusion réalisée par les deux compagnies, aujourd’hui sous le nom Paddy Power Betfair. Ce qui lui vaudra en 2016 le prestigieux prix du «Business Leader of the Year» du Sunday Times. Jusqu’en janvier 2018, il en était le PDG. Depuis 2015, par ailleurs, il est membre du conseil d’administration du londonien Tilney Group, spécialiste de la planification financière et d’investissement.

Pour Ismail Ahmed, Corcoran est donc l’homme de la situation. « La vision globale de Breon et son expérience en matière d’amélioration de la qualité de service sur le marché nous permettront de réaliser nos ambitions de trouver de nouveaux moyens d’aider les clients à utiliser plus leur argent à mesure que la société grandit », a-t-il confié.

A ce jour, WorldRemit s’est taillé la part du lion sur le marché mondial du transfert d’argent en ligne. En 2017, la firme a réalisé un chiffre d’affaires de 60,5 millions de livres sterling, qui devrait grimper -selon ses prévisions- à 95 millions en 2018, pour des transactions réalisées dans une cinquantaine de pays vers environ 150 destinations. Et l’Afrique y est prédominante.

« Ces transactions vers l’Afrique représentent en effet plus de 50% de l’ensemble de nos transferts dans le monde et plus de 50% de nos revenus. Donc, la prochaine étape pour nous est d’étendre notre réseau en établissant des bureaux sur plusieurs marchés», déclarait le fondateur dans un entretien avec La Tribune Afrique en septembre 2017, en ajoutant : «Sur le long terme, nous voulons être vus comme une entreprise locale dans les marchés où nous sommes présents et pas uniquement comme une entreprise aidant la diaspora à transférer de l’argent».

En effet, sur les neuf bureaux de WorldRemit à travers le monde, un seul est établi sur le Continent, en Afrique du Sud. L’ouverture d’autres bureaux sera donc certainement un des chantiers prioritaires de Corcoran.

Cette nomination intervient également moins de deux mois après le lancement du premier service inter-africain de transfert d’argent en ligne de WorldRemit qui cible prioritairement les pays d’Afrique de l’Est, notamment le Kenya, le Rwanda, la Tanzanie et l’Ouganda. Conçue en prélude à la Zone de libre-échange intercontinentale, le service se veut acteur majeur du commerce intra-africain dont l’Union africaine rêve de l’effectivité dans un avenir proche. En attendant, la firme britannique compte élargir prochainement l’offre aux autres sous-régions du Continent et, une fois de plus, Breon Corcoran en sera certainement l’artisan.

Par Gaëlle Massang

Accra va se doter d’une Autorité nationale pour la cybersécurité

[Digital Business Africa] – Dans le cadre des efforts déployés pour faire face à l’augmentation de la cybercriminalité, le gouvernement ghanéen a annoncé son intention de mettre en place un centre national de cybersécurité, qui assurera la liaison avec les organismes publics et le secteur privé concernés pour superviser les opérations de cybersécurité dans le pays.

S’exprimant à l’occasion du lancement du 28e mois national de sensibilisation sur la cyber-sécurité, le 22 Octobre 2018 à Accra, le président Akufo-Addo a déclaré que les problèmes de cybersécurité constituaient désormais une menace réelle pour la sécurité nationale, ajoutant que « le Ghana ne peut pleinement récolter les dividendes numériques, liés à son adoption des TIC en tant que moyen de notre transformation socio-économique, si elles ne parviennent pas à atténuer les menaces existantes et émergentes en matière de cybersécurité. »

L’occasion également de voir l’inauguration du Conseil consultatif interministériel national sur la cybersécurité. Selon le président Akufo-Addo, le gouvernement entreprend des interventions politiques et pratiques spécifiques, notamment le renforcement des capacités, la coopération internationale, l’application judiciaire des lois sur la cybercriminalité et la mise en œuvre de normes techniques et de garanties pour lutter contre ce fléau.

En raison de ce phénomène, le président a affirmé qu’en juillet de cette année, il avait interrogé le ministre des Communications, l’hon. Ursula Owusu-Ekuful, chargée de superviser la mise en œuvre de la politique et de la stratégie nationales en matière de cybersécurité (NCSPS) du Ghana.

« Cela nous a conduit à adopter une approche multipartite, en tant que fondement de la mise en œuvre efficace des divers programmes et activités de cybersécurité. Le Groupe de travail technique national sur la cybersécurité (CNSTWG) et le Conseil consultatif interministériel national sur la cybersécurité (NCSIAC) seraient les moteurs essentiels de nos efforts », a-t-il déclaré.

En démontrant la coopération internationale pour relever les défis de la cybersécurité, le président Akufo-Addo a déclaré avoir signé la Convention de l’Union africaine sur la cybersécurité et la protection des données à caractère personnel lors du 29e Sommet de l’UA tenu à Addis-Abeba en juillet de cette année.

« Nous allons également collaborer avec des institutions internationales et des partenaires technologiques, tels que l’Union internationale des télécommunications (UIT), l’Organisation des télécommunications du Commonwealth (CTO), Google, Facebook et Microsoft, afin de garantir la sécurité informatique de nos citoyens, en particulier des enfants », a-t-il ajouté.

La réponse de la justice pénale à la cybercriminalité est un autre domaine important, a déclaré le président Akufo-Addo. À cette fin, « la formation des juges, des procureurs et des enquêteurs, en particulier sur la législation relative à la cybercriminalité et les dispositions d’application, constitue une priorité pour le gouvernement ».

Par Gaëlle Massang

Ethiopie :  Dr.-Ing. Getahun Mekuria reste ministre, mais désormais chargé l’innovation et de la technologie

[Digital Business Africa] – Il se nomme Getahun Mekuria, ministre des sciences et de la technologie depuis novembre 2016. Lors du remaniement ministériel du 16 octobre 2018, son portefeuille ministériel s’est en effet changé en ministère de l’Innovation et de la Technologie. ET il conserve son poste de ministre.

La nomination de H.E. Dr.-Ing. Getahun en tant que ministre de l’Innovation et de la Technologie devrait galvaniser le processus de transformation dans lequel le ministère s’est déjà engagé. Ces dix dernières années, l’Éthiopie, deuxième pays le plus peuplé d’Afrique, s’est construit une réalité économique inédit. L’arrivée d’Abiy Ahmed au pouvoir a permis l’accélération des réformes, ce dernier, étant formé dans les télécoms a occupé aussi lui aussi le poste de ministre des sciences et de la technologie.

On comprend ainsi mieux l’accent que met le gouvernement éthiopien en matière de développement technologique, comme le témoigne par exemple le projet annoncé, en partenariat avec Hub City Live, de construire une cité technologique baptisée « le vrai Wakanda » dans la ville de Bahir Dar, dans l’Etat fédéral d’Amhara. D’une valeur de trois milliards de dollars US, ce projet devrait être réalisé sur une période de huit à dix ans.

Getahun Mekuria a en effet déclaré au sujet de ce projet qu’il aura un grand impact sur l’amélioration des vies des populations et la création d’opportunités d’emploi pour les jeunes. Il rassemblera diverses innovations TIC largement utilisées dans le monde et abritera diverses institutions et personnes impliquées dans les domaines des sciences et de la technologie.

Dr.-Ing. Getahun Mekuria Kuma a été nommé ministre des Sciences et de la Technologie le 1er novembre 2016. Il a servi au cours des deux dernières années en tant que ministre d’État et directeur général. Auparavant, H.E. Dr.-Ing. Getahun a travaillé pour l’Institut de technologie d’Addis-Abeba de l’Université d’Addis-Abeba dans différentes capacités académiques et de gestion. Il a obtenu un baccalauréat et une maîtrise en génie électrique de l’université d’Addis-Abeba. Il a obtenu son doctorat dans le même domaine à l’Université de Duisburg-Essen, en Allemagne.

Par Gaëlle Massang

Côte d’Ivoire : les Fintech locales invitées à participer à la digitalisation des flux financiers dans le rural

[Digital Business Africa] – Les autorités ivoiriennes viennent de lancer un appel à candidatures aux Fintech pouvant déployer des solutions de digitalisation en zones rurales. Le programme vise à répondre aux défis de circulation des flux financiers et d’inclusion financière dans ces zones. L’appel à candidatures qui court jusqu’au 24 octobre ne concerne que les Finetch nationales.

Les startups Fintech ayant passé la phase de démarrage disposent désormais d’un canal pour développer les solutions technologiques répondant aux défis de circulation des flux financiers et d’inclusion financière en zone rurale, prenant en compte les questions d’accessibilité, de connectivité, de sécurité, d’éducation financière.

Pour y arriver, l’Agence Côte d’Ivoire PME a lancé un appel à candidatures pour un programme d’accélération de startups Fintech pouvant déployer des solutions de digitalisation des flux financiers en zones rurales.

« Il a pour objectif l’accompagnement des startups Fintech ayant passé la phase de démarrage, à développer les solutions technologiques répondant aux défis de circulations des flux financiers et d’inclusion en zones rurales qui prenne en compte les questions d’accessibilité, de connectivité, de sécurité, d’éducation financière », insistent les sources de l’Agence Côte d’Ivoire PME.

Cet appel intervient alors que les flux financiers en zones rurales n’ont pas une bonne dynamique et que le taux d’inclusion financière n’avoisine que 10%. Les mêmes sources expliquent que ce programme dénommé « RUFIN 2018 » est lancé dans un contexte où « le digital semble être une solution adéquate à l’amélioration de la circulation des flux financiers et à l’inclusion financière en zone rurale ».

Le programme RUFIN s’adresse exclusivement aux startups de droit ivoirien, à des entreprises ayant développé et commercialisé des solutions Fintech depuis 3 ans au moins ; à des groupements de startups proposant différentes solutions qui répondent aux objectifs du présent programme. Les solutions qu’ils proposeront devront répondre aux problématiques des populations rurales et qui tiennent compte de leurs capacités numériques, de leur équipement ou de leur statut économique, précise l’Agence CI PME sur son site web.

Par Gaëlle Massang

Rwanda : Paula Ingabire est la nouvelle ministre des TIC et de l’Innovation

[Digital Business Africa] – Le président rwandais, Paul Kagame, a procédé à un remaniement ministériel le 18 octobre 2018, avec notamment le remplacement aux Affaires étrangères de Louise Mushikiwabo, élue récemment à la tête de la francophonie, et à la Défense, de James Kabarebe, qui devient conseiller spécial du président.

Ce nouveau gouvernement, composé à 50% de femmes, voit également entrer Paula Ingabire, comme ministre des TIC et de l’Innovation. Paula Ingabire était auparavant responsable du pôle TIC de la Rwanda Developement Board, la vaste organisation étatique chargée d’attirer, retenir et faciliter les investissements dans l’économie nationale.

Paula Ingabire remplace à ce poste Jean de Dieu Rurangirwa qui n’aura passé qu’une seule année à ce poste en remplacement de Jean Philbert Nsengimana.

Elle aura ainsi pour mission de poursuivre la politique d’émergence du Rwanda en tant que leader technologique africain. En effet, après le génocide, les autorités ont fait le choix de se concentrer sur les technologies de l’information et de la communication (TIC) jugées comme indispensables pour accélérer la reconstruction de la nation, mais aussi pour avoir une voix qui porte dans la mondialisation.

Sous l’impulsion du président Paul Kagamé, le Rwanda a amorcé il y a quelques années sa transformation digitale, à travers la numérisation des services administratifs, la généralisation du paiement mobile, ou alors le développement de son écosystème de l’innovation grâce au lancement d’un fonds national de recherche et d’innovation à hauteur de 30 millions de dollars.

Nul doute que la nouvelle ministre sera à la hauteur de ces défis, du fait de son background riche. Son poste à la Rwanda Developemnt Board lui a en effet permis d’être Coordinateur du projet Innovation City de Kigali, projet conçu en 2015 avec l’idée de transformer le pays en un centre d’innovation. S’inspirant de la Silicon Valley américaine, qui abrite de nombreuses entreprises technologiques émergentes et mondiales telles que Apple, Facebook et Google, le gouvernement visait à créer des centres d’excellence universitaire en TIC, en recherche et développement et à promouvoir le développement du capital humain, ce qui contribuerait à faire du pays une économie axée sur le savoir

Paula Ingabire a également travaillé comme coordinatrice de Smart Africa, une initiative visant à tirer parti de l’infrastructure à large bande pour stimuler la croissance socioéconomique de l’Afrique. Elle est diplômée de la School of Engineering et de la Sloan School of Management du Massachusetts Institute of Technology, en conception et gestion de systèmes et est titulaire d’une licence en ingénierie informatique et en technologies de l’information de l’ancien Institut des sciences et technologies de Kigali.

Par Gaëlle Massang

Comment promouvoir l’agriculture et les TIC en Afrique grâce aux PPP : Rendez-vous  à Casablanca

[Digital Business Africa] – La seconde édition du Forum PPP Afrique se tiendra les 12 et 13 novembre 2018 à Casablanca au Maroc. Cadres, entrepreneurs et décideurs d’Afrique et d’ailleurs sont attendus les 12 et novembre prochain à Casablanca où se tiendra la deuxième édition du Forum PPP Afrique, placé cette année sous le thème « Promouvoir l’agriculture et les technologies de l’information et de la communication (TIC) en Afrique grâce aux Partenariats Public-Privé (PPP) », indique les organisateurs dans un communiqué.

L’édition casablancaise est la première tenue sur le Continent africain, après Paris l’année dernière où l’événement avait rassemblé plus de 300 personnes. La rencontre qui se veut une grand-messe des PPP en Afrique se propose d’être une «opportunité exceptionnelle» pour les investisseurs et les entreprises internationales de mieux cerner la dynamique agricole et technologique afin de mieux identifier les possibilités de partenariats.

Outre les plénières habituelles, l’événement sera étoffé de panels animés par une brochette de personnalités issues à la fois du service public et du secteur privé. Parmi celles-ci notamment, le Premier ministre de Guinée, Ibrahima Kassory Fofana, le ministre de l’Industrie, du commerce, de l’investissement et l’économie numérique du Maroc, Moulay Hafid Elalami, le chef de la division Secteur privé de la Commission de l’UEMOA, Khady Evelyne Ndiaye, ou encore l’entrepreneur malien Samba Bathily, PDG d’Africa Development Solutions, un groupe diversifié investi dans une dizaine de secteurs, basé à Bamako et opérant dans 15 pays africains.

Outre les moments d’échanges autour de la thématique, les participants auront droit à des formations et des visites d’entreprises. L’événement sera également couronné par un dîner gala ponctuée par une cérémonie d’Awards décernés aux organisations qui se démarquent en matière de bonnes pratiques.

Par G.M.

Tony O. Elumelu : « En quatre ans seulement, nous avons directement touché 4 460 entrepreneurs

[Digital Business Africa] – La ville de Lagos au Nigéria accueillera le 25 octobre 2018 le 4ème forum annuel de la fondation Tony Elumelu (TEF), une organisation philanthropique axée sur l’accompagnement de l’entreprenariat sur le continent. La rencontre devrait rassembler plus de 5 000 entrepreneurs, investisseurs mondiaux, dirigeants des secteurs publics et privé africains et des organisations de développement.

« En quatre ans seulement, nous avons directement touché 4 460 entrepreneurs et nous commençons à voir les résultats : création d’emplois, effets d’entraînement, mais surtout reconnaissance du bien-être économique de l’Afrique dirigé par des entrepreneurs : hommes et femmes, grandes et petites… Nous allons les défendre et les célébrer. Cette année, nous atteignons véritablement l’échelle et l’impact, nous avons reçu plus de 150 000 candidatures en 2017 seulement, contre 20 000 en 2015 », explique Tony O. Elumelu, le fondateur de TEF.

D’après la Fondation, la rencontre est « une occasion unique pour générer des idées, créer des réseaux et rapprocher les décideurs et le secteur privé »,  marqué par la présence des mentors et des partenaires. Elle vise « à mettre en contact les hommes politiques avec la nouvelle génération de jeunes hommes et femmes d’affaires qui façonnent l’Afrique ». Sur la forme, le forum comprendra une session interactive avec le président kényan, Uhuru Kenyatta et Nana Akufo-Addo, président du Ghana, animée par Tony O. Elumelu, fondateur de TEF.

Parmi les innovations de cette édition, on annonce le lancement de TEFConnect, la plus grande plate-forme numérique au monde pour les entrepreneurs africains, dédiée à la connexion des entrepreneurs africains et de l’écosystème de l’entrepreneuriat.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Le prix Empowering People Award offre jusqu’à 200 000 euros pour récompenser les solutions technologiques

[Digital Business Africa] – La fondation Siemens Stiftung a annoncé le lancement de son prix Empowering People Award doté de 200 000 €. Il vise à récompenser des solutions à faible technologie ou des produits présentant un potentiel commercial solide qui apportent des solutions à des problèmes d’approvisionnement fondamentaux dans les pays en développement.

Selon le communiqué de la Fondation qui dit être convaincue que l’utilisation de la technologie, associée à l’entrepreneuriat social, améliore la qualité de la vie et les structures sociales « des solutions technologiques appropriées peuvent compenser des déficits aigus et offrir des opportunités diverses pour des activités économiques indépendantes et des revenus indispensables ».

Les candidatures seront évaluées en fonction des plusieurs critères : La technologie, l’impact social, le métier, le volet financier et le dimensionnement, et la structure de l’équipe ainsi que son organisation. En ce qui concerne la répartition des Prix, on apprend de la Fondation que les trois principaux gagnants auront respectivement 50 000, 30 000 et 20 000 euros chacun. Les finalistes recevront chacun 10 000 euros, et le Prix ​​spécial wash doté d’une enveloppe de 20 000 euros, tandis que le Prix ​​communautaire sera accompagné de 10 000 euros.

Tous les gagnants bénéficieront d’une adhésion à long terme au réseau Empowering People, qui offre diverses possibilités d’assistance. Les solutions retenues seront également répertoriées dans la base de données en ligne sur les solutions afin de les placer sous un coup de projecteur international qui rehausse leur portée et leur impact.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Do Manh Hung : « Parmi les 1000 employés de Viettel Cameroun SA, les Camerounais représentent 94% »

[Digital Business Africa] – Depuis son lancement en 2014, le quatrième opérateur de téléphonie mobile au Cameroun revendique une progression assez importante. Nexttel filiale du groupe vietnamien Viettel, affirme dans un communiqué publié le 16 octobre 2018 détenir un portefeuille de «4,5 millions de clients» dans le pays au 2ème trimestre 2018. Toutes choses qui font revendiquer la position de « premier opérateur téléphonique au Cameroun, comparé aux autres opérateurs télécoms qui ont investi et commencé sur le marché sur de longues périodes».

Dans la foulée, Nexttel revendique une couverture allant «jusqu’à 90% de la population, dont 99,2% en zone urbaine», et la création d’emplois pour près de 100 000 personnes dont 1000 directes, dont 94% sont des nationaux.

De belles annonces qui masquent pourtant mal la bataille ouverte qui a éclaté au sein de l’opérateur entre les actionnaires vietnamiens et ceux camerounais pour le contrôle de l’entreprise. D’une part, on retrouve parmi les protagonistes le milliardaire camerounais Baba Danpullo, actionnaire à hauteur de 30%, et d’autres parts, l’actionnaire majoritaire Viettel Global Investment SA. Selon l’actionnaire camerounais, la partie vietnamienne gère l’entreprise unilatéralement, refuse le principe de la double signature, et importe massivement la main d’œuvre du Vietnam. Des accusations qualifiées de « mensongères » par la partie vietnamienne, qui accuse Baba Danpullo de véhiculer volontairement dans la presse.

D’après Do Manh Hung, représentant légal de Viettel Global Investment SA.,  «en apportant au pays des technologies de pointe et une expertise certaine en matière de gestion des télécommunications, en créant des emplois, tout en respectant les lois et règlements camerounais», Viettel s’engage pour les intérêts de la partie camerounaise. Aussi, il ajoute que «parmi les 1000 employés travaillant chez Viettel Cameroun SA, les Camerounais représentent 94% de l’effectif et l’équipe dirigeante est composée à 85% de Camerounais».

L’affaire a finalement été portée devant le tribunal de première instance de Yaoundé, qui avait rendu une ordonnance instaurant la notion de la double signature chez les gestionnaires de Nexttel. Mais, cette affaire de double signature brouille encore le réseau de communication entre les deux principaux actionnaires.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Accounter, la plateforme nigériane de comptabilité sur le cloud arrive au Kenya

[Digital Business Africa] – Accounteer, la plate-forme nigériane de comptabilité sur le cloud et destinée aux petites entreprises, ouvrira un bureau à Nairobi, au Kenya, au premier trimestre de 2019. Lancée en 2015, Accounteer présente des fonctions de facturation, de rapports, de rapprochement bancaire et, récemment, d’aide les utilisateurs à s’occuper de toutes les activités comptables en les associant à un comptable spécialisé qui traitera les relevés bancaires, classera les taxes et gérera la masse salariale pour une fraction du coût de l’embauche d’un comptable interne

Merijn Campsteyn, fondateur et PDG de la startup, a d’abord conçu l’idée d’ Accounteer lorsqu’il vivait au Kenya. Il s’est rendu compte que, malgré l’esprit d’entreprise du pays, le manque de ressources facilement accessibles et abordables pour la comptabilité financière de base rendait difficile la gestion de petites entreprises.

« Nous avons constaté que même si les Africains sont très créatifs et entreprenants, de nombreux propriétaires d’entreprises ont du mal à se développer. L’accès au capital reste difficile. La PME moyenne paie trop d’impôts. De plus, de nombreux propriétaires d’entreprise ne disposent pas des données et des connaissances nécessaires pour gérer correctement leurs opérations. Tous ces problèmes peuvent être imputés à l’absence de comptes financiers précis et fiables », a déclaré Campsteyn à Disrupt Africa.

Campsteyn a commencé à travailler sur le projet, mais lorsqu’il était temps d’externaliser le développement de la plate-forme, il ne pouvait pas amener les développeurs à comprendre et à exécuter sa vision. En 2015, il a essayé de se réinstaller avec l’idée d’inclure les utilisateurs finaux locaux, mais son équipe à l’époque manquait des compétences et de l’expérience spécifique nécessaire à la réalisation du travail. Ce n’est que lorsqu’il est entré en contact avec un développeur de logiciels d’Andela que la plate-forme a finalement été mise en place, après plus d’un an de tests et de modifications pour la rendre viable.

Selon Campsteyn, Accounteer a été conçu pour l’entrepreneur africain. La plate-forme est facile à utiliser et accessible même aux personnes sans antécédents financiers. L’application peut se connecter à des tiers tels que des banques et des services numériques tels que la facturation électronique et des passerelles de paiement en ligne, offrant ainsi un niveau d’automatisation que les acteurs internationaux ne peuvent pas.

En l’espace de trois ans, Accounteer a établi une base solide au Nigéria et a rassemblé plus de 10 000 utilisateurs actifs dans plus de 70 pays, dont les plus importants sont le Nigéria, le Kenya, le Ghana, le Sénégal et la Côte d’Ivoire. L’année dernière, la plate-forme a remporté 10 000 dollars lors du 23e sommet économique nigérian. Cette année, il a gagné 50 000 dollars au MEST Africa Challenge et a également été accepté dans le programme d’accélérateurs Itanna de Honeywell. La semaine dernière, il a annoncé avoir obtenu un financement de la plate-forme d’investissement basée à Lagos, Microtraction.

Par Gaëlle Massang

Comment promouvoir l’agriculture et les TIC en Afrique grâce aux PPP : Rendez-vous à Casablanca

[Digital Business Africa] – La seconde édition du Forum PPP Afrique se tiendra les 12 et 13 novembre 2018 à Casablanca au Maroc. Cadres, entrepreneurs et décideurs d’Afrique et d’ailleurs sont attendus les 12 et novembre prochain à Casablanca où se tiendra la deuxième édition du Forum PPP Afrique, placé cette année sous le thème « Promouvoir l’agriculture et les technologies de l’information et de la communication (TIC) en Afrique grâce aux Partenariats Public-Privé (PPP) », indique les organisateurs dans un communiqué.

L’édition casablancaise est la première tenue sur le Continent africain, après Paris l’année dernière où l’événement avait rassemblé plus de 300 personnes. La rencontre qui se veut une grand-messe des PPP en Afrique se propose d’être une «opportunité exceptionnelle» pour les investisseurs et les entreprises internationales de mieux cerner la dynamique agricole et technologique afin de mieux identifier les possibilités de partenariats.

Outre les plénières habituelles, l’événement sera étoffé de panels animés par une brochette de personnalités issues à la fois du service public et du secteur privé. Parmi celles-ci notamment, le Premier ministre de Guinée, Ibrahima Kassory Fofana, le ministre de l’Industrie, du commerce, de l’investissement et l’économie numérique du Maroc, Moulay Hafid Elalami, le chef de la division Secteur privé de la Commission de l’UEMOA, Khady Evelyne Ndiaye, ou encore l’entrepreneur malien Samba Bathily, PDG d’Africa Development Solutions, un groupe diversifié investi dans une dizaine de secteurs, basé à Bamako et opérant dans 15 pays africains.

Outre les moments d’échanges autour de la thématique, les participants auront droit à des formations et des visites d’entreprises. L’événement sera également couronné par un dîner gala ponctuée par une cérémonie d’Awards décernés aux organisations qui se démarquent en matière de bonnes pratiques.

Par Gaëlle Massang

CAREN 2018 : La régulation de l’ économie numérique  au cœur d’une conférence africaine à Ouagadougou

[Digital Business Africa] – Ouagadougou abrite, du 16 au 18 octobre 2018, la première Conférence africaine sur la régulation de l’économie numérique (CAREN). Organisée par l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) et Télécom Paris Tech, cet événement réunit divers acteurs qui s’intéressent aux questions liées à l’économie numérique sur le continent africain. La cérémonie d’ouverture a été présidée par Mme le ministre du Développement de l’économie numérique et des Postes, représentant le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba.

« Aujourd’hui, l’espace terrestre est maîtrisé. Idem pour l’espace aérien. L’espace numérique existe mais comment le réguler ? ». Telle est la grande question posée par le président de l’ARCEP, Tontama Charles Millogo, et à laquelle devront répondre les participants. Et durant les 72 heures, neuf sessions et deux tables rondes seront animées autour de plusieurs thématiques telles que les enjeux et risques de la numérisation de l’économie et de la société, l’inclusion financière, l’essor du commerce électronique, l’usage des réseaux sociaux, l’intelligence artificielle et le Big Data.

Selon Laurent Gille de Télécom Paris Tech, l’objectif visé par la CAREN est de constituer un lieu de dialogue entre les acteurs du numérique et les régulateurs mais aussi avec la société civile et les chercheurs. « Ce qui nous lie, c’est renforcer le dialogue entre les acteurs de la transformation socioéconomique et soutenir la recherche en la matière. Les défis ne sont pas derrière nous. Ils sont encore devant nous », a-t-il laissé entendre.

A sa suite, le directeur général de l’Autorité de régulation des télécommunications de Côte d’Ivoire (ARTCI), Bilé Diéméléou Amon Gabriel, dira que cette rencontre est la preuve que « la solidarité africaine n’est pas un vain mot ». « Nous devons agir collectivement, poursuit-il, pour répondre aux attentes légitimes de nos populations en leur apportant des solutions innovantes, intégrées et inclusives à même d’impacter positivement leur quotidien ».

Pour le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, représenté par Mme le ministre du Développement de l’économie numérique et des Postes, Hadja Fatimata Ouattara née Sanon, le Burkina Faso s’est déjà engagé vers l’édification d’une société basée sur l’économie de l’information et du savoir. Il en veut pour preuve la réalisation d’infrastructures de fibre optique à travers les projets Backbone et G-Cloud, la promotion du développement des applications et des services à travers le projet e-Burkina, la création de l’Université virtuelle et de seize espaces numériques ouverts, le soutien financier aux jeunes entrepreneurs avec le programme Burkina Start-up. Le chef du gouvernement a émis le vœu que les conclusions de cette conférence africaine deviennent des repères « qui permettront de tracer les sillons d’approches spécifiques dans le domaine de l’économie numérique et de sa régulation en Afrique ».

Par Gaëlle Massang

Kenya : La première édition de la compétition “E-commerce Mobile Application Africa AWARD” lancée

[Digital Business Africa] – La Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED) en partenariat avec  la Société Civile Africaine sur la Société de l’information (ACSIS SCASI), plus grand réseau des TIC de la Société Civile d’Afrique organisent un l’événement international Africa E-Commerce Week”. Ce sera à Nairobi au Kenya du 10 au 14 Décembre 2017 sous le thème  “Empowering Africa Economies in the digital Era”.

Plusieurs chefs d’Etat et de gouvernements africains ainsi que des personnalités de haut niveau du secteur privé de l’Afrique sont annoncés.

A la faveur de cet événement, ACSIS organise une compétition d’applications mobiles entre les  étudiants et jeunes diplômés des pays  Africains. Cette compétition est baptisée “E-commerce Mobile Application Africa AWARD”. Elle sera déroulera en 2 phases:

La première phase consistera à la soumission des applications qui devraient parvenir avant le 04 Novembre 2018. Les jeunes devront remplir un formulaire en version anglaise ou française détaillant leur idée ou projet.

Les premiers résultats seront dévoilés et envoyés par mail avant le 10 Novembre. Un projet ou deux maximum seront choisi par pays.

ACSIS précise qu’elle prendra en charge les frais de déplacement et de séjour des porteurs de projet sélectionnés pour le déplacement de Nairobi.

La deuxième phase se tiendra du 10 novembre au 08 décembre 2018. Les équipes sélectionnées devront développer leurs applications pour les présenter leur version finale. Les équipes sélectionnées devront envoyer leur application via mail ou site web avant le 05 Décembre, condition pour gagner son billet d’avion et la réservation de l’hébergement hôtel.

Enfin, du 10 au 13 Décembre 2018 chaque équipe présentera durant 15 minutes son projet devant le public de l'”E-commerce Week” au siège des Nations Unis à Nairobi.

Par Digital Business Africa

Le géant de l’Internet Google lance le mode Moto sur Google Maps au Kenya

[Digital Business Africa] – Après l’Asie, et spécifiquement l’Inde, le géant américain de l’Internet Google annonce le lancement au Kenya du mode moto de son service Google Maps. Ce qui fait du Kenya le premier état africain où les cyclistes auront le service de navigation vocale.

« Pour plus d’un million de Kenyans, les boda bodas [taxis-motos] sont un moyen pratique et bordable de se déplacer et de transporter des marchandises d’un endroit à un autre. Avec le nouveau mode Moto de Google Maps, les utilisateurs de tout le Kenya pourront désormais obtenir des indications et une navigation étape par étape pour proposer des itinéraires plus pratiques », explique Google dans un communiqué.

Pour les conducteurs de moto taxis, ce nouvel outil sera très utile dans leur activité quotidienne : « Ce qui nous empêche de prendre certains clients, c’est le manque d’information sur les itinéraires. Si la route n’a pas un nom clair et que vous êtes nouveau dans la région, vous vous perdez facilement », fait savoir Ben Chelule, un jeune taxi-moto de 24 ans exerçant dans la capitale du Kenya Nairobi.

Par Digital Business Africa