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Le New York Forum Institute lance son premier événement virtuel de haut niveau consacré à l’Afrique ce 19 mai 2020

[Digital Business Africa] – Afin de réfléchir et préparer ce futur incertain bouleversé par la pandémie mondiale du COVID-19, le New York Forum Institute (NYF-Institute) organise une table ronde virtuelle de haut niveau ce 19 mai 2020 sur le thème : ” Pour un monde résilient : l’appel de l’Afrique en faveur d’une nouvelle gouvernance mondiale“.

Première en son genre, cette table ronde rassemblera des chefs d’État et de gouvernements africains qui ont fait preuve d’un leadership exemplaire lors de cette crise. À cette occasion, cet événement mettra en avant les leçons que l’Afrique peut apporter au monde, adressera les risques socio-économiques auxquels le continent est aujourd’hui confronté et abordera les perspectives du futur.

Cinq Présidents africains sont annoncés : S.E.M. Julius Maada BIO, Président de la République de Sierra Leone, S.E.M. Mahamadou ISSOUFOU, Président de la République du Niger, S.E. Hon. Uhuru KENYATTA, Président de la République du Kenya, S.E.M. Alassane OUATTARA, Président de la République de Côte d’Ivoire et S.E.M. Macky SALL, Président de la République du Sénégal.

New York Forum Institute Programme

D’autre part, plusieurs intervenants prestigieux interviendront parmi lesquels : S.E. Mme. Rania A. Al-Mashat, Ministre de la Coopération Internationale de la République arabe d’Égypte, S.E.M. Amadou Hott, Ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération Internationale de la République du Sénégal, Mr. Tony O. Elumelu, Président, Heirs Holdings, United Bank for Africa Group (UBA Group) et Transcorp Limited; Fondateur, Fondation Tony Elumelu, Dr. Acha Leke, Associé Senior et Président, McKinsey Afrique, Dr. Ngozi Okonjo-Iweala, Envoyée Spéciale de l’Union Africaine contre le COVID-19; Présidente du Conseil d’Administration, Gavi, l’Alliance du Vaccin et Dr. Vera Songwe, Secrétaire exécutive de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique.

Un Appel de l’Afrique pour Agir Ensemble

Des dirigeants africains et européens ainsi que plusieurs organisations internationales ont déjà fait état de l’importance d’agir ensemble pour assister les économies les plus fragilisées. Mais cela n’est pas suffisant.

Cet événement virtuel du NYF-Institute qui se déroulera en français et en anglais sera une opportunité d’accélérer les efforts internationaux en faveur du continent. Alors que commence la décennie décisive de notre siècle et à quelques mois du prochain G20, ce sera aussi l’occasion de dessiner les contours du monde dans lequel nous souhaitons vivre.

« Nous avons souhaité initier cette conversation avec des chefs d’État et des dirigeants africains pour évoquer les principaux enseignements à tirer de leur gestion de cette crise. En choisissant d’organiser cet évènement au sein du NYF-Institute, l’objectif est d’anticiper les prochains risques qui pourraient être une crise alimentaire, une crise de l’éducation et une non inclusion de la jeunesse et des personnes vulnérables », a déclaré Richard Attias, Président du NYF-Institute.

À propos du New York Forum Institute

Le New York Forum Institute (NYF-Institute) est une fondation à but non lucratif basée à New York et fondée par Richard et Cécilia Attias. Richard Attias est également le fondateur et le président de Richard Attias & Associates. L’objectif du NYF-Institute est de proposer des solutions concrètes et innovantespour stimuler la croissance économique en créant de nouvelles alliances, en favorisant les partenariats et en encourageant l’émergence de jeunes talents et entrepreneurs en période de crise.

Le NYF-Institute joue depuis 2010 un rôle actif de catalyseur pour mettre en œuvre ces solutions dans les pays émergents, comme par exemple le programme « Train My Generation » en Afrique.

Par Digital Business Africa. Source : NYF-Institute

Rebecca Enonchong : une vie professionnelle pour une Afrique plus digitale

[Digital Business Africa] – La Camerounaise Rebecca Enonchong brise les aprioris selon lesquels l’entrepreneuriat numérique est l’apanage des jeunes d’une certaine tranche d’âge et parfois seulement des hommes. A 53 ans, elle trône au sommet d’Afrilabs et d’AppsTech et apporte son soutien à de nombreux promoteurs africains de startups.

L’entrepreneuriat dans la peau, c’est à 17 ans que la jeune Rebecca prend pour la première fois la tête d’une entreprise alors que deux années plus tôt elle  vendait en porte-à-porte des abonnements de journaux. Parallèlement, elle fait des études supérieures à l’Université Catholique d’Amérique de Washington et y obtient un Bachelor of Science degree et une Maîtrise de Science en Économie.

Deux décennies consacrées à la promotion de la technologie en Afrique

À la fin de ses études, la fille du célèbre avocat camerounais, Henry Ndifor Abi Enonchong continue de travailler pour des organisations comme la Banque Interaméricaine de Développement (Bid) et Oracle Corporation.

En 1999, sa première entreprise AppsTech voit le jour à Bethesda au Maryland. Consciente de la nécessité de numériser le continent, elle y étend ses activités. « Nous ne devons pas rater la quatrième révolution industrielle, surtout au vu du sens de l’innovation et l’esprit d’entreprise qui caractérise la jeunesse africaine d’aujourd’hui », soutient-elle.

En plus d’AppsTech et d’Afrilabs dont elle est fière, elle apporte son expertise à Venture Capital for Africa, connue comme la plus grande communauté d’investisseurs et entrepreneurs pour l’Afrique, ainsi qu’à ActivSpaces (African Center for Technology Innovation and Ventures) et à la Fondation Salesforce.com.

Tour à tour (parfois simultanément), elle siège au conseil d’administration de ces organisations dédiées à la promotion de l’intelligence artificielle sur le continent. En 2015, elle s’engage auprès de l’association African Business Angel Network (ABAN) dont elle est un membre fondateur, pour faciliter la recherche de financements aux jeunes entrepreneurs qui n’ont que leurs idées à vendre.

Son combat pour une industrie numérique plus compétitive en Afrique se heurte cependant à des obstacles qui ont notamment entrainé la fermeture de certaines filiales d’AppsTech au Cameroun. « On dit qu’une bonne transition vers l’économie numérique pourrait faire gagner 3 % de PIB aux pays et sauver des vies : tout le monde a intérêt à ce qu’elle ait lieu, mais tout le monde ne s’en donne pas les moyens», regrette-t-elle dans un entretien accordé à ideas4development.org.

Celle qui dit être éprise des nouvelles technologies n’a pourtant jamais jeté l’éponge tant « La persévérance et la confiance en soi » sont le socle de ses actionsC’est alors sans surprise qu’elle a très souvent glané des récompenses sur plan national et davantage à l’international.

Des lauriers à n’en plus finir. 

En 2001, Rebecca Enonchong reçoit l’« African Entrepreneurship Award ». Dès lors, les prix vont s’enchainer : Leader Mondial de Demain en 2002, prix « Benjamin Franklin Award » pour les PME en 2003, finaliste du concours de l’Africaine de la Femme Digitale en 2013, WIE (les Femmes, l’Inspiration et le Réseau de l’Entreprise) en 2013 parmi d’autres.

En 2014, Black Enterprise fait d’elle la « Femme de Pouvoir » de l’année tandis que le magazine américain Forbes la classe parmi les dix femmes entrepreneurs Tech les plus influentes en Afrique.

Par Alain Brice Talla Defo (Stg)

Me Joseph Antoine Onambele : « La digitalisation reste totalement inconnue de l’administration de la justice au Cameroun »

[Digital Business Africa] –  Associé-Gérant du cabinet Onambele – Anchang & Associés, Me Joseph Antoine Onambele et quelques partenaires ont mis sur pied le groupement d’intérêt économique dénommé USAWALEX. Le GIE ambitionne de jouer un rôle majeur dans la digitalisation de l’administration judiciaire au Cameroun. Il dresse un état des lieux et confie à Digital Business Africa quelques éléments de leur stratégie.

Digital Business Africa : Vous venez de mettre sur pied un groupement d’intérêt économique dénommé USAWALEX, avec l’assistance d’un groupe d’experts en technologies de l’information et de la communication (TIC) reliés au Réseau des Professionnels des Technologies de l’Information et de la Communication (REPTIC). À quoi servira ce groupement ?

Me Joseph Antoine Onambele : ® Usawalex est né de la volonté d’un groupement d’intérêt économique à vocation internationale, d’avocats africains et afro descendants ainsi que d’avocats amis de l’Afrique de se regrouper pour répondre aux exigences de leurs clients dans le cadre du marché africain, face à la complexité des affaires internationales.

Il s’est donné pour objectif de créer un réseau personnalisé d’avocats compétents et disponibles pour assurer  au coût le plus adapté, un service juridique complet et efficace tant dans les matières relevant de leur droit national, de leurs droits communautaires que celles relatives au droit international. Les langues en usage dans le réseau sont jusqu’à date le français, l’anglais et l’espagnol. Elles s’étendront avec l’évolution du réseau, au portugais, à l’arabe, à l’haoussa et au swahili.

Notre organisation est disposée à offrir son intermédiation et son action dans toute initiative tendant au développement économique de l’Afrique et à la défense des intérêts fondamentaux du continent. Elle milite ouvertement pour l’indépendance économique et la reconstruction mentale, intellectuelle, spirituelle, philosophique et juridique de l’Afrique

Les membres du groupement ont convenu de collaborer dans le sens de leur intérêt commun et dans l’intérêt de leurs clients afin de faciliter par mutualisation si nécessaire, la défense des intérêts qui leur sont confiés. Ils gardent chacun leur personnalité juridique propre. L’activité du groupement devra obligatoirement se rattacher à l’activité économique de chacun de ses membres tout en conservant un caractère auxiliaire par rapport à celle-ci.

Un statut spécial est prévu pour les autres professionnels du corps judiciaire ou exerçant des professions connexes qui souhaiteraient y adhérer.

Digital Business Africa : Qui sont les acteurs ou entreprises intervenant dans ce groupement USAWALEX ?

Me Joseph Antoine Onambele : Nous avons au sein du groupement aujourd’hui, plus d’une vingtaine de cabinets d’avocats, deux entreprises de communication et trois banques. Nos membres sont essentiellement des cabinets d’avocats et accessoirement des entreprises détenues ou contrôlées par des africains ou des afro descendants basés en Afrique et/ou ailleurs dans le monde (aujourd’hui aux USA et en France). Nous sommes ouverts à l’entrée de nouveaux membres, africains, afro descendants ou amis de l‘Afrique, respectueux de l’idéal que nous poursuivons.

Me Joseph Antoine Onambele

Il s’agit d’un chantier nouveau sur lequel nous devons travailler avec ardeur pour nous mettre à niveau par la création d’un réseau intégré, interconnectant tous les professionnels de la justice et du droit, ainsi que toutes les instances judiciaires.Me Joseph Antoine Onambele

Digital Business Africa : Le groupement ambitionne également d’intervenir dans la numérisation des procédures. À ce jour, quel est l’état d’appropriation de la digitalisation dans l’administration judiciaire camerounaise?

Me Joseph Antoine Onambele : La digitalisation reste totalement inconnue de l’administration de la justice au Cameroun. Elle est pour l’instant le fait de tentatives isolées de cabinets d’avocats, d’huissiers ou de notaires, agissant de manière totalement indépendante, c’est-à-dire, sans aucune interconnexion.

C’est donc dire qu’il s’agit d’un chantier nouveau sur lequel nous devons travailler avec ardeur pour nous mettre à niveau par la création d’un réseau intégré, interconnectant tous les professionnels de la justice et du droit, ainsi que toutes les instances judiciaires.

Une première étape serait déjà de réussir l’interconnexion autour d’une plateforme unique des réseaux interconnectés des praticiens privés du droit entre eux (instances privées d’arbitrage et de médiation, notaires, avocats, huissiers, enseignants,…) en attendant de bâtir des passerelles entre eux, les banques et les universités avec pour projet final d’élargir la plateforme bâtie à l’ensemble des opérateurs privés et publics incluant l’administration de la justice, les cours et les tribunaux, les officiers de police judiciaire et les agences indépendantes liées à la justice ou poursuivant les mêmes objectifs qu’elle (CONAC, Commission des droits de l’homme, agences de régulation,…)

Digital Business Africa : Comment la digitalisation et la dématérialisation des procédures judiciaires peuvent-elles améliorer le travail quotidien des avocats que vous êtes ?

Me Joseph Antoine Onambele : La dématérialisation que nous envisageons portera à la fois sur cinq domaines. D’abord, la transmission des données écrites telles que l’introduction des actions en justice, la production et la communication des mémoires, des requêtes et des preuves, l’émission et la signification des actes juridictionnels et d’administration judiciaire, les échanges entre avocats et officiers publics ou ministériels, les relations entre les praticiens et les officiers de police judiciaire, les échanges entre greffes, cours, tribunaux et chancellerie, …

Ensuite, vous avez le paiement par services mobiles, par monnaie électronique ou par tout autre moyen monétique des frais de justice et des redevances fiscales ou parafiscales y attachés. Par ailleurs, il faut noter la conduite par visioconférence des instances processuelles en conciliation, en chambre de conseil ainsi que celles concernant les procédures urgentes ou la mise en état des dossiers,…

Il faudra également constituer une base de données universellement accessible à toutes les parties prenantes quant à ce qui est de la traçabilité des dossiers introduits et l’information judiciaire tout court. En fin, ce processus de digitalisation de l’administration judiciaire pourrait se manifester par la construction d’une puissante bibliothèque numérique multidisciplinaire et multilingue.

Digital Business Africa : Les cabinets d’avocats camerounais s’approprient-ils déjà les outils technologiques et la dématérialisation de leurs procédures ?

Me Joseph Antoine Onambele : De nombreux cabinets d’avocats  possèdent déjà des logiciels spécialisés offrant notamment des bases d’informations structurées (intervenants, cotations, clients, contacts, dossiers, agendas des procédures, archivage, rédaction de modèles d’actes, confection semi-automatique des actes, mise en mémoire, maitrise de l’état et du calendrier des procédures …).

Ainsi, par la création de plateformes interconnectées, cette gestion ordonnée et instantanée pourrait s’étendre à l’ensemble des acteurs de la justice, les incluant progressivement dans un réseau interactif garantissant au moins, une mise en état rapide des procédures. Car comme le soutient l’informaticien américain Metcalfe, « l’utilité d’un réseau est proportionnelle au carré du nombre de ses utilisateurs».

Ainsi, plus il y a d’abonnés au téléphone ou d’utilisateurs de Facebook, plus le réseau est utile. Plus il y a de recherches sur Google, meilleur est le résultat des recherches. La qualité croît avec la taille.

Digital Business Africa : Comment le groupement entend s’y prendre quand on sait que pour une meilleure dématérialisation des procédures judiciaires c’est le gouvernement qui doit donner le la ?

Me Joseph Antoine Onambele : La participation effective de l’administration est indispensable pour optimiser l’efficacité du système. Nous démarche est évolutive en ce sens qu’elle part de l’interconnexion effective des plateformes du secteur privé de la justice (instances privées d’arbitrage et de médiation, notaires, huissiers, enseignants et avocats) auquel viendrait s’intégrer la plateforme publique réunissant l’administration de la justice stricto sensu, les cours et les tribunaux, les agences de régulations, certaines agences et autorités administratives indépendantes mais connexes à la justice.

Evidemment, il est souhaitable que l’administration de la justice, partie à la réforme envisagée, se décide à participer comme acteur direct au process, dans le cadre d’un partenariat public/privé (PPP).

Vu sous cette dernière approche, le projet est déjà mur tant sur le plan technique que sur celui de la recherche des financements éventuels.

Digital Business Africa : Comment votre projet est-il structuré justement sur ces plans technique et financier ?

Me Joseph Antoine Onambele : Sur le plan technique, l’architecture de base du projet fondé sur le cloud est déjà achevée. Les besoins en équipements ont été évalués tant en ce qui concerne la construction de la plateforme elle-même que de l’acquisition des équipements interconnectés. Et une présentation démonstrative sera exécutée dans les tout prochains jours et ouverte au public intéressé.

Sur le plan financier, nous avons mis sur pied un plan de financement à l’adresse des établissements financiers publics internationaux traditionnels. Nous avons pris langue avec quelques uns d’entre eux ainsi qu’avec quelques opérateurs privés nationaux. Notre ambition étant de mettre sur pied un financement multilatéral et public/privé.

Digital Business Africa : Vous avez également évoqué la possibilité de la mise sur pied d’un partenariat public/privé (PPP). Comment sera structuré ce PPP ?

Me Joseph Antoine Onambele : Notre montage de type PPP devrait mettre en lien trois types d’acteurs. Premièrement, le Barreau comme expert juridique et représentant la société civile. Il assure la maîtrise d’œuvre et est maître d’ouvrage délégué,  travaillant en partenariat technique et financier interne avec la GIE USAWALEX et le Réseau des Professionnels des Technologies de l’Information et de la Communication (REPTIC) dont USAWALEX est membre. Ceci avec la contribution attendue des autres ordres professionnels (notaires, huissiers,…)

Le deuxième acteur est l’Etat du Cameroun. Principalement le MINEPAT et le MINJUSTICE intervenant comme expert du gouvernement et destinataires d’une partie du produit final. Le MINJUSTICE est le maître d’œuvre.

Comme troisième acteur, nous souhaitons fermement que les agences de régulation et les autres agences administratives indépendantes soient appelées à contribution dès le lancement du projet.

Digital Business Africa : Avec la dématérialisation des procédures judiciaires, que gagnent précisément les justiciables camerounais ?

Me Joseph Antoine Onambele : Le justiciable y gagne au moins autant que les professionnels du droit. D’abord, parce que la dématérialisation, au vu du climat actuel, apparait comme un moyen de contournement du confinement et de la nécessaire distanciation spatiale que le covid19 nous impose.

Le service public de la justice peut ainsi être poursuivi sans discontinuation, à distance, de manière automatique, en limitant substantiellement l’exposition des professionnels de la justice et des justiciables à la contamination. Il en résultera forcément que les déplacements des acteurs et leurs réunions forcées au palais de justice en deviennent réduits. L’accès à la justice sera ainsi rendu plus simple et à prima facie, moins onéreux.

Ensuite, de nombreux praticiens partagent l’idée suivant laquelle la digitalisation devrait contribuer à l’instauration d’une justice plus diligente, moins onéreuse, plus sereine et surtout plus efficace.

Et enfin, quant au juge saisi, seul dans la solitude de son cabinet, sa liberté devient plus grande, son exposition au public restreinte et en conséquence, son autonomie renforcée et sa marge de manœuvre plus large. Evidemment, comme nous l’entrevoyons déjà, dans le plus grand intérêt de la justice et du justiciable.

Me Joseph Antoine Onambele

Je pense ensuite que les hommes ont toujours un comportement objectif et intéressé, c’est-à-dire, prompt à combler leurs intérêts premiers et leur confort. Les Camerounais aussi. Ils choisiront toujours la solution la plus efficace et la plus bénéfique, la moins onéreuse et la moins pénible. Or sur ce plan, entre le papier et le numérique, il n’y a pas match !Me Joseph Antoine Onambele

Digital Business Africa : Pourquoi selon vous le Cameroun doit-il adopter dès aujourd’hui dématérialisation des procédures judiciaires ?

Me Joseph Antoine Onambele : Ce n’est pas nous qui annonçons aujourd’hui la mort prochaine du papier. Elle est inscrite dans l’évolution normale de la vie et des changements des moyens et techniques de communication de l’humanité.

Nous vivons l’extraordinaire ère de la révolution numérique que certains n’hésitent pas à classer au dessus de la révolution industrielle, la plaçant au même rang que l’invention de l’écriture. C’est donc un mouvement irréversible et insubmersible de notre histoire. Notre pays aura certainement l’intelligence de se saisir de ce tournant et d’en devenir un acteur incontournable. Nous avons la ressource humaine et les moyens financiers d’y parvenir.

Je pense ensuite que les hommes ont toujours un comportement objectif et intéressé, c’est-à-dire, prompt à combler leurs intérêts premiers et leur confort. Les Camerounais aussi. Ils choisiront toujours la solution la plus efficace et la plus bénéfique, la moins onéreuse et la moins pénible. Or sur ce plan, entre le papier et le numérique, il n’y a pas match !

Digital Business Africa : Quels sont d’après vous les conditions et ingrédients nécessaires pour la concrétisation du projet de dématérialisation de l’administration judiciaire ?

Me Joseph Antoine Onambele : La réussite de ce projet dépendra de notre capacité à bâtir un groupe solidaire entre les opérateurs et les acteurs du numérique et de la communication électronique, les bailleurs de fonds et les banques locales, les ordres professionnels, les agences indépendantes, les agences de régulation, les universités et le gouvernement du Cameroun.

Une épreuve que l’on peut juger à priori de titanesque, mais qu’avec patience tact et pondération, notre groupement peut progressivement mettre en place.

Propos recueillis par Beaugas-Orain DJOYUM

Ethiopie : Le régulateur livre les détails du contenu des nouvelles licences télécoms

[Digital Business Africa] – En Ethiopie, on en sait désormais un peu plus sur les termes de la libéralisation annoncée du marché des télécommunications, et notamment sur les deux nouvelles licences mises à prix. D’après l’Autorité éthiopienne des communications (ECA), qui a publié un document de dix-neuf pages accessible sur son site Internet, la durée de ces licences sera de 15 années chacune, renouvelables pour la même durée.

Aussi, le régulateur dit se réserver le droit de choisir une méthode de délivrance de ces licences. Elle pourrait être une mise aux enchères, une soumission comparative (sélectionner un opérateur sur la base des critères financiers et techniques, notamment sa capacité à couvrir les zones exigées dans le cahier de charge), ou encore une solution à cheval entre les deux.

Enfin, le régulateur précise qu’une fois la licence accordée, la composition de l’actionnariat de l’opérateur ne devrait plus connaitre de modifications. Ainsi, tout changement majeur de part au sein du capital, notamment une prise de participation au-delà de 10% devra d’abord requérir l’aval du régulateur.

Notons qu’en Ethiopie, le gouvernement a fait le choix de libéraliser le secteur des télécommunications. Ce qui devrait mettre un terme au monopole de l’opérateur publique Ethio telecom, qui va devoir composer avec la concurrence des géants mondiaux et africains.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Afrique du Sud : Vodacom résiste en dépit de la crise sanitaire

[Digital Business Africa] – En Afrique du Sud, devant la conjoncture qui a mis l’économie à rude épreuve, l’opérateur de télécommunications Vodacom Group essaie de se maintenir à flot. Le groupe a annoncé le 11 mai le report de la publication de ses prévisions à moyen terme, en raison notamment des perspectives économiques incertaines créées par la pandémie du nouveau Coronavirus. Dans le même temps, le groupe indique avoir une augmentation de 8,9% de ses revenus annuels.

Dans un communiqué, le directeur général de Vodacom Group  évoque la progression du parc client au cours de l’année 2019 : « Nous connectons désormais 116 millions de clients à travers le groupe, y compris Safaricom – et les avantages d’une diversification prudente du portefeuille… L’augmentation des moteurs de la croissance des données nous donne la certitude que nous continuerons à avoir de l’élasticité pour compenser les initiatives de transformation des prix convenues avec la Commission de la concurrence et mises en œuvre à partir du 1er avril 2020 ».

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

China Mobile, MTN, Orange, Vodafone, TELECOM Egypt et Facebook lancent 2Africa, un vaste projet de câble sous-marin à fibre optique de 37 000 km reliant le Moyent-Orient et l’Afrique

[DIGITAL BUSINESS AFRICA] — Les opérateurs télécoms  et numérique China Mobile International, Facebook, MTN GlobalConnect, Orange, stc, Telecom Egypt, Vodafone et WIOCC ont annoncé ce 14 mai 2020 leur collaboration dans le cadre du projet de construction du câble sous-marin à fibre optique 2Africa. C’est le câble sous-marin “le plus complet au monde destiné à desservir le continent africain et la région du Moyen-Orient”, précisent-ils. 

Les partenaires ont choisi de confier la construction du câble à Alcatel Submarine Networks (« ASN »). Le projet, intégralement financé par un montant non signalé, permettra d’améliorer de façon significative la connectivité en Afrique et au Moyen-Orient.

Long de 37 000 km, 2Africa sera parmi les projets de câble sous-marin les plus importants au monde. Il connectera l’Europe (vers l’Est, via l’Égypte), le Moyen-Orient (via l’Arabie saoudite) et 21 points d’atterrissement dans 16 pays d’Afrique. Il devrait être mis en service en 2023/4 et fournir une capacité nominale allant jusqu’à 180 Tbit/s sur les éléments clés du système, supérieure à la capacité combinée totale de tous les câbles sous-marins desservant l’Afrique à l’heure actuelle. 

2Africa apportera à de nombreuses régions d’Afrique la connectivité Internet et la fiabilité dont elles ont besoin. Il répondra à la demande de capacité toujours plus importante en Afrique et au Moyen-Orient et facilitera le déploiement de la 4G, de la 5G et de l’accès haut débit fixe pour des centaines de millions de personnes.


Dans les pays connectés par le câble 2Africa, les prestataires de services obtiendront des capacités par le biais de data centers neutres ou de stations d’atterrage en libre accès, de manière équitable et juste. Cette initiative permettra de soutenir le développement d’un écosystème Internet sain dans lequel les entreprises et les particuliers pourront bénéficier d’un accès fortement amélioré. 

Le câble 2Africa a été conçu pour améliorer la résilience et maximiser la performance. Il prévoit en option une interconnexion optique directe entre l’Afrique de l’Est et l’Europe. 

Les partenaires du projet 2Africa et Airtel ont signé avec Telecom Egypt un accord concernant la fourniture d’une liaison complètement nouvelle, reliant la mer Rouge et la Méditerranée, la première depuis plus d’une décennie. 

Ce projet inclut de nouvelles stations d’atterrage , et aussi le déploiement d’une fibre nouvelle génération sur deux nouveaux itinéraires terrestres différents, parallèles au Canal de Suez, allant de Ras Gharib à Port-Saïd, et, en plus, d’une nouvelle liaison sous-marine, établissant une troisième connexion entre Ras Gharib et Suez.  

Le câble 2Africa intègrera la nouvelle technologie SDM1, conçue par ASN, permettant le déploiement d’un maximum de 16 paires de fibres, là où les anciennes technologies n’en supportaient que huit, pour une capacité améliorée à un coût plus avantageux. 

Le câble intègrera également la technologie « optical switching » (commutation optique) pour permettre une gestion flexible de la bande passante. La profondeur d’enfouissement du câble a été augmentée de 50 % par rapport aux anciens systèmes et le tracé évitera les zones touchées par les perturbations sous-marines. Toutes ces mesures ont été prises afin d’offrir le plus haut niveau de disponibilité possible.

Selon Frédéric Schepens, PDG des opérations wholesale du Groupe MTN, MTN GlobalConnect, « MTN GlobalConnect est ravie de participer à cet audacieux projet de câble sous-marin 2Africa. Cette initiative vient compléter la stratégie de fibre terrestre de MTN GlobalConnect pour connecter les pays africains entre eux et avec le reste du monde. Nous sommes fiers de jouer un rôle clé dans ce projet apportant aux communautés tous les avantages d’une  vie moderne et connectée — l’une des valeurs fondamentales de MTN ».

Alioune Ndiaye, Directeur Général d’Orange Afrique et  Moyen-Orient , a pour sa part indiqué qu’« il était naturel pour Orange, l’un des principaux opérateurs de télécommunications multiservices au monde, présent dans 18 pays d’Afrique et du Moyen-Orient, de faire partie du projet 2Africa. Cet investissement majeur complètera nos infrastructures sous-marines et nos infrastructures terrestres panafricaines existantes pour fournir aux communautés de toute la côte Ouest de l’Afrique un accès à la connectivité internationale, de manière redondante. Ce projet permettra à Orange de répondre de manière sécurisée à la nécessité d’accroître la bande passante, une étape nécessaire au développement numérique continu des régions à travers le système 2Africa ».

De son côté, Mohammed A. Alabbadi, Vice-président Wholesale chez STC indique que son entreprise est ravie d’être partenaire d’un tel projet. « Le câble 2Africa sera intégré au data center MENA Gateway (MG1) de STC, situé à Djeddah, ce qui permettra aux clients d’accéder à notre vaste contenu international et d’étendre leur connectivité régionale grâce au réseau terrestre géomaillé de stc étendu à tous les pays voisins. Cette initiative jouera incontestablement un rôle important dans l’amélioration des capacités du réseau international de stc, tout en offrant à Stc le statut d’acteur numérique régional de premier plan dans la région MENA. Ce partenariat atteste de l’engagement de stc qui, conformément au plan gouvernemental saoudien Vision 2030, encourage une transformation numérique bénéfique et l’édification d’une société numérique pour tous », précise-t-il.

Adel Hamed, Président-directeur général de Telecom Egypt, a relevé la contribution de Telecom Egypt au projet 2Africa qui marque d’après lui une étape importante dans leurs efforts visant à contribuer à la transformation numérique de l’Afrique. “Les relations entre l’Égypte et les États africains sont et resteront l’une des plus grandes priorités de notre pays. Ces relations sont aujourd’hui étendues pour concrétiser la stratégie de l’Égypte en faveur du développement actuel de l’Afrique. Nous sommes honorés de faire partie d’un projet aussi révolutionnaire aux côtés de partenaires africains et internationaux de renom. Pendant des années, nous avons franchi des étapes tangibles dans la refonte de notre infrastructure internationale et l’augmentation de la géodiversité de nos actifs afin de suivre le rythme de la demande mondiale croissante pour une bande passante importante et une connectivité mondiale. Nous sommes convaincus que 2Africa sera un ajout précieux à nos investissements diversifiés dans l’industrie du câble sous-marin », déclare-t-il

« Améliorer la connectivité en Afrique est une étape importante qui jette les bases d’une numérisation accrue à travers le continent », a indiqué pour  sa part Vinod Kumar, le PDG de Vodafone Business. D’après lui, « 2Africa offrira aux entreprises et aux consommateurs locaux une meilleure expérience en ligne, et une plus grande connectivité entre l’Afrique, l’Europe et le Moyen-Orient, qui contribuera à bâtir une société numérique plus large et plus inclusive à travers le monde. Nous sommes ravis de collaborer avec les partenaires de ce projet pour concrétiser cet objectif ».

« Le lancement de 2Africa nous permettra d’offrir à nos clients une connexion sans couture entre l’Afrique et l’Europe, associé à nos ressources de câble sous-marin SEA-ME-WE 5 et AAE-1 afin d’étendre notre présence en Asie, ce qui représente une étape importante de notre stratégie de développement international », a estimé quant à elle Jessica Gu, Administratrice et Directrice de la technologie chez China Mobile International. Selon elle, cela servira à « garantir une capacité maximale et une transmission plus rapide nous permet de satisfaire les besoins actuels et futurs des nations africaines, en adéquation avec notre engagement pour une vie numérique mondiale ».

Du côté de Facebook, Najam Ahmad, son Vice-président, Infrastructure Réseau, estime  que « 2Africa est l’un des éléments majeurs de notre investissement continu en Afrique visant à apporter au plus grand nombre un accès Internet plus rapide. Nous avons pu constater l’impact positif qu’une amélioration de la connectivité pouvait avoir sur les communautés, de l’éducation aux soins de santé. Nous savons que les économies prospèrent lorsqu’Internet est largement accessible aux entreprises. 2Africa est l’un des principaux piliers soutenant la formidable expansion d’Internet sur le continent africain, où l’économie numérique est en plein essor ».

Chris Wood, PDG de WIOCC, rappelle pour sa part que « depuis plus d’une décennie, WIOCC est le fournisseur de capacités à très grande échellepour l’Afrique. La société s’appuie sur un plan d’investissement stratégique continu dans des infrastructures sous-marines et terrestres clés. Notre participation au projet 2Africa s’inscrit dans cet engagement visant à fournir aux utilisateurs de grandes capacités le réseau résilient dont ils ont besoin pour répondre aux exigences toujours plus importantes de leurs clients en matière de bande passante. Notre investissement assure à la fois la pérennité de nos capacités réseau et une résilience supplémentaire pour maximiser la disponibilité de notre infrastructure critique ».

Alain Biston, le président d’Alcatel Submarine Networks qui construira ce câble, laisse entendre qu’ils sont honorés de la confiance placée en eux par leurs partenaires et fiers d’avoir été sélectionnés pour ce projet. «Grâce à ce système sous-marin de pointe, l’Afrique fera un pas de géant vers l’ère numérique en bénéficiant des technologies les plus avancées. L’Afrique et l’ASN partagent une longue histoire : nous avons déployé la majorité des câbles sous-marins autour du continent. Le projet 2Africa marque un nouveau chapitre plein de promesses ! », annonce-t-il.

Par DIGITAL Business Africa 

Gabon – Téléphonie mobile : Le cap des trois millions d’abonnés franchi

[Digital Business Africa] – Au Gabon, alors que la majorité des secteurs de l’économie affiche des voyants rouges, celui de la téléphonie mobile est au vert. D’après la Direction générale de l’Economie et de la politique fiscale qui a publié un état des lieux de l’économie à la fin 2019, le secteur a plutôt performé, avec des chiffres nettement à la hausse.

A la fin 2019, le chiffre d’affaires du secteur de la téléphonie mobile a atteint les 223 milliards de F. CFA. Aussi, le nombre d’abonnés à la téléphonie mobile a franchi la barre des trois millions.

D’après les chiffres de l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (Arcep Gabon), ce n’est pas la première fois que la barre de 3 000 000 d’abonnés est franchie.

Par exemple, le taux de pénétration de la téléphonie mobile à subit une baisse au cours du 3ème trimestre 2019 passant d’un taux de à 170.15% à 167.53% entre juillet et septembre 2019.

Le 3ème trimestre de 2019 avait donc enregistré un parc total déclaré par les opérateurs de 3 020 080 abonnés (soit une diminution de 9 330 abonnements) pour un parc réparti comme suit : 98,8% pour le prépayé et 1,2% pour le postpayé.

Par ailleurs, selon la Direction générale de l’Economie et de la politique fiscale, le taux de pénétration du mobile atteint 95% de la population. Grace notamment au déploiement de la fibre optique et aux offres promotionnelles des opérateurs. Ce qui représente une hausse de 0,5% par rapport à la fin 2018. Dans le même sillage, le nombre d’abonnés aux services Internet a également progressé de 6,5%, par rapport à 2018.

Pour ce qui est de la qualité de la couverture, la Direction générale de l’Economie et de la politique fiscale constate l’extension de la couverture 3/4G aux principaux centres urbains. Une avancée qui justifie la progression du chiffre d’affaire de 8,2% par rapport à 2018.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

RD Congo : Vers la création d’un Guichet unique de création d’entreprise

[Digital Business Africa] – Le gouvernement de la République démocratique du Congo annonce la création prochaine d’un Guichet unique de création d’entreprise. C’est ce qui ressort du compte-rendu de la 29ème réunion du Conseil des ministères tenue lundi 4 mai 2020 à Kinshasa : « Dans son exposé au Conseil des ministres, le vice-Premier ministre, ministre de la Justice et garde des Sceaux a indiqué que ce Décret vise à faire du Guichet unique de création d’entreprise, qui est une exigence de l’OHADA, un établissement public à caractère administratif et technique, jouissant de la personnalité juridique, en vue de faire face aux impératifs de célérité dans le domaine des affaires », précise le communiqué.

Cette mesure devrait largement profiter aux startups du numérique. En effet, le secteur est en pleine expansion en RD Congo. Et les jeunes porteurs de projets créent chaque jour de nouvelles entreprises. Suivant les dispositions légales, le Centre regroupe via des délégués tous les services intervenant dans le processus de création d’une entreprise. Notamment l’Office notarial, le Greffe d’immatriculation au RCCM, l’administration de l’Économie nationale chargée de l’identification des opérateurs économiques, l’administration des Impôts, l’administration des recettes non fiscales.

Ainsi, les nouvelles entreprises se créeront en un seul et même endroit. Les porteurs de projets n’auront plus à être tracassés d’administrations à administrations pour espérer remplir les formalités et obtenir le précieux sésame.

Par Digital Business Africa

Bénin : Le gouvernement lance une plateforme e-learning des universités publiques

[Digital Business Africa] – Au Bénin, c’est l’une des retombées positives de la crise sanitaire liée au Covid-19. Les autorités ont officiellement lancé  la plateforme e-learning des universités publiques du Bénin. Encouragés notamment par le développement du télétravail durant la crise, les autorités ont décidé de mettre sur pied une plateforme qui sera accessible gratuitement 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 pour tous les étudiants des universités publiques du Bénin. Sur celle-ci, les étudiants pourront consulter les ressources pédagogiques.

« Les cours sont enregistrés sur la plateforme afin de permettre aux étudiants qui n’ont pas pu suivre en direct de se connecter, se former et d’accéder aux ressources pédagogiques (contenus multimédias, documents PDF…) 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 où qu’ils se trouvent.

Les étudiants ne disposant pas de smartphone ou d’ordinateur peuvent se rendre dans les 40 Points Numériques Communautaires, les 24 salles numériques et les 14 centres multimédias postaux installés sur toute l’étendue du territoire national pour accéder gratuitement aux cours », précise la présidence de la République du Bénin dans un communiqué.

La plateforme est accessible depuis l’adresse https://elearning.etudiant.bj. Pour s’y connecter, il suffit de se connecter à l’adresse, de renseigner les informations d’accès (adresse email de la plateforme et mot de passe personnalisable dès la première connexion). Et consulter le calendrier des cours et accéder aux cours par visio-conférence en cliquant sur un lien disponible sur la plateforme.

Par Digital Business Africa

Alvine Flora HANDOU CHOUPO et sa « VuSur » l’e-commerce !

[Digital Business Africa] – La trentaine à peine sonnée, Alvine Flore Choupo est la locomotive de deux initiatives inédites en Afrique : Vu Sur et AfriRelay qui sont à la fois des sociétés et des plateformes d’échanges commerciaux entre l’Afrique et le reste du monde. Elles ont respectivement été lancées en 2015 et en 2017.

« Je suis très attachée au e-commerce en Afrique et je pense que c’est un secteur qui a de l’avenir.» C’est ainsi que la jeune entrepreneure traduisait son optimisme relativement à un secteur qui n’est que très peu développé en Afrique à nos confrères de investiraucameroun.com. Partie de Yaoundé pour étudier en Europe, Alvine  a décroché tour à tour un diplôme d’ingénieur financier et un MBA en France, puis en Angleterre.

Entre les deux certifications, elle a passé quatre années dans une banque en France. Après une brillante carrière à ‘’quant’’, elle retourne dans son Cameroun natal pour y développer ce dont elle est devenue une pionnière : le commerce en ligne. Vu Sur naît alors en juillet 2015.

Un coup de maître

« Vu Sur, c’est mon premier bébé, qui aujourd’hui est très apprécié et utilisé des Camerounais », lance Alvine tel une mère qui parle, tout émue, de son premier enfant qu’elle voit grandir chaque jour. Cette plateforme est « un facilitateur d’achats sur les sites internet étrangers pour les personnes vivant au Cameroun et en Afrique», poursuit-elle.

VuSur permet en effet aux Africains et singulièrement au Camerounais de faire des achats sur les sites marchands du monde entier, quels que soient leurs moyens de payement. L’utilisateur effectue alors son achat devant son ordinateur, sa tablette ou son smartphone comme s’il était dans l’une des boutiques d’Amazone, de Zalando, d’AliBaba, d’Ebay ou de H&M entre autres.

Au succès de cette plateforme intermédiaire et compte tenu des difficultés de livraison auxquelles font face les clients des plateformes marchandes, la battante Alvine a créé AfriRelay deux années seulement après la naissance de son « premier bébé ». «J’ai compris qu’il était important de venir à bout des problèmes de livraison auxquels sont confrontés les entreprises de e-commerce en Afrique, poursuit-elle.  J’ai donc créé AfriRelay, un réseau de proximité, qui permet aux particuliers de récupérer leurs colis dans des points relais. » Le parcours entrepreneurial de la diplômée de  l’INSEAD Business School n’a cependant pas été un long fleuve tranquille.

 Stratège en gestion des ressources humaines

L’entreprise d’Alvine Flore a fait face à de nombreuses difficultés comme la plupart des jeunes startups africaines. Au premier rang de ces écueils, elle place l’insuffisance de qualification de la ressource humaine sur le continent. « Il est évident que l’un des premiers problèmes auxquels nous sommes confrontés en tant qu’entrepreneurs en Afrique est celui des ressources humaines. En effet, il est difficile de trouver des jeunes ayant une formation adéquate et une bonne connaissance du monde de l’entreprise », rappelle–elle.

Loin de se décourager, l’infatigable fille de Balengou, dans les hautes terres de l’Ouest Cameroun, a su trouver des stratégies dignes de « l’analyste quantitatif » qu’elle a été avant de se lancer dans son aventure autonome. Elle a réussi à construire une équipe de jeunes dynamiques en misant sur le potentiel de chacun de ses collaborateurs. «J’ai décidé d’adopter un leadership humain, précise-t-elle, c’est-à-dire axé sur mes collaborateurs et leur permettant de monter très vite en compétences. J’embauche des jeunes personnes avec un potentiel qu’ils ne soupçonnent pas eux-mêmes et je leur donne des responsabilités qui leur permettent de mieux se découvrir et de se réaliser», explique-t-elle. Dans le souci de faire valoir cette multitude de talents dont regorge son pays, la trentenaire a lancé vusur-market.com en juillet 2018. Cet autre site de commerce promeut des produits entièrement fabriqués au Cameroun et par des Camerounais.

Une femme bienveillante

Le sourire que la chef d’entreprise affiche en permanence est le reflet de la grandeur de son cœur. Après l’accident ferroviaire survenu à Eséka dans la région du Centre au Cameroun le 21 octobre 2016, elle a lancé une levée de fonds pour venir en aide aux rescapés de cette catastrophe.

À travers l’association TENDEMS, elle a pu récolter plus de 4084 euros soit environ 2.679.495 FCFA comme elle l’a annoncé sur sa page Facebook. Les fruits de cet élan de solidarité ont été distribués à l’hôpital central et au Centre des Urgences de Yaoundé (CUY) sous la forme d’équipements médicaux pour la prise en charge des victimes de cet accident. Celles-ci ont par ailleurs bénéficié de kits et des trousses de toilette individualisés.

Par Alain Brice Talla Defo (Stg)

92% des compagnies d’assurance en zone CIMA n’ont pas d’applications mobiles ouvertes aux clients

[Digital Business Africa]  –  La quasi-totalité des compagnies (96%) ont une application métier d’assurance. A contrario, presqu’aucune (92%) n’a d’applications mobiles ouvertes aux clients. Le manque des ressources financières et technologiques  en est la principale cause. Du moins, pour 42% de ces compagnies. Le défaut de compétences y est pour 24%.  Aussi, la grande majorité des compagnies (88%) ont un site internet. Toutefois, très peu d’entre elles (19%) proposent sur leur site internet des fonctionnalités d’e-assurance. Et seules 8% de ces compagnies disposent d’une application mobile (android/ios) ouverte aux clients.

Ce sont là quelques résultats de l’étude sur l’« Etat des lieux de la digitalisation des compagnies d’assurance de la zone CIMA » menée les cabinets KARBURA S.A dirigé par Franck ASSOU et P2A dirigé par Protais AYANGMA, sous l’accompagnement de la FANAF (Fédération des sociétés d’assurances de droit national africaines).

L’étude a interrogé de novembre 2019 à janvier 2020 52 compagnies d’assurance dans la zone CIMA. Les deux cabinets ont pris attache avec les compagnies présentes au Bénin (3), au Burkina Faso (5), au Cameroun (13), en Centrafrique (1), au Congo (3), en Côte d’Ivoire (7), au Gabon (2), au Mali (3), au Niger (4), au Sénégal (8), au Togo (3). Le taux de retour des questionnaires administrés par Google forms a été de 32,5 %.

Parmi les autres résultats de l’étude, il est indiqué que 100% des compagnies d’assurance affirment avoir des projets en cours ou à venir autour du numérique. Aussi, malgré que la quasi-totalité des compagnies (90%) ont identifié et désigné un acteur interne (Business Unit) ou externe (Prestataire), comme étant en charge de son système d’information, très peu (11,5%) ont véritablement formalisé toutes leurs procédures d’utilisation des outils numériques.

Par ailleurs, plus de la moitié des compagnies (58%) affirme que la haute direction s’implique intensément dans le processus de transformation numérique.

Pour les auteurs de cette étude, les principaux facteurs de freins au développement interne de la digitalisation exprimées par les compagnies interpellent paradoxalement beaucoup plus l’environnement externe. « Toutefois, s’il est vrai que la disponibilité des ressources matérielles, humaines et financières en qualité et en quantité soit déterminante pour la mise en place d’une économie d’e-assurance prospère, il est indispensable de préciser que la formalisation des processus d’affaires et l’orientation client en sont les clés de voute. Ainsi les solutions et les démarches de transformation digitale des compagnies d’assurance auront difficilement voire pas du tout d’efficacité si l’assuré n’est pas au centre et intégré dans des procédures formelles internes », suggèrent les auteurs de l’étude.

Par Digital Business Africa

Cameroun : Le Pr Justine Diffo, nouvelle PCA de l’ART, officiellement installée dans ses fonctions

[Digital Business Africa] – Après sa nomination le 30 avril 2020 par le président de la République comme nouvelle PCA de l’Agence de régulation des télécommunications en remplacement de M. Hassana Mahamat, le Pr Justine Diffo a été officiellement installée dans ses fonctions ce jeudi 07 mai 2020 par Minette Libom Li Likeng, la ministre des Postes et Télécommunications.

La cérémonie d’installation a eu lieu à l’esplanade de l’ART en présence des principaux acteurs du secteur. Pour rappel, l’ART est un établissement public administratif qui voit le jour le 14 juillet 2010, avec pour mission d’assurer au compte de l’Etat, la régulation, le contrôle et l suivi des activités des opérateurs, des exploitants des réseaux et des fournisseurs de services de communications électroniques.

De ce fait, les défis de l’ART son entre autres :

  • D’assurer et garantir la disponibilité des ressources et des services dans le domaine des télécommunications
  • D’accompagner l’ouverture à la concurrence du secteur des télécommunications et réguler les marchés correspondants
  • D’assurer et garantir une bonne qualité de services
  • D’assurer et garantir l’innovation et le développement du marché dans le domaine des télécommunications en étroite ligne avec la vision du gouvernement

« Il s’agit donc là des défis que votre dynamisme et votre savoir-faire devraient vous permettre de relever aisément afin que la structure dont vous avez la charge joue pleinement son rôle en conformité avec les missions qui sont les vôtres », a déclaré la ministre des Postes et Télécommunications au cours de son allocution au cours de la cérémonie d’installation.

Elle a également relevé le contexte spécifique de tensions qui existe actuellement dans la marche de l’ART au quotidien. « L’ART aspire à un climat social apaisé, afin que les énergies et les intelligences soient orientées vers la seule bataille qui vaille la peine : sa compétitivité et sa crédibilité », affirme-t-elle, ajoutant que « je suis convaincue que votre dynamisme, votre expérience, votre expertise et vos compétences plurielles sont des atouts que vous saurez mobiliser en vue de relever les défis qui sont les vôtres, c’est-à-dire ceux du secteur des postes et télécommunications. Pour mener à bien vos missions, vous devrez en permanence cultiver un esprit de collaboration, amener vos équipes à travailler en parfaite symbiose, développer une synergie entre elle », promettant personnellement de mettre toute sa sollicitude ainsi que celle de ses collaborateurs à l’atteinte des missions assignées à la nouvelle PCA.

Gaëlle Massang

Réseaux sociaux : La camerounaise Julie Owono nommée au Conseil de surveillance de Facebook

[Digital Business Africa] – C’est une flèche de plus à l’arc de la camerounaise Julie Owono. A 33 ans, celle qui assume les fonctions de directrice exécutive de l’ONG française Internet sans frontières a été désignée par Facebook pour sieger parmi les 20 membres de son nouveau conseil de surveillance. Il s’agit d’une structure indépendante auprès de laquelle les internautes pourront désormais contester les décisions relatives au contenu sur les réseaux sociaux Facebook et Instagram.

Dans le secteur des TIC et d’Internet, est bien connue sur la scène africaine. A plusieurs reprises, elle s’est insurgée, souvent par des actions en justice contre les Etats qui ont eu recours à la coupure d’Internet dans le cadre d’un projet politique. On s’en souvient notamment du cas de son pays d’origine le Cameroun, du Gabon, de la RDC, du Congo et autres.

Avocate de formation, Julie Owono est directrice exécutive de l’ONG Internet sans frontières, chercheuse au Berkman Klein Center de l’université de Harvard et membre de la Digital Civil Society de l’université de Stanford. Elle est l’un des 24 experts indépendants nommés par l’Unesco pour travailler sur “le premier projet de recommandation sur l’éthique de l’intelligence artificielle“. Elle parle plusieurs langues: anglais, français, russe, allemand et ewondo.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Niger : Des personnes arrêtées sur la base des conversations privées sur WhatsApp

[Digital Business Africa] – Au Niger, la loi sur la cybercriminalité adoptée en 2019 continue d’alimenter les craintes d’abus par les autorités. Dans un communiqué publié le 8 mai 2020, l’ONG Amnesty International estime que cette loi sur la cybercriminalité est “un instrument de répression des voix dissidentes”.

Parmi les cas les plus flagrants, l’ONG cite le cas d’Amina Maiga, une employée au tribunal de Niamey qui a été arrêtée le 29 avril 2020, puis condamnée le 7 mai à trois mois de prison avec sursis pour trouble à l’ordre public. Le plus troublant dans cette affaire, explique Amesty, c’est que c’était à la suite de l’interception d’une conversation privée sur WhatsApp où elle critiquait la gestion de la pandémie de Covid-19 par le gouvernement.

Autre cas, celui d’un militant de la société civile, Mahaman Lawai Mahaman Nassourou. Amnesty explique qu’il “a été arbitrairement arrêté à Maradi, puis inculpé pour avoir partagé des informations susceptibles de troubler l’ordre public, après avoir transféré un message sur WhatsApp dénonçant la fermeture des mosquées par le gouvernement”.

Pour Amnesty, il s’agit purement et simplement d’un abus. Pour Kiné Fatim Diop, chargée de campagne pour l’Afrique de l’Ouest à Amnesty International cité par l’AFP, si la situation de crise sanitaire liée au Coronavirus impose des restrictions dues à l’état d’urgence, celles-ci ne peuvent en aucun cas ‘‘permettre de criminaliser tout message critiquant les mesures prises par le gouvernement émis sur WhatsApp ou Facebook“. Aussi, l’ONG exige la libération immédiate et sans condition de toutes les personnes arrêtées pour avoir uniquement exercé leur droit à la liberté d’expression.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Le réseau Network a organisé la version africaine de « Coronavirus Battle »

[Digital Business Africa] – Après la réussite des éditions précédentes organisées respectivement à l’intention de jeunes entreprises numériques d’Amérique, d’Europe, d’Asie, du Moyen Orient et de l’Australie, Network a organisé « Coronavirus Battle Africa » le 05 mai dernier afin de « se battre pour une vie normale pour tous ». Le concours a mis 12 startups africaines aux prises.

En collaboration avec Africa Impact Ventures, le réseau professionnel mondial dédié aux acteurs du marché du capital risque a permis à des startups innovantes du continent de présenter leurs projets inscrits dans le domaine de la médecine. Chaque fondateur de startup a ainsi pu défendre son initiative pendant six minutes devant un jury composé de spécialistes choisis parmi les 56 jurées du réseau.

Les CEO de Nawah Scientiifc, Rebird, 7Keema, ClinicPesa, EligiusHealth, Why Corporation, Dawa Clinic Ltd, AFYARECOD, Wellvis Health, Cure Ticket, Chips et Tira Robot ont répondu à des questions relatives à l’originalité, à l’efficacité et à la rentabilité de leurs projets.

Les résultats du challenge n’ont pas encore été rendus publics. La startup Nawa Scientiifc semble cependant être bien partie pour prendre la tête du classement avec une moyenne de 4,11.

Nawah est une plaque tournante de l’équipement de recherche de pointe spécialisée dans les sciences naturelles et médicales. Elle offre ses services en ligne et sur demande. Les scientifiques de Nawah réalisent des demandes d’expériences reçues en ligne et rendent les résultats aux requérants.

Par Alain Brice Talla Defo (Stg)

Tunisie : Des SMS pour distribuer des dons alimentaires

[Digital Business Africa] – En Tunisie, c’est un moyen innovant choisi par l’ONG “Banque alimentaire durable” pour distribuer ses dons alimentaires aux familles démunies. Elle a mis en place un système de bons d’achats par téléphone qui fonctionne comme une sorte de banque alimentaire à distance durant la période de crise sanitaire liée au nouveau Coronavirus.

Sur le principe, chacune de ces familles reçoit un code lui permettant de dépenser 40 à 60 dinars (20 à 30 euros) par semaine chez un des épiciers de son quartier, à condition qu’il soit équipé de l’application “Viamobile“. L’initiative, mûrie de longue date, a été lancée au début du jeûne du ramadan fin avril, alors que des milliers de foyers ont perdu leur source de revenus en raison du confinement décrété le 22 mars pour lutter contre la propagation du nouveau coronavirus.

Sur le choix de la solution, l’ONG “Banque alimentaire durable” explique que dans le pays, en dépit du taux du niveau de pauvreté, les familles disposent au moins d’un téléphone portable, mais pas forcément d’un smartphone. Raison pour laquelle le système de SMS a été privilégié, de manière à couvrir ceux qui bénéficient ou non d’une couverture Internet. Au total, 300 familles familles vivant dans les quartiers pauvres de Tunis bénéficient de cette aide via SMS.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Pour atténuer les effets du confinement, Canon lance Canon Connected, un hub de contenu gratuit pour les passionnés de photographie

[Digital Business Africa] – Le groupe Canon, spécialiste de la photographie a annoncé le lancement de Canon Connected, un hub de contenu en libre accès, conçu pour former, inspirer et divertir les passionnés de photo et de vidéo. Produites par les Ambassadeurs de Canon, des metteurs en scène, des experts et des influenceurs de quatre coins de l’Europe et régulièrement mises en ligne sur le hub, des vidéos didactiques et inspirantes permettront aux usagers d’acquérir de nouvelles compétences ou d’affiner leurs techniques en cette période de confinement sans précédent.

« Les strictes mesures d’isolement imposées partout dans le monde privent de nombreux photographes et cinéastes professionnels de leur liberté de travailler et de se déplacer. Canon Connected leur offre la possibilité de partager leur expérience, leurs connaissances et leurs talents avec une communauté virtuelle de passionnés de photographie et, ce faisant, leur permet de conserver leurs moyens d’existence tout en restant en sécurité chez eux », explique l’opérateur.

Canon Connected offre aux conteurs de récits en images une multitude de façons de créer et de partager des contenus qui nourrissent la réflexion. Couvrant toute une gamme de sujets pertinents, les vidéos incluent des conseils, des astuces et des didacticiels pour tous ceux qui souhaitent apprendre auprès de maîtres en la matière, ou simplement affiner leurs compétences en photographie ou en réalisation de vidéos.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Niger : Un ChatBot sur WhatsApp pour répondre aux questions liées au COVID-19

[Digital Business Africa] – Les autorités sanitaires nigériennes ont annoncé le 4 mai 2020 le lancement d’un ChaBot dédié à l’information du public sur la pandémie liée au nouveau Coronavirus. Fruit d’une collaboration entre Facebook Inc., le Ministère de la Santé Publique du Niger et l’UNICEF, ce « ChatBot » est disponible sur le social Whatsapp, pour permettre à tous les utilisateurs de disposer d’informations fiables et à jour sur la situation du Covid-19 au Niger et pour répondre à tout questionnement autour de la maladie.

Ce nouveau service, gratuit, a été conçu pour répondre aux questions du public sur le coronavirus et pour fournir des informations rapides, fiables et officielles 24 heures sur 24. C’est pour cette raison que nous avons collaboré avec Facebook, non seulement pour combattre les rumeurs, mais aussi pour offrir au public des informations fiables, crédibles et des conseils pratiques pour lui permettre de se protéger du coronavirus », explique le Dr Idi Illiassou Maïnassara, Ministre de la Santé Publique au Niger.

Ce Chatbot offre une panoplie d’informations aux utilisateurs – incluant des conseils pratiques sur comment se protéger du coronavirus, des réponses aux questions fréquentes que se pose le public, des orientations pour vérifier les faits et stopper les rumeurs, des conseils pratiques aux voyageurs ainsi que toutes autres questions que les utilisateurs souhaiteraient poser. A cet effet, le Ministère de la Santé Publique a mis un dispositif composé de médecins et de communicateurs pour répondre directement aux inquiétudes de la population.

Pour exploiter ce service, les utilisateurs de WhatsApp peuvent enregistrer le numéro +227 80 06 60 30 dans leurs contacts téléphoniques, puis envoyer n’importe quel mot dans un message WhatsApp pour démarrer la conversation. Le bot répondra ensuite via une série de menus, couvrant les informations clés sur Covid-19.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Sitoyo Lopokoiyit, le kenyan nouveau patron de M-Pesa

[Digital Business Africa] – Le Kenyan Sitoyo Lopokoiyit a été désigné le 7 mai 2020 pour présider à la destinée de M-Pesa, nouvelle entité à part entière née de son rachat par le consortium formé de Vodacom et Safaricom. Au vu de son parcours, sa désignation à la tête de M-Pesa parait être une suite logique, lorsqu’on sait que c’est lui qui est à l’origine de la diversification des services de l’application via la négociation de son interopérabilité avec les autres plateformes marchandes.

Sur le court terme, Sitoyo Lopokoiyit devra s’atteler à marque l’implantation de M-Pesa dans plusieurs pays phares dont l’Ethiopie où la solution a récemment été introduite, le Kenya, la Tanzanie, le Mozambique, le Ghana, la RDC, l’Egypte et le Lesotho. Sa mission consiste également à proposter et à étendre la solution M-Pesa à de nouveaux marchés en Afrique et à l’international. Justement, à l’échelle internationale, il faut noter que M-Pesa a enregistré des échecs cuisants en Inde, en Albanie, en Roumanie ainsi qu’en Afghanistan. Sur le long terme Sitoyo Lopokoiyit est chargé de diversifier la solution M-Pesa, de manière à en faire une super-application qui offre un maximum de services.

Le moins qu’on puisse dire est que Sitoyo Lopokoiyit a le profil d Job. Pour avoir contribué à diversifier M-Pesa, c’est une solution qu’il maitrise du bout des doigts. A 43 ans, il peut également s’appuyer sur une solide expérience obtenue dans le secteur des TIC. A titre d’illustration, il a été en 2016, nommé à la direction du commerce mobile de Vodacom en Tanzanie. Puis, en 2018, il a signé son retour à Safaricom comme Directeur des services financier. Désormais à la tête de M-Pesa, il devra diriger un comité exécutif constitué de cinq personnes, dont un directeur commercial, un directeur financier, un directeur de la technologie, un chef de la conformité et des risques ainsi qu’un nouveau chef des services financiers. Ce comité est en cours de recrutement.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE

Maroc : Les drones en première ligne du combat contre le Covid 19

[Digital Business Africa] – Au Maroc, les drones sont en première ligne de la riposte nationale contre la pandémie du Covid-19. En effet, ces appareils sont utilisés par les autorités pour multiples fonctions, dont notamment la surveillance aérienne des populations, la diffusion de messages d’alerte, ou encore la désinfection des espaces publics. On assiste donc ainsi à une évolution assez spectaculaire, vu que l’usage des drones civils a jusqu’ici été très encadré, avec des restrictions administratives qui ne rendait leur utilisation que pour les tournages de cinéma, le traitement des surfaces agricoles, la surveillance des panneaux solaires ou les relevés cartographiques.

Mais subitement, avec la survenue de la crise liée au Coronavirus, la donne a changé. Les drones sont désormais utilisés par les autorités pour diffuser des messages d’alerte, détecter des mouvements suspects dans les rues ou débusquer des rassemblements illégaux sur les terrasses. De fait, ces robots volants pullulent dans le ciel marocain. Cette tendance est d’ailleurs confirmée sur l’AFP par Yassine Qamous, le directeur de “Droneway Maroc”, qui distribue sur le continent africain les produits du leader mondial chinois DJI : “Il y a un vrai engouement: en quelques semaines, la demande a triplé au Maroc et dans d’autres pays de la région“.  Il explique ensuite que le Maroc qui fait office de pionnier dans l’utilisation des drones dans la région “figure parmi les pays les plus avancés du continent“.

Outre les drones, les outils issus des TIC sont également en pointe de la lutte contre le Covid 19 au Maroc. Ainsi, la préfecture de Temara, située dans la périphérie de Rabat, a annoncé la semaine 27 avril 2020 le lancement d’un système de surveillance aérienne de haute précision développé par des ingénieurs d’un groupe local, Beti3D, jusque-là spécialisé dans la topographie.

Ecrit par Jephté TCHEMEDIE