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CM14 à Yaoundé : Vers un Comité de l’OMC sur le commerce électronique – Un tournant stratégique pour l’Afrique et le monde

[Digital Business Africa] – À quelques jours de la 14ᵉ Conférence ministérielle de l’OMC (CM14) prévue à Yaoundé du 26 au 29 mars 2026, un groupe de quinze pays – dont l’Australie, le Canada, le Japon, Singapour, la Suisse, le Royaume‑Uni et l’Uruguay – propose une évolution majeure de la gouvernance mondiale du commerce numérique.

Leur communication, datée du 17 mars 2026, appelle à la création d’un Comité de l’OMC sur le commerce numérique, destiné à remplacer et institutionnaliser le Work Programme on Electronic Commerce (WPEC) lancé en 1998.

Un contexte marqué par l’urgence numérique

Depuis près de trois décennies, le WPEC examine les enjeux du commerce électronique. Mais selon les auteurs de la communication, ce programme a été freiné par des « questions procédurales » qui ont absorbé une grande partie des ressources des membres. Pendant ce temps, les technologies numériques – notamment l’intelligence artificielle – ont profondément transformé les échanges mondiaux.

Les signataires rappellent que le mandat actuel du WPEC arrive à expiration en même temps que le moratoire sur les droits de douane applicables aux transmissions électroniques, soit à MC14, soit le 31 mars 2026. Ils estiment donc nécessaire de franchir une nouvelle étape.

Un Comité sur le Commerce Numérique : un cadre modernisé

La proposition est claire : « Nous identifions la nécessité d’un comité formel de l’OMC doté d’un mandat actualisé et tourné vers l’avenir » afin de traiter les enjeux complexes du commerce numérique mondial.

Le futur Comité aurait plusieurs missions clés :

  1. Institutionnaliser le WPEC et moderniser son mandat

Il deviendrait un forum multilatéral permanent de dialogue sur les politiques numériques, y compris l’IA et les technologies émergentes. Le document souligne qu’il s’agirait d’un espace « de dialogue, de collaboration et de transparence ».

  1. Renforcer la coordination internationale

Le Comité collaborerait avec d’autres organes de l’OMC, des organisations internationales et des acteurs externes pour mieux traiter les opportunités et les défis du numérique.

  1. Réduire la fracture numérique

Un volet essentiel porte sur les pays en développement et les PMA. Le texte insiste sur la nécessité d’« identifier les lacunes du soutien visant à réduire la fracture numérique ». Les membres développés – et les pays en développement en mesure de le faire – sont encouragés à soutenir les autres membres.

  1. Créer une base de données conjointe sur le renforcement des capacités

Le document propose la mise en place d’une base de données internationale recensant les formations et les programmes de renforcement des capacités en matière de commerce numérique, notamment pour les PME.

  1. Définir des termes de référence d’ici 2027

Le Comité devra soumettre ses termes de référence au Conseil général lors de sa première réunion de 2027.

Un signal fort pour la réforme de l’OMC

Pour les signataires, la création de ce Comité serait un « signal de la pertinence continue de l’OMC » dans un monde où le commerce numérique devient central. Elle constituerait également un résultat concret pour MC14, renforçant la fonction délibérative de l’organisation. Un projet de décision ministérielle a déjà été soumis en ce sens et sera débattu à Yaoundé.

Quel impact pour l’Afrique ?

La tenue de CM14 à Yaoundé confère à cette proposition une résonance particulière sur le continent. L’Afrique, encore marquée par de profondes inégalités d’accès au numérique, pourrait bénéficier :

– d’un cadre multilatéral plus structuré pour défendre ses priorités ;

– d’un meilleur accès aux programmes de renforcement des capacités ;

– d’une visibilité accrue pour ses PME numériques ;

– d’un espace pour influencer les règles émergentes relatives à l’IA, aux données et aux plateformes.

Pour les pays africains, l’enjeu est stratégique : participer activement à la définition des règles du commerce numérique mondial plutôt que de les subir.

Un moment charnière

La proposition de créer un Comité sur le commerce numérique marque une étape décisive dans l’évolution de la gouvernance du commerce mondial. À l’heure où l’IA, les données et les plateformes redéfinissent les chaînes de valeur, l’OMC cherche à se réinventer. MC14 pourrait ainsi devenir un moment historique, non seulement pour l’organisation, mais aussi pour les pays africains qui accueillent pour la première fois une conférence ministérielle.

Digital Business Africa que vous allez retrouver au Palais des Congrès à la CM14, suivra de près les négociations et les réactions des délégations africaines dans les jours à venir.

Par Digital Business Africa

Lire aussi :

OMC, commerce électronique et CM14 à Yaoundé : comment le Cameroun peut réconcilier développement, fiscalité numérique et accords plurilatéraux

Gabon : La plateforme « Marigest » pour mieux gérer et sécuriser les données de la Marine marchande

[DIGITAL Business Africa] – La Marine pêche à la ligne un outil technologique lui permettant de mieux gérer et sécuriser ses données. La plateforme Marigest a été lancée ce jeudi 19 mars 2026 au cours d’une cérémonie présidée par le ministre d’État, ministre des Transports. Ulrich Manfoumbi Manfoumbi a présenté les atouts du Gabon en raison de sa localisation géographique tout en rappelant l’apport de cette plateforme.

“La modernisation de l’administration maritime apparaît comme une nécessité impérieuse afin de renforcer la gouvernance du secteur, d’améliorer la qualité des services offerts aux usagers et de garantir une meilleure compétitivité de notre pavillon. Le secteur maritime constitue l’un des piliers essentiels du développement économique de notre pays.

Par sa position géographique stratégique et centrale sur la façade atlantique, le Gabon dispose d’atouts majeurs pour s’affirmer comme un acteur important du commerce maritime régional et international”, a indiqué le ministre d’État, ministre des Transports, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, “

Présent à cette cérémonie, Mark Alexandre Doumba, ministre gabonais en charge de l’Économie numérique, a lui salué les avancées constatées au sein de l’Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences. « La transformation numérique constitue désormais une exigence de souveraineté, de performance et de compétitivité économique », a-t-il dit.

Et de donner quelques pistes pour que la plateforme soit davantage bénéfique au Gabon.

« Numériser la Marine marchande, c’est mieux réguler, mieux contrôler, mieux tracer et mieux décider. Mais ce lancement n’est qu’une étape : la réussite exige appropriation, qualité des données, formation des équipes, maintenance, cybersécurité et interopérabilité avec l’ensemble des systèmes de l’État.

Cette ambition, portée par le gouvernement et traduite dans le Plan national de croissance et de développement (PNCD), doit se transformer en résultats concrets pour les populations et pour l’économie nationale”, a-t-il dit.

La directrice générale de la Marine marchande, Madame Olivera Angue Avome Frédérique, épouse Guevit, a affirmé que le lancement de la plateforme Marigest marque une étape importante dans le processus de modernisation et de transformation numérique de notre administration.

Par Jean Materne Zambo

Angola : 3,5 millions $ de chiffre d’affaires exigé aux startups, un assouplissement fiscal prévu

[DIGITAL Business Africa] – L’ Angola se prépare à promulguer la loi sur les startups. Un texte devant encadrer et stimuler l’innovation technologique. L’Assemblée nationale a approuvé à l’unanimité, ce jeudi 19 mars 2026, en première lecture, le loi sur les startups, avec 181 voix pour.

Le texte a été présenté lors de la 7e séance plénière ordinaire de la 4e session législative de la cinquième législature de l’Assemblée nationale par Rui Miguêns de Oliveira. Le ministre de l’Industrie et du Commerce a reconnu que les startups peuvent dynamiser l’économie, créer des emplois qualifiés et contribuer à la formalisation des activités économiques, alignant ainsi le pays sur les tendances internationales.

Rui Miguêns a précisé que le texte fixe un plafond de chiffre d’affaires annuel équivalent à 3,5 millions de dollars, sans exiger de montant minimum, permettant. Cela permettra ainsi à des initiatives sans recettes d’être reconnues dans cette catégorie.

Dans le même temps, des mesures d’incitation au financement sont prévues. Notamment une réduction de 75 % de l’impôt sur le montant investi pour les investisseurs qui injectent des capitaux dans des start-ups, un mécanisme destiné à stimuler l’investissement privé dans ce secteur.

L’Institut national de soutien aux Micro, Petites et Moyennes Entreprises a indiqué, dans un communiqué, qu’il s’agissait « d’un jalon structurant pour un nouveau modèle économique, fondé sur l’innovation, la technologie et la valorisation des talents nationaux ».

Le texte s’inscrit dans les objectifs du Plan de développement national 2023-2027, qui donne la priorité à l’innovation, à l’entrepreneuriat et à la modernisation de l’économie.

Approuvé en 2023 par le conseil de ministre, le Plan national de développement 2023-2027 est un instrument de planification stratégique. Il vise à atteindre les objectifs fixés dans la Stratégie à long terme (SLT) « Angola 2050 ».

Le Plan national de développement 2023-2027 est orienté vers le renforcement de sept axes de développement prioritaires, à savoir :

– Consolider la paix et l’état de droit démocratique, poursuivre la réforme de l’État, de la justice, de l’administration publique, de la communication sociale, de la liberté d’expression et de la société civile ;

– Promouvoir le développement équilibré et harmonieux du territoire ;

– Développer le capital humain, élargir l’accès aux services de santé, aux connaissances et compétences techniques et scientifiques, promouvoir la culture et le sport et stimuler l’entrepreneuriat et l’innovation ;

– Réduire les inégalités sociales en éradiquant la faim et l’extrême pauvreté, en promouvant l’égalité des sexes et en relevant des défis multidimensionnels et transversaux pour améliorer la qualité de vie des populations ;

– Moderniser et rendre plus efficace l’infrastructure du pays et préserver l’environnement ;

– Assurer une économie durable, entre autres axes.

Par Jean Materne Zambo

Côte d’Ivoire : 2 projets pour digitaliser le système éducatif sur la table des autorités

[DIGITAL Business Africa] – Le carillon de la modernisation du système éducatif a retenti. Au lendemain de la rentrée budgétaire de son département, Djibril Ouattara, ministre de la Transition numérique et de la Digitalisation, a pris attache avec son homologue de l’Éducation nationale N’Guessan Koffi. Les deux membres du gouvernement, accompagnés de leurs collaborateurs, ont tenu une séance de travail ce 19 mars 2026 sur les réformes du système éducatif ivoirien.

Deux projets ont émergé. Dont le PARAE (Projet d’Appui au Renforcement de l’Administration Électronique), qui a pour but de  moderniser les procédures administratives simplifier la gestion scolaire au quotidien.

Le deuxième projet est le PADCI (Projet d’Accélération Digitale en Côte d’Ivoire) qui résout d’accélérer la transformation numérique et de renforcer l’écosystème digital national. Ces deux projets s’inscrivent dans le cadre de la Stratégie nationale de digitalisation de l’éducation 2024-2028 (SNDECI 2024-2028) lancée le 24 octobre 2024.

 

Pour un système éducatif plus résilient et une gestion efficace

 

La SNDECI 2024-2028 ambitionne de transformer le secteur éducatif par l’intégration de technologies numériques. Ce programme vaut 220,7 millions FCFA (364 millions de dollars). Lors de son lancement, des grandes lignes ont été détaillées dans un communiqué publié le samedi 25 octobre 2024.

La stratégie prévoit une formation renforcée pour les enseignants, l’équipement des écoles en matériel numérique et la mise en place d’infrastructures technologiques modernes dans le pays.

Les apprenants et apprenantes devraient ainsi accéder de manière équitable à des ressources et compétences numériques d’apprentissage répondant à leurs besoins d’éducation et formation de qualité.

Les enseignants, le personnel d’encadrement et les alphabétiseurs, eux, pourront accéder de manière équitable à des ressources et compétences numériques qui développent leurs compétences pédagogiques.

Quant aux institutions au niveau central, régional et local, elles devraient opérer un pilotage digital du système éducatif plus résilient et en assurer une gestion efficace et efficiente, selon la stratégie.

 

Les trois axes de la SNDECI 2024-2028 

 

La SNDECI s’articule autour de trois grandes parties : la première partie présente le cadre général incluant le contexte, la définition du champ d’action de la SNDECI et la méthodologie d’élaboration de la stratégie.

La deuxième partielle met l’accent sur le diagnostic stratégique avec le rappel des acquis et l’analyse de la situation actuelle. Et la troisième partie procède au cadrage stratégique à travers la définition de la vision, de la théorie du changement, de la logique d’intervention et des mécanismes de gestion de la stratégie.

D’après la SNDECI la Côte d’Ivoire enregistre un faible accès et/ou maintien des enfants au préscolaire, primaire et secondaire. L’accès et le maintien des enfants à l’école continuent d’être problématiques en dépit de quelques avancées.

Au niveau du préscolaire, peu d’enfants continuent d’y avoir accès. En effet, le taux brut de préscolarisation, bien qu’ayant progressé, reste faible avec un niveau de 11,19% (10,73% pour les garçons et 11,68% pour les filles) en 2023 contre 10,3% en 20218.

En 2023, le préscolaire comptait 263 475 élèves dont 50,54% de filles. La préscolarisation reste un phénomène essentiellement urbain et l’offre privée reste dominante.

Au niveau du primaire, le taux brut de scolarisation s’établit à 96,63% (96,14% pour les garçons et 97,14% pour les filles) en 2023 tandis que le taux d’achèvement est estimé à 78,61% (76,59% pour les garçons et 80,77% pour les filles), pour la même année.

Concernant le premier cycle de l’enseignement secondaire, des données de la DESPS indiquent que le taux brut de scolarisation (TBS) en 2023, est estimé à 49,79% (49,80% pour les garçons et 49,78% pour les filles).

S’agissant du taux d’achèvement du secondaire (TAS), il est estimé à 70,92% (70,67% pour les garçons et 71,16% pour les filles) en 2023.

En ce qui concerne le deuxième cycle de l’enseignement secondaire, la même source indique que le TBS est de 30,71% (32,46% pour les garçons et 28,84% pour les filles) en 2023. Quant au TAS, il s’élevait à 38,10% (40,03% pour les garçons et 36,04% pour les filles) pour la même année.

Par Jean Materne Zambo, source : SNDECI

Cameroun : Yango Group réorganise ses activités de conseil et confie les affaires publiques à Elodie Filopon

[Digital Business Africa] – Yango Group annonce une réorganisation de ses activités de conseil au Cameroun, marquée par la fin de sa collaboration avec Awana Ateba Michel, opérée via ENANGUE HOLDING SARL, et par la confirmation d’une nouvelle gouvernance en matière d’affaires publiques. L’information a été rendue publique dans un communiqué diffusé ce jour dans Cameroon Tribune.

L’entreprise, active au Cameroun depuis plus de quatre ans, rappelle qu’elle s’appuie régulièrement sur des prestataires locaux pour des missions ciblées, qu’elles soient opérationnelles, administratives ou réglementaires. Dans ce cadre, M. Awana Ateba Michel avait apporté un appui en 2023 sur des questions de coordination administrative, dans le cadre d’un mandat limité dans le temps et désormais arrivé à son terme en 2024.

Une nouvelle organisation pour les affaires publiques au Cameroun

Yango Group précise que les responsabilités liées aux affaires publiques sont désormais assurées au niveau régional.

Au Cameroun, cette mission est confiée à Elodie Filopon, Public Policy Manager pour Yango Group.

Elle est chargée de :

– formuler des recommandations institutionnelles et réglementaires,

– accompagner les équipes internes dans la compréhension de l’environnement législatif,

– renforcer le dialogue avec les autorités et parties prenantes en Afrique francophone.

Cette réorganisation vise à harmoniser la stratégie institutionnelle du groupe sur le continent et à renforcer la cohérence de ses interactions avec les administrations publiques.

🇨🇲 Un relais local : le Dr Clovis Pilla

Au niveau national, les questions institutionnelles peuvent également être traitées par le Dr Clovis Pilla, Country Manager de Yango au Cameroun.

Le communiqué précise que pour toute communication officielle ou interaction institutionnelle, les partenaires, médias et parties prenantes doivent désormais s’adresser à :

– Elodie Filopon, Public Policy Manager,

– ou Dr Clovis Pilla, Country Manager.

Un engagement réaffirmé envers les institutions camerounaises

Yango Group réitère son engagement à maintenir des relations :

– transparentes,

– constructives,

– et durables

avec les institutions publiques, les partenaires locaux et l’ensemble des acteurs de l’écosystème de la mobilité au Cameroun et en Afrique.

L’entreprise souligne que cette réorganisation interne s’inscrit dans sa volonté de poursuivre le développement de services de mobilité innovants, responsables et adaptés aux réalités locales.

Par Digital Business Africa

Bénin : Le casier judiciaire devient un service 100% disponible en ligne sur la plateforme des services publics

[Digital Business Africa] – Le gouvernement béninois franchit une nouvelle étape dans la modernisation de ses services administratifs. Depuis le vendredi 6 mars 2026, une version entièrement repensée du service de demande de casier judiciaire est disponible sur la plateforme nationale des services publics en ligne, www.service-public.bj.

Cette évolution s’inscrit dans la dynamique du programme Bénin Numérique, qui vise à simplifier les démarches administratives, renforcer la sécurité des échanges et améliorer l’expérience des usagers.

Une authentification sécurisée via le NPI

La principale nouveauté réside dans l’intégration du Numéro Personnel d’Identification (NPI) comme moyen d’authentification.
Grâce à l’interopérabilité avec l’Agence Nationale d’Identification des Personnes (ANIP), les citoyens peuvent désormais se connecter de manière sécurisée et accéder instantanément à leurs informations personnelles.
Cette connexion unique permet :
– une identification fiable,
– une réduction des risques d’erreurs,
– une simplification notable des démarches.

Des données de filiation préremplies

Une fois connecté, l’usager voit automatiquement ses données de filiation préremplies.
Ces informations sont récupérées directement depuis la base de données de l’ANIP, ce qui :
– accélère la procédure,
– limite les erreurs de saisie,
– améliore la qualité des dossiers transmis au Centre national du casier judiciaire.
Vérification systématique de l’adresse e‑mail
Autre amélioration importante : la plateforme procède désormais à une vérification automatique de l’adresse e‑mail avant l’envoi des notifications.
Cette étape garantit que les usagers reçoivent correctement les messages relatifs à l’évolution de leur demande.

Un dispositif adapté aux étrangers

Le gouvernement précise que les étrangers en séjour de moins de trois mois peuvent toujours déposer une demande de casier judiciaire sans obligation de connexion.
Cette flexibilité permet de maintenir l’accessibilité du service pour les non‑résidents tout en renforçant la sécurité pour les citoyens béninois.

Modalités de traitement inchangées

Si l’interface et les fonctionnalités évoluent, les modalités de traitement par le Centre national du casier judiciaire, elles, restent inchangées.
L’innovation porte principalement sur l’accès, la fiabilité des données et la fluidité du parcours utilisateur.
Un pas de plus vers l’administration numérique
Avec cette mise à jour, le Bénin confirme sa volonté de bâtir une administration moderne, interconnectée et centrée sur l’usager.
Le casier judiciaire rejoint ainsi la liste croissante des services publics entièrement digitalisés, renforçant la position du pays comme l’un des leaders africains en matière de transformation numérique.
Les citoyens peuvent dès à présent déposer leur demande sur :  www.service-public.bj
Par Digital Business Africa 

Côte d’Ivoire : Les 5 grandes priorités de Djibril Ouattara au ministère de la Transition numérique et de l’Innovation technologique en 2026

[DIGITAL Business Africa] – Djibril Ouattara trace la feuille de route de son département pour l’exercice 2026. Dans le cadre de la rentrée budgétaire du MTNIT, tenu ce mercredi 17 mars 2026 à Abidjan-Plateau, le ministre de la Transition numérique et de l’Innovation technologique a décliné ses cinq grandes priorités de cette année.

Avec un budget de 83,2 milliards FCFA contre 68,6 milliards FCFA en 2025, le ministère compte bien atteindre ses objectifs. Il sera question démocratiser l’usage du numérique à travers l’accès à l’internet. Selon le MTNIT, cela permettra de réduire la fracture numérique et faciliter la vie aux citoyens; optimiser la collecte des recettes de l’Etat à travers la mise en place de solutions de paiements numériques.

Mieux encore, le ministère entend développer des compétences numériques et favoriser l’inclusion numérique ; renforcer la cyber sécurité et la confiance numérique ; et enfin accompagner l’innovation et favoriser l’adoption des technologies émergentes tel qu’a expliqué le ministre de la Transition numérique et de l’Innovation technologique.

« Le ministère de la Transition numérique et de l’Innovation technologique joue un rôle central dans la mise en œuvre de la vision du gouvernement visant à faire du numérique un levier de transformation de l’économie nationale. Dans ce contexte, l’exécution du budget 2026 devra se faire dans un esprit de rigueur, de transparence et d’efficacité, conformément aux règles de Gestion axée sur les Résultats (GAR) », a souligné Djibril Ouattara.

Le ministre exhorte tous les acteurs de la chaîne de dépense publique, notamment responsables de programmes, gestionnaires de crédits et coordonnateurs de projets, à faire preuve de discipline et de responsabilité dans la gestion des crédits qui leur sont confiés:

« Il est essentiel que nous veillions collectivement à une exécution optimale de nos activités, afin d’atteindre les objectifs fixés dans notre Cadre de Performance 2026, en vue de contribuer efficacement à la transformation numérique de notre pays ».

Un message presque renouvelé à ses collaborateurs. Tant le patron du numérique ivoirien avait entamé une tournée de prise de contact en février 2026 dans les structures sous tutelle, dont l’ Esatic, l’EMSP La Poste Ci, la Sndi, l’Ansut, l’ Anssi, le Vitib, l’ Artci et l Aigf.

‎À l’ESATIC, le directeur général a présenté l’institution, ses missions, ses axes stratégiques, les résultats obtenus en 13 ans ainsi que les projets en cours. Il a également évoqué certaines préoccupations, notamment le décret portant organisation de l’établissement.

‎Cette présentation a permis au Ministre d’appréhender le positionnement stratégique de l’ESATIC dans l’écosystème numérique national et son rôle dans la formation des compétences. Saluant l’engagement de la direction et du corps enseignant, il a encouragé la poursuite de l’excellence et a réaffirmé son soutien aux initiatives visant à renforcer les capacités des établissements de formation et à consolider un écosystème numérique compétitif.

‎‎À l’EMSP, la présentation du plan stratégique 2021-2025, des formations gratuites et de l’IAC ont permis au Ministre de mieux comprendre les enjeux et les perspectives de l’établissement. Les échanges ont porté sur les besoins en appui institutionnel et budgétaire. Le Ministre Djibril Ouattara, s’est félicité des actions engagées et a encouragé le renforcement des synergies.

‎ ‎À La Poste CI, le Ministre a visité le centre de traitement des envois postaux nationaux et internationaux ainsi que le centre colis. Une séance de travail avec l’ensemble des agents a permis de faire le point sur la situation de l’entreprise et sur le plan de restructuration et de relance en cours. Le Ministre a appelé à une mobilisation collective en faveur de la digitalisation et s’est dit disposé à accompagner la structure dans la mise en œuvre de ses priorités.

Par Jean Materne Zambo, sources : www.gov.ci, MTNIT

Cameroun : Le recensement général sera 100% numérique, plus de 13 milliards de FCFA mobilisés [UNFPA]

[DIGITAL Business Africa] – La date du recensement général de la Population et de l’Habitat (RGPH) et du recensement Général de l’Agriculture et de l’Élevage (RGAE) est fixée. Ce sera du 24 avril au 29 mai 2026. Le numérique jouera un rôle clé dans ce processus de décompte physique, le quatrième du genre. Pour l’instant, l’heure est aux préparations de cette vaste opération statistique qui se déroulera sur l’ensemble du territoire national.

Les Coordinations nationales du 4ème RGPH et du RGAE ainsi que l’ensemble du Système des Nations Unies se sont retrouvés ce 16 mars 2026 à Yaoundé pour une mutualisation des données démographiques et agricoles pour mieux planifier son émergence. Une première dans l’histoire.

Cette rencontre a réuni des représentants du BUCREP et plusieurs agences onusiennes, dont le duo UNFPA–FAO, partenaires techniques du processus, avec l’expertise de l’IFORD et l’appui du Système des Nations unies, y compris le CNUDHD-AC.

Le partenaire technique du gouvernement l’UNFPA assure que le recensement sera 100% Numérique. Les agents qui seront déployés sur le terrain utiliseront des smartphones pour une précision optimale.

Selon l’UNFPA, lors des tests pilotes dans les zones complexes, les équipes sur place ont obtenu 92% de précision grâce à l’imagerie satellite. Plus de 13 milliards de FCFA ont été mobilisés entre l’État et ses partenaires (Banque Mondiale, etc.).

Par Jean Materne Zambo, source : UNFPA

Cameroun : Le Délégué général à la Sûreté nationale verbalise des policiers indélicats sur les réseaux sociaux

 [DIGITAL Business Africa] – Le « père de la Police » siffle la fin de la récréation sur les réseaux sociaux. Le Délégué général à la Sûreté nationale, Martin Mbarga Nguélé, met en garde les fonctionnaires de police contre une utilisation irresponsable des réseaux sociaux.

Dans une circulaire signée ce 13 mars 2026, le chef de la police camerounaise dit avoir constaté des indélicatesses de certains policiers sur les plateformes numériques.

« Certains fonctionnaires de police, au mépris des règles déontologiques en vigueur, arborent de manière ostentatoire des uniformes de service non réglementaires caractérisés par le port des décorations et insignes non autorisés, coiffures extravagantes, chaussures non conformes, piercings et chevillières ».

La goutte d’eau qui semble avoir fait déborder le vase est cette vidéo qui a fait le buzz.

 

Des comportements jugés anti-déontologiques, selon le DGSN, qui tient à rappeler que tous les fonctionnaires de police, conformément aux dispositions du Code de déontologie, sont soumis au port de l’uniforme réglementaire de service, assorti des attributs de grade et du badge d’identification. Et d’ajouter :

« Cette obligation prohibe le port des tenues de travail autres que celles consacrées par les textes en vigueur, et recommande la décence vestimentaire. Il est par conséquent entendu que les piercings, chevillières, insignes non réglementaires, chaussures et coiffures extravagantes ne doivent pas être arborés avec les uniformes de service ».

 

Le cas des publications et interventions en ligne 

 

Martin Mbarga Nguélé indique dans sa circulaire que le port des distinctions honorifiques étrangères est subordonné à l’autorisation préalable du président de la République.

« Par ailleurs, hormis les cas expressément autorisés par le Chef de Corps, les publications et interventions des fonctionnaires de police dans les médias et réseaux sociaux en uniforme de service sont strictement interdites.

Il en est de même des prises de position publiques sur les questions sensibles d’intérêt national. À cet égard, tous les manquements et autres atteintes équivoques seront rigoureusement sanctionnés conformément à la réglementation en vigueur ».

 

La fuite des documents confidentiels

Une autre bévue soulignée par le chef de la police : la fuite des documents confidentiels en ligne. Martin Mbarga Nguélé condamne la pratique et rappelle les dispositions légales en la matière.

« En outre, face à la vulgarisation du numérique dont le mauvais usage entraîne la diffusion récurrente dans les réseaux sociaux des documents de service présentant un caractère « CONFIDENTIEL » ou « SECRET », et fort de l’Instruction n°13/CAB/PRF du 06 août 1968 sur la protection du secret, ensemble la Circulaire n°003/CAB/PM du 28 mars 2018 relative à la gestion des documents et données confidentiels de l’État et des organismes du secteur public.

Les fonctionnaires de police coupables de tels agissements seront systématiquement traduits devant le Conseil de Discipline de la Sûreté Nationale, sans préjudice des poursuites judiciaires subséquentes ».

Et de prévenir :

« J’engage par conséquent tous les Chefs utilisateurs à répercuter dans leurs Unités et Services de Police respectifs au cours des rassemblements et réunions, les prescriptions susvisées pour une prise de conscience collective.

La Division spéciale de Contrôle des Services veillera au respect scrupuleux des directives contenues dans la présente circulaire pour lesquelles toute inobservation fera l’objet des mesures disciplinaires appropriées ».

La fuite des documents confidentiels n’est pas l’apanage de la police camerounaise. Dans d’autres administrations, notamment à ELECAM, les listes des candidats à l’élection présidentielle d’octobre 2025 et les résultats finaux du scrutin avaient été annoncés sur les réseaux au vu et au su de toutes les autorités judiciaires. Cela sans en inquiéter officiellement les auteurs.

Par Jean Materne Zambo, source: circulaire DGSN 

Côte d’Ivoire : Des discussions « avancées » sur le déploiement de Starlink dans les zones rurales

[DIGITAL Business Africa] – Djibril Ouattara et une délégation américaine discutent du développement de l’économie numérique en Côte d’Ivoire. Le ministre de la Transition Numérique et de l’Innovation technologique, Djibril Ouattara, a reçu ce vendredi 13 mars 2026 une délégation américaine conduite par le Chargé d’Affaires, Junaid Munir. Les deux personnalités et leurs collaborateurs ont sillonné les opportunités pour les entreprises et technologies américaines.

Au centre des échanges, Starlink, filiale du groupe américain SpaceX. Le service d’internet par satellite a été sollicité pour la connectivité en zones rurales.

« Nous avons un véritable problème de connectivité dans les zones rurales. Grâce aux technologies satellitaires, nous pourrions aller beaucoup plus vite », a dit le ministre Djibril Ouattara.

C’est le 25 septembre 2025 que l’ARTCI avait accordé une autorisation officielle d’utiliser plusieurs bandes de fréquences radioélectriques pour l’établissement et l’exploitation d’un réseau.

L’Autorité de Régulation des Télécommunications/TIC de Côte d’Ivoire, par sa décision n°2025-1301 du 25 septembre 2025, le Conseil de régulation de l’ARTCI permettait ainsi à Starlink de fournir légalement des services d’accès à Internet fixe en Côte d’Ivoire à travers sa constellation de satellites en orbite basse (NGSO).

L’ARTCI a autorisé l’utilisation des huit bandes :

10,7 – 12,7 GHz ; 14 – 14,5 GHz ; 17,8 – 18,6 GHz ; 18,8 – 19,3 GHz ; 27,5 – 29,1 GHz ; 29,5 – 30 GHz ; 71 – 76 GHz et 81 – 86 GHz.

Ces plages couvrent les communications entre les stations terriennes et les satellites (espace ↔ Terre), nécessaires à la fourniture du service Internet.

Deux autres points ont été abordés lors des échanges. D’abord les vols directs vers les USA. La Côte d’Ivoire détient la catégorie 1 de sécurité aérienne. Air Côte d’Ivoire pourrait bientôt desservir les États-Unis.

Ensuite la Digital City. Ce projet ambitieux qui devrait positionner le pays comme hub technologique de l’Afrique de l’Ouest, avec des milliers d’emplois à la clé pour notre jeunesse.

Les États-Unis, de leur côté, encouragent un environnement numérique favorisant l’innovation, l’investissement et l’accès à des solutions technologiques de pointe.

Par Jean Materne Zambo, source : MTND

RD Congo : La 8ᵉ édition de l’atelier régional des D3E axée sur le numérique responsable

[DIGITAL Business Africa] – La ville de Kinshasa abrite les travaux du huitième atelier régional des D3E. Plomb, mercure, cuivre, retardataires de flamme bromés sont autant de déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE) qui font mal à l’environnement. Le 8ᵉ atelier régional sur les D3E s’est ouvert ce 16 mars 2026 sous fond d’engagements pour préserver les nappes, les populations et le sol.

Dans son allocution, la ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle Économie du Climat, Marie Nyange, a rappelé l’ambition de modernisation technologique du pays à travers le plan digital national 2030.

« La RDC s’est engagée dans une transformation numérique profonde à travers le plan digital national 2030. Cette vision intègre la durabilité comme pilier central. Il ne peut y avoir de progrès technologiques sans responsabilité environnementale », a-t-elle déclaré.

Selon la ministre Marie Nyange, cet atelier est une étape importante avant la mise en œuvre de nouvelles actions de transformation industrielle. Celle-ci vise  à valoriser les déchets électroniques dans une logique d’économie circulaire. Objectif  affiché: promouvoir une gestion durable de ces déchets tout en soutenant l’innovation et la croissance numérique en République démocratique du Congo.

Le président de l’Autorité de régulation de la poste et des Télécommunications en République démocratique du Congo (ARPTC), Christian Katende, a réaffirmé son engagement à développer et à promouvoir l’économie circulaire.

« Dans cette perspective, l’ARPTC s’engage activement pour que le développement du secteur des télécommunications en RDC s’inscrive dans une logique de numérique responsable, fondée sur la promotion de l’économie circulaire, le développement de filières de collecte et de recyclage des équipements électroniques, la sensibilisation des consommateurs et des entreprises et l’encouragement de l’innovation technologique au service de l’environnement », a-t-il déclaré.

Cet atelier réunit autorités, opérateurs et partenaires pour promouvoir une gestion responsable et une économie circulaire des équipements en fin de vie.

Par Jean Materne Zambo

RCA : Starlink c’est officiel !

[DIGITAL Business Africa] – Starlink accentue son expansion dans la sous-région Afrique. Cette fois, c’est la République centrafricaine qui est tombée. Elon Musk, patron de Space X, entreprise offrant le service internet par satellite Starlink, l’a confirmé ce 16 mars 2026 via son compte X : « Starlink disponible en République centrafricaine », a-t-il posté.

L’arrivée officielle de Starlink advient la signature le 18 décembre 2025 d’une convention entre le ministre de l’Économie numérique, des Postes et Télécommunications, Justin Gourna Zacko et le chargée d’affaires de l’ambassade des Etats-unis en RCA Dr. Mélanie Zimmermann en présence du président de la République S.E le Pr Faustin-Archange Touadéra et du Premier ministre Félix Moloua,

Lors de cette cérémonie de signature, les deux parties avaient convenu que l’opérateur Starlink mettra à la disposition de la RCA une connexion fiable, à haut débit, qui contribuera au développement économique du pays.

Ce qui devrait contribuer à réduire la fracture numérique, notamment dans les zones rurales, à renforcer la couverture Internet nationale et à favoriser la modernisation des services publics, l’éducation en ligne, la télémédecine et un meilleur accès à l’information pour l’ensemble de la population.

La République centrafricaine s’ajoute à la liste des pays du continent africain qui ont autorisé les activités de Starlink. Entre autres : le Nigeria, le Kenya, le Rwanda, le Bénin, le Mozambique, le Malawi, la Zambie, le Zimbabwe, le Sénégal, la Sierra Leone, le Libéria, le Ghana, le Soudan du Sud, le Burundi, le Botswana, Madagascar, l’Eswatini, Verde, São Tomé-et-Principe, la RCA. D’autres pays devraient leur emboîter le pas d’ici fin 2026. Parmi eux, le Cameroun, qui a annoncé des discussions « poussées » avec l’opérateur.

Par Jean Materne Zambo

Zimbabwe : Le gouvernement adopte une Stratégie nationale d’intelligence artificielle, voici les 4 piliers qui la constituent

[DIGITAL Business Africa] – Un saut qualitatif dans l’utilisation des technologies numériques de pointe. Oui, le Zimbabwe y est parvenu. Le gouvernement zimbabwéen a procédé, vendredi 13 mars 2026, au lancement de la Stratégie nationale d’intelligence artificielle pour la période 2026-2030.

L’IA au service du développement socio-économique du pays au cours des cinq prochaines années est désormais une certitude. Cette stratégie vise à lutter contre la colonisation des données et à stimuler le développement local, attirer les investissements étrangers et renforcer l’infrastructure technologique du pays.Le président Emmerson Mnangagwa a promis une utilisation philanthropique de cette technologie émergente.

« Nous nous engageons à garantir que l’utilisation de l’intelligence artificielle soit centrée sur l’humain, transparente et exempte de biais. La protection de nos intérêts nationaux ainsi que la dignité de tous les Zimbabwéens demeurent au cœur des cadres juridiques que nous mettons en place », a déclaré le président Emmerson Mnangagwa  dans son discours.

 

Quatre piliers constituent la stratégie : le développement des talents et des capacités, la souveraineté en matière d’infrastructures, l’adoption de l’IA et la gouvernance éthique. Elle définit plusieurs priorités, notamment l’intégration dans des secteurs stratégiques tels que l’agriculture, les mines, la santé et l’éducation, afin d’améliorer la productivité, l’efficacité et la qualité des services.

Secteur de l’Éducation

Dans l’éducation, l’IA  promet d’améliorer les résultats des étudiants. Les outils d’apprentissage basés sur l’IA peuvent personnaliser l’enseignement et offrir des expériences éducatives plus engageantes.

Secteur de la Santé

Dans la santé, des innovations inhérentes à l’ IA visent à améliorer la prestation et la gestion des soins. Des solutions basées sur l’IA peuvent optimiser les diagnostics et les traitements, renforçant ainsi la qualité des soins de santé au Zimbabwe.

La feuille de route prévoit également des incitations pour les entreprises et innovateurs qui adoptent les technologies d’IA, dans le but de favoriser une économie numérique dynamique et d’encourager le développement technologique local.

Elle met aussi l’accent sur la conception de systèmes d’IA éthiques et centrés sur l’humain, respectueux des droits fondamentaux tout en soutenant une croissance inclusive.La stratégie adoptée s’inscrit dans le cadre du « Plan directeur Smart Zimbabwe 2030 ».

Le plan cite notamment une étude de l’Union internationale des télécommunications (UIT) indiquant qu’une augmentation de 10 % du score de numérisation d’un pays entraîne une hausse de 0,75 % de son PIB par habitant.

Par Jean Materne Zambo

Orange Business Cameroun : un partenaire de confiance pour la transformation digitale des entreprises

Orange Business Cameroun lance une campagne média pour présenter son offre de solutions dédiées à la transformation digitale des entreprises. Déployée sur ses plateformes digitales, dans la presse, en affichage et à la télévision, cette campagne vise à asseoir le positionnement d’Orange Business : celui d’être le partenaire de confiance pour la transformation digitale des entreprises au Cameroun.

À travers cette initiative, Orange Business réaffirme sa promesse : digitaliser et sécuriser la croissance des entreprises grâce à la technologie.

Les communications mettront en lumière plusieurs catégories de solutions proposées aux organisations :

  • Solutions Cloud, Datacenter et Cybersécurité, pour moderniser les infrastructures et sécuriser les données des entreprises ;
  • Solutions de communication unifiée et de collaboration, pour améliorer la productivité et la performance des équipes ;
  • Solutions de connectivité et de géolocalisation, pour optimiser la gestion des opérations et renforcer l’efficacité des organisations.

Cette campagne s’inscrit dans la dynamique du ICT Hub by Orange Business, qui constitue le cœur des capacités technologiques d’Orange Business Cameroun. Véritable hub d’expertise et de solutions, le ICT Hub rassemble les compétences et technologies nécessaires pour accompagner les entreprises à chaque étape de leur transformation digitale.

La suite des prises de parole de cette campagne introduira plus en détail le ICT Hub, illustrant son rôle central en tant que hub des solutions technologiques et infrastructures IT, et montrera comment Orange Business accompagne concrètement les entreprises dans leur modernisation et leur croissance.

 Par Direction Orange Business

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Cameroun : plus que quelques heures pour candidater à l’Agritech Innovation Challenge 2026 du PATNUC (40 millions FCFA à gagner) [Vidéo]

[DIGITAL Business Africa] – Les startups et porteurs de projets innovants dans les secteurs de l’agriculture et de l’élevage ont jusqu’à ce 15 mars 2026 pour déposer leur candidature à la deuxième édition de l’Agritech Innovation Challenge (AIC 2026), une initiative visant à promouvoir les solutions numériques au service de la transformation du secteur agropastoral au Cameroun. Les candidatures sont reçues via la plateforme officielle https://agritechchallenge.cm/.

Porté dans le cadre du Projet d’accélération de la transformation numérique au Cameroun (PATNUC), ce concours cible les agritech, startups et entrepreneurs qui développent des solutions technologiques capables d’améliorer la productivité, la gestion et la commercialisation des produits agricoles et d’élevage.

Un levier pour l’innovation dans l’agriculture

À travers cette initiative, les promoteurs entendent encourager l’émergence de solutions numériques capables de répondre aux défis structurels du secteur agropastoral. Agriculture de précision, plateformes numériques de mise en marché, outils d’aide à la décision pour les exploitations agricoles, solutions de traçabilité ou encore applications de gestion des intrants figurent parmi les innovations attendues.

Dans un contexte où la transformation numérique devient un levier majeur de modernisation des économies africaines, l’agritech apparaît comme un secteur stratégique pour améliorer la productivité agricole, faciliter l’accès aux marchés et renforcer la résilience des chaînes de valeur.

Une opportunité pour les startups agropastorales

Au-delà de la compétition, l’Agritech Innovation Challenge se présente comme une plateforme d’exposition et d’accompagnement pour les startups évoluant dans les technologies agricoles. Les projets retenus pourront bénéficier d’un financement allant jusqu’à 40 millions de francs CFA et d’un accompagnement destiné à accélérer leur développement et à renforcer leur modèle économique.

Pour les entrepreneurs qui n’ont pas encore soumis leur projet, la journée du 15 mars constitue donc la dernière opportunité pour participer à cette initiative qui ambitionne de stimuler l’innovation numérique dans l’agriculture camerounaise.

Les informations complémentaires et les actualités relatives au programme sont également disponibles sur les réseaux sociaux du PATNUC, notamment sur LinkedIn, Facebook et via sa chaîne WhatsApp.

Par Digital Business Africa 

Cameroun: STUDENTZ , l’application qui veut faire ses classes dans le mentorat des CMPJ

[DIGITAL Business Africa] – « STUDENTZ » va à la conquête nationale. L’application mobile 360°, conçue pour accompagner les jeunes du lycée à leur premier emploi, veut se déployer dans les Centres multifonctionnels de la Jeunesse (CMJ).

Le ministre de la Jeunesse et de l’Education civique, Mounouna Foutsou, a reçu  en audience, ce mardi 10 mars  2026, le fondateur de la plateforme STUDENTZ. Patrick Ngounou, président de l’Association pour l’Orientation des Élèves et Étudiants du Cameroun  est venu présenter sa solution au MINJEC. Cameroun:

L’application combine le digital et des actions de terrain. Elle offre une orientation intelligente basée sur l’intelligence artificielle, avec une base de données de 1.400 universités et 30.000 formations, dont 400 au Cameroun.

Elle propose également un système de mentorat personnalisé connectant les jeunes à des professionnels de la diaspora, une banque de talents vérifiés pour faciliter le matching avec les recruteurs.

De plus, STUDENTZ dispose d’un observatoire numérique collectant des données en temps réel sur les aspirations et parcours des jeunes. En plus de l’accessibilité hors ligne de l’application et de la conformité de son traitement des données, a rassuré Patrick Ngounou. « Nous voulons mettre le numérique au service de l’orientation et du mentorat , pour créer un pont entre les talents vérifiés et les opportunités professionnelles », a-t-il dit.

Selon la cellule de communication du MINJEC, le ministre Mounouna Foutsou a instruit ses services pour l’organisation rapide d’une session de travail approfondie avec l’équipe STUDENTZ. L’objectif est d’examiner les modalités d’une convention-cadre et de lancer un projet pilote dans cinq CMPJ sous peu.

Par Jean Materne ZAMBO, source : MINJEC

Sénégal : Un partenariat stratégique pour accélérer l’inclusion financière et l’innovation numérique

[DIGITAL Business Africa] – Le Sénégal et Visa explorent la piste d’une collaboration dans des domaines névralgiques. Le 10 mars 2026, le ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, Alioune Sall, a eu entretien avec Aminata Kane, récemment nommée Vice-Présidente Senior de Visa pour la région Afrique de l’Ouest et du Centre.

Les deux personnalités ont échangé sur l’ouverture d’un bureau de Visa à Dakar et sur le renforcement de la collaboration avec le Sénégal dans plusieurs domaines stratégiques : accompagnement de l’écosystème Fintech, soutien à la Delivery Unit du MCTN, et contribution à la mise en œuvre du New Deal Technologique.

Aminata KaneVisa, Vice-Présidente Senior de Visa pour la région Afrique de l’Ouest et du Centre, a partagé les premiers éléments d’une étude régionale. Les recommandations de cette étude seront disponibles fin juin visant à formuler des recommandations actionnables pour les gouvernements.

Le ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, Alioune Sall, a présenté à son invitée les grandes orientations du New Deal Technologique et les ambitions des nouvelles autorités pour le secteur numérique.

Les deux parties se sont engagées à organiser des ateliers techniques pour définir un cadre de partenariat structurant sur le long terme en vue d’accélérer l’inclusion financière et l’innovation numérique au Sénégal.

Par Jean Materne Zambo, source : MCTN

RD Congo : 30 Data Protection Officers prêts à feuler

[DIGITAL Business Africa] – Des auxiliaires de justice d’un autre genre. Leur champ d’intervention est le Web. 30 Data Protection Officers (DPO) ou Délégués à la protection des données reçu leurs parchemins à l’occasion du troisième anniversaire du Code du Numérique ce jeudi 12 mars 2026.

Ils seront chargés de conseiller les administrations, de former le personnel, de mener des audits de sécurité et de servir de point de contact avec les autorités conformément au Code du numérique. L’article 222 du Code dispose :

« Les Délégués à la protection des données sont innovation de la lois sur le Code du numérique adoptée en 2023.

« Le responsable du traitement désigne un délégué à la protection des données à caractère personnel pour garantir que les traitements ne soient pas susceptibles de porter atteinte aux droits et libertés des personnes concernées. Le délégué est chargé notamment de :

– Assurer, d’une manière indépendante, l’application interne des dispositions du présent livre ;

-Tenir un registre des traitements effectués par le responsable du traitement, contenant les informations visées à l’article 168 de la présente Ordonnance-loi ».

Augustin Kibassa, ministre de l’Économie numérique, a rappelé la place que le numérique occupe dans la politique du chef de l’État, S.E Félix Tsisekedi.

« Le Président de la République a fait du numérique un levier de la croissance, ainsi je remercie les organisateurs d’avoir organisé les séries de formations et le lancement du réseau de protection des données personnelles (Data protection officer) », a-t-il déclaré.

Les données numériques, une véritable mine d’or à protéger jalousement, en atteste Augustin Kibassa, ministre de l’Économie numérique.

« Le numérique guide tout, et dans cet écosystème la donnée comme information ou renseignement digital a une valeur importante, parce que derrière chaque donnée se cache une personne et une personne implique les droits et libertés, donc ceux liés à la vie privée », a-t-il renseigné.

Jocelyne Kalume, présidente du réseau des délégués à la protection des données numériques, a rappelé le rôle déterminant que l’Afrique doit jouer dans cette ruée vers la donnée.

« Les Américains créent, les Européens réglementent et les Chinois copient, mais quel serait le rôle de l’Afrique ? Au Congo, depuis mars 2023, nous avons l’avantage du Code numérique qui veut que chaque entité, qui traite des données personnelles, puisse se munir d’un délégué qui veillera au respect des données personnelles », a-t-elle soutenu.

Au cours du troisième anniversaire du Code du numérique, un autre réseau de Data protection officer a été lancé.

Par Jean Materne Zambo

CEMAC : Vers des droits de timbre sur les paiements en espèces pour promouvoir la finance technologique 

[DIGITAL Business Africa] – À Kigali, les Gouverneurs de banques tracent les sillons d’une régulation renforcée. Sous la présidence de Soraya Hakuziyaremye (BNR), la table-ronde organisée ce 11 mars 2026 a porté sur l’encadrement du mobile money, des néo-banques, du crowdfunding et des cryptoactifs dans la sous-région CEMAC.

Présent à ces travaux, le Gouverneur de la BEAC et président de l’ABCA a pris les engagements forts pour le compte des institutions qu’il dirige.

« j’ai réaffirmé l’engagement de la CEMAC à mettre en œuvre les directives des Chefs d’État pour une régulation harmonisée des Fintechs et des cryptoactifs. J’ai également rappelé les travaux récents menés avec le FMI, la COBAC et la COSUMAF, qui visent à bâtir un cadre commun garantissant stabilité financière, souveraineté monétaire et inclusion ».

Le séminaire stratégique dont parle le gouvernement a été organisé en février 2026 à Yaoundé avec l’appui du Fonds Monétaire International a notamment réuni la BEAC, la COBAC et la COSUMAF afin de renforcer la coopération entre ces institutions.

L’objectif est d’élaborer un cadre réglementaire cohérent permettant de prévenir les risques liés aux cryptoactifs, notamment les fuites de capitaux ou le contournement des règles prudentielles, tout en protégeant l’intégrité du système monétaire de la sous-région.

Lors de cette table-ronde de Kigali, Yvon Sana Bangui a encore rappelé l’urgence d’une coopération interrégionale.

« Enfin, j’ai souligné que la coopération interrégionale et le partage d’expériences constituent des leviers essentiels pour renforcer la digitalisation et l’interopérabilité des systèmes de paiement en Afrique », a-t-il dit.

Le gouverneur de la BEAC a d’ores et déjà prévu une stratégie : celle d’instaurer des droits de timbre sur les paiements en espèces et appliquer des malus fiscaux aux acteurs économiques dépendants du numéraire. Cela en vue de rendre l’argent liquide moins attractif que les paiements électroniques, afin de favoriser la traçabilité et l’intégration financière.

En marge des travaux, le gouverneur de la BEAC, Yvon Sana Bangui, et Soraya Hakuziyaremye, gouverneure de la Banque nationale du Rwanda, ont paraphé un protocole d’accord. Celui-ci établit une coopération couvrant les systèmes de paiement, la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, ainsi que les mesures de prévention de la prolifération.

L’accord inclut également la cybersécurité du secteur financier, la politique macroprudentielle, la supervision bancaire, la gestion des crises financières, l’inclusion financière, le financement du développement et le renforcement des capacités institutionnelles.

Par Jean Materne Zambo

 

 

 

 

« Un accompagnement qui aide à booster nos activités » : Fotso Ngassa (Gajo Livestock) témoigne de l’apport de l’Agritech Innovation Challenge. À qui le tour ?

[Digital Business Africa] – Alors que la deuxième édition de l’Agritech Innovation Challenge (AIC) bat son plein, les regards se tournent vers les réussites de la promotion précédente. Pour Fotso Ngassa, promoteur de Gajo Livestock et figure montante de l’Agritech au Cameroun, ce concours a été le catalyseur indispensable au passage à l’échelle de sa solution. Présentation d’une opportunité à saisir avant le 15 mars 2026.
Après sa première édition l’année dernière, l’Agritech Innovation Challenge (AIC) revient sur le devant de la scène. Plus qu’un simple concours, ce challenge s’affirme comme un véritable accélérateur de croissance pour les startups qui façonnent l’agriculture de demain par le numérique.
Le secteur agricole camerounais est en pleine mutation, et le digital en est le principal moteur. C’est dans cette dynamique que s’inscrit l’Agritech Innovation Challenge, dont la deuxième édition est actuellement ouverte. L’objectif est clair : identifier, primer et surtout accompagner les solutions technologiques capables de répondre aux défis de productivité et de durabilité des chaînes de valeurs agricoles.

Un levier de croissance 

Loin des compétitions classiques qui s’arrêtent à la remise d’un chèque, l’AIC mise sur la pérennité. Les retours de la première édition témoignent de la solidité du programme. Fotso Ngassa, promoteur de Gajo Livestock et lauréat de la saison 1, confie :
« Nous avons bénéficié d’un accompagnement qui aide à booster nos activités. »
Ce témoignage souligne l’ADN du challenge : offrir aux innovateurs une structure, une visibilité internationale et un réseau d’experts indispensables pour franchir le “cap” critique du passage à l’échelle. Voir d’autres témoignages dans la vidéo.
(Insérer la vidéo)

Pourquoi postuler à l’AIC 2026 ?

Participer à l’Agritech Innovation Challenge, c’est intégrer un écosystème d’élite. Les candidats sélectionnés bénéficient de quatre piliers majeurs :
– Une dotation de fonds : jusqu’à 40 millions de francs CFA d’apports financiers accordés aux lauréats
 – Accompagnement Stratégique : Un coaching sur mesure pour affiner le business model et la structuration technique des projets.
 – Visibilité Accrue : Une exposition médiatique auprès des acteurs clés du secteur (Digital Business Africa, partenaires institutionnels, investisseurs).
 – Réseautage et Mentorat : Un accès direct à des mentors expérimentés et à des partenaires financiers potentiels.

Comment rejoindre l’aventure ?

Vous développez une solution numérique (IoT, IA, plateforme de mise en relation, outils de gestion de données) pour transformer l’agriculture ?
La porte est ouverte jusqu’au 15 mars 2026.
Plus d’infos sur www.agritechchallenge.cm
Par Digital Business Africa