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Sénégal : Les services diplomatique et consulaire édifiés sur le New Deal Technologique

[DIGITAL Business Africa] – Invité au ministère des Affaires étrangères, Alioune Sall a présenté le New Deal Technologique. Le ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique a été reçu par son homologue de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur (MIAAESE), Cheikh Niang, ce 30 octobre 2025.

Les échanges ont porté sur la digitalisation des services du ministère, dans le but de renforcer l’efficacité, la sécurité et l’interconnexion du ministère. La rencontre a permis aux deux parties prenantes d’identifier les principaux défis liés à la digitalisation des services diplomatiques et consulaires, tout en esquissant des solutions concrètes pour renforcer leur efficacité, leur interconnexion et leur sécurité.

Alioune Sall, ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, a annoncé la mise en place d’une équipe spécialisée pour accompagner ce processus de transformation numérique.

Le New Deal technologique est la stratégie numérique nationale du Sénégal. Présenté le 14 octobre 2024 et lancé officiellement le 24 février 2025 par le président de la République du Sénégal Bassirou Diomaye Faye, ce programme vient remplacer l’ancien plan « Sénégal Numérique 2025 ».

Le gouvernement, par le biais de cette stratégie, ambitionne de doter les institutions publiques d’outils modernes, performants et sécurisés, au bénéfice des citoyens et de la diaspora sénégalaise.

L’investissement global prévu pour la mise en œuvre du New Deal Technologique est estimé à 1 105 milliards de FCFA, dont 155 milliards sont encore à rechercher. L’État sénégalais peut compter sur le partenariat signé avec la Bill & Melinda Gates Foundation le 22 septembre 2025.

Le milliardaire américain et fondateur de Microsoft, Bill Gates, avait annoncé un financement de 10 millions de dollars pour stimuler la stratégie du New Deal Technologique.

Par Jean Materne Zambo

Crise postélectorale/Cameroun : Grâce à l’ANTIC, une activiste appelant à l’insurrection interpellée

[DIGITAL Business Africa] – La « Reine des bois » sort de l’antre de la forêt, mais contre son gré. Grâce au travail efficace de l’Agence des Technologies de l’Information et de la Communication (ANTIC), l’activiste des médias sociaux Geneviève Timma Ella, alias « Reine des Bois », a été arrêtée par des éléments de la Gendarmerie nationale à Yaoundé et présentée à la presse ce 30 octobre 2025.

Dans un audio d’une minute et 11 secondes partagé sur WhatsApp, l’activiste appelle au renversement des institutions de l’État ainsi qu’à l’utilisation des explosifs artisanaux. Elle recommande aussi des enlèvements et des assassinats de personnalités politiques, y compris leurs proches.

Depuis la proclamation des résultats finaux de l’élection présidentielle par le Conseil constitutionnel le 17 octobre 2025, de vives têtes sont nées dans plusieurs villes du Cameroun. Les manifestants contestent le verdict de la Haute Juridiction qui donne Paul Biya vainqueur du scrutin avec 53,66 % des suffrages valablement exprimés contre 35,19 % pour son poursuivant Issa Tchiroma Bakary.

Dans le sillage des manifestations, plusieurs biens ont été mis à sac, des institutions publiques incendiées. Des centaines de manifestants ont été interpellés. « Des manifestations illégales se sont soldées par des pertes en vies humaines et la destruction de biens publics et privés », a reconnu le ministre de l’Administration territoriale Paul Atanga Nji.

 

L’appel au dialogue 

 

L’Union européenne invite de son côté les autorités camerounaises à « identifier les responsabilités, à faire preuve de transparence et à faire justice, afin de lutter contre le recours excessif à la violence et les violations des droits humains », a réagi un porte-parole de la Commission, Anouar El Anouni.

Le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme avait demandé des enquêtes après ces violences. « Nous appelons à la retenue, à l’ouverture d’enquêtes et à la fin des violences », avait indiqué le Haut-Commissariat, sur le réseau social X.

Illaria Allegrozzi, analyste sénior d’Afrique pour Human Rights Watch, a également dénoncé « l’usage excessif de la force par les forces de sécurité ». « Les forces de l’ordre devraient protéger les gens et non alimenter la violence », a-t-elle ajouté dans un communiqué de presse.

Par Jean Materne Zambo

GRIT 2025 : Opportunité de faire du Togo un laboratoire africain de la transformation digitale

[DIGITAL Business Africa] – Le Togo aspire à devenir un pôle d’innovation et d’investissement technologique en Afrique. L’ambition est portée par plusieurs initiatives, dont la GRIT. La Grande Rencontre de l’Innovation Technologique au Togo, édition 2025, a été lancée ce mercredi 29 octobre, au Centre international des Conférences de Lomé (CICL).

L’objectif est de stimuler les échanges autour du développement technologique sur le continent, à un moment où la jeunesse africaine s’impose comme un puissant moteur d’innovation et de transformation.

La première journée a réuni startups, investisseurs, partenaires techniques et décideurs publics, dont la ministre de l’Efficacité du Service public et de la Transformation Numérique.

En ouverture des travaux, Cina Lawson s’est montrée plus que convaincue de la transformation que pourrait connaître le Togo sur le plan numérique malgré les préjugés.

« Le Togo est petit par sa taille, mais grand par son ambition. Nous voulons être un laboratoire africain de la transformation digitale, un pays où les idées deviennent réalité et où les entrepreneurs écrivent le futur du continent ».

Et d’ajouter : « De Casablanca à Cape Town, de Nairobi à Lomé, une nouvelle génération de visionnaires croit que l’avenir de l’Afrique sera numérique, inclusif et audacieusement africain ».

Cette ambition, selon la ministre Cina Lawson, s’inscrit pleinement dans la Stratégie Togo Digital 2025, structurée autour de trois axes majeurs, parmi lesquels figure le Startup Act togolais, actuellement en cours d’examen au Parlement.

Le Startup Act togolais a été conçu avec et pour les entrepreneurs, dans le but de créer un environnement propice à la croissance des jeunes entreprises innovantes, à travers des dispositifs tels qu’un fonds de soutien, des regulatory sandboxes, des labels officiels et un registre national géré par l’Agence Togo Digital, garantissant la visibilité et la transparence de l’écosystème.

Par Jean Materne Zambo

Web : Plus de 885 000 définitions disponibles sur Grokipedia en 2 jours, un danger pour Wikipédia ?

[DIGITAL Business Africa] – Wikipédia n’en finit pas de recevoir les coûts de l’intelligence artificielle. Après une chute de 8 % de son trafic en raison de l’IA et des médias sociaux, voilà que le milliardaire américain Elon Musk a lancé, ce 27 octobre 2025, Grokipedia. Il s’agit d’une nouvelle encyclopédie en ligne gratuite générée par une intelligence artificielle.

Dès sa mise en ligne lundi, cette nouvelle encyclopédie numérique, accessible librement en ligne, comptait déjà plus de 885 000 définitions pour sa première version numérotée 0.1. Elon Musk a d’ailleurs promis l’arrivée prochaine d’une version 1.0, « dix fois meilleure » que la 0.1, et qui est déjà « meilleure que Wikipédia ».

Le lancement officiel de Grokipedia avait été reporté  dans un premier temps. Cet ajournement était justifié par la nécessité d’effectuer “un travail supplémentaire pour purger la propagande” selon Élon Musk.  L’entrepreneur accuse Wikipédia de biais idéologiques par une partie des Républicains ( partie de droite aux États-Unis d’Amérique).

Le but de Grokipedia est de concurrencer et d’être une alternative à Wikipédia, dont le multimilliardaire remet en cause la fiabilité. « La vérité, toute la vérité, rien que la vérité », a promis le patron de Tesla et SpaceX, sur X concernant les réponses qui seront données par Grokipedia.

Les données de l’encyclopédie numérique proviennent de l’intelligence artificielle (IA) et de l’assistant d’IA générative Grok ainsi que de plusieurs sources sur chaque page.

Par Jean Materne Zambo

Mali : Les caractéristiques du passeport biométrique AES sécurisé

[DIGITAL Business Africa] – Le Mali se dote d’un document de voyage aux normes internationales : le passeport biométriques (e-Passeport) AES sécurisés. Le ministre de la Sécurisé et de la Protection civile, le général de division Daoud Aly Mohammedine, a donné le coup d’envoi de la reprise officielle des activités de production des activités liées au e-Passeport AES, ce lundi 27 octobre 2025.

Sa mise en circulation s’inscrit dans la feuille de route de l’alliance qui souhaite développer son intégration régionale et qui cherche à simplifier la libre circulation des citoyens des États membres

Le nouveau passeport jouit d’un certain nombre de caractéristiques techniques. Notamment la robustesse. Selon le ministre de la Sécurisé et de la Protection civile, le général de division Daoud Aly Mohammedine, le document est totalement fiable, sécurisé, non falsifiable et répond aux exigences de l’OACI (Organisation internationale de l’Aviation Civile). Non seulement le e-Passeport est conçu dans du polycarbonate, mais en plus, il dispose de plus de 50 points de sécurité non visibles à l’œil nu, ajoute-t-il.

Mais le dispositif technique du système pourrait montrer quelques failles. Le ministre a à cet effet sollicité l’indulgence des futurs demandeurs quant à la survenue probable de désagréments.

La capacité de production de ses équipements, pour le démarrage, est de 450 à 500 passeports par jour et par imprimante.

Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile a pris l’engagement que, dans un proche horizon, les activités de production et de délivrance du passeport biométrique sécurisé e-Passeport AES seront effectuées dans les Missions Diplomatiques et consulaires maliennes aux quatre coins du monde.

Un nouveau concessionnaire est désigné : le chinois Emptech, reconnu pour son expertise en solutions d’identité électronique.

Par Jean Materne Zambo

Madagascar : Un expert en transformation numérique nommé ministre du Développement numérique, des Postes et des Télécommunications

[DIGITAL Business Africa] – Une nouvelle page s’ouvre à Madagascar. Le gouvernement de la “Refondation” est constitué, ce 28 octobre 2025. Le  colonel Michael Randrianirina, président de Madagascar a désormais des hommes et femmes qui vont implémenter sa vision. Parmi eux, Mahefa Andriamampiadana, un homme pas très connu du public, discret, mais dont les états de service parlent pour lui.

Cette nomination tombe au moment où Mahefa Andriamampiadana affère à la fonction de cadre supérieur en stratégie des technologies de l’information chez Exo-S. Il y aura  passé trois ans et six mois. L’expert en transformation numérique et en excellence opérationnelle a fait partie des effectifs de Microsoft 365 en occupant le poste d’administrateur entre mai 2019 et mai 2022.

Chez Skyone Télévision et Radio Général Mahefa Andriamampiadanaa officié comme manager entre novembre 2015 et novembre 2018. Que dire de son poste de Chief Executive Officer à Compurweb (avril 2011-novembre 2018) ? Ou encore de General Coordinator chez Communication Network Corporation de novembre 2015 à septembre 2016 ?

Le nouveau ministre du Développement numérique, des Postes et des Télécommunications séduit sur le papier. Reste maintenant à voir s’il sera à la hauteur des défis immenses qui l’attendent.

Selon un Digital Readiness Assessment (DRA) déployé par le Programme des Nations Unies (PNUD) en avril 2025, les principaux défis de Madagascar en matière de transformation numérique sont : l’accès limité aux infrastructures, le coût élevé de la connectivité, la fracture numérique en matière de compétences.

Le DRA rappelle toutefois que le pays dispose d’atouts notables, notamment : l’essor du mobile money, le dynamisme des startups locales, une volonté politique affirmée d’investir dans la digitalisation, et un vivier de ressources humaines disponibles pour combler les gaps.

L’Union internationale des télécommunications révèle qu’ environ 80 % de la population n’auraient pas accès à internet.

 

Gouvernement de la Refondation

 

 

Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo :

 

Ministre d’Etat auprès de la Présidence chargée de la Refondation : Lobo Hanitriniaina Razafimanantsoa

 

Ministre des Forces armées : Général de division : Maminirina Ely Razafitombo

 

Ministre des Affaires étrangères : Christine Razanamahasoa

 

Ministre de la Justice, Garde des sceaux : Fanirisoa Ernaivo

 

Ministre de l’Intérieur et de la décentralisation : Hanitra Velonjara Tiaray Rakotonandrasana

 

Ministre de l’Economie et des Finances : Herinjatovo Aimé Ramiarison

 

Ministre de l’Aménagement du territoire et des services fonciers : Général de division Lylison René de Roland

 

Ministre de la Santé publique : Dr Monira Managna

 

Ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique : Ndaohialy Ravonimanantsoa

 

Ministre de l’Education nationale : Karean Elys Hanitriniaina

 

Ministre de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle : Antonio Tsilefa

 

Ministre de l’Agriculture et de l’élevage : José Nirina Rasatarimanana

 

Ministre de l’Industrialisation et du développement du secteur privé : Andriniaina Rasoarahona

 

Ministre des Transports : Juste Crescent Raharisone

 

Ministre de l’Energie et des hydrocarbures : Ny Ando Ralitera

 

Ministre des Mines et des ressources stratégiques : Carl Andriamparany

 

Ministre des Travaux publics : Henri Jacob Razafindrianarivo

 

Ministre de la pêche et de l’économie bleue : Chan Kit Waye Jaco

 

Ministre de l’Environnement et du développement durable : Michael Manesimana

 

Ministre du Tourisme et de l’artisanat : Lucie Vololoniaina

 

Ministre de l’Eau, de l’Assainissement et de l’hygiène : Minosoa Anjaratiana Elia Razafindrianiaina

 

Ministre du Développement numérique, des postes et des télécommunications : Mahefa Andriamampiadana

 

Ministre de la Population et des solidarités : Sidonie Raharinirina

 

Ministre de la Jeunesse et des sports : Alain Désiré Rasambany

 

Ministre de la Communication et de la culture : Gascar Fenosoa Mandrindrarivony

 

Ministre délégué de la gendarmerie nationale : Général de divison Marima Bama

 

Par Jean Materne Zambo

Algérie : Le Comité scientifique et technique du Haut Commissariat à la numérisation inauguré pour accélérer la stratégie numérique 2030

[DIGITAL Business Africa] – Le gouvernement accueille officiellement un outil pour accélérer la transformation numérique. Le Comité scientifique et technique du Haut Commissariat à la numérisation (CSTHCN) a été inauguré jeudi 23 octobre 2025 à Alger à la faveur de la stratégie numérique 2030. L’instrument vise la formation de 500 000 spécialistes aux TIC d’ici 2030. La stratégie « Algérie numérique 2030 » devrait permettre de connecter l’ensemble des institutions publiques et de porter la contribution de l’économie numérique à 20 %.

Il s’agit d’un organe consultatif chargé d’orienter les politiques numériques nationales est composé de quinze membres. Tous des experts reconnus dans les domaines de la numérisation, des technologies de l’information, de l’intelligence artificielle, des mathématiques, de l’économie et des transactions financières. Trois d’entre eux sont issus de la diaspora.

Le Comité est chargé d’appuyer le gouvernement dans la définition et la mise en œuvre de sa stratégie numérique. Ses missions portent notamment sur la formulation de recommandations, l’évaluation des projets législatifs et réglementaires relatifs à la digitalisation, ainsi que la production d’études et de rapports prospectifs destinés à anticiper les mutations technologiques et leurs retombées économiques.

La Haut-Commissaire à la Digitalisation, Mariam Ben Mouloud a souligné que c’est « une nouvelle étape dans le processus de transformation numérique ».

Pour elle l’implication de ces membres du CSTHCN permettra d’investir dans le capital humain dont l’Algérie regorge, et d’assurer un rôle de conseil pour le gouvernorat.

Mariam Ben Mouloud espère aussi que le Comité contribuera « efficacement à l’orientation des politiques numériques nationales et au suivi de leur mise en œuvre.

Par Jean Materne Zambo

E-commerce : Les emplois menacés chez Amazon en cas de suppression de 30 000 postes au profit de l’IA

[DIGITAL Business Africa] – Le deuxième employeur américain ne cache plus son faible pour l’intelligence artificielle. Connue pour utiliser des robots dans ses entrepôts à la place des humains, Amazon veut supprimer 30 000 postes. L’information s’est rapidement répandue sur internet ce 28 octobre 2025 même si l’entreprise n’a pas confirmé l’information. Mais en en juin 2025, Andy Jassy, directeur général du groupe, avait déjà annoncé que l’intelligence artificielle allait réduire des postes dans les bureaux de l’entreprise.

Cette réduction d’effectifs pourrait toucher principalement les fonctions supports et stratégiques : ressources humaines, publicité, management intermédiaire. Cela représenterait environ 10 % des effectifs administratifs d’Amazon, qui cumulent 350 000 salariés au total, mais restent marginaux au regard du 1,55 million d’employés que compte l’entreprise dans le monde.

Le Wall Street Journal rapporte que le géant du E-commerce fait face à un certain nombre d’aléas qui l’obligeraient à serrer la ceinture.

« La hausse des prix, un marché du travail plus tendu et les aléas de la guerre commerciale menée par le président Trump ont poussé les chefs d’entreprise à chercher des moyens de se serrer la ceinture sans nuire à la croissance. »

Cette suppression de postes, si elle est mise à exécution, sera la plus grande vague de licenciements depuis l’hiver 2022-2023, où 27 000 postes avaient déjà été supprimés. Les divisions touchées étaient consacrées aux appareils électroniques, à la communication ou encore aux podcasts. La nouvelle vague pourrait toucher les ressources humaines (People Experience and Technology), ainsi que les départements Appareils et services (Devices and Services) et Opérations (Operations), précisent plusieurs sources.

D’après le New York Times, le groupe pourrait renoncer à plus de 160 000 embauches d’ici 2027

En Afrique, Amazon compte atteindre certains objectifs à l’horizon 2029. À l’occasion du AWS Summit 2024 à Johannesburg en Afrique du Sud, la firme technologique américaine Amazon Web Service  avait annoncé un investissement de 1,7 milliard USD supplémentaires sur le continent. L’objectif est d’étendre ses services cloud et intelligence artificielle sur le continent d’ici 2029.

Chris Erasmus, DG d’AWS pour l’Afrique du Sud avait indiqué que l’entreprise compte plus de 6000 partenaires qui l’ aident à construire et à fournir sa valeur commerciale.

Par Jean Materne Zambo

Présidentielle/Cameroun : Paul Biya réélu avec les mêmes chiffres des réseaux sociaux

[DIGITAL Business Africa] – Le président sortant Paul Biya rempile et s’apprête à amorcer un huitième mandat. Selon le verdict du Conseil constitutionnel, le candidat du RDPC récolte 53,66 % des suffrages. Un chiffre qui était en circulation sur les réseaux sociaux et les plateaux de télévision avant même la proclamation officielle des résultats

 

Les résultats officiels et officieux

 

1- Paul Biya: 53,66 %

2- Issa Tchiroma: 35,19 %

3- Cabral Libii: 3,41 %

4- Bello BOUBA: 2,45 %

5- Tamaïno Ndam Njoya: 1,66 %

6- Joshua Osih: 1,21 %

7- Ateki Caxton: 0,87 %

8- Hiram Iyodi: 0,40 %

9- Serge Espoir Matomba: 0,35 %

10- Bougha: Hagbe Jacques: 0,30 %

11- Pierre Kwemo: 0,28 %

12- Akere Muna: 0,22%

Rappelez-vous que le même scénario s’est produit pour la liste des candidats retenus à concourir pour cette élection présidentielle. Quelques heures avant le rendu de la copie du Conseil électoral, un individu bien identifié avait publié la liste des candidats retenus. Cela au mépris de la loi. D’abord, la circulaire Nᵒ 003 / CAB / PM DU 28 mars 2018 relative à la gestion des documents et données confidentiels de l’État et des organismes du secteur public qui avait été signée par le Premier ministre (PM), Philémon Yang.

Et ensuite, la loi décret Nᵒ 94/199 DU 07 OCTOBRE 1994 portant statut général de la Fonction publique de l’État, en son article 41.

Art (1) «Présidentielle/Cameroun : Paul Biya réélu avec les mêmes chiffres en circulation sur les réseaux sociaux Tout fonctionnaire doit faire preuve de discrétion professionnelle pour tout ce qui concerne les faits, informations ou documents dont il a eu connaissance dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de ses fonctions. En dehors des cas expressément prévus par les textes en vigueur, le fonctionnaire ne peut être délié de cette obligation que par une décision expresse de l’autorité dont il relève ».

L’alinéa 2 de cette loi précise : « Tout détournement, toute soustraction de pièces ou de documents de service sont formellement interdits. Il en est de même de leur communication ou de leur reproduction, à moins qu’elles ne soient exécutées pour raison de service et dans les formes prescrites par les textes en vigueur ».

Cette énième entorse à la loi amène à se poser ma question de savoir si on peut encore parler de sacralité ou d’information top secret au Cameroun.

Par Jean Materne Zambo  

Web : Le trafic sur Wikipédia chute à cause de L’IA et des médias sociaux

[DIGITAL Business Africa] – Wikipedia porte les stigmates de l’intelligence artificielle et des médias sociaux. L’encyclopédie numérique gratuite chute de 8 % selon les données publiées par la Wikimedia Foundation dans un rapport du 17 octobre 2025. La cause de cette baisse du trafic est simple : les utilisateurs ne se rendent plus autant sur le site pour chercher directement l’information. En témoigne Marshall Miller, son directeur senior du produit.

“Nous pensons que ces baisses reflètent l’impact de l’IA générative et des médias sociaux sur la façon dont les gens cherchent l’information”, explique Wikimedia, “spécialement avec les moteurs de recherche qui fournissent directement des réponses, souvent tirées de contenus de Wikipedia”.

En effet, les moteurs de recherche intègrent désormais des réponses générées par l’IA, notamment l’AI Mode de Google, sans rediriger l’utilisateur vers la source. D’autre part, une partie des jeunes internautes privilégient désormais les réseaux sociaux et les plateformes de vidéos comme TikTok ou YouTube pour s’informer.

Wikipedia accuse des bots de vampiriser son contenu, puis présente des réponses grâce à ce contenu, mais sans que les utilisateurs ne se rendent plus sur l’encyclopédie en ligne.

Mais Marshall Miller, son directeur senior du produit chez Wikipedia se montre fairplay.

« Nous accueillons favorablement les nouvelles façons d’acquérir des connaissances. Cependant, les masters de français, les chatbots IA, les moteurs de recherche et les plateformes sociales qui utilisent le contenu de Wikipédia doivent encourager davantage de visiteurs, afin que le savoir gratuit dont dépendent tant de personnes et de plateformes puisse continuer à circuler durablement.

 

Cette baisse du trafic entraîne des conséquences tant sur les données que sur l’appui financier.

 

“Avec moins de visites sur Wikipédia, moins de bénévoles peuvent enrichir et enrichir le contenu, et moins de donateurs individuels peuvent soutenir ce travail. Wikipédia est le seul site de cette envergure à respecter des normes de vérifiabilité, de neutralité et de transparence qui alimentent l’information sur Internet, et il continue d’être essentiel aux besoins d’information quotidiens des citoyens, et ce, de manière inédite ».

Et de proposer :

“Pour que les citoyens aient confiance dans les informations partagées sur Internet, les plateformes doivent indiquer clairement leur source et multiplier les possibilités de consultation et d’utilisation de ces sources ».

Avant cette chute, Wikipedia revendiquait 15 milliards de vues par mois, 64 millions d’articles dans plus de 300 langues, 342 modifications apportées chaque minute.

Par Jean Materne Zambo, source : Wikipedia

Cameroun : Des lanceurs d’alerte incitent au lynchage de leurs compatriotes, l’ ANTIC aux aguets 

[DIGITAL Business Africa] – L’armée numérique fait feu de tout bois. En faxé, des forces de maintien de l’ordre droite sur leurs bottes. La crise postélectorale s’enlise alors même que le Conseil électoral proclame les résultats de l’élection présidentielle ce 27 octobre 2025.

Sur les réseaux sociaux, c’est le Far West. Les lanceurs d’alerte semblent dicter leur loi. Les opérations sont planifiées, avec un seul objectif : revendiquer pacifiquement la présumée victoire du candidat du FSNC Issa Tchiroma Bakary. Mais à l’observation ce sont des actes de vandalisme qui ont cours.

Comme dans un État normal, la force revient toujours à la loi. Les forces de maintien de l’ordre, à savoir la gendarmerie et la police, dans la mesure du possible, encadrent les manifestations sur toute l’étendue du territoire. Tir de sommation, gaz lacrymogènes, jet d’eau avec pression sont entre autres les moyens utilisés par les FMO.

Dans la journée du 25 au 26, quelques échauffourées entre des manifestants et des FMO ont, selon les autorités, coûté la vie à quatre individus. Sur la toile, les responsables sont identifiés. Un officier supérieur de la Gendarmerie nationale est pointé du doigt, accusé d’avoir ôté la vie à un manifestant à Douala. Ce qui a créé une vague d’indignation sur la toile.

Suite à ces incidents, les lanceurs d’alerte ont instruit des internautes de retrouver le domicile de l’office concerné. Il faut noter que dans certaines localités, des populations se sont montrées hostiles à toute manifestation. Certaines langues disent que cet acte jugé républicain est le fait des militants du parti politique PCRN en lice dans cette élection.

Ces personnes également sont prises pour cible sur les réseaux sociaux. Y compris des journalistes qui, dès l’entame du processus électoral, se sont montrés partisans du président sortant, Paul Biya.

Ces appels au lynchage en ligne sont en réalité une forme de harcèlement ou d’incitation à la violence contre une personne sur internet. Ils peuvent êtres signalés via les numéros de l’ Agence des Technologies de l’Information et de la Communication ( ANTIC) +237 6 94 40 58 68 (ou +237 6 94 40 58 66 ou son site web : antic.cm

L’ ANTIC peut permettre une intervention d’urgence de la police ou de la gendarmerie.

Par Jean Materne Zambo

Coopération : Le Danemark promet 12 millions d’euros au Nigéria pour soutenir le programme 3MTT 

[DIGITAL Business Africa] – Le Nigeria et le Danemark renforcent leur coopération numérique. Les deux pays ont signé un protocole d’accord sur les infrastructures technologiques lors de la quatrième édition du « NORDIC Nigeria Connect », qui s’est tenue le mardi 21 octobre 2025 à Lagos.

Le ministre nigérian des Communications, de l’Innovation et de l’Économie numérique, Bosun Tijani, (sur son compte X) donne les détails de l’accord.

« Nous travaillerons ensemble à l’expansion des infrastructures à large bande, à la mise en œuvre de solutions de gouvernance numérique intelligente et à la création de passerelles permettant aux talents technologiques nigérians de contribuer aux entreprises danoises, tant à distance qu’en présentiel ».

L’autre bonne nouvelle de cet accord est que le Danemark s’engage à soutenir le programme 3MTT Nigeria, à travers un financement de 12 millions d’euros via l’Union européenne.

 

À propos du programme 3MTT

 

Le programme 3 Million Technical Talent (3MTT), élément essentiel du programme Renewed Hope, vise à renforcer l’infrastructure technique du Nigéria afin de propulser notre économie numérique et de positionner le pays comme exportateur net de talents. La première phase du programme, menée en collaboration avec la NITDA, impliquera de multiples acteurs, notamment des boursiers, des organismes de formation, des partenaires et des organismes de placement.

La première phase du programme a débuté en décembre 2023, avec la sélection de 30 000 boursiers répartis dans les 36 États et le FCT. Ces boursiers ont suivi un parcours d’apprentissage intensif comprenant des cours en ligne à rythme libre et des sessions d’apprentissage pratique en présentiel, dispensées en partenariat avec plus de 120 organisations.

La deuxième phase du programme formera 270 000 talents techniques répartis en trois cohortes de 60 000, 90 000 et 120 000 respectivement. Le programme 3MTT est mis en œuvre en collaboration avec des centaines de pôles d’apprentissage appliqué, des gouvernements d’État, des agences de développement et d’autres acteurs clés.

Par Jean Materne Zambo, source: 3MTT

Gabon : Le budget du MENDI passe de 32 à 82 milliards de FCFA, le projet de digitalisation des caisses avance

[DIGITAL Business Africa] – Le lancement officiel de la digitalisation des caisses devra encore patienter. Pour l’heure, le ministère de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation est concentré sur la finalisation du lancement de la phase pilote du projet.

Mark-Alexandre Doumba, ministre de l’Économie numérique, de la Digitalisation, a présidé, le mercredi 22 octobre 2025, une séance de travail en vue de finaliser le lancement de la phase pilote de la digitalisation des caisses. Trois partenaires du projet ont répondu présent à ces travaux. Notamment l’ANINF, la CNAMGS, la CNSS et un représentant des Impôts.

Le projet de digitalisation des caisses s’inscrit dans la politique de modernisation et de digitalisation de l’administration publique, prônée par le chef de l’État, S.E. Brice Clotaire Oligui Nguema.

Durant les échanges, la plateforme technique du projet a été passée en revue. Un chronogramme opérationnel des activités a été défini. Le début de la phase est fixé au 30 octobre 2025. Elle s’étendra jusqu’au 15 décembre 2025, avant le lancement officiel du projet de digitalisation des caisses qui est prévu en janvier 2026.

Bien avant de rencontrer l’ANINF, la CNAMGS, la CNSS et un représentant des Impôts, Mark-Alexandre Doumba a fait un tour au Parlement de transition pour le projet de loi de finances 2026. Le MENDI a présenté, ce 19 octobre 2025, le projet de loi de finances 2026 (PLF 2026).

Le a défendu le budget du MENDI qui connaît une progression exceptionnelle, passant de 32 milliards FCFA en 2024 à 82 milliards FCFA en 2026.

Selon le MENDI, « cette hausse traduit la volonté du Gouvernement d’accélérer la transformation numérique du pays, à travers le renforcement de l’écosystème entrepreneurial numérique, le déploiement des infrastructures digitales et la promotion d’une véritable acculturation au numérique sur l’ensemble du territoire ».

En clair, l’enveloppe permettra de moderniser les services publics, de faciliter l’accès des citoyens aux démarches administratives, et de stimuler l’innovation dans toutes les régions du pays. Elle contribuera aussi à l’émergence d’une économie numérique plus inclusive, capable de créer des emplois et d’attirer les jeunes vers des filières d’avenir.

Par Jean Materne Zambo

Identification/Congo : L’ARPCE donne 2 mois aux opérateurs pour améliorer leurs processus de conformité

[DIGITAL Business Africa] – Deux mois. C’est le temps imparti aux opérateurs de téléphonie mobile du Congo pour améliorer « significativement » leurs processus de conformité. La décision a été prise lors d’une réunion de présentation des résultats de la mission d’identification des abonnés, tenue le 21 août 2025.

Présidée par le directeur général de l’Agence de Régulation des Postes et des Communications Électroniques (ARPCE), la rencontre a connu la présence des patrons des deux principaux opérateurs de téléphonie mobile, MTN et Airtel Congo, ainsi que du directeur des Réseaux et Services de Communications électroniques (DRSCE), Benjamin Moundza.

Prenant la parole, Benjamin Moundza a exposé les conclusions de l’enquête menée du 25 juillet au 29 août 2025 dans 18 localités du pays. Les débats se sont concentrés sur les résultats de cette mission terrain et sur les mesures correctives à mettre en place afin de renforcer l’efficacité, la fiabilité et la conformité du système d’identification à l’échelle nationale.

Selon les résultats d’une enquête menée par l’Agence de régulation des postes et des communications électroniques (ARPCE), le taux d’identification des abonnés à la téléphonie mobile au Congo a enregistré une nette régression cette année. Seulement 9,13 % des cartes SIM identifiées ont été correctement activées, contre 13,20 % en 2024. Une baisse qui n’arrange personne. Que ce soit le régulateur, les opérateurs ou le consommateur.

« L’identification des abonnés de la téléphonie mobile est un processus réglementaire, lors de l’achat d’une carte SIM. Cette procédure vise à lutter contre les activités illégales comme la cybercriminalité, à garantir la sécurité des réseaux, à permettre la traçabilité des appels et à aider les autorités à retrouver les auteurs d’actes criminels. S’identifier, c’est protéger ses données en adoptant les bons réflexes dès l’achat de sa SIM », rappelle l’ARCEP.

Le directeur général d’Airtel Congo, Djibril Tobe, au nom des opérateurs a promis de rectifier le tir.

« Il est de notre responsabilité de garantir que tous les abonnés soient identifiés conformément à la loi. Nous allons agir avec rigueur pour que tous les acteurs, y compris les revendeurs, respectent la réglementation », a-t-il déclaré.

Les opérateurs envisagent de renforcer les contrôles sur la chaîne de distribution et de mettre en place des mesures disciplinaires pour prévenir toute récidive. L’objectif, selon le directeur général d’Airtel, est clair : « Garantir la sécurité du réseau, protéger les utilisateurs et rétablir la confiance entre le régulateur, les opérateurs et les abonnés », a-t-il dit.

D’après Djibril Tobe, ces manquements décriés par le régulateur des télécommunications sont dus à plusieurs difficultés. Notamment les chaînes de distribution, souvent composées de petites entreprises indépendantes. Le directeur général d’Airtel Congo a aussi annoncé que des sanctions seront désormais appliquées contre tout revendeur ne respectant pas les procédures d’identification.

Par Jean Materne Zambo, sources : ARPCE, adiac-congo.com

 

Fibre optique : L’interconnexion RDC-Tanzanie pourrait générer 1 à 2 milliards $ sur 10 ans

[DIGITAL Business Africa] – Les localités de Kalemie (RDC) et de Kigoma (Tanzanie) seront bientôt reliées par fibre optique à travers le lac Tanganyika. Résolution prise par le directeur général de la Société congolaise de fibre optique (SOCOF), Prosper Ghislain Mpeye, et Moremi Marwa, directeur général de la TTCL, et l’ingénieur Leo Magomba, du ministère tanzanien des TIC ce 20 octobre 2025.

Le partenariat vise à offrir aux provinces de l’Est congolais un accès rapide et fiable à internet, tout en consolidant la place de la Tanzanie comme hub numérique de l’Afrique de l’Est.

D’une longueur de 160 à 186 kilomètres, ce câble sous-marin devrait être capable de transporter 100 gigabits par seconde, extensible à plusieurs térabits.

Les partenaires annoncent une réduction de 50 % des coûts de bande passante pour la RDC. Ce qui devrait favoriser la croissance du commerce électronique, le traitement des données minières et l’essor des services numériques locaux.

Selon les estimations, le projet pourrait générer une valeur économique régionale de 1 à 2 milliards de dollars sur la prochaine décennie.

Le budget du projet est estimé entre 15 et 20 millions de dollars. Les travaux de mise en œuvre devraient débuter au premier trimestre 2026, pour une mise en service complète fin 2027.

Le projet associe d’autres opérateurs tels que Bandwidth and Cloud Services Group (BCS) Ltd, société mauricienne spécialisée dans les infrastructures numériques.

Par Jean Materne Zambo

Présidentielle/Cameroun : Graves perturbations d’internet à quelques jours de la proclamation des résultats

[DIGITAL Business Africa] – La connexion internet a été rétablie après des perturbations observées. En cette matinée du 23 octobre 2025, plusieurs localités du Cameroun ont été privées d’internet. Impossible de consulter son compte Gmail, de partager un contenu sur les différents réseaux de communications, notamment Facebook, WhatsApp entre autres, d’ouvrir un navigateur et donc d’effectuer une transaction financière en ligne ou une recherche. L’économie numérique a pris un coup.

Falk Litane, commentant une publication sur Facebook, prévient :

« Les opérateurs qui offrent ces services devraient se préparer à payer des milliards aux utilisateurs d’internet. Des plaintes pourraient être déposées à l’international. Opération « Tu coupes mon internet, pour chaque seconde, tu me reverseras 10 000 FCFA. » Voilà ! » propose-t-il.

Comme lui, d’autres internautes condamnent cet incident qui les a empêchés de jouir de leur droit à l’accès au numérique tel que reconnu par la loi sur les communications électroniques (nᵒ 2010/013). Celle-ci garantit la possibilité de se raccorder aux réseaux publics et d’accéder aux services de communication électroniques de base.

MTN Cameroon évoque « un incident sur le cable à fibre optique West Africa Cable System (WACS), l’internet est momentanément perturbé ».

CAMTEL évoque incident dû à un problème technique sur les équipements du câble WACS à Batoke (LIMBE).

Orange Cameroun, quant lui, parle d’un sur la fibre d’accès à l’international. Sans toutefois donner des précisions sur le câble concerné. Rappelons que le Cameroun est connecté à l’international par trois câbles : SAIL (South Atlantic Inter Link) qui relie directement le Cameroun (Kribi) au Brésil (Fortaleza). Il a été déployé en 2018. WACS (West African Cable System) qui relie le Cameroun à la Grande-Bretagne via plusieurs pays de la côte Ouest africaine. Il est le second câble sous-marin à desservir le pays après le SAT-3. Et SAT-3/WASC/SAFE. À travers lui, le Cameroun est connecté via son point d’atterrissement à Douala.

Le Cameroun est aussi un acteur clé du projet Central Africa Backbone (CAB), qui vise à interconnecter tous les pays de la Cemac.

Pour contourner cette restriction, plusieurs utilisateurs recourent au réseau privé virtuel (VPN), qui est une connexion privée entre votre appareil et le reste d’Internet. Il faut rappeler qu’un VPN à la base, ce n’est qu’un réseau privé virtuel, un tunnel créé entre deux équipements, permettant l’échange de données de façon sécurisée en étant chiffré.

L’autre technologie utilisée lors de cette coupure est la connexion internet par satellite Starlink. Quoique l’opérateur n’ait pas encore reçu de licence d’exploitation au Cameroun.

Cette situation de privation d’internet rappelle la coupure d’internet de 2017 dans les régions du Nord-Ouest et du Sshtag #BringBackOurInternet.

L’économie numérique n’est pas le seul secteur a avoir tourné au ralenti, ce 23 octobre 2025. Des commerces et des établissements scolaires n’ont pas ouvert. Certaines petites entreprises ont gardé la clef sous le paillasson par crainte de tensions liées à la proclamation des résultats de l’élection présidentielle. Initialement prévue ce jeudi 23 octobre 2025, selon plusieurs sources, la proclamation a été repoussée à lundi 27 octobre 2025 par le Conseil constitutionnel.

Par Jean Materne Zambo

Tchad : Le point sur l’audit historique de la qualité de service mené par l’ARCEP

[DIGITAL Business Africa] – L’ARCEP boucle son 15ᵉ audit national de la qualité de service. Le tout premier d’une telle envergure. Les équipes de l’Autorité de Régulation, des Communications électroniques et des Postes sont à pied d’œuvre depuis le 22 septembre 2025. Ceci pour garantir aux populations un réseau plus fiable, plus accessible et conforme. Le bilan est satisfaisant d’après le régulateur.

« Les résultats révèlent une meilleure stabilité du signal dans plusieurs centres urbains, traduisant les efforts d’investissement des opérateurs. Toutefois, des zones de faiblesse subsistent, principalement liées à l’énergie, aux infrastructures vieillissantes et à la couverture irrégulière sur certains axes ».

En effet, deux équipes étaient déployées aux extrémités du pays. La première dans la partie nord du pays a parcouru les provinces du Hadjer-Lamis, du Lac et du Kanem, du Barh el Gazal et du Borkou. Les missions ont noté que la couverture est assurée sur 12 axes routiers stratégiques reliant les localités traversées.

 

Données globales au Nord

 

– 254 points de mesure, soit 254 tests statiques et 254 tests dynamiques

– 6 237 km de routes et zones urbaines couverts.

– 52 sites techniques visités

– 47 villes auditées à travers 13 provinces : Ennedi-Ouest, Ennedi-Est, Kanem, Wadi Fira, Borkou, Barh El-Gazel, Ouaddaï, Sila, Lac, Hadjer-Lamis, Batha, Guéra et Salamat

Quant à la partie sud du pays, la mission a couvert 20 points dans les provinces du Chari-Baguirmi et du Mayo-Kebbi Est. Les axes routiers Mandalia-Guelendeng et Guelendeng-Bongor sont, d’après les équipes, totalement couverts.

 

Données globales au Sud

 

– 209 points de mesure, comprenant 209 tests statiques et 209 tests dynamiques

– 29 axes routiers et 29 villes couverts

– 30 localités auditées, notamment Mandalia, Guelendeng, Bongor, Kélo, Pala, Lagon, Léré, Gounougaya, Pont Carol, Bénoye, Moundou, Béinamar, Kouteré, Bébédjia, Doba, Goré, Béboto, Bedjodo, Goundi, Koumra, Bedaya, Danamadji, Sarh, Kyabé, Baïkoro, Krim-Krim, Loumia, Dourbali et Massénya.

Ce 15ᵉ audit national de la qualité de service a permis d’évaluer de manière concrète la performance réelle des réseaux et d’identifier les zones nécessitant une amélioration prioritaire. La qualité du réseau s’étant dégradée et ayant impacté directement l’expérience des utilisateurs, en contradiction avec les résultats annoncés.

Au terme d’une réunion de travail présidée par le régulateur début octobre 2025, un engagement fort a été pris. Le directeur général de l’ARCEP, Haliki Choua Mahamat a réaffirmé la disponibilité constante de l’ARCEP et de ses équipes techniques pour accompagner les opérateurs dans la mise en œuvre de leurs projets d’investissement, tout en garantissant un suivi rapproché et rigoureux des engagements pris.

Par Jean Materne Zambo, source : ARCEP

 

 

Web : OpenAI lance son navigateur « ChatGPT Atlas » pour assommer Google

[DIGITAL Business Africa] – La guerre des géants Google et OpenAI monte d’un cran. L’entreprise de Sam Altman, OpenAI, compte bien donner le coup de grâce à Google. La première version de « ChatGPT Atlas » a été lancée ce 21 octobre 2025 dans le but de fournir aux utilisateurs des réponses instantanées, des suggestions plus intelligentes.

Le navigateur ChatGPT Atlas est basé sur le modèle d’intelligence artificielle. Ainsi la barre de recherche et les adresses URL pourraient-elles disparaître au profit d’une « expérience de conversation (chat) au sein d’un navigateur web », envisage Sam Altman, patron d’OpenAI.

La première version de ChatGPT Atlas est, pour l’heure, disponible seulement sur Mac ( Apple). ChatGPT Atlas intègre le bot dans une barre latérale. Ce qui permet à l’IA générative de scanner la page consultée et de fournir une aide contextuelle, sans avoir à copier-coller entre les onglets, explique OpenAI.

Pour les abonnés payants, un agent IA pourra prendre la navigation en main, contrôler le curseur et réserver un vol, remplir un formulaire ou éditer un document.

« Vous pouvez décider des sites que ChatGPT peut voir, effacer votre historique de navigation, parcourir le Web incognito et gérer les éléments mémorisés du navigateur à tout moment », indique OpenAI.

Selon le site tf1.fr, OpenAI revendique environ 800 millions d’utilisateurs hebdomadaires, soit 10 % de la population mondiale.

 

Origine du conflit

 

C’est en 2022 qu’ OpenAI a lancé officiellement ChatGPT. Un chatbot qui a appris plusieurs personnes à ne plus mener des recherches sur Google et d’autres navigateurs.

Google va répliquer un an après en lançant Bard en 2023. L’outil selon des experts est prometteur sur le papier, mais est rapidement trahi par des erreurs et sa lenteur. Quelques mois plus tard, Bard disparaît. Il est remplacé par Gemini, une nouvelle génération censée rivaliser avec ChatGPT.

OpenAI frappe dans le foulée, en lançant Sora 2. L’ outil de création de vidéos basé sur l’intelligence artificielle permet aussi à l’utilisateur de cloner sa voix et son visage pour s’incruster n’importe où au départ d’une simple phrase descriptive. OpenAI repousse les limites encore plus loin avec un rendu, des mouvements, des transitions, comme si on était tout dans un studio de cinéma.

La riposte de Google ne s’est pas fait attendre. Google répondra à son tour avec Veo 3.1, qui offre désormais des formats d’image configurables en paysage 16:9 et portrait 9:16.

Par Jean Materne Zambo

 

 

Maroc : Les enfants formés au numérique et à l’ IA pour accompagner  la transition numérique du pays

[DIGITAL Business Africa] – Les enfants auront leur partition à jouer dans la  transformation numérique du Maroc. Le gouvernement, en collaboration avec l’ UNESCO, a lancé, lundi 20 octobre 2025 à Tanger, un programme national d’apprentissage du numérique et de l’intelligence artificielle destinés aux enfants.

C’était au cours d’une cérémonie co-présidée par la ministre de la Transition Numérique et de la Réforme de l’Administration, Amal El Fallah Seghrouchni, et son homologue  de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Mohamed Mehdi Bensaid. Cette initiative a pour ambition d’ancrer la culture technologique, de réduire la fracture numérique et de bâtir un système de formation capable de répondre aux transformations accélérées du monde digital.

Le programme national de formation au numérique et à l’intelligence artificielle sera déployé dans les 12 régions. La première phase, lancée simultanément dans les douze régions du Royaume, repose sur une pédagogie interactive favorisant la créativité, la logique et la pensée critique.

Les enfants y découvrent les fondamentaux du numérique et de l’intelligence artificielle à travers des ateliers ludiques et des exercices pratiques.

Soixante-cinq formateurs, issus des Maisons des Jeunes et formés à l’Université Mohammed VI Polytechnique, encadrent ces premiers ateliers.

Le programme sera progressivement étendu à l’ensemble des Maisons des Jeunes après évaluation de la phase pilote.

Le programme est alignée sur la stratégie « Maroc Digital 2030 ». La Digital Morocco 2030 avait été officiellement lancée à Rabat en septembre 2024. Elle a pour objectif d’impulser une dynamique à l’économie numérique à la faveur de la création de 240.000 emplois directs et la contribution au produit intérieur brut (PIB) en 2030, en plus d’ériger le Royaume en un pays numériquement productif.

Par Jean Materne Zambo 

RD Congo : Le gouvernement dément toute attaque des systèmes informatiques de certaines institutions

[DIGITAL Business Africa] – Aucune cyberattaque  des institutions étatiques détectée.  C’est l’assurance que donne le ministère de l’Économie numérique via un communiqué publié ce 18 octobre 2025.  Joseph Kazadi Mamba, conseiller en charge de la Communication au ministère de l’Économie numérique, a démenti une prétendue « attaque informatique » des institutions républicaines.

D’après les rumeurs en circulation sur les réseaux sociaux, la présidence de la République et la Banque centrale du Congo auraient été prises pour cibles. « Une campagne de désinformation et de déstabilisation est actuellement en cours sur les réseaux sociaux, véhiculant de fausses allégations faisant état d’une attaque des systèmes informatiques de certaines institutions de la République ».

Le communiqué garantit cependant la mobilisation des structures nationales de cybersécurité et des partenaires techniques, qui assurent une veille permanente.

Le communiqué appelle les internautes à plus de vigilance face aux nouvelles en ligne. Car c’est la confiance en les infrastructures numériques publiques qui est écornée.

« La propagation intentionnelle de fausses informations susceptibles de semer la panique ou de porter atteinte à la stabilité des institutions constitue une infraction sanctionnée par les lois en vigueur », rappelle Joseph K. Mamba.

En RDC, les contenus mensongers sont prohibés par la loi. L’article 360 du Code du numérique prévoit des peines de prison de 1 à 6 mois et/ou une amende de 500 000 à 1 000 000 de francs congolais pour toute personne qui initie ou relaie une fausse information contre une autre personne.

Par Jean Materne Zambo