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Le Burundi et l’Inde évaluent les opportunités de partenariat dans la transformation numérique

[DIGITAL Business Africa] – Un invité de marque au ministère des Finances, du Budget et de l’Économie Numérique. S.E. Upender Singh Rawat, Ambassadeur de l’Inde au Burundi, y a été reçu en audience par Isidora Ntakiyiruta, assistante du ministre docteur Alain Ndikumana, ce 22 juin 2026.

Les deux personnalités se sont entretenues des pistes d’accompagnement que l’Inde pourrait partager avec le Burundi dans deux domaines importants pour la modernisation des services publics et l’inclusion financière.

Occasion idoine pour S.E. Upender Singh Rawat et Ntakiyiruta d’explorer des perspectives de coopération dans le domaine de la transformation numérique, notamment en matière d’identité numérique et de paiements électroniques, à partir de l’expérience développée par l’Inde dans ces secteurs.

L’Inde s’appuie sur des infrastructures publiques ouvertes et interopérables : Aadhaar (identité biométrique) et UPI (Unified Payments Interface), qui ont révolutionné l’inclusion financière et le quotidien de plus de 1,4 milliard d’habitants.

Les experts en transformation numérique considèrent par exemple le système Aadhaar comme le plus grand projet d’identification biométrique au monde. Tant il attribue un numéro unique à 12 chiffres lié aux données démographiques (nom, adresse) et biométriques (empreintes digitales, iris) de chaque citoyen. Plus de 1,3 milliard d’Indiens possèdent une identité Aadhaar.

Selon le ministère des Finances, du Budget et de l’Économie numérique, la rencontre a également permis d’évoquer la possibilité de contacts techniques entre les institutions burundaises concernées et les équipes indiennes spécialisées, afin d’examiner les conditions d’une éventuelle collaboration.

Par Jean Materne Zambo, source : ministère des Finances, du Budget et de l’Économie Numérique

Cameroun : Le plaidoyer poignant de Minette Libom Li Likeng pour l’émergence des startups locales

[DIGITAL Business Africa] – En lançant la 5ᵉ édition de la Semaine du numérique la ministre des Postes et Télécommunications a livré un plaidoyer osé en direction des administrations publiques. Sans langue de bois, elle attire l’attention des décideurs ce 22 juin 2026, en présence des entrepreneurs du numérique venus assister massivement au lancement du meilleur projet TIC. Les inscriptions seront ouvertes sur la plateforme dédiée : www.ictinnovationweek.cm. Les candidats doivent présenter des solutions capables d’apporter des réponses aux défis liés à l’ intelligence artificielle.

Répondant aux questions de trois journalistes, la ministre des Postes et Télécommunications a fait savoir que les startups locales ne manquent pas d’ingéniosité pour éclore mais d’un accompagnement de la part des autorités. Et cet accompagnement devrait passer par la consommation des produits que ces entrepreneurs du numérique proposent. « Nous ne sommes pas consommateurs de nos propres produits », a-t-elle lancé en rappelant que c’est l’occasion de promouvoir la jeune startup camerounaise.

Pour booster la startup, le ministère des Postes et Télécommunications a recommandé à la hiérarchie la Startup Act, qui est une boussole pour le développement des startups. Si l’on se réfère à ce qui est fait dans d’autres pays, il s’agit d’une législation qui pourrait inclure : un label startup basé sur le potentiel d’innovation et de création d’emplois ; des incitations fiscales et douanières pour faciliter l’amorçage et le développement des jeunes pousses ; et un meilleur accès aux financements à travers des fonds dédiés, entre autres revendications.

Ce qui est déjà certain pour le cas du Cameroun, une fois cette charte adoptée, les startups pourraient bénéficier d’un accompagnement comme le crowdfunding ou financement participatif. Une sorte de collecte de fonds en ligne pour permettre aux particuliers, créateurs ou entreprises de financer leurs projets directement auprès du grand public, en contournant les circuits bancaires traditionnels.

La 5ᵉ édition de la Semaine de l’Innovation Numérique se tient du 22 juin au 31 juillet 2026. Elle est placée cette année sous le thème crucial : « Protéger le cyberespace des dérives de l’intelligence artificielle et promouvoir le patriotisme numérique ». La première édition remonte à 2019.

Par Jean Materne Zambo

SIN 2026 : le Cameroun recherche les meilleurs projets TIC pour lutter contre les dérives de l’IA et promouvoir le patriotisme numérique [Postulez]

[DIGITAL Business Africa] – Le Cameroun entend mobiliser sa jeunesse autour des opportunités et des défis liés à l’intelligence artificielle. La ministre des Postes et Télécommunications, Minette Libom Li Likeng, a officiellement lancé, ce 22 juin 2026, la 5e édition de la Semaine de l’Innovation Numérique (SIN 2026), dont l’activité phare demeure le Concours National du Meilleur Projet TIC.

Cette édition se déroulera du 22 juin au 31 juillet 2026 à Yaoundé sous le thème : « Protéger le cyberespace des dérives de l’intelligence artificielle et promouvoir le patriotisme numérique ».

La conférence de presse de lancement de cette édition intervient dans un contexte marqué par l’accélération des usages de l’intelligence artificielle, la montée des cybermenaces, la prolifération des fausses informations et l’apparition de nouveaux risques liés aux contenus synthétiques, aux deepfakes et à la manipulation de l’information. Pour le gouvernement camerounais, il devient essentiel d’encadrer ces technologies tout en tirant parti de leur potentiel pour le développement économique et social du pays.

Pour la ministre des Postes et Télécommunications, Minette Libom Li Likeng, cette édition intervient à un moment charnière pour le Cameroun :

« Souvent perçue comme l’apanage des grandes puissances technologiques, l’intelligence artificielle s’impose comme l’un des phénomènes technologiques les plus marquants de notre époque, par les bouleversements qu’induisent ses usages. Ses promesses en matière de productivité, d’efficacité, d’innovation et de croissance sont considérables. »

L’intelligence artificielle entre opportunités et risques

Le MINPOSTEL rappelle que l’intelligence artificielle constitue désormais une réalité qui transforme profondément les administrations publiques, les entreprises et les sociétés. Toutefois, cette révolution technologique s’accompagne de nombreux défis : désinformation, usurpation d’identité, amplification des discours de haine, biais algorithmiques ou encore fragilisation de la confiance publique.

« Si l’IA constitue un puissant levier de modernisation et d’efficacité, elle peut devenir un facteur d’instabilité institutionnelle, de manipulation de l’information et d’érosion de la confiance citoyenne », a averti la ministre, soulignant que cette technologie doit être encadrée avec rigueur afin d’éviter les dérives liées à la désinformation, aux contenus synthétiques trompeurs et à l’amplification des discours de haine.

Le ministère cite notamment la vision du président Paul Biya, qui considère l’intelligence artificielle comme « un démultiplicateur de développement, de croissance et de démocratisation, à condition que son usage soit éthique ».

Selon le gouvernement, l’enjeu consiste désormais à tirer parti des opportunités offertes par l’IA tout en limitant ses dérives, notamment dans un contexte marqué par la circulation de discours de haine, les tensions identitaires et la désinformation en ligne.

Un appel aux innovateurs camerounais

Le Concours National du Meilleur Projet TIC 2026 s’adresse aux jeunes Camerounais porteurs d’idées ou de projets innovants intégrant les technologies numériques et, plus particulièrement cette année, les usages de l’intelligence artificielle.

Les candidats doivent être de nationalité camerounaise, résider sur le territoire national et proposer un projet innovant. Les startups déjà opérationnelles et générant des revenus ne sont pas éligibles. Le MINPOSTEL encourage particulièrement la participation des femmes.

Les initiatives les plus attendues concernent notamment la cybersécurité, la lutte contre la désinformation et les deepfakes, l’e-gouvernement, l’éducation numérique, la santé numérique, l’agriculture intelligente, la fintech, l’inclusion financière, l’environnement et le développement durable.

Pour le gouvernement, le défi consiste désormais à développer une intelligence artificielle adaptée aux réalités nationales.

« Pour le Cameroun, l’enjeu est double : ne pas rester en marge de cette transformation mondiale et s’assurer que l’adoption de l’intelligence artificielle s’inscrive dans une démarche souveraine, maîtrisée et conforme à nos valeurs », a déclaré Minette Libom Li Likeng.

Pour candidater, les porteurs de projets devront remplir le formulaire en ligne et soumettre un dossier de présentation de cinq pages maximum précisant :

  • Le projet ;
    • Le problème identifié ;
    • L’innovation proposée ;
    • Le résumé du projet ;
    • La cible visée ;
    • Le modèle économique ;
    • L’équipe porteuse du projet.

L’IA et le patriotisme numérique au cœur de l’évaluation

Cette année, le jury accordera une attention particulière aux projets intégrant l’intelligence artificielle de manière pertinente ainsi qu’à leur contribution à la cybersécurité et au patriotisme numérique.

Les projets seront évalués selon sept critères principaux :

  • Pertinence du projet (20 points) ;
    • Caractère innovant de la solution (15 points) ;
    • Faisabilité technique (15 points) ;
    • Impact socio-économique (15 points) ;
    • Modèle économique et pérennité (10 points) ;
    • Utilisation pertinente de l’intelligence artificielle (10 points) ;
    • Contribution à la cybersécurité et au patriotisme numérique (15 points).

Le patriotisme numérique est présenté par les organisateurs comme la promotion d’un usage responsable, éthique et citoyen des technologies numériques au service de l’intérêt général, de la cohésion nationale et de la protection du cyberespace camerounais.

Bootcamp, master class et Prix spécial du Président de la République

Au-delà du concours, la Semaine de l’Innovation Numérique proposera plusieurs activités destinées à accompagner les jeunes innovateurs : sessions de coaching, ateliers de renforcement des capacités, master class, réseautage, exposition des innovations et échanges d’expériences avec des startups.

Les candidats présélectionnés participeront notamment à un bootcamp intensif avant les phases finales de présentation devant le jury.

Le point culminant de l’événement sera la cérémonie officielle de remise des récompenses prévue le 31 juillet 2026. Comme lors des précédentes éditions, le prestigieux Prix spécial du Président de la République sera attribué au meilleur projet numérique de l’année.

Comment postuler?

Les candidatures sont ouvertes du 22 juin au 22 juillet 2026 à 15h30 sur la plateforme officielle : www.ictinnovationweek.cm.

Après la phase de présélection, les meilleurs projets seront invités à Yaoundé pour participer aux différentes activités de la Semaine de l’Innovation Numérique avant la grande finale prévue le 31 juillet 2026.

« Depuis sa création, la Semaine de l’Innovation Numérique s’est imposée comme une plateforme nationale de promotion du génie créateur de la jeunesse camerounaise », a rappelé la ministre.

Elle a lancé un appel aux jeunes des dix régions du pays à saisir cette opportunité pour « mettre leur talent d’innovateur numérique au service du développement national et spécialement de la cybersécurité et du patriotisme numérique ».

Elle explique que les quinze meilleurs projets, dont la liste sera publiée le 24 juillet 2026 à 15h30 sur le site de l’événement, seront invités à Yaoundé pour participer à un Bootcamp « Digital Sprint Experience » du 27 au 29 juillet 2026.

“Ils bénéficieront de séances de formation spécialisées, de coaching, de mentorat, de partage d’expériences et de préparation au pitch final. Les frais de transport et d’hébergement des candidats présélectionnés sont pris en charge par le Ministère des Postes et Télécommunications. Le 30 juillet 2026 se tiendra le pitch final, au cours duquel les candidats présenteront leurs projets devant un Grand Jury composé d’experts des secteurs public et privé. Quant à la cérémonie officielle de remise des récompenses aux lauréats, elle aura lieu le 31 juillet 2026, avec pour point culminant la remise du prestigieux Prix Spécial du Président de la République à la meilleure innovation de l’année, tandis que d’autres distinctions récompenseront les autres projets”, ajoute la ministre.

« Pour le Cameroun, l’enjeu est double : ne pas rester en marge de cette transformation mondiale et s’assurer que l’adoption de l’intelligence artificielle s’inscrive dans une démarche souveraine, maîtrisée et conforme à nos valeurs. » — Minette Libom Li Likeng, ministre des Postes et Télécommunications.

En bref

🗓️ Période de candidature : du 22 juin au 22 juillet 2026 à 15h30

🌐 Plateforme : www.ictinnovationweek.cm

🏆 Récompense suprême : Prix spécial du Président de la République du Cameroun

📍 Finale et remise des prix : 31 juillet 2026 à Yaoundé

🎯 Thème 2026 : « Protéger le cyberespace des dérives de l’intelligence artificielle et promouvoir le patriotisme numérique »

Par Digital Business Africa

Suivez des extraits des explications de la ministre face aux journalistes

PROMOTE 2026 : Le Haut Commissaire de Grande-Bretagne au Cameroun séduit par les innovations de la Silicon Mountain

[DIGITAL Business Africa] – La Silicon Mountain était à PROMOTE dans l’optique de trouver des partenaires robustes mais aussi d’étaler son potentiel. La pavillon de Grande-Bretagne était le comptoir parfait. Vu ce que l’écosystème technologique de Buéa, dans le sud-ouest, y a présenté ce 20 juin 2026, il n’est pas illusoire de dire que la Silicon Mountain a tapé à l’œil d’un grand : Matt Woods. Le Haut-Commissaire de Grande-Bretagne au Cameroun s’est dit impressionné par les solutions innovantes que couve la Silicon Mountain.

« Je devrais dire que c’est un groupe d’entrepreneurs qui sont extrêmement impressionnants. Ça fait 20 ans qu’ils sont en train de construire quelque chose de vraiment innovant, qui connaît déjà beaucoup de succès. Et l’idée aujourd’hui, c’est de vraiment exposer tout ce qu’ils font là et les solutions qu’ils peuvent apporter à vraiment n’importe quel problème dans n’importe quel domaine. On a déjà identifié pas mal d’actions de suivi… », a dit Matt Woods.

Ces startups de la Silicon Mountain se distinguent dans tous les domaines d’activité. Notamment l’agriculture, l’environnement, l’éducation, la santé, le commerce et bien d’autres. Des domaines qui seront en compétition  lors du Grand Prix national  des TIC qu’organise le ministère des Postes et Télécommunications a partir de ce 22 juin 2026.

Après la Silicon Mountain, des étudiants venus des universités spécialisés dans les technologies ont exposé leur savoir-faire. Cette fois, le domaine à l’honneur était la robotique. Des présentations de solutions en phase de prototypage ont été faites par de manière magistrale. Toutes ces solutions ont reçu les vivants du public. Elle devront à présent être maturées et recevoir des financements pour passer du prototype au déploiement final.

Par Jean Materne Zambo

 

À PROMOTE 2026, Digital Business Africa présente E-Gov’A, le rendez-vous africain de l’e-gouvernance et de l’innovation digitale

[DIGITAL Business Africa] – Présent au Salon International de l’Entreprise, de la PME et du Partenariat (PROMOTE 2026), qui se tient du 12 au 21 juin 2026 au Palais des Congrès de Yaoundé, Digital Business Africa profite de ce grand rendez-vous économique pour présenter aux visiteurs, aux entreprises, aux administrations publiques et aux partenaires internationaux le Salon de l’e-Gouvernance et de l’Innovation digitale en Afrique (E-Gov’A 2026).

À travers son espace d’exposition, le média spécialisé dans les TIC, les télécommunications et l’économie numérique en Afrique met en lumière les grands enjeux de la transformation numérique du continent, tout en sensibilisant les acteurs publics et privés à l’importance de l’innovation digitale pour la modernisation des services, la compétitivité des entreprises et l’amélioration de la gouvernance.

Cette présence s’inscrit pleinement dans l’esprit du thème de PROMOTE 2026 : « Entreprises privées et environnement des affaires : quels repères face aux défis économiques nationaux et internationaux ? ».

Un thème qui interroge notamment l’impact de l’intelligence artificielle, de la digitalisation des activités économiques, de l’archivage numérique, de la régulation économique et des nouvelles technologies sur la compétitivité des entreprises africaines.À PROMOTE 2026, Digital Business Africa présente E-Gov’A, le rendez-vous africain de l’e-gouvernance et de l’innovation digitale

Pour Beaugas-Orain DJOYUM, commissaire général d’E-Gov’A 2026 et directeur de publication de Digital Business Africa,

« les questions que soulève PROMOTE 2026 sont exactement celles auxquelles les administrations africaines doivent également répondre. L’intelligence artificielle, la dématérialisation, l’interopérabilité des services publics et les paiements numériques ne sont plus des sujets d’avenir, mais des impératifs de compétitivité. Une administration efficace est aujourd’hui un facteur clé d’attractivité économique. E-Gov’A veut justement créer un espace où les États, les entreprises et les innovateurs pourront construire ensemble l’Afrique numérique de demain. »

E-Gov’A 2026 : l’Afrique des services publics numériques en démonstration

Prévu du 14 au 16 octobre 2026 au Palais des Congrès de Yaoundé, E-Gov’A 2026 réunira décideurs publics, administrations, opérateurs télécoms, fintechs, fournisseurs de solutions numériques, partenaires techniques et financiers ainsi que les experts de la transformation digitale venus d’Afrique et d’ailleurs.

Placée sous le thème « Intelligence artificielle et e-gouvernance : bâtir des services publics efficaces dans une Afrique sans cash et sans papier », cette première édition vise à devenir la plateforme africaine de référence pour les échanges sur la modernisation des administrations publiques et des services numériques.

À travers des conférences, des démonstrations technologiques, des ateliers, des rencontres B2B, un hackathon, des remises de prix et les « E-Gov’A Demo », le salon mettra en avant les meilleures pratiques africaines en matière de dématérialisation, d’identité numérique, de cybersécurité, de paiements électroniques, d’interopérabilité des services publics et d’intelligence artificielle appliquée à l’administration.

PROMOTE et E-Gov’A : une même ambition de compétitivité

La présence de Digital Business Africa à PROMOTE 2026 apparaît également comme une passerelle naturelle entre les préoccupations du secteur privé et celles de la transformation numérique des États.

Alors que le Forum économique de PROMOTE s’interroge sur les marges de manœuvre des entreprises face aux chocs géopolitiques, aux politiques protectionnistes, à la volatilité des marchés et aux mutations technologiques, E-Gov’A entend démontrer qu’une administration moderne, connectée et efficace constitue un levier essentiel pour améliorer l’environnement des affaires, attirer les investissements et renforcer la compétitivité des économies africaines.

« Nous sommes convaincus que l’avenir de la compétitivité africaine se jouera autant dans les entreprises que dans la qualité des services publics numériques. Un entrepreneur qui crée son entreprise en ligne, un citoyen qui obtient un document administratif à distance ou une administration qui échange ses données de manière sécurisée participe directement à la performance économique du pays », souligne Beaugas-Orain DJOYUM.

À PROMOTE 2026, Digital Business Africa présente E-Gov’A, le rendez-vous africain de l’e-gouvernance et de l’innovation digitaleDans un contexte où les pays africains accélèrent leurs stratégies de digitalisation, la qualité des services publics numériques devient un facteur déterminant du développement économique, de l’intégration régionale et de l’attractivité pour les investisseurs.

Rendez-vous en octobre 2026

Pendant toute la durée de PROMOTE 2026, les visiteurs peuvent rencontrer l’équipe de Digital Business Africa pour découvrir les opportunités de participation à E-Gov’A 2026, les offres de partenariat, les espaces d’exposition, les conférences thématiques ainsi que les différentes initiatives prévues dans le cadre de ce nouveau rendez-vous continental.

Du 14 au 16 octobre 2026 à Yaoundé, E-Gov’A réunira ceux qui construisent l’administration numérique africaine de demain.

« Notre ambition est simple : faire d’E-Gov’A le carrefour africain des solutions qui rendent l’État plus efficace, plus accessible et plus proche des citoyens. L’Afrique n’a pas vocation à subir la révolution numérique. Elle doit en être l’un des acteurs majeurs », conclut Beaugas-Orain DJOYUM.

Sans cash. Sans papier. Sans rupture. #EGovA2026

Par Digital Business Africa

PROMOTE 2026 : NSIA Assurances Cameroun mise sur la gestion des risques et la modernisation des tontines [Vidéo]

[DIGITAL Business Africa] – Présente à la 10e édition du Salon International de l’Entreprise, de la PME et du Partenariat (PROMOTE 2026), qui se tient du 12 au 21 juin au Palais des Congrès de Yaoundé, NSIA Assurances Cameroun met en avant ses solutions destinées aux particuliers, aux entreprises et aux associations.

Entre la couverture des risques professionnels, l’assurance-vie et l’innovation adaptée aux réalités locales, la compagnie propose plusieurs offres pour renforcer la protection financière des acteurs économiques camerounais.

Sur le stand de l’entreprise, deux responsables ont détaillé les principales solutions proposées aux visiteurs du salon.

Responsabilité civile : protéger le patrimoine des entreprises

Pour les professionnels et les chefs d’entreprise présents à PROMOTE 2026, la gestion des risques constitue un enjeu majeur. Alex Kitio, responsable du développement des affaires directes chez NSIA Assurances Cameroun, a présenté l’offre « Non-Vie » de la compagnie, qui couvre aussi bien les biens des particuliers (automobiles, habitations) que les activités et les actifs des entreprises.

L’un des produits mis en avant est la responsabilité civile professionnelle et d’exploitation, qui permet à une entreprise de transférer à son assureur le risque financier lié aux dommages causés à des tiers dans le cadre de ses activités.

Pour illustrer l’intérêt de cette couverture, Alex Kitio cite le cas d’un conseiller financier dont une erreur de conseil pourrait entraîner un préjudice économique pour un client. Dans une telle situation, l’assurance responsabilité civile peut prendre en charge l’indemnisation due à la victime selon les garanties souscrites.

Autre exemple évoqué : celui d’un établissement de restauration confronté à un incident sanitaire impliquant un client. Les frais d’indemnisation et les éventuelles conséquences financières peuvent alors être couverts par la responsabilité civile d’exploitation de l’entreprise.

Selon NSIA Assurances Cameroun, pour chaque activité présentant des risques spécifiques, les contrats sont élaborés sur mesure à partir d’une évaluation détaillée des besoins et des expositions propres à chaque entreprise.

NSIA Tontine : l’assurance au service de la solidarité communautaire

Sur le segment de l’assurance-vie, l’une des solutions les plus mises en avant à PROMOTE 2026 est NSIA Tontine.

Présenté par Claude Ndema, chef de service Grands Comptes, ce produit vise à accompagner les associations et tontines en leur offrant une couverture financière en cas de décès ou d’invalidité absolue et définitive d’un membre.

Traditionnellement, lorsqu’un membre d’une tontine décède, les autres adhérents doivent souvent effectuer des cotisations exceptionnelles afin de soutenir la famille concernée. NSIA Tontine propose un mécanisme assurantiel visant à renforcer cette solidarité.

Selon Claude Ndema, le produit prévoit notamment :

  • Une prime annuelle de 2 800 FCFA par membre ;
  • Un capital garanti de 500 000 FCFA en cas de décès ou d’invalidité absolue et définitive ;
  • Une couverture applicable à plusieurs sinistres au sein d’une même association ;
  • Une souscription ouverte aux associations formelles et informelles à partir de 10 membres ;
  • Une couverture accessible aux membres âgés de 0 à 76 ans au sein d’une même famille.

Les documents requis comprennent notamment les copies des pièces d’identité des membres, le procès-verbal de la tontine et le registre de l’association.

Selon les responsables de NSIA Assurances Cameroun, les dossiers complets de sinistre peuvent être traités dans un délai annoncé de cinq jours après réception des pièces justificatives requises.

L’assurance-vie comme outil de transmission patrimoniale

Au-delà des solutions destinées aux associations, Claude Ndema a également rappelé le rôle de l’assurance-vie dans la préparation de la transmission patrimoniale.

Ce mécanisme permet à un souscripteur de désigner à l’avance les bénéficiaires d’un capital qui leur sera versé selon les conditions prévues par le contrat. Cette solution peut ainsi faciliter la transmission de ressources financières à des proches, tout en réduisant certaines contraintes administratives généralement associées aux successions.

Pour les ménages comme pour les entrepreneurs, l’assurance-vie constitue un outil complémentaire de planification patrimoniale et de protection financière.

NSIA Assurances à la rencontre des visiteurs de PROMOTE 2026

À travers sa participation à PROMOTE 2026, NSIA Assurances Cameroun entend sensibiliser davantage le public aux enjeux de la protection financière, de la gestion des risques et de la prévoyance.

La compagnie profite également du salon pour présenter ses différentes solutions d’assurance aux particuliers, aux entreprises et aux associations, tout en répondant aux préoccupations des visiteurs quant aux mécanismes de couverture et d’indemnisation disponibles sur le marché camerounais.

Suivre en vidéo les explications d’Alex Kitio et de Claude Ndema

 

Congo : L’ ARPCE met fin à un réseau de pirates Télécom ayant causé un préjudice de 136 millions de FCFA

[DIGITAL Business Africa] – La fraude à la SimBox a fait des ravages au Congo. L’ État et les opérateurs ont subi un préjudice de l’ordre de 136 millions de FCFA. Grâce à l’intervention des équipes de l’Agence de Régulation des Postes et des Communications Électroniques (ARPCE), en collaboration avec la Police nationale, le calvaire s’est estompé. Les auteurs de cette fraude ont été mis au arrêts. L’ARPCE a dévoilé les détails de cette opération de cybersécurité d’envergure ce 17 juin 2026.

Ce trafic parallèle a détourné plus de 800 000 minutes d’appels internationaux au moyen de cartes Sim en provenance d’Ouganda. Une pratique frauduleuse qui permet aux auteurs d’échapper aux coûts réglementaires liés au transit international tout en générant des gains illicites. Selon les autorités, cette fraude exposait directement les utilisateurs congolais à des cyber-escroqueries de masse liées au Mobile Money.

En mars 2026, les systèmes de surveillance de l’ARPCE ont détecté une anomalie majeure : l’apparition de volumes d’appels anormalement élevés affichant l’identifiant de MTN Ouganda.

Un appel international destiné au Congo était capté à l’étranger puis redirigé vers des cartes Sim de MTN Ouganda en itinérance sur le réseau MTN Congo ou hébergées dans des serveurs distants, apprend-on.

Dans la foulée, le régulateur va ordonner des vérifications poussées à l’opérateur local, confirmant que ce trafic massif n’avait rien d’un usage classique en mode roaming, mais constituait un acheminement illégal savamment camouflé.

Pour l’ARPCE, cette opération constitue une avancée majeure dans la lutte contre la fraude numérique et la protection des recettes du secteur des télécommunications. L’agence a réaffirmé sa détermination à renforcer ses mécanismes de surveillance afin d’anticiper toute tentative similaire à l’avenir.

Par Jean Materne Zambo, source : ARPCE

Tchad: Haliki Choua Mahamat inaugure 4 plateformes stratégiques de régulation télécom de l’ARCEP

[DIGITAL Business Africa] – Du nouveau à l’Agence de Régulation Régulation des Communications électroniques et des Postes. L’ ARCEP s’est doté de quatre plateformes stratégiques de régulation des télécommunications au cours d’une cérémonie présidée par le ministre des Télécommunications, de l’Économie numérique et de la Digitalisation, Haliki Choua Mahamat.

Il s’agit du Centre QoS (Quality of Service). Il permettra de mesurer en temps réel la qualité des services offerts aux usagers et de superviser les infrastructures des opérateurs. Un outil essentiel pour garantir des communications plus fiables et une meilleure expérience pour les consommateurs.

La seconde plateforme est le Centre Revenue Assurance. Lui, offrira à l’ARCEP une visibilité complète sur les trafics et les revenus générés dans le secteur. La plateforme renforcera la transparence, la traçabilité et la fiabilité des données nécessaires à une régulation efficace.

Le Centre de contrôle des réseaux satellitaires, quant à lui, assurera la surveillance des signaux satellitaires, des équipements VSAT (Very Small Aperture Terminal). du spectre radioélectrique. Le VSAT est une technologie de communication bidirectionnelle par satellite utilisant une petite antenne parabolique.

Le centre de contrôle des réseaux satellitaires assura aussi une capacité stratégique qui renforce la maîtrise des ressources nationales de télécommunications et contribue à la souveraineté numérique du pays.

Pour finir, le Centre de lutte contre l’empiètement des réseaux étrangers permettra de détecter et de limiter les interférences provenant des réseaux transfrontaliers, protégeant ainsi l’intégrité du territoire radioélectrique national.

Des outils de pointe qui font passer le régulateur des télécommunications dans une nouvelle dimension en témoigne Haliki Choua Mahamat.

« Aujourd’hui, l’ARCEP passe d’une régulation déclarative à une régulation fondée sur la donnée, l’analyse et le contrôle permanent », a affirmé le ministre, résumant ainsi la portée stratégique de cette évolution.

La directrice générale adjointe de l’ARCEP, Isra Brahim Mahamat, dans son intervention, a souligné que ces plateformes constituent une réponse concrète aux défis imposés par l’évolution rapide des technologies et les attentes croissantes des usagers.

Cette avancée s’inscrit dans une vision du Gouvernement visant à faire du numérique un puissant levier de développement économique et de modernisation de l’administration publique.

La cérémonie s’est achevée par la visite des installations techniques par les autorités a permis de mesurer l’ampleur de cette modernisation qui place désormais le Tchad parmi les pays africains engagés dans une régulation technologique moderne et intelligente.

Par Jean Materne Zambo, sources : Adetic, ARCEP

Souveraineté numérique : GTS-Infotel lance Mobinawa, une plateforme de communication professionnelle basée sur les Numéros PRO

[DIGITAL Business Africa] – À l’occasion du Salon International de l’Entreprise, de la PME et du Partenariat (PROMOTE 2026) qui se tient actuellement à Yaoundé, l’opérateur camerounais GTS-Infotel Cameroon SA a annoncé, ce 17 juin 2026, le lancement de la précommercialisation de Mobinawa, une nouvelle application de communication destinée aux entreprises, administrations, organisations et professionnels.

Fruit de plus de dix années de recherche et de développement, cette plateforme s’appuie sur le concept de « Numéro PRO », un identifiant professionnel conçu pour dissocier les échanges professionnels des numéros de téléphone personnels.

Selon GTS-Infotel, Mobinawa s’inscrit dans une démarche visant à renforcer la maîtrise des communications professionnelles et à répondre aux besoins croissants des organisations africaines en matière d’identité numérique, de confidentialité et de souveraineté des échanges.

Communiquer par son identité professionnelle

Contrairement aux applications de messagerie traditionnellement associées à un numéro de téléphone mobile personnel, Mobinawa repose sur des identifiants professionnels dédiés aux entreprises, administrations, associations et travailleurs indépendants.

Souveraineté numérique : GTS-Infotel lance Mobinawa, une plateforme de communication professionnelle basée sur les Numéros PRO
Le PDG de GTS Infotel, le Dr ing. Pierre François Kamanou, présente ses solutions numériques.

« Mobinawa est la nouvelle façon pour les professionnels de communiquer par leur nom plutôt que par leur numéro de mobile personnel », explique le Dr Ing. Pierre-François Kamanou, PDG de GTS-Infotel.

L’opérateur estime que cette approche permet de mieux structurer les échanges professionnels, de renforcer l’image de marque des organisations et de limiter l’exposition des coordonnées personnelles des collaborateurs dans le cadre de leurs activités professionnelles.

Un enjeu de souveraineté numérique pour les organisations

Au-delà de la simple messagerie, GTS-Infotel positionne Mobinawa comme un outil de communication adapté aux enjeux de la transformation numérique des organisations africaines.

La solution ambitionne notamment de contribuer à :

  • la séparation entre communications personnelles et professionnelles ;
  • la centralisation des échanges entre collaborateurs, clients et partenaires ;
  • le renforcement de l’identité numérique des organisations ;
  • une meilleure maîtrise des données et des communications professionnelles.

Dans un contexte où la majorité des échanges professionnels transitent encore par des plateformes internationales de type OTT (Over-The-Top), l’entreprise estime que les organisations africaines ont besoin de solutions davantage adaptées à leurs réalités opérationnelles et réglementaires.

Une offre promotionnelle à l’occasion de PROMOTE 2026

Pour accompagner cette phase de lancement, GTS-Infotel propose aux visiteurs et aux participants de PROMOTE 2026 une offre promotionnelle : un Numéro PRO gratuit pendant un an sur la plateforme Mobinawa.

Pour en bénéficier, les utilisateurs doivent :

  1. Télécharger l’application Mobinawa sur Google Play Store ou Apple App Store ;
  2. Compléter le formulaire de souscription Mobinawa PRO.

Vers un nouvel écosystème de communication professionnelle

Avec le lancement de Mobinawa, GTS-Infotel poursuit le développement de son écosystème de services de communication professionnelle autour des Numéros PRO.

Pour l’opérateur, l’objectif est d’accompagner les entreprises, administrations et professionnels dans leur transformation numérique en leur proposant des outils conçus pour répondre aux exigences croissantes en matière de sécurité, d’identité numérique et de souveraineté des communications.

Ce lancement intervient dans un contexte où les questions de protection des données, de cybersécurité et de souveraineté numérique occupent une place de plus en plus importante dans les stratégies de transformation digitale des organisations africaines.

Par Digital Business Africa

6e Forum DNS et sécurité : l’ANTIC vise 100 % de validation DNSSEC et presse les opérateurs de migrer vers l’IPv6

[DIGITAL Business Africa] – La sécurité, la stabilité et la souveraineté de l’Internet camerounais étaient au cœur des échanges du 6e Forum national du Domain Name System (DNS), organisé du 17 au 19 juin 2026 à Yaoundé par l’Agence Nationale des Technologies de l’Information et de la Communication (ANTIC).

Placée sous le thème « Sécurité et stabilité du DNS : fondement d’un Internet de qualité au Cameroun », cette rencontre réunit les opérateurs de télécommunications, les fournisseurs d’accès à Internet, les bureaux d’enregistrement de noms de domaine, les hébergeurs ainsi que l’ensemble des acteurs de l’écosystème Internet national.

L’objectif est double : renforcer la sécurisation des infrastructures Internet critiques du pays et accélérer l’adoption des nouvelles technologies indispensables au développement de l’économie numérique camerounaise.

Le DNS, une infrastructure critique souvent méconnue

Le Domain Name System (DNS) constitue l’un des piliers du fonctionnement d’Internet. Comparable à un annuaire numérique mondial, il permet de traduire les noms de domaine en adresses IP compréhensibles par les machines.

Pour l’ANTIC, la sécurisation de cette infrastructure est devenue une priorité nationale face à la multiplication des cyberattaques visant les internautes, les entreprises et les administrations publiques.

Ouvrant les travaux du forum, le directeur général de l’ANTIC, le professeur Ebot Ebot Enaw, a souligné que la sécurité et la stabilité du DNS constituent désormais des enjeux stratégiques pour la souveraineté numérique du Cameroun.

Le DNSSEC pour lutter contre les faux sites web

L’un des principaux axes de travail du forum porte sur l’accélération du déploiement des DNS Security Extensions (DNSSEC), une technologie qui permet de protéger les internautes contre les détournements de trafic et les usurpations de sites web.

Grâce au DNSSEC, les utilisateurs peuvent s’assurer qu’ils accèdent effectivement au site Internet légitime recherché et non à une copie frauduleuse mise en place par des cybercriminels.

Selon l’ANTIC, cette technologie permet notamment d’empêcher la redirection des internautes vers des plateformes malveillantes conçues pour voler des données personnelles, des identifiants de connexion ou des informations bancaires.

Après le déploiement réussi du DNSSEC au Cameroun en 2025, l’ambition affichée est désormais d’atteindre un taux de validation national de 100 % d’ici la fin de l’année 2026.

L’urgence du passage à l’IPv6

L’autre sujet majeur abordé lors de ce forum est la transition du protocole Internet IPv4 vers IPv6.

Pour le directeur général de l’ANTIC, cette migration est devenue incontournable compte tenu de l’explosion du nombre d’équipements connectés et de l’essor de l’Internet des objets (IoT), des capteurs intelligents, des services numériques et des villes connectées.

Conçu à une époque où les équipements connectés étaient relativement peu nombreux, l’IPv4 atteint aujourd’hui ses limites en matière de disponibilité d’adresses Internet.

« L’avenir de l’économie numérique camerounaise dépend largement de notre capacité à adopter des technologies capables d’accompagner la croissance exponentielle des équipements connectés », a expliqué le professeur Ebot Ebot Enaw.Sécurité Internet : l’ANTIC vise 100 % de validation DNSSEC et presse les opérateurs de migrer vers l’IPv6

Au-delà de la pénurie d’adresses, l’ANTIC relève également que le partage massif d’adresses IPv4 complique les investigations numériques et les enquêtes de cybersécurité. Plusieurs utilisateurs peuvent parfois être associés à une même adresse IP publique, ce qui complique l’identification précise des activités malveillantes.

À l’inverse, l’IPv6 offre un espace d’adressage quasiment illimité permettant à des milliards d’équipements de disposer chacun d’une adresse unique et de se connecter directement à Internet de manière plus sécurisée.

Un enjeu pour la transformation numérique du Cameroun

Pour l’ANTIC, la généralisation du DNSSEC et la migration vers l’IPv6 constituent désormais deux chantiers structurants pour l’avenir numérique du Cameroun.

Ces technologies sont appelées à soutenir la transformation numérique de l’administration publique, le développement du commerce électronique, la croissance des services numériques, la cybersécurité nationale ainsi que l’émergence de nouveaux usages liés à l’intelligence artificielle et à l’Internet des objets.

Le régulateur technique du numérique invite ainsi les opérateurs de télécommunications, les fournisseurs d’accès à Internet et l’ensemble des acteurs de l’écosystème à accélérer leurs investissements et leurs déploiements afin de garantir un Internet plus sûr, plus résilient et mieux préparé aux défis de l’économie numérique de demain.Sécurité Internet : l’ANTIC vise 100 % de validation DNSSEC et presse les opérateurs de migrer vers l’IPv6

Vers une souveraineté numérique renforcée

Au-delà des aspects techniques, cette sixième édition du Forum national DNS traduit également la volonté des autorités camerounaises de renforcer la souveraineté numérique du pays.

Dans un contexte mondial marqué par la multiplication des cybermenaces, la sécurisation des infrastructures Internet critiques apparaît désormais comme une condition essentielle pour protéger les citoyens, les entreprises et les institutions publiques, tout en consolidant les fondements de l’économie numérique nationale.

Par Digital Business Africa

VivaTech 2026 : Comment l’entrepreneur et influenceur Alex Zan Bi compte capitaliser sur sa rencontre avec Emmanuel Macron pour « faire souffrir » Abidjan

[Digital Business Africa] – Au milieu des délégations officielles et des 30 startups du Pavillon Côte d’Ivoire à Paris, il y a ceux qui conçoivent la technologie et ceux qui la vulgarisent pour en faire un puissant levier d’émancipation financière. L’influenceur et entrepreneur tech ivoirien Alex Zan Bi fait incontestablement partie de cette seconde catégorie.

Présent dans les allées de VivaTech 2026, l’homme qui s’est donné pour mission de démocratiser le business en ligne voit sa visibilité monter d’un cran après une rencontre très remarquée.VivaTech 2026 : Comment l'entrepreneur et influenceur Alex Zan Bi compte capitaliser sur sa rencontre avec Emmanuel Macron pour « faire souffrir » Abidjan

Du blog aux allées du plus grand salon tech d’Europe

Pour ceux qui suivent l’écosystème numérique africain, Alex Zan Bi est une figure bien connue. Sur son blog officiel, son positionnement est clair et direct : « À travers mes formations, je t’aide à passer à l’action et à générer des revenus grâce au digital. » Une promesse pragmatique, axée sur le concret, qui résonne particulièrement auprès d’une jeunesse africaine en quête d’opportunités dans la web-économie.

Sa présence à Paris n’est d’ailleurs pas passée inaperçue dès l’ouverture du salon. Le 17 juin, il partageait déjà sa fierté d’avoir été convié par les autorités ivoiriennes pour porter la voix des entrepreneurs locaux :

« Le Ministère de la Transition Numérique et de la Digitalisation m’a fait l’honneur de m’inviter à VivaTech 2026 à Paris. VivaTech, c’est le plus grand événement tech en Europe. Trois jours où toute l’innovation mondiale se retrouve en un seul endroit. Et la Côte d’Ivoire y est représentée.VivaTech 2026 : Comment l'entrepreneur et influenceur Alex Zan Bi compte capitaliser sur sa rencontre avec Emmanuel Macron pour « faire souffrir » Abidjan

Je suis là pour faire ce que je sais faire de mieux : mettre en avant les startups ivoiriennes et montrer au monde qu’on a du talent ici. Ces dernières années, le ministère a multiplié les actions pour porter les startups locales sur la scène internationale. Ce n’est pas anodin, et ça doit vous motiver à construire des projets viables, qui résolvent de vrais problèmes, qui créent de l’emploi et qui améliorent concrètement la vie des Ivoiriens. »

Prévoyant l’impact de son déploiement, il avertissait déjà sa communauté : « Vous allez voir beaucoup de contenus de ma part ces prochains jours. Partagez-les. Soyez fiers que vos frères ivoiriens représentent les talents de ce pays aux yeux du monde entier. Bienvenue dans la Côte d’Ivoire du futur. »

L’hommage appuyé au travail d’équipe et au ministre Djibril Ouattara

Les faits lui ont rapidement donné raison. Cette immersion parisienne a pris une tournure exceptionnelle lorsque le président français s’est invité sur le stand ivoirien le 18 juin. Une halte historique que l’entrepreneur a immédiatement documentée sur sa page Facebook :

« Le président Macron s’est arrêté au stand de la Côte d’Ivoire à VivaTech. Ce n’est pas anodin. Quand le président de la République française, en visite dans le plus grand événement tech d’Europe, prend le temps de s’arrêter sur votre stand, c’est que ce que vous présentez mérite attention.VivaTech 2026 : Comment l'entrepreneur et influenceur Alex Zan Bi compte capitaliser sur sa rencontre avec Emmanuel Macron pour « faire souffrir » Abidjan

Et ça, c’est le résultat du travail du ministre Djibril Ouattara et de toute son équipe. Les initiatives ivoiriennes à VivaTech cette année sont sans précédent, et ça commence à se voir aux yeux du monde.

J’ai eu l’honneur de tirer une photo avec lui. Franchement les gars, ce qu’on est en train de réaliser ici est un exploit. Bienvenue dans la Côte d’Ivoire du futur. »

« Quand j’étais avec Macron… » : L’art du storytelling version Zan Bi

Mais au-delà de la portée institutionnelle et de la fierté légitime, le créateur de contenu sait parfaitement manier l’humour et le teasing pour maintenir l’engagement de ses milliers d’abonnés. Quelques heures après ce grand coup de projecteur, il a publié un autre message teinté d’ironie dont lui seul a le secret :

« Quand je vais venir à Abidjan pour continuer à créer du contenu vous allez souffrir 😂 1..2..3 quand j’étais à Paris .. quand j’étais avec Macron, avec le ministre… 😂 »

Le “Personal Branding” au service de l’impact local

Derrière la boutade et l’usage des codes de l’humour ivoirien, se cache une stratégie de personal branding redoutable pour cet infopreneur. En affichant sa proximité avec des figures d’autorité mondiales et nationales, Alex Zan Bi renforce sa crédibilité dans le secteur de l’économie numérique.

Pour les jeunes qui suivent ses formations en ligne, cette invitation ministérielle, cette immersion parisienne et cette poignée de main présidentielle prouvent que le digital brise les frontières et peut mener un créateur de contenu ivoirien au sommet de la tech internationale.

Reste désormais à savoir comment l’infopreneur compte traduire cette expérience parisienne dans ses prochains modules de formation. Une chose est sûre : à son retour sur les bords de la lagune Ébrié, Abidjan entendra parler de VivaTech pendant longtemps.

Par B-O.D.

VivaTech 2026 : Emmanuel Macron visite le pavillon ivoirien, symbole d’une « Côte d’Ivoire du futur » portée par 30 startups et PME

[Digital Business Africa] – Le coup d’envoi de la participation ivoirienne à l’édition 2026 de Viva Technology (VivaTech) à Paris a été officiellement donné. Cette année encore, la Côte d’Ivoire affiche ses ambitions de hub technologique régional en installant un pavillon national imposant, vitrine d’un écosystème numérique en pleine ébullition, avec l’ouverture officielle de la délégation, qui aligne 30 startups et PME.

Pour cette entame, la délégation officielle a fait sa marque au plus haut niveau. Le ministre de la Transition numérique et de la Digitalisation, Djibril Ouattara, s’est affiché aux côtés de son homologue, Mamadou Touré, ministre de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion professionnelle et du Service civique. Une double présence gouvernementale qui traduit la transversalité des enjeux du numérique à Abidjan : l’innovation technologique comme levier d’employabilité et d’insertion pour la jeunesse.

« Cette semaine sera l’occasion de mettre en lumière les talents ivoiriens, de renforcer des partenariats stratégiques et de promouvoir la vision d’une Côte d’Ivoire résolument tournée vers l’innovation », a d’ailleurs déclaré d’entrée de jeu le ministre Djibril Ouattara sur ses canaux officiels.

La visite remarquée d’Emmanuel Macron

Le point d’orgue de cette première séquence a sans conteste été le passage du président français sur l’espace ivoirien. Une halte hautement stratégique saluée par les autorités ainsi que par les acteurs de l’écosystème.

Le ministre Djibril Ouattara s’est réjoui de cette rencontre sur sa page Facebook :

« À Viva Technology 2026, nous avons eu le plaisir d’accueillir le Président de la République française, Emmanuel Macron, sur le pavillon Côte d’Ivoire. Cette visite a été l’occasion de présenter la vision portée par le Président Alassane Ouattara pour faire du numérique, de l’innovation et de l’entrepreneuriat de la jeunesse des leviers de transformation et de rayonnement pour notre pays. »

Cette reconnaissance internationale a également suscité une vive fierté chez les entrepreneurs présents. L’influenceur et entrepreneur tech Alex Zan Bi a immortalisé ce moment à travers une publication enthousiaste :

« Le président Macron s’est arrêté au stand de la Côte d’Ivoire à VivaTech. Ce n’est pas anodin. Quand le président de la République française, en visite dans le plus grand événement tech d’Europe, prend le temps de s’arrêter sur votre stand, c’est que ce que vous présentez mérite attention. Et ça, c’est le résultat du travail du ministre Djibril Ouattara et de toute son équipe. Les initiatives ivoiriennes à VivaTech cette année sont sans précédent, et ça commence à se voir aux yeux du monde. J’ai eu l’honneur de tirer une photo avec lui. Franchement les gars, ce qu’on est en train de réaliser ici est un exploit. Bienvenue dans la Côte d’Ivoire du futur. »

Une vitrine d’innovation pour 30 pépites ivoiriennes

Au cœur du Pavillon Côte d’Ivoire, ce sont 30 startups et PME qui portent haut les couleurs de l’innovation Made in Côte d’Ivoire. Sélectionnées pour leur potentiel et leur capacité à relever les défis du continent, ces entreprises bénéficient d’une exposition unique auprès d’investisseurs, de grands groupes et de partenaires internationaux.

Sous le pavillon de ralliement #civivatech2026, l’objectif de cette mission parisienne est triple :

  • Promouvoir le savoir-faire local : démontrer la maturité des solutions technologiques ivoiriennes (FinTech, AgriTech, HealthTech, etc.).

  • Attirer les investissements : permettre aux startups de lever des fonds et de nouer des partenariats stratégiques afin d’accélérer leur croissance.

  • Affirmer le leadership régional : consolider la position de la Côte d’Ivoire en tant que locomotive de l’économie numérique en Afrique de l’Ouest francophone.

Durant toute la semaine, VivaTech 2026 sera le théâtre de pitchs, de rencontres B2B et de panels où la “Team Côte d’Ivoire” entend bien faire résonner sa voix et capter l’attention de l’écosystème tech mondial. Une participation qui s’inscrit en droite ligne avec la stratégie nationale de digitalisation portée par les autorités ivoiriennes : la Côte d’Ivoire du futur est en marche à Paris.

Par Digital Business Africa

VivaTech 2026 : La Côte d’Ivoire déploie sa diplomatie numérique à Paris avec 30 startups et PME

[Digital Business Africa] – Le coup d’envoi de la participation ivoirienne à l’édition 2026 de Viva Technology (VivaTech) à Paris a été officiellement donné. Cette année encore, la Côte d’Ivoire affiche ses ambitions de hub technologique régional en installant un pavillon national imposant, vitrine d’un écosystème numérique en pleine ébullition.

Pour cette première journée, la délégation officielle a marqué sa présence au plus haut niveau. Le ministre de la Transition Numérique et de la Digitalisation, Djibril Ouattara, s’est affiché aux côtés de son homologue, Mamadou Touré, ministre de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion professionnelle et du Service civique. Une double présence gouvernementale qui traduit la transversalité des enjeux du numérique à Abidjan : l’innovation technologique comme levier d’employabilité et d’insertion pour la jeunesse.

« Cette semaine sera l’occasion de mettre en lumière les talents ivoiriens, de renforcer des partenariats stratégiques et de promouvoir la vision d’une Côte d’Ivoire résolument tournée vers l’innovation », a déclaré le ministre Djibril Ouattara sur ses canaux officiels.

Une vitrine d’innovation pour 30 pépites ivoiriennes

Au cœur du Pavillon Côte d’Ivoire, ce sont 30 startups et PME qui portent haut les couleurs de l’innovation Made in Côte d’Ivoire. Sélectionnées pour leur potentiel et leur capacité à répondre aux défis du continent, ces entreprises bénéficient d’une exposition unique face à des investisseurs, des grands groupes et des partenaires internationaux.
Sous le pavillon de ralliement #civivatech2026, l’objectif de cette mission parisienne est triple :

– Promouvoir le savoir-faire local : Démontrer la maturité des solutions technologiques ivoiriennes (FinTech, AgriTech, HealthTech, etc.).

– Attirer les investissements : Permettre aux startups de lever des fonds et de nouer des partenariats stratégiques pour accélérer leur croissance.

– Affirmer le leadership régional : Consolider la position de la Côte d’Ivoire comme la locomotive de l’économie numérique en Afrique de l’Ouest francophone et montrer la Côte d’Ivoire du futur

Durant toute la semaine, VivaTech 2026 sera le théâtre de pitchs, de rencontres B2B et de panels où la “Team Côte d’Ivoire” entend bien faire résonner sa voix et capter l’attention de l’écosystème tech mondial. Une participation qui s’inscrit en droite ligne avec la stratégie nationale de digitalisation portée par les autorités ivoiriennes.

Par Digital Business Africa

Cameroun : Le MINPOSTEL et Meta mettent à jour leur stratégie de protection des enfants en ligne

[DIGITAL Business Africa] – Un cyberespace qui protège et éduque les enfants. La ministre des Postes et Télécommunications tient à cet idéal. Minette Libom L Likeng, a présidé ce 18 juin 2026 la Journée d’échanges sur la sécurité des enfants en ligne, en présence du représentant de Meta, Serge Mengue. Les assises s’articulent autour du thème : « Pour un internet plus sûr pour les enfants : enjeux, responsabilités et actions concertés ». 

Cette concertation a pour but de coordonner et de mutualiser les expertises p des interventions efficiente sur la toile et de toiletter le cyberespace camerounais. La ministre des Postes et Télécommunications tient à l’avenir de ces enfants.

« Pour nos enfants, le numérique représente une opportunité considérable. Il leur permet d’accéder plus facilement à la connaissance, de développer leur curiosité, de renforcer leurs compétences, de découvrir d’autres cultures, de participer à des communautés d’apprentissage et de bénéficier de ressources éducatives autrefois difficiles d’accès » a dit Minette Libom Li Likeng.

La ministre des Postes et Télécommunications a adressé à Meta des dispositions à prendre pour favoriser l’éclosion et l’épanouissement est enfants. Minette Libom Li Likeng recommande au groupe Californien de renforcer les capacités des acteurs nationaux dans la compréhension des outils disponibles et dans leur vulgarisation auprès des amilles, des éducateurs, des enfants et des communautés.

Pour le moment, Meta applique des politiques de tolérance zéro et développe des outils préventifs de pointe. Par exemple sur Instagram et Facebook, l’entreprise a testé l’utilisation des alertes AMBER. Ces outils permettent aux internautes de voir et de partager les avis de disparition d’enfants dans leur région. Meta intègre également Nous le système de signalement des contenus en infraction.

Le Cameroun a adopté la Loi n°2023/009 du 25 juillet 2023 portant charte de protection des enfants en ligne au Cameroun. La législation vise à prémunir les mineurs des contenus inappropriés et de la cybercriminalité dans le cyberespace.

 

La charte en quatre points

 

La charte de protection des enfants en ligne au Cameroun est structurée en quatre chapitres et 5 cinq sections. Elle est composée au total de 49 articles. Digital Business Africa a résumé pour vous la loi, et en voici les aspects essentiels:

Majorité numérique : La loi fixe l’âge de la majorité numérique à 18 ans. Avant cet âge, l’enfant bénéficie de protections spécifiques contre l’exposition aux contenus choquants ou illicites.

• Obligations des FAI et plateformes : Les Fournisseurs d’Accès à Internet (FAI) et éditeurs de services en ligne ont l’obligation de mettre en place des mécanismes de contrôle parental et de filtrage pour bloquer l’accès des mineurs aux contenus pour adultes ou dangereux.

• Responsabilité parentale : Le texte met un accent particulier sur la vigilance des parents, qui doivent encadrer et surveiller les activités de leurs enfants sur internet.

• Répression : La charte définit des sanctions pour les fournisseurs ou acteurs privés qui ne respectent pas les directives de mise en conformité et les mesures de protection.

Cliquez sur le lien ci-dessous pour accéder à l’intégralité de la loi.

https://droitcamerounais.info/files/972.07.23_Loi-du-25-juillet-2023_Protection-des-enfants-en-ligne.pdf

Par Jean Materne Zambo

PROMOTE 2026 : L’innovation spatiale, levier du développement économique 

[DIGITAL Business Africa] – Le spatial s’invite au Forum économique Promote 2026, au moment où on parle de la SND30. La stratégie nationale de Développement 2020-2030 (SND30) a meublé les échanges de la deuxième journée du FOREP26, ce 18 juin 2026. Le thème arrêté pour le panel 2 est « transformation structurelle et innovation au Cameroun : leviers sectoriels pour un développement économique durable et inclusif ».

Pour justement booster l’économie nationale, plusieurs leviers doivent être actionnés. Notamment celui de l’innovation spatiale. C’est une suggestion d’un participant à la conférence. Selon lui, le spatial est un secteur transversal qui touche tous les domaines de l’économie.

Engagé depuis 1952, le Cameroun coche toutes les cases pour profiter et investir dans ce domaine, indique l’intervenant. Il propose donc de mettre en place un cadre juridique qui va superviser tout ce qui a trait au spatial. L’objectif étant d’atteindre l’objectif de la SND30. Parce qu’il faut réduire la fracture numérique. La stratégie de la SND30, qui est la boussole de la politique économique nationale.

La SND30 intègre le numérique et joue un rôle transversal, dit-il : celui de structurer et moderniser l’économie nationale. L’intervenant rappelle le projet spatial, CAMSPACE, initié en 2019, mais dont l’implémentation effective reste encore attendue. Le marché avait été attribué au groupement EUROCONSULT – INTEGC – DIGIGLOBE pour un montant de 2,012 milliards FCFA TTC.

Grégoire Mebada, Secrétaire permanent du ministère de l’Économie et des Finances (CTS) a rétorqué directement. Pour lui, le spatial est bien. Mais il y a d’autres secteurs qui sont plus proches que les Camerounais.

L’un de ces secteurs est l’agriculture, Thierry Nyamen, patron de PME, lors de sa présentation sur la transformation agricole, moteur de développement de l’économie du Cameroun, a soutenu : « La transformation agricole est la passerelle entre le Cameroun et sa prospérité. »

Grégoire Mebada a aussi affirmé que le secteur agricole est une chaîne de valeur. Tout en insistant que le Cameroun devrait protéger les filières stratégiques (tomates, riz, maïs, soja, manioc nutritionnels), faciliter l’accès aux grandes surfaces, favoriser les achats publics locaux, développer les marchés CEMAC et soutenir l’exportation régionale.

Jean-Marie Louis Bagda, directeur général de l’Agence des PME, a rappelé les actions du gouvernement pour soutenir toutes ces entreprises, même celles en phase d’amorçage, afin d’être compétitives. Le DG de l’ APME cite la plateforme de e-learning pour former les entrepreneurs, le Guichet unique réservé aux PME. Lequel permet aux PME de bénéficier des incitations fiscalo-douanières afin de se développer.

Pour la jeunesse, l’ APME a mis en place le fonds de prototypage aux fins de permettre aux jeunes de pouvoir faire leur prototype précédant des financements. Pour l’heure, 100 jeunes entrepreneurs en herbe seraient déjà sur le terrain pendant que 40 autres seront encadrés.

Par Jean Materne Zambo

 

 

Cameroun : Réflexion sur les états généraux de l’éducation, l’ IA comme domaine clé

[DIGITAL Business Africa] – L’innovation technologique s’est invitée aux débats du Forum économique de Promote juin 2026 (FOREP26). Le ministre des Petites et moyennes Entreprises, de l’ Économie sociale et de l’ Artisanat a présidé la cérémonie d’ouverture du FOREP26 en présence de la SG Louisette Renée Thobi Etame-Ndedi, par ailleurs SG de la Conférence des ministres de la Jeunesse et des Sports de la Francophonie.

Les travaux pour thème « Entreprises privées et environnement ds affaires « : quels repères face aux incertitudes économiques nationales et internationales ? » Après la session plénière, s’est tenue une table ronde intitulée « La PME de l’économie de la connaissance. Jacques Jonathan Nyemb, en assurait la modération.

Philippe Tagne, patron de PME, a soulevé l’inadéquation entre la formation des étudiants et l’emploi. Il regrettent que les jeunes soient réfractaires à l’innovation technologique.

« L’innovation doit être portée par les jeunes. Rien ne sera possible si les jeunes ne sont pas véritablement formés. Tout le monde ne parle que de l’ IA. Et aujourd’hui, personne ne parle des États généraux de l’ éducation. Allez à l’école qui va vois produire quelque chose qui va vous permettre de devenir quelqu’un demain. Pour atteindre le niveau des autres, il faut que nos enfants soient hyper performants. On a besoin d’avancer. L’éducation c’est l’axe central sur lequel on va avancer », a-t-il dit.

Le Pr Désiré AVOM, universitaire et économiste n’est pas du même avis. Sans vouloir se montrer fataliste, il maintient que l’ université camerounaise s’adapte mais difficilement.

« La meilleure formation est d’être capable de s’adapter. Il faut qu’on ait une culture du risque. Su vous me demander de me former à l’IA, j’aurai des craintes. Je ne sais pas quels types d’étudiants que vous voulez qu’on vous donne ? Donnez-nous aussi le temps de former nos étudiants. Il faut accepter ces enfants et les former. On forme des gens qui sont ouverts à l’apprentissage. Il ne faut pas accuser l’université de former les gens inutiles ».

André Siaka, ingénieur et patron d’entreprise a plaidé pour chaque étudiant quelque soit le niveau d’étude, sache faire quelque chose. Selon lui, à côté de la formation technique, il faut qu’on leur ajoute des compétences pratiques.

Le ministre des Petites et moyennes Entreprises, de l’ Économie sociale et de l’ Artisanat, Achille Bassilekin III, a calmé le jeu. Le ministre accepte les deux points de vue, tout en rassurant que le gouvernement est bien conscient des enjeux.

« Il n’y a pas une université publique au Cameroun où on ne trouve pas d’incubateur technologiques. Les pays développés créent des passerelles entre le système éducatif et me monde de l’Entrepreneuriat. C’est dès le primaire qu’on forge le mindset des enfants…Ce sont des réalités que nous avons passées en revue… Il reste les états généraux pour intégrer progressivement ces avancées », a-t-il ddit.

Avant que les états généraux n’aient lieux, il faudrait que les banques accompagnent les entreprises en démarrage, a suggéré l’un des participants. Selon lui, on ne peut pas fermer les universités, il faut les transformer. Les entreprises doivent être aujourd’hui, les parrains des universités pour que les jeunes pendant leur formation puissent commencer leur incubation.

Par Jean Materne Zambo

Au salon PROMOTE, l’ANTIC, l’ANIF, les Douanes tablent sur la sécurisation des données et la réglementation des Fintechs au Cameroun

[DIGITAL Business Africa] – Trois administrations publiques clés du Cameroun autour d’une table pour décrypter un sujet névralgique. La finance technologique a été au centre des échanges au pavillon du Royaume-Uni ce 15 juin 2026. Le Haut-Commissaire de Grande-Bretagne au Cameroun, S.E Matt Woods, a présidé la conférence, qui a réuni étudiants, chercheurs, Fintechs basées au Royaume-Uni au Cameroun.

La sécurité des données des Fintechs et d’autres entreprises a été abordée par Philip Ewane, représentant de l’Agence nationale des Technologies de l’Information et de la communication (ANTIC). Le représentant de l’ ANTIC constate que plusieurs entrepreneurs ne connaissent pas certaines solutions cloud locales existantes.

Pourtant, selon lui, ces solutions offrent un certain niveau de sécurité. Beaucoup pensent qu’elles n’existent pas ou qu’elles ne sont pas suffisamment sécurisées. Philipe Ewane propose du benchmark aux entrepreneurs voulant héberger leurs données au Cameroun.

« Une première étape serait donc d’apprendre à évaluer les solutions locales, à effectuer une sorte de comparaison ou de référence (benchmark) afin de vérifier ce qui existe déjà avant de se tourner vers des solutions internationales supposées plus sûres. En réalité, il existe des solutions locales. Je ne fais pas ici la promotion des systèmes locaux disponibles, mais il est important de reconnaître leur existence », a-t-il dit.

Faute d’une réglementation des Fintechs au Cameroun, le représentant des douanes Alain Eba’a a indiqué que le Cameroun s’appuie sur la législation qui encadre la circulation des monnaies dans la sous-région, notamment le Règlement n°02/18/CEMAC/UMAC/CM de la BEAC.

Ce texte organise la libre circulation des espèces au sein de la communauté et encadre strictement les mouvements de devises et de capitaux vers l’extérieur. Le représentant des Douanes est convaincu que le Cameroun pourra adopter une réglementation propre aux fintechs.

Mais en attendant, ce vide juridique continue de favoriser le blanchiment de capitaux. Besong Becky, chargée d’études assistante à l’ a souligné que le Cameroun est placé sous surveillance renforcée par le Groupe d’Action financière (GAFI). D’où son inscription dans la liste grise des pays dont les dispositifs présentent des vulnérabilités et des risques pour le réseau mondial de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. Un fléau alimenté, d’après Besong Becky, par les cryptomonnaies qui échappent encore au contrôle des banques centrales .

Pour sortir du tunnel, la représentante de l’ANIF recommande une évaluation rigoureuse des entreprises dédiées aux cryptomonnaies. Ainsi, il sera possible d’avoir l’information sur la personne qui envoie et la personne qui reçoit les actifs.

La problématique est certainement étudiée par le Comité de coordination des politiques nationales de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme et de la prolifération des armes de destruction massive (LBC/FT).

Le Comité joue un rôle clé dans la coordination, l’orientation, l’harmonisation, la mise en synergie des actions sectorielles visant à satisfaire, suivant un calendrier arrêté, les attentes contenues dans le plan d’actions convenu avec le GAFI. LANIF assure le secrétariat permanent du comité. Pour sa représentante, le Cameroun pourrait sortir de la liste grise d’ici la fin de l’année 2026 ou au premier trimestre de l’année 2027.

Par Jean Materne Zambo

 

FOREP 2026 à Promote : anticiper, dialoguer et transformer. Le numérique au cœur de la compétitivité camerounaise

[Digital Business Africa] – Ce 18 juin 2026 au Palais des Congrès de Yaoundé, le Forum économique de PROMOTE (FOREP 2026) va s’imposer comme une plateforme de référence pour penser les mutations économiques, géopolitiques et technologiques qui bousculent les entreprises camerounaises. Placé sous le parrainage du MINPMEESA, le FOREP veut « produire des solutions concrètes » pour un secteur privé dynamique, résilient et créateur de valeur.

« Le FOREP est un espace de dialogue sans filtre sur les contraintes des entreprises. Notre objectif n’est pas seulement d’identifier les problèmes, mais de formuler des recommandations pratiques et des stratégies d’entreprise », explique Alain Blaise Batongue, CEO de Scope Consulting & Services, organisateur du forum, avec Afriland First Bank comme partenaire institutionnel.

Un forum de solutions face aux incertitudes mondiales

Dans un environnement marqué par les tensions géopolitiques, la recomposition des chaînes de valeur et l’irruption de l’intelligence artificielle, le FOREP 2026 se positionne comme un laboratoire d’idées et d’actions.

« La question n’est pas seulement de savoir comment faire des affaires, mais quelles stratégies adopter pour rester créateur de valeur », souligne Alain Blaise Batongue.

Le forum s’inscrit dans la dynamique de la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030, en mettant l’accent sur la transformation numérique, le financement, la logistique et la coopération public–privé.

Financement, IA et transformation numérique : des leviers incontournables

 

Le financement des entreprises sera au cœur des échanges :

« Il est impossible de parler de croissance sans parler de financement. Les préoccupations majeures des chefs d’entreprise concernent l’inadéquation de certains produits financiers qui freinent le développement », rappelle le CEO de Scope.

Autre axe majeur : l’intelligence artificielle et la transformation numérique des modèles économiques.

« L’intelligence artificielle redéfinit les relations entre les entreprises et leurs marchés. Elle est désormais au cœur des stratégies de compétitivité », insiste-t-il.

 

Panels stratégiques : commerce intra-africain et économie numérique 

Deux panels structurent la réflexion :

– Panel 03 : Positionnement stratégique du Cameroun dans le commerce intra-africain : logistique, chaînes de valeur et valorisation des productions locales

Avec des intervenants issus du SYNDUSTRICAM, du Port Autonome de Douala (PAD), du GUCE, du Douala Port Weighing Services et de la CCOPAK, ce panel mettra en avant la digitalisation des procédures logistiques et portuaires, la fluidification des chaînes de valeur et l’intégration dans la ZLECAf.

– Panel 04 : Transformation numérique et développement économique au Cameroun : opportunités et défis pour la compétitivité du secteur agricole et l’accès aux services financiers

Ce panel abordera l’énergie, le transport, la fiscalité, les infrastructures logistiques et les perspectives d’amélioration, avec des acteurs comme Orange Business (Orange Cameroun), Evolving Consulting, ATFA Group et la Bourse Nationale des Déchets, illustrant le rôle central des TIC et des services financiers digitaux.

Partenaires : un écosystème au service de la compétitivité

Le FOREP 2026 s’appuie sur un écosystème de partenaires institutionnels, techniques et médiatiques qui reflète la transversalité des enjeux numériques et économiques.

 

– Organisateur :

Scope – Créateur d’opportunités

 

– Parrainage institutionnel :

MINPMEESA – Ministère des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Économie Sociale et de l’Artisanat

 

– Partenaire majeur :

PROMOTE – Salon International de l’Entreprise, de la PME et du Partenariat de Yaoundé

 

– Partenaire institutionnel :

Afriland First Bank

 

– Partenaires associés (économie, logistique, numérique, services) :

Port Autonome de Kribi (PAK)

Orange Cameroun

BFC

GUCE

CDEC

ATFA Group

Tradex

OSFEJES / ONFEJES

MIT CHIMM

 

– Partenaires médias :

ECOMatin

Diapason

Intégration

The Guardian Post

Sahel Économie

Défis Actuels

Mutations

Digital Business Africa

Cet ensemble de partenaires illustre la volonté de faire du FOREP une plateforme de convergence entre finance, logistique, télécoms, numérique, entrepreneuriat et médias.

Un message aux entrepreneurs : co-construire la compétitivité

À l’adresse des chefs d’entreprise, Alain Blaise Batongue lance un appel clair :

« Je les invite à considérer le FOREP comme une plateforme de co-construction. Il a vocation à produire des solutions concrètes et à renforcer la compétitivité de notre économie. »

Chaque participant est invité à venir partager ses contraintes, ses expériences et ses attentes, afin de nourrir des recommandations opérationnelles à l’attention des pouvoirs publics et des acteurs économiques.

Un rendez-vous pour penser, négocier et agir

En réunissant institutions, banques, opérateurs télécoms, acteurs du numérique, logisticiens, industriels et médias, le FOREP 2026 s’affirme comme un rendez-vous stratégique pour bâtir un Cameroun plus digital, plus compétitif et mieux intégré dans le commerce intra-africain.

Par Digital Business Africa

Patrick Benon à PROMOTE 2026 : « Orange est là pour accompagner les entreprises et l’économie digitale du Cameroun »

[DIGITAL Business Africa] Orange Cameroun profite du Salon International de l’Entreprise, de la PME et du Partenariat de Yaoundé (PROMOTE 2026) pour présenter l’ensemble de ses métiers, de ses services numériques et de ses innovations aux visiteurs, aux entreprises et aux administrations publiques.

Présent sur l’un des principaux stands de cette 10e édition de PROMOTE, l’opérateur télécom entend démontrer qu’il ne se limite plus aux services traditionnels de téléphonie et d’accès à Internet, mais qu’il se positionne désormais comme un acteur global de la transformation numérique au Cameroun.

« C’est avec un très grand plaisir qu’Orange Cameroun est au Salon PROMOTE 2026. Comme vous le savez, c’est le grand rendez-vous des entreprises. Nous sommes ici avec l’ensemble de nos services et l’ensemble de nos métiers », a déclaré Patrick Benon, Directeur général d’Orange Cameroun.

Le dirigeant souligne que cette présence reflète la diversité croissante des activités du groupe.

« Nous avons tous les services traditionnels, notamment les services de téléphonie et d’accès à Internet. Mais nous avons aussi de nouveaux services qui accompagnent aujourd’hui la transformation numérique des particuliers et des entreprises », a-t-il indiqué.Patrick Benon à PROMOTE 2026 : « Orange est là pour accompagner les entreprises et l'économie digitale du Cameroun »

Une vitrine pour les nouveaux services numériques

Au-delà de ses offres télécoms classiques, Orange Cameroun met en avant plusieurs solutions innovantes destinées aussi bien au grand public qu’aux entreprises.

Parmi les nouveautés présentées figure notamment Maxi TV, la plateforme qui permet aux abonnés de regarder des chaînes de télévision directement sur leur téléphone mobile.

Selon Patrick Benon, cette solution offre également un accès privilégié aux compétitions sportives internationales, notamment à l’ensemble des rencontres de la Coupe du Monde, à des tarifs conçus pour être accessibles au plus grand nombre.

« Nous avons lancé récemment Maxi TV qui permet de regarder des chaînes sur les téléphones et surtout de suivre tous les matchs de la Coupe du Monde sans exception, à un prix extrêmement accessible, afin de permettre à tous nos clients d’avoir accès à cet événement mondial », a-t-il expliqué.

Orange Energy pour répondre aux défis énergétiques

L’opérateur profite également de PROMOTE 2026 pour faire découvrir Orange Energy, une offre destinée à accompagner les particuliers et les entreprises confrontés aux défis de l’alimentation électrique.

Cette solution vise notamment les clients à la recherche de systèmes de secours ou de continuité énergétique afin de sécuriser leurs activités dans un contexte où l’accès à l’électricité demeure un enjeu majeur pour de nombreuses organisations.

« Nous avons également un service que nous appelons Orange Energy, qui s’adresse aux clients qui ont besoin de solutions de backup dans le domaine de l’électricité », a précisé Patrick Benon.

Des solutions pour les PME et les grandes entreprises

Orange Cameroun met également l’accent sur ses services dédiés au segment Business.

Les visiteurs professionnels peuvent ainsi découvrir des solutions numériques conçues pour accompagner la transformation digitale des PME, des grandes entreprises et des institutions publiques.

Connectivité, services cloud, cybersécurité, communication unifiée, solutions de paiement ou encore services à valeur ajoutée : l’opérateur présente un portefeuille complet destiné à soutenir la compétitivité des organisations camerounaises.

« Nous avons aussi des services que nous appelons des services de soutien aux entreprises. Nous nous adressons aussi bien aux grandes entreprises qu’aux petites entreprises », a souligné le directeur général.Patrick Benon à PROMOTE 2026 : « Orange est là pour accompagner les entreprises et l'économie digitale du Cameroun »

L’expérience client au cœur du dispositif

PROMOTE 2026 constitue également pour Orange Cameroun une occasion privilégiée d’écouter directement ses clients.

Des équipes spécialisées en relation client et en assistance sont mobilisées sur le stand afin de répondre aux préoccupations des visiteurs et de leur proposer des solutions adaptées à leurs besoins.

« Lorsque des clients viennent nous voir pour nous dire qu’ils ont tel ou tel problème, nous avons des équipes qui vont les assister et essayer de leur proposer les solutions les plus adaptées », a expliqué Patrick Benon.

Cette approche illustre la volonté de l’entreprise de faire de PROMOTE un espace d’écoute et de proximité auprès de ses utilisateurs.

L’emploi et les talents également à l’honneur

L’opérateur ne se limite pas à ses produits et services.

Les équipes des ressources humaines participent également à l’événement afin d’échanger avec les jeunes talents, les chercheurs d’emploi et les personnes intéressées par les opportunités de carrière au sein d’Orange Cameroun ou de son écosystème de partenaires.

« Nous avons également les ressources humaines qui seront présentes pour échanger avec les visiteurs qui recherchent des opportunités de travail chez Orange Cameroun ou chez nos partenaires », a révélé le dirigeant.

Les Rendez-vous Orange de PROMOTE 2026

Pour prolonger cette dynamique, Orange Cameroun a lancé « Les Rendez-vous Orange de PROMOTE 2026 », une série de conférences thématiques organisées chaque jour à 15h00 sur le stand Corporate.

Cette programmation met successivement en avant MAX IT et Maxit TV, l’Orange Money Mastercard, Orange Business, l’ouverture de comptes Orange Money en self-service, Orange Energy, l’Orange Digital Center, l’expérience client, les opportunités de carrière ainsi que les partenariats et le sponsoring.

À travers ces rencontres, l’entreprise entend faire découvrir ses innovations, partager son expertise et accompagner les particuliers comme les entreprises dans l’appropriation des outils numériques.

Une série de conférences pour accompagner la transformation numérique

En marge de l’exposition, Orange Cameroun anime plusieurs ateliers, conférences et démonstrations destinés à mettre en valeur son expertise et celle de ses collaborateurs.

« Nous avons plusieurs activités que nous menons au cours de ce PROMOTE, notamment des workshops et des présentations sur des thématiques diverses, toujours pour satisfaire nos clients, accompagner les entreprises et participer à l’économie digitale du Cameroun », a conclu Patrick Benon.

Par sa participation à PROMOTE 2026, Orange Cameroun confirme ainsi son ambition de demeurer un acteur central de l’inclusion numérique, de l’innovation technologique et de la transformation digitale de l’économie camerounaise.

Par Digital Business Africa

Fintech/CEMAC : Les défis liés aux transactions exposés à PROMOTE, les innovations du GIMAC

[DIGITAL Business Africa] – La finance technologique a alimenté les échanges au Salon PROMOTE 2026. Quelques heures avant l’ouverture officielle du Salon International de l’Entreprise, de la PME et du Partenariat de Yaoundé (PROMOTE), ce 14 juin 2026, les acteurs de l’écosystème Fintech ont tablé sur les difficultés qui entravent les transferts d’argent en Afrique centrale. Le thème de la conférence était : « Envoyer et recevoir de l’argent en Afrique centrale : pourquoi c’est encore si compliqué ? ». 

Ont pris part aux discussion, des startups évoluant dans le secteur, les usagers mais surtout le Groupement Interbancaire Monétique de l’Afrique Centrale. Le GIMAC est l’institution sous-régionale chargée de l’interopérabilité des paiements dans la zone CEMAC. Il permet aux usagers de transférer, payer et recevoir de l’argent de manière transparente entre différentes banques et opérateurs de téléphonie mobile à travers les 6 pays membres.

Au rang des difficultés rencontrées dans les transferts d’argent transfrontaliers, figure la lourdeur des procédures. Cela se justifie par la réglementation stricte des changes de la BEAC, adoptées début juin 2026. Les nouvelles directives imposent une traçabilité rigoureuse (KYC, AML/CFT) et un contrôle des préfinancements des fonds entrants.

Les opérateurs Fintech déplorent aussi le Règlement de change de la CEMAC,qui limite les fuites de capitaux. Selon ces règles, les fintechs, même si elles sont des institutions de paiement agréées, doivent justifier et documenter les transactions, ce qui allonge les délais de traitement par rapport aux standards internationaux.

La non-conformité de plusieurs acteurs sur le marché n’est pas en reste. Ces acteurs en marge de la réglementation excellent dans le contournement de la réglementation des changes, le non-respect de la tarification, le blanchiment. C’est cela qui semble amener la BEAC et la COBAC à durcir les sanctions, pénalisant régulièrement les banques et établissements de paiement fautifs.

Une autre entrave à l’essor des transactions transfrontalières en zone CEMAC est le manque de solidarité entre les opérateurs. Chacun veut établir sa stratégie de son côté, dit-on. De l’avis de la BEAC, cet absence de synergies d’écosystème s’explique principalement par une concurrence exacerbée sur un marché fragmenté, un environnement réglementaire strict, et le poids de la position dominante des opérateurs télécoms et bancaires. Cette fragmentation limite l’interopérabilité et ralentit l’inclusion financière régionale.

En ce qui concerne les paiements mobiles, Landry Evina, Directeur du développement du Réseau et Marché du Gimac, a dévoilé les innovations du GIMAC. Dont le mobile mobile, le mobile Banking (accès aux services financiers via un smartphone).

le QR code est aussi une innovation du GIMAC qui pourra permettre aux commerçants d’accepter tous les instruments de paiement. Mieux, le GIMAC prépare des partenariats avec des sociétés technologiques mondiales spécialisées dans les paiements pour donner au groupement une portée mondiale.

Par Jean Materne Zambo