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Intelligence artificielle : ce qu’il faut savoir avant de se lancer | Microsoft experiences

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INTELLIGENCE ARTIFICIELLE

Publié le 30 juillet 2019

Du simple chatbot à la création d’une entreprise data driven, se lancer dans l’IA est à la portée de toutes les organisations. Mais quelles sont les étapes à suivre pour mettre toutes les chances de son côté ?

Microsoft a récemment publié les résultats d’une étude réalisée avec KRS Research en 2018 auprès de 800 décideurs dans des entreprises européennes. Les chiffres sont sans appel : 100 % des entreprises à forte croissance et 70 % des autres entreprises comptent s’y mettre dans un délai de trois ans. Mathias Schmeer Digital Advisor et Lionel Billon Data & AI solutions sales director, reviennent avec nous sur les étapes clés à respecter pour réussir son projet.

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Lionel Billon

Data & AI Solutions Sales Director

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Mathias Schmeer

Digital Advisor

Quels sont les principaux cas d’usage de l’IA dans les entreprises : que peuvent‐elles en attendre ?

On classe les projets d’intelligence artificielle en quatre objectifs, selon la valeur qu’ils apportent à l’entreprise :

  • Aider les collaborateurs à mieux travailler

On peut intégrer de l’IA dans les outils du quotidien pour, par exemple, faciliter la préparation des réunions ou le travail en équipe multilingue. Nous avons désormais des outils qui tournent grâce à de l’IA et qui sont en mesure de traduire et sous‐titrer une conversation orale en directe. Sur Teams (une application d’Office 365), les interlocuteurs peuvent ainsi échanger dans leur langue maternelle tandis que l’outil sous‐titre pour les autres interlocuteurs. Cortana, l’assistant personnel de Microsoft, est quant à lui en mesure de gérer les agendas de différents collaborateurs de façon automatique.

  • Améliorer les opérations

L’intelligence artificielle a le potentiel de rendre les entreprises beaucoup plus efficaces et permet de les piloter avec une grande précision. Maintenance prédictive, détection des anomalies sur une chaîne de production, optimisation de l’upsell lors des ventes… Zalando par exemple, l’entreprise allemande de vente de vêtements et chaussures en ligne, s’appuie sur le machine learning pour prévoir les demandes et gérer ses stocks. L’entreprise est ainsi en mesure de faire du pricing dynamique. C’est-à-dire qu’elle ajuste les prix et les remises de manière très fine. Elle propose ainsi des réductions très précises, -11 % par exemple…

  • Booster l’engagement des clients

On pense toujours spontanément aux bots pour améliorer sa relation avec ses clients. Ils peuvent être implantés très facilement sur des applications ou des sites web. Mais il y a aussi de très nombreuses autres possibilités. L’Oréal a par exemple racheté la start‐up Modiface, spécialisée dans la reconnaissance d’images pour les produits cosmétiques. Grâce à cette solution de réalité augmentée, les clients peuvent tester les produits de manière virtuelle.

  • Et transformer son business model en développant de nouveaux produits ou services

L’intelligence artificielle est une opportunité, pour certaines entreprises, de changer de business model. Elles inventent de nouveaux produits ou font évoluer la manière de les consommer. Le Bureau Veritas par exemple devient progressivement une software company. Il a mis en place une plateforme servicielle qui tourne sur une IA qu’ils ont baptisée Charles. Cet outil épargne aux analystes en laboratoire les tâches les plus répétitives… et leur permet de se consacrer à des missions à haute valeur ajoutée. Des marques d’électroménager proposent quant à elles des appareils pour 1$ car elles vendent en réalité des abonnements à des services.

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Combien de temps faut‐il prévoir pour lancer son projet d’intelligence artificielle ?

Nos clients se demandent toujours si cela va être long, mais pour les sujets les plus simples, il suffit de quelques semaines. Après quelques mois, on peut déjà passer à une logique plus industrielle. Les entreprises sont de plus en plus conscientes que même avec des solutions très légères, elles peuvent commencer à se transformer. Car en réalité, elles peuvent utiliser l’IA à quatre niveaux différents :

  1. Un très grand nombre utilisent quotidiennement des applications qui intègrent de l’IA sans même s’en rendre compte. Excel ou Dynamics, par exemple, font appel à de l’IA pour certaines fonctionnalités. Pas besoin de développeur en interne pour en exploiter le potentiel.
  2. Elles peuvent aussi utiliser des API proposées par d’autres entreprises, qu’un développeur, en quelques lignes de code, peut intégrer dans leurs outils. Il peut s’agir d’un outil de reconnaissance visuelle ou vocale…
  3. Le niveau suivant consiste à utiliser des modèles pré‐entraînés, notamment dans le machine learning. Ces outils, sont disponibles sur la plateforme Azure par exemple. Une entreprise peut créer un système très simple pour prédire son chiffre d’affaire des mois à venir par exemple. Il lui suffit d’entraîner la machine avec ses résultats des mois précédents, en excel ou csv. Elle pourra faire le lien entre les commandes de début de mois et le chiffre d’affaires final. Tout fonctionne en drag and drop et nécessite très peu de code. Cet outil peut alors être intégré à notre outil de visualisation de données PowerBI ou d’autres outils du marché. Un développeur qui maîtrise bien le langage Python peut tout à fait y parvenir.
  4. Enfin, le 4ème niveau est celui dans lequel il faut tout coder du début à la fin. Il faudra alors compter sur un data analyst.

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Comment une entreprise qui n’a jamais fait d’IA peut‐elle se lancer ?

Il faut commencer par réfléchir à ce que l’IA peut apporter à son entreprise. Il y a beaucoup de fantasmes autour de l’intelligence artificielle : finalement on s’aperçoit que des choses qui peuvent sembler triviales sont difficiles à réaliser et inversement. On sait par exemple programmer un ordinateur pour battre quelqu’un aux échecs. En revanche, développer l’intelligence qui pourra, avec une mécanique robotisée, saisir les pièces du jeu pour les déplacer, est plus complexe.

Alors le mieux est de s’y confronter, de s’exposer au sujet en assistant à des événements comme Vivatech ou Microsoft Experiences. Rencontrer des experts, des partenaires qui développent des applications pertinentes pour son entreprise. De nombreuses formations existent également. L’idée est de se forger des convictions sur ce qui fonctionne ou non, puis de le tester.

Ce que nous conseillons toujours est de prouver le concept sur un cas d’usage précis. Il s’agit d’un projet bien circonscrit, sur lequel on pourra clairement démontrer que l’IA a eu un impact positif. Une fois que c’est fait, que le ROI est prouvé, on peut aller convaincre son Comité de direction de la pertinence du sujet. On constate d’ailleurs que chez Microsoft, si nous sommes historiquement plutôt implantés auprès des DSI, désormais les métiers viennent de plus en plus naturellement nous voir : la finance, la logistique, les achats, le marketing…

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Quelles sont les premières étapes d’un projet d’intelligence artificielle en entreprise ?

Concrètement, un projet IA démarre souvent par des sessions d’idéation, qui donnent naissance à des sujets, entre un et trois généralement. Il est intéressant de démarrer par un projet simple, au périmètre réduit, qui donnera lieu à un Prototype opérationnel (MVP). Il s’agit d’un prototype sur lequel on peut ensuite itérer, que l’on fera grossir avant d’industrialiser.

Pour qu’il fonctionne, un projet IA doit reposer sur deux jambes : la vision technique et la vision business. En effet, un projet IA sans sponsorship métier aura des chances de se heurter à des questions d’adoption. On aura créé une réponse à un problème qui ne sera pas prioritaire pour le métier. Souvent, on s’en aperçoit beaucoup trop tard.

Au contraire, les directions métier considèrent souvent l’IT comme un ralentisseur, alors qu’il est essentiel de bien l’inclure en amont des projets. En effet, la qualité de l’infrastructure technique est la condition de succès d’une application IA. Il est donc essentiel de faire un effort au niveau du management, pour que les deux se parlent. Cela passe parfois par la création d’équipes transverses.

Enfin, pour passer à l’échelle, il convient de se doter d’une infrastructure de données qui tient la route. Dès que l’on cherche à créer de la valeur, il faut le faire sur un socle technique robuste pour intégrer ces fonctionnalités dans le schéma IT.

Prenons l’exemple d’une société de commerce BtoB qui souhaiterait utiliser l’IA pour identifier à l’avance les clients susceptibles de la quitter, afin de prendre des mesures préventives. Elle devra, pour passer du POC au stade 2, celui de la mise en production, systématiser le fait d’extraire les données de manière sécurisée, en cohérence avec les règles. Il faut donc commencer l’intégration dans l’architecture globale suffisamment tôt.

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Comment se déroule la phase d’industrialisation ?

Poursuivons avec l’exemple de notre entreprise de commerce BtoB. Le projet IA a été proposé par le directeur commercial au Codir. Grâce au POC, il a démontré l’intérêt d’utiliser des outils d’intelligence artificielle, car il est en mesure de prouver son ROI. Il convainc ainsi les autres directions  qui sont tentées de se lancer aussi, comme le marketing ou les RH. On assiste à un flux d’initiatives. On peut alors passer au stade 3, celui de l’industrialisation.

Industrialiser l’IA en entreprise, c’est la généraliser à l’ensemble des services de l’entreprise. C’est à ce moment‐là que la robustesse de l’infrastructure est clé.

Devenir une société data driven signifie que son socle est la plateforme data. Une plateforme sur laquelle les données sont injectées depuis tous les services, avec une équipe qui les met à disposition des directions métiers. Peu d’entreprises sont parvenues à ce stade. Cela implique de réfléchir au préalable à l’organisation, aux process à mettre en place et au modèle de gouvernance de l’entreprise. Chez Microsoft, nous proposons un accompagnement de nos clients avec nos technologies (Azure data bricks ou Azure machine learning services) et celles de nos partenaires.

Quels sont les principaux écueils à éviter ?

Le pire écueil possible est celui de la dette technique. De nombreuses entreprises s’y trouvent confrontées. C’est la raison pour laquelle l’IT doit être impliquée très en amont des projets, en lien avec la direction métier.

Ensuite, il est essentiel de démarrer avec des projets simples, dont le ROI est bien identifié en amont. C’est la seule condition pour prouver les bénéfices de l’IA. Les sujets doivent être tangibles et avancer de manière itérative et pragmatique. L’objectif : donner confiance aux équipes et à la direction.

Enfin, on n’est pas obligé de tout coder soi‐même. Nous utilisons souvent la métaphore culinaire : dans son restaurant, un chef fait rarement tout lui‐même. Dans l’IA c’est pareil, pour démarrer. Il est même préférable d’utiliser des produits sur étagère avant de se lancer dans de grands développement. Les services cognitifs sont là pour ça.

Cet article d’experts a été écrit et publié en premier par Microsoft experiences

Google Photos pourra bientôt permettre de zoomer dans les vidéos

[Digital Business Africa] – Google Photos pourrait prochainement permettre à l’utilisateur de zoomer dans les vidéos. Cette nouvelle fonction a été découverte par Mishaal Rahman, le rédacteur en chef de XDA Developer, qui a réussi à l’activer en décortiquant l’APK, le fichier d’installation de Google Photos, dans sa version 4.33.

Le zoom dans les vidéos fonctionne de la même manière que sur les photos. L’utilisateur n’a qu’à utiliser l’habituel pinch-to-zoom pour mettre en exergue une zone précise de la vidéo. Cette fonction, qui devrait ravir ceux qui filment les concerts avec leur smartphone, devrait débarquer officiellement dans une prochaine mise à jour de l’application.

Ces derniers mois, Google a mis le paquet en déployant plusieurs nouvelles fonctionnalités au sein de Google Photos, son application de sauvegarde et de gestion de photos et de vidéos. Il s’agit entre autre de l’intégration d’outils d’annotation, l’arrivée d’une messagerie instantanée, ou encore la possibilité de retrouver une image à partir du texte qu’elle contient.

Gaëlle Massang

Le gouvernement chinois adopte un texte de loi pour promouvoir un Internet « positif »

[Digital Business Africa] – Selon le Wall Street Journal, l’administration chinoise du cyberespace vient de publier, ce lundi 20 décembre, un règlement qui oblige les entreprises du numérique à mettre en avant des contenus « positifs ». Le texte interdit explicitement les contenus qui « mettent en danger la sécurité nationale, divulguent des secrets d’État, subvertissent le pouvoir de l’État [et] sapent l’unité nationale ».

Selon les termes du gouvernement, le règlement vise à maintenir un Internet « propre » et « à protéger les citoyens ». Il s’agit d’enlever tous les contenus « mauvais », c’est-à-dire tout ce qui peut retourner de la cyberintimidation, des recherches dites de « chair humaine » ou toute autre activité illégale. Les fournisseurs de contenu sur Internet ne doivent pas produire, ni copier, ni publier « rumeurs et scandales », selon le règlement.

Les autorités chinoises incitent également les acteurs d’Internet à mieux modérer, filtrer et gérer les comptes des utilisateurs sur leurs applications ou sites Web. Le texte entrera en vigueur le 1er mars 2020.

Gaëlle Massang

L’opérateur public Bénin Télécoms Services présente ses nouvelles offres axées sur le débit Internet

[Digital Business Africa] – L’opérateur public Bénin Télécoms Services innove dans ses offres Internet : savoir : l’augmentation des débits pour les clients actuels sans la hausse du coût, la réduction des coûts d’accès équipement et des coûts récurrents dans une proportion moyenne de 60% de baisse et la disponibilité d’une offre illimitée orientée vers le résidentiel permettant aux ménages de disposer de l’accès à internet.

Il a présenté ce lundi 23 décembre 2019 à Cotonou, ses nouvelles offres internet haut et très haut débit orientées vers les particuliers, les petites et moyennes entreprises, les organismes, institutions et grandes entreprises, nous informe ciomag. Les nouveaux tarifs fixés ont été approuvés par l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (ARCEP). Et parmi les deux offres résidentielles proposées, la première fournit 2 Mbits/seconde et 10 Mbits/seconde pour la deuxième. Alors que l’offre dédiée aux petites et moyennes entreprises s’étend de 4 à 30 Mbits/seconde pour sa première offre. En procédant de la sorte, le Bénin veut améliorer l’accès à des services numériques de qualité pour tous.

« Bénin Télécoms Services accompagne le gouvernement dans sa politique et dans sa volonté d’améliorer le taux de pénétration d’internet qui est aujourd’hui de 0,21% selon les chiffres de l’Arcep. Les nouvelles offres ont été proposées dans l’optique de permettre la connectivité à toute la population […] Désormais, Bénin Télécoms offrira des services qui seront non plus axés sur une certaine technologie mais sur le débit internet », rassure Roch Bété, représentant de Bénin Télécoms Services.

Bénin Télécoms Services lance ainsi une « offre combinée voix et internet à très haut débit permettant au client se trouvant au Bénin d’atteindre des niveaux de performance digitale très élevés et jamais égalés à des prix très préférentiels ; tout ceci grâce à notre nouveau cœur de réseau entièrement rénové et fibré. »

En réalité, « la pénétration d’internet fixe dans notre pays n’est pas très reluisante. L’année dernière encore, le nombre d’abonnés qui a été répertorié était autour de 27 000. Ce nombre ne cesse de décroître d’année en année. Ce qui constitue une grande préoccupation pour nous », expose Aurélie Adam Soulé Zoumarou, Ministre du numérique et de la digitalisation.

Le gouvernement a alors investi la bagatelle de 46 milliards de francs Cfa  dans le secteur du numérique à travers le Projet de développement des infrastructures des télécommunications et des Tic (PDI2T) pour réhabiliter et étendre le réseau de transport sur tout le territoire. Mais aussi développer des réseaux métropolitains, renouveler et renforcer le cœur de réseau d’accès ; et mettre en place des nœuds d’accès multiservices supportant la fibre optique et le cuivre.

« Grâce au PDI2T, Bénin Télécoms Services est aujourd’hui en mesure de proposer aux entreprises privées mais aussi à l’administration publique et au grand public en général, des services d’accès à internet haut et très haut débit basés sur diverses technologies dont le service sur fibre optique », renchérit la Ministre.

Gaëlle Massang

Angola : le gouvernement souhaite intensifier la transformation numérique en 2020

[Digital Business Africa] – Le ministre angolais des Télécommunications et des Technologies de l’information (MTTI) José Carvalho da Rocha a tenu une réunion entre son ministère et les opérateurs de services de communications électroniques et services postaux, au cours de laquelle il a annoncé qu’« il y aura une révolution symbolique dans la manière dont les services sont fournis et dans la manière dont la télévision et la radio sont mises en œuvre avec la mise en œuvre de la TNT » (Télévision numérique terrestre), un projet de migration numérique qui est l’une des priorités MTTI pour les années à venir, nous rapporte le site porotalangop.

À l’heure actuelle, le secteur emploie plus de 7 000 employés directs et compte plus de 50 licences multiservices accordées, et  selon lui, au premier trimestre 2020, les services d’octroi de licences d’AINCOM seront disponibles sur le portail électronique des services publics (SEPE), un outil d’intégration pour la fourniture de services publics en ligne, qui a été créé dans le but de réaliser la modernisation administrative et identifier des solutions visant à réduire la bureaucratie dans l’accès aux services publics.

José Carvalho da Rocha a également déclaré que la zone postale devrait également être considérée par les hommes d’affaires du secteur comme un défi majeur. «Les entrepreneurs doivent regarder l’ensemble du pays. Nous voulons des LMS dans toutes les dimensions de notre territoire, de nos frontières et de nos villages », a-t-il déclaré.

Le régulateur des communications électroniques d’Inacom a ouvert la porte à des contacts permanents, à la médiation et à la conciliation chaque fois qu’il existe des préoccupations concernant le partage des infrastructures et d’autres problèmes des opérateurs. L’objectif est de créer les conditions du point de vue réglementaire, politique et des infrastructures, les opérateurs de l’industrie réfléchissant aux meilleurs prix et améliorant la qualité des services.

L’Angola compte actuellement trois sociétés fournissant des services de télécommunications, Unitel, avec une part de marché de 80%, Movicel, avec les 20% restants et Angola Telecom, dont la position est pratiquement insignifiante, avec une part de 45% attendue. Privatisé, le secteur des télécommunications est considéré par l’exécutif angolais comme un élément stratégique de la croissance du pays.

Gaëlle Massang

Huawei annonce que chaque service Google sera remplacé sur ses smartphones par des équivalents issus de ses services avant 2020

[Digital Business Africa] – Selon l’Indian Economic Reports, Huawei promet de remplacer chaque service de Google par un équivalent issu de ses programmes Huawei Mobile Services. Le responsable Huawei et Honor en Inde, Charles Peng, affirme que des problèmes tels que ceux relatifs à la messagerie, la navigation ou le paiement seront réglés à la fin du mois de décembre, nous rapporte 01net.

De plus, ce dernier assure que les propriétaires de smartphone du constructeur chinois ne verront aucune différence entre les Huawei Mobile Services et leurs concurrents, les Google Mobile Services. Si Huawei réussit techniquement à remplacer ces derniers, cela ne veut pas dire que les applications Google pourront figurer sur ses smartphones.

 En effet, le Play Store et d’autres applis, en plus de celles citées plus haut, telles que Google Calendar ou l’Assistant Google ne pourront toujours pas être installées sur les téléphones portables Huawei et Honor. Les smartphones du constructeur chinois, Huawei, fonctionnent sous Android mais sont dépourvus des services et des applications de Google, du Play Store à Google Chrome, en passant par Gmail et Google Maps. Ils ne comportent pas non plus certains programmes sous-jacents, des APIs, qui permettent, par exemple, le paiement sur certaines applications pourtant indépendantes de Google.

Gaëlle Massang

Nigeria : le gouvernement réaffirme la nécessité d’impliquer plus de femmes dans le numérique

[Digital Business Africa] – Le ministre nigérian des communications et de l’économie numérique, Isa Pantami, a marqué la nécessité d’accès au digital pour les femmes afin d’autonomiser davantage les populations et augmenter le potentiel économique.

« La technologie numérique révolutionne le monde en fournissant un accès à l’information, au financement et aux réseaux, qui sont tous nécessaires pour que les femmes atteignent leur plein potentiel économique et créent des communautés plus autonomes, » a déclaré Pantami représenté par F. Istifanus le secrétaire permanent de son ministère et repris par la presse locale, à l’occasion d’un forum tenu récemment à Lagos sous le thème : « connecter les femmes pour la croissance dans l’économie numérique », nous informe ciomag.

Pour lui, il est nécessaire de combler l’écart numérique entre les sexes afin que les femmes ne soient pas laissées hors de la révolution. L’autonomie économique des femmes permet d’après lui de réinvestir dans les familles, les communautés en produisant un effet multiplicateur et stimulateur de croissance et de stabilité.

« Pour stimuler le développement de l’industrie des TIC, il est nécessaire d’élargir la base de la demande. Bien que les femmes constituent environ 50% de la population nigériane, un nombre considérable reste à intégrer dans l’économie des TIC, » a souligné le ministre.

Selon lui, « beaucoup sont incapables d’avoir accès aux produits et services ainsi qu’à l’alphabétisation, créant ainsi des opportunités d’expansion de la demande qui augmenteront les revenus des opérateurs et des fournisseurs de l’industrie des TIC et, par conséquent, du gouvernement ».

D’après le bureau national des statistiques nigérian, les jeunes hommes ont presque deux fois plus de chances d’avoir une carrière dans ce domaine que les femmes. Lesquelles ne représentent en moyenne que 22% du nombre total de diplômés universitaires en ingénierie et technologie annuellement.

Elles représentent également un cinquième du nombre total de personnes travaillant dans ce secteur. Actuellement le pays compte environs 39 initiatives offrant des formations visant à intégrer plus de femmes dans les technologies. Elles sont actives dans une quinzaines d’Etats nigérians. Plusieurs observateurs pensent qu’avec un meilleur financement les nigérianes peuvent être davantage formées et soutenues dans les carrières de la sphère digitale, nous rapporte ciomag.

Gaëlle Massang

Sénégal : le gouvernement prend des mesures fortes pour se positionner parmi les 7 pays leaders africains de l’innovation

[Digital Business Africa] – Le ministre de l’économie Numérique et des télécommunications a exprimé son souhait  de voir le Sénégal se positionner parmi les 7 pays leaders africains. A ce titre, informe, le ministère,  un projet de « loi portant création et promotion de la startup au Sénégal » a été initié et déjà validé en Conseil des Ministres du 06 novembre 2019.

Ce projet de loi a pour objet de mettre en place un cadre incitatif pour la création et le développement des startups au Sénégal basé sur la créativité, l’innovation, l’utilisation des nouvelles technologies, la réalisation d’une forte valeur ajoutée ainsi qu’une compétitivité au niveau national et international. Il a été transmis à l’Assemblée nationale, nous informe socialnetlink.

Dans cette optique, le Ministère a également initié un processus d’identification et de cartographie de l’ensemble des startups du numérique. Ce travail permettra de mieux réorienter et renforcer notre politique d’accompagnement et de soutien de l’éclosion des startups.

Par ailleurs, l’Etat du Sénégal et ses différents démembrements entendent faciliter l’adoption des services émergents comme l’Internet des Objets, le Big Data, l’Intelligence artificielle, les services financiers numériques/Fintechs, le commerce électronique, etc. en levant les éventuelles barrières.

Les réformes, déjà adoptées dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie « Sénégal numérique 2025 », constituent une première série d’actions qui permettront d’accroître l’accès et l’usage de la population aux services de télécommunications, et de promouvoir l’essor d’une économie numérique compétitive et inclusive

Gaëlle Massang

France : L’Autorité de la concurrence inflige 150 millions d’euros d’amende à Google pour abus de position dominante sur le marché de la publicité

[Digital Business Africa] – L’Autorité de la concurrence a annoncé vendredi 20 décembre 2019 avoir infligé 150 millions d’euros d’amende à Google pour abus de position dominante sur le marché de la publicité liées aux recherches (Google Ads).

Le gendarme de la concurrence s’était saisi de ce dossier après une demande de la société Gibmedia, qui édite des sites d’informations sur la météo (info-meteo.fr), les données d’entreprises (info-societe.com) et les renseignements téléphoniques (pages-annuaire.net et annuaires-inverse.net), dont certains offrent des services payants. L’entreprise avait vu son compte Google Ads (anciennement AdWords) suspendu sans préavis. Elle estimait que la procédure suivie par Google et les motifs de la suspension n’étaient pas objectifs, transparents, et non discriminatoires.

L’autorité considère que « les règles de fonctionnement de Google Ads imposées aux annonceurs, sont établies et appliquées dansdes conditions non objectives, non transparentes et discriminatoires ». Des sites étaient suspendus quand d’autres au contenu similaire étaient maintenus, nous renseigne le site businessinsider.

 Elle estime que Google n’a pas une relation équilibrée avec les marques et entreprises, avec des conséquences à la fois pour les clients annonceurs mais aussi pour les utilisateurs du moteur de recherche en les privant d’un accès « à des sites aux modèles économiques innovants ».

L’Autorité a également enjoint à Google de « clarifier les règles de fonctionnement de sa plateforme publicitaire Google Ads et des procédures de suspension des comptes », de certains annonceurs. Google devra publier « un résumé de la décision » sur la page d’accueil de Google.fr et la version de Google.com accessible en France, pendant une semaine.

Au début de l’année 2019, ce sont les autorités européennes qui avaient infligé une amende de 1,49 milliards d’euros pour abus de position dominante de sa plateforme publicitaire AdSense. Outre la sanction financière, l’Autorité ordonne également à Google de lui transmettre chaque année un rapport précisant notamment le nombre de plaintes déposées à son encontre par les internautes français, le nombre de sites et comptes suspendus, la nature des règles violées et les modalités de la suspension.

Google devra également présenter, dans un délai de deux mois, un rapport détaillant les mesures et procédures qu’elle compte mettre en œuvre pour se conformer aux injonctions, et dans un délai de six mois, un rapport détaillant l’ensemble des mesures et procédures qu’elle a effectivement mises en place, nous précise businessinsider.

Gaëlle Massang

Aurélien Nkam [Africa-Shops] : « Le modèle de Jumia au Cameroun était non adapté au marché local »

[Digital Business Africa] – Le Camerounais Aurélien Nkam, promoteur d’Africa-Shops, donne sa lecture de la fermeture il y a quelques semaines de la filiale camerounaise de Jumia. Plus encore, il présente à Digital Business Africa quelques recettes de sa plateforme d’e-commerce Africa-Shops, tout comme il revient sur le différend qui l’oppose au groupe français CFAO.

Digital Business Africa : Quelle analyse faites-vous de la fermeture de Jumia au Cameroun?

Aurélien Nkam : Ces sept dernières années, les différents acteurs de l’e-commerce ont inculqué aux populations camerounaises la culture d’achat en ligne. Aujourd’hui, des centaines de milliers de Camerounais ont déjà adopté ce mode d’achat. Néanmoins, certains acteurs ont décidé de se retirer, car leur modèle économique n’était pas adapté au marché camerounais.

Mais, le secteur de l’e-commerce est mature et l’avenir reste prometteur. Notre concurrent cité a fait les frais de ce modèle non adapté au marché local. Et il n’est pas le seul à avoir fermé boutique après seulement quelques mois ou années d’activité.

Donc, clairement pour nous c’est le modèle économique qui est en cause et non le manque de marché local. La preuve, Africa-shops existe depuis 5 ans. D’où l’importance de rassurer notre clientèle sur la pérennité de nos activités.

Aurélien NKAM

Etre Camerounais, connaître le public, les clients, les besoins, a été un avantage pour nous. Aurélien NKAM

Digital Business Africa : Africa-Shops connaît-il les mêmes problèmes que les autres acteurs de l’e-commerce au Cameroun ?

Aurélien Nkam : Nous sommes installés au Cameroun depuis 2014 et avec du recul, nous sommes parmi les précurseurs en termes d’offres pour ce type de consommation dans notre pays. Et ce n’est pas sans difficultés.  Africa Shops est une start-up africaine et son modèle économique est différent de celui des multinationales européennes. Etre Camerounais, connaître le public, les clients, les besoins, a été un avantage pour nous.

Cependant, notre croissance a ralenti entre 2016 et 2018 lorsque la CFAO (Comptoir Français d’Afrique de l’Ouest) a créé un site e-commerce similaire au nôtre : Africashop sans ‘s’. Ce site a été lancé en 2016 en Côte d’ivoire et au Sénégal deux ans après la mise en ligne de notre site. Ce fut un acte de concurrence déloyale et parasitaire de la part d’une multinationale à l’égard d’une start-up africaine. Ce site a créé la confusion auprès de nos clients. En outre, nous avons dépensé beaucoup de ressources financières pour faire face aux procédures administratives et judiciaires en France, au Cameroun et en Côte d’Ivoire.

Digital Business Africa : Justement où en êtes-vous de la bataille juridique avec CFAO ?Aurélien Nkam : Le tribunal de Nanterre se prononcera sur ce différend en mars 2020. Néanmoins, les clients, qui sont les juges ultimes, ont déjà donné leur verdict. Ils ont sanctionné le modèle économique de CFAO, l’obligeant à fermer son site en 2018. 

Digital Business Africa : Quelles sont les recettes d’Africa-Shops?

Aurélien Nkam : La première recette d’Africa-Shops est celui d’avoir noué des partenariats étendus avec un réseau de fournisseurs restreints. Ce partenariat nous permet de garantir la qualité des articles vendus sur notre portail. Nous livrons en moins de 48 h les articles commandés par nos clients. Notre premier défi est donc logistique. Précision, Africa Shops (www.africa-shops.cm) vend des articles non alimentaires et la sélection des fournisseurs, très rigoureuse est essentielle pour fidéliser nos clients.

Africa Shops

Digital Business Africa : Selon vous, le marché camerounais est-il mature pour le commerce en ligne ?

Aurélien Nkam : Ces sept dernières années, les différents acteurs de l’e-commerce ont inculqué aux populations camerounaises la culture d’achat en ligne. Aujourd’hui, des centaines de milliers de camerounais ont déjà adopté ce mode d’achat.  

Digital Business Africa : Quels sont les ingrédients nécessaires pour la réussite du marché de l’e-commerce au Cameroun ?

Aurélien Nkam : Pour un acteur comme nous, finalement, c’est le rapport de confiance que nous construisons avec nos clients d’une part et avec nos fournisseurs, d’autres part. Donc, l’un des principaux défis est logistique.

Digital Business Africa : À votre avis quels sont les principaux défis à relever pour l’essor du e-commerce en Afrique?

Aurélien Nkam : L’adressage postal et les coûts d’internet pour les particuliers sont des handicaps pour l’essor du e-commerce en Afrique. 

Propos recueillis par Digital Business Africa

Le Tchad adopte un projet de décret portant suppression des frais de roaming pour les pays du G5 Sahel

[Digital Business Africa] – Le ministère des Postes et des Nouvelles technologies de l’information et de la communication a présenté en conseil des Ministres de ce jeudi 19 décembre 2019, un projet de décret portant sur l’exonération des pays du G5 Sahel du paiement des frais d’itinérance pour les communications électroniques internationales entrantes au Tchad.

Cette tempérance contribuera à une plus grande intégration des populations de l’espace G5 Sahel et facilitera les renseignements entre ces pays frères pour une lutte accrue et plus efficace contre le terrorisme. Le Tchad, en prenant cette résolution, réaffirme sa volonté de respecter son engagement pris lors du Sommet du Niger, selon tchadinfos. Cette dynamique enclenchée permet également au Tchad de tirer le bénéfice découlant de la suppression des frais d’itinérance.

L’itinérance ou le « roaming » offre un certain confort et permet aux populations des pays du G5 Sahel de communiquer au tarif local en cas de voyage dans l’un des pays membres tout en conservant leurs numéros d’appel locaux.

Le projet est la concrétisation de la volonté des chefs d’État du G5 Sahel, exprimée lors du sommet de Niamey au Niger en février 2018, et qui a conduit à la formulation et l’adoption d’une résolution portant suppression des frais d’itinérance au sein du G5 sahel au conseil des Ministres du 29 octobre 2019, nous informe tchadinfos.

Gaëlle Massang

Togo : les opérateurs Togocel et Moov s’associent à La Poste pour lancer un projet dans la finance digitale

[Digital Business Africa] –  La Poste togolaise et les opérateurs télécoms, Togocel et Moov, se sont associés pour lancer ce jeudi 19 décembre 2019, le projet baptisé ‘’Réseau d’agents granulaires’’ un nouveau projet dans la finance digitale qui vise les zones rurales.

Le ‘’Réseau d’agents granulaires‘’ met à la disposition des populations en zones rurales des services de la société des postes du Togo. Plus de 100 agents sont déployés à cet effet sur le terrain. Ce nombre devrait atteindre 3000 d’ici 2021. Les populations, avec l’assistance des agents du réseau, pourront aussi facilement payer leurs kits solaires dans le cadre du projet CIZO.

Ce projet qui arrive à maturité a connu une phase pilote depuis août 2019, avec l’appui des partenaires comme la Banque africaine de développement (BAD). A en croire le Directeur Général de la poste, Kwadzo Dzodzro Kwasi, 20 mille transactions électroniques ont été enregistrées au cours de cette phase. De plus, les flux financiers (entrants et sortants) sont estimés à 150 millions de FCFA, nous informe le site Ciomag.

La Poste, à travers ce projet, s’appuie sur le mobile money pour faciliter l’accès des populations aux services comme le payement de leurs factures, les opérations sur les comptes Eco CCP de la poste, des transferts mobile money des deux opérateurs télécoms.

Gaëlle Massang

Nigéria : la fintech Kuda, banque exclusivement numérique, risque de perturber le marché

[Digital Business Africa] – Une banque exclusivement numérique, Kuda, a rejoint la montée en puissance de l’espace FinTech du Nigéria, avec un modèle commercial destiné à perturber le secteur bancaire. Il fournit des services bancaires complets via ses téléphones Android et ses applications iPhones pour permettre aux Nigérians ayant accès à Internet de gérer un compte courant, d’économiser automatiquement de l’argent et de gagner jusqu’à 15% d’intérêt annuel sans le fardeau des frais bancaires.

 « Le fait d’être uniquement numérique nous rend agiles et nous place à la pointe de l’innovation financière », explique Ore Fakorede de Kuda. « Cela supprime également les coûts élevés associés à la gestion d’un réseau de succursales physiques comme le font les banques traditionnelles. Combinés, ils nous donnent un avantage pour surperformer les banques traditionnelles à long terme. »

Cette réduction des coûts permet d’alimenter leur modèle commercial pour exclure les frais de maintenance de carte, de maintenance de compte et de transfert excessif, ce qui permet aux clients d’économiser des milliers de nairas par mois. Il aide également à fournir gratuitement aux clients des cartes de débit à l’échelle nationale, différenciant ainsi leur offre des portefeuilles numériques.

Nous offrons déjà à nos clients qui s’inscrivent avec leur numéro de vérification bancaire (BVN) 25 virements gratuits chaque mois à vie“, ajoute Fakorede. “Nous gagnons de l’argent en investissant des dépôts dans des titres sans risque et adossés au gouvernement ainsi que des frais de transaction que nous facturons aux commerçants. À l’avenir, nous tirerons des revenus des intérêts prélevés sur les prêts.”

Kuda intervient peu après le plan annoncé par la Banque centrale en novembre d’octroyer des licences à davantage de prestataires de paiement dans le but d’élargir l’accès aux institutions financières (IF) et d’améliorer le taux d’inclusion financière du Nigéria à 80% d’ici la fin de 2020. En plus de chercher à briser l’attachement des utilisateurs aux succursales de banques de briques et de mortier existantes, il vise également à réduire les frais

Autorisé par la Banque centrale du Nigéria, Kuda aurait collecté 1,6 million de dollars de financement de pré-amorçage, à la suite d’OPay, Interswitch et PalmPay, qui ont tous collecté d’énormes sommes en 2019, rapporte le site Itnewsafrica.

Gaëlle Massang

Afrique du Sud : Afri Ride, une application mobile sécurisée de partage de trajet est lancée

[Digital Business Africa] – Avec des solutions sur mesure pour la communauté des voyageurs africains, l’application mobile de partage de trajet Afri Ride est désormais disponible en Afrique du Sud et se développera dans d’autres marchés africains dans un avenir proche.

Les facteurs économiques et autres ont rendu le fait d’être propriétaire d’une voiture plus difficile que jamais – avec un nombre moyen de reprises de voiture allant de 600 à 1500 voitures par mois. Il est facile de supposer que les propriétaires de voitures se battent pour remplir suffisamment toutes leurs obligations financières. Afin de contourner les reprises de possession de véhicule, Afri Ride fournit la solution ultime pour subventionner les dépenses associées à la possession d’une voiture, nous informe le site itnewsafrica.

 Joe Moyo, directeur général de l’application de covoiturage, décrit l’application comme incroyablement simple à utiliser. « Tout ce que les utilisateurs ont à faire est de télécharger leurs détails de voyage tels que le lieu de début et de fin, la date de voyage et le nombre de sièges vides disponibles, cela permet alors aux voyageurs se dirigeant dans la même direction de réserver leur siège. »

Afri Ride a intégré un service de chat (Mbira Chat) qui permet aux utilisateurs de communiquer (localisation en direct, SMS, appel vocal ou appel vidéo) avant même de réserver le siège ou la voiture. De plus, Afri Ride protège l’argent de ses utilisateurs en facilitant tous les paiements via une plateforme sécurisée 3D pour éviter toute utilisation frauduleuse par des tiers. L’entreprise dispose également d’un centre d’expérience de contact ouvert 24h / 24.

Gaëlle Massang

Louise Mushikiwabo nomme Henri Eli Monceau au poste de directeur de la Francophonie économique et numérique

[Digital Business Africa] – Il était jusque-là ambassadeur, Représentant permanent de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) auprès des Nations Unies à Genève et à Vienne. Henri Eli Monceau occupera à présent le poste de directeur de la Francophonie économique et numérique. Sa promotion validée la Rwandaise Louise Mushikiwabo, nouvelle SG de l’OIF, est rapportée par le magazine Jeune Afrique dans son édition du 23 décembre 2019. Il est remplacé à son poste à Genève par le Canadien d’origine camerounaise Georges Nakseu Nguefang, ancien directeur des affaires politiques de Michaëlle Jean.

Henri Eli Monceau va donc remplacer le Togolais Kako Nubukpo, suspendu le 5 décembre 2017 par l’ancienne SG de l’OIF, Michaëlle Jean, pour ses positions anti-francs Cfa. Un appel d’offres en vue de son remplacement avait été lancé en avril 2018.

Lire aussi : Michaelle Jean explique les raisons du limogeage de Kako Nubukpo

Le choix final a été porté sur Henri Eli Monceau qui n’a passé qu’à peine une seule année au poste de représentant permanent de l’OIF auprès des Nations Unies à Genève après la présentation de ses lettres de créance au Directeur général de l’ONUV M. Yury Fedotov, le 14 février 2019. Cela fait au total deux ans et sept mois qu’il travaille pour l’OIF.

Henri Eli Monceau
Henri Eli Monceau et les ministres en charge du numérique Aurelie Adam Soulé Zoumarou (Bénin) et Kamissa Camara (Mali)

Au sein de l’OIF, le nouveau directeur était déjà actif dans le secteur du numérique en Afrique. C’est ainsi qu’il a par exemple participé et représenté la SG de l’OIF à Cotonou au Bénin le 31 mai 2019 lors de la première réunion du Réseau francophone des ministres en charge de l’économie numérique. Il avait alors salué l’action de la ministre Aurélie Adam Soulé Zoumarou désignée présidente de ce réseau les 11 et 12 octobre 2018 en Arménie à EREVAN, lors du 17ème Sommet de la francophonie. « Le numérique rebat les cartes. Nous  sommes à l’aube d’une nouvelle civilisation et ceux qui rompent leur épingle du jeu, sont ceux qui auront pris des initiatives fortes pour renouveler le modèle dans lequel nous fonctionnons comme vous Madame la Ministre… Vous faites partie des personnes qui ont compris les enjeux du numérique. Sous votre direction, sous votre magistère et sous celui de vos collègues, l’espace francophone peut imaginer jouer un rôle nouveau», avait-t-il indiqué       

Riche carrière dans le numérique

Henri Eli Monceau a occupé tout au long de sa carrière des postes en lien avec le développement du numérique. Parmi ces postes de responsabilité on peut citer celui de Haut-Représentant des Gouvernements de la Wallonie et de la Fédération Wallonie-Bruxelles (Belgique) pour les Droits fondamentaux, la Société de l’information et l’Économie numérique. C’était de mai 2014 à juin 2017. A cette position, il était en charge de la diplomatie multilatérale dans les domaines des droits de l’homme et de la gouvernance numérique et de l’économie. Durant près de cinq ans, d’octobre 2009 à mai 2014, il a été directeur de cabinet du Vice-Président du Gouvernement de la Wallonie et Ministre de l’Économie, des Nouvelles Technologies et du Commerce extérieur (2009-2014). Ici, il avait la charge la définition et l’implémentation des politiques visant à développer la créativité, l’innovation, les nouvelles technologies et les TIC auprès des jeunes et entrepreneurs.

Henri Eli Monceau a par ailleurs été Directeur de cabinet de la Vice-première Ministre, Ministre de la Mobilité et des Transports du gouvernement fédéral Belge. Ceci de juin 1999 à mai 2003

Ce que le nouveau directeur de la Francophonie économique et numérique pense de l’Afrique.

https://www.facebook.com/208045372567831/videos/1554400087932346/?t=463.

Parmi les autres casquettes à l’actif d’Henri Eli Monceau, celles de Conseiller pour les relations internationales du Ministre de l’Économie et du Commerce extérieur de la Wallonie (2006-2009) ; Co-directeur du programme « Gouvernance multilatérale et démocratie délibérative » au sein de la fondation internationale Notre Europe/Institut Jacques Delors (2004-2009) ; Conseiller auprès de la Commission européenne (1996-1999) ; et Chargé de projet pour les politiques de jeunesse et d’éducation au sein du Forum jeunesse de l’Union européenne (1990-1996).

Henri Eli Monceau

Le nouveau directeur de la Francophonie économique et numérique est titulaire d’un master en Affaires publiques et Relations internationales de l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne et d’un master en Economie du Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM). Il est également diplômé en histoire de l’Université de Louvain.

Par Beaugas – Orain DJOYUM

Une nouvelle équipe dirigeante d’ISOC Cameroun attendue lors de la « Journée Numérique Communautaire ISOC » à Yaoundé

[Digital Business Africa] – Le comité de « Réjuvénation » d’ISOC Cameroun organise le samedi 21 décembre 2019 dans la salle de conférences du bâtiment annexe du MINPOSTEL à Yaoundé à partir de 08 heures une journée dédiée au numérique baptisée « Journée Numérique Communautaire ISOC ». Elle entre en droite ligne avec les principes fondamentaux d’ISOC qui prônent la participation ouverte, l’assistance mutuelle et le partage des connaissances, la collaboration dynamique, la non-discrimination dans le respect de la démocratie et de la déclaration universelle des Droits de l’homme, l’autorégulation, la liberté d’expression, le respect de la vie privée, la sécurité en ligne.

Cet évènement est placé sous le parrainage du MINPOSTEL et sera meublé de deux ateliers de plaidoyer sur les sujets de l’heure liés à l’internet, suivi d’une Assemblée générale extraordinaire qui verra la mise en place d’une nouvelle équipe dirigeante d’ISOC Cameroun.

Parmi les deux principaux intervenants, il faut noter Victor Ndonnang, Community Engagement Manager Africa de l’ISOC. Il présentera le plan d’action 2020 de l’Internet Society avec un accent sur l’implication et l’engagement de la communauté des membres et chapitres. M. Sebastien Bachollet  pour sa part entretiendra les participants sur les possibilités de création d’une communauté Internet locale.

Toutes les entités, les acteurs et la communauté des utilisateurs dans le domaine y sont invités.

Tous attendus

En effet, ISOC (Internet Society) est une organisation internationale de plus mille adhérents répartis dans le monde dans les branches pays qui milite pour la promotion, la vulgarisation et l’utilisation sécurisée et responsable de  l’Internet.

Sa mission consiste à assurer l’essor, l’évolution et l’utilisation de l’internet pour le bienfait de toutes et de tous à travers le monde. Si le plan technique du développement des technologies de l’information et de la communication (TIC) occupe une part importante des travaux d’expertise, le plan sociétal tend à s’imposer fortement dans la mesure où les interlocuteurs actifs et motivés se manifestent de plus en plus nombreux, en provenance de tous les coins de la planète.

Pour Michel TCHONANG LINZE, président du Comité de « Rejuvenation » d’ISOC Cameroun, à l’aube de la 4e révolution industrielle que connaît actuellement l’humanité, celle du numérique, il est important de saisir les opportunités nouvelles offertes par l’internet pour façonner notre avenir. D’où l’intérêt de cette rencontre.

Par Digital Business Africa

Facebook avoue connaître votre emplacement même si vous désactivez vos données de localisation

[Digital Business Africa] – Dans une lettre adressée à deux sénateurs américains le 12 décembre 2019 et relayée sur Twitter mardi 7 décembre 2019, Facebook admet qu’il sait en permanence où vous vous trouvez, que vous ayez activé ou non la géolocalisation sur votre smartphone ou tout appareil mobile possédant l’application.

« Même si quelqu’un n’active pas les données de localisation, Facebook peut tout de même déterminer en partie son emplacement grâce aux informations qu’il fournit à travers ses activités et ses connexions sur nos différents services », a déclaré le groupe californien spécialisé dans la collecte des données personnelles de toutes sortes sur ses quelque 2,2 milliards d’utilisateurs quotidiens d’au moins une de ses plateformes (Instagram, Messenger, WhatsApp, Facebook).

Elles constituent le fondement de son modèle économique : l’exploitation commerciale des profils des consommateurs via le ciblage publicitaire ultra fin, à très grande échelle.  Mais à c propos, Chris Coons, sénateur démocrate, et Josh Hawley, élu républicain, ont écrit au géant il y a près d’un mois pour lui demander des comptes sur la façon dont il collecte ce type de données. “Facebook admet“, a réagi Josh Hawley mardi, en partageant un tweet d’une journaliste de The Hill, qui a publié les trois premières pages de la lettre. “Même si vous désactivez l’option position, ils continuent de traquer votre emplacement pour faire de l’argent (en vous envoyant des pubs)“, continue-t-il. “Pas de contrôle sur vos infos personnelles. (…) C’est pour ça que le Congrès doit agir“, nous informe le site Businessinsider.

Dans sa réponse aux sénateurs, Facebook indique que lorsque les personnes désactivent la géolocalisation, la plateforme dispose tout de même d’indices. Mais ce sont surtout les adresses IP (système d’identification d’une connexion sur internet) qui trahissent les utilisateurs soucieux de confidentialité. Dans ce cas, Facebook précise néanmoins s’arrêter au niveau de la ville ou du code postal, sans chercher à aller plus loin, sauf pour des questions de sécurité, nous indique le site.

Gaëlle Massang

Amazon, Apple et Google vont travailler sur une norme commune pour rendre l’accès plus facile à leurs objets connectés

[Digital Business Africa] – Les trois géants de la tech, Amazon, Apple et Google, ainsi que la fondation Zigbee Alliance, ont décidé de créer une nouvelle norme “libre de droits” pour assurer la compatibilité entre équipements de la maison intelligents « avec la sécurité comme priorité », souligne un communiqué commun. Ce nouveau groupe de travail doit permettre d’unifier la grande variété de normes qui existent aujourd’hui pour fonctionner avec Alexa, l’assistant numérique d’Amazon, Google Assistant ou encore Siri d’Apple.

Ce projet de normes, baptisé Project Connected Home over IP, a pour but « d’améliorer l’expérience des consommateurs qui pour l’heure essayent d’utiliser ces équipements intelligents qui ne sont pas compatibles entre eux », souligne le communiqué.  On ne sait pas à quel horizon les premiers produits compatibles seront lancés. « Nous pensons que ce nouveau protocole pourra être adopté très largement par différents systèmes ainsi que les assistants numériques », ajoute le communiqué.

La fondation Zigbee Alliance, qui se joint à l’effort, avait été créée en 2002 par des grandes marques comme Samsung, Ikea, Legrand ou le distributeur Kroger pour mettre en place une norme universelle pour les équipements intelligents qu’ils produisent ou vendent. L’alliance se concentrera au départ sur les dispositifs de sécurité des maisons connectées, comme les détecteurs de fumée, les portes et serrures intelligentes, les systèmes de sécurité, les prises électriques ou les stores de fenêtre, nous renseigne le site Businessinsider.

Selon le cabinet IDC, cité par CNBC, le marché mondial des appareils électroménagers intelligents devrait croître de 23,5 % sur un an, pour atteindre près de 815 millions d’unités livrées en 2019. Ce chiffre devrait atteindre 1,39 milliard d’appareils en 2023. Il est donc impératif pour les fabricants et distributeurs de faciliter leur utilisation afin d’assurer voire de dépasser ces prévisions.

Gaëlle Massang

La Tanzanie connaît une forte augmentation de l’utilisation des smartphones et de l’Internet mobile

[Digital Business Africa] – Selon des recherches récentes de la société de données et d’analyse GlobalData, il y a une augmentation de l’adoption des smartphones et cela entraînera probablement une nouvelle pénétration d’Internet dans le pays. L’analyse de GlobalData indique que l’utilisation des smartphones en Tanzanie augmentera à un taux de croissance annuel composé (TCAC) relativement rapide de 19% et « représentera plus de 30 millions d’abonnements mobiles » d’ici la fin de 2024.

 Cela signifie que l’utilisation des smartphones en Tanzanie dépassera celle des téléphones portables. Les téléphones portables sont actuellement les principaux types de téléphones portables utilisés en Tanzanie, explique GlobalData, car ils représentent 70% du total des abonnements au téléphone dans le pays. « Cette croissance des smartphones est largement due à l’augmentation des déploiements de réseaux 3G et 4G par des opérateurs mobiles tels que Vodacom et Tigo. Par exemple, Vodacom a ajouté plus de 300 sites 4G, couvrant 23% de la population, et ajouté plus de 190 sites 3G, atteignant 52% de la population en 2018 », a déclaré Lorenzo Solazzo, analyste technologique chez GlobalData et rapporté par le site Itnewafrica.

Solazzo a ajouté que les opérateurs de télécommunications en Tanzanie «proposaient de plus en plus de smartphones 3G et 4G abordables pour stimuler l’utilisation des données mobiles», ce qui soutiendrait également la croissance future. Tigo propose actuellement à ses abonnés des smartphones Tecno S3 3G à prix réduits qui se vendent à environ 29 $ US. Ceci est encore renforcé par des offres centrées sur les données qui incluent un accès gratuit aux applications OTT (Over-The-Top). La plupart des opérateurs en Tanzanie ont des forfaits quotidiens, hebdomadaires et mensuels ciblés pour les réseaux sociaux.

« En outre, la Tanzania Communications Regulatory Authority (TCRA) a exigé que la couverture du haut débit mobile des opérateurs mobiles du pays atteigne 90% de la population d’ici 2024, offrant des opportunités pour de nouveaux déploiements 3G et 4G dans des zones plus rurales et donc une utilisation plus mobile des données, » a expliqué Solazzo

L’Autorité tanzanienne de régulation des communications a en effet déclaré plus tôt cette année que le taux de pénétration d’Internet dans le pays était désormais de 43%, le nombre total d’utilisateurs d’Internet dans le pays passant à 23,1 millions fin 2018. « Sur les 43,6 millions d’abonnés à la téléphonie mobile, 22,2 millions d’entre eux étaient connectés aux services Internet via leurs combinés », a indiqué la TCRA dans un rapport publié en février 2019.

Gaëlle Massang

Le service de paiement mobile MoMo de MTN débarque en Afrique du Sud en janvier 2020

[Digital Business Africa] – MTN MoMo, le service permettant aux clients d’envoyer, de recevoir, d’économiser et de dépenser de l’argent ainsi que de payer des biens et des services à l’aide de leurs téléphones mobiles, devrait être mis en service au début de l’année en Afrique du Sud, après que l’opérateur de réseau mobile a déclaré avoir finalisé ses engagements avec tous les organismes de réglementation concernés, y compris la South African Reserve Bank.

MoMo sera ainsi mis à la disposition de tous les consommateurs via la fonctionnalité USSD sur * 120 * 151 # (les clients MTN peuvent composer * 151 # gratuitement) ainsi que via le téléchargement de l’application dans le Google Play Store et l’App Store d’Apple d’ici le 30 janvier 2020.

 Godfrey Motsa, PDG de MTN SA, a déclaré à cet effet que l’introduction de ce service d’argent mobile est une étape cruciale dans la stratégie de MTN et représente la participation de MTN à la « prochaine phase de convergence croissante que nous voyons entre les services financiers et la technologie mobile. » «Nous avons délibérément choisi la meilleure technologie de pointe pour activer MoMo. À cette fin, MoMo fonctionnera sur le portefeuille convergé Ericsson et nous sommes ravis de travailler en partenariat avec eux dans l’ensemble du Groupe

Felix Kamenga, Directeur Général des Services Financiers Mobiles de MTN SA, déclare quant à lui que, « nous sommes ravis de mettre ce service de paiement à la disposition des Sud-Africains car beaucoup de nos employés restent non bancarisés. Nos recherches montrent qu’environ 11 millions de Sud-Africains ne sont pas bancarisés, tandis que la population adulte reste mal desservie. MoMo vise à combler cet écart avec cette offre innovante d’argent mobile, en fournissant une solution de paiement qui encourage l’inclusion financière. »

Au cours de la phase initiale, MoMo ne sera disponible que pour les clients MTN et offrira des services de base, mais promet de nouvelles innovations au début de 2020 qui visent à faire entrer encore plus de Sud-Africains dans l’économie numérique, nous précise le site Itwebafrica. La fonctionnalité initiale de MoMo permet aux utilisateurs d’envoyer de l’argent à n’importe quel numéro de téléphone portable en SA, d’chetez des services prépayés comme l’électricité, les forfaits de données et SMS, de payer les achats aux points de caisse sélectionnés, d’effectuer des transactions Cash In et Cash Out dans n’importe quel magasin MTN ou agents Mobile Money.

MTN stipule que les utilisateurs de MoMo n’ont pas besoin d’avoir un compte bancaire réel mais doivent être un résident sud-africain, âgé de 18 ans ou plus, avec une pièce d’identité sud-africaine valide. L’utilisateur doit également être un client MTN actif pour pouvoir bénéficier d’offres promotionnelles sélectionnées.

Gaëlle Massang