[DIGITAL Business Africa] – L’ état civil en zone CEMAC se modernise. Six pays de la communauté ont validé le Guide pratique ESEC, au sortir d’un atelier tenu du 20 au 22 avril 2026 à Yaoundé. Le nouvel outil stratégique permettra aux États membres de la CEMAC de renforcer l’enregistrement des faits d’état civil et d’améliorer la production de statistiques vitales.
Un acte fort. Tant l’état civil fiable conditionne tout : transparence des élections, lutte contre la mortalité maternelle et infantile, aménagement du territoire, atteinte des objectifs de Développement durable (ODD) des Nations unies.
Selon des sources, la digitalisation dans le cadre de l’application de ce guide est identifiée comme le levier principal. Cette modernisation de l’ESEC doit permettre d’augmenter le taux d’enregistrement et de réduire les délais de production des statistiques.
Attentes du guide :
– Harmoniser les procédures d’état civil (naissances, mariages, décès).
– Garantir l’inclusion des populations vulnérables.
– Produire des données fiables pour la planification publique.
Le guide pratique ESEC couvre quatre axes :
1. Les procédures d’enregistrement des faits d’état civil ;
2. La production et l’exploitation des statistiques vitales ;
3. L’inclusion des populations vulnérables dans les statistiques officielles ;
4. La stratégie pour déployer le guide dans chaque pays
Selon le Bureau national de l’Etat civil (BUNEC), cette validation marque une étape décisive : l’état civil devient le socle du contrat social entre l’État et le citoyen, en Afrique centrale.
Pour les États, il s’agit de souveraineté statistique : disposer de données fiables pour décider juste et peser face aux investisseurs et partenaires internationaux.
Les travaux étaient placés sous la présidence de Nicolas Beyeme Nguema, commissaire de la CEMAC, et ont réuni une quarantaine d’experts ainsi que des partenaires internationaux (UNFPA, Banque mondiale, UNICEF, OMS, CEA, AFRISTAT).
Par Jean Materne Zambo, source : BUNEC








