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PROMOTE 2026 : Orange Cameroun met ses innovations numériques à la portée des visiteurs : le programme

[DIGITAL Business Africa] – Présent au Salon International de l’Entreprise, de la PME et du Partenariat de Yaoundé (PROMOTE 2026), Orange Cameroun entend faire de son stand bien plus qu’un simple espace d’exposition. L’opérateur télécom a lancé « Les Rendez-vous Orange de PROMOTE 2026 », un programme de conférences thématiques quotidiennes destiné à rapprocher les visiteurs de son écosystème numérique et de ses innovations.

Organisées chaque jour à 15h00 sur le stand Corporate Orange au Palais des Congrès de Yaoundé, ces rencontres mettent en lumière les différentes expertises de l’entreprise à travers des présentations, démonstrations en direct, sessions de questions-réponses et animations interactives.

Selon Orange Cameroun, cette initiative vise notamment à faire découvrir ses solutions numériques, accompagner les particuliers, les professionnels, les associations et les entreprises dans leur transformation digitale, générer du trafic qualifié sur son stand, renforcer la proximité avec ses publics et valoriser l’expertise de ses collaborateurs.

Une semaine dédiée aux services numériques, à l’énergie et à l’entrepreneuriat

La programmation couvre plusieurs domaines stratégiques du numérique et des services digitaux.

Le 13 juin, les visiteurs ont découvert MAX IT, la super application d’Orange, ainsi que Maxit TV, à travers une présentation consacrée à l’expérience numérique et à la fête du football mondial dans le smartphone des utilisateurs. La conférence était animée par Marguerite Ngo Bell.

Le 14 juin, Steve Zogo a présenté la Orange Money Mastercard, une solution permettant aux utilisateurs d’effectuer des paiements partout dans le monde à partir de leur portefeuille Orange Money.

Ce 15 juin, Jean Lazare Essimi est à l’honneur avec une conférence consacrée à Orange Business autour du thème : « Accélérez la croissance et la performance de votre entreprise grâce à des solutions digitales innovantes ». Une occasion pour les entreprises, PME et organisations de découvrir les solutions numériques proposées par Orange pour améliorer leur compétitivité.

Le 16 juin, Mara présentera les possibilités d’ouverture de comptes Orange Money en self-service, illustrant les efforts de simplification et de digitalisation des services financiers.

Le 17 juin sera consacré à Orange Energy, avec Martha Ngone, qui expliquera comment les solutions énergétiques de l’opérateur peuvent aider les ménages et les entreprises à faire face aux délestages.

Le 18 juin, Freddy Oyono mettra en avant l’Orange Digital Center (ODC) et les opportunités de formation gratuite aux métiers du numérique et aux technologies d’avenir.

Le 19 juin, Raphaël Atangana présentera les innovations de l’Expérience Client Orange, notamment les dispositifs d’assistance digitale accessibles 24h/24 et 7j/7.

Le 20 juin, Christian O guidera les visiteurs à travers les différentes opportunités de carrière au sein d’Orange Cameroun et les bonnes pratiques pour candidater efficacement.

Enfin, le 21 juin, Robert Ekotto clôturera cette série avec une session consacrée aux sponsoring et partenariats, destinée aux organisations, associations et porteurs de projets souhaitant développer des collaborations avec Orange Cameroun.

Un stand pensé comme un espace d’apprentissage

Au-delà des présentations, chaque session est conçue dans un format participatif comprenant 30 minutes d’exposé, 15 minutes de questions-réponses, des démonstrations en direct ainsi que des quiz et animations destinés aux visiteurs.

À travers cette initiative, Orange Cameroun confirme sa volonté de positionner son stand comme un véritable espace de découverte, de formation et d’échanges autour des usages numériques, de l’innovation et de la transformation digitale.

Comme le résume la signature de l’opération : « Les Rendez-vous Orange de PROMOTE 2026 : chaque jour, une expertise Orange au service des visiteurs. »

Par Digital Business Africa

Investissement : Space X, géant spatial et de l’IA, lève environ 75 MDS $ d’actions, une entrée record en bourse

[DIGITAL Business Africa] – Space X, véritable « facteur X » dans les investissements. L’entreprise mère de Starlink et de xAI fait une entrée spectaculaire en bourse, la plus grande, selon les experts du marché boursier. L’entreprise a levé environ 75 milliards de dollars, ce 12 juin 2026. Un record absolu puisque SpaceX surpasse largement l’IPO de Saudi Aramco (29 milliards levés, valorisation 1,7 trillion en 2019).

Une introduction boursière (ou IPO pour Initial Public Offering) est une opération qui implique la mise en vente des titres d’une société sur un marché boursier. Cela permet aux entreprises de grande ou de petite taille d’ouvrir leur capital à de nouveaux investisseurs (institutionnels, individuels ou salariés) pour financer leurs projets, accélérer leur croissance ou encore développer leur notoriété.

Pour pulvériser tous ces records, SpaceX a vendu 555,5 millions d’actions au prix de 135 $ pièce, pour une valorisation post-IPO d’environ 1,77 trillion de dollars (certains chiffres citent 1,75 à 1,8 trillion). L’opération a été très populaire et a attiré énormément d’intérêt , malgré un chiffre d’affaires encore modeste (~20 milliards) et des pertes récentes. Les marchés parient sur Starlink (rentable et en forte croissance), les lancements réutilisables, et les ambitions IA/spatiales.

Le gestionnaire de portefeuille Maxime Dubé, de la firme montréalaise Claret, n’est pas surpris de l’élan des investisseurs. « On savait qu’il y avait beaucoup plus de demande que d’offre », dit-il.

« C’est de la spéculation pure et dure. Il n’y a pas d’autres explications. Il n’y a personne aujourd’hui qui a acheté des actions pour les garder 10 ans. C’est uniquement pour faire un coup d’argent rapide », ajoute Maxime Dubé

Maxime Dubé anticipe « beaucoup de volatilité » pour la suite des choses.

« Au fur et à mesure que le titre sera ajouté aux indices boursiers, ça va certainement tirer la demande vers le haut. Certains vont jouer au jeu d’acheter avant que les indices intègrent SpaceX. Ça va contribuer au débalancement de l’offre et de la demande ».

Elon Musk est devenu ainsi le premier trillionnaire de l’histoire. Sa fortune totale dépasse 1,1 trillion de dollars. Il doit cette ascension à la participation majoritaire de Space X (environ 42 % des actions, avec un contrôle de ~80 % des votes via des actions de classe B) qui vaut désormais plus de 860-866 milliards de dollars. Ajouté à ses parts chez Tesla et xAI.

SpaceX est la plus grosse part de la richesse de Musk et incarne sa vision « pro-humanité » : rendre la vie multi-planétaire, connecter le monde via Starlink, et innover dans l’espace et l’IA.

Par Jean Materne Zambo

Afriland First Bank organise le CIM à  Promote 2026 pour basculer les PME dans l’économie du savoir

[Digital Business Africa] – Au cœur des mutations technologiques et de la digitalisation globale, la compétitivité des entreprises africaines ne se mesurera bientôt plus à leurs ressources physiques, mais à leur capacité à innover. C’est fort de cette conviction qu’Afriland First Bank, acteur financier de premier plan en Afrique centrale, bouscule l’agenda du Forum Économique de PROMOTE (FOREP) en y introduisant son format inédit : le Customer Information Meeting (CIM).

Organisé en partenariat avec le cabinet de conseil SCOPE, ce premier grand rendez-vous du CIM donnera le ton du salon le mercredi 17 juin 2026, à l’occasion de la Journée Afriland First Bank.

Surtout que tout au long de PROMOTE, du 12 au 21 juin 2026, la First Bank célèbre 40 ans d’engagement au service de l’économie camerounaise.

 Le CIM : Un hub d’intelligence collective pour les PME

Loin des présentations institutionnelles classiques, le CIM est pensé comme une véritable plateforme de partage d’expériences de référence. En réunissant sur une même table des dirigeants d’entreprises, des décideurs institutionnels, des universitaires et des investisseurs, Afriland First Bank veut poser un diagnostic sans concession sur l’avenir du tissu entrepreneurial local.

Le fil conducteur des débats au sein du CIM est sans équivoque :

L’entreprise africaine face à l’économie de la connaissance : passer de la rente des matières premières à la richesse créée par le savoir.

Pour Digital Business Africa, l’intérêt de cette initiative réside dans la volonté affichée de la banque de pousser les PME à capitaliser sur des leviers modernes : le capital humain, l’innovation continue et surtout la valorisation des actifs immatériels (brevets, logiciels, process digitaux). L’ambition finale du CIM sera de déboucher sur des solutions durables et immédiatement applicables face aux défis de performance auxquels font face les PME locales.

La solidité financière au service de l’innovation

Pour piloter une telle transition vers une économie africaine à forte valeur ajoutée, Afriland First Bank s’appuie sur une assise financière qui rassure le marché. Ses indicateurs de performance arrêtés au 31 décembre 2025 démontrent sa capacité d’accompagnement :

  • 2 550 milliards de FCFA de total bilan, confirmant sa position de mastodonte bancaire dans la sous-région.
  • 1 950 milliards de FCFA d’encours de dépôts, reflet d’une confiance client bien ancrée.
  • 1 200 milliards de FCFA injectés directement dans le financement des entreprises privées (grandes, moyennes et petites).
  • Un encours global des crédits atteignant 1 667 milliards de FCFA.

Avec le lancement du CIM, Afriland First Bank ne se positionne plus seulement comme un guichet de financement pour l’économie réelle, mais comme un incubateur de stratégies numériques et cognitives pour l’Afrique de demain.

Par Digital Business Africa

Côte d’Ivoire : l’ANSSI donne rendez-vous aux acteurs du numérique les 25 et 26 juin 2026 pour débattre de l’IA et des droits numériques

[DIGITAL Business Africa] – Alors que l’intelligence artificielle bouleverse les modèles économiques, les administrations publiques et les usages numériques des citoyens, une question s’impose : comment construire un numérique innovant sans sacrifier la confiance, la sécurité et les droits fondamentaux ? C’est autour de cet enjeu majeur que se tiendront les Journées du Droit Numérique (JDN 2026) les 25 et 26 juin prochains à Abidjan.

L’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (ANSSI) de Côte d’Ivoire a annoncé sa participation à la deuxième édition des Journées du Droit Numérique (JDN 2026), organisées sous l’égide du Ministère de la Transition Numérique et de l’Innovation Technologique.

Prévu les 25 et 26 juin 2026 à l’Espace Latrille Events d’Abidjan II Plateaux, l’événement se déroulera autour du thème : « Confiance numérique et Intelligence Artificielle : bâtir un écosystème sécurisé, éthique et respectueux des droits ».

À l’heure où l’intelligence artificielle s’impose progressivement dans les entreprises, les administrations et les services numériques du quotidien, les questions liées à la gouvernance des données, à la cybersécurité, à la protection de la vie privée et à la responsabilité des algorithmes occupent une place centrale dans les débats internationaux.

Les Journées du Droit Numérique ambitionnent ainsi de réunir décideurs publics, experts en cybersécurité, juristes, entreprises technologiques, chercheurs, universitaires, étudiants et acteurs de l’écosystème numérique autour des principaux défis réglementaires et technologiques du moment.

Pour l’ANSSI, cette rencontre constitue également une opportunité de sensibiliser les acteurs publics et privés aux enjeux croissants de la confiance numérique dans un contexte marqué par l’accélération des cybermenaces, la généralisation des services numériques et l’essor rapide des solutions basées sur l’intelligence artificielle.

Au-delà des questions juridiques, les échanges devraient également porter sur la souveraineté numérique, la cybersécurité des infrastructures critiques, la protection des données personnelles, la lutte contre la cybercriminalité ainsi que les mécanismes permettant de garantir une utilisation éthique et responsable de l’IA.

L’événement s’inscrit dans la dynamique engagée par les autorités ivoiriennes pour faire du numérique un levier de développement économique tout en renforçant la sécurité et la confiance des citoyens dans l’espace numérique.

À mesure que l’intelligence artificielle redessine les contours de l’économie numérique mondiale, la question n’est plus seulement de savoir ce que la technologie permet de faire. La véritable interrogation est désormais de savoir comment l’encadrer, la sécuriser et la mettre au service des citoyens. C’est précisément à cette frontière entre innovation, cybersécurité et droits numériques que les Journées du Droit Numérique 2026 visent à apporter des réponses.

Par Digital Business Africa

Mboa Tech Conférence 2026 : Cap sur la souveraineté numérique

[DIGITAL Business Africa] – La 7e édition de la conférence Mboa Tech, organisée à Douala du 10 au 11 juin 2026 , a mis l’accent sur la souveraineté numérique, appelant à développer des infrastructures et des solutions locales pour contrer la dépendance technologique africaine. Des initiatives concrètes, telles que le navigateur « Pyramid Browser » , ont été présentées pour promouvoir l’autonomie des données camerounaises et africaines. 

La dépendance technologique de l’Afrique vis-à-vis des géants mondiaux du Web demeure un sujet de préoccupation majeure. Lors de la 7e édition de la Mboa Tech Conférence à Douala, les différents intervenants ont réaffirmé la nécessité de reprendre le contrôle des outils numériques.

« La souveraineté numérique est un sujet d’ordre national. On consomme beaucoup de contenus numériques provenant de l’extérieur. Il est important et capital pour nous de produire et de réaliser des produits qui sont sous le contrôle même du Cameroun et de l’Afrique », a martelé  Olivier Djaba, expert financier et consultant, lors de son intervention  mardi 10 juin 2026.

Devant un public composé d’acteurs chevronnés du digital et de jeunes étudiants avides de connaissances, l’expert, en s’appropriant le thème de cette édition : « Smart cities : Cap sur le numérique », a insisté sur un point crucial : « cette problématique ne doit plus être secondaire ». Elle doit désormais se « positionner au cœur de la politique nationale de développement ».

Des solutions  locales

Face à ce constat, les acteurs locaux sont déterminés et passent à l’action. Pour Christian Essame, co-fondateur de Kmr Startup Hub et promoteur de la Mboa Tech Conférence, le constat est sans appel : « Il est temps que les créateurs africains, en général, et camerounais, en particulier, s’approprient l’espace numérique et imposent leur vision ».

Pour joindre le geste à la parole, Christian Essame a profité de cette tribune pour présenter une innovation majeure : « Pyramid Browser ». Ce nouveau navigateur permet aux internautes camerounais de naviguer sur le Web en toute sécurité. La véritable révolution de ce projet réside dans sa structure. « Les données de ce projet sont hébergées dans les centres de données camerounais », a fièrement précisé le promoteur. Une avancée concrète qui prouve que l’alternative locale est techniquement viable.

Le défi majeur des infrastructures

Le chemin reste cependant long. Actuellement, la contribution de l’Afrique à la production mondiale de contenus numériques demeure marginale. Les rapports sur la souveraineté numérique, notamment ceux de la Commission économique pour l’Afrique (CEA) et des Nations unies, révèlent que le continent génère ou stocke entre 1 % et 3 % des données mondiales.

Cette faiblesse structurelle s’explique par un déficit criant en infrastructures de stockage sur le continent africain. Le continent se voit contraint d’importer massivement de la bande passante. Il dépend presque entièrement de centres de données (Data Centers) situés à l’étranger, ce qui présente des risques majeurs pour la sécurité et la confidentialité.

Consommer et produire local

Alain Ekambi, co-fondateur et CEO de Dikalo Sarl, a également partagé cette vision : « L’Afrique, de façon générale, consomme encore 99 % de ce qui vient de l’extérieur. Le but des initiatives comme Mboa Tech, c’est de mettre en avant les structures, mais aussi les solutions locales qui prônent la promotion et le développement des solutions faites par nous-mêmes ».

Sa propre plateforme, Dikalo, incarne parfaitement ce changement de paradigme. Ce réseau social permet aux utilisateurs d’interagir et d’échanger des messages partout dans le monde, sans avoir à partager leurs données personnelles. En protégeant la vie privée et en valorisant l’expertise locale, la Mboa Tech Conférence 2026 a démontré que le Cameroun possède les talents nécessaires pour bâtir les villes intelligentes de demain, à condition de soutenir massivement son écosystème Tech.

G.D.

Côte d’Ivoire : l’ANSSI lance le Réseau national des RSSI pour renforcer la cybersécurité de l’administration publique

[DIGITAL Business Africa] – Un État numérique ne vaut que par sa capacité à se protéger. Face à l’intensification des cybermenaces, l’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (ANSSI) de Côte d’Ivoire vient de lancer le Réseau national des RSSI de l’administration publique, un dispositif destiné à coordonner la défense du cyberespace gouvernemental.

La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre de la Transition Numérique et de l’Innovation Technologique, Djibril Ouattara, ainsi que de plusieurs directeurs généraux, directeurs centraux, responsables des systèmes d’information et d’experts engagés dans la transformation numérique de l’administration ivoirienne.

Une réponse à la montée des cybermenaces

À mesure que les administrations publiques accélèrent leur numérisation, elles deviennent également des cibles privilégiées de cyberattaques. Les incidents touchant les systèmes d’information gouvernementaux peuvent entraîner des interruptions de services, des fuites de données sensibles ou encore compromettre la confiance des citoyens dans les services publics numériques.

C’est dans ce contexte que l’ANSSI a décidé de structurer un cadre permanent de coopération entre les Responsables de la Sécurité des Systèmes d’Information (RSSI) des administrations publiques.

L’objectif est de favoriser le partage d’informations, la diffusion des bonnes pratiques, l’assistance mutuelle et la coordination des réponses aux incidents de cybersécurité.

Les RSSI, premières lignes de défense du cyberespace ivoirien

Lors de son intervention, le directeur général de l’ANSSI a rappelé que la cybersécurité constitue désormais un enjeu majeur de souveraineté nationale, de continuité de l’action publique et de protection des citoyens.

Il a notamment souligné le rôle stratégique des RSSI, chargés de sensibiliser les administrations, de prévenir les risques numériques et d’accompagner les institutions dans la mise en œuvre de politiques de sécurité adaptées.

À travers ce réseau, les RSSI ivoiriens disposeront désormais d’un espace structuré de collaboration leur permettant de mutualiser leurs expériences et de renforcer leurs capacités face à l’évolution rapide des menaces cyber.

Vers une administration numérique plus résiliente

Pour l’ANSSI, le RN-RSSI doit devenir un véritable écosystème de vigilance, d’alerte et d’amélioration continue.

L’initiative s’inscrit dans la stratégie portée par le ministère de la Transition Numérique et de l’Innovation Technologique visant à bâtir un cyberespace de confiance au service de l’État, des entreprises et des citoyens.

Au-delà de la simple coordination technique, ce réseau pourrait contribuer à harmoniser les pratiques de cybersécurité au sein des administrations publiques et à accélérer la professionnalisation de la fonction RSSI en Côte d’Ivoire.

Un modèle qui pourrait inspirer d’autres pays africains

Le lancement du Réseau national des RSSI intervient alors que plusieurs États africains multiplient les investissements dans l’e-gouvernement, l’identité numérique, les services publics en ligne et les infrastructures numériques critiques.

Dans ce contexte, la création de communautés nationales de RSSI apparaît comme l’un des leviers les plus efficaces pour améliorer la détection des menaces, partager les retours d’expérience et développer une culture commune de cybersécurité.

Alors que les cyberattaques contre les administrations publiques se multiplient à travers le monde, l’initiative ivoirienne illustre l’importance croissante accordée à la gouvernance collaborative de la cybersécurité au sein des stratégies nationales de transformation numérique.

Par Digital Business Africa

#EBusinessDays2026 : Brazzaville s’apprête à devenir la capitale africaine de l’E-business et de la cybersécurité

[Digital Business Africa] – Le virage numérique de l’Afrique centrale s’accélère. Les 21 et 22 août 2026, le Palais des Congrès de Brazzaville vibrera au rythme de la première édition des E-Business Days (#EBusinessDays2026). Placée sous le thème central : « Congo : E-business et Digitalisation face aux défis de la cybersécurité », cette conférence stratégique d’envergure internationale ambitionne de positionner solidement la République du Congo sur l’échiquier de l’économie numérique régionale.

Le numérique comme levier de souveraineté

Dans un contexte économique mondial où la transformation digitale n’est plus une option mais un impératif de compétitivité, le Congo affiche ses ambitions. Organisé par le cabinet Banak Pluriels, l’événement veut tracer la voie d’un avenir numérique sûr, inclusif et prospère. Les thématiques clés de cette rencontre – e-business, digitalisation et cybersécurité – touchent directement aux enjeux de souveraineté nationale, de modernisation de l’État et de développement durable.

Pour Alliamore Nkaba Atsam, Coordonnateur du #EBusinessDays2026, l’événement arrive à point nommé pour structurer l’écosystème local face aux menaces cybernétiques qui croissent au même rythme que les opportunités numériques.

Un Hub d’intelligence collective : Panels WorldCafé et Formations Certifiées

Loin des conférences théoriques descendantes, les organisateurs ont misé sur un format hautement interactif et pragmatique, structuré autour de deux grands axes :

  • 6 Panels au format WorldCafé : Un dispositif innovant conçu pour briser les silos et favoriser un dialogue direct, horizontal et constructif entre experts internationaux, institutions publiques, grandes entreprises et start-ups.
  • 12 Ateliers pratiques de formation certifiés : Une opportunité majeure pour la jeunesse et les professionnels locaux. Ces sessions intensives visent à transférer des compétences de pointe et à aligner les talents congolais sur les standards internationaux en matière de sécurité informatique et de transition digitale.

Une opportunité unique : Décideurs publics, investisseurs, entrepreneurs et acteurs de la société civile se retrouveront dans un même espace pour co-créer les solutions de demain face aux défis sécuritaires du web.

Comment participer ?

L’accès à l’événement est entièrement gratuit, mais l’inscription reste obligatoire en raison des places limitées.

Fiche technique de l’événement :

Élément Détails
Dates Vendredi 21 et Samedi 22 Août 2026
Lieu Palais des Congrès de Brazzaville, Boulevard Alfred Raoul
Modalités Entrée gratuite sur réservation numérique (« Je réserve ma place »).
Ressources Brochure officielle téléchargeable via le site de l’événement ou par QR Code.

 

Contacts & Secrétariat Permanent :

Pour toute demande de partenariat, d’interview ou d’information complémentaire :

  • Téléphone : 00 242 06 519 18 15
  • E-mail : [email protected]
  • Adresse : N°20 Rue 18 Mars – Avenue Marien NGOUABI, Brazzaville, République du Congo.

Digital Business Africa suivra de près cet événement phare qui promet de redéfinir les contours de la Tech en Afrique centrale. Restez connectés.

Par Digital Business Africa

Fuite d’épreuves aux examens : Pas de technologie fiable à 100% pour stopper la saignée ! La vertu, unique solution

[DIGITAL Business Africa] – La fraude prend l’apparence de l’hydre dans le système éducatif. Il n’est que de couper une pratique frauduleuse qu’une autre renaît. Le système éducatif camerounais semble couler. La faute peut-être à « L’eau » (épreuve ayant fuité) qui continue de couler. Derrière la fuite, il y a certainement une main humaine qui tient le robinet.

Si le Baccalauréat général et technique s’est déroulé sans anicroche, des seigneurs de la craie, devenus seigneurs de la traite sont tombés dans les mêmes travers lors du GCE (General Certificate of Education).

La ministre des Enseignements secondaires le Pr. Nalova Lyonga, a annoncé samedi 6 juin 2026 que les épreuves écrites du GCE 2026 se tiendront du lundi 22 juin 2026 au jeudi 2 juillet 2026. Lesdites épreuves étaient initialement prévues du 8 au 18 juin 2026. 208 761 candidats devront garder leur patience. La raison de ce report est la fuite de toutes les épreuves écrites restantes du GCE (General Certificate of Education) sur les réseaux sociaux.

Depuis 2025, le MINESEC a instauré des codes QR sur les épreuves. Ce dispositif permet d’authentifier les documents, de lutter contre les fraudes (fuites de sujets, faux diplômes) et de suivre numériquement le parcours des copies.

Seulement, il n’existe pas de technologie garantissant une sécurité à 100 % contre les fuites d’épreuves en ligne. Cependant, certaines technologies permettent de verrouiller le processus :

Pour empêcher les fuites avant l’épreuve, la distribution physique par papier est progressivement remplacée par des solutions numériques sécurisées telles que les plateformes chiffrées. Les sujets sont stockés sur des serveurs cryptés (souvent basés sur la technologie blockchain) et ne sont déverrouillés que quelques minutes avant l’examen via des clés numériques uniques.

L’autre technologie utilisée est la gestion des droits numériques (DRM). Dans ce cas, les fichiers des épreuves sont verrouillés. Ils ne peuvent être ni copiés, ni transférés, ni imprimés en dehors des créneaux horaires autorisés.

Mais à y voir de près, la fuite n’a pas lieu lors de l’intervention technique en amont. Elle se produit par les soins des acteurs de la chaîne logistique, pourtant investis d’une mission sacrée: celle de garder confidentiels les sujets retenus.

Et même si les auteurs de ces fuites sont « sévèrement » punis, le mal est loin d’être dissipé. Aux acteurs de la chaîne logistique, en l’occurrence les enseignants de raviver la flamme pédagogique qui semble vaciller sous l’effet du vent de la corruption..

Par Jean Materne Zambo

Ahmadou Sardaouna : « La gouvernance numérique est le feu qui anime la transformation de la SIC »

[DIGITAL Business Africa] À l’occasion du lancement officiel du Salon de l’Action Gouvernementale (SAGO), le 8 juin 2026 à Yaoundé, le directeur général de la Société Immobilière du Cameroun (SIC), Ahmadou Sardaouna, a livré une réflexion approfondie sur la place du numérique dans la modernisation de l’action publique et la transformation des entreprises d’État.

Portée par sa Vision 2040, la SIC entend faire de la gouvernance numérique un pilier de sa performance, de sa transparence et de son efficacité opérationnelle. Digital Business Africa vous propose l’intégralité de cette intervention.

« Excellences, Mesdames et Messieurs, se loger est, après celui de vivre, le premier des besoins. Pourtant, à l’échelle de la planète, près d’un milliard six cent millions d’êtres humains demeurent mal logés, selon l’ONU-Habitat. Et la pression ne faiblira pas : d’ici 2050, près de sept habitants de la Terre sur dix vivront en ville. Or, nos villes concentrent à elles seules environ 70 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, tout en étant les premières exposées aux assauts du dérèglement climatique. Loger l’humanité et protéger la planète sont ainsi devenus une seule et même question.

Sur notre continent, cette équation prend une acuité singulière. L’Afrique est la région du monde qui s’urbanise le plus rapidement. Son déficit de logements est estimé entre 52 et 56 millions d’unités par Shelter Afrique et la Banque africaine de développement ; faute d’action vigoureuse, il pourrait atteindre 130 millions d’unités d’ici 2030, pour un besoin de financement avoisinant 1 400 milliards de dollars.

Aujourd’hui déjà, plus de 60 % des citadins africains vivent dans des quartiers précaires. Et dans le même temps — c’est là toute l’injustice climatique — alors que l’Afrique ne produit qu’environ 3 % des émissions mondiales, ses États perdent en moyenne 2 à 5 % de leur produit intérieur brut en raison des effets du climat, certains y consacrant jusqu’à 9 % de leur budget. L’Organisation météorologique mondiale chiffre le seul coût de l’adaptation à 30 à 50 milliards de dollars par an pour l’Afrique subsaharienne.

Le Cameroun n’échappe pas à cette double tension. Le déficit national de logements est évalué à 2,5 millions d’unités par le ministère de l’Habitat et du Développement urbain — jusqu’à 3,5 millions selon d’autres estimations — alors que notre taux d’urbanisation, déjà supérieur à 55 %, dépassera 65 % à l’horizon 2040.

Et le climat n’est plus une menace lointaine : en 2024, les inondations dans la région de l’Extrême-Nord ont affecté plus de 459 000 personnes et détruit plus de 56 000 habitations, sous l’effet d’une pluviométrie supérieure de 125 % à la normale saisonnière. Bâtir des logements ne suffit donc plus : il faut bâtir des logements qui résistent, dans des villes qui s’adaptent.

À cette double exigence s’ajoute une troisième révolution, plus silencieuse mais tout aussi déterminante : celle du numérique. Le cabinet PwC estime que l’intelligence artificielle pourrait apporter près de 15 700 milliards de dollars à l’économie mondiale d’ici 2030 ; le marché africain de l’intelligence artificielle, quant à lui, devrait croître de plus de 27 % par an pour quintupler d’ici la fin de la décennie. La manière même dont les États et les entreprises sont gouvernés s’en trouve transformée.

Le thème de cette 15ᵉ édition — « Partenariat État–secteur privé : levier d’un Cameroun émergent » — apporte déjà une part de la réponse : l’État ne peut pas tout seul, et ne doit pas tout faire seul.

Je voudrais, ce matin, prolonger cette intuition sous l’angle qui engage le plus directement l’avenir de nos villes. De la rencontre de trois forces — le besoin de logement, l’urgence climatique et la révolution numérique — naît la question que je soumets à votre réflexion : « Le partenariat public-privé est-il le creuset où se forge l’adaptation ? Et quel rôle la gouvernance numérique joue-t-elle pour rendre cette alliance possible ? ».

  1. Gouvernance numérique, innovation et climat : un lien de nécessité

L’on ne gère bien que ce que l’on sait mesurer. La gouvernance numérique — art de gouverner sur la base de données fiables, partagées et disponibles en temps réel — change radicalement la donne.

Au-delà de la performance opérationnelle, les outils numériques sont aujourd’hui les garants de la transparence imposée à toute entreprise publique par la Loi n° 2017/011 du 12 juillet 2017 portant statut général des entreprises publiques au Cameroun, et de la conformité aux normes comptables SYSCOHADA révisé.

Le BIM, les SIG, la dématérialisation des paiements et les portails citoyens constituent ainsi les piliers d’une gouvernance moderne, redevable et auditable.

Dans cette équation, le numérique constitue le tissu conjonctif qui relie l’État, les entreprises, les bailleurs et les citoyens. Il réduit le risque perçu par l’investisseur privé et rend les projets finançables — condition indispensable face à un coût d’adaptation estimé entre 30 et 50 milliards de dollars par an pour l’Afrique subsaharienne.

  1. L’IA sans garde-fous : quand l’outil devient risque

Le numérique est cependant une lame à double tranchant. Le marché mondial de l’IA, évalué à 15 700 milliards de dollars, croît de 27 % par an sur le continent africain, avec un potentiel de 103 milliards de dollars pour l’Afrique.

Mais une IA sans régulation, c’est :

  • Le risque d’exclusion (fracture numérique) ;
  • Le risque d’atteinte éthique (biais algorithmiques, surveillance) ;
  • Le risque de perte de souveraineté sur nos données stratégiques.

C’est pourquoi nous nous inscrivons dans la Stratégie continentale de l’Union africaine sur l’IA, qui place la supervision humaine au cœur du dispositif.

« La technologie sans gouvernance est un risque ;
la technologie au service d’une bonne gouvernance est une chance. »

III.  La SIC, laboratoire d’une gouvernance numérique et maîtrisée  

Dans sa vision, la SIC s’est donnée pour ambition de devenir, à l’horizon 2040, un opérateur immobilier public de référence en Afrique centrale, capable de produire 50 000 logements de qualité pour toutes les couches sociales, de manière massive, régulière, adaptée et durable.

La digitalisation des procédures étant au cœur de cette ambition, celle-ci démontre déjà qu’une entreprise publique peut faire du numérique un levier de performance, à condition de l’inscrire dans une gouvernance institutionnelle assainie.

🔹 L’ERP, colonne vertébrale de notre gouvernance numérique

L’implémentation de notre Progiciel de Gestion Intégré (ERP), couplée à la dématérialisation des encaissements via SICPAY et au futur Système d’Information de Gestion Immobilière (SIGI), structure désormais l’ensemble de nos processus — finances, ressources humaines, patrimoine, commercial. Son impact est triple : traçabilité totale des opérations, auditabilité permanente et, surtout, levée à 100 % des 44 réserves, anomalies et recommandations historiques du Commissaire aux Comptes (passées de 44 en 2018 à zéro en 2024).

🔹 Impact de la gouvernance maîtrisée

Sur le plan technique

  • Portefeuille foncier sécurisé : de 153 à 962 hectares (+ 528 %) ;
  • Projet PIZZAROTTI relancé : de 6 % à 42 % d’avancement ;
  • 1 069 logements réhabilités à 85 % de finition, impactant 5 300 familles ;
  • Méthodologie MACOLS-HQE-D avec des critères C15 (abordabilité) et C16 (soutenabilité), sur un cycle de vie de 75 ans.

Sur le plan financier — données certifiées 2014-2024

  • Total bilan : de 116,9 Mds FCFA (2014) à 172,1 Mds FCFA (2024) ;
  • Capitaux propres : de 84,7 Mds (2018) à 152 Mds FCFA (2024), soit + 79 % ;
  • Trésorerie nette : de 510 millions FCFA (2018) à 7,5 Mds FCFA (2024), avec un pic à 13,5 Mds en 2023 ;
  • Résultat net : retournement historique de – 4,05 Mds FCFA (2018) à + 593 millions FCFA (2024) ;
  • Solvabilité générale : de 2,2 à 3,5 ; liquidité générale : de 1,4 à 2,1 ;
  • Autonomie financière : de 38 % à 55 % ; marge nette : de – 39 % à + 2 % ;
  • Conformité SYSCOHADA révisée : accès facilité aux bailleurs internationaux, avec un gain attendu de 50 à 150 points de base sur les taux.

« La donnée transparente attire le capital ; la rigueur comptable ouvre les marchés. »

  1. Annonces et engagements stratégiques

La SIC fixe ses instruments d’avenir dans le cadre de la Vision 2040 :

  • Programme Diaspora-SIC avec l’Obligation Immobilière de la Diaspora Camerounaise (OIDC) — rendement de 5,5 % à 7 % ;
  • Programme prioritaire 2027-2030 : 4 000 logements en partenariat public-privé ;
  • Cinq bases industrielles (Nkolmeyos, Douala, Garoua, Bafoussam, Bertoua) capables de produire 14 000 logements par an.

Ces ambitions s’adossent à des partenariats institutionnels, techniques et financiers avec des organisations telles que le MINEPAT, le MINREX,  Shelter Afrique, Intesa Sanpaolo, SACE, SIMEST, dans le cadre du Plan Mattei, l’ONU-HABITAT et bien d’autres.

  1. Perspectives — Vision SIC 2040

Les perspectives ouvertes par cette transformation s’inscrivent dans le cadre stratégique de la Vision SIC 2040 : 50 000 logements, 10 régions, 52 sites et une architecture économique soutenable adossée aux sept axes stratégiques structurants et à la stratification ci-dessous :

🔹 Sept axes stratégiques 2027-2040

  • Axe 1 — Gouvernance et pilotage de la performance (ISO 37001, BIM, KPIs mensuels) ;
  • Axe 2 — Optimisation et performance du patrimoine immobilier (PPMP, sécurisation foncière) ;
  • Axe 3 — Diversification de l’offre et segmentation de marché (lancement Premium/Diaspora) ;
  • Axe 4 — Innovation financière et diversification des ressources (Green Bonds, SPV stratégiques) ;
  • Axe 5 — Intégration ESG et responsabilité sociétale (certification EDGE/HQE-D à 100 %) ;
  • Axe 6 — Digitalisation et transformation des services (ERP, SIGI, IA, SICPAY) ;
  • Axe 7 — Conformité, transparence et renforcement des capacités.

 

Outre un modèle économique adossé à une architecture de financement mixtes et diversifiés ainsi que le Building Information Modeling (BIM) qui constitue désormais le socle technologique de la modernisation des processus de conception, de construction et de gestion du patrimoine immobilier de la SIC, la viabilité du programme de construction de 50 000 logements repose sur une démarche de Responsabilité Sociétale de l’Entreprise (RSE), conformément à la norme ISO 26000 ainsi qu’aux Objectifs de Développement Durable des Nations Unies, notamment les ODD 1, 5, 11 et 13.

🔹 Stratification par types de logement — 50 000 unités

Une pyramide de segmentation équilibre l’impératif social et la viabilité économique, selon le principe de péréquation inter-segments où les gammes supérieures financent le logement social.

🔹 Condition de soutenabilité : la sécurisation de 2 000 hectares de réserves foncières — réparties sur les 52 sites des 10 capitales régionales — constitue le préalable absolu à la concrétisation de la Vision SIC 2040. Sans ce socle foncier garanti par l’État via le MINDCAF, aucune montée en cadence industrielle, aucune péréquation entre segments, aucune sécurisation des financements internationaux ne seront possibles.

🔹 Sécurisation institutionnelle : la SIC sollicite la signature, avec le Gouvernement représenté par Monsieur le Ministre des Finances (MINFI), d’un Contrat de Performance 2027-2032 — Contrat-Plan de nouvelle génération intégrant le mécanisme de Compensation des Charges de Service Public (CCSP). Cet instrument offrira la visibilité pluriannuelle indispensable à la concrétisation de la Vision 2040 et fondera la confiance des bailleurs internationaux, tout en stimulant la réalisation rapide de 1500 logements à Nlongkak/Yaoundé.

🔹 Impacts attendus à l’horizon 2040

  • 200 000 emplois créés (50 000–80 000 directs ; 120 000–150 000 indirects et induits) ;
  • 250 000 habitants directement logés ; réduction du déficit national de 15 à 20 % ;
  • Plus de 500 PME locales bénéficiaires ; 60 000 professionnels qualifiés via le Système National de Formation SIC (SNFS) ;
  • Chiffre d’affaires cible : 45 Mds FCFA en 2040 (contre 3,53 Mds en 2024) ; valeur d’entreprise estimée à 350 Mds FCFA ;
  • Marge nette consolidée de 12 à 18 % ; trésorerie nette > 80 Mds FCFA ; autonomie financière > 80 % ;
  • Réduction de 20 % de la consommation énergétique des bâtiments et de 25 % de l’empreinte carbone ;
  • 500 hectares de surfaces végétalisées cumulées et 5 bases industrielles certifiées ISO 14001.

Conclusion     

Excellences, Mesdames et Messieurs,

Le diagnostic de notre réalité économique est sans appel : la SIC dispose d’un patrimoine stratégique considérable — 1 088 hectares répartis sur 120 sites, une valeur foncière de 744 milliards de FCFA et un capital social de 75 milliards de FCFA, ainsi qu’un apport en capital de 11 nouveaux terrains d’une valeur de 151,7 milliards de FCFA — mais son modèle historique a atteint ses limites structurelles.

Le paradoxe d’une entreprise riche en actifs mais pauvre en flux de trésorerie autonomes appelle une refondation, et non une simple optimisation.

La Vision SIC 2040 — 50 000 logements, 10 régions, 6 segments, 3 622 milliards de FCFA de financement — constitue précisément le cadre de cette refondation. Elle réconcilie notre mission sociale avec une viabilité économique renforcée, grâce à la péréquation interne, aux PPP 70/30, à la CCSP contractuelle et à la diversification vers les segments Premium et Diaspora.

À l’horizon 2040, la SIC sera ainsi positionnée comme l’Ensemblier urbain de référence de l’État camerounais : tiers de confiance de la diaspora, régulateur du marché par l’effet modérateur de sa production industrialisée sur les prix, acteur de la rénovation urbaine et modèle de référence au sein de la CEDEAO et de l’Afrique centrale.

La réussite de cette transformation n’est pas acquise : elle requiert un alignement parfait des volontés institutionnelles. L’État camerounais doit jouer son rôle de facilitateur stratégique — signature du Contrat-Plan CCSP, garanties institutionnelles pour les financements innovants, libération des emprises foncières — tandis que la SIC s’engage à respecter des indicateurs de résultats précis et publics.

« Ce n’est plus un financement de survie qu’il faut à la SIC,
mais un partenariat de performance qui transforme
une dépense publique en investissement rentable pour la nation. »

« Le partenariat est le creuset ; la gouvernance numérique est le feu qui l’anime ; et la bonne gouvernance institutionnelle est la main qui maîtrise ce feu. »

Mais une cérémonie d’ouverture n’est pas le lieu des réponses définitives ; elle est celle des bonnes questions. Je n’ai fait ce matin qu’esquisser quelques pistes. Le « comment » — les mécanismes de financement, les outils numériques, la méthodologie climatique, l’architecture des partenariats — fera l’objet des conférences de ce Salon, notamment de celle que la Société Immobilière du Cameroun animera le 11 juin prochain. Je vous y donne rendez-vous.

Car si le partenariat public-privé est bien le creuset de l’adaptation, alors c’est ici, au Salon de l’Action Gouvernementale, et dans les échanges des jours qui viennent, que se forge déjà une part de l’avenir de nos villes.

Je tiens, pour finir, à remercier le Gouvernement de la République pour la confiance accordée à la Société Immobilière du Cameroun en lui offrant cette tribune, ainsi que le Mandataire du Gouvernement et l’équipe organisatrice du SAGO pour la qualité de cette édition. Notre stand est ouvert. Nos équipes sont disponibles et nos projets sont à votre disposition pour être découverts, compris et soutenus.

Je vous remercie de votre aimable attention. »

 

Chiffres-clés de la SIC et du monde

  1,6 milliard — mal-logés dans le monde

  2,5 à 3,5 millions — déficit Cameroun

  44 → 0 — réserves CAC levées (2018→2024)

  172,1 Mds FCFA — total bilan SIC 2024

  + 593 millions — résultat net SIC 2024 (retournement)

  50 000 — logements / 52 sites / 2 000 ha

  200 000 — emplois créés à l’horizon 2040

  250 000 — habitants logés ; –15 à –20 % du déficit

  45 Mds FCFA — CA cible 2040 (vs 3,53 Mds en 2024)

  3 622 Mds FCFA — enveloppe globale Vision 2040

 

 

Vision 2040 — 50 000 logements de la SIC

Segment Part Unités Cible
Logement Social 35 % 17 500 Ménages modestes, fonctionnaires de base
Logement Abordable 25 % 12 500 Classe moyenne émergente
Logement Économique 20 % 10 000 Fonctionnaires moyens, PME
Moyen Standing 15 % 7 500 Cadres, professions libérales
Haut Standing 10 % 5 000 Cadres supérieurs, diplomates, diaspora
Commercial & Industriel 5 % 2 500 Commerces, bureaux, ateliers

 

Projet d’architecture de financement de la Vision 2040 de la SIC — première tranche 1 878 Mds de FCFA

  • PPP — apport partenaires privés : 530 Mds FCFA ;
  • SPV stratégiques (A2A, Ovid/Axios, Euromecc) : 475 Mds FCFA ;
  • Diaspora Bond / OIDC : 180 Mds FCFA ;
  • Autofinancement SIC (CAF + amortissements) : 170 Mds FCFA ;
  • Obligations Vertes (Green Bonds) : 140 Mds FCFA ;
  • Bailleurs internationaux (BAD / Banque Mondiale /AFD/Shelter Afrique pour la construction de 2000 logements en terre-ciment/ Financements climat) : 115 Mds FCFA ;
  • Subventions d’investissement de l’État : 108 Mds FCFA ;
  • Crédit Foncier du Cameroun — refinancement hypothécaire : 100 Mds FCFA ;
  • Contrat Pizzarotti (via Intesa / SACE / SIMEST) : 60 Mds FCFA.

Sources : SIC

Cameroun : la SIC se positionne en laboratoire d’une gouvernance numérique maîtrisée à l’horizon 2040

[DIGITAL Business Africa] – Pour le directeur général de la Société Immobilière du Cameroun (SIC), la transformation numérique n’est plus un simple chantier technologique. Elle constitue désormais l’un des principaux leviers de performance, de transparence, de conformité et d’attractivité financière des entreprises publiques.

Intervenant le 8 juin 2026 à Yaoundé lors de la cérémonie officielle d’ouverture de la 15e édition du Salon de l’Action Gouvernementale (SAGO), Ahmadou Sardaouna a livré une réflexion approfondie sur les liens entre la gouvernance numérique, le changement climatique, le logement et le partenariat public-privé.

Sous le thème « Gouvernance numérique et changement climatique : le partenariat public-privé est-il le creuset de l’adaptation ? », le dirigeant a défendu une conviction forte : les défis du logement, de l’adaptation au changement climatique et de la transformation numérique sont désormais intimement liés.

« Le partenariat est le creuset ; la gouvernance numérique est le feu qui l’anime ; et la bonne gouvernance institutionnelle est la main qui maîtrise ce feu », a-t-il déclaré en conclusion de son exposé.

Le numérique comme garant de la transparence

Pour Ahmadou Sardaouna, la gouvernance numérique est devenue une nécessité dans la gestion moderne des entreprises publiques.

« L’on ne gère bien que ce que l’on sait mesurer », a-t-il rappelé, soulignant que la gouvernance numérique repose sur l’utilisation de données fiables, partagées et disponibles en temps réel.

Selon lui, les outils numériques sont aujourd’hui les garants de la transparence imposée aux entreprises publiques par la réglementation camerounaise et les normes comptables SYSCOHADA révisées. Le BIM (Building Information Modeling), les systèmes d’information géographique (SIG), la dématérialisation des paiements et les portails citoyens constituent ainsi les piliers d’une gouvernance moderne, auditable et redevable.

Le DG de la SIC estime également que le numérique joue un rôle central dans la mobilisation des financements.

« Dans cette équation, le numérique est le tissu conjonctif qui relie l’État, les entreprises, les bailleurs et les citoyens », a-t-il expliqué. Selon lui, il contribue à réduire le risque perçu par les investisseurs privés et facilite ainsi le financement des projets.

L’intelligence artificielle : opportunité et vigilance

Abordant la question de l’intelligence artificielle, Ahmadou Sardaouna a rappelé que PwC estime à 15 700 milliards de dollars la contribution potentielle de l’IA à l’économie mondiale d’ici 2030. Quant au marché africain de l’intelligence artificielle, il devrait croître de plus de 27 % par an au cours des prochaines années.

Pour autant, le dirigeant met en garde contre les risques associés à une adoption non encadrée de ces technologies.

Il cite notamment les risques de fracture numérique, de biais algorithmiques, d’atteinte à l’éthique, de surveillance excessive ou encore de perte de souveraineté sur les données stratégiques.

« La technologie sans gouvernance est un risque ; la technologie au service d’une bonne gouvernance est une chance », a-t-il résumé.

La SIC, laboratoire d’une gouvernance numérique maîtrisée

Au-delà des principes, le directeur général a présenté la SIC comme un exemple concret de transformation numérique appliquée à une entreprise publique.

L’entreprise s’est fixé pour ambition de devenir, à l’horizon 2040, un opérateur immobilier public de référence en Afrique centrale, capable de produire 50 000 logements de qualité pour toutes les couches sociales, de manière massive, régulière, adaptée et durable. La digitalisation des procédures constitue l’un des piliers de cette ambition.

« La digitalisation des procédures est au centre de cette ambition », a expliqué Ahmadou Sardaouna, convaincu qu’une entreprise publique peut faire du numérique un levier de performance à condition de l’inscrire dans une gouvernance institutionnelle assainie.

ERP, SICPAY et SIGI au cœur de la transformation

Pour concrétiser cette vision, la SIC s’appuie aujourd’hui sur plusieurs outils numériques structurants.

L’ERP (Progiciel de Gestion Intégré), la plateforme de paiement dématérialisé SICPAY et le futur Système d’Information de Gestion Immobilière (SIGI) sont les outils annoncés pour fluidifier les processus financiers, commerciaux, patrimoniaux et de gestion des ressources humaines de l’entreprise.

Selon le DG, l’impact sera triple :

  • une traçabilité complète des opérations ;
  • une auditabilité permanente ;
  • une amélioration significative de la gouvernance interne.

Le résultat le plus marquant porte sur la qualité de la gestion financière. La SIC affirme avoir levé l’intégralité des 44 réserves, anomalies et recommandations historiques formulées par son commissaire aux comptes, passant de 44 observations en 2018 à zéro en 2024.

Des résultats financiers en nette amélioration

Le dirigeant a également présenté plusieurs indicateurs financiers témoignant, selon lui, des effets de cette transformation.

Le total du bilan est passé de 116,9 milliards de FCFA en 2014 à 172,1 milliards de FCFA en 2024. Les capitaux propres atteignent désormais 152 milliards de FCFA tandis que la trésorerie nette est passée de 510 millions de FCFA en 2018 à 7,5 milliards de FCFA en 2024.

Plus significatif encore, la SIC indique avoir redressé son résultat net, passé d’une perte de 4,05 milliards de FCFA en 2018 à un bénéfice de 593 millions de FCFA en 2024.

Une Vision 2040 portée par le numérique

La Vision SIC 2040 repose sur sept axes stratégiques majeurs parmi lesquels figurent la gouvernance et le pilotage de la performance, l’intégration de l’ESG, l’innovation financière, la digitalisation des services, la conformité et la transparence.

L’entreprise prévoit notamment :

  • la construction de 50 000 logements ;
  • la sécurisation de 2 000 hectares de réserves foncières ;
  • la mise en place de cinq bases industrielles capables de produire jusqu’à 14 000 logements par an ;
  • un programme de 4 000 logements en partenariat public-privé ;
  • une obligation immobilière destinée à la diaspora camerounaise.
    À l’horizon 2040, la SIC vise la création de 200 000 emplois, un chiffre d’affaires de 45 milliards de FCFA, ainsi qu’une réduction de 15 à 20 % du déficit national en logements.

Pour Ahmadou Sardaouna, la réussite de cette ambition dépendra d’une étroite alliance entre l’État, le secteur privé, les bailleurs internationaux et les outils numériques.

« Ce n’est plus un financement de survie qu’il faut à la SIC, mais un partenariat de performance qui transforme une dépense publique en un investissement rentable pour la nation », a-t-il conclu.

Par Digital Business Africa

Égypte : Le Caire lance un plan massif pour former 10 000 talents numériques et accélérer sa conquête du marché mondial

[DIGITAL Business Afrika] L’Égypte accélère sa stratégie de puissance numérique par le capital humain. Convaincu que la bataille de l’économie digitale se gagnera autant sur les infrastructures que sur les compétences, Le Caire vient d’annoncer le lancement de la plus grande édition de son programme estival de formation aux métiers du numérique.

Portée par l’Agence de développement de l’industrie des technologies de l’information (ITIDA), en partenariat avec l’Institut national des télécommunications (NTI), l’initiative prévoit de former 10 000 étudiants universitaires aux compétences technologiques les plus recherchées à l’échelle mondiale.

L’ambition dépasse largement le cadre académique : il s’agit de préparer une nouvelle génération de spécialistes capables d’alimenter la croissance du secteur numérique égyptien et de renforcer l’attractivité du pays auprès des investisseurs internationaux.

Le programme cible aussi bien les étudiants issus des filières techniques que non techniques et couvre un large éventail de compétences : intelligence artificielle, cybersécurité, développement logiciel, science des données, cloud computing, marketing numérique, électronique et design numérique.

Au-delà des contenus théoriques, le dispositif mise sur l’apprentissage appliqué avec des projets pratiques et des modules orientés employabilité afin de rapprocher davantage les profils formés des besoins réels du marché.

Cette offensive sur les compétences s’inscrit dans une stratégie nationale plus large : positionner l’Égypte comme l’un des principaux hubs régionaux des services numériques et de l’externalisation.

Le pays compte plus de 110 millions d’habitants et une production annuelle estimée à 750 000 diplômés universitaires. Sa localisation stratégique entre l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient renforce son attrait. Le pays entend donc capitaliser sur son avantage démographique pour attirer davantage de multinationales technologiques, de centres de services et d’opérations d’externalisation.

Les autorités égyptiennes visent désormais encore plus haut. En 2026, le gouvernement ambitionne de former près de 800 000 personnes aux technologies de l’information et de la communication à travers différents programmes publics.

Derrière cette montée en compétences se joue également une bataille économique : le ministère des Communications et des Technologies de l’information veut porter les exportations de services d’externalisation à 6 milliards de dollars en 2026, contre environ 5,2 milliards USD en 2025.

Dans un contexte mondial marqué par la pénurie persistante de talents dans l’intelligence artificielle, la cybersécurité et l’ingénierie logicielle, l’Égypte tente de transformer son abondance de diplômés en avantage compétitif durable.

Par Loic SOUOP

La souveraineté numérique : le chaînon manquant de la souveraineté économique africaine

[DIGITAL Business Africa – Avis d’expert. Par Dr Pisso Ekwa Nseke* ] –  Alors que l’Afrique accélère sa marche vers l’intégration économique à travers la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), les débats se concentrent légitimement sur l’industrialisation, le financement du développement, les infrastructures de transport ou encore la transformation locale des matières premières. Ces enjeux demeurent fondamentaux. Ils conditionnent la capacité du continent à créer de la valeur, des emplois et de la prospérité.

Pourtant, une dimension essentielle de cette ambition collective reste encore insuffisamment prise en compte : la souveraineté numérique.

Longtemps, la souveraineté économique s’est mesurée à l’aune du contrôle des ressources naturelles, de la capacité industrielle ou encore de la maîtrise des instruments monétaires. Ces éléments restent au cœur de la puissance des États. Toutefois, l’économie mondiale du XXIe siècle repose désormais sur une autre ressource stratégique : la donnée.

Les flux financiers, les échanges commerciaux, les chaînes logistiques, les systèmes de paiement, les administrations publiques, les universités, les entreprises et même les interactions sociales sont aujourd’hui structurés par des infrastructures numériques dont l’importance stratégique est comparable à celle qu’ont pu représenter les chemins de fer, les ports ou les oléoducs au siècle dernier.

La question qui se pose à l’Afrique est donc simple : peut-on véritablement parler de souveraineté économique lorsque les infrastructures numériques qui soutiennent l’activité économique demeurent largement dépendantes d’acteurs extérieurs au continent ?

Il ne s’agit nullement de plaider pour une forme de repli ou d’autarcie technologique. L’Afrique a besoin d’investissements, de partenariats et d’innovations venus du monde entier. Mais l’ouverture ne saurait se confondre avec la dépendance. Dans un environnement international marqué par la compétition technologique et géoéconomique, la capacité des États africains à conserver une maîtrise stratégique de leurs infrastructures numériques devient un impératif de sécurité économique.

La ZLECAf constitue sans doute le projet d’intégration économique le plus ambitieux jamais entrepris sur le continent. Toutefois, il serait illusoire de croire qu’un marché continental peut fonctionner efficacement sans une infrastructure numérique continentale à la hauteur de ses ambitions.

L’intégration économique n’est plus seulement physique ; elle est également numérique.

Un entrepreneur de Douala doit pouvoir commercer avec un partenaire de Nairobi aussi facilement qu’avec un client local. Une entreprise installée à Lagos doit pouvoir effectuer des transactions sécurisées avec Johannesburg ou Kigali en temps réel. Les administrations douanières, les systèmes bancaires et les plateformes logistiques doivent être capables de communiquer entre eux de manière fluide et sécurisée.

En d’autres termes, les réseaux de fibre optique, les centres de données, les plateformes de paiement numérique et les infrastructures cloud sont devenus les nouvelles autoroutes de l’économie mondiale.

Cette réalité confère aux télécommunications une place centrale dans les stratégies de développement. Pendant longtemps, les infrastructures numériques ont été considérées comme un secteur d’accompagnement. Elles sont désormais au cœur même de la compétitivité des nations.

Aucune économie moderne ne peut prospérer durablement sans connectivité fiable, accessible et sécurisée. La question n’est donc plus celle de l’accès à Internet. Elle est celle de la résilience, de la maîtrise technologique et de la capacité du continent à produire lui-même les outils de sa transformation numérique.

Par ailleurs, l’Afrique évolue dans un contexte international marqué par une compétition croissante entre grandes puissances autour des technologies émergentes, de l’intelligence artificielle, des semi-conducteurs, des infrastructures numériques et des minerais stratégiques nécessaires à la transition énergétique.

Loin d’être une contrainte, cette situation peut constituer une opportunité historique pour le continent.

L’Afrique ne devrait pas être contrainte de choisir entre Washington, Pékin, Bruxelles, New Delhi ou les puissances du Golfe. Elle gagnerait davantage à développer une diplomatie économique fondée sur la diversification des partenariats et la défense de ses intérêts stratégiques.

Autrement dit, le véritable enjeu n’est pas l’alignement, mais l’autonomie.

Dans cette perspective, les institutions financières africaines ont un rôle majeur à jouer. Après avoir accompagné le financement du commerce et des infrastructures traditionnelles, le moment semble venu de réfléchir à la création de mécanismes dédiés au financement des infrastructures numériques stratégiques : centres de données, cybersécurité, intelligence artificielle, réseaux de fibre optique régionaux et services cloud africains.

Ces investissements paraissent parfois moins visibles qu’un port ou une autoroute. Pourtant, leur impact sur la compétitivité future du continent pourrait être tout aussi déterminant.

L’histoire économique nous enseigne que les grandes transformations reposent toujours sur la maîtrise des infrastructures qui structurent les échanges. Hier, il s’agissait des routes maritimes et des voies ferrées. Aujourd’hui, il s’agit des réseaux numériques.

L’Afrique ne pourra pleinement réaliser son ambition de souveraineté économique sans souveraineté numérique.

Le véritable défi du continent n’est donc pas seulement de commercer davantage avec lui-même. Il consiste également à construire les infrastructures, les compétences et les capacités technologiques qui lui permettront de maîtriser son destin dans l’économie numérique mondiale.

À l’heure où les dirigeants africains réfléchissent aux voies de l’émergence et de l’intégration, la souveraineté numérique apparaît moins comme un choix que comme une nécessité stratégique.

Par Dr Pisso Ekwa Nseke

*Internationaliste, analyste des risques géopolitiques, enseignant d’Université et cadre supérieur des télécommunications.

X (Twitter) : @pissonseke | LinkedIn : Pisso Nseke Ph.D | Facebook : Pisso Nseke

 

Quand un parapluie devient un message de marque : les leçons marketing du cas Access Bank

[DIGITAL Business Africa – Avis d’expert. Par Beaugas Orain DJOYUM*] –  La photographie montrant le Premier ministre Joseph Dion Ngute saluant le président Paul Biya sous un parapluie d’Access Bank constitue un excellent cas d’école en matière de branding. Peu importe que la scène ait été volontaire ou totalement fortuite. En communication, ce qui compte n’est pas toujours l’intention, mais la perception.

J’ai fait quelques tours sur les réseaux sociaux (Facebook, X et Linkedin) d’Access Bank Cameroon pour voir comment ils ont exploité l’image du Premier ministre Joseph Dion Ngute, qui dit au revoir au président de la République sous la pluie, avec un parapluie estampillé Access Bank. Lorsque j’ai vu le reportage sur le départ du président au JT de la Crtv le 06 juin dernier, j’ai dit : « Waouh : quelle belle pub pour Access Bank – Le responsable marketing qui a eu l’idée de faire produire ce parapluie doit probablement sourire aujourd’hui. ».

Je me suis alors rappelé que j’ai été confronté il y a quelques jours à une situation pareille, où je suis arrivé en retard, parce qu’à l’arrivée, au lieu du RDV, sous une pluie battante, il n’y avait pas de parapluie dans la voiture pour sortir et entrer dans le bâtiment du RDV. À cette heure-là, si j’avais un parapluie dans la voiture, qu’importe la marque, je l’aurais utilisé.

Je me suis alors dit que la pluie n’était probablement pas prévue. Peut-être que le seul parapluie disponible à ce moment-là était celui d’Access Bank. Mais trêve d’hypothèses.

Au passage, petite leçon marketing : en pleine saison des pluies, les parapluies demeurent probablement l’un des meilleurs objets promotionnels qu’une banque puisse offrir à ses clients VIP.

Revenons à notre sujet. J’attendais donc de voir si Access Bank allait choisir d’utiliser cette séquence et, surtout, comment la marque pourrait en tirer parti sur ses plateformes numériques. Jusqu’ici, la banque a choisi de ne pas en parler sur ses plateformes numériques.

« Une occasion de bâtir un héritage durable »

Mais, deux jours plus tard, Mathilde Claudine Nikom Eben, responsable de la communication institutionnelle (Head of Corporate Communications) d’Access Bank Cameroon, a publié un message à ce sujet sur son compte LinkedIn :

« Parfois, une marque s’exprime dans les plus petits détails. Pour nous, chez Access Bank Cameroon, c’est un puissant rappel que la construction d’une marque ne se résume pas aux campagnes publicitaires, aux panneaux d’affichage ou aux grands lancements. Elle se construit aussi à travers la présence, la confiance, la cohérence et la capacité à toucher les communautés dans les moments du quotidien.

Cette semaine, souvenons-nous que chaque détail compte, que chaque interaction a son importance et que chaque instant où une marque est visible constitue une occasion de bâtir un héritage durable. »

J’imagine donc qu’il y a eu, ou non, une discussion sur l’usage de cette image au sein de la banque avant toute prise de parole en public.

L’option retenue est parfaitement compréhensible. Pour autant, elle ouvre un débat intéressant sur la manière dont les marques peuvent saisir des opportunités de communication inattendues.

Car, dans le marketing digital, certaines opportunités de communication ne se planifient pas. Elles apparaissent spontanément, puis disparaissent aussi vite qu’elles sont apparues. Les marques les plus agiles sont celles qui savent les identifier, les analyser et les transformer en valeur de marque. Ou, pour reprendre les mots de Mathilde Claudine Nikom Eben, celles qui considèrent que « every brand moment is an opportunity to build legacy ».

À première vue, il s’agit simplement d’une photo protocolaire prise sous la pluie. Pourtant, du point de vue du branding, l’image offre de nombreux enseignements.

Quand la fonction rejoint la promesse de marque

Pourquoi cette photo est-elle intéressante pour les réseaux sociaux d’Access Bank?

Cette image est intéressante pour les professionnels du marketing. Ce qui rend cette image exceptionnelle, ce n’est pas la présence du Premier ministre.

C’est le fait que la fonction du parapluie coïncide parfaitement avec la promesse fondamentale d’une banque : protéger.

Parce que le parapluie n’est pas un simple objet publicitaire. Dans cette scène, il devient un symbole.

Il pleut fortement. Le contexte est difficile. Le parapluie protège.

Or, dans l’esprit du public, une banque remplit précisément cette fonction : protéger les ressources financières de ses clients, sécuriser leurs projets et les accompagner lors des périodes d’incertitude.

Le cerveau humain fonctionne par associations. Sans même s’en rendre compte, l’observateur associe inconsciemment la marque apposée sur le parapluie à des idées de protection, de fiabilité et de présence.

C’est ce que les spécialistes du marketing appellent le branding contextuel : lorsque la valeur d’une marque est renforcée par le contexte dans lequel elle apparaît.

Dans cette image, Access Bank n’est pas seulement visible. Elle est visible dans une situation qui illustre parfaitement sa promesse de marque.

Comment exploiter intelligemment cette image sur les plateformes numériques ?

La première règle consiste à ne pas communiquer sur les personnes présentes sur la photo. C’est probablement l’approche prudente actuellement adoptée par la banque.

La véritable opportunité ne réside ni dans le président de la République ni dans le Premier ministre. Elle réside dans ce que le public retient instinctivement de la scène : une marque associée à la protection.

Personnellement, je n’aurais pas nécessairement publié la photographie originale sur les plateformes officielles de la banque. En revanche, j’aurais rapidement analysé la viralité potentielle de la séquence, les réactions qu’elle suscitait et les différentes interprétations qu’en faisaient les internautes afin de construire une réponse de marque cohérente.

Cette séquence aurait ensuite pu servir de déclencheur à une campagne de communication digitale fondée sur le même symbole.

Par exemple, quelques heures après la diffusion des images, la banque aurait pu publier un visuel représentant un client sous la pluie, protégé par un parapluie aux couleurs d’Access Bank, accompagné du message :

« Les grandes banques se reconnaissent quand l’orage arrive.

Votre protection. Notre engagement.

Access Bank.

Toujours là quand il le faut. »

Elle aurait également pu recréer une scène similaire avec des acteurs différents : un entrepreneur se rendant à un rendez-vous important, une cheffe d’entreprise accueillant un partenaire stratégique ou encore un client confronté à une situation imprévue, toujours sous le même parapluie aux couleurs de la marque.

La différence est fondamentale.

Dans un cas, la marque exploite l’image de personnalités publiques.

Dans l’autre, elle exploite un symbole universel : la protection.

La banque reste ainsi sur son territoire de marque tout en évitant toute polémique politique ou institutionnelle.

Pourquoi cette approche fonctionne-t-elle en marketing digital ?

Parce qu’elle repose sur trois leviers puissants.

Le premier est l’émotion. La pluie évoque naturellement les difficultés, les défis et l’incertitude.

Le deuxième est la simplicité. Tout le monde comprend immédiatement le rôle d’un parapluie.

Le troisième est la cohérence. La protection constitue une promesse crédible pour une banque.

Lorsqu’une image active simultanément ces trois mécanismes, elle devient mémorable.

Ce qu’il ne faut surtout pas faire

Plusieurs erreurs doivent être évitées, et Access Bank semble, jusqu’ici, avoir opté pour la prudence.

La première erreur consisterait à utiliser directement la photographie originale dans une campagne publicitaire ou promotionnelle sans les autorisations nécessaires.

La deuxième serait de laisser croire à une proximité particulière entre la banque et les autorités publiques.

La troisième consisterait à utiliser le nom, l’image ou la fonction des responsables publics pour promouvoir des produits ou des services financiers.

La quatrième serait de transformer une opportunité de branding en un sujet politique.

Sur les réseaux sociaux, les controverses voyagent toujours plus vite que les messages.

La bonne stratégie consiste donc à décaler l’attention de la personnalité vers le symbole.

La question n’est pas : « Qui est sous le parapluie ? »

La question est : « Que représente ce parapluie ? »

Et la réponse est simple : la protection.

C’est précisément cette idée qui fait toute la force marketing de cette image.

Les grandes opportunités marketing ne sont pas uniquement créées par les agences.

Parfois, elles naissent d’une photographie, d’un détail ou d’un moment inattendu.

Le rôle du communicant moderne ne se limite pas à la production de contenu. Il consiste à repérer les symboles, à comprendre les émotions qu’ils véhiculent et à les transformer en messages cohérents avec l’identité de la marque.

Dans le cas présent, le public ne voit pas seulement un parapluie.

Il voit une marque associée à une fonction essentielle : protéger.

Et lorsqu’une marque parvient à être spontanément associée à la protection au moment précis où celle-ci devient nécessaire, elle réalise peut-être l’une des plus belles opérations de branding qui soient : une opération que personne n’avait planifiée, mais que tout le monde retient.

Par Beaugas Orain DJOYUM,

* DG de ICT Media STRATEGIES, cabinet d’e-Réputation, de Personal branding et de veille stratégique. 

 

Encadré :

Aux Ateliers E-Gov’A 2026 : apprendre à créer ce type de campagnes avec l’IA

Comment transformer une simple photographie en une campagne marketing ? Comment utiliser l’intelligence artificielle pour concevoir des visuels publicitaires, générer des slogans, créer des scénarios de communication ou tester plusieurs concepts créatifs en quelques minutes ?

Ces questions seront au cœur de plusieurs ateliers pratiques du salon E-Gov’A 2026 (Salon de l’e-Gouvernance et de l’Innovation digitale en Afrique), qui se tiendra du 14 au 16 octobre 2026 au Palais des Congrès de Yaoundé.

Des experts du marketing digital, de la communication stratégique et de l’intelligence artificielle y animeront des masterclasses consacrées à la création de contenus, au personal branding, à l’e-réputation, au storytelling de marque et à l’utilisation de l’IA générative pour produire des visuels, des vidéos et des campagnes de communication à fort impact.

Informations et inscriptions sur www.e-gov.africa

RD Congo : Jean-Pierre Lihau à la 40ᵉ session ordinaire du Conseil des Ministres de la CIPRES pour défendre la modernisation de la sécurité sociale en Afrique

[DIGITAL Business Africa] – La Vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique de RDC est en mission à Genève. Jean-Pierre Lihau prend part à la 40ᵉ session ordinaire du Conseil des Ministres de la CIPRES depuis le 8 juin 2026. Le ministre Jean-Pierre Lihau précède une délégation congolaise, composée d’experts gouvernementaux, de syndicalistes et de représentants des organismes de sécurité ssociale.

La 40ᵉ session ordinaire du Conseil des Ministres de la CIPRES est organisée en marge de la 114ᵉ Conférence internationale du Travail de l’OIT. L’événement réunit les représentants de 18 pays africains, et porte sur la transformation numérique des organismes de sécurité sociale, le renforcement de leur gouvernance financière et l’élargissement de la couverture sociale.

L’une des attentes de la délégation congolaise à ces travaux est justement le partage d’expérience des réformes engagées en RDC pour améliorer durablement la protection sociale des agents publics.

Ce chantier s’appuie sur la promulgation de la Loi N°22/031 portant régime spécial de sécurité sociale. La législation instaure un régime contributif de sécurité sociale dédié aux agents publics de l’État en République Démocratique du Congo. Gérée principalement par la CNSSAP (Caisse Nationale de Sécurité Sociale des Agents Publics de l’État), cette réforme modernise la couverture sociale pour s’aligner sur les normes internationales.

Cette nouvelle donne met l’accent sur certaines réformes.  Notamment les données centralisées, l’intelligence artificielle, et l’inclusion des travailleurs du secteur informe.

Ces innovations se concentrent sur trois axes majeurs :

1. L’Intelligence Artificielle (IA) et l’automatisation

Des chatbots de nouvelle génération et des kiosques intelligents peuvent répondre aux questions des usagers 24h/24 et réduire considérablement les délais d’attente.Détection des fraudes et personnalisation.

2. L’identification biométrique et l’interopérabilité

La biométrie (reconnaissance faciale ou digitale) sécurise l’accès aux droits et simplifie la vérification d’existence (certificats de vie) pour les retraités, comme c’est le cas en Inde ou en Espagne.

En matière d’Interopérabilité, pusieurs pays développent des portails uniques qui croisent les données de l’administration fiscale, de l’emploi et de la santé pour un parcours sans rupture.

3. Inclusion financière et élargissement de la couverture

Des plateformes mobiles sont spécialement conçues pour permettre aux travailleurs informels, agricoles ou indépendants de s’enregistrer et de payer de micro-cotisations. En plus des plateformes mobiles,  il ya les passeports sociaux comme des systèmes électroniques européens pouvant faciliter le transfert des droits sociaux et la collaboration entre différentes institutions à l’échelle internationale.

Par Jean Materne Zambo 

Compétition : L’Algérie bombe le torse à la Huawei ICT Competition dans les catégories cloud, Network et Innovation

[DIGITAL Business Africa] – Ce qui s’est passé en Chine relève de l’exploit. Lors de la finale du concours Huawei ICT Competition 2026 du 5 juin, des étudiants algériens ont rafflé les plus hautes distinctions. Notamment le Grand Prix Computing, le Grand Prix Cloud, le premier prix Network. Sur 220 000 participants venant de 100 pays, l’Algérie est parvenue à imposer son diktat malgré la présence de concurrents redoutables comme la Chine, Singapour, la France, le Nigeria ou le Kenya.

Cette brillante performance leur a valu les félicitations du chef de l’État, S.E. Abdelmadjid Tebboune, sur son compte X.

 

 

Composition des équipes

 

Les candidats viennent des universités telles que l ’ENSTTIC (Alger), l’USTHB et l’ESI SBA. Voici la composition des équipes :

Grand Prix – Cloud

• Imad Eddine Megrane

• Amira Bellali

• Abdelouahab Benchikh

Issus des écoles supérieures d’informatique d’Alger et de Sidi Bel Abbès, ils ont décroché le Grand Prix mondial dans la catégorie Cloud.

Premier Prix – Network

• Ilyes (Elias) Merzouga

• Aya Sarah Beldi (ou Baldi)

• Ibrahim Snoussi (ou Senoussi)

Innovation

L’équipe algérienne engagée dans la catégorie Innovation comprenait :

• Sofiane Chelghoum

• Ranim Mehalta

• Walid Guessoum (ou Kassoum)

• Marwa Bentazi (ou Ben Tazi)

• Ilham Aroudj

Leur projet, orienté FinTech et assurance numérique, a été distingué parmi les meilleures initiatives innovantes.

 

Critères d’évaluation 

 

Les équipes finalistes ont été évaluées selon plusieurs critères. Entre autres, maîtrise des technologies ICT (réseaux, cloud, IA, informatique), capacités pratiques et résolution de problèmes réels, innovation technologique, travail d’équipe, qualité de la présentation et impact des projets, valeur sociale, économique ou environnementale des solutions proposées pour la compétition Innovation.

Pour ce qui est des épreuves pratiques (Network, Cloud, Computing), les équipes ont notamment été soumises à un laboratoire pratique intensif de huit heures reproduisant des scénarios professionnels réels.

Le concours Huawei ICT est un événement mondial annuel destiné aux étudiants et aux enseignants des établissements d’enseignement supérieur. La compétition offre une plateforme internationale de compétition et d’échange, permettant aux participants d’approfondir leurs connaissances en TIC, de perfectionner leurs compétences pratiques et de favoriser l’innovation grâce aux technologies et plateformes les plus récentes. Sa première édition remonte à 2015.

Par Jean Materne Zambo, source: Huawei Academy 

Green city : À Douala, Elizabeth Tchoungui et Patrick Benon mobilisent Orange Cameroun pour planter plus de 500 arbres

[DIGITAL Business Africa] – À l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement célébrée le 5 juin, Orange Cameroun a participé à une vaste opération de reboisement urbain à Douala. Aux côtés de la Communauté urbaine de Douala, les collaborateurs de l’opérateur télécom se sont mobilisés dans les quartiers de Bépanda et de Bonabéri pour planter plus de 500 arbres dans le cadre du projet Green City.

L’initiative s’inscrit dans une démarche visant à améliorer le cadre de vie urbain, à renforcer la résilience environnementale des villes et à contribuer à la lutte contre les effets du changement climatique. Elle a réuni plusieurs dizaines de collaborateurs de l’entreprise ainsi que des responsables municipaux et des acteurs engagés dans la préservation de l’environnement.

Une mobilisation soutenue par le Groupe Orange

Cette opération s’est déroulée en présence d’Elizabeth Tchoungui, Directrice exécutive de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) du Groupe Orange, venue témoigner de l’engagement du Groupe dans les domaines de l’inclusion numérique et de la transition environnementale.

« Vous savez, le groupe Orange est présent dans vingt-cinq pays et nous sommes bien plus qu’un opérateur, car, dans ces vingt-cinq pays, nous sommes toujours engagés aux côtés des communautés sur le plan de l’inclusion numérique, mais également sur le plan environnemental », a déclaré Elizabeth Tchoungui.

Pour la responsable RSE du groupe, la lutte contre le réchauffement climatique constitue désormais une priorité incontournable pour les entreprises.

« Comme vous le savez, le réchauffement climatique est une urgence aujourd’hui », a-t-elle rappelé.

Création de forêts urbaines à Douala

Sur le terrain, la responsable du Groupe Orange a salué l’implication des équipes d’Orange Cameroun dans le projet Green City, qui vise à développer des espaces verts au cœur des villes.

« Je suis ravie d’être ici à Douala en cette Journée mondiale de l’environnement avec tous mes collègues d’Orange Cameroun. On est sur le terrain dans le cadre du programme Green City, qui vise à créer des forêts urbaines pour le confort des habitants », a-t-elle expliqué.

Selon elle, cette initiative s’inscrit dans une stratégie environnementale plus globale portée par le groupe à travers ses différentes filiales.

« On a plein d’autres actions, comme des panneaux solaires sur nos sites. Mais vraiment, je salue aujourd’hui l’engagement de tous mes collègues d’Orange Cameroun dans ce projet Green City », a-t-elle ajouté.

Plus de 30 % des sites Orange Cameroun alimentés par l’énergie solaire

Présent lors de cette opération, le directeur général d’Orange Cameroun, Patrick Benon, a rappelé les principaux axes de la politique environnementale de l’entreprise.

« Aujourd’hui, nous avons solarisé plus de 30 % de nos sites », a-t-il indiqué.

Au-delà de la réduction de l’empreinte carbone de ses infrastructures télécoms, l’opérateur entend également contribuer à la restauration des écosystèmes naturels du pays.

Le projet Kamer pour restaurer les mangroves

Patrick Benon a notamment mis en avant le projet Camerr, développé en partenariat avec Planète Urgence.

« Nous avons des programmes de reboisement. Le programme le plus important, c’est le projet Camerr, réalisé en partenariat avec l’ONG Planète Urgence. C’est un projet très ambitieux qui vise à replanter plus de mille hectares de mangroves », a-t-il souligné.

Les mangroves jouent un rôle essentiel dans la protection des zones côtières contre l’érosion, l’absorption du carbone et la préservation de la biodiversité. Leur restauration constitue aujourd’hui l’un des principaux leviers de lutte contre les effets du changement climatique dans les régions côtières du Cameroun.

Un engagement environnemental de long terme

À travers cette opération de plantation d’arbres à Douala, Orange Cameroun confirme sa volonté de faire de la responsabilité environnementale un pilier de sa stratégie de développement durable. Entre l’extension de l’énergie solaire sur ses infrastructures, la restauration des mangroves et la création de forêts urbaines, l’opérateur multiplie les initiatives visant à concilier le développement numérique et la préservation de l’environnement.

Pour les participants à cette journée, chaque arbre planté représente un geste concret en faveur d’une ville plus verte, plus résiliente et plus agréable à vivre pour les générations futures.

Par Digital Business Africa

Peut-il exister une stratégie numérique « africaine » ?

[DIGITAL Business Africa – Avis d’expert] – Depuis une quinzaine d’années, l’expression « stratégie numérique africaine » s’est imposée dans les discours institutionnels, les rapports de bailleurs et les sommets internationaux. Elle évoque une ambition positive : coordonner les politiques numériques, réduire la fracture technologique et inscrire le continent dans l’économie numérique mondiale.   Mais derrière cette formule apparemment mobilisatrice se cache une question rarement posée : de quelle Afrique parle-t-on ? Car parler d’Afrique au singulier rassure, mais simplifie. Et dans le numérique, la simplification est souvent le prélude à l’échec.

Une réalité numérique profondément fragmentée

Les chiffres suffisent à dissiper l’illusion d’une trajectoire commune : en 2024, environ 38 % de la population africaine utilise Internet, contre près de 68 % à l’échelle mondiale. Autrement dit, plus de 6 Africains sur 10 restent hors ligne, malgré une croissance rapide des infrastructures. Dans certains pays, le taux dépasse 70 %, tandis que dans d’autres — notamment en zones rurales ou enclavées — il reste inférieur à 20 %. Ces écarts ne sont pas marginaux. Ils reflètent des différences majeures de revenus, de couverture réseau, de coût de la donnée…et de priorités politiques. Parler d’une stratégie numérique unique pour un continent aussi hétérogène revient à ignorer ces réalités structurelles.

Le mythe de l’homogénéité des usages

Même là où l’accès existe, les usages diffèrent radicalement. L’Afrique compte aujourd’hui environ 570 millions d’internautes, dont la grande majorité accède au numérique exclusivement via le téléphone mobile. Cependant, seuls environ 416 millions d’utilisateurs utilisent réellement Internet mobile, ce qui signifie que la couverture ne se traduit pas mécaniquement par l’adoption. Dans de nombreux territoires : l’usage se limite aux réseaux sociaux et à la messagerie, l’e-administration (ou e-Gov, Egouv…) reste marginale, les services numériques structurants (santé, éducation, énergie, services publics) sont peu accessibles. Une stratégie qui ignore cette diversité d’usages confond la connexion et la transformation.

Une stratégie sans véritable sujet politique

Toute stratégie suppose un acteur capable de décider, de financer et d’arbitrer. À l’échelle continentale, ce rôle est théoriquement assumé par l’Union africaine. Or celle-ci souffre de trois fragilités majeures : un déficit de légitimité populaire, un pouvoir contraignant très limité sur les États, une dépendance financière partielle vis-à-vis de partenaires extérieurs, ce qui affaiblit toute prétention à la souveraineté numérique. Peut-on réellement parler de stratégie lorsque les moyens, les priorités et l’exécution restent largement nationaux — voire locaux ?

Le danger très concret du discours globalisant

Le problème n’est pas seulement conceptuel. L’idée d’une stratégie numérique africaine produit des effets très concrets :  elle encourage des solutions standardisées, souvent importées, elle favorise des projets pensés pour des moyennes statistiques, pas pour des territoires réels, elle invisibilise des innovations locales pourtant efficaces, elle reproduit une logique descendante déjà connue dans l’aide au développement. En voulant penser large, on pense parfois mal.

Pourtant, le numérique africain fonctionne…ailleurs

Le paradoxe est là : le numérique africain produit déjà des résultats mesurables, mais pas là où on l’attend :  Le secteur du mobile représente près de 7,7 % du PIB africain, soit plus de 220 milliards de dollars (dont une proportion non négligeable des profits opérateurs est rapatriée vers les actionnaires étrangers). Les services de mobile money comptent des centaines de millions de comptes actifs et ont profondément transformé l’inclusion financière, des écosystèmes locaux émergent dans les grandes villes, mais aussi dans des territoires intermédiaires, portés par les usages réels plutôt que par des plans continentaux. Le numérique progresse malgré l’absence de stratégie unifiée, grâce à des dynamiques territoriales, pragmatiques et souvent informelles.

Changer de regard : de la stratégie unique aux trajectoires multiples

Ce constat invite à un déplacement conceptuel majeur :

Plutôt que de parler d’une stratégie numérique africaine, il serait plus juste de parler : des stratégies numériques en Afrique, d’une vision panafricaine aux trajectoires différenciées, ou d’un numérique construit depuis les territoires.

Comme l’a souvent souligné Achille Mbembe, le défi n’est pas d’imiter des modèles globaux, mais de penser depuis les réalités africaines elles-mêmes. La vraie question n’est donc pas :« Peut-il exister une stratégie numérique africaine ? »,

La vraie question est plutôt : Avons-nous le courage d’abandonner une fiction confortable  pour penser la complexité réelle du continent ? Le numérique ne fera pas l’unité africaine par décret institutionnel.

Mais pensé depuis les territoires, les usages et les besoins concrets, il peut devenir un levier de transformation crédible, mesurable et durable. À condition de ne plus demander : quelle stratégie pour l’Afrique ? Mais : quelles Afriques, pour quels numériques, à quelles échéances et pour quels peuples ?

Par Pierre Ndjop POM

Conseil en stratégie de développement et Transformation Numérique

 

Télécoms : excédé par la mauvaise qualité du réseau, le gouvernement tchadien met Airtel et Moov Africa sous pression

[DIGITAL Business Africa] -La patience du gouvernement tchadien semble avoir atteint ses limites. Confronté à la persistance des dysfonctionnements sur les réseaux mobiles, le ministre des Télécommunications, de l’Économie numérique et de la Digitalisation, Haliki Choua Mahamat, a convoqué ce 4 juin 2026 les responsables d’Airtel Tchad et de Moov Africa Tchad pour leur demander des comptes.

Depuis plusieurs mois, les plaintes des abonnés se multiplient. Appels interrompus ou inaudibles, lignes injoignables, connexion internet lente ou indisponible : les consommateurs dénoncent une dégradation continue de la qualité des services. Une situation jugée préoccupante par les autorités, qui estiment qu’elle freine non seulement les activités économiques, mais également les ambitions numériques du pays.

Face aux critiques, les deux opérateurs ont une nouvelle fois invoqué les difficultés liées à l’approvisionnement en carburant et à son coût élevé. Selon eux, ces contraintes affectent le fonctionnement des sites de transmission et, par conséquent, la qualité du réseau. Une explication qui n’a pas convaincu le ministre.

Haliki Choua Mahamat a rappelé que les opérateurs communiquent régulièrement sur les investissements réalisés pour moderniser leurs infrastructures, mais que ces efforts restent peu perceptibles pour les usagers. Pour lui, le problème énergétique ne peut plus servir d’argument récurrent alors que les consommateurs continuent de subir les mêmes désagréments.

Le membre du gouvernement a également souligné que les entreprises de télécommunications ont la responsabilité d’anticiper ces contraintes et de développer des solutions alternatives pour garantir la continuité de leurs services. « Le problème du carburant n’est pas celui de l’État. C’est à vous de trouver le carburant nécessaire pour faire fonctionner vos installations », a-t-il déclaré devant les responsables des deux sociétés.

Au-delà du constat, le gouvernement entend désormais passer à l’action. Selon les informations communiquées à l’issue de la rencontre, le maintien des dirigeants locaux des deux opérateurs pourrait être remis en question si des améliorations significatives ne sont pas observées dans les prochains mois. Une correspondance a déjà été adressée aux directions générales des groupes Airtel et Moov Africa afin que leurs principaux responsables se rendent à N’Djamena pour examiner la situation et proposer des solutions concrètes.

Le ministre a par ailleurs insisté sur la nécessité de renforcer le partage des infrastructures entre les opérateurs. Il a appelé Airtel Tchad et Moov Africa Tchad à dépasser leurs divergences afin d’optimiser l’exploitation des équipements existants et d’améliorer la couverture du territoire.

Cette exigence s’appuie notamment sur les investissements réalisés par l’État dans les infrastructures numériques. Les autorités rappellent avoir mobilisé d’importantes ressources pour le déploiement de la fibre optique ainsi que pour l’installation de près de 200 nouveaux sites de transmission à travers le pays. Des infrastructures que les opérateurs sont invités à utiliser davantage pour améliorer la qualité de leurs services.

À travers cette sortie musclée, le gouvernement tchadien envoie un signal clair aux acteurs du secteur. Les télécommunications ne sont plus considérées comme une simple activité commerciale. Cependant, comme un service stratégique au cœur du développement économique, de l’inclusion numérique et de la sécurité nationale.

« Si vous regardez du côté du chiffre d’affaires, nous regardons le bien-être de nos concitoyens et la sécurité du pays », a martelé Haliki Choua Mahamat. Un avertissement qui traduit la volonté des autorités de ne plus tolérer les contre-performances répétées des opérateurs dans un secteur devenu essentiel à la vie quotidienne des Tchadiens.

Par Loic SOUOP

Source : MTENDA – TCHAD

OSIANE 2026 : La startup gabonaise “Consultant Ga” décroche 10.000 euros pour le premier prix du Challenge Startup Bassin du Congo

[DIGITAL Business Africa] – L’hégémonie gabonaise se dessine dans l’écosystème startup en Afrique centrale. La startup gabonaise “Consultant Ga” a reçu le premier prix du Challenge Startup Bassin du Congo au salon OSIANE 2026. Un chèque de 10 000 euros a été remis à son promoteur Pelen Laakuba ce 5 juin 2026. Consultant Ga est un réseau diplomatique innovant visant à faciliter les démarches administratives.

Cette reconnaissance rappelle un certain Fulgence Menouho, co-fondateur de Cabalou, une plateforme web de réservation d’hébergement pour voyageurs d’affaires. La startup a été déclaré a remport le Challenge startup Bassin du Congo lors de l’édition 2024. Le Gabon est ainsi sacré du  Challenge Startup Bassin du Congo pour la deuxième  fois en 4 édition du concours. La RDC et le Congo ont remporté les deux autres éditions.

Cette édition anniversaire a permis à l’équipe dirigeante du salon de mettre en lumière des initiatives, des talents et des projets porteurs de valeur pour l’écosystème numérique. Son objectif était de renforcer la place du Congo dans la dynamique du numérique et de faire de la République du Congo un acteur de référence du numérique au sein de la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale.

Le promoteur du Salon OSIANE, Luc Missidimbazi, a exprimé sa reconnaissance à l’ensemble des partenaires pour leur engagement, leur confiance et leur accompagnement tout au long de cette édition baptisée Kokoba.

La 10e édition du Salon international de la tech et de l’innovation d’Afrique (Osiane) s’est tenue, du 2 au 5 juin, au Centre international de conférence de Kintélé, une banlieue située au Nord de Brazzaville.

Des panels ont été animés par des experts autour de plusieurs thématiques. Donc la principale « Comment construire des écosystèmes numériques à forte valeur ajoutée en Afrique centrale ? »

Les panelistes ont débattu des stratégies à mettre en exergue pour bâtir des écosystèmes d’innovation performants, d’un nouveau modèle de leur financement, du service universel, de la souveraineté et de la gestion de l’identité numérique.

De plus, deux conférences ont été animées par l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information dont l’une a porté sur la cybersécurité en Afrique centrale.

Par Jean Materne Zambo

Paiements des jeux en ligne : MTN Mobile Money et Orange Money coupent les agrégateurs ; la question de l’opérateur unique refait surface. Nouvelle centralisation ?

[DIGITAL Business Africa – Avis d’expert. Par Marcel Aimé Roland ENDAMEYO] – La suspension des agrégateurs de paiement par MTN Mobile Money et Orange Money, à la suite de la redirection des flux des jeux en ligne vers CINETPAY, souligne une question centrale : assiste-t-on au retour d’un opérateur unique dans le traitement des paiements du secteur des jeux en ligne ?

Le sujet n’est pas simplement technique. Il touche à la cohérence de l’action administrative, à la régulation des flux financiers numériques, à la concurrence entre agrégateurs et à la sécurité d’un secteur exposé aux risques de fraude, de sous-déclaration et de blanchiment.

Les faits antérieurs sont pourtant clairs. Par correspondance du Secrétariat Général de la Présidence de la République, les Très Hautes Instructions avaient conduit à la reprise des activités des opérateurs du secteur des jeux sans intermédiation obligatoire d’INTOUCH.

Le MINPOSTEL avait ensuite demandé à Mobile Money Corporation et à Orange Money de rétablir le trafic des agrégateurs concernés, en rappelant que la suspension totale ou partielle de leur trafic pouvait contrevenir aux dispositions applicables.

Le MINAT avait lui-même levé la mesure de centralisation, en indiquant que les entreprises agréées pouvaient désormais exercer avec les partenaires librement choisis, sous réserve du respect des lois et règlements.

Cette doctrine administrative reposait donc sur trois principes : fin de l’intermédiation obligatoire, rétablissement des agrégateurs conformes et liberté encadrée de choix des partenaires techniques.

Or, la redirection actuelle des flux vers CINETPAY semble produire l’effet inverse. En pratique, les paiements sont orientés vers un seul opérateur ; les agrégateurs précédemment actifs sont coupés ou suspendus ; les opérateurs mobiles exécutent une mesure qui aboutit à une concentration des flux. Le nom de l’agrégateur change, mais le mécanisme demeure : un acteur privé est placé au centre du dispositif.

Il ne s’agit donc pas seulement d’un mécanisme de contrôle. Il s’agit d’une centralisation de fait.

Sur le plan réglementaire, une telle mesure doit être strictement justifiée. Le contrôle des chiffres d’affaires des jeux en ligne est légitime. La traçabilité des transactions est nécessaire. La protection des recettes publiques est impérative. Mais ces objectifs ne commandent pas automatiquement la désignation d’un opérateur unique. Ils peuvent être atteints par des outils moins restrictifs : reporting obligatoire, interconnexion technique, API de supervision, audit des transactions, rapprochement automatisé des flux, certification de sécurité, transmission périodique des données aux administrations compétentes.

La centralisation exclusive expose le dispositif à trois risques majeurs : un risque concurrentiel, en écartant brutalement des agrégateurs déjà opérationnels et investis ; un risque opérationnel, en créant un point unique de dépendance pour l’ensemble des flux ; et un risque de conformité, dès lors que la concentration de paiements sensibles exige une diligence renforcée sur le profil, la sécurité et les antécédents de l’opérateur retenu.

La question de fond est donc simple : le dispositif vise-t-il réellement à contrôler les flux des jeux en ligne, ou à conférer à CINETPAY une position d’opérateur central ?

En l’absence de clarification, la mesure actuelle donne le sentiment d’une reconstitution du dispositif précédemment écarté : hier INTOUCH, aujourd’hui CINETPAY. Et demain ?

Paiements des jeux en ligne : MTN Mobile Money et Orange Money coupent les agrégateurs ; la question de l’opérateur unique refait surface. Nouvelle centralisation ?Par Marcel Aimé Roland ENDAMEYO,

Expert des questions digitales

NB : La rédaction de Digital Business Africa n’a pas participé à cet avis d’expert