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20 ans de chantiers numériques structurants : Huawei met en lumière ses réalisations majeures au Cameroun

[Digital Business Africa] – Vingt ans après son installation au Cameroun, Huawei a célébré le 19 décembre à Yaoundé deux décennies d’un partenariat public‑privé devenu l’un des piliers de la transformation numérique du pays. Une soirée anniversaire riche en symboles, présidée par Mme Minette Libom Li Likeng, Ministre des Postes et Télécommunications, représentant personnel du Premier Ministre, Chef du Gouvernement.

Autour d’elle, plusieurs membres du gouvernement, des responsables diplomatiques chinois et les dirigeants régionaux et nationaux de Huawei ont rappelé la profondeur d’une coopération qui a façonné l’écosystème numérique camerounais depuis 2005.

Un partenariat stratégique consolidé par l’État camerounais

La célébration a été l’occasion de revisiter les moments clés de cette collaboration, notamment la signature en 2018 de l’Accord de Partenariat Stratégique dans le domaine des TIC, autorisé par le Président de la République, S.E. Paul Biya.
Cet accord a ouvert la voie à une accélération des projets structurants, positionnant Huawei comme un partenaire technique majeur de l’administration et du secteur privé.

Pour Olylia Wang Lei, Directeur Général de Huawei Cameroun, cette relation repose sur une confiance mutuelle :

« Ces vingt années témoignent de notre engagement constant aux côtés du Cameroun. Nous sommes fiers d’avoir contribué à l’essor numérique du pays et réaffirmons notre volonté de poursuivre ce partenariat stratégique pour bâtir ensemble un avenir digital, inclusif et durable. »

20 ans d’investissements, d’infrastructures et de modernisation des services publics

En deux décennies, Huawei a accompagné plusieurs administrations et entreprises publiques dans la modernisation de leurs infrastructures :

Infrastructures et services publics

– Déploiement des réseaux de télécommunications aux côtés de CAMTEL
– Modernisation des services postaux avec CAMPOST
– Digitalisation des services de la CNPS
– Appui aux opérateurs privés MTN et Orange
– Construction de centrales solaires photovoltaïques dans les zones rurales avec le MINEE
– Soutien à la DGSN dans les projets de ville intelligente
– Équipement du MINESEC avec 100 Idea Hubs dans le cadre du projet Smart Classroom
– Modernisation du système de communication de la Gendarmerie nationale

Ces projets ont contribué à renforcer la résilience numérique du pays et à améliorer la qualité des services publics.

Un employeur local et un catalyseur de compétences numériques

Huawei Cameroun, c’est aussi plus de 300 employés, dont 76 % de Camerounais, un engagement fort en faveur de l’employabilité locale.

La soirée a donné la parole à plusieurs collaborateurs emblématiques, dont :
– Omer Fotsing, employé depuis 2005, témoin de l’évolution de l’entreprise
– Nzuépaze Tioua Nelly Ornella, jeune diplômée revenue de Chine pour rejoindre Huawei en 2024
– Li Yanquing, ingénieur chinois installé au Cameroun depuis 7 ans
– Edmonde Djiokeng Teboh, Directrice du développement Business et gestion des partenaires CEMAC, symbole de la montée en compétences interne

Programmes de formation

Huawei a également investi massivement dans la formation des jeunes Camerounais via :
– Seeds for the Future
– Huawei ICT Academy
– Huawei ICT Competition

Près de 15 000 étudiants ont déjà été formés grâce à ces programmes, en partenariat avec le Ministère de l’Enseignement supérieur.

Une célébration tournée vers l’avenir

Placée sous le thème « Innovation et partenariat stratégique au service du développement de l’économie numérique du Cameroun », la soirée a mêlé culture, témoignages, rétrospectives et perspectives.

Une exposition photo retraçait les grandes étapes de la coopération sino‑camerounaise dans le numérique.

La présence d’artistes camerounais de renom a donné une dimension festive à un événement qui marque surtout le lancement d’une nouvelle ère de transformation digitale, alignée sur la Stratégie Nationale de Développement 2020‑2030 (SND30).

Vers les 20 prochaines années : un engagement renouvelé

En clôturant la cérémonie, Olylia Wang Lei a rappelé le sens de cette aventure : « Depuis notre arrivée en 2005, nous avons eu le privilège d’accompagner le gouvernement et le secteur privé dans le processus de développement numérique. Le Cameroun est une terre d’accueil, et nous sommes déterminés à poursuivre cette mission. »

Avec des infrastructures renforcées, une expertise locale en expansion et un partenariat stratégique consolidé, Huawei Cameroun se projette déjà vers les défis technologiques des prochaines décennies : cloud souverain, cybersécurité, IA, connectivité rurale, énergies renouvelables et services publics intelligents.

Pour la ministre des Postes et Télécommunications, Minette Libom Li Likeng, représentant le Premier ministre,

« le gouvernement apprécie l’implication de Huawei dans le développement de
l’économie numérique au Cameroun. Ce d’autant plus que Huawei est arrivé au moment où notre pays était en train de bâtir sa démarche pour se digitaliser avec le développement des infrastructures. Donc, c’est Huawei qui a contribué à accompagner le Cameroun dans la pose de la fibre optique et leur intervention a évolué d’année en année au point où par l’expérience avérée et la qualité des prestations de Huawei, ils sont devenus un partenaire stratégique du Cameroun”.

La ministre par ailleurs que le Cameroun a besoin de partenaires stratégiques dans un modèle de partenariat gagnant- gagnant.

“Nous avons besoin d’un partenaire internationalement connu, expérimenté. Il y a d’autres secteurs à embrasser. Nous invitons Huawei à faire un peu plus d’efforts pour s’arrimer aux priorités de l’économie nationale et pour apporter véritablement leur expertise dans d’autres activités comme on les voit faire dans le monde entier”, a suggéré Minette Libom Li Likeng.

Par Digital Business Africa

Après l’e-Visa, voici l’autre chantier d’Impact Palmarès Group au Cameroun : L’Imprimerie Nationale entre dans l’ère de la Très Haute Sécurité

[DIGITAL Business Africa] – Le Groupe Impact Palmarès R&D SAS poursuit son offensive technologique au Cameroun. Après avoir révolutionné l’accès aux visas avec la plateforme d’e‑Visa, l’entreprise dirigée par Giresse J TELLA s’attaque désormais à un autre pilier de la souveraineté numérique : l’Imprimerie Nationale.

Un contrat de Partenariat Public-Privé de 20 ans a été signé à Yaoundé le 28 novembre 2025 entre l’État du Cameroun représenté par le ministre de la Communication, René Emmanuel Sadi, et le groupe Impact Palmarès R&D SAS représenté par son PDG Giresse J. Tella.

L’objectif affiché est de transformer cette institution en une imprimerie de très haute sécurité, capable de produire des documents sensibles conformes aux standards internationaux.

 Une infrastructure stratégique pour l’État et le continent

Ce chantier de modernisation vise à faire de l’Imprimerie Nationale une référence sous-régionale en matière de production documentaire sécurisée. À terme, elle pourra répondre aux besoins des administrations publiques, des clients privés, et des États africains en quête de solutions souveraines.

Les cinq missions clés de la réhabilitation :

– 🔁 Relancer la production des Journaux officiels, socle de la transparence institutionnelle.
– 🏛 Fournir les documents essentiels au fonctionnement des administrations publiques.
– 🏢 Servir les clients privés avec des prestations de haute sécurité.
– 🛂 Produire des titres hautement sécurisés : passeports, cartes d’identité, permis de conduire.
– 🌐 Créer un écosystème numérique autour de la chaîne de production confidentielle.

 Une vision présidentielle et continentale

Lors de son allocution, Giresse J TELLA a exprimé sa reconnaissance envers Son Excellence Paul BIYA, saluant son rôle de garant de la souveraineté numérique. Il a affirmé :

« Je prends ici le ferme engagement de veiller à ce que la transparence, la rigueur et le professionnalisme soient les seuls leviers qui orienteront la collaboration. »

Ce projet incarne une ambition continentale : faire du Cameroun un hub de production documentaire sécurisé pour l’Afrique et au-delà.

Digital Business Africa suivra de près l’évolution de ce chantier, qui pourrait bien redéfinir les standards africains en matière de sécurité documentaire, de gouvernance numérique et de partenariats public-privé.

Par Digital Business Africa

Gov’athon 2025/Sénégal : La startup AgriDataGov reçoit le 1ᵉʳ prix et 20 millions de FCFA

[DIGITAL Business Africa] – Pour sa solution de gestion et de suivi des intrants agricoles, AgriDataGov distance ses concurrents au Gov’athon 2025. La plateforme est un rendez-vous majeur célébrant l’innovation technologique au service de la transformation des services publics au Sénégal.

La startup portée par la structure Sunu Impact a empoché la somme de 20 000 000 de FCFA pour son premier prix ce 23 décembre 2025. Mieux, le projet est classé dans le domaine de la souveraineté alimentaire.

Le deuxième prix revient à Sen Don, une plateforme innovante dans le domaine de l’hygiène publique et sanitaire. La solution est portée par la startup Wadaradji et propose des solutions sur le don de sang, a remporté le deuxième prix. Elle est portée par la startup Wadaradji.

Le troisième prix est allé à Tontouma Bot du même nom d’équipe, qui propose des solutions basées sur l’intelligence artificielle au service de l’expérience usager.

Côté encouragement, Kay Bay, Pass Bi et Ecolo ont été nominés. Tandis que Green Sponges, une startup qui évolue dans l’environnement et le cadre de vie, a été plébiscitée prix coup de cœur du jury.

Au total, 21 solutions ont été présentées dans ce concours. Notamment MineWatch (surveillance des ressources minières), Kaaraange (gestion intelligente des déchets médicaux), AgridataGov (gestion et suivi des intrants agricoles), Tontouma (modernisation de l’accueil dans les services publics), PaySetal (valorisation intelligente des déchets domestiques), Kay Signé (signature numérique à distance), Sotilma (arrosage intelligent), E-Santé (suivi médical digitalisé).

Tous ces projets bénéficieront d’un accompagnement institutionnel pour une mise en œuvre concrète au service des populations.

Pour le ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, « le Gov’athon 2025 restera comme un moment fort de l’innovation publique au Sénégal. Un moment où l’intelligence collective, la créativité et l’engagement citoyen se sont mis au service de l’action publique et de la transformation de l’État. »

Le Gov’athon s’engage à faire émerger des solutions innovantes appelées à évoluer vers des Startups d’État ou des projets portés par l’administration. Ces initiatives bénéficieront d’un portage institutionnel fort de la CEAC et de ses équipes expérimentées, ainsi que d’un renforcement technique et en compétences, combinant incubation, incitations réglementaires et fiscales, accès à la commande publique et mécanismes de financement adaptés, afin d’assurer leur mise à l’échelle et leur impact durable au service des politiques publiques et des citoyens.

Par Jean Materne Zambo

 

N’Djamena 2025 : l’ARTAC, l’ARCEP Tchad et l’UIT tracent la nouvelle feuille de route numérique de l’Afrique centrale

Après quatre jours d’échanges techniques, de concertation stratégique et de travaux intensifs, l’atelier sous-régional ARTAC–UIT, accueilli par l’ARCEP Tchad du 15 au 18 décembre 2025, s’est achevé sur une série de recommandations fortes destinées à accélérer l’intégration numérique de l’Afrique centrale.

Au cœur des discussions : la cartographie de la fibre optique, la sécurité des services financiers numériques et la mise en œuvre effective du Free Roaming dans la CEMAC.

Cette rencontre, marquée par les interventions structurantes du ministre tchadien des Télécommunications, Dr Boukar Michel, du DG de l’ARCEP Tchad, Haliki Choua Mahamat, et du Président exécutif de l’ARTAC, Christian Katende Mukinay, a confirmé une dynamique régionale fondée sur la coopération, la souveraineté numérique et la modernisation des infrastructures.

Une semaine stratégique pour l’avenir numérique de la sous-région 

 

Dès l’ouverture, le ministre Dr Boukar Michel a rappelé que la transformation numérique n’est plus une option, mais une condition de souveraineté, de compétitivité et de stabilité pour les États de la sous-région.
Il a insisté sur la nécessité d’une coopération régionale renforcée, affirmant qu’aucun pays ne peut relever seul les défis de la connectivité, de la cybersécurité et de la confiance numérique.

Le DG de l’ARCEP Tchad, Haliki Choua Mahamat, a pour sa part souligné que la fibre optique constitue « une colonne vertébrale stratégique » pour l’économie numérique, et que la cartographie est un acte de lucidité et de responsabilité collective.

 

Quant au président exécutif de l’ARTAC, Christian Katende Mukinay, il a rappelé que l’ARTAC, depuis 2004, est le cadre privilégié de concertation et d’harmonisation réglementaire en Afrique centrale. Il a insisté sur trois priorités :

  • harmoniser les régulations,
  • moderniser et interconnecter les infrastructures,
  • promouvoir un numérique inclusif et sécurisé.

Fibre optique : vers une cartographie régionale harmonisée

 

Les travaux des 15 et 16 décembre ont permis :

  • une introduction aux principes de l’analyse géospatiale,
  • un partage des données existantes dans les États membres,
  • l’exploration d’applications avancées pour analyser la connectivité,
  • la définition d’un cadre commun pour alimenter une plateforme cartographique régionale.

Cette cartographie vise à :

 

  • identifier les zones non ou mal desservies,
  • éviter les doublons d’infrastructures,
  • optimiser les investissements publics et privés,
  • renforcer l’interconnexion régionale,
  • soutenir la planification stratégique des États.

Services financiers numériques : renforcer la sécurité et la confiance

 

Le 17 décembre a été consacré à une Clinique de sécurité des Services Financiers Numériques (SFN), organisée avec l’appui du laboratoire de sécurité de l’UIT.

Les participants ont travaillé sur :

 

  • l’évaluation pratique de la sécurité des applications,
  • l’identification des vulnérabilités systémiques,
  • l’adoption de cadres d’assurance de sécurité alignés sur les recommandations de l’UIT,
  • la définition de contrôles prudentiels régionaux.

L’objectif : renforcer la cyber-résilience, protéger les utilisateurs et consolider la confiance dans les services financiers digitaux, moteur de l’inclusion économique.

Free Roaming CEMAC : cap sur le 10 février 2026

 

La réunion des experts du 18 décembre a porté sur l’état d’avancement du Free Roaming en Afrique centrale, avec un objectif clair :
respecter le calendrier CEMAC fixant la mise en œuvre complète au 10 février 2026.

 

Les recommandations clés :

Pour les opérateurs

  • Mise en œuvre du Free Roaming dans les délais impartis.
  • Utilisation exclusive du lien direct SIP, conformément aux décisions ministérielles.

Pour les régulateurs

  • Suivi strict du règlement des dettes inter-opérateurs
  • Application des sanctions en cas de non-respect des obligations.
  • Veille à la mise en œuvre effective du Free Roaming via SIP.
  • Respect de la date butoir fixée par la CEMAC.

Pour la CEMAC

 

  • Accompagner les États dans la levée des surtaxes sur les communications électroniques.
  • Associer les opérateurs aux prochaines réunions techniques.

Ces mesures visent à garantir une mobilité numérique fluide, une baisse des coûts pour les usagers et une intégration régionale renforcée.

Une organisation saluée et une coopération renforcée

 

Par la voix de sa Secrétaire permanente, l’ARTAC a adressé de chaleureux remerciements au DG de l’ARCEP Tchad, Haliki Choua Mahamat, et à ses équipes pour la qualité de l’accueil et de l’organisation, depuis l’aéroport jusqu’aux sessions de travail.

Les délégations ont également apprécié :

 

  • l’excursion détente,
  • l’ambiance conviviale,
  • les attentions particulières, dont la remise de cadeaux,
  • le dîner de clôture célébrant l’hospitalité tchadienne.

Les experts de l’UIT et les représentants des pays membres ont exprimé leur pleine satisfaction quant aux résultats obtenus​.

Une Afrique centrale interconnectée, sûre et inclusive

 

À travers cet atelier, l’ARCEP Tchad, l’ARTAC et l’UIT réaffirment leur engagement commun à bâtir une Afrique centrale interconnectée, sûre, inclusive et solidaire, où la coopération sous-régionale devient un levier majeur de la transformation digitale et du développement durable.

Les recommandations issues de N’Djamena constituent désormais une feuille de route opérationnelle pour accélérer :

  • la modernisation des infrastructures,
  • la sécurité des services numériques,
  • l’intégration régionale,
  • et la souveraineté numérique de la sous-région.

Par IMS

Afrique centrale : Christian Katende Mukinay (ARTAC) trace la feuille de route d’une intégration numérique ambitieuse et coordonnée

La semaine numérique du 15 au 18 décembre 2025 à N’Djamena a marqué un tournant majeur pour l’Afrique centrale. Trois événements structurants — l’atelier régional sur la cartographie de la fibre optique, la Clinique de sécurité des services financiers numériques et l’évaluation du Free Roaming — a réuni régulateurs, experts, opérateurs et institutions internationales autour d’une ambition commune : bâtir une Afrique centrale interconnectée, sécurisée et inclusive.

En ouvrant les travaux, le Président exécutif de l’Assemblée des Régulateurs des Télécommunications de l’Afrique centrale (ARTAC), Christian Katende Mukinay, a livré un discours dense, visionnaire et profondément ancré dans les enjeux stratégiques de la région.

« Une semaine stratégique pour l’avenir numérique de l’Afrique centrale »

Pour Christian Katende Mukinay, cette rencontre n’est pas un simple rendez-vous technique, mais un moment fondateur, où les États membres choisissent la coordination, la transparence et l’action collective.

Il a salué l’accueil du Tchad et le leadership de l’ARCEP Tchad, dirigée par Haliki Choua Mahamat, soulignant que cette hospitalité témoigne de l’engagement du pays en faveur de l’intégration numérique régionale.

Il a également remercié l’Union internationale des télécommunications (UIT), partenaire clé et « pierre angulaire » des efforts de modernisation numérique en Afrique centrale.

ARTAC : harmoniser, moderniser, intégrer

Créée en 2004, l’ARTAC est un cadre essentiel de concertation et de coordination entre les régulateurs de la sous-région.
Christian Katende Mukinay a rappelé que sa mission principale est l’harmonisation des réglementations dans les communications électroniques et les postes.

Cette mission se traduit par :

  • la mise en œuvre du Free Roaming à moindre coût
  • la coopération renforcée avec les organisations régionales et internationales
  • la modernisation des infrastructures et des cadres réglementaires
  • la construction d’un marché numérique intégré en Afrique centrale

Pour le Président exécutif, l’avenir numérique de la région repose sur trois piliers :

  1. Harmonisation des régulations
  2. Développement d’infrastructures interconnectées et modernes
  3. Promotion d’un numérique inclusif, sécurisé et responsable

Des défis stratégiques à anticiper : IA, cybersécurité, fracture numérique

Christian Katende Mukinay a insisté sur la nécessité d’anticiper les transformations majeures qui redessinent les marchés numériques :

  • l’essor des systèmes satellitaires non-géostationnaires
  • le déploiement de l’intelligence artificielle, nécessitant une régulation éthique et sécurisée
  • la réduction de la fracture numérique
  • la lutte contre la cybercriminalité
  • la promotion d’un usage responsable des réseaux sociaux

Pour lui, seule une régulation moderne, coordonnée et proactive permettra à la région de tirer pleinement parti de ces innovations.

Fibre optique : « le sang de l’économie numérique »

L’atelier sur la cartographie de la fibre optique ouvre la semaine.
Le Président exécutif a rappelé que la fibre est la colonne vertébrale de l’économie numérique, mais que sa couverture reste encore fragmentée, mal documentée et inégalement déployée.

L’objectif est clair :

  • collecter et harmoniser les données
  • alimenter une plateforme cartographique régionale
  • identifier les zones non desservies
  • prioriser les investissements
  • renforcer la transparence et la planification

Cette cartographie sera un outil précieux pour les décideurs publics, les opérateurs et les citoyens.

Services financiers numériques : renforcer la confiance et la sécurité

À partir du 17 décembre, les travaux se sont concentré sur la sécurité des services financiers numériques (SFN).
Avec l’appui du Laboratoire de sécurité des SFN de l’UIT, les participants ont évalué:

  • la sécurité des applications et infrastructures
  • les vulnérabilités systémiques
  • les cadres d’assurance de sécurité
  • les contrôles prudentiels régionaux

Pour Christian Katende Mukinay, renforcer la cyber-résilience est indispensable pour garantir la confiance du public et soutenir l’inclusion financière.

Free Roaming : un acte politique pour l’intégration régionale

La semaine se clôturera par l’évaluation de la mise en œuvre du Free Roaming en Afrique centrale.
Pour le Président exécutif, la suppression des surtaxes d’itinérance est plus qu’une réforme technique : c’est un symbole fort de l’intégration régionale.

Les travaux ont permis de :

  • harmoniser les tarifs
  • lever les blocages techniques
  • garantir la transparence pour les usagers

« Construire une Afrique centrale connectée, résiliente et tournée vers l’avenir »

Christian Katende Mukinay a conclu en saluant les équipes de l’ARTAC et les participants pour leur engagement.
Il a exprimé sa conviction que les recommandations issues de cette semaine permettront :

  • de moderniser les infrastructures
  • de sécuriser les services financiers numériques
  • de renforcer l’intégration régionale
  • et de propulser l’Afrique centrale vers un avenir numérique inclusif et durable

Par IMS

Pascal Naudin : « Grâce à des technologies basées sur l’IA, la solution XDR de Kaspersky offre une vision globale des attaques multi-vecteurs »

[Digital Business Africa] – Présent en Afrique depuis plus de vingt ans, Kaspersky s’appuie aujourd’hui sur des équipes techniques et commerciales locales qui accompagnent quotidiennement les PME et leurs partenaires africains, dans un contexte où les menaces et les solutions évoluent en permanence.

C’est ce qu’affirme, dans cet entretien avec Digital Business Africa, Pascal Naudin, Head of B2B – Morocco, Tunisia, West & Central Africa, chez Kaspersky. Il présente par ailleurs les principaux obstacles qui empêchent les PME africaines de mettre en place une protection efficace tout en proposant les solutions idoines de Kaspersky.

Digital Business Africa : Pourquoi les stratégies de cybersécurité des PME africaines restent-elles souvent théoriques plutôt qu’opérationnelles ?

Pascal Naudin : De nombreuses PME, en Afrique comme ailleurs, partent du principe que leur taille les protège naturellement contre les cyberattaques. Cette perception conduit à considérer la cybersécurité comme un sujet secondaire, souvent limité à quelques mesures de base, telles que la protection des postes de travail ou des serveurs.

La menace cyber reste par ailleurs encore trop souvent associée aux seuls virus. Dans ce contexte, les PME se tournent vers des solutions grand public, conçues pour des usages individuels. Si ces outils suffisent pour des postes isolés, ils deviennent inadaptés dès lors que les systèmes sont interconnectés au sein d’un réseau d’entreprise. À ce stade, la surface d’attaque augmente fortement et nécessite une approche bien plus structurée.

Digital Business Africa : Quels sont les principaux obstacles empêchant les PME de mettre en place une protection efficace ?

Pascal Naudin : La priorité d’une PME reste son activité opérationnelle : produire, vendre, facturer, gérer les stocks, la logistique ou encore la relation client. Les décisions sont donc guidées par des considérations économiques immédiates, et la cybersécurité est souvent perçue comme un coût, sans retour sur investissement visible à court terme.

Or, la cybersécurité est par nature évolutive. Les solutions doivent être régulièrement mises à jour, surveillées et ajustées. Beaucoup de PME ne disposent ni des ressources financières ni des compétences internes pour recruter un spécialiste informatique à temps plein, ce qui freine fortement le passage à une protection réellement opérationnelle.

Digital Business Africa : Quelles failles opérationnelles observez-vous le plus souvent dans les PME africaines ?

Pascal Naudin : Il s’agit avant tout d’une sous-évaluation du risque, plutôt que d’un manque de professionnalisme. La majorité des PME n’a pas pleinement conscience de l’intensité des menaces cyber ni de leurs conséquences potentielles. La sécurité physique des locaux ou la protection des documents papier est bien intégrée, mais le risque numérique demeure abstrait tant qu’aucun incident ne survient.

Dans ce contexte, les investissements en cybersécurité sont encore perçus comme contraignants, et non comme stratégiques. Cette situation est aggravée par une pénurie locale de compétences en cybersécurité, ce qui rend la sécurisation des systèmes d’information particulièrement complexe sans accompagnement externe.

Digital Business Africa : Pouvez-vous partager des situations de terrain illustrant ces vulnérabilités ?

Pascal Naudin : Les cas rencontrés sont nombreux. Certaines PME continuent, par exemple, d’utiliser des solutions de sécurité dont les licences ont expiré, ce qui les prive de toute protection effective, parfois sans qu’elles en aient pleinement conscience.

Dans d’autres situations, des solutions de sécurité grand public sont installées individuellement sur chaque poste, sans coordination ni vision d’ensemble. Ces outils peuvent être adaptés à un usage personnel, mais ils sont inefficaces face à des menaces capables de se propager discrètement à l’ensemble d’un parc informatique professionnel.

Digital Business Africa : Comment les PME peuvent-elles passer d’une cybersécurité théorique à une protection réelle et efficace ?

Pascal Naudin : La première étape consiste à reconnaître que la digitalisation n’est plus un projet, mais une réalité. Factures, courriels, prises de rendez-vous ou échanges professionnels reposent aujourd’hui largement sur des canaux numériques. Dans ce contexte, chaque terminal — ordinateur ou smartphone — peut devenir le point d’entrée d’une attaque.

Il existe désormais des solutions adaptées à la taille et à la maturité de chaque entreprise, capables de fonctionner de manière interconnectée. Mais l’un des leviers les plus simples et les plus efficaces reste la sensibilisation des utilisateurs. Ces derniers étant les premières cibles des attaques de phishing, des campagnes régulières permettent de réduire significativement la surface d’attaque et le risque d’incident.

Digital Business Africa : En quoi la transition de l’EDR vers le XDR représente-t-elle une avancée pour les PME ?

Pascal Naudin : Il y a encore quelques années, un antivirus suffisait à donner un sentiment de sécurité. Aujourd’hui, les attaques sont plus sophistiquées, plus furtives et plus difficiles à détecter. Les solutions EDR ont déjà marqué une avancée majeure en répondant aux menaces de nouvelle génération.

Le XDR va plus loin en élargissant le périmètre d’analyse : au-delà des postes de travail, il intègre également le trafic réseau et les environnements cloud. Grâce à des technologies basées sur l’intelligence artificielle, la solution XDR de Kaspersky offre une vision globale des attaques multivecteurs et permet une détection et une réponse bien plus cohérentes.

Digital Business Africa : Quel rôle joue la sensibilisation des employés dans la réduction des risques cyber ?

Pascal Naudin : L’utilisateur doit devenir le premier pare-feu de l’entreprise. Un programme de sensibilisation structuré peut réduire la propagation des attaques jusqu’à 80 %. La cybersécurité ne repose donc pas uniquement sur des outils technologiques, mais aussi sur une culture partagée, portée par le top management.

Concrètement, les modules de formation permettent d’apprendre à reconnaître un e-mail de phishing ou une tentative d’ingénierie sociale. Un simple clic peut suffire à déclencher, à l’insu de l’utilisateur, des attaques majeures telles que des ransomwares ou des vols de données.

Digital Business Africa : Pourquoi l’appui de partenaires technologiques tels que Kaspersky est-il essentiel pour les PME africaines ?

Pascal Naudin : Face à la sophistication croissante des cybermenaces, l’isolement n’est plus une option. La cybersécurité repose sur le partage des expertises et la coopération entre acteurs.

Le réseau de partenaires de Kaspersky joue un rôle clé dans cette approche. Régulièrement formés, ces partenaires garantissent des déploiements conformes aux meilleures pratiques. Présent en Afrique depuis plus de vingt ans, Kaspersky s’appuie aujourd’hui sur des équipes techniques et commerciales locales qui accompagnent quotidiennement les PME et leurs partenaires, dans un contexte où les menaces et les solutions évoluent en permanence.

Propos recueillis par Beaugas – Orain DJOYUM

CAN TotalEnergies Maroc 2025 : Première défaite de la technologie du VAR

[DIGITAL Business Africa] – Mauvaise entrée en compétition pour la technologie. Lors de la rencontre opposant les Léopards de la RD Congo (en bleu) aux Guépards du Bénin (en jaune), ce 23 décembre 2025, la technologie du VAR a été mise en déroute. 1 but contre zéro en faveur de la RDC.

Toutefois, le score aurait pu être de parité si les Guépards du Bénin avaient  transformé leur penalty suite à une main flagrante de Chancel Mbemba, capitaine  des Léopards  de RDC dans la surface de réparation. La faute au Video Assistant Referee ou Assistance Vidéo à l’Arbitrage (VAR) qui a connu des dysfonctionnements.

La communication entre les arbitres du VAR et le central était interrompue. Le réalisateur n’aidant pas, impossible de coller une appréciation. Sur le terrain, le jeu tardera à reprendre.

L’arbitre central annonce une difficulté d’échange avec l’arbitre de la VAR. Donc retour à l’arbitrage classique pour le reste de la rencontre. Les deux capitaines, Chancel Mbemba (RDC) et Jodel Dossou (Bénin), sont informés : il n’y aura plus d’arbitrage vidéo. La suite du match se jouera donc comme à l’ancienne, uniquement sur décisions de l’arbitre central (63’).

Mais après quelque 5 minutes, l’arbitre Tom Abongile est appelé sur la touche pour un réajustement de son kit. La communication est donc rétablie. Mais le central refuse d’aller consulter la vidéo parce qu’un temps considérable s’est écoulé.

Les deux capitaines, Chancel Mbemba et Jodel Dossou, ont été informés qu’il n’y aura plus d’arbitrage vidéo. Pour compenser cette perte de temps, dix minutes de temps additionnel ont été ajoutées. Mais les Guépards du Bénin n’ont pas pu renverser la vapeur.

La CAF, pour l’instant, n’a pas encore réagi à cette panne de la VAR qui relance le débat sur la fiabilité du système et son impact sur les résultats des matchs à enjeux. En attendant, le Bénin voit s’éloigner ses espoirs de qualification, sur une décision que beaucoup jugeront injuste.

Fonctionnement détaillé

• Déclenchement : Un incident se produit, soit l’arbitre demande une vérification, soit le VAR le contacte pour une action litigieuse.

• Analyse : Dans une salle de contrôle, une équipe (arbitre vidéo, assistant, techniciens) utilise plusieurs angles de caméra pour revoir l’action, au ralenti ou à vitesse réelle.

• Communication : L’équipe VAR communique ce qu’elle voit à l’arbitre principal via un casque.

• Intervention :

• Vérification silencieuse : Souvent, le VAR confirme qu’il n’y a pas d’erreur manifeste, sans interrompre le jeu.

• Intervention active : Si une erreur majeure est détectée, l’arbitre principal est informé.

• Décision : L’arbitre peut prendre sa décision basé sur les informations du VAR, ou aller voir l’écran de contrôle au bord du terrain pour une révision complète (le « On-Field Review ») avant de décider.

L’utilisation de la VAR a été actée lors de la Coupe des confédérations en 2017 et de la Coupe du monde de 2018. La première Coupe d’Afrique des Nations (CAN) à utiliser la VAR a été la CAN 2019 en Égypte, mais l’assistance vidéo a été introduite seulement à partir des quarts de finale.

Le premier championnat national à utiliser l’assistance vidéo a été l’A-League australienne lors de la saison 2017-2018.

Au niveau international, c’est à partir de février 2019 que l’UEFA va utiliser la VAR en Ligue des champions pour tous les matches.

Par Jean Materne Zambo

 

Shekina Invest propulse les entreprises camerounaises vers les nouveaux marchés africains avec la Zlecaf et l’Africa Trade Gateway

[Digital Business Africa] – La Zone de libre‑échange continentale africaine (Zlecaf) n’est pas seulement un accord historique : progressivement, elle devient un levier de transformation économique pour les entreprises africaines. C’est le message central du dîner d’affaires organisé le 18 décembre par la Chambre de commerce américaine au Cameroun (AmCham), en partenariat avec la société américaine Shekina Invest et l’Africa Trade Gateway (ATG).

Placée sous le thème :

« La Zlecaf et l’Africa Trade Gateway : une panoplie d’opportunités commerciales pour les entreprises africaines », la rencontre visait à encourager les entreprises camerounaises et américaines basées au Cameroun à tirer pleinement parti de cet accord continental unique.

ATG : l’outil numérique qui transforme la Zlecaf en opportunités concrètes

Mandaté par Afreximbank pour accompagner les entreprises dans l’exploitation de la plateforme ATG, Christophe Adnot, consultant ATG chez Shekina Invest, a présenté Africa Trade Gateway comme un accélérateur stratégique pour les entreprises souhaitant se positionner sur les marchés africains.

Selon lui :

  • « ATG est un logiciel qui permet aux entreprises d’accéder à un certain nombre de prestations. C’est un outil qui permet de développer leurs activités commerciales, de sécuriser les opérations commerciales et financières et de se créer un réseau de partenaires. »

 

ATG regroupe plusieurs plateformes intégrées  (Mansa, Papps, Tradar Club, Atex, ATG Connect) permettant aux entreprises de :

– identifier de nouveaux marchés,

– sécuriser leurs transactions,

– accéder à des solutions de financement,

– se connecter à des partenaires fiables,

– structurer leurs opérations dans le cadre de la Zlecaf.

Christophe Adnot souligne que l’Africa Trade Gateway permet aux entreprises d’être mises en relation avec des institutions financières capables de leur offrir des solutions de financement adaptées, telles que des prêts commerciaux, des lignes de crédit ou encore des garanties.

La plateforme propose également divers outils destinés à faciliter les opérations d’import‑export, notamment la création automatisée de documents commerciaux et le suivi des expéditions.

L’objectif est de rendre l’accès au financement plus aisé pour accompagner la croissance des entreprises dans un contexte d’ouverture régionale. Pour celles-ci, l’enjeu majeur consiste à réduire les délais et les coûts liés aux échanges transfrontaliers.

En complément, l’ATG met à disposition des informations et des analyses sur les tendances des marchés, les opportunités sectorielles et les spécificités des différents pays, afin d’aider les entreprises à identifier les marchés les plus prometteurs.

Shekina Invest, société américaine implantée au Cameroun et dans plusieurs pays émergents, accompagnera les entreprises dans :

– l’utilisation de la plateforme,

– la maîtrise des outils,

– l’appropriation des fonctionnalités,

– la mise en œuvre opérationnelle.

Zlecaf : un marché de 1,3 milliard d’habitants, mais qui exige une stratégie

La Zlecaf a été présentée comme l’instrument principal pour atteindre les objectifs de transformation économique du continent, notamment par :

– le renforcement du commerce intracontinental,

– l’augmentation des investissements africains,

– la création de réseaux commerciaux résilients,

– le soutien à la reprise économique.

Pour Laure Djoukam, présidente d’AmCham :

  • « La Zlecaf est une grosse opportunité. Il était tout à fait normal pour l’AmCham d’en parler aux membres et de présenter les opportunités et les solutions. Les opportunités n’apportent pas de résultats s’il n’y a pas une stratégie d’implémentation efficace derrière. »

Elle rappelle que la Zlecaf représente :

– 1,3 milliard d’habitants,

– 33 000 milliards de dollars US de PIB.

Des chiffres impressionnants, mais qui ne se traduisent en croissance que si les entreprises disposent d’outils comme ATG pour accéder réellement aux marchés.

Pourquoi les entreprises camerounaises et américaines doivent agir maintenant

Le message du dîner est clair :

– La Zlecaf ouvre un marché continental inédit.

– ATG fournit les outils pour y entrer.

– Shekina Invest assure l’accompagnement opérationnel.

Pour les entreprises camerounaises et américaines basées au Cameroun, c’est le moment de : 

– se positionner sur de nouveaux marchés africains,

– sécuriser leurs opérations transfrontalières,

– développer des partenariats continentaux,

– profiter des avantages tarifaires et logistiques de la Zlecaf.

Digital Business Africa retient : une alliance Zlecaf + ATG + Shekina Invest qui change la donne

Ce dîner d’affaires marque une étape importante : la Zlecaf n’est plus un concept, mais une opportunité opérationnelle, soutenue par une plateforme digitale robuste et un accompagnement de proximité.

Pour les entreprises, l’équation est simple :

Zlecaf = marché. ATG = accès. Shekina Invest = accompagnement.

Et c’est maintenant que tout se joue.

Par Digital Business Africa

 

Internet par satellite : Air France préfère Starlink à Eutelsat, une décision controversée

[DIGITAL Business Africa] – Parmi les opérateurs de fourniture d’internet par satellite, il y a Starlink et les autres. La compagnie aérienne Air France a annoncé, le 18 décembre 2025, que ses avions seront équipés de Starlink pour fournir du wifi gratuit aux passagers d’ici 2026.

« Nous poursuivons l’installation du wifi très haut débit à bord de nos avions, permettant de profiter gratuitement d’une qualité de service stable, rapide et sécurisée. En cette fin d’année, déjà 30 % de notre flotte est équipée et la totalité le sera fin 2026 », a communiqué la société.

Un choix qui s’est accompagné d’une vive controverse sur le réseau social X.

Débunker des étoiles :

« Pourquoi choisir Starlink alors qu’Elon Musk vient juste de dire en long et en large qu’il détestait les pays européens ? C’est un concurrent féroce, pas un partenaire ! À quand la souveraineté européenne obligatoire sur les technologies sensibles ? »

« Air France, entreprise française historique, confie l’échange de données de ses voyageurs aux US et à Musk Internet par satellite : Air France préfère Starlink à Eutelsat, une décision controversée “, regrette également l’éditorialiste et chercheur sur les sujets de défense Cyprien Ronze-Spilliaert, aussi sur X.

Si la décision de la compagnie est perçue comme une sortie de piste, d’autres observateurs voient un choix stratégique et objectif à l’instar du journaliste de Numerama Nicolas Lellouche.

« Attention à ne pas tout confondre. Ce que propose Starlink aujourd’hui est sans équivalent dans le monde pour une couverture aérienne. Air France peut toujours changer plus tard si une solution européenne arrive, mais en l’état Starlink est le fournisseur le plus adapté à de l’aérien. Et votre retard sur le sujet illustre parfaitement pourquoi personne ne prend le sujet sérieusement en Europe. »

Air France est la première compagnie européenne à doter ses avions du réseau Starlink, souligne BFMTV. La compagnie rejoint ainsi United Airlines, Hawaiian Airlines (États-Unis) et Qatar Airways (Qatar) qui ont aussi fait le choix de s’allier avec l’entreprise d’Elon Musk.

La technologie de Starlink est une constellation de satellites en orbite basse (600 kilomètres d’altitude), réduisant ainsi le délai de latence pour améliorer la rapidité du flux. Ce qui est différent des satellites géostationnaires utilisés jusque-là, qui orbitent à 36 000 kilomètres d’altitude. Starlink doit sa performance à un réseau de 10 000 satellites permettant un maillage quasi continu et donc une stabilité de connexion accrue.

Il n’est donc pas exclu qu’après Air France, la SNCF, Société nationale de chemin de Fer aussi ait recours à Starlink. Tant la compagnie ferroviaire projette de lancer un appel d’offres pour améliorer la connectivité de ses trains. Starlink a d’ores et déjà été déployé dans des trains en Écosse.

Par Jean Materne Zambo

 

 

 

SIGIT : Le Cameroun lance un appel d’offres international pour moderniser le réseau et les interconnexions de la DGI

[Digital Business Africa] – Le Ministère des Finances du Cameroun vient de publier un Avis d’Appel d’Offres International Ouvert (AOIO) majeur, référencé N°00019/AOIO/MINFI/DGI/CCCM‑AG/CIPM‑MINFI/2025, daté du 04 décembre 2025. Cet appel d’offres vise la fourniture, la configuration et la mise en service d’une infrastructure réseau ainsi que la mise en place de liaisons d’interconnexion de secours pour les sites déconcentrés de la Direction Générale des Impôts (DGI), dans le cadre de l’implémentation du Système Intégré de Gestion des Impôts et Taxes (SIGIT).

Ce projet constitue l’un des volets les plus structurants du Programme de Modernisation du Système d’Information de la DGI, financé par la banque allemande KfW.

Deux lots stratégiques pour moderniser l’infrastructure fiscale

L’appel d’offres est divisé en deux lots distincts, chacun correspondant à un pilier essentiel de l’architecture réseau de la DGI :

LOT 1 : Infrastructure réseau informatique locale

– Montant prévisionnel : 1 000 000 euros, soit 655,96 millions FCFA

– Objet : installation d’un réseau informatique local complet dans les sites opérationnels de la DGI.

LOT 2 : Interconnexion de secours (liaisons satellites)

– Montant prévisionnel : 600 000 euros, soit 393,57 millions FCFA

– Objet : mise en place d’une interconnexion satellite de backup pour les sites déconcentrés.

Les deux lots peuvent être remportés par un même soumissionnaire, mais chaque lot doit faire l’objet d’une offre séparée.

Un périmètre technique très complet

Les prestations attendues couvrent l’ensemble de la chaîne technique :

Fournitures

– Routeurs, commutateurs et équipements actifs réseau

– Coffrets et armoires informatiques

– Câbles fibre et cuivre, accessoires de câblage

– Accessoires de rackage 19’’

– Documentation technique et supports de transfert de compétences

Travaux

– Installation des armoires et coffrets

– Fixation des équipements

– Pose des goulottes, panneaux de brassage et câblage informatique

– Installation des équipements pour liaisons satellites

Configuration & intégration

– Mise en service complète des réseaux

– Intégration à la plateforme de supervision de la DGI

– Tests et recette technique

Transfert de compétences & maintenance

– Formation de l’équipe informatique de la DGI

– Maintenance durant la période de garantie

– Assistance pour l’opérationnalisation du nouveau réseau

Des délais stricts : 11 mois par lot

Le calendrier est clairement défini :

– 4 mois pour la livraison des fournitures

– 7 mois pour la mise en place des réseaux

– Soit 11 mois au total pour chaque lot

Un financement assuré par la KfW

Le projet est financé par :

– Le contrat de prêt KfW – République du Cameroun (21 décembre 2018)

– La convention séparée du 4 janvier 2019

– L’avenant du 30 janvier 2025

Ce financement s’inscrit dans la coopération financière germano‑camerounaise pour la modernisation des systèmes fiscaux.

Procédure de soumission : rigueur et conformité

Acquisition du DAO

– Coût : 400 000 FCFA, non remboursables

– Disponible à la DGI (porte 402) ou téléchargeable sur ARMP et COLEPS

Dépôt des offres

– 8 exemplaires papier (1 original + 7 copies)

– 1 copie numérique PDF protégée

– Date limite : 10 juillet 2026 à 13h00

– Mention obligatoire sur l’enveloppe :

« A n’ouvrir qu’en séance de dépouillement »

Caution de soumission

– 10 000 euros (6,56 millions FCFA) pour le LOT 1

– 6 000 euros (3,94 millions FCFA) pour le LOT 2

– Valable 30 jours au-delà de la validité des offres

Ouverture des plis

– 10 février 2026 à 14h00, MINFI, Mvog‑Ada

– Ouverture financière : ultérieure

Critères éliminatoires : une sélection très stricte

Parmi les motifs de rejet immédiat :

– Absence ou non‑conformité de la caution de soumission

– Absence de déclaration d’engagement

– Conflit d’intérêt ou faillite

– Condamnations (corruption, blanchiment, terrorisme, traite humaine, etc.)

– Exclusion par la Banque mondiale ou une banque multilatérale

– Non‑respect des obligations fiscales

– Fausse déclaration

– Note technique < 75 %

– Non‑respect des critères de qualification

Critères de qualification : performance, expérience et capacité technique

Les soumissionnaires doivent démontrer :

– Une situation financière solide

– Une expérience avérée dans des projets similaires

– Une capacité technique et méthodologique complète

– Un service après‑vente fiable

– Une capacité à assurer la maintenance pendant 1 an de garantie + 5 ans supplémentaires

– Une capacité à remplacer pièces et équipements en cas de défaillance

Un jalon majeur pour la transformation numérique fiscale

Cet appel d’offres s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation de l’administration fiscale camerounaise. Après les projets de digitalisation des centres de données, la modernisation du réseau et des interconnexions constitue un socle essentiel pour :

– la fiabilité du SIGIT,

– la sécurisation des flux fiscaux,

– la continuité de service dans les sites déconcentrés,

– la montée en puissance de la fiscalité numérique.

Avec ce projet, la DGI renforce son infrastructure pour offrir un service plus moderne, plus résilient et plus performant aux contribuables.

Par Digital Business Africa

Yaoundé II digitalise l’état civil : un poste avancé 100 % informatisé opérationnel à l’Hôpital central

[Digital Business Africa] — La modernisation numérique des services publics camerounais franchit une nouvelle étape. Le 22 décembre, la commune de Yaoundé II a inauguré à l’Hôpital central un poste avancé d’état civil entièrement digitalisé, symbole fort de l’accélération de la transformation numérique au sein de l’administration locale.

Le maire Yannick Martial Ayissi, accompagné du Directeur général du Bureau national de l’état civil (Bunec), Alexandre Marie Yomo, et du directeur de l’Hôpital central, Pr. Pierre Ongolo Zogo, a procédé à la mise en service de ce guichet numérique, qui a immédiatement produit ses premiers actes de naissance digitalisés remis aux usagers.

Yaoundé II digitalise l’état civil : un poste avancé 100 % informatisé opérationnel à l’Hôpital central

Un guichet numérique pour fluidifier l’accès à l’identité légale

Installé au cœur de l’une des plus grandes formations sanitaires du pays, ce bureau digitalisé vise à :

– accélérer l’enregistrement des naissances et des décès,

– réduire les tracasseries administratives,

– sécuriser et fiabiliser les données d’état civil.

Grâce à un système entièrement informatisé, les enregistrements sont désormais immédiats, sécurisés et conformes aux normes nationales et internationales. Pour le maire de Yaoundé II, cette innovation constitue « une avancée majeure au plan technologique et technique », qui rapproche l’administration des citoyens.

Un service qui change concrètement la vie des familles

Avec ce dispositif, une femme qui accouche à l’Hôpital central peut désormais obtenir l’acte de naissance de son enfant sans se rendre à la mairie. Les documents requis sont traités sur place, et l’acte est délivré avant même le retour au domicile.

Ce modèle réduit :

– les délais,

– les coûts indirects,

– les risques d’erreurs ou de perte d’informations.

Un outil stratégique contre le sous-enregistrement

Ce poste avancé s’inscrit dans la politique nationale visant à réduire le sous-enregistrement des naissances, qui touche encore près de 34 % des enfants au Cameroun.

Sans acte de naissance, l’accès à l’éducation, à la santé, aux droits civiques et aux services numériques reste compromis. La digitalisation devient ainsi un levier de gouvernance, un outil de développement et un pilier de la construction de l’identité légale.

Une collaboration institutionnelle exemplaire

Le DG du Bunec, Alexandre Marie Yomo, a salué l’engagement de la commune de Yaoundé II et la disponibilité de l’Hôpital central, qui a mis à disposition un local équipé selon les standards techniques du Bunec. Cette synergie illustre la dynamique actuelle de modernisation des services publics par le numérique.

Yaoundé II digitalise l’état civil : un poste avancé 100 % informatisé opérationnel à l’Hôpital central

Un signal fort à l’approche du Salon E‑GOV’A 2026

Cette inauguration intervient alors que le Cameroun se prépare à accueillir, du 14 au 16 mai 2026 à Yaoundé, le Salon E‑GOV’A, rendez-vous africain dédié à la transformation numérique des services publics et à l’innovation digitale, organisé par l’association Smart Click Africa et Digital Business Africa.

Le poste avancé de Yaoundé II constitue un exemple concret des avancées que ce salon ambitionne de mettre en lumière :

– digitalisation des services essentiels,

– amélioration de la relation administration‑citoyen,

– montée en puissance de l’e‑gouvernement en Afrique.

Vers un écosystème national de l’état civil digitalisé

Avec ce nouveau bureau informatisé, Yaoundé II confirme son rôle de pionnier dans la digitalisation des services municipaux. Mais l’enjeu est national : bâtir un écosystème d’état civil numérique, interconnecté, fiable et accessible, condition indispensable à une administration moderne, inclusive et orientée données.

Pour le maire, la mise en service de ce bureau s’inscrit dans la vision et la volonté du Chef de l’Etat, S.E Paul BIYA, « grand artisan de cette réforme institutionnelle qui allie impératif social, innovation technique et prouesse technologique »

« C’est une étape importante pour la Cité aux 04 collines dans sa quête quotidienne de rapprocher l’administration de ses concitoyens, de renforcer l’enregistrement des faits d’état civil, et surtout, de garantir à chaque citoyen son droit fondamental à l’identité conformément à la Loi N°2024/016 du 23 Décembre 2024 portant organisation du système d’enregistrement des faits d’état civil au Cameroun », se félicite-t-on du côté de la mairie de Yaoundé II.

Il est donc désormais possible à chaque parent de repartir de l’Hôpital central avec son acte d’état civil informatisé sans avoir à se rendre dans les locaux de l’hôtel de ville communal.

Chaque acte de naissance digitalisé rapproche un peu plus le Cameroun d’une gouvernance publique plus efficace, plus transparente et résolument tournée vers l’avenir.

Par Digital Business Africa

Burkina Faso : Plus de 37 milliards de FCFA mobilisés pour bâtir l’académie technologique

[DIGITAL Business Africa] – Un autre projet pharaonique venu tout droit du Pays des hommes intègres. Le Burkina Faso annonce la construction prochaine de l’Académie technologique dans la commune rurale de Pabré. C’est la substance du Conseil des ministres du 17 décembre 2025, présidé par le capitaine Ibrahim.  Traoré.

Le vivier à talents devrait former sur place des ingénieurs dans les secteurs de la métallurgie, la mécanique, l’énergie, le nucléaire, l’aéronautique, le génie civil, la chimie, les métiers miniers, le digital, la cybersécurité et les télécommunications.

Le financement de cette infrastructure innovante d’une superficie de 60 hectares sera assuré par le budget de l’État, exercice 2025, d’un montant de trente-sept milliards trois cent soixante-neuf millions six cent quarante-huit mille quatre-vingt-neuf (37 369 648 089) F CFA TTC à la première phase.

Les travaux du projet comprendront la réalisation des études architecturales et techniques, et le suivi-contrôle de la réalisation des infrastructures ; la construction d’une administration, des blocs pédagogiques, des amphithéâtres, d’une bibliothèque, des ateliers et laboratoires, une forge, une infirmerie, un pôle logements pour étudiants et enseignants, un réfectoire, un pôle sportif, un foyer étudiant, d’une aire de traitement des déchets, des aires de détentes, des aires de stationnement et d’une zone d’extension future.

Le projet de construction de l’Académie technologique du Faso entre en droite ligne de la vision de développement endogène prôné par le président du Faso.

Le capitaine Ibrahim Traoré qui prend part du 22 au 23 décembre 2025 à la deuxième session des États de l’Alliance des États du Sahel (AES) à Bamako au Mali aux côtés de ses homologues du Mali et du Burkina Faso.

Cette rencontre vise à renforcer la coopération, la solidarité et l’opérationnalisation de la Confédération AES, au service de la paix, de la sécurité et du développement de l’espace sahélien.

Un accord historique portant création de la Télévision de la Confédération AES a été officiellement signé, ce 21 décembre 2025. Il marque une étape décisive dans la consolidation de l’intégration régionale et le renforcement de la souveraineté informationnelle des États membres.

Par Jean Materne Zambo

Fibre Optique, Argent Mobile et Cartes Menteuses : 5 Révélations sur la Révolution Numérique en Afrique

Introduction

Derrière la simplicité d’une carte sur notre téléphone ou la facilité d’un paiement mobile se cache une immense complexité. Les infrastructures, les protocoles et les réglementations qui rendent ces services possibles sont le fruit d’un travail d’ingénierie et de collaboration souvent invisible pour l’utilisateur final.

Récemment, des ateliers d’experts organisés en Afrique Centrale par l’Union Internationale des Télécommunications (UIT) ont mis en lumière des vérités surprenantes sur la construction de cet avenir numérique. Au cours de ces sessions, où des ingénieurs ont planifié le déploiement de fibres optiques et des experts en sécurité ont disséqué les menaces pesant sur la finance numérique, cinq leçons contre-intuitives ont émergé. Elles révèlent la fascinante complexité de la construction d’un écosystème numérique robuste et montrent que le défi mêle haute technologie, bizarreries cartographiques et collaboration humaine.

1. Le code que votre banque vous envoie par SMS n’est peut-être pas si sûr

Beaucoup d’entre nous considèrent le mot de passe à usage unique (OTP) reçu par SMS comme une couche de sécurité robuste pour valider une transaction ou une connexion. C’est une pratique courante, intuitive, mais qui repose sur des fondations fragiles.

La révélation des experts de l’UIT est sans appel : cette méthode est considérée comme hautement risquée. La cause est une vulnérabilité majeure dans un vieux protocole de réseau de télécommunication nommé SS7, qui peut permettre à des acteurs malveillants d’intercepter ces messages textes et de compromettre vos comptes.

La force de la recommandation issue de l’atelier sur la sécurité des services financiers numériques ne laisse aucune place au doute :

L’envoi d’OTP par SMS est fortement déconseillé.

Alors, quelle est l’alternative ? Si l’usage du SMS est inévitable, il doit être “bidirectionnel”, c’est-à-dire qu’il doit exiger une confirmation active de votre part (par exemple, vous obliger à répondre au SMS pour valider la transaction). Cependant, la meilleure pratique est de privilégier des méthodes plus modernes et sécurisées, comme les applications d’authentification dédiées.

2. La carte du monde sur votre téléphone vous ment (et c’est un problème pour l’ingénierie)

Les cartes en ligne que nous utilisons tous les jours, comme Google Maps, utilisent une méthode de représentation de la Terre appelée projection “Mercator”. Si elle est pratique pour la navigation, elle introduit une distorsion massive qui nous donne une perception totalement fausse des superficies. L’exemple le plus frappant est celui du Groenland, qui sur ces cartes apparaît aussi grand que l’Afrique, alors que le continent africain est en réalité 14 fois plus vaste.

Pour comprendre pourquoi, les experts ont utilisé une analogie simple : essayez d’aplatir une peau d’orange sur une table. Il est impossible de le faire sans l’étirer ou la déchirer. De la même manière, toute carte en 2D est une représentation déformée de notre globe en 3D.

Ce concept, qui peut sembler anecdotique, a des conséquences très pratiques. Pour planifier avec précision le déploiement de milliers de kilomètres de fibre optique, les ingénieurs ne peuvent pas se fier à ces cartes. Ils doivent utiliser des systèmes de coordonnées projetées, comme l’UTM (Universal Transverse Mercator), qui divisent le monde en zones plus petites pour minimiser la distorsion localement. C’est la seule façon de calculer des distances et des surfaces réelles, indispensables pour estimer les coûts et la faisabilité d’un projet d’infrastructure.

3. On peut planifier le futur de l’Internet avec des logiciels libres

La planification d’infrastructures nationales critiques, comme les réseaux de fibre optique, semble être une tâche réservée à des bureaux d’études utilisant des logiciels propriétaires extrêmement coûteux. Pourtant, l’une des révélations des ateliers est que des outils puissants, gratuits et open-source démocratisent cette capacité.

Les experts et les régulateurs de la région ont été formés sur QGIS, un logiciel de Système d’Information Géographique (SIG) décrit comme “gratuit, open-source, puissant” et qui constitue une alternative de très haute qualité aux solutions commerciales.

Pour illustrer son potentiel, les participants ont réalisé un exercice concret : en utilisant QGIS et des données ouvertes issues d’OpenStreetMap (souvent surnommé “le Wikipédia des cartes”), ils ont pu modéliser l’extension du réseau de fibre à N’Djamena. Le résultat de l’analyse ? Il faudrait déployer environ 140 km de nouvelle fibre pour connecter 140 écoles de la ville. Fait crucial, l’UIT n’a pas seulement enseigné le logiciel, mais a fourni un modèle pré-configuré pour automatiser cette chaîne complexe d’opérations. Cela transforme la simple utilisation d’un outil gratuit en une capacité à mener des planifications d’infrastructures complexes, reproductibles et automatisées, renforçant l’autonomie et la prise de décision éclairée des régulateurs locaux.

4. Pour optimiser les réseaux de fibre, les experts s’inspirent… d’un champignon

Comment trouver le chemin le plus court et le plus rentable pour connecter des centaines d’écoles ou de localités à un réseau de fibre optique existant, en suivant un réseau routier complexe ? Ce problème, connu sous le nom d’analyse de réseau, est d’une complexité redoutable.

Pour expliquer le principe fondamental derrière les algorithmes qui résolvent ce puzzle, les formateurs de l’UIT ont utilisé une analogie surprenante : celle d’un “champignon (slime mold) trouvant le chemin le plus efficace vers sa nourriture”. Cet organisme unicellulaire est capable, en explorant son environnement, d’optimiser naturellement les connexions entre différentes sources de nutriments pour créer le réseau le plus efficient possible.

Les algorithmes informatiques fonctionnent de manière conceptuellement similaire. Ils modélisent le réseau routier comme un ensemble de nœuds (les carrefours) et d’arêtes (les tronçons de route). Chaque “arête” se voit attribuer un poids, comme sa distance en mètres. L’algorithme calcule ensuite le tracé optimal en minimisant la somme de ces poids. Cette approche d’optimisation, inspirée par la nature, permet de planifier des déploiements d’infrastructures de manière plus rentable, ce qui est absolument crucial pour connecter plus de gens et réduire la fracture numérique.

5. La sécurité de votre argent mobile dépend d’un accord entre régulateurs

Quand on pense à la sécurité des services financiers numériques (SFN), on imagine des applications bien codées, des serveurs sécurisés et un cryptage robuste. Si cette dimension technologique est essentielle, une autre, plus administrative, est tout aussi cruciale : la collaboration entre les régulateurs.

Les risques qui pèsent sur votre argent mobile sont doubles. Ils peuvent provenir des infrastructures de télécommunication à travers des menaces précises comme l’échange de carte SIM (SIM Swap) ou le recyclage de carte SIM, mais aussi des applications financières elles-mêmes. Le problème est que ces deux domaines sont supervisés par des entités différentes : le régulateur des télécoms d’un côté, et le régulateur financier (souvent la banque centrale) de l’autre.

Une conclusion majeure de l’atelier sur la sécurité a donc été la nécessité absolue de formaliser la coopération entre ces deux mondes via un “protocole d’accord (MoU)”. Cet accord permet d’organiser des enquêtes conjointes, de partager des informations sur les menaces et de coordonner la supervision. Sans cette collaboration, les fraudeurs peuvent exploiter les failles qui existent entre les mailles du filet réglementaire. Cette prise de conscience a mené à la décision concrète de créer un groupe de travail régional ad hoc, piloté par l’ARTAC, pour mettre en place ce cadre de coopération.

Conclusion

La construction d’un écosystème numérique robuste et sécurisé en Afrique Centrale est un défi fascinant qui va bien au-delà de la simple pose de câbles ou du lancement d’applications. C’est une aventure qui mêle la physique des projections cartographiques, la bio-inspiration des algorithmes, la cryptographie des protocoles réseau et, surtout, une intense collaboration humaine.

Ces leçons venues d’Afrique Centrale sont un rappel universel que notre avenir numérique ne se construit pas uniquement sur du code, mais aussi sur la précision cartographique, l’inspiration biologique et, par-dessus tout, la coopération humaine. La prochaine vérité surprenante n’est pas une question de “si”, mais de “quand”, et notre capacité à l’apprendre définira la sécurité et l’équité de notre monde connecté.

Par Narcisse Kiouari 

La Chine crée CENI, un réseau de 55 000 km de fibre capable de transférer en 1,6 heure ce qu’internet mettrait une semaine à faire

[DIGITAL Business Africa] – China Environment for Network Innovation pour CENI. C’est le réseau que la Chine vient de créer après 10 ans passée au laboratoire. Le pays a annoncé la mise en service du CENI cette mi décembre 2025. Une initiative  qui résonne comme l’oraison funèbre d’internet.

Il s’agit d’un réseau qui relie 40 villes chinoises via plus de 55 000 km de fibre optique. Le CENI est capable de supporter 128 réseaux hétérogènes simultanément et de mener 4 096 tests de services en parallèle.

L’objectif de CENI est de développer des innovations “5 à 10 ans en avance sur l’industrie” et de « prendre l’initiative dans la compétition internationale en matière de cyberespace ».

Les experts Chinois ont effectué un test de transfert avec le radiotélescope FAST dans la province du Guizhou. Résultat, 72 téraoctets de données transférées vers la province du Hubei en à peine 1,6 heure sur une distance d’environ 1 000 km. Ce qui donne un débit proche des 100 Gbit/s soutenu sur la durée… Sur une connexion fibre grand public à 1 Gbit/s, le même transfert aurait pris environ une semaine, indique des sources chinoises.

D’après Liu Yunjie, le chef scientifique du labo Zijin Mountain, CENI affiche zéro perte de paquets lors des tests avec une gigue de latence inférieure à 20 microsecondes, même à pleine charge, sur un backbone de 13 000 km traversant 13 provinces et gérant 10 000 services déterministes.

Plusieurs sources annoncent que Huawei et Baidu sont déjà favorables à un test de leurs technos respectives, notamment pour des modèles d’IA avec 100 milliards de paramètres, dont chaque itération ne prend que 16 secondes grâce aux débits de CENI pour synchroniser les GPU.

Le support des technologies 5G-A et 6G ainsi que des applications pour l’industrie, l’énergie, la santé et l’éducation sont également prévus. Et leur prochaine étape, ça va être de connecter 100 universités et entreprises leaders au réseau.

Avec ses 221 brevets déposés, 139 droits d’auteur logiciels et 206 normes internationales et nationales, le projet CENI a déjà une  base de propriété intellectuelle. L’infrastructure construit ses propres briques techniques fondamentales.

Plusieurs experts y voient un concurrent à ARPANET, l’ancêtre d’internet lancé en 1969, et à GENI (Global Environment for Network Innovations), le réseau expérimental américain. GENI a cessé ses opérations le 1er août 2023 après près de deux décennies d’expérimentation.

Par Jean Materne Zambo

Sénégal : 15 millions de FCFA répartis aux 3 finalistes du programme de formation à la cybersécurité

[DIGITAL Business Africa] – C’est déjà la fête au ministère de la Communication et de l’Économie numérique. 30 étudiants âgés de 18 à 29 ans, sélectionnés parmi 187 candidats, bénéficient chacun de 5 millions de FCFA. Soit un montant global de 15 millions de FCFA pour soutenir la création de startups et d’emplois qualifiés.

Les bénéficiaires de l’appui sont finalistes du programme pilote de formation à la cyberrésilience et aux cybercompétences destiné aux jeunes. La cérémonie de remise de parchemin a eu lieu le 18 décembre 2025, sous la présidence du représentant du ministre Alioune Sall, avec l’ensemble des partenaires institutionnels, techniques et académiques, dont l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) et Tether.

Le programme s’inscrit dans le cadre de la Vision Sénégal 2050. La vision incarne l’ambition stratégique du pays de bâtir une nation résiliente, inclusive et pleinement souveraine, en harmonie avec ses valeurs, ses ressources et les aspirations de son peuple.

La vision Sénégal 2050 veut repositionner le Sénégal comme un acteur majeur du développement durable en Afrique, en misant sur l’innovation, la valorisation du capital humain, la transition écologique et la souveraineté économique. Il repose sur cinq piliers fondamentaux :

• Une économie productive et compétitive, fondée sur la transformation locale, l’industrialisation et la maîtrise des chaînes de valeur.

• Une société inclusive et équitable, où chaque citoyen bénéficie d’un accès équitable aux services essentiels, à l’éducation, à la santé et à l’emploi.

• Une gouvernance exemplaire, fondée sur la reddition des comptes, la participation citoyenne et la lutte contre la corruption.

• Un territoire durable et connecté, valorisant les potentialités régionales, les infrastructures modernes et la transition numérique.

• Une souveraineté renforcée, tant sur le plan budgétaire que stratégique, pour garantir l’indépendance des choix nationaux

Le programme de l’ ONUDC et Tether est aussi aligné sur les quatre axes du New Deal technologique (horizon 2034) : la souveraineté numérique, la digitalisation des services publics, le développement de l’économie numérique et le leadership africain. Il ambitionne de renforcer les compétences locales tout en sécurisant l’espace numérique national.

Les bénéficiaires se sont également fait former en cybersécurité, droit numérique, politiques publiques, entrepreneuriat digital et sensibilisation à la cybercriminalité.

Par Jean Materne Zambo, source: MCTN 

Africa Tech Summit Nairobi 2026 : IA, fintech, DeFi et climat au cœur de l’agenda tech africain les 11 et 12 février 2026.

[DIGITAL Business Africa] – Les 11 et 12 février 2026, Nairobi accueillera la 8ᵉ édition de l’Africa Tech Summit, l’un des rendez-vous les plus structurants de l’écosystème technologique africain. Organisé au Sarit Expo Centre, l’événement réunira leaders technologiques africains et internationaux, investisseurs, start-ups, régulateurs et décideurs publics autour des grands enjeux de la transformation numérique, de la finance digitale, de l’intelligence artificielle et des technologies climatiques sur le continent.

Après le succès de l’édition 2025, l’Africa Tech Summit Nairobi 2026 s’annonce comme une plateforme stratégique pour stimuler les partenariats, le commerce et l’investissement dans les écosystèmes technologiques africains, à l’intersection de l’innovation, de la régulation et du financement.

Une plateforme panafricaine pour connecter innovation, capital et politiques publiques

Depuis sa création, l’Africa Tech Summit s’est imposé comme un carrefour d’échanges entre grandes entreprises technologiques, opérateurs mobiles, fintechs, acteurs de la DeFi et de la crypto, fonds d’investissement, start-ups de pointe et institutions publiques. L’édition 2026 entend renforcer cette dynamique en favorisant des discussions orientées vers l’impact économique, l’inclusion financière et la croissance durable.

Conférences de haut niveau, panels d’experts, ateliers pratiques, expositions et sessions de networking rythmeront deux jours d’échanges autour des usages concrets des technologies émergentes en Afrique, des modèles d’investissement et des cadres réglementaires nécessaires à leur déploiement.

Quatre grands sommets marqueront cette 8ème édition :

– Africa Money & DeFi Summit

Ce sommet mettra en relation les leaders africains de la fintech et de la finance décentralisée avec des plateformes internationales et des leaders d’opinion. Il explorera les opportunités offertes par la DeFi pour l’inclusion financière, les paiements, l’investissement et les services financiers innovants, à travers conférences, tables rondes et ateliers de mise en relation.

– Africa AI & Digital Summit

Dédié à l’intelligence artificielle, à l’automatisation et aux infrastructures numériques, ce volet analysera la manière dont ces technologies transforment les secteurs clés de l’économie africaine. Il réunira entreprises, investisseurs et régulateurs afin d’identifier des cas d’usage concrets, de structurer des partenariats stratégiques et d’accélérer la transition numérique du continent.

– Africa Climate Tech & Investment Summit

À l’intersection du climat, de la technologie et de l’investissement, ce sommet mettra en lumière les solutions portées par les acteurs africains de la climate tech. Conférences, ateliers et espaces d’exposition favoriseront les échanges entre start-ups, entreprises et investisseurs engagés dans des projets à fort impact environnemental et économique.

African Startups Summit

Véritable vitrine de l’entrepreneuriat technologique africain, ce sommet facilitera la mise en relation entre start-ups, entreprises et investisseurs. Il abordera les opportunités et défis de l’écosystème, avec un accent particulier sur la collaboration, la levée de fonds et le passage à l’échelle des innovations africaines.

Un rendez-vous pour bâtir l’avenir numérique et durable de l’Afrique

L’Africa Tech Summit Nairobi 2026 rassemblera gouvernements, entreprises privées, investisseurs, institutions de financement du développement, entrepreneurs, accélérateurs, consommateurs et autres parties prenantes engagées dans la construction d’un avenir numérique plus inclusif et durable pour l’Afrique.

Pour le Kenya, déjà reconnu comme l’un des hubs technologiques majeurs du continent, l’événement renforce la position de Nairobi comme place stratégique de l’innovation, de l’investissement et des politiques publiques numériques en Afrique.

En bref…

Nom de l’événement

Africa Tech Summit – Kenya 2026

Pays et ville

Kenya, Nairobi

Dates

11 et 12 février 2026

Lieu

Sarit Expo Centre, Nairobi

Grands axes

IA et transformation numérique

Fintech, DeFi et finance digitale

Technologies climatiques et investissement

Entrepreneuriat et start-ups africaines

Formats et temps forts

Conférences, panels, ateliers et expositions

Sessions de networking et de mise en relation investisseurs–start-ups

Rencontres entre régulateurs, entreprises et innovateurs

Public cible

Gouvernements et régulateurs, grandes entreprises technologiques, opérateurs mobiles, fintechs, start-ups, investisseurs, institutions de financement du développement, accélérateurs, médias et acteurs de l’écosystème numérique africain

Site officiel

www.africatechsummit.com/nairobi

En s’imposant comme un hub de convergence entre technologies, capital et politiques publiques, l’Africa Tech Summit Nairobi 2026 confirme son rôle de plateforme clé pour accélérer l’innovation, l’investissement et la transformation numérique en Afrique.

 

Par Digital Business Africa

E-Gov au Cameroun : la Corée injecte 4,6 milliards de F.Cfa pour trois centres de formation à l’ENAM, SUP’PTIC et à l’ISMP

[Digital Business Africa] – Le Cameroun poursuit son projet de modernisation de son administration publique. Grâce à un financement de 4,6 milliards de F octroyé par la République de Corée, trois centres de formation dédiés à la transformation numérique des agents de l’État seront créés au sein de l’ENAM, de SUP’PTIC et de l’ISMP. Une initiative structurante qui vise à doter l’administration camerounaise des compétences nécessaires pour offrir des services publics plus rapides, plus efficaces et pleinement digitalisés.

Trois centres pour former les fonctionnaires à l’ère du numérique

Dévoilés le 16 décembre 2025 à Yaoundé, ces centres de formation constituent le cœur du programme de renforcement des capacités en e-government mis en œuvre avec l’agence coréenne KOICA. Ils auront pour mission de transformer les compétences traditionnelles des agents publics en compétences numériques harmonisées.

ENAM : formation des administrateurs et magistrats à la gouvernance numérique

SUP’PTIC : développement des compétences techniques en systèmes d’information

ISMP : renforcement du management public digitalisé

Ces infrastructures permettront de professionnaliser la digitalisation de l’État, en créant une véritable filière de compétences publiques numériques.

Un centre d’exposition e-Gov pour valoriser les innovations publiques

En complément des trois centres de formation, le projet prévoit également la création d’un Centre d’exposition e-Government.

Ce lieu servira de vitrine technologique pour présenter les plateformes, solutions et innovations numériques développées par l’administration camerounaise. Il jouera un rôle clé dans la diffusion de la culture digitale au sein des institutions publiques.

E-Gov au Cameroun : la Corée injecte 4,6 milliards de F.Cfa pour trois centres de formation à l’ENAM, SUP’PTIC et à l’ISMP

 

Un projet qui sera présenté au Salon E‑Gov’A en mai 2026

Ce programme ambitieux fera l’objet d’une présentation officielle au Salon E‑Gov’A, le grand rendez-vous africain de la gouvernance électronique et de l’innovation digitale, organisé par Smart Click Africa et Digital Business Africa du 14 au 16 mai 2026.

Ce sera l’occasion de dévoiler les maquettes, les objectifs pédagogiques, les technologies prévues et les impacts attendus sur la modernisation de l’État.

La Corée du Sud, à travers la Koica, y présentera ce projet comme un modèle de coopération internationale réussie et un levier majeur pour accélérer la transformation numérique du secteur public.

Une coopération stratégique alignée sur la SND30

Pour le ministre de l’Économie, Alamine Ousmane Mey, ces infrastructures s’inscrivent dans la vision d’une administration « moderne, efficace, productive », indispensable à l’émergence du pays.

E-Gov au Cameroun : la Corée injecte 4,6 milliards de F.Cfa pour trois centres de formation à l’ENAM, SUP’PTIC et à l’ISMP

L’ambassadeur de Corée, Nam Ki-Wook, a rappelé que ces projets contribueront à « moderniser les systèmes administratifs, les rendant plus efficaces et compétents », renforçant ainsi la croissance durable du Cameroun.

Par Digital Business Africa

Cameroun : La commune de Dschang délivre ses premiers actes de naissance informatisés

[DIGITAL Business Africa] – À Dschang dans la région de l’Ouest, le père Noël est passé avec ses rennes. Sous le sapin, la numérisation des actes de l’état civil Le Premier Magistrat municipal, Jacquis Kemleu, a procédé le 17 décembre 2025 à la délivrance des premiers actes de naissance informatisés aux parents en présence de quelques conseillers municipaux, des responsables du Bureau national de l’Etat-civil (BUNEC).

Comme les usages le prévoient, les données sont intégrées dans la plateforme du Système intégré de Gestion de l’Etat-civil (SIGEC). C’est une plateforme pilotée par le BUNEC (Bureau national de l’État-civil) et le MINDDEVEL, avec des projets comme GENESYS.

Elle vise à moderniser l’enregistrement des naissances, mariages et décès, à remplacer les registres manuels par une base de données centralisée et sécurisée, et à permettre l’accès aux actes en ligne via des codes QR.

Ce qui améliore l’efficacité, la transparence et l’accès aux droits, tout en s’alignant sur les objectifs de développement nationaux et mondiaux.

La commune de Dschang rejoint donc plusieurs de ses sœurs. Notamment Garoua II. Le 28 mars 2025, la commune de Garoua II a produit son tout premier acte d’état civil informatisé.

La commune de Bikok dans la région du Centre figure parmi les premières communes à avoir remis un acte d’état civil informatisé.

La commune de Nitoukou est aussi passée par là le 14 mars 2025. Au cours d’une cérémonie symbolique, l’exécutif communal a remis 650 actes de naissance informatisés à certains parents.

La nouvelle approche propose un processus intégré dès la naissance :

• Le médecin accoucheur délivre une attestation de naissance numérisée

• Ce document devient accessible dans tout le pays via le système informatique

• L’état civil établit ensuite l’acte de naissance numérique

Au-delà de ces avancées, plusieurs défis subsistent. Entre autres, l’accessibilité internet dans les zones rurales, la formation du personnel administratif aux outils numériques, l’interconnexion entre les différents services (hôpitaux, mairies, etc.) et la migration des archives papier vers le format numérique.

Par Jean Materne Zambo

Le Cameroun lance claim.evisacam.cm, la plateforme de réclamations après des débits bancaires anormaux sur l’e-Visa

[DIGITAL Business Africa] – Le ministère des Relations extérieures (MINREX) du Cameroun a publié un communiqué officiel ce 17 décembre 2025 faisant état de dysfonctionnements constatés lors de certaines transactions effectuées sur la plateforme e-Visa Cameroun, Evisacam. Selon le MINREX, des usagers pourraient avoir été confrontés à des débits bancaires anormaux au moment du paiement en ligne des frais de visa.

D’après le communiqué, ces situations ont été détectées dans le cadre d’un suivi renforcé des transactions réalisées sur la plateforme Evisacam. Sans en préciser l’ampleur exacte, le ministère reconnaît que des anomalies ont pu affecter certains comptes bancaires d’utilisateurs ayant effectué leurs paiements via les circuits électroniques intégrés au dispositif e-Visa.

Afin d’assurer une prise en charge rapide et efficace des réclamations, le MINREX invite les usagers concernés à remplir un formulaire dédié, accessible en ligne à l’adresse https://claim.evisacam.cm. Cette plateforme de réclamations vise à centraliser les plaintes et à faciliter leur traitement par les équipes compétentes, en collaboration avec les partenaires bancaires impliqués dans les opérations de paiement.

Le ministère des Relations extérieures précise que chaque réclamation enregistrée par ce canal fera l’objet d’un traitement immédiat, avec pour objectif de rétablir rapidement la situation pour les usagers concernés et de corriger les anomalies éventuellement constatées sur leurs comptes.

Dans son communiqué, le MINREX présente ses excuses pour les désagréments causés et remercie les usagers pour leur confiance. Il réaffirme par ailleurs son engagement à renforcer la fiabilité et la sécurité des services numériques liés à la délivrance des visas pour le Cameroun.

Déployé dans le cadre de la modernisation des services consulaires, l’e-Visa Cameroun constitue l’un des piliers de la stratégie de digitalisation portée par le MINREX, visant à simplifier les démarches administratives des voyageurs et à renforcer l’attractivité du pays.

Pour mettre en oeuvre cette innovation, l’Etat du Cameroun avait signé avec Impact Palmares Group un partenariat qui a été récemment consolidé. À travers cette communication, le ministère entend rassurer les usagers sur la capacité de l’administration à détecter et résoudre rapidement les incidents susceptibles de survenir dans le cadre des services publics numériques.

Par Digital Business Africa

RCA : Starlink finalise ses travaux d’installation

[DIGITAL Business Africa] – Starlink en République centrafricaine, c’est (presque) fait. L’opérateur de services internet par satellite a signé une convention pour la finition des travaux d’installation avec le gouvernement centrafricain ce 18 décembre 2025.

L’accord a eté signé entre le ministre de l’Économie numérique, des Postes et Télécommunications, Justin Gourna Zacko et chargée d’affaires de l’ambassade des Etats-unis en RCA Dr. Mélanie Zimmermann . Étaient présents à cette cérémonie, le Premier ministre Félix Moloua, le président de la République S.E le Pr Faustin-Archange Touadéra.

en effet, l’opérateur Starlink mettra a disposition de la RCA une connexion fiable, à haut débit, qui contribuera au développement Économique du pays.

L’arrivee de Starlink selon les autorités va améliorer la qualité de connexion Internet en plus de Stimuler la croissance économique à travers l’attraction des nouvelles entreprises commerciales internationales.

L’opérateur  devrait contribuer à réduire la fracture numérique, notamment dans les zones rurales, à renforcer la couverture Internet nationale et à favoriser la modernisation des services publics, l’éducation en ligne, la télémédecine et un meilleur accès à l’information pour l’ensemble de la population.

La ministre des affaires étrangères  Sylvie Baipo Temon a dans son discours rappelé que, le Président Pr Faustin-Archange Touadera place le développement du secteur numérique au Centre de ses préoccupations pour booster l’Économie du pays.

Côté Starlink, on annonce l’approfondissement de la coopération entre la République centrafricaine et les USA avec la tenue prochaine d’un dialogue bilatéral dans le domaine commercial.

 

Touadéra vite conquis 

 

Contrairement au voisin Cameroun, la RCA a été vite conquise. Les discussions  entre l’opérateur  et le gou centrafricain  sontallées vite. Le 24 septembre 2025, Ryan Goôdnight, directeur général Accès au Marché de l’entreprise américaine SpaceX et le Chef de l’État Touadéra ont eu un échange sur la question de l’implantation de Starlink en RCA aux États-Unis. Ryan Goôdnight, directeur général Accès au Marché de l’entreprise américaine SpaceX, a tenu les mots qu’il fallait pour convaincre le Chef de l’État.

« Le réseau est composé de milliers de satellites qui permettent d’établir des connexions Internet haut débit, même dans les régions éloignées ou mal desservies par les réseaux terrestres ».

Le représentant de l’entreprise américaine SpaceX avait aussi promis de tout mettre en œuvre de manière rapide et avec le concours du gouvernement centrafricain, pour que Starlink soit une réalité en République centrafricaine.

Par Jean Materne Zambo