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RD Congo : La version des faits d’Enock Sebineza Ruberangabo sur l’affaire de la sextape

(TIC Mag) – Après son limogeage du gouvernement le 29 avril 2016 suite à un scandale sexuel né de la diffusion sur Internet, d’une sextape l’impliquant (masturbation solitaire), l’ancien vice-ministre des Postes et des Télécommunications de la République démocratique du Congo, Enock Sebineza Ruberangabo, donne sa propre version des faits. Interrogé par le journal français Le Monde Afrique, Enock Sebineza Ruberangabo dénonce un chantage sans merci orchestré dans le but de lui nuire.

Enock Sebineza Ruberangabo pour se défendre affirme qu’il ne savait pas ce qu’était une webcam. Une explication que des internautes prennent avec des pincettes au vu de la fonction de vice-ministre des Postes et Télécommunications, en charge des TIC, qu’il occupait.

Le ministre explique ensuite que la vidéo a été « montée » à partir de « photos prises au bureau ou avec le fond du bureau… Des experts en édition de dessins animés peuvent faire un montage pareil », explique Enock Sebineza Ruberangabo.

D’après lui, si ces vidéos se sont retrouvées sur la place publique, c’est parce qu’il a d’abord refusé de céder au chantage. Selon sa version des faits, ses bourreaux l’auraient contacté pour lui demander de payer un montant de  2 500 dollars (environ 1,5 millions de FCFA) en échange de la vidéo. Une offre qu’il a dans un premier temps refusé de payer, mais se serait ravisé en constatant que la vidéo avait été diffusée. Pour faire retirer la vidéo, l’ancien ministre confie avoir finalement payé le montant réclamé : « Cela a permis de retirer le lien mais un autre internaute avait pu entre-temps l’enregistrer… ».

Même si par la suite, YouTube a retiré la vidéo de sa plateforme au motif de son « contenu à caractère sexuel », cela n’a pas empêché sa diffusion via d’autres plateformes sur lesquelles elle reste disponible.

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