[DIGITAL Business Africa] – Alors que l’intelligence artificielle s’impose progressivement dans les sphères économique, éducative, politique et sociale, les interrogations sur ses implications humaines deviennent de plus en plus profondes. Pour le Rév. Père Pr François Ndzana, Doyen de la faculté de Théologie de l’UCAC, le débat autour de l’IA dépasse largement le cadre technologique. Il touche directement à la compréhension même de l’homme et de sa place dans la société de demain.
Dans une déclaration accordée au poste national de la CRTV ce 26 mai 2026, l’universitaire et théologien souligne que l’encyclique publiée par le Pape dans le contexte de l’intelligence artificielle pose une question essentielle. Il s’agit de celle de la coexistence entre l’humain et les machines intelligentes.
« L’encyclique que le Pape publie dans le contexte de l’intelligence artificielle veut répondre à une question fondamentale : quelle est la place de l’intelligence artificielle au milieu des hommes ? »
Pour le religieux, cette réflexion ouvre un vaste chantier anthropologique. Derrière les avancées spectaculaires de l’IA se cache une interrogation plus profonde sur les limites de l’homme, sa dignité, mais également les ambitions du transhumanisme qui tendent à présenter la technologie comme un moyen de dépasser les capacités humaines naturelles.
« Tout le transhumanisme qui en découle veut nous montrer que l’homme peut être dépassé aujourd’hui. »
Cette prise de parole intervient dans un contexte mondial où les gouvernements, entreprises technologiques et institutions académiques multiplient les initiatives autour de l’intelligence artificielle, tout en cherchant à encadrer ses usages éthiques et sociétaux. En Afrique également, les débats sur la souveraineté numérique, l’éthique des données et l’impact social de l’IA prennent de l’ampleur.
À travers cette sortie, le débat sur l’intelligence artificielle quitte progressivement le seul terrain de la technologie pour investir celui des valeurs et de l’avenir des sociétés humaines.
Par Loic SOUOP











