[DIGITAL Business Africa] – Désormais, les services postaux et administratifs seront accessibles depuis un smartphone. L’Office National de l’État Civil et de l’Identification (ONECI) et La Poste de Côte d’Ivoire ont procédé au lancement officiel de MaPoste.
Il s’agit d’une application destinée à offrir à chaque citoyen disposant d’un Numéro National d’Identification (NNI) la possibilité d’accéder à une boîte postale numérique directement depuis son smartphone.
Une boîte postale numérique (ou virtuelle) permet de recevoir, gérer et consulter son courrier physique (lettres, colis) en ligne, via un scanner qui numérise le contenu reçu dans une adresse physique réelle. Elle offre des options de réexpédition, de destruction, ou de consultation à distance. Cela permet d’avoir une adresse stable, une gestion centralisée du courrier depuis n’importe où, une meilleure sécurité, et renforce la crédibilité des entreprises sans nécessiter de présence physique constante
Mais quatre jours après le lancement de l’application MaPoste, son site Web reste inaccessible. Sur le site, il est annoncé des travaux de maintenance.
Objectif : offrir aux usagers une expérience simplifiée, sécurisée et conforme aux exigences légales. L’application permet notamment de :
• Demander et suivre en ligne des documents administratifs (actes de naissance, mariage, certificat de nationalité, casier judiciaire, certificats de résidence, etc.), via une interface intégrée ou interconnectée à Documents.ci, avec authentification par le NNI
• Souscrire, gérer ou sécuriser une boîte postale (classique ou digitale) rattachée de manière unique à l’identité légale du titulaire,
• Suivre ses courriers, colis et envois recommandés, avec une traçabilité renforcée et une réduction significative des risques d’usurpation d’identité,
• Acheter des timbres et accéder à des services postaux dématérialisés,
• Accéder à des services e-commerce, financiers et logistiques, reposant sur une identification fiable et interopérable,
• Et bien d’autres prestations quotidiennes à forte valeur ajoutée.
La cérémonie, organisée l’Hôtel à Azalaï de Marcory, a réuni les dirigeants de plusieurs institutions clés de la transformation digitale en Côte d’Ivoire, parmi lesquelles l’Autorité de Régulation des Télécommunications/TIC (ARTCI), l’Agence Nationale du Service Universel des Télécommunications/TIC (ANSUT), l’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (ANSSI) et le Centre de Promotion des Investissements en Côte d’Ivoire (CEPICI)..
[DIGITAL Business Africa] – Le Dr Michel Boukar livre un cours magistral sur la transformation numérique à la 4ᵉ édition de « Le Conciliabule ». Organisé ce 17 janvier 2025 par Hegemon Conseil à l’École nationale d’Administration (ENA), l’événement a réuni des décideurs publics, des experts et des acteurs du secteur numérique. Thème : « Accélérer la transformation numérique du Tchad : quels leviers pour un développement inclusif, productif et durable ? »
Le ministre des Télécommunications, de l’Économie numérique et de la Digitalisation de l’Administration, Dr Michel Boukar, s’est appesanti sur la connectivité, les infrastructures numériques et l’énergie, qu’il a identifiées comme des leviers stratégiques incontournables pour une transformation numérique accélérée et inclusive.
Au Tchad, comme ailleurs, la connectivité est vue comme un levier pour l’éducation, la résilience et la transformation économique.Jusqu’en 2025, 3 015 kilomètres de fibre optique ont été déployés à travers le pays. Parmi les tronçons majeurs réalisés figurent les liaisons N’Djamena–Mbéré (870 km), N’Djamena–Adré (1 142 km), et le réseau métropolitain de la capitale N’Djamena (1 003 km). D’autres villes bénéficient également d’un maillage de 267 km.
À cela s’ajoutent 3 009 kilomètres en cours de réalisation, couvrant les axes stratégiques Massaguet–Doboua (509 km), Doba–Abeché–Iriba (1 200 km), Kalait–Faya–Fada (525 km) et Abeché–Amjarass–Iriba (775 km).
Un projet à plus long terme prévoit 7 980 kilomètres de fibre supplémentaires pour connecter des corridors essentiels comme N’Djamena–Guelendeng–Bousso–Sahr, Amdjarass–Mourdi–Koufra et Ngoura–Ati–Oum-Hadjer.
L’autre corde ajoutée à l’arc du Tchad est Starlink. En novembre 2024, le Tchad a officiellement autorisé Starlink, le service Internet par satellite de SpaceX, à opérer sur son territoire. Starlink a pour mission d’améliorer l’accès à Internet, notamment dans les zones rurales et enclavées où les infrastructures terrestres sont limitées.
Le Tchad compte faire passer son taux d’accès à Internet de 11 % à 40 % d’ici 2026, d’après plusieurs sources. Toutefois, le Tchad reste dépendant de ses voisins pour la connectivité internationale, rendant le réseau sensible aux perturbations régionales.
Pour ce qui est de l’énergie, le Tchad multiplie les actions pour renforcer l’accès à une électricité stable et durable. Le pays vient de signer le 11 janvier 2026 un partenariat avec l’entreprise chinoise Luanquin International. Avec ce partenariat, le Tchad bénéficiera d’un don chinois de 200 MW d’énergie solaire, répartis sur 15 minicentrales photovoltaïques.
Dans la localité de Dinio, à N’Djamena, une centrale photovoltaïque de 50 MW de capacités devrait voir le jour sous peu. La pose de la première pierre a eu lieu en décembre 2024.
À côté de la centrale de Dinio, le Projet d’Interconnexion électrique (PIRECT). D’une ligne de 225 kV, il relie Ngaoundéré (Cameroun) à N’Djamena (Tchad) pour exporter l’hydroélectricité du barrage de Nachtigal vers le Tchad. Le projet vise à améliorer l’accès à l’électricité, réduire les coûts énergétiques, et favoriser l’intégration régionale. Sa mise en service est prévue vers 2027 pour une capacité initiale de 100 MW.
[DIGITAL Business Africa] – Une publication largement relayée sur Facebook le 13 janvier 2026 affirme qu’à l’occasion du lancement officiel du Budget de l’État 2026 à Ngaoundéré (Cameroun), « les créateurs de contenus et autres utilisateurs des réseaux sociaux payeront désormais les impôts en fonction des publicités, des revenus générés et du nombre d’abonnés ». Cette affirmation attribuée au ministre des Finances, Louis-Paul MOTAZE, est fausse et ne repose sur aucune disposition de la loi de finances 2026 du Cameroun.
Digital Business Africa le réaffirme : aucune taxe spécifique sur les influenceurs n’a été introduite par la loi de finances 2026.
Une citation attribuée à tort au ministre des Finances
Contrairement à ce que laisse croire le visuel diffusé sur les réseaux sociaux, partagé plusieurs fois sur différents comptes, le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, n’a jamais tenu de tels propos lors de la cérémonie officielle de lancement du Budget 2026 à Ngaoundéré.
À aucun moment de son allocution, le MINFI n’a évoqué :
une taxation spécifique des influenceurs ;
un impôt calculé sur le nombre d’abonnés ;
ou une nouvelle mesure ciblant directement les créateurs de contenu sur les réseaux sociaux.
Par ailleurs, nulle part dans la loi de finances 2026 n’est prévue de taxe spécifique visant les influenceurs et les créateurs de contenu.
Il s’agit donc d’une citation fabriquée ou déformée, sans fondement juridique ni institutionnel.
Un discours public, intégralement accessible
Pour lever toute ambiguïté, il convient de rappeler que l’intégralité du discours du ministre des Finances est accessible au public. La cérémonie de lancement du Budget de l’État pour l’exercice 2026 a été retransmise en direct sur la page Facebook officielle du ministère des Finances, grâce au dispositif de couverture et de diffusion assuré par ICT Media STRATEGIES.
Les internautes peuvent ainsi :
revoir la totalité de l’allocution du ministre ;
vérifier par eux-mêmes les propos effectivement tenus ;
constater qu’aucune annonce relative à la taxation des influenceurs n’y figure tout au long des cinq heures environ de la cérémonie.
Dans le cadre de ce travail de vérification, Digital Business Africa a également contacté des responsables de la Direction générale des impôts, qui ont confirmé qu’aucune disposition fiscale ne prévoit une telle taxe dans les textes régissant l’exercice budgétaire 2026 au Cameroun.
Ce que dit réellement la loi de finances 2026
L’analyse des articles clés de la Loi de finances 2026, notamment les articles 5, 17, 21, 21 et 23 du Code général des impôts tel que modifié, montre que la réforme porte exclusivement sur la taxation des entreprises du secteur numérique, en particulier les plateformes numériques étrangères, à travers la notion de présence économique significative, et notamment les revenus issus de la publicité en ligne.
À ce titre, la loi de finances 2026 introduit un régime fiscal spécifique applicable aux entreprises étrangères du secteur numérique, lorsqu’elles réalisent des revenus sur le territoire camerounais, même en l’absence d’établissement physique.
La loi en son article 17 dispose expressément que :
« L’impôt sur les sociétés dû par les entreprises du secteur numérique disposant d’une présence économique significative au Cameroun est liquidé par application du taux de trois pour cent (3 %) au montant total des revenus bruts réalisés sur le territoire camerounais. »
Cette disposition vise directement les plateformes numériques étrangères qui tirent des revenus du marché camerounais, notamment à travers :
la publicité en ligne ;
la fourniture de services numériques ;
l’exploitation de données et d’audiences locales.
Il s’agit donc d’un impôt sur les sociétés aménagé, calculé non pas sur le bénéfice net, mais sur le chiffre d’affaires brut réalisé au Cameroun, afin de tenir compte des spécificités de l’économie numérique et des difficultés de localisation des profits.
En revanche, les termes « influenceur », « créateur de contenus », « youtubeur » ou « tiktokeur » n’apparaissent nulle part dans la loi de finances 2026. Aucune disposition ne prévoit une taxation spécifique des individus en fonction du nombre d’abonnés, de la visibilité ou de l’audience sur les réseaux sociaux.
Plateformes numériques versus créateurs de contenus
En effet, la réforme vise clairement des acteurs tels que Meta, Google, TikTok, X, YouTube ou LinkedIn, qui génèrent des revenus publicitaires au Cameroun. Elle ne crée :
ni taxe spécifique sur les influenceurs ;
ni régime fiscal fondé sur le nombre d’abonnés ;
ni obligation nouvelle ciblant les utilisateurs des réseaux sociaux.
Les créateurs de contenu demeurent soumis, comme tout citoyen ou entrepreneur, aux règles fiscales de droit commun lorsqu’ils perçoivent des revenus. Cette situation existait bien avant 2026 et ne constitue en rien une nouveauté introduite par la loi.
Une démarche assimilable à une manipulation de l’opinion
Selon les analyses d’ICT Media STRATEGIES, la publication incriminée « s’apparente clairement à une logique de manipulation de l’opinion, dès lors qu’elle attribue au ministre des Finances des propos qu’il n’a jamais tenus, tout en passant sous silence le cadre juridique réel de la loi de finances 2026 ».
ICT Media STRATEGIES souligne qu’« il ne s’agit pas d’une simple approximation, mais d’une altération du sens du discours public, d’autant plus problématique que les auteurs de la publication étaient présents à la cérémonie officielle de lancement du Budget 2026 à Ngaoundéré ».
« Tronquer ou réécrire les propos d’un membre du gouvernement, alors que le discours est public, enregistré et intégralement accessible, ne relève pas d’une pratique journalistique ou professionnelle, mais d’une construction narrative destinée à susciter l’émotion, l’inquiétude ou la polémique », analyse ICT Media STRATEGIES.
Dans un contexte aussi sensible que celui de la fiscalité du numérique, « la responsabilité des leaders d’opinion et des communicants est engagée. La désinformation, volontaire ou non, fragilise la confiance du public et brouille le débat public ».
Digital Business Africa, votre plateforme d’informations stratégiques sur les TIC, les télécoms et le numérique en Afrique, poursuivra son travail de décryptage rigoureux, fondé sur les textes officiels et les faits vérifiables, afin d’informer, comme toujours, les décideurs et les professionnels du numérique sur les enjeux du numérique, tout en luttant contre la désinformation liée aux politiques publiques et à la transformation numérique.
[DIGITAL Business Africa] – Au Congo, les bases de la régulation des technologies numériques sont jetées. L’ARPCE organise un séminaire consacré à la politique et la régulation des technologies numériques à l’ère de la donnée et de l’intelligence artificielle du 12 au 16 janvier 2025. Le thème des travaux est : ” Politique et régulation des technologies numérique. Cette rencontre réunit des experts internationaux, des institutions publiques, des opérateurs et des acteurs du secteur privé “.
Le ministre des postes, des télécommunications et de l’économie numérique, Léon Juste Ibombo a abordé deux points dans sa prise de parole. D’abord la donnée et ensuite l’intelligence artificielle. Léon juste Ibombo a affirmé que « la donnée est devenue une ressource stratégique, comparable à l’or ou au pétrole d’hier”.
À ce propos, le président de la République, S.E Denis Sassou N’Guesso, a signé le 31 décembre 2025, un décret portant nomination des membres de la Commission nationale pour la protection des données à caractère personnel, conformément à la loi n°5-2025 du 29 mars 2025. Cette commission aura pour mission de veiller au respect de la vie privée et des droits fondamentaux des citoyens.
Membres nommés :
Présidence de la République : Yves Ickonga, Jean Marius Ibara Kiebe Kanimboet
Sénat : Grâce Pacheli Babingui
Assemblée nationale : Loïc Bruno Mougama Ngolaly
Primature : Colonel Jean Aive Allakoua
Ministère de l’Économie numérique : Viguier Carmen Nguembi
L’ autre point abordé par le ministre Ibombo est l‘intelligence artificielle qui s’impose désormais comme un levier de transformation économique, sociale et institutionnelle », a-t-il dit.
Léon Juste Ibombo a quelques recommandations pour une meilleure régulation de cette technologie émergente.
« Nous devons reconnaître que l’IA est en train de changer notre façon de travailler, notre façon d’interagir, notre façon de vivre dans nos sociétés. Il est très important aujourd’hui que nous puissions prendre les mesures nécessaires pour pouvoir réguler cette technologie-là .
Et pendant le séminaire, nous avons étudié trois modèles, notamment le modèle américain qui est basé sur tout ce qui est business. Nous avons étudié le modèle chinois qui est basé sur tout ce qui est souveraineté de la nation et enfin le modèle européen qui est basé sur l’humain.
Et nous aujourd’hui, dans notre régulation en tant que Congolais, en tant qu’écosystème Congolais, nous devons prendre tous ces modèles-là et bâtir notre modèle à nous qui s’adapte à nos réalités. Parce que nous avons constaté qu’en Afrique, nous avons la facilité d’importer les technologies et sans pourtant les adapter à nos réalités ».
Léon Juste Ibombo a rappelé que le Chef de l’État, S.E Denis Sassou N’Guesso, a placé au cœur de sa vision la construction d’une économie numérique forte et souveraine du pays. Une vision accompagnée, dit-il, d’une volonté “forte” de digitaliser le maximum des secteurs et des différentes entités de l’État.
[DIGITAL BUSINESS AFRICA] – Comme chez son voisin le Congo, la RDC connaît des perturbations du réseau internet. La vitesse, l’accès aux services en ligne et la qualité générale de la connectivité laissent à désirer.
Cela serait dû à une panne sur la liaison internationale sous-marine en fibre optique WACS (West Africa Cable System), annonce Christian Katendé, DG de l’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo ( ARPTC) dans un communiqué signé ce 14 janvier 2026.
« L’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo porte à la connaissance du public que les perturbations observées ces derniers mois sur les réseaux de télécommunications sont dues à une panne technique générale survenue sur la liaison internationale sous-marine à fibre optique WACS (West Africa Cable System) ».
Le régulateur annonce des opérations de maintenance afin de rétablir le service. Tant l’ incident international impacte également d’autres pays de la région.
La panne sur le WACS advient quelques jours après la réunion du Conseil des ministres du 9 janvier 2025, où le président de la République, Félix Tshisekedi, s’est exprimé sur la détérioration persistante des réseaux de télécommunications en RDC. Le chef de l’État a demandé aux autorités sectorielles de mettre fin aux dysfonctionnements répétés, n’excluant pas des sanctions à l’encontre des opérateurs jugés défaillants.
Le WACS est l’un des deux câbles sous-marins internationaux auxquels le pays est connecté pour accéder à Internet. La RDC est aussi raccordée au Câble 2Africa, installé en septembre 2023 et devenu opérationnel en décembre 2025. La RDC dispose également de deux liaisons terrestres avec l’Ouganda via le lac Albert.
Notons que le pays a récemment finalisé un accord de partenariat de 150 millions de dollars avec une entreprise mauricienne, portant notamment sur l’installation d’un nouveau câble sous-marin international.
[DIGITAL Business Africa] – Le gouvernement guinéen veut booster la production agricole. Faire passer, par exemple, la production de riz de 2,5 tonnes à 6 tonnes par hectare. Voilà le genre d’ambition affichée par le gouvernement guinéen à l’orée de cette année 2026. Le ministère de l’Agriculture a officiellement lancé, ce jeudi 15 janvier 2026, la « plateforme digitale de gestion des intrants agricoles ».
Cet outil stratégique est destiné à renforcer l’autosuffisance alimentaire et la sécurité nutritionnelle en République de Guinée. Il vise à répondre à l’un des principaux défis du secteur : assurer aux producteurs un accès équitable aux intrants agricoles en quantité suffisante, de qualité certifiée et dans les délais requis.Oumar Barry, secrétaire général du ministère de l’Agriculture.
« Je saisis cette opportunité pour exprimer l’engagement du ministère de l’Agriculture à œuvrer pour l’opérationnalisation de cet instrument par toutes les parties présentes et son utilisation pour une gestion efficace et efficiente des intrants agricoles.
J’invite donc l’ensemble des participants à contribuer aux échanges dans une approche constructive, à faire des propositions concrètes, à améliorer cet outil et à formuler des recommandations pour faciliter son utilisation », a lancé Oumar Barry.
Cette nouvelle plateforme digitale est alignée sur l’opérationnalisation de la nouvelle stratégie nationale de gestion des intrants agricoles. Selon Oumar Barry, secrétaire général du ministère de l’Agriculture, cette plateforme digitale a été développée par le département en collaboration avec le Projet de production alimentaire d’urgence PPAU, financé par la Banque africaine de développement (BAD).
Selon les sources du ministère, l’agriculture en Guinée est soumise à quatre piliers de production. Premièrement, le calendrier agricole. Deuxième pilier de la production, les semences. Le troisième est l’analyse du sol. Et le quatrième, la mécanisation. Cheikh Tidiane Diané, conseiller principal du président de la Chambre nationale d’Agriculture salue l’arrivée de cette plateforme digitale.
” Aujourd’hui, un pan important est en train d’être touché, c’est l’amélioration des intrants et favoriser leur acquisition par le monde rural.
C’est une excellente chose. Je souhaite que les autres pans de la production suivent : la mécanisation, l’étude du sol, pour que nous puissions atteindre l’autosuffisance alimentaire en République de Guinée “.
Le ministère en charge de l’Agriculture a organisé les états généraux du secteur agropastoral du 3 au 5 juillet 2024.
[DIGITAL Business Africa] – Le dossier du scanning des marchandises au Port de Douala-Bonabéri continue de cristalliser une forte tension institutionnelle depuis fin décembre 2025, avec deux opérateurs actifs sur le terrain : SGS, titulaire du contrat d’inspection par scanner signé en 2015, et Transatlantic D. S.A., nouveau concessionnaire désigné par le Port Autonome de Douala.
Au cœur du différend, un arbitrage du Ministre des Finances du Cameroun, Louis-Paul MOTAZE, demandant le respect du contrat liant l’État à SGS, face à la décision du DG du Port Autonome de Douala, Cyrus NGO’O, du 26 décembre 2025 annonçant, à compter du 1er janvier 2026, la prise en charge exclusive du scanning par Transatlantic D S.A. dans le cadre d’une concession de type Build-Operate-Transfer (BOT), présentée comme « instruite par le chef de l’État ».
Le ministre des Finances, Louis-Paul MOTAZE, et le DG du PAD, Cyrus NGO’O
Malgré cette divergence, Transatlantic D S.A. a effectivement démarré ses opérations dès le 2 janvier 2026. L’entreprise a finalisé son implantation au sein de l’enceinte portuaire, notamment à l’immeuble Quifferou, déployant des scanners de nouvelle génération et des unités mobiles permettant un scanning intégral de toutes les marchandises, à l’import comme à l’export. Le dispositif prévoit un scan immédiat après le déchargement, avec la transmission numérique en temps réel des résultats aux administrations concernées.
Sur le terrain, les acteurs opérationnels constatent déjà des changements notables. Pour Cyrille Ayinda, directeur adjoint de l’exploitation de la RTC (Régie du Terminal à conteneurs), « le nouveau système permet de gagner du temps ». Il souligne que « le scanner est maintenant à côté des opérations. Dès que le conteneur est déchargé, il subit immédiatement le scan et va dans le stack », ajoutant qu’« on décharge, on scanne et on stack, sans ralentissement », et que des informations sont disponibles en temps réel pour tous les partenaires de la chaîne logistique.
Cette accélération est également confirmée sur le plan technologique. Emmanuel Tagné, informaticien chez Transatlantic D S.A., insiste sur « la rapidité de la transmission de l’information ». Selon lui, « une fois que le conteneur est passé et que le scan est validé, tous les acteurs reçoivent directement l’information », avec un temps moyen d’« une minute de chrono par camion », ce qui permet 100 % de scanning sans engorgement des stations.
Dans les faits, une situation transitoire s’est installée : SGS continue de facturer conformément au contrat de 2015, tandis que Transatlantic scanne sans facturer, dans une phase qualifiée d’expérimentale. Cette coexistence crée une forte incertitude pour les opérateurs économiques, pris entre des instructions administratives contradictoires. Une situation inédite au PAD.
Le soutien de l’APN au PAD
Le 29 décembre, date marquée par la vive opposition exprimée par Louis-Paul Motaze à l’encontre de Cyrus Ngo’o au sujet de l’attribution du marché de scanning au Port autonome de Douala (PAD), le tout nouveau Directeur général de l’Autorité portuaire nationale (APN), Willie Tsanga Mba, a choisi de manifester publiquement un appui sans équivoque au profit du PAD.
Par une décision formelle, l’APN entérine l’adjudication du service de scanning des marchandises à Transatlantic D. S.A. et procède, dans le même acte, à l’homologation de la grille tarifaire hors taxes applicable aux prestations fournies par l’opérateur.
Les tarifs désormais approuvés fixent notamment :
– 38 500 FCFA pour le scanning des conteneurs pleins de 20 pieds à l’export,
– 50 000 FCFA pour les 40 pieds.
Tandis qu’à l’import, les exigences renforcées en matière de contrôle se traduisent par des montants portés à
– 66 000 FCFA pour les 20 pieds,
– 95 000 FCFA pour les 40 pieds.
Par cette décision, l’APN entérine l’activité de scanning au Port de Douala-Bonabéri et, dans un contexte institutionnel particulièrement tendu, apporte un signal fort quant à son alignement avec les orientations opérationnelles du PAD. Même si ces tarifs ne sont pas encore en vigueur comme indiqué plus haut.
Les investissements annoncés par Transatlantic D
Transatlantic justifie néanmoins son entrée en scène par la nécessité de corriger ce qu’elle qualifie de « défaillances opérationnelles et de failles sécuritaires ». Son contrat de concession, d’une durée de 25 ans avec rétrocession des actifs, prévoit un investissement estimé à près de 193 milliards de FCFA pour l’acquisition et l’installation de huit scanners, ainsi que le versement de redevances fixes et variables au Port de Douala.
En attendant une clarification politique et juridique définitive, le Port de Douala-Bonabéri fonctionne donc avec deux systèmes parallèles. Un statu quo fragile qui interroge la gouvernance du contrôle non intrusif des marchandises, la cohérence de l’action publique et la sécurité juridique indispensable à l’attractivité du principal port du Cameroun.
Transatlantic D S.A. au Cameroun : depuis quand et pour quelles missions ?
Transatlantic D S.A. connaît bien le Cameroun, car l’entreprise est présente au Port de Kribi depuis fin 2019. Elle y opère dans le cadre d’un contrat de concession signé avec l’autorité portuaire, portant sur l’exploitation et la maintenance des équipements de scanning destinés à l’inspection non intrusive des marchandises.
Ce que fait concrètement Transatlantic D à Kribi
Au port en eau profonde de Kribi, Transatlantic D assure :
• l’inspection non intrusive des cargaisons à l’importation et à l’exportation à l’aide de scanners fixes et mobiles ;
• l’exploitation opérationnelle des équipements de scanning, incluant la conduite des opérations, l’analyse des images et la détection d’anomalies ou de cargaisons suspectes ;
• la maintenance technique des scanners afin de garantir leur disponibilité et leur conformité aux normes de sûreté ;
• la transmission numérique sécurisée des résultats de scanning aux administrations compétentes (douanes, autorités portuaires et services de sécurité).
Un rôle clé dans la sécurisation du port en eau profonde
L’intervention de Transatlantic au Port de Kribi s’inscrit dans la stratégie de modernisation et de sécurisation de cette infrastructure, conçue comme un hub logistique régional. Le scanning permet d’accompagner la montée en charge du trafic, de renforcer la lutte contre la fraude, la contrebande et les trafics illicites, tout en fluidifiant les opérations portuaires.
L’expérience accumulée à Kribi depuis 2019 constitue aujourd’hui l’un des principaux arguments avancés par Transatlantic pour justifier son déploiement au Port de Douala-Bonabéri, avec l’ambition affichée d’y mettre en œuvre un modèle de scanning intégral et de gestion numérique en temps réel des flux de marchandises.
SGS au Port de Douala-Bonabéri : rôle, missions et bilan
SGS (Société Générale de Surveillance) est un groupe international spécialisé dans l’inspection, le contrôle, la certification et les tests. Au Cameroun, SGS intervient depuis mars 2015 au Port de Douala-Bonabéri dans le cadre d’un contrat d’inspection par scanner (CIS) conclu avec l’État du Cameroun.
Son mandat au Port de Douala
Dans le cadre de ce contrat, SGS est chargée de :
• l’inspection non intrusive des marchandises par scanner, principalement les conteneurs ;
• l’appui à la sécurisation des recettes douanières, à la lutte contre la fraude, la contrebande et les trafics illicites ;
• la production et la transmission des données de scanning aux services douaniers et aux administrations concernées ;
• la contribution aux missions de sécurité nationale, notamment en matière de lutte contre la criminalité transfrontalière, le blanchiment de capitaux et le trafic de marchandises sensibles.
Position de SGS dans le différend actuel
À la suite des annonces du Port Autonome de Douala en faveur de Transatlantic D S.A., SGS s’appuie sur le contrat signé en 2015, dont le respect a été rappelé par le Ministère des Finances du Cameroun dans une correspondance officielle datée du 29 décembre 2025. L’entreprise affirme avoir assuré, durant près d’une décennie, la continuité du service de scanning et le respect des missions confiées par l’État.
Un bilan aujourd’hui contesté
Si SGS met en avant son expérience internationale et sa longévité au Port de Douala, son action fait l’objet de critiques de la part du nouvel opérateur et de certains acteurs portuaires. Ces critiques évoquent une couverture partielle du trafic, des limites opérationnelles et des failles de sécurité sur la période 2015–2025, ainsi que des arguments utilisés pour justifier le changement de prestataire.
Dans l’attente d’une clarification définitive des autorités, SGS continue d’opérer au Port de Douala-Bonabéri, comme demandé par le ministre des Finances, Louis-Paul MOTAZE. Ce qui maintient une situation inédite de coexistence de deux systèmes de scanning au sein du principal port camerounais.
Analyse des critiques ciblées adressées à SGS
Certains professionnels du secteur portuaire et douanier concentrent leurs reproches à l’encontre de SGS autour de deux points précis, jugés structurants du débat actuel.
1. Un coût annuel jugé excessif
Selon ces acteurs, les revenus générés par le scanning portuaire atteindraient plus de 15 milliards de FCFA par an. Un niveau de facturation considéré comme élevé, d’autant plus que ce coût est intégré à la chaîne logistique et se répercute in fine sur les opérateurs économiques, puis sur le consommateur final. Ces critiques estiment que le rapport coût/efficacité n’a pas été suffisamment réévalué au fil des années.
2. Amortissement des équipements et rémunération inchangée
Autre reproche central : l’amortissement des scanners. Le contrat initial portait sur quatre scanners pour une durée de dix ans. Or, selon ces professionnels, trois équipements auraient été amortis bien avant la fin effective de la période, tandis que le quatrième n’aurait été livré qu’en 2022. Équipement qui serait également prévu pour une durée d’exploitation de 10 ans.
Dans ce contexte, ils s’interrogent sur le maintien d’une rémunération inchangée, facturée comme si l’ensemble du parc était neuf, alors même que les investissements initiaux auraient déjà été largement rentabilisés.
Pour eux, les normes internationales voudraient qu’une telle situation entraîne une révision à la baisse des coûts, afin d’éviter de payer plusieurs fois les mêmes équipements.
Ces deux éléments alimentent l’argumentaire de ceux qui estiment que le modèle économique du scanning sous SGS aurait dû être renégocié ou clos à l’issue du cycle contractuel initial.
3. Le risque d’un cycle sans fin
Enfin, ces critiques alertent sur un risque systémique :
Si chaque obsolescence technologique justifie mécaniquement une nouvelle prolongation contractuelle, le système devient un cycle sans fin, au détriment :
• de la concurrence,
• de l’innovation,
• et de l’intérêt économique général.
Une situation résumée, selon l’un des experts, par une métaphore simple :
« Un peu de sauce pour finir le riz, puis un peu de riz pour finir la sauce… »
Analyse des critiques ciblées adressées au PAD : défi d’autorité et risques d’une mauvaise cohésion gouvernementale
Dans ce dossier de scanning portuaire, plusieurs observateurs et professionnels formulent des critiques spécifiques à l’encontre du Port Autonome de Douala (PAD), non pas tant sur le choix technique d’un nouvel opérateur que sur la méthode institutionnelle et ses implications pour la gouvernance publique.
1. Un défi implicite à l’autorité de l’État
La principale critique formulée porte sur le fait que le PAD ait maintenu la mise en œuvre opérationnelle de la concession accordée à Transatlantic D S.A., en dépit d’une instruction explicite du Ministère des Finances du Cameroun rappelant l’obligation de respecter le contrat en vigueur avec SGS.
Pour certains acteurs, cette posture est perçue comme un défi implicite à l’autorité gouvernementale, susceptible de créer un précédent où un établissement public applique sa propre lecture des décisions de l’État.
Autre question soulevée par d’autres observateurs avertis : comment le Port autonome de Douala est-il venu signer un contrat sans concertation préalable ?
Car la conclusion d’un contrat stratégique engageant l’État, sans coordination formelle avec les administrations de tutelle ni validation interministérielle, interroge profondément.
Quels mécanismes institutionnels ont permis une telle initiative jugée unilatérale par certains ?
Quels silences, quelles défaillances ou quelles urgences opérationnelles ont conduit à contourner les circuits habituels de concertation ? Telles sont les questions que ces derniers se posent.
2. La logique défendue par la direction du PAD
Du côté du PAD, son directeur général défend une approche qu’il estime alignée sur les pratiques internationales. Selon cette lecture, en Europe, en Asie ou en Amérique latine, la gestion opérationnelle des scanners est fréquemment confiée :
• soit aux autorités portuaires,
• soit aux gestionnaires de terminaux portuaires.
Toujours selon cette vision, ce modèle permettrait de réduire la charge financière directe pour l’État tout en améliorant l’efficacité opérationnelle.
3. Une cohérence gouvernementale fragilisée
Malgré cet argumentaire, la coexistence d’instructions contradictoires entre le PAD et le ministère des Finances donne l’image d’un État fragmenté, peinant à parler d’une seule voix sur un sujet stratégique. Cette situation fragilise la lisibilité de l’action publique et alimente l’incertitude chez les opérateurs économiques.
La logique du ministère des Finances : préserver l’autorité de l’État et la sécurité juridique
Face à la décision du Port Autonome de Douala de déployer un nouveau dispositif de scanning, le ministère des Finances du Cameroun défend une lecture fondée avant tout sur la sécurité juridique, la cohérence de l’action publique et la préservation des intérêts de l’État.
1. Le respect strict des engagements contractuels
Pour le ministère des Finances, le point de départ demeure le contrat d’inspection par scanner signé en 2015 avec SGS, qui engage l’État camerounais. Tant que ce contrat n’est pas arrivé à son terme juridique ou n’a pas été formellement résilié conformément aux procédures prévues, il doit être appliqué.
Cette position vise à éviter toute situation pouvant être assimilée à une rupture unilatérale, susceptible d’exposer l’État à des contentieux internationaux coûteux.
2. La centralité des missions douanières
Le ministère rappelle que le scanning n’est pas une simple opération logistique, mais un outil stratégique au cœur des missions de la douane : la sécurisation des recettes, la lutte contre la fraude, la contrebande, la criminalité transfrontalière, le blanchiment de capitaux et les trafics illicites.
À ce titre, le pilotage du dispositif doit rester étroitement aligné sur les priorités fiscales et sécuritaires de l’État, même lorsque l’exécution technique est confiée à un prestataire.
3. La cohérence et la hiérarchie de l’action publique
La position du ministère des Finances s’inscrit également dans une logique de hiérarchie administrative. Selon cette approche, un établissement public, aussi stratégique soit-il, ne peut pas engager seul une réforme opérationnelle majeure ayant des implications fiscales et sécuritaires nationales, sans un arbitrage gouvernemental pleinement acté et partagé.
4. Un message de stabilité envoyé aux partenaires
Enfin, le ministère estime que le respect des contrats et des procédures constitue un signal essentiel de crédibilité adressé aux partenaires techniques et financiers, ainsi qu’aux investisseurs. Dans un contexte où le Cameroun cherche à renforcer l’attractivité de ses infrastructures logistiques, la stabilité du cadre juridique est perçue comme une condition préalable à toute réforme structurelle durable.
Cependant, certains observateurs questionnent les justifications, les motifs et les implications réelles de la prolongation du contrat de la SGS sans audit, ni renégociation ni transfert des engagements existants.
L’urgence de la concertation
Au-delà des tensions actuelles, une issue concertée s’impose pour préserver la crédibilité de l’État et la compétitivité du Port de Douala-Bonabéri. Elle passe d’abord par un arbitrage gouvernemental clair et formel, alignant l’ensemble des administrations autour d’une position unique et juridiquement sécurisée.
Dans l’intervalle, un cadre transitoire et lisible permettrait de sécuriser les opérations et de rassurer les opérateurs économiques. À plus long terme, une réévaluation factuelle du modèle de scanning s’impose afin de concilier efficacité opérationnelle, maîtrise des coûts et cohérence de l’action publique.
En l’absence de concertation ou d’un arbitrage clair et formel, cette séquence expose l’État à des risques juridiques et financiers, tout en envoyant au secteur privé un signal de gouvernance incertain. Dans un contexte de concurrence régionale accrue entre les ports africains, plusieurs acteurs estiment que cette perception pourrait nuire à l’attractivité et à la crédibilité institutionnelle non seulement du Port de Douala-Bonabéri, mais aussi à celles du Cameroun.
[DIGITAL Business Africa] – Le Burundi sur le point de combler le vide juridique en matière de protection des données personnelles. Le porjet de loi sur la protection des Données personnelles se prépare pour une navette au Parlement. Le texte a été soumis à l’ analyse de l’ Assemblée nationale ce jeudi 15 janvier 2026.
Si elle est adoptée, la loi permettra la collecte et le traitement des données personnelles à l’ère du numérique. Le président de l’ Assemblée nationale, Daniel Gélase Ndabirabe, a précisé que les lois de référence doivent impérativement garantir la protection des droits fondamentaux et des libertés individuelles, tout en tenant compte des réalités technologiques actuelles.
Le PAN a également indiqué que le projet de loi prévoit des sanctions contre toute infraction à ses dispositions, sans faire obstacle à l’application du Code pénal ni de la loi réprimant les infractions commises à l’aide des technologies de l’information et de la communication (TIC).
La loi sur la protection des données personnelles est composée de huit chapitres, portant notamment sur : les droits des personnes en matière de traitement des données personnelles, les obligations des responsables de traitement, l’organe de protection et de contrôle, ainsi que les règles applicables aux personnes chargées du traitement des données.
Avant l’adoption de ce projet de loi, il faut souligner que le Burundi compte quelques textes régissant les interactions dans le cyber espace. Notamment la Loi N°1/10 du 16 mars 2022. Elle encadre la prévention et la répression de la cybercriminalité, définit les données personnelles et prévoit des sanctions pour les atteinte à la vie privée en ligne (usurpation d’identité, diffusion de fausses informations).
Avant elle, le Décret N°100/085 du 25 juillet 2018. Il établit un cadre national pour la collecte, la diffusion, l’accès, l’archivage et la sécurisation des données.
Tout récemment, la Loi sur le Code des Communications Électroniques (2024). Le rexte renforce la confidentialité des communications et l’établissement de centres de réponse aux incidents informatiques (CERT).
[DIGITAL Business Africa] – Des jeunes Sénégalais de 10 à 18 ans rivalisent d’adresse dans le domaine de la robotique pour une place à Genève. Où se tiendra la grande finale du Robotics for Good Youth Challenge en marge du Sommet mondial AI for Good 2026 prévu au mois de juillet 2026.
Le ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique (MCTN), en collaboration avec FORCE-N, a lancé ce 13 janvier 2026. L’ initiative phare de l’AI for Good Summit 2026, portée par l’Union internationale des Télécommunications (UIT) vise à positionner le Sénégal au cœur de l’innovation technologique au service du développement durable.
Ainsi des jeunes de 10 à 18 ans pourront-ils concevoir et programmer des robots pour répondre à des défis concrets, notamment celui de la sécurité alimentaire pour l’édition 2025-2026.
Le concours encourage l’utilisation de logiciels et de matériels libres, offrant aux participants une totale liberté dans l’assemblage et la programmation de leurs robots. La mission du Robotics for Good Youth Challenge est de démocratiser l’accès à la robotique et à l’intelligence artificielle, contribuant ainsi à réduire la fracture numérique.
Le concours encourage également l’utilisation de matériaux recyclés et le développement de technologies respectueuses de l’environnement, soulignant l’importance de concevoir des robots durables. Après le lancement et la phase d’inscription, le chapitre national se déroulera en plusieurs étapes.
Le programme s’étend à plusieurs autres pays du globe comme la Côte d’Ivoire. Là-bas, le Robotics for Good Youth Challenge se tiendra le 21 mars 2026 à Abidjan. D’après les autorités, cette compétition nationale offre à la jeunesse ivoirienne l’opportunité de concevoir, construire et programmer des robots pour relever des défis liés à l’agriculture et à la sécurité alimentaire.
[DIGITAL Business Africa] – Un an après son entrée en production effective, l’Application Informatique de Gestion Logique des Effectifs et de la Solde (AIGLES) s’impose, chiffres à l’appui, comme l’une des réformes numériques les plus structurantes de l’administration publique camerounaise.
Le 12 janvier 2026 à Yaoundé, Joseph Le, ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative, a présenté un bilan qui met en lumière une bascule nette: la paie de l’État, la gestion des carrières et la relation usagers-administration se jouent désormais sur un système intégré, massivement automatisé et de plus en plus traçable.
Une réforme de souveraineté administrative, pas un simple logiciel
Dès l’ouverture de son point de presse, le ministre a situé AIGLES dans une logique de réforme: maîtrise des effectifs, assainissement du fichier de solde, transparence, réduction des interventions humaines, des sources d’erreurs et de dérives. Au cœur du projet, une idée simple mais ambitieuse: faire correspondre, de manière cohérente et vérifiable, la situation administrative d’un agent public à sa situation salariale, tout en sécurisant la chaîne de décision.
Le projet représente un investissement global de 5 845 821 011 FCFA, réparti entre 4 890 021 011 FCFA pour l’intégrateur SIMAC et 955 800 000 FCFA pour AFREETECH en assistance à la maîtrise d’ouvrage. L’architecture fonctionnelle repose sur 14 modules couvrant l’ensemble du cycle de vie d’un agent, du recrutement à la retraite. Au 19 décembre 2025, le taux de réalisation communiqué est de 83,24 %.
1 753 milliards de FCFA versés en 2025: l’indicateur qui pèse lourd
Le chiffre le plus parlant du bilan reste celui de la masse salariale versée de janvier à décembre 2025: 1 753 585 976 559 FCFA. Au-delà du montant, le message est clair: la paie a été produite sans interruption pendant douze mois, avec une promesse de régularité, de lisibilité et de sécurisation des opérations.
AIGLES couvre plus de 503 000 bénéficiaires incluant des agents actifs, du personnel à solde global et des pensionnés. Le ministre a également donné deux repères structurants: 271 129 personnels actifs hors des Forces de Défense et de Sécurité, et 157 245 pensionnés pris en charge.
L’automatisation des carrières devient la norme
L’autre rupture mise en avant est l’automatisation intégrale de plusieurs actes de carrière. Sur la période considérée, 250 686 avancements d’échelon et de classe ont été générés automatiquement, sans intervention humaine, avec un effet financier immédiat. Le ministre a également annoncé le traitement de 872 actes de titularisation et la signature de plus de 500 décrets d’intégration directement dans l’application.
En parallèle, plus de 15 000 actes de carrière hors avancement (promotions, discipline, récompenses, etc.) ont été traités. Sur le plan de la performance, les résultats chiffrés communiqués évoquent une réduction de 70 % du temps de traitement et un taux d’erreurs inférieur à 25 %, avec une reprise et une fiabilisation des données supérieures à 97 %.
Retraites et prépension: vers la fin des ruptures de revenus
La retraite, longtemps synonyme de lenteurs administratives et de périodes d’attente, constitue un autre volet du bilan. AIGLES a généré automatiquement 2 801 dossiers de prépension. En douze mois, l’application a traité 3 243 actes de mise à la retraite et 1 080 actes de régularisation. L’objectif affiché est explicite: éviter au nouveau retraité de “courir derrière un dossier” pendant de longs mois.
Un usage massif du portail et une relation usagers plus directe
Côté adoption, le ministre a annoncé 6 417 351 connexions sur le portail portailaigles.gov.cm et l’envoi de 3 065 024 notifications de solde via SMS, WhatsApp et email. Sur le volet support, plus de 4 000 requêtes auraient été traitées sur 6 508 déposées en ligne via support.aigles.gov.cm. Autre indicateur de structuration du fichier RH: 19 715 matricules ont été générés entre janvier et décembre 2025.
Enfin, le bilan mentionne une couverture de la formation des administrations utilisatrices d’environ 80 %, ainsi qu’un taux de prise en compte du bilinguisme évalué à 67 %.
Paiement des prestataires et gouvernance financière
Sur l’exécution financière du projet, Joseph Le a indiqué que les prestataires ont déjà reçu 3 217 767 363 FCFA, pour un solde à payer de 2 628 053 648 FCFA. Un élément qui renvoie, en creux, à l’exigence d’un pilotage rigoureux et à la nécessité de maintenir la confiance entre l’État, les prestataires et les usagers finaux.
2026: biométrie, archivage électronique et consolidation
Pour la suite, le ministre a annoncé la finalisation et la pleine opérationnalisation des modules de biométrie et d’archivage électronique, avec l’ambition d’extension progressive du dispositif biométrique à l’ensemble du territoire national, notamment pour lutter contre l’absentéisme au poste. Le cap affiché: consolidation, optimisation et élargissement des acquis.
E-Gov’A 2026: l’instant de vérité pour les services publics numériques
Ce bilan AIGLES intervient à un moment charnière où la transformation numérique de l’État n’est plus un slogan, mais un impératif de performance, de transparence et de confiance publique. C’est précisément dans cet esprit que se tiendra le Salon E-Gov’A (Salon de l’e-gouvernance et de l’innovation digitale en Afrique), prévu du 14 au 16 mai 2026.
Porté par l’association Smart Click Africa, en collaboration avec la plateforme Digital Business Africa, l’événement mettra au centre des échanges le thème : Intelligence artificielle et e-gouvernance : bâtir des services publics efficaces dans une Afrique cashless et paperless, sous le haut patronage du ministère des Postes et Télécommunications.
Dans la dynamique ouverte par AIGLES, E-Gov’A 2026 se veut un espace de démonstration, de retours d’expérience et de mise en relation: administrations, régulateurs, fournisseurs de solutions, opérateurs, fintech, acteurs de l’identité numérique, cybersécurité, data, cloud et plateformes de services publics.
L’enjeu est concret: accélérer le passage des projets à des résultats mesurables, harmoniser les méthodes, renforcer la confiance et faire émerger des standards africains d’efficacité administrative.
Avec AIGLES, le Cameroun met sur la table des chiffres, des volumes et des indicateurs de performance. Le rendez-vous E-Gov’A de mai 2026 offrira un cadre pour comparer, apprendre, corriger et amplifier, afin que la modernisation des services publics numériques devienne, partout, une expérience simple, fiable et accessible pour le citoyen.
Le bilan en chiffres de l’an 1 de l’Application AIGLES
[DIGITAL Business Africa] – L’application AIGLES a donné un autre visage à la Fonction publique camerounaise. Mais cette innovation a un coût. 5,8 milliards de FCFA, c’est le montant mobilisé par l’ État pour assurer le déploiement de l’Application informatique de Gestion Logique des Effectifs et de la Solde « AIGLES ». Ce système centralisé fusionne les anciennes plateformes (SIGIPES et ANTILOPE). AIGLES offre une gestion unifiée du personnel et des rémunérations.
Plus de 4 milliards de FCFA ont été versés à l’intégrateur SIMAC, et plus de 955 millions de FCFA à AFFRITECH, l’assistant de la maîtrise d’ouvrage. Un an après, l’application a permis, selon le ministre Lé, d’enregistrer 417 351 connexions sur le portail AIGLES ( portailaigles.gov.cm). Ce qui a offert aux agents un accès sécurisé, permanent et rapide à leurs informations professionnelles et salariales.
AIGLES a aussi procédé à l’envoi de plus de 3 065 024 notifications de solde via SMS, WhatsApp, courrier électronique à chaque campagne de paie. Mieux, la solution a sonné le glas des dossiers physiques admis, autrefois, pour le traitement des actes automatisés. Une avancée qui a permis de réduire de 25% le taux d’erreurs et de diminuer de 70 % le temps consacré à la gestion de la carrière et des anomalies liées aux effets financiers.
Ces avancées ont été présentées par le ministre Joseph Lé au cours du point de presse donné le 12 janvier 2026 à Yaoundé. Le ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative a affirmé que l’application « AIGLES » est « un peu comme notre précieux bébé » que l’État protège et couvre.
L’application AIGLES est entrée en production effective le 1er janvier 2025. Selon les chiffres avancés par le ministre, plus de 503 000 agents publics, personnels à solde globale et pensionnés reçoivent régulièrement leur solde. L’effectif des personnels actifs (hors forces de défense et de sécurité) est chiffré à 271 129 agents.
Pour 2026, les priorités annoncées portent sur la finalisation des modules de biométrie et d’archivage électronique, puis un déploiement progressif de la biométrie afin de renforcer le contrôle des présences et lutter contre l’absentéisme.
[DIGITAL Business Africa] – Confusion autour de la taxe de 3 % sur le numérique au Cameroun. Depuis le lancement par le ministre des Finances Louis Paul Motaze du Budget de l’État ce 13 janvier 2026 à Ngaoundéré dans l’ Adamaoua, la rumeur selon laquelle les créateurs de contenu et influenceurs seraient soumis à l’impôt a envahi la toile.
Pourtant, il n’en est rien. Il s’agit plutôt d’un impôt minimum de 3 % sur le chiffre d’affaires réalisé localement par les entreprises numériques opérant depuis l’étranger sans présence physique dans le pays. Les grandes plateformes étrangères assujetties à cet impôt sont Netflix, Amazon, TikTok… Celles-ci disposent d’au moins 1 000 consommateurs au Cameroun ou réalisent un chiffre d’affaires annuel hors taxe d’au moins 50 millions de FCFA.
Cette disposition, parmi d’autres, vise à renforcer la mobilisation des ressources de l’État, à améliorer les conditions de vie des populations et à soutenir la transformation structurelle de l’économie camerounaise, conformément aux orientations de la Stratégie nationale de Développement 2030 (SND30).
C’est un plan décennal (2020-2030) qui vise la transformation structurelle de l’économie pour une émergence et un développement inclusif. La SND30 s’articule autour de piliers stratégiques tels que la diversification économique, l’industrialisation, l’amélioration des infrastructures et des services publics, tout en réduisant la pauvreté et en créant des emplois décents.
Le budget global 2026 est de 8 816,4 milliards FCFA. Soit une hausse de 14 % par rapport à 2025 (+1 080,5 milliards FCFA).
Priorités majeures du Budget 2026 :
– Souveraineté alimentaire : accélération du PIISAH (import-substitution agropastorale et halieutique)
– Énergie : rééquilibrage financier du secteur électrique et rachat des actions d’ACTIS à ENEO
– Inclusion sociale : Fonds spécial pour l’autonomisation des femmes et l’emploi des jeunes, plafonné à 50 milliards FCFA
– Dette intérieure : engagement de l’État à son apurement progressif
– Révolution fiscale en faveur des agriculteurs et éleveurs.
[DIGITAL Business Africa] – Le ministère du Commerce et de l’Industrie veut moderniser ses services numériques. Qui mieux que l’Agence de Développement des Technologies de l’Information et de la Communication (ADETIC) pour aider l’institution à y parvenir ?
Une équipe technique de l’ADETIC, conduite par le directeur des Noms de Domaine et des Adresses IP, Fadoul Abdelkerim, a été reçue ce lundi 12 janvier 2026 par le Secrétaire Général du ministère du Commerce et de l’Industrie, Mbaikombe Guetimbaye Abel. Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de collaboration visant à renforcer la présence numérique du ministère.
Les deux parties ont échangé sur la mise en place d’un nom de domaine institutionnel, la conception d’un site web officiel et la création de messageries professionnelles. Selon l’ADETIC, ces outils numériques permettront d’améliorer la communication institutionnelle du ministère du Commerce et de l’Industrie, d’accroître sa visibilité et de garantir une information fiable et accessible.
À travers cet accompagnement, l’ADETIC réaffirme son engagement à soutenir les administrations publiques dans leur transition digitale, en vue d’une gouvernance plus moderne, transparente et efficace, au service des partenaires, des investisseurs nationaux et internationaux, ainsi que du grand public, indique l’organe.
L’ADETIC a pour missions de conseiller le gouvernement, d’élaborer et de suivre la stratégie nationale des TIC, de développer et moderniser les infrastructures numériques, de coordonner les systèmes d’information de l’État, d’harmoniser les standards techniques, d’assurer l’interopérabilité des systèmes publics et d’accompagner les acteurs publics et citoyens dans la transformation digitale et l’appropriation des outils numériques. L’agence agit comme un catalyseur du développement numérique national.
[DIGITAL Business Africa] – Un an que l’application “AIGLES” déploie ses ailes. Et déjà des changements profonds observés auprès des agents de l’État. Le ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative, Joseph Anderson Lé, a fait le point de l’application informatique de Gestion logique des Effectifs et de la Solde lors d’un point de presse donné ce 12 janvier 2026 à Yaoundé.
L’Application Informatique de Gestion Logique des Effectifs et de la Solde “AIGLES” est un système centralisé qui fusionne les anciennes plateformes (SIGIPES et ANTILOPE) pour une gestion unifiée du personnel et des rémunérations. Depuis son implémentation, AIGLES a simplifié le quotidien des fonctionnaires, a affirmé le ministre Joseph Lé.
« Depuis janvier 2025, même s’agissant de la solde, AIGLES va vers eux (agents), va les trouver, j’allais dire, coucher sur leur lit et leur donner l’information. « Votre salaire a été payé ce jour. Ce salaire est de tel montant. Maintenant, à vous de gérer simplement avec votre banque. Voilà un peu les évolutions “.
Sur le plan de la sécurité, pas de crainte, l’ Etat y attache du prix. Le ministre de la Fonction publique rassure :
” Le système est très sécurisé… Nous travaillons toujours avec l’ANTIC (Agence nationale des Technologies de l’ Information et de la Communication.
C’est sécurisé pour que, si vous venez dans le système et introduisez quelque chose de mal, le système le signalera et nous dira que c’est telle personne qui a donné ceci, ce jour, à ce moment précis “.
Le ministre a affirmé que l’application « AIGLES » est « un peu comme notre précieux bébé » que l’État protège et couvre. Il révèle que le système n’a pas encore été victime d’attaques de cyberattaques et continue de travailler, d’essayer d’anticiper pour que ça n’arrive pas.
De l’avis du ministre, AIGLES a permis d’accélérer la régularisation de la situation de 3000 agents en souffrance.
« Au départ, quand on a commencé, en janvier 2025, il y a eu des réclamations. Des équipes ont été commises dans les régions par le ministère de l’Éducation de base et le MINFOPRA pour faire signer ces matricules aux différents agents.
Ils sont revenus de différentes missions. Les données ont été corrigées pour les contrats qu’il y avait à corriger. Et tous les 3000 contrats ont été transmis au guichet unique.
Actuellement, dès que les contrats seront signés, ils auront systématiquement les matricules. Parce qu’il faut dire que dans Aigle, l’opération des matriculations ne se passe plus comme ça se faisait avant où il fallait générer un fichier pour introduire dans Antilope avant de générer le matricule.
Dès que le contrat est signé à Aigle, le matricule est systématiquement attribué au personnel en cours de recrutement. Les dossiers se trouvent au niveau du guichet unique », a promis le ministre Joseph Lé.
Le ministre n’a pas donné le délai exact pour l’attribution des matricules sollicités. Selon, la balle est dans le camp du Guichet unique. délai, c’est juste le temps que le guichet unique qui devra apposer son visa. Après quoi les contrats seront signés systématiquement par le ministre et les matricules attribués.
[DIGITAL Business Africa] – C’est (presque) la fin du livret foncier. Un nouveau système d’information appelé « AMLAK » est en passe de voir le jour. La Direction générale du domaine national (DGDN) en a fait l’annonce le 11 janvier 2026.
Le livret foncier est un document clé pour la sécurisation de la propriété immobilière. Il est au cœur des transactions et de l’investissement. Sa dématérialisation progressive vise à fiabiliser les données, réduire les délais administratifs et accompagner la modernisation de la gouvernance foncière.
Le système d’information AMLAK est donc destiné à remplacer progressivement le livret foncier papier par un format entièrement électronique. Le nouveau système AMLAK dispose de données foncières centralisées et actualisées.
L’État se dote d’un outil susceptible de soutenir la sécurisation de l’investissement immobilier et la modernisation de la gestion du patrimoine foncier national. Son implémentation totale permettra à l’ensemble des directions du cadastre et de la conservation foncière de se connecter à ce système unique.
AMLAK a été conçu et développé dans un délai record n’excédant pas une année, reflétant ainsi le niveau de “maturité numérique” et l’efficacité institutionnelle du secteur, selon la même source.
Selon le communiqué de la DGDN, cette étape “qualitative”, qui illustre le rythme accéléré de la transformation numérique vient parachever les opérations de modernisation et de développement. Ces opérations ont concerné les normes et solutions techniques propres aux opérations de mise à jour, dont “une partie a été lancée lors de la production cadastrale depuis le 21 août 2025”.
A travers la réalisation d’ AMLAK, la DGDN veut poursuivre le processus de transformation numérique et à consacrer une administration publique moderne, efficace et transparente, faisant de la technologie un levier essentiel au service du citoyen et au soutien du développement national.
[DIGITAL Business Africa] – La digitalisation des petites et moyennes entreprises à Maurice était au centre des échanges entre Kaviraj Sukon et son hôte. Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la science et de la recherche, Kaviraj Sukon, a reçu Irada Zeynalova, ambassadrice de la Fédération de Russie pour les objectifs de développement durable de l’ONU à Maurice, ce 8 janvier 2026.
Les deux personnalités ont eu des échanges constructifs et tournés vers l’avenir, selon Kaviraj Sukon, ministre de l’Enseignement supérieur, de la science et de la recherche,
« Nous avons exploré les pistes d’assistance technique de la Russie pour renforcer les capacités mauriciennes en matière de numérisation des PME, ainsi que les opportunités de promouvoir les échanges d’étudiants et de professeurs dans ce domaine.
Une telle collaboration offre un fort potentiel pour améliorer le développement des compétences, l’innovation et la coopération internationale à l’appui de nos objectifs de développement durable », a dit Kaviraj Sukon
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’une mission officielle de Boris Titov à Maurice, axée sur le renforcement des partenariats internationaux en faveur du développement durable et de l’innovation.
Les deux personnalités se sont également entretenus de la promotion des échanges académiques, tant pour les étudiants que pour les enseignants, notamment dans les domaines liés au numérique.
Des programmes visant à favoriser le transfert de compétences, le partage d’expertise et l’ouverture internationale du système d’enseignement supérieur mauricien.
Ces pistes de coopération sont alignées sur la vision du gouvernement en vue de renforcer le capital humain, à stimuler l’innovation et à consolider les partenariats internationaux au service des objectifs de développement durable
[Digital Business Africa] – Le Zimbabwe veut faire de son programme spatial un levier structurant de développement socio-économique et de transformation numérique. Après le lancement de ses deux premiers satellites nationaux en 2022 et en 2024, les autorités zimbabwéennes préparent déjà la prochaine étape avec ZIMSAT-3, un troisième satellite appelé à renforcer durablement la connectivité dans le pays.
Selon la Stratégie nationale de développement 2 (NDS2), couvrant la période 2026-2030, ZIMSAT-3 est présenté comme un pilier clé de l’ambition numérique du gouvernement. « ZIMSAT-3 soutiendra le renforcement de la connectivité et les efforts de transformation numérique, viendra compléter l’expansion nationale du haut débit et contribuera à améliorer l’accès aux services numériques dans les zones rurales comme urbaines », souligne le document stratégique.
Cette initiative s’inscrit dans la volonté des autorités de généraliser l’accès à Internet à l’échelle nationale. Dès mars 2024, le gouvernement avait indiqué explorer des partenariats avec plusieurs fournisseurs de services satellitaires afin d’étendre la couverture, d’améliorer la qualité de service et de réduire les coûts d’accès pour les populations.
Au-delà du satellite, la NDS2 prévoit un vaste programme d’extension des infrastructures numériques. Il est notamment question de déployer davantage de fibre optique haut débit dans les zones urbaines, périurbaines et rurales, d’accélérer l’expansion du haut débit mobile et d’installer des kiosques numériques alimentés à l’énergie solaire dans les communautés hors réseau ou mal desservies. Les autorités recommandent par ailleurs le partage d’infrastructures entre les opérateurs télécoms afin de réduire les coûts et d’accélérer la couverture du territoire.
Le recours croissant au satellite reflète une tendance observée dans plusieurs pays d’Afrique subsaharienne, où cette technologie est perçue comme une solution efficace pour réduire la fracture numérique. Selon la GSMA, « la région abrite certaines des géographies les plus difficiles pour les réseaux terrestres, comprenant des forêts tropicales, des déserts et des chaînes de montagnes ».
À titre de rappel, le Zimbabwe comptait environ 6,45 millions d’utilisateurs d’Internet au début de l’année 2025, pour un taux de pénétration de 38,4 %, d’après DataReportal. De son côté, l’Union internationale des télécommunications (UIT) estime qu’en 2024, la couverture des réseaux mobiles atteignait 93,9 % pour la 2G, 87,9 % pour la 3G, 51,6 % pour la 4G et seulement 15,9 % pour la 5G.
[Digital Business Africa] – Le monde de la fintech africaine vient de perdre l’une de ses voix les plus audacieuses et les plus visionnaires.
Nelly Chatue-Diop, entrepreneure camerounaise, cofondatrice d’Ejara.io et de Makeda Asset Management, est décédée le 8 janvier 2026, comme l’ont annoncé avec émotion les deux structures dans un communiqué publié sur LinkedIn.
« C’est avec une immense tristesse et une profonde émotion que Ejara et Makeda Asset Management annoncent la disparition soudaine de Nelly Chatue-Diop, survenue le 8 janvier. Suivie depuis plusieurs semaines pour des problèmes de santé, son état s’est soudainement aggravé. Toutes nos pensées vont en priorité à sa famille, ainsi qu’à l’ensemble de ses proches, auxquels nous adressons notre soutien le plus sincère dans cette épreuve douloureuse. Nous honorerons sa mémoire en continuant de mener la mission à bien. »
Ce message, sobre et digne, témoigne de l’impact humain et professionnel de celle qui aura marqué durablement l’écosystème financier africain.
Une vision pour démocratiser la finance en Afrique
Ingénieure en informatique, diplômée de HEC Paris et de la London Business School, Nelly Chatue-Diop a mené une brillante carrière dans la finance à Londres avant de revenir au Cameroun pour y bâtir un projet profondément transformateur.
En 2020, elle cofonde Ejara, une fintech spécialisée dans l’investissement, l’épargne et les cryptomonnaies, avec une ambition claire :
rendre les produits financiers accessibles à tous, dès 1 000 FCFA, dans une logique de démocratisation et d’inclusion.
Basée à Douala, Ejara revendiquait plus de 200 000 utilisateurs dans plusieurs pays de la zone CFA et avait levé plusieurs millions de dollars auprès d’investisseurs internationaux.
La plateforme s’est imposée comme une référence continentale en matière de finance décentralisée et d’investissement responsable.
Makeda Asset Management : une rupture éthique dans la gestion d’actifs
En parallèle, Nelly Chatue-Diop cofonde Makeda Asset Management, dont elle présidait le conseil d’administration.
Makeda portait une approche innovante de la gestion d’actifs, fondée sur la tokenisation et l’ouverture du marché aux petits investisseurs.
Cette stratégie constituait une rupture dans un environnement historiquement dominé par les institutions, et répondait directement aux enjeux d’inclusion financière en Afrique centrale, notamment dans la zone CEMAC.
Une voix pour la régulation et la structuration de l’écosystème fintech
Nelly Chatue-Diop ne se contentait pas d’entreprendre : elle structurait.
Elle a fondé la Cameroon FinTech Association, plaidé pour une régulation adaptée des actifs numériques, et contribué à l’élargissement de la base d’investisseurs dans les marchés de capitaux régionaux.
Son action intervenait à un moment clé pour la modernisation des marchés financiers africains, en quête de profondeur, de transparence et de souveraineté technologique.
Un héritage durable pour l’Afrique
Au-delà de ses réalisations, Nelly Chatue-Diop laisse un héritage puissant :
– une vision inclusive de la finance,
– des outils concrets pour l’investissement populaire,
– une stratégie continentale fondée sur l’innovation et l’éthique,
– et une inspiration forte pour toute une génération d’innovateurs africains.
Sa disparition laisse un vide profond dans l’écosystème fintech africain, mais son parcours, ses idées et ses structures continueront de porter la transformation qu’elle a initiée.
Digital Business Africa salue la mémoire d’une femme d’impact, d’une bâtisseuse et d’une pionnière qui aura marqué durablement la trajectoire de la finance africaine.
[DIGITAL Business Africa] – Une étoile vient de quitter la constellation des génies de la finance en Afrique. Nelly Chatue-Diop, la cofondatrice d’Ejara, une application mobile financière pour l’Afrique francophone, s’est éteinte le 8 janvier 2026 après plusieurs semaines de problèmes de santé, informe la plateforme Ejara.
« Toutes nos pensées vont en priorité à sa famille, ainsi qu’à l’ensemble de ses proches, auxquels nous adressons notre soutien le plus sincère dans cette épreuve douloureuse. Nous honorerons sa mémoire en continuant de mener la mission à bien ».
Une mission colossale. Tant Ejara c’est 200 000 utilisateurs dans plusieurs pays de la zone CFA. L’entreprise a déjà levé plusieurs millions de dollars auprès d’investisseurs internationaux.
La plateforme fondée en 2020 permet aux utilisateurs d’épargner, d’investir (en cryptomonnaies, actions fractionnées) et de gérer leur argent via un portefeuille numérique sécurisé, accessible avec des montants faibles (dès 1000 FCFA) et utilisant des options comme le Mobile Money pour les dépôts/retraits. Ejara vise à démocratiser l’accès aux services financiers et à protéger l’épargne contre la dévaluation, en offrant une solution simple et peu coûteuse.
Considérée comme l’une des pionnières de la finance technologique en Afrique, Nelly Chatue-Diop a remporté en 2024 le prestigieux prix « Stand up for Africa Women Entrepreneurs » (Suwafe). Une distinction qu’elle doit assurément à son large champ de vision. Nelly Chatue-Diop était spécialisée dans l’entrepreneuriat numérique, la blockchain, les cryptomonnaies.
Ingénieure en informatique de formation, diplômée d’un MBA de HEC Paris (2006-2007) et de la London Business School (2007-2008). En dehors d’Ejara, Nelly Chatue-Diop aura participé à la création de Makeda Asset Management entre octobre 2022 et janvier 2026.
Elle a consacré la majeure partie de sa carrière à des postes de direction dans les domaines des données et de l’intelligence artificielle.Avant sa mort, Nelly était Independent Board Member chez NFC Bank de juillet 2025 au 8 janvier 2026. En plus de son poste de présidente de l’association des Fintechs du Cameroun depuis octobre 2024.
[Digital Business Africa] – Lors de son discours au corps diplomatique le 8 janvier 2026, le président Paul Biya a réaffirmé la volonté du Cameroun de jouer un rôle majeur dans la gouvernance mondiale du numérique.
Une orientation qui prend une résonance particulière alors que Yaoundé s’apprête à accueillir, du 14 au 16 mai 2026, le Salon E‑Gov’A – E‑Gov Africa Summit, Expo & Awards, organisé par Smart Click Africa en partenariat avec Digital Business Africa, sous le haut patronage du ministère des Postes et Télécommunications (MINPOSTEL).
L’événement sera suivi de visites institutionnelles les 18 et 19 mai 2026.
Le thème officiel de l’édition 2026 est :
« Intelligence artificielle et e‑gouvernance : pour des services publics efficaces dans une Afrique sans cash et sans papiers »
Un thème visionnaire qui s’inscrit directement dans les engagements internationaux pris par les États membres de l’ONU dans le Pacte pour l’Avenir et le Pacte numérique mondial.
Le Pacte pour l’Avenir : un cadre mondial aligné avec les ambitions africaines
En rappelant l’adoption du Pacte pour l’Avenir et de ses annexes sur le numérique mondial, lors de la présidence du Cameroun à la 79e session de l’Assemblée générale des Nations unies assurée par Philemon Yang, Paul Biya a souligné l’importance d’un cadre global pour renforcer la coopération technologique internationale.
« Comme vous le savez, le Cameroun a achevé, le 09 septembre dernier, le mandat qui lui a été confié, avec votre précieux concours, de présider la 79e session de l’Assemblée générale des Nations unies. Nous avons pu mener, avec succès, cette mission à son terme, grâce à l’appui et au soutien de l’ensemble de la communauté internationale. Je tiens à en remercier, une fois de plus, les instances gouvernementales que vous représentez. Dans un environnement international particulièrement difficile, le Cameroun a continué, à cette occasion, d’œuvrer avec conviction, au renforcement du multilatéralisme et de la solidarité internationale. Nous pouvons légitimement nous féliciter des progrès que nous avons pu réaliser ensemble, pour rendre le système international plus à même de répondre aux défis mondiaux actuels. L’adoption, le 22 septembre 2024, du Pacte pour l’Avenir, ainsi que de ses annexes sur le numérique mondial et les générations futures, sont à juste titre unanimement salués », a déclaré le président Paul Biya.
Ce Pacte pour l’Avenir constitue en effet un socle stratégique pour les États africains, notamment à travers plusieurs mesures clés , à l’instar de la :
🔹 Mesure 33
Les États s’engagent à aider le Secrétaire général de l’ONU à renforcer le rôle de l’Organisation dans la coopération internationale en sciences, technologies et innovation.
🔹 Mesure 27
Les États entendent tirer parti des possibilités offertes par les nouvelles technologies et les technologies émergentes, tout en remédiant aux risques associés.
🔹 Mesure 29
Les États s’engagent à élargir les moyens de mise en œuvre pour renforcer les capacités des pays en développement dans les domaines des sciences, de la technologie et de l’innovation.
Ces engagements rejoignent directement les objectifs du Salon E‑Gov’A, qui ambitionne de traduire ces orientations internationales en solutions concrètes pour les administrations africaines.
Pacte numérique mondial : un engagement direct pour des services publics modernes
Le Pacte numérique mondial, adopté en parallèle, engage les États membres de l’ONU à l’horizon 2030 à :
– développer les compétences numériques des fonctionnaires et des administrations,
– mettre en place des services publics numériques inclusifs, sûrs et centrés sur l’utilisateur,
– renforcer les capacités nécessaires pour assurer la sécurité et la résilience des systèmes, réseaux et données numériques,
– contribuer à l’atteinte de l’ODD 16 (institutions efficaces, responsables et ouvertes).
Ces engagements trouvent une traduction directe dans le thème du Salon E‑Gov’A, qui promeut une Afrique sans cash et sans papiers, fondée sur des services publics modernisés, interopérables et sécurisés.
Une présidence onusienne marquée par le digital
Le mandat du Cameroun à la tête de la 79e session de l’Assemblée générale des Nations unies a permis de porter haut la voix des pays en développement sur les enjeux technologiques.
Le chef de l’État a insisté sur la nécessité d’un multilatéralisme numérique, d’une solidarité renforcée et d’un soutien accru aux pays du Sud.
Cette dynamique crée un contexte favorable pour le Salon E‑Gov’A, qui réunira gouvernements, organisations internationales, entreprises et experts pour accélérer la modernisation des administrations africaines.
Numérique et économie bleue : un axe stratégique émergent
L’adoption à Yaoundé de la Déclaration sur l’Économie Bleue Durable en juillet 2025 illustre la volonté du Cameroun de lier innovation technologique et durabilité, rappelle Paul Biya.
Surveillance maritime intelligente, gestion des données océaniques, digitalisation portuaire : autant de sujets qui trouveront une résonance particulière au Salon E‑Gov’A, où l’économie bleue s’inscrit comme thématique transversale.
Le Cameroun, porte‑voix africain de la gouvernance numérique
En évoquant la réforme du Conseil de Sécurité et les attentes des pays africains, Paul Biya rappelle que le continent doit peser dans les débats sur :
– la gouvernance de l’IA,
– la souveraineté des données,
– la cybersécurité,
– les infrastructures critiques.
Le Salon E‑Gov’A, organisé sous le haut patronage du MINPOSTEL, s’inscrit pleinement dans cette vision : offrir une plateforme panafricaine pour structurer une vision commune de l’État numérique, renforcer les capacités institutionnelles et favoriser les partenariats stratégiques.
2026 : une année charnière pour la transformation digitale du Cameroun
Le discours du chef de l’État confirme que le numérique est désormais un instrument diplomatique, un levier de souveraineté et un vecteur d’influence internationale.
À quelques mois du Salon E‑Gov’A, cette prise de position renforce la pertinence de l’événement, qui se veut un catalyseur de réformes, d’innovations et de projets structurants pour les administrations africaines.
En 2026, le Cameroun se positionne plus que jamais comme un acteur clé de la gouvernance mondiale du numérique, tout en affirmant son leadership régional à travers l’organisation du Salon E‑Gov’A, sous le haut patronage des institutions publiques.