[DIGITAL Business Africa] – Le ministre de l’Économie numérique attache un intérêt aux infrastructures numériques. Augustin Kibassa Maliba l’a encore démontré au cours de son intervention ce 28 avril 2026. Invité à décortiquer la thématique du « Financement stratégique de la recherche et de l’innovation », lors du Forum Segment politique de haut niveau, le ministre Kibassa Maliba a présenté l’infrastructure numérique comme une priorité « absolue » du régime Tshisekedi.
Le ministre a insisté sur la nécessité d’un accès généralisé au haut débit, considéré comme un levier indispensable pour le développement de la recherche scientifique et de l’innovation dans un pays aux dimensions continentales comme la République démocratique du Congo, apprend-on.
Le gouvernement congolais a pour boussole le Plan de transformation numérique soutenu par la Banque mondiale et l’Agence française de développement (AFD). Le plan a mobilisé un investissement de 400 millions USD de la Banque mondiale et de 100 millions d’euros l’Agence française de Développement (AFD). Le plan vise à augmenter l’accès à internet et numériser les services publics d’ici 2030.
Les Piliers du Plan de Transformation Numérique (PATN-RDC) :
• Infrastructure de connectivité : Amélioration de l’accès à l’internet à haut débit et couverture numérique nationale.
• Infrastructure Publique Numérique (DPI) : Développement de l’administration électronique (e-gouvernement) pour digitaliser les services publics.
• Renforcement des capacités : Création de centres d’innovation dans les universités et programmes de formation en IA et métiers du numérique.
• Secteur Privé : Soutien à l’écosystème numérique, y compris les MPME, pour stimuler la compétitivité économique
Le programme prévoit également le déploiement de 10 000 kilomètres de fibre optique à travers le pays, en complément des efforts du gouvernement visant à renforcer le maillage national en connectivité.
Sous la terre comme sous les eaux, la RDC est reliée quasiment au reste du monde. Le pays est connecté à deux grands câbles sous-marins. Notamment le West Africa Cable System et le 2Africa.
Le câble 2Africa, mesurant environ 45 000 km, relie 33 pays en Afrique, en Europe et en Asie. Il est conçu pour fournir une capacité supérieure à tous les câbles actuels desservant l’Afrique.
Le WACS (West Africa Cable System), lui, fait 14 530 km, qui relie l’Afrique du Sud au Royaume-Uni, en passant par de nombreux pays le long de la côte ouest-africaine.
En plus de la fibre optique, le gouvernement mise sur l’apport des nouvelles technologies satellitaires Starlink. La solution a pour objectif de couvrir les zones les plus enclavées.
Par Jean Materne Zambo, sources: banquemondiale.org, ministère de l’économie numérique








