[DIGITALBusiness Africa ] – L’ingénieur, entrepreneur et expert des télécommunications camerounais réagit Pierre-François Kamanou ne pouvait rester indifférent à la grande annonce de Djibril Ouattara. Le ministre ivoirien en charge du Numérique a annoncé, le 5 octobre 2026, le lancement imminent de de deux outils qui vont façonner l’identité numérique des administrations et des usagers. Il s’agit de la plateforme nationale d’authentification et du portefeuille d’identité numérique.
Le Dr.-Ing. Pierre-François Kamanou, en réagissant à cette annonce exhorte le gouvernement ivoirien à penser aussi à l’identité numérique des entreprises.
« La Côte d’Ivoire étudie la mise en place d’une infrastructure commune d’authentification numérique s’appuyant sur les registres existants. Un signal fort pour toute l’Afrique francophone. Aujourd’hui, le numéro mobile associé à un code OTP SMS permet de vérifier l’identité d’une personne physique sur la quasi-totalité des plateformes numériques ».
Pierre-François Kamanou s’est également interrogé sur le dispositif commun pouvant permettre d’identifier et d’authentifier les personnes morales.
« Chaque référentiel sectoriel (RCCM, impôts, banques, régulateurs, opérateurs, …) réalise son propre KYC, sans passerelle commune. Résultat : des délais d’intégration allongés et une exposition à la fraude par usurpation d’identité d’entreprise », a-t-il dit.
Il fait un parallèle avec projet ProCom, développé au Cameroun avec une perspective panafricaine, autour de deux piliers. D’un côté, le Numéro PRO : un identifiant téléphonique officiel et multicanal pour les personnes morales.
Et de l’autre côté, le Référentiel national d’identité téléphonique des personnes morales : l’attribut KYC commun qui fait dialoguer tous les référentiels sectoriels.
« Personnes physiques et personnes morales : les deux faces d’un même écosystème de confiance numérique. Pas d’économie numérique souveraine sans identité numérique fiable des entreprises ! »
En Côte d’Ivoire, l’étude de faisabilité pour la mise en place de ces deux outils doit s’appuyer sur les dispositifs existants, notamment le Registre national des personnes physiques (RNPP) et les acquis de l’Office national de l’état civil et de l’identification (ONECI). Cela afin de privilégier l’interopérabilité et la réutilisation des infrastructures nationales.
Par Jean Materne Zambo











