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Lesotho – Télécommunications : Vers un retrait de la licence d’exploitation de Vodacom

[Digital Business Africa] – Au Lesotho, on pourrait assister au cours des prochaines semaines à la révocation de la licence d’exploitation de l’opérateur sud-africain Vodacom. L’annonce est de l’opérateur Vodacom qui fait savoir que la Lesotho Communications Authority (LCA) a pris une ordonnance qui prévoit la révocation de sa licence d’exploitation dans le pays.

En effet, le régulateur avait infligé à Vodacom une amende de 134 millions de rands pour «avoir prétendument fait fi de ses conditions de licence et enfreint la législation locale régissant les entreprises». Une amende jugée excessive par l’opérateur qui avait d’ailleurs contesté sa légitimité.

Dans une réponse officielle, Vodacom a déclaré qu’il prévoyait de « déposer une interdiction urgente par la Haute Cour – tout en assurant aux clients locaux que les affaires continueront comme d’habitude ». Dans la même demande, Vodacom fait savoir qu’ilcontestera la légalité de la décision de la LCA, énoncée dans un avis daté du 8 octobre 2020, révoquant sa licence unifiée.

« Nous n’avons pas d’autre choix que de demander réparation devant les tribunaux car les décisions de la LCA imposant une amende excessive ainsi que la révocation de la licence d’exploitation de Vodacom sont à la fois erronées en droit et en politique publique », explique Philip Amoateng, le MD de Vodacom Lesotho. Il ajoute : «la LCA a malheureusement violé ses prescriptions et règles et nos efforts pour trouver une solution à l’amiable au différend ont fait un vide complet. Compte tenu de l’hostilité envers Vodacom, nos options se limitent désormais à demander réparation devant les tribunaux pour éviter de nuire davantage à notre marque, à notre réputation et aux intérêts des parties prenantes, y compris nos clients, actionnaires et employés ». D’un point de vue réglementaire, Vodacom dispose de 14 jours à partir du 8 octobre 2020 pour demander la révision de l’amende.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Libéria : MTN revalorise les taxes sur la voix et le data

[Digital Business Africa] – Au Libéria, la filiale locale du groupe sud-africain de télécommunications Lonestar Cell MTN a annoncé dans un communiqué avoir introduit un supplément de taxe sur ses services Voix et données mobile. Ceci, conformément aux nouvelles exigences réglementaires, notamment, l’ordonnance LTA 0016-02-25-19 émise par la Liberia Telecommunications Authority (LTA), le régulateur du secteur des télécoms.

De manière précise, ce supplément est de 0,008 USD/min pour les appels vocaux, et de 0,00065 USD/Mo pour ce qui est des données mobiles. Dans le même document, MTN Libéria dit « comprendre que nous traversons une période économique difficile, mais nous vous assurons que nous avons encore de nombreux produits pour permettre à nos clients de communiquer à un prix abordable… Nous avons soutenu le peuple libérien à travers les temps changeants et nous nous engageons à faire en sorte que nos clients obtiennent toujours le meilleur rapport qualité-prix à tout moment », explique l’opérateur dans son communiqué.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

France : La CNIL réclame l’arrêt du stockage des données de santé des Français par Microsoft

[Digital Business Africa] – En France, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) souhaite que les entreprises américaines arrêtent de d’héberger les données de santé des Français. Dans ce sillage, elle a demandé au Conseil d’Etat américain que l’ensemble des acteurs stockant des données de santé cesse «dans un délai aussi bref que possible» de confier leur hébergement à Microsoft ou toute autre société soumise au droit étasunien.

Une exigence qui intervient au lendemain de l’invalidation en juillet 2020 par la Cour de justice européenne de l’accord “Privacy Shield”, la base légale sur laquelle s’appuyait Microsoft, comme 5.000 entreprises américaines, pour transférer certaines données vers ses serveurs outre-Atlantique.

La Cnil “estime que le changement de la solution d’hébergement (du Health Data Hub) et des autres entrepôts de santé hébergés par les sociétés soumises au droit étasunien devrait intervenir dans un délai aussi bref que possible“, fait savoir le gendarme français des données personnelles. D’après l’AFP qui révèle l’information, le secrétaire d’Etat au numérique en France, Cédric O, a dans la foulée annoncé qu’il travaillait avec le ministre de la Santé Olivier Véran à rapatrier cette plateforme sur des infrastructures françaises ou européennes.

Cette annonce intervient dans un environnement mondial marqué par la guerre autour des données. Pour motiver sa décision, la Cnil explique que  Microsoft est soumis “à des injonctions des services de renseignement (américains) l’obligeant à leur transférer des données stockées et traitées sur le territoire de l’Union européenne“. Ce qui exposerait gravement les données de millions de Français, vu que depuis 2019, le gouvernement français avait choisi de confier l’hébergement de ces données à Microsoft Azure, la branche de services en ligne (“cloud”) du géant américain.

Au vu de la complexité et de la lourdeur que représente un changement d’hébergement, la Cnil envisage une “période de transition” dont la durée sera “limitée au strict nécessaire”, et “recommande aux autorités publiques d’évaluer en urgence l’existence de fournisseurs alternatifs”.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Cyber Battle : Une compétition en ligne pour contrer les cyber-attaques en Afrique de l’Ouest et Centrale

[Digital Business Africa] – L’évènement se présente comme étant ‘‘la plus grande compétition de hacking éthique en ligne d’Afrique de l’Ouest et Centrale’’. Il s’agit de Devchampions : ‘‘La Cyber Battle est la nouvelle compétition en ligne de Devchampions qui va permettre à la communauté IT Ouest et Centre africaine de s’initier à la Cybersécurité. Les talents issus de cette compétition seront mis en relation avec les startup, les entreprises et administrations d’Afrique Centrale et de l’Ouest (+20 pays)’’, explique Devchampions dans un communiqué qui annonce l’évènement.

Pour le parrain de la Cyber Battle, le  Dr Lassina ZERBO, par ailleurs Secrétaire Exécutif de l’Organisation du Traité d’interdiction  complète des essais nucléaires (OTICE), cette compétition vient répondre à un problème actuel qui expose gravement les pays et les économies africaines : ‘‘Le développement et l’usage des technologies digitales offrent à l’Afrique une opportunité inédite de développer son économie, de créer des emplois et d’améliorer les conditions de vie de sa population. Cependant, de nouveaux défis se posent en même temps que cette croissance, et l’augmentation de l’utilisation des technologies s’accompagnent des besoins croissants en cybersécurité. En effet, l’un des risques, qui nécessite une attention particulière, est la cybercriminalité qui rend plus vulnérables les systèmes d’information et les infrastructures informatique du continent. II est donc primordial de veiller à ce que les états africains ainsi que leurs citoyens soient protégés’’, explique-t-il.

Sur le déroulé de la compétition, on apprend des organisateurs qu’il s’agit d’un concours en ligne de type : Capture the Flag (CTF) sous la forme «jeopardy » d’une durée de 4h30(270 minutes). Onze challenges répartis en 4 catégories sont prévus:
• Reverse-engineering : Découper et comprendre le fonctionnement d’un programme/virus
• Crypto : Retrouver le message initial à partir d’une communication chiffrée
• Scripting : Automatiser un process d’analyse ou d’attaque
• Réseau : analyser et extraire des informations d’une capture réseau

Les participants peuvent s’inscrire seul ou en équipe (Maximum 4 personnes). Ils peuvent obtenir plus d’informations via le site https://thedevchampion.com 

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Au Kenya, Airtel va s’appuyer sur Ericsson pour moderniser son réseau 4G

[Digital Business Africa] – Au Kenya, l’opérateur Airtel, filiale du groupe Indien éponyme a annoncé s’être associé au Suédois Ericsson pour moderniser son réseau 4G dans le pays. L’annonce de ce partenariat intervient alors qu’ Airtel Kenya avait signé en août 2020 un accord en vue d’améliorer la qualité de ses services voix et data. Pour ce faire, Airtel Kenya devrait tirer parti des solutions Radio System et Packet Core d’Ericsson.

«En collaboration avec Airtel, nous mettrons en œuvre ce projet qui vise à établir un réseau LTE avancé au Kenya, offrant aux clients d’Airtel une expérience enrichie, à la fois dans les segments grand public et professionnel», explique Fadi Pharaon,  le président d’Ericsson Moyen-Orient et Afrique. De manière évidente, ce projet devrait également permettre à Airtel Kenya se préparer au déploiement prochain de la 5G au Kenya.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Afrique : Pour doper ses infrastructures, MTN Group entre dans le projet Telecom Infra

[Digital Business Africa] – Le groupe sud-africain de télécommunications MTN a annoncé le 8 octobre 2020 s’être associé au projet Telecom Infra (TIP), dont l’objectif est de moderniser les infrastructures de communication sur le continent africain. «Notre partenariat avec TIP stimulera les exigences spécifiques de notre réseau pour répondre aux demandes de nos abonnés, ce qui nous distinguera par l’évolutivité et l’adaptabilité de notre réseau», explique dans un communiqué Charles Molapisi, le CEO de MTN Group.

Dans le même sillage, l’ingénieur en chef de TIP, David Hutton explique que «grâce à l’utilisation de protocoles et d’interfaces ouverts et à la capacité d’incorporer des innovations spécifiques axées sur les performances de chaque composant du réseau, les réseaux de transport ouverts et désagrégés basés sur des normes peuvent aider MTN à se rapprocher de son infrastructure de transport idéale».

Notons au passage que l’arrivée de MTN Groupe dans ce projet représente une grosse opportunité de développement, simplement au vu du fait de la position de leader du groupe sud-africain sur le marché africain des télécommunications. Dans le même sillage, l’existence de ce projet qui regroupe les acteurs de la chaîne de valeur du réseau des communications permettra à MTN de pouvoir réduire ses investissement dans les infrastructures et densifier dans le même temps sa la qualité et l’étendue de sa couverture.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Libéria : MTN et Sendwave s’associent pour développer les envois de fonds internationaux

[Digital Business Africa] – Au Libéria, Lonestar Cell MTN s’est associé à Sendwave pour permettre à leurs clients d’effectuer des transferts de fonds à l’international (envoie et réception), notamment en provenance et depuis les États-Unis d’Amérique en utilisant simplement leurs comptes Mobile Money.

«Ce qui est encore mieux, c’est qu’avec notre écosystème MoMo en pleine expansion, les clients MoMo peuvent utiliser l’argent qu’ils reçoivent pour payer leurs factures, acheter des biens et payer les services dont ils ont besoin en composant le * 156 #. Si les clients ont besoin d’accéder à des espèces, nous disposons de plus de 8 000 distributeurs automatiques Lonestar Cell MTN à travers le Libéria pour leur faciliter au maximum la tâche », explique l’opérateur sud-africain dans un communiqué conjointement signé avec Sendwave.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Le Top 10 des pays africains ayant généré plus de déchets électroniques en 2019

[Digital Business Africa] – En dehors de l’Asie et de l’Europe, respectivement premier et second producteur mondial de déchets électroniques (24,9Mt et 12Mt), l’Afrique génère également les déchets électroniques, même si ce n’est pas à l’échelle des plus grands pollueurs. Le continent noir a généré 2,9 millions de tonnes de déchets d’équipements électriques et électroniques (D3E) en 2019. Soit 2,5kg par habitant dans 49 pays africains. Ces D3E comportaient des matières premières  d’une valeur de 3,2 milliards de dollars. En plus, seuls 13 pays africains sur les 43 analysés détiennent une politique nationale de régulation et de gestion des déchets d’équipements électriques et électroniques (D3E).

C’est ce qu’on peut lire de la troisième édition de l’étude baptisée Global E-waste Monitor 2020, publiée le 03 juillet 2020 par le Global E-waste Statistics Partnership. Le Global E-waste Monitor 2020 est en effet le fruit d’une collaboration entre l’Union internationale des télécommunications (UIT), le programme SCYCLE (Sustainable Cycles) actuellement co-organisé par l’Université des Nations Unies (UNU), l’Institut des Nations Unies pour la formation et la recherche (UNITAR) et l’Association internationale des déchets solides (ISWA).

Des 2,9 millions de tonnes de déchets d’équipements électriques et électroniques (D3E) générés en Afrique 2019, l’on constate que les pays de l’Afrique du Nord sont les plus grands pollueurs. Avec en tête l’Egypte qui vient avec 585,8 kilotonnes (kt) de D3E générés en 2019. Il occupe également la première place en Afrique.

European e-waste posons africa's food chain 2 Crédit photo, Martin Holzknecht, Arnika.
Ghana : Les déchets électroniques déversés. Crédit photo : Martin Holzknecht, Arnika.

Réglementations à tâtons !

D’après cette étude, le nombre de pays qui ont adopté une politique, une législation ou une réglementation nationale en matière de déchets électroniques est passé de 61 à 78 entre 2014 et 2019. Toutefois, précise l’étude, dans de nombreuses régions, les progrès en matière de réglementation sont lents, l’application de la législation est faible et la collecte et la gestion des déchets électroniques sont insuffisantes. C’est le cas de l’Afrique.

Plus encore, et c’est à déplorer, l’on se demande pourquoi certains pays africains ayant adopté des réglementations et des programmes de recyclages pour faire face aux D3E tardent à implémenter ces programmes et réglementation. C’est par exemple le cas des pays comme le Togo, le Ghana, le Bénin et la Côte d’Ivoire.

Peu de pays africains ont une législation sur les déchets électroniques. L’on peut citer par exemple, l’Égypte, le Ghana, Madagascar, le Nigéria, le Rwanda, l’Afrique du Sud, le Cameroun, la Côte d’Ivoire. Cependant, l’application de la législation est très difficile, précise l’étude.

Classement du Top 10 des plus grands producteurs des Déchets électroniques en Afrique

 PaysDéchets électroniques générés en kt en 2019Déchets électroniques générés en kg par habitant en 2019Disponibilité d’une législation en matière de déchets électroniques
1Egypte5865,9Oui
2Nigeria4612,3Oui
3Afrique du Sud4167,1Oui
4Algérie3097,1Non
5Maroc1644,6Non
6Angola1254,2Non
7Soudan902,1Non
8Lybie7611,5Non
9Tunisie766,4Non
10Ethiopie550,6Non
Sources : Digital Business Africa, avec données du Global e-Waste Monitor 2020

Plus encore, le Global E-waste Monitor 2020 indique que la gestion des déchets électroniques en Afrique est dominée par des collecteurs et des recycleurs prospères du secteur informel. Il n’existe ni systèmes de reprise organisés, ni dispositions de licence pour le tri et le démantèlement des déchets électroniques, constatent les rédacteurs de l’étude. « Le contrôle gouvernemental de ce secteur est actuellement très minime et inefficace. La manipulation des déchets électroniques est souvent traitée dans les arrière-cours par décapage manuel pour retirer les cartes électroniques pour la revente, la combustion à ciel ouvert des fils pour récupérer quelques composants principaux (par exemple le cuivre, l’aluminium et le fer) et le dépôt d’autres composants en vrac, y compris les tubes cathodiques, dans des décharges ouvertes », peut-on lire dans cette étude qui prend pour exemple le site d’Agbogbloshie au Ghana, toujours considéré comme le plus grand dépotoir de déchets électroniques d’Afrique.

Countries with the highest e-waste Africa
Source : Global e-Waste Monitor 2020

Pourtant, l’étude Global E-waste Monitor 2020 rappelle les bénéfices de l’économie circulaire que peuvent générer les D3E, (possibilité d’extraction dans les normes requises des matières premières  d’une valeur de 3,2 milliards de dollars sur les 2,9 Mt de D3E produits en Afrique en 2019), mais aussi et surtout montre les dangers de leur mauvaise gestion comme c’est le cas actuellement dans de nombreux pays africains devenus dépotoirs de pays européens en matière de D3E.

Il existe néanmoins des solutions des compagnies qui ont développé une expertise dans la gestion et le recyclage de ces D3E avec pour effet non seulement de limiter les dangers de ces déchets sur la santé des populations, mais également de générer des fonds aux Etats par le biais de la collecte d’une écotaxe devant permettre à une meilleure gestion de ces D3E et permettre la formation des ressources compétentes.   C’est par exemple le cas du programme SGS Renovo du groupe suisse SGS.

SGS Renovo

Ce programme SGS Renovo®  figure aujourd’hui en Afrique parmi les meilleures réponses pour faire face aux D3E. Car non seulement elle collecte une écotaxe, mais également elle recycle dans les règles de l’art ces D3E tout en créant aussi des emplois.

En réalité, plus du fait que les pays africains produisent des D3E, tous les Etats africains ne disposent pas toujours des mécanismes efficaces de contrôle de l’état des équipements importés d’Europe qui sont largement déversés en Afrique. Face à ces déficits et face au manque des techniques de destruction de ces déchets électroniques en respectant les normes environnementales et de santé, comme le propose les experts, le groupe suisse SGS SA a mis en place le programme Renovo® qui a déjà démarré et/ou validé au Ghana, en Côte d’Ivoire, en Guinée et au Burkina Faso.

SGS à travers SGS Renovo®, propose aux pays africains de concevoir, de planifier et de mettre en place un système autofinancé de gestion de ces D3E à grande échelle pour les pays. Cela passe par la collecte d’une éco-redevance anticipée.  Le service couvre toutes les étapes : de la production à la récupération, du recyclage à l’élimination durable des déchets.

Dans ce programme, SGS se propose également, grâce au partenariat signé avec deux entités des Nations Unies (l’ONUDI et l’UNITAR),  de former et d’encadrer le personnel local nécessaire pour traiter tous les types de déchets (appareils électriques et électroniques, pneus usagés et véhicules arrivés en fin de vie).

Ce qui permettra par ricochet la création de nouveaux emplois, mais également la création d’un nouveau secteur générateur de recettes et d’une base solide permettant d’accroître la sensibilisation aux comportements écologiques et au recyclage. « Le tout, pour donner lieu à une croissance significative », explique le groupe.

Toutefois, l’on se demande encore pourquoi des pays africains comme le Ghana, le Bénin, le Togo ou la Côte d’Ivoire prennent du retard dans la mise en place de ce programme SGS Renovo®. C’est à se demander si des lobbys des équipementiers et/ou des importateurs empêchent la mise en œuvre de ce programme ou alors incite les gouvernements africains à manquer d’intérêt à la gestion de ces D3E.

Au niveau mondial, il y a de plus en plus de D3E. Du fait de l’augmentation des revenus disponibles, de l’urbanisation et de l’industrialisation dans de nombreux pays en développement qui entraînent une augmentation des quantités importantes d’équipements électriques et électroniques (EEE) et, par conséquent, des quantités de D3E.

En 2019 donc, un record de 53,6 millions de tonnes métriques (Mt) de déchets électroniques – des produits mis au rebut avec une batterie ou une prise tels que les ordinateurs et les téléphones portables – ont été générés dans le monde, relève l’étude. Soit une augmentation de 9,2 Mt en cinq ans.

De graves dangers pour la santé humaine

Déchets électroniques : comment l’Afrique est devenu le dépotoir de l’Europe et quelles solutions adopter

Le Global E-waste Monitor 2020 précise à nouveau que  de nombreuses  études continuent à mettre en évidence les dangers pour la santé humaine de l’exposition à des toxines bien étudiées, comme le plomb. On peut lire dans ce travail de recherche que des études ont fait état d’associations entre l’exposition au recyclage informel des déchets électroniques et des résultats défavorables à la naissance des enfants (mortinatalité, naissance prématurée, âge gestationnel plus bas, poids et longueur de naissance plus faibles et scores APGAR plus faibles), une croissance accrue ou réduite, un développement neurologique altéré, des résultats d’apprentissage et de comportement défavorables, le fonctionnement du système immunitaire et la fonction pulmonaire.

Il importe donc aux décideurs de prendre au sérieux cette problématique et passer à l’action.

Par Beaugas Orain DJOYUM

Le Top 10 des pays africains ayant généré plus de déchets électroniques en 2019

Cybersécurité : John McAfee, le fondateur de McAfee, aux arrêts pour fraude fiscale

[Digital Business Africa] – Le fondateur de la société de cybersécurité, John McAfee, a été arrêté le 6 octobre 2020 en Espagne. D’après les autorités judiciaires espagnoles, le département américain de la Justice a révélé qu’un acte d’accusation du 15 juin 2020 délivré par la Division des impôts affirme que McAfee n’a pas déposé de déclaration de revenus de 2014 à 2018 alors qu’il gagnait “des millions de revenus grâce à la promotion de crypto-monnaies, à des travaux de conseil, à des allocutions et à la vente des droits sur sa vie histoire pour un documentaire ».

D’après Bloomberg, ce n’est pas la première fois que McAfee est impliqué dans des batailles juridiques. Il était «cité dans une affaire de meurtre au Belize, bien que non accusé d’un crime, et [en 2019] il a été détenu en République dominicaine pour être entré dans le pays avec une cache d’armes à feu et de munitions ».

Outre son engagement économique, McAfee a également été brièvement candidat à la présidence lors des élections américaines de 2020.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Côte d’Ivoire – innovation : Le CNRAO lance les téléconsultations en cancérologie

[Digital Business Africa] – Depuis le 28 septembre 2020, il est possible de réaliser des téléconsultations en cancérologie en Côte d’Ivoire. L’innovation est du Centre national d’oncologie médicale et de radiothérapie Alassane Ouattara (CNRAO), qui en partenariat avec l’Université virtuelle de Côte d’Ivoire a lancé cette solution pour lutter contre la propagation de la pandémie de la Covid 19 en limitant les visites physiques sur le site de l’hôpital et réduire les temps d’attentes dans les salles d’hopital. Dans le même temps, cela permettra aux personnes atteintes de cancer de poursuivre leur suivi médical malgré les restrictions nées de la Covid 19.

 « C’est une forme de pratique médicale qui consiste à la mise en relation à distance de patients et de professionnels de santé grâce aux technologies de l’information et de la communication. Elles permettront d’établir un diagnostic, de réaliser des prestations ou des actes et de s’assurer d’une surveillance de l’état des patients », explique Eugène Aka Aouélé, le ministre ivoirien de la Santé et de l’hygiène publique cité par APA.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Ouganda – Cybercriminalité : Des hackers piratent 1,3 milliards de shillings ougandais à Airtel, MTN et Stanbic Bank

[Digital Business Africa] – En Ouganda, la société de transaction d’argent mobile, Pegasus Technologies, a annoncé le 6 octobre 2020 avoir subi une violation de données majeure qui a entraîné la perte de plusieurs milliards de shillings ougandais. Selon un communiqué conjoint, cette brèche a également touché les opérateurs de télécommunications, Airtel et MTN Ouganda, ainsi que la Stanbic Bank, la plus grande banque ougandaise.

«La Stanbic Bank Uganda, MTN Uganda et Airtel Uganda informent le public et leurs clients que le samedi 3 octobre 2020, un fournisseur de services tiers a connu un incident système qui a affecté les transactions Bank to Mobile Money. Tous les services Bank to Mobile Money / Wallet ont depuis été temporairement suspendus », explique le communiqué conjoint qui poursuit : « Cet incident système n’a eu aucun impact sur les soldes des comptes bancaires et mobiles. Nos équipes techniques analysent l’incident et rétabliront les services dans les plus brefs délais. Nous nous excusons auprès de tous les clients pour les inconvénients que cela a occasionnés et réitérons notre engagement à fournir des services bancaires et d’argent mobile transparents ».

Sur les détails et le mode opératoire, on apprend du groupe d’entreprises que «de jeudi soir, le piratage s’est déroulé sans être détecté jusqu’à samedi. À ce moment-là, les pirates s’étaient envoyés près de 1,3 milliard d’UGX, mais avaient réussi à retirer 900 millions d’UGX d’Airtel Money. Nous estimons que MTN a également perdu presque deux fois le même montant d’argent car ce sont des leaders de l’argent mobile. Lorsque la fraude a détecté toutes les transactions passant par Pegasus Technologies, ont été suspendues“. Dans la foulée, une enquête a été ouverte pour retrouver les auteurs de cette fraude.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Côte d’Ivoire : La presse en ligne invitée à modérer ses contenus sur les réseaux sociaux

[Digital Business Africa] – En Côte d’Ivoire, l’Autorité nationale de la presse (ANP) qui fait office de régulateur du secteur des médias souhaite plus de modération des contenus publiés sur les réseaux sociaux par les journaux en ligne. Dans ce sillage, l’ANP a invité les médias digitaux du pays à disposer de personnes chargées de modérer les contenus du média sur Internet. C’était à l’occasion d’un séminaire organisé conjointement avec l’UNESCO le 5 octobre 2020 à Abidjan.

« Ce séminaire vise un double objectif. Premièrement,  amener les entreprises productrices d’informations numériques à compter au sein de leur personnel, un modérateur. Deuxièmement, inciter les entreprises de presse imprimée et en ligne, à élaborer et à adopter une charte interne pour l’utilisation par  les journalistes des sources d’information issues du web et une charte de modération des commentaires en ligne pour les sites d’informations», explique le président de l’ANP Samba Koné, interrogé par l’APA.

D’après l’ANP, l’objectif visé est de faire en sorte que le cyberespace ivoirien ne devienne pas une zone de non-droit. Ce travail sur le ‘‘nettoyage’’ de la toile devrait, selon le régulateur débuter par les médias, qui devraient être davantage professionnels, et (re)devenir une source pour retrouver la bonne information dans un environnement marqué par des Fake news. Notons au passage que la Côte d’Ivoire compte environ 150 médias en ligne.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Cameroun : A l’Université de Yaoundé II, les préinscriptions et les réinscriptions se feront exclusivement en ligne

[Digital Business Africa] – Au Cameroun, l’Université de Yaoundé II migre progressivement vers le numérique. Dans un communiqué signé le 5 octobre 2020 par le Pr Adolphe Minkoa She, Recteur de cette université, il fait savoir aux candidats que toutes les opérations de préinscription et de réinscription pour le compte de l’année académique 2020-2021 se déroulement exclusivement en ligne. Cela se fera du 7 octobre au 6 novembre 2020 à partir du site internet net l’université de Yaoundé II : www.univ-yaounde2.org.

Dans le même document, on apprend que les conditions et les procédures d’admissions sont téléchargeables également sur le site internet de l’université, ainsi que sur ses différentes plateformes digitales. Il s’agit ainsi d’un pas important vers la migration vers l’e-enseignent dans cette institution où des cours en ligne sont désormais envisagés.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Thaïlande : Le gouvernement interdit les importations de déchets électroniques

[Digital Business Africa] – En Thaïlande, c’est une victoire pour les groupes de défense de l’environnement. Le ministère du Commerce a annoncé qu’une interdiction avait été imposée à l’importation de 428 types de déchets électroniques, déclarant de fait que la Thaïlande n’est pas un dépotoir mondial.

D’après directeur général du ministère du Commerce extérieur Kirati Ratchano, l’interdiction en question est entrée en vigueur depuis le 15 septembre 2020 à la suite d’une résolution de 2018 du sous-comité gouvernemental chargé de gérer et de contrôler les déchets électroniques et plastiques importés

Au registre répressif, le ministère du Commerce annonce que les violations de ces dispositions sont passibles d’une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à 10 ans, et/ou d’une amende de cinq fois le prix des déchets électroniques importés illégalement.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Mali : le Dr Hamadoun I. Touré, ex SG de l’IUT, nommé ministre de l’Economie numérique

[Digital Business Africa] – Depuis le 5 octobre 2020, on connait la composition du gouvernement malien de transition du président Bah N’Daw et du premier ministre Moctar Ouane. Un gouvernement de technocrates constitués de poids lourds de la vie politique malienne. On retiendra entre autres la nomination du  Dr Hamadoun Touré au Poste de ministre de la Communication et de l’Economie numérique.

Un portefeuille naturel pour cet ancien Secrétaire général de l’Union internationale des télécommunications (UIT) qui bénéficie d’une longue expérience dans le secteur agrémentée par 27 décorations, mérites et titres honorifiques.

Il a d’abord été Directeur du Bureau de développement des télécommunications (BDT) de l’UIT de 1998 à 2006. A ce poste, il a accordé une très grande importance à la mise en œuvre des résultats du Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI), en lançant des projets fondés sur des partenariats avec les organisations internationales, les pouvoirs publics, le secteur privé et la société civile.

Le Dr Touré a commencé sa carrière professionnelle en 1979 au Mali, son pays d’origine, où il a acquis une solide expérience dans l’industrie des satellites en tant que Directeur technique de la première station terrienne internationale du Mali. Il a ensuite intégré le Programme d’assistance et de développement d’Intelsat en 1985 et il a été nommé en 1994 Directeur du Groupe Afrique et Moyen-Orient à Intelsat, poste qui lui a valu une réputation de dirigeant énergique, du fait de son engagement sans faille au service de différents projets de connectivité régionale comme RASCOM. En 1996, il a intégré, en tant que Directeur régional pour l’Afrique, ICO Global Communications, dont il a dirigé les activités pour l’ensemble de la région Afrique.

Ressortissant du Mali, le Dr Touré est titulaire d’une maîtrise d’ingénierie électrique de l’Institut technique de l’électronique et des télécommunications de Leningrad et d’un doctorat de l’Université d’électronique, de télécommunication et d’informatique de Moscou. Une expérience sur laquelle il devra s’appuyer pour promouvoir le secteur malien des TIC.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Maroc : Azzedine El Mountassir Billah, nouveau patron d’Inwi

[Digital Business Africa] – Au Maroc, après cinq années au poste de PDG de l’opérateur de téléphonie mobile Inwi, Nadia Fassi-Fehri a décidé de quitter le navire. Elle a annoncé sa démission à la tête de l’opérateur, évoquant comme motivation des ‘‘convenances personnelles’’. Dans la foulée, Conseil d’administration a annoncé la nomination de Azzedine El Mountassir Billah au poste de PDG d’Inwi par intérim. Il s’agit notamment de l’ancien directeur général de l’Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT), une personnalité qui connait très bien le secteur.

Fort de son expérience, il devra à ce poste atteindre les objectifs qui lui ont été fixé par le Conseil d’administration au moment de sa nomination au poste de PDG par intérim. Il devra notamment mettre sur pied une nouvelle dynamique qui devra « consacrer le groupe télécoms en tant qu’acteur significatif au service de la digitalisation de ses clients ; d’accélérer l’inclusion financière à travers le paiement mobile et de lancer l’internationalisation de l’opérateur tout en fixant un ambitieux cap à l’échelle du continent africain ».

Il pourra notamment s’appuyer sur l’héritage que lui laisse Nadia Fassi-Fehri. Au moment de son départ, celle qui est désormais l’ex PDG a brossé un bilan global de son mandat à la tête de l’entreprise, se félicitant au passage d’avoir atteint les objectifs qui lui avaient été fixées dès le départ. Entre autres, elle évoque la restructuration de l’entreprise avec en prime le retour de la croissance au sein de l’entreprise porté par le développement de nouveaux segments dont le mobile money qui est encore à consolider.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Nigeria : Le régulateur va déterminer une nouvelle tarification pour les appels internationaux

[Digital Business Africa] – Au Nigeria, le régulateur du secteur des télécommunications, la Nigerian Communications Commission (NCC) a annoncé avoir lancé une étude pour définir le nouveau régime de tarification du taux de terminaison internationale mobile (ITR) pour les appels vocaux internationaux entrants dans le pays. De manière simplifiée, l’ITR fait référence au tarif payé aux opérateurs locaux par les opérateurs internationaux pour pouvoir faire recevoir leurs appels au Nigeria.

Pour cette opération, la NCC s’est attachée les services d’un consultant, notamment Messer’s Payday Advance and Support Services Limited qui est chargé de mener l’étude. D’après la NCC, le consultant a officiellement débuté son étude depuis le 10 mars 2020. Seulement, la venue de la pandémie de la Covid 19 a eu raison des travaux qui ont connu un arrêt temporaire.

Selon le commissaire exécutif de la NCC, Adeleke Adewolu, en plus de garantir une tarification juste pour le consommateur final, l’entrée en vigueur de la nouvelle tarification qui se fera au terme de l’étude sera le moyen pour la NCC d’équilibrer les objectifs de concurrence et d’efficacité économique. Il explique que les opérateurs auront la latitude de générer des revenus raisonnables, et les consommateurs seront taxés de façon juste et raisonnable.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Afrique : Samsung, Mastercard, Airtel et Asante lancent une plateforme de paiement à la demande dans 14 pays

[Digital Business Africa] – C’est un partenariat qui devrait certainement offrir aux consommateurs africains un accès plus important aux appareils numériques dont les téléphones entre autres, spécifiquement ceux du Sud-coréen Samsung. Mastercard, Samsung et Airtel Africa ont annoncé le lancement d’une plateforme africaine de paiement à la demande qui offrira également des services financiers numériques, le crédit, l’épargne, les investissements et l’assurance.

Celle-ci devra permettre aux utilisateurs des pays concernés de pouvoir acquérir des appareils de marque Samsung avec les conditions de paiement adaptés à leurs condition, notamment des paiements étalés en plusieurs tranches. Chacun des trois partenaires aura un rôle bien précis : Samsung fournira les produits numériques (smartphones et autres équipements), d’Asante fournira le service financier numérique et Airtel Africa sera le coordinateur de la livraison du produit, à travers son vaste réseau sur le continent.

Pour un début, le service sera disponible dans 14 pays. Notamment l’Ouganda, la Tanzanie, le Rwanda, le Kenya, le Nigeria, la RDC, le Gabon, le Malawi, la Zambie, Madagascar, les Seychelles, le Tchad, le Niger et le Congo Brazzaville.

 Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Afrique du Sud : A travers sa filiale locale, Liquid Telecom rachète les centres de données de Standard Bank

[Digital Business Africa] – En Afrique du Sud, Africa Data Centers, filiale du géant Liquid Telecom a réalisé sa deuxième importante acquisition en annonçant le rachat d’un centre de données de type TIER IV situé à Johannesburg et appartenant à Standard Bank. Il s’agit de l’aboutissement d’un processus débuté depuis plus d’un an, et qui devait recevoir l’aval du régulateur ainsi que des autorités en charge de la concurrence.

Si le montant de l’acquisition n’a pas été divulgué, on sait tout de même que cette dernière représente un pas significatif dans le développement de Liquid Telecom, qui consolide ainsi ses positions sur le marché très prometteur du data center en Afrique. Dans le cadre de cet ancrage, en plus de l’Afrique du Sud, le groupe s’est déjà positionné en Afrique de l’Est, mais également au Nigeria et au Ghana, où il est en train de construire des Datacenter.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Ghana : Jumia élargit son réseau de distribution avec de nouveaux points de collecte

[Digital Business Africa] – Le service de e-commerce Jumia consolide ses positions au Ghana. L’e-commerçant a annoncé l’élargissement de son service de livraison avec l’introduction de nouveaux points de retrait dans la région de l’Ouest et du Centre. L’opérateur annonce également l’ouverture prochaine de nouveaux points à à Koforidua, Ho, Aflao et Tamale.

« Dans ces nouvelles stations de ramassage, les consommateurs peuvent récupérer leurs commandes, en savoir plus sur Jumia, commander et payer directement. Nous sommes très déterminés à faire en sorte que nos consommateurs bénéficient de meilleurs prix tout en économisant de l’argent sur Jumia », explique Lionel Mobi, le CEO de Jumia Ghana.

Avec cet élargissement de son réseau de distribution, Jumia Ghana entend raccourcir les délais de livraisons de marchandises à ses clients, tout en offrants à ces derniers des économies sur les frais de transport. Pour l’instant, Jumia Ghana dispose de plus de 20 stations de ramassage à Accra et Kumasi, les principales villes du pays.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE