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Cameroun : les tarifs de retrait de MTN Mobile Money [Momo] en 2025

[DIGITAL Business Africa] – L’opérateur MTN Cameroon applique, via son application MoMo App, un taux forfaitaire de 1 % sur les frais de retrait d’argent mobile pour tous les montants supérieurs à 5 000 F.CFA. Une réduction annoncée le 10 juillet 2025, soit une semaine après l’annonce similaire d’Orange Money avec son application Max it. Cette disposition de MTN s’inscrit dans une volonté affirmée d’accélérer la digitalisation des services financiers tout en offrant plus de lisibilité et de prévisibilité à ses abonnés.

MOmO Retrait
MOmO Retrait

Toutefois, cette tarification à 1 % ne concerne que les retraits effectués via l’application MoMo App. En dehors de cette application, notamment via le code USSD *126#, MTN continue d’appliquer une tarification classique composée d’un taux de 1,5 % sur le montant à retirer, auquel s’ajoute une taxe forfaitaire de 4 F.CFA reversée à l’État du Cameroun.

Par exemple, pour un retrait de 100 000 F.CFA via le code USSD, les frais s’élèvent à 1 504 F.CFA, alors qu’un retrait de même montant effectué depuis la MoMo App coûtera seulement 1 000 F.CFA.

MTN précise par ailleurs que les dépôts d’argent restent gratuits sur son réseau. Quant aux frais de retrait minimum, ils sont de 54 F.CFA pour les montants inférieurs ou égaux à 3 000 F.CFA.

À partir de 266 667 F.CFA, les frais de retrait plafonnent à 4 004 F.CFA, soit également le montant appliqué pour les retraits de 500 000 F.CFA, qui constitue le plafond autorisé en vigueur au Cameroun.

En somme, cette tarification favorise les transactions de montant élevé via l’application mobile, tout en encourageant les usagers à délaisser les codes USSD au profit d’outils digitaux plus modernes.

L’approche de MTN s’aligne sur celle d’Orange Cameroun, qui applique également un taux de 1 % via son application Max It. Ces initiatives marquent une inflexion stratégique dans le secteur du mobile money, dominé au Cameroun par les deux opérateurs historiques, et annoncent une nouvelle ère de compétitivité basée sur la digitalisation et l’accessibilité tarifaire.

Par Digital Business Africa

Comparatif – Paiement mobile au Cameroun : Orange et MTN appliquent 1 % de retrait dès 5 000 F.CFA via leurs apps Max it et Momo App

[DIGITAL Business Africa] – Une petite révolution silencieuse est en marche dans l’univers du mobile money au Cameroun. Depuis le 02 juillet 2025, les applications Max It (d’Orange Cameroun) et MoMo App (de MTN Cameroon, depuis le 10 juillet 2025) affichent un taux fixe de 1 % sur les retraits, un avantage valable uniquement pour les retraits à partir de 5 000 F.CFA via leur application respective. Ce choix mis en œuvre par les deux opérateurs, symbolise un virage stratégique dans leur politique de tarification et de digitalisation des services financiers.

Toutefois, une analyse de terrain menée par Digital Business Africa révèle que cette tarification préférentielle n’est pas totalement généralisée. En effet, chez les deux opérateurs, le taux de 1 % n’est appliqué qu’à partir de 5 000 F.CFA de retrait via les applications mobiles. Pour les montants inférieurs à ce seuil, les frais demeurent ceux de l’ancienne grille, soit 1,5 % du montant retiré.

Les usagers qui privilégient encore les retraits par codes USSD (via #150# pour Orange ou #126# pour MTN) ne bénéficient d’aucun allègement tarifaire : les frais classiques restent systématiquement fixés à 1,5 %, quels que soient les montants concernés.

« Il faut saluer cet effort louable des opérateurs en faveur d’une baisse des frais de retrait. Toutefois, il reste encore des marges de progression. Une part importante des usagers effectue des retraits inférieurs à 5 000 francs CFA. L’idéal serait que le taux de 1 % s’applique à l’ensemble des montants, sans distinction. Ce serait une véritable avancée pour les consommateurs. Nous gardons espoir que cela devienne une réalité comme chez nos amis Ivoiriens avec 0% de frais de retrait, d’autant plus que l’arrivée de nouveaux acteurs dans le secteur pourrait accélérer cette évolution », commente l’association Smart Click Africa.

Les opérateurs justifient la difficulté d’appliquer le taux de 1 % sur tous les montants par la présence d’une taxe réglementaire de 4 F.CFA prélevée par l’État sur chaque retrait, ce qui limiterait leur capacité à appliquer la nouvelle grille allégée à tous les montants.

Ce passage progressif vers une tarification numérique plus avantageuse pourrait constituer une étape clé vers l’inclusion financière, à condition qu’elle soit accompagnée d’une communication transparente, régulière et d’un effort accru d’éducation numérique auprès des consommateurs, notamment en zone rurale.

Une harmonisation tarifaire classique…

En parallèle, les grilles classiques de retrait en agence ou chez les agents de service de paiement mobile ou par USSD sont désormais quasiment identiques. À titre d’exemple, pour un retrait de 100 000 F.CFA, les deux services facturent 1 504 F.CFA ; pour 500 000 F.CFA, le retrait coûte 4 004 F.CFA.

Cette uniformisation rend les frais plus lisibles et élimine les écarts de prix qui pouvaient faire pencher la balance pour un opérateur ou l’autre.Cameroun : Voici les nouveaux tarifs 2025 d’Orange Money

Retraits via appli : un taux unique de 1 %, plus simple et plus compétitif

Mais le véritable enjeu se joue sur le canal digital. En utilisant les apps Max It et MoMo App, les clients paient moins.  Au-delà de l’économie, ce nouveau modèle pousse les utilisateurs à adopter une approche 100 % mobile, où tout se fait via application, du scan QR aux paiements marchands.

Frais réglementaires et gratuité des dépôts

Les dépôts restent gratuits chez les deux opérateurs. Côté fiscalité, les transactions restent soumises à la taxe de 4 F.CFA sur les montants versés aux impôts.

Wave arrive, la pression monte

Cette évolution tarifaire intervient alors que le marché camerounais du mobile money s’apprête à accueillir Wave, la fintech bien connue pour sa politique de frais ultra-réduits. Attendue d’ici fin 2025, grâce à son partenariat avec la Commercial Bank Cameroun (CBC), l’entreprise pourrait bousculer l’équilibre établi.

MTN vs Orange : une guerre de chiffres

  • Orange Cameroun c’est : 14 millions de clients, 6,5 millions d’utilisateurs data, 5,5 millions d’utilisateurs actifs Orange Money, un chiffre d’affaires de 99,7 milliards FCFA au T1 2025.
  • MTN Cameroon c’est : 13 millions de clients, 5,8 millions d’utilisateurs MoMo, un chiffre d’affaires de 86,75 milliards FCFA au T1 2025 (+14,1 %), dont 70,4 milliards FCFA générés par les services financiers mobiles (+21 %).

Une réduction imposée… ou anticipée ?

Avec l’arrivée de nouveaux acteurs, l’avenir du mobile money au Cameroun semble désormais se jouer à la fois sur l’attractivité des coûts et sur l’expérience digitale. Applications intuitives, frais réduits, transparence : le client devient le véritable gagnant de cette guerre tarifaire.

Et les opérateurs ont compris que pour rester dans la course, il faudra non seulement investir dans la qualité du réseau, mais aussi réduire les coûts et surtout réinventer la relation avec l’utilisateur mobile à l’ère du 100 % digital.

Par Beaugas-Orain DJOYUM

Cameroun : Voici les nouveaux tarifs 2025 d’Orange Money

[DIGITAL Business Africa] – Orange Money Cameroun a revu sa grille tarifaire de retrait pour l’année 2025. Désormais, deux canaux distincts offrent deux expériences tarifaires différentes : le retrait classique via code USSD #150# et le retrait digitalisé via l’application Max It ou QR code.

1 % de frais sur les retraits via l’application Max It

Depuis 02 juillet 2025, les retraits effectués via l’application Max It ou par QR code sont facturés à un taux unique de 1 %, à condition que le montant retiré soit supérieur ou égal à 5 000 F.CFA. Cette mesure vise à favoriser l’adoption de l’application mobile, qui offre également des services de paiement, de transfert, de consultation du solde et bien d’autres services numériques non financiers.Cameroun : Voici les nouveaux tarifs 2025 d’Orange MoneyExemples :

  • Pour un retrait de 100 000 F.CFA via l’application Max it, les frais sont de 1 000 F.CFA
  • Pour 250 000 F.CFA, les frais sont de 2 500 F.CFA

Tarifs classiques maintenus à 1,5 % via le code USSD

En revanche, pour les retraits effectués via le code court #150#, Orange continue d’appliquer une tarification par palier, équivalente à environ 1,5 % du montant retiré, avec un ajout de 4 F.CFA de taxe réglementaire reversée à l’État.

Exemples :

  • 10 000 F.CFA → 154 F.CFA de frais
  • 100 000 F.CFA → 1 504 F.CFA
  • 200 000 F.CFA → 3 004 F.CFA

Cameroun : Voici les nouveaux tarifs 2025 d’Orange Money

À partir de 267 000 F.CFA, les frais de retrait atteignent 4 004 F.CFA, un montant qui reste constant jusqu’au plafond de retrait autorisé au Cameroun, fixé à 500 000 F.CFA. En revanche, pour les plus petites transactions, les frais minimaux sont de 54 F.CFA pour tout retrait allant jusqu’à 3 000 F.CFA.

Dépôts gratuits

Les dépôts d’argent restent gratuits chez Orange Money. Mais, une taxe de 4 F.CFA est prélevée sur chaque retrait depuis le 01er janvier 2025. Elle est reversée aux impôts.Cameroun : Voici les nouveaux tarifs 2025 d’Orange Money

Il y a trois ans, les frais de retrait d’Orange Money étaient un peu plus élevés.Cameroun : Voici les nouveaux tarifs 2025 d’Orange Money

Objectif : digitalisation et fluidité

Orange Cameroun, avec plus de, 14 millions de clients, 6,5 millions d’utilisateurs data et 5,5 millions d’utilisateurs actifs Orange Money, renforce ainsi son orientation vers les usages digitaux. En réduisant les frais de retrait via Max It, l’opérateur qui a enregistré un chiffre d’affaires de 99,7 milliards FCFA au T1 2025 veut stimuler l’usage de son application mobile et fidéliser sa clientèle dans un marché devenu ultra-concurrentiel.

Par Beaugas-Orain DJOYUM

Tchad : Michel Boukar nommé au Conseil Africain sur l’IA en marge du Transform Africa Forum Summit

[DIGITAL Business Africa] – Le Tchad aura désormais son mot à dire sur la gouvernance de l’IA en Afrique. Le ministre des Postes et de l’Économie numérique, Michel Boukar, a été nommé au Conseil africain sur l’intelligence artificielle à l’occasion du Transform Africa Forum Summit tenu le 12 novembre 2025 à Conakry en République de Guinée.

Désignation survenue lors de la réunion du Conseil d’administration de Smart Africa, tenue en marge du Sommet. Transform Africa Forum Summit est organisé par Smart Africa en partenariat avec le gouvernement guinéen. L’événement réunit les acteurs majeurs du numérique du continent autour du thème : « L’IA pour l’Afrique : Innover localement, impacter globalement ».

Cette nomination, selon l’Agence de Développement des TIC (ADETIC) vient consacrer la vision “clairvoyante” du Chef de l’État et les efforts constants du Gouvernement tchadien en matière de promotion des technologies émergentes et de transformation numérique inclusive. Elle traduit également la reconnaissance du rôle croissant du Tchad dans la construction d’un écosystème numérique africain compétitif, durable et souverain.

Hors de question de redouter la technologie ou d’avoir un doute sur son apport. Le ministre Boukar est certain que « l’intelligence artificielle n’est pas une menace pour nos sociétés ; elle est une promesse : celle d’un développement plus juste, inclusif et durable. 

Le Conseil africain sur l’IA a pour missions de favoriser la collaboration, l’échange de connaissances et l’innovation afin de positionner l’Afrique comme un acteur stratégique dans le paysage mondial de l’IA.

Pas étonnant que le Tchadien ait été invité à cette table. Le Tchad par le passé a démontré tout l’intérêt qu’il porte à cette technologie émergente. 2000 jeunes Tchadiens ont été gratuitement formés en intelligence artificielle du 4 au 14 août 2025. Une initiative du chef de l’État, S.E Mahamat Idriss Déby.

C’est également au Tchad que se trouve le Chad AI Network, la communauté tchadienne de l’IA et de la Data Science. Selon la communauté, l’objectif est de propulser l’intelligence artificielle et la data science vers de nouveaux sommets en contribuant activement à l’avancement des connaissances.

Cette initiative vise à faire du Tchad un hub d’IA et de la data. Cela passe par des projets de recherche de pointe, des publications innovantes, entre autres.

Par Jean Materne Zambo, source : ADETIC

Numérique : le Gabon et la Guinée Équatoriale scellent une alliance historique pour un espace numérique intégré

[DIGITAL Business Africa] – Le Gabon et la Guinée Équatoriale ont franchi une étape majeure de leur coopération technologique avec la signature, le 10 novembre 2025 à Mongomo, de trois accords stratégiques dans le domaine du numérique. Cet acte conjoint entre les ministres en charge de l’Économie numérique des deux pays marque une avancée historique vers la création d’un espace numérique intégré et interconnecté en Afrique centrale.

Une coopération concrète autour de trois piliers numériques

Les accords portent sur trois axes essentiels visant à renforcer la connectivité, faciliter les communications transfrontalières et améliorer la qualité des réseaux :
  1. L’interconnexion de la fibre optique entre le Gabon et la Guinée Équatoriale, destinée à assurer un Internet plus rapide, plus stable et plus souverain dans les deux pays.
  2.  La mise en place du roaming gratuit, qui permettra aux citoyens gabonais et équato-guinéens de communiquer sans surcoût lorsqu’ils franchissent la frontière.
  3.  La coordination des fréquences radioélectriques, afin de supprimer les interférences dans les zones frontalières et d’améliorer la qualité du service pour tous les usagers.
Ces accords illustrent la volonté des deux gouvernements de placer le numérique au cœur de l’intégration régionale, en concrétisant des projets qui renforcent la connectivité et l’interopérabilité des infrastructures nationales.

Des institutions et opérateurs engagés de part et d’autre

Ce rapprochement est le fruit d’un travail technique approfondi mené par les experts des deux pays. Côté gabonais, plusieurs acteurs clés ont pris part aux négociations : l’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes (ARCEP), la Société de Patrimoine des Infrastructures Numériques (SPIN), l’Agence Nationale des Infrastructures Numériques et des Fréquences (ANINF), ainsi que les opérateurs Moov Africa Gabon Telecom et Airtel Gabon.
Leur coopération avec les homologues équato-guinéens a permis d’aboutir à des solutions concrètes, aussi bien sur le plan technique que réglementaire, démontrant la maturité et la complémentarité des écosystèmes numériques des deux nations.

Une vision portée par les Chefs d’État

Cette signature s’inscrit dans la dynamique impulsée par Son Excellence Brice Clotaire Oligui Nguema, Président de la République gabonaise, Chef de l’État et Chef du Gouvernement, et Son Excellence Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, Président de la République de Guinée Équatoriale.
Les deux dirigeants partagent une même vision : faire du numérique un levier d’intégration régionale, de souveraineté et de développement durable au service des peuples de la sous-région.

Le numérique, un pont entre deux peuples

Au-delà de la portée technique, cette coopération symbolise une nouvelle ère dans les relations bilatérales entre le Gabon et la Guinée Équatoriale. Elle met en lumière la place du numérique comme vecteur de rapprochement, d’échanges et de croissance commune.
En connectant leurs infrastructures et en harmonisant leurs politiques, les deux pays posent les fondations d’un écosystème numérique intégré, ouvert sur l’avenir et résolument tourné vers le développement inclusif de l’Afrique centrale.
Par Digital Business Africa 

Fibre optique : Un câble « robuste » pour connecter l’Afrique de l’Est et du Centre et sécuriser les données

[DIGITAL Business Africa] – Le Finlandais Nokia s’associe à Airtel Africa pour  développer son réseau de fibre optique. L’opérateur des Télécommunications l’a annoncé, ce mardi 11 novembre 2025. Selon Airtel Africa, le réseau sera mis en œuvre par Telesonic, la filiale de fibre optique de gros de l’opérateur, afin de répondre à la demande croissante en connectivité.

Présenté en Afrique du Sud, à l’occasion de la 28ᵉ édition d’AfricaCom, tenu du 10 au 13 novembre 2025, le projet vise à aussi à relier les câbles sous-marins, notamment 2Africa, aux réseaux terrestres. Grâce à la plateforme 1830 Photonic Service Switch (PSS) de Nokia, cette infrastructure pourra supporter jusqu’à 38 térabits par seconde (Tbps), facilitant un transfert rapide, sécurisé et à grande échelle des données.

Cette plateforme se veut aussi compatible avec les bandes C+L afin d’améliorer sa capacité. Elle jouera un rôle essentiel dans la connectivité haut débit et la fourniture de services basés sur le cloud.

Le réseau Dense Wavelength Division Multiplexing (DWDM) est alimenté par la technologie haute vitesse du moteur de service photonique cohérent (PSE) de Nokia. Ce réseau est composé de 139 nœuds est déployé sur plusieurs pays.

Razvan Ungureanu, directeur technique d’Airtel Africa, souligne l’ambition qui guide ce projet.

« Le déploiement de la plateforme 1830 Photonic Service Switch de Nokia constitue une mise à niveau essentielle de notre infrastructure réseau à travers l’Afrique. Cela nous permettra d’offrir une plus grande capacité et une connectivité haut débit afin de gérer efficacement le trafic web. Grâce au Photonic Service Engine de Nokia, qui alimente notre réseau DWDM dans plusieurs pays, nous ouvrons la voie à une croissance transformatrice et à de nouvelles opportunités à travers le continent. »

Le directeur général d’Airtel Africa Telesonic Prasanta Das Sarma a rrappelé l’importance de ce partenariat.

« Notre collaboration avec Nokia est une étape importante dans le développement de l’infrastructure numérique africaine. En tirant parti des solutions de fibre optique de pointe de Nokia, nous visons à répondre à la demande croissante de données sur tout le continent. Ce réseau stimulera la croissance économique, autonomisera les communautés et créera de nouvelles opportunités pour les entreprises et les particuliers ».

Outre la construction de l’infrastructure numérique de l’Afrique, ce projet souligne l’engagement de Telesonic à soutenir les entreprises, l’éducation et les soins de santé en Afrique.

Par Jean Materne Zambo, source : Airtel Africa 

Digital : Le Camerounais Peupah Zouzoua nominé au Maboke d’or, catégorie meilleur blogueur d’Afrique francophone [votez !]

[DIGITAL Business Africa] – « PZ » ( Peupah Zouzoua ), une estampe que vous avez sans doute rencontrée sur une image en ligne. Il s’agit de l’empreinte du célèbre blogueur Camerounais Peupah Zouzoua. 1,5 million de followers sur Facebook, 62 mille abonnés sur X, 61 mille followers sur Instagram, 9510 followers sur Threads. Peupah Zouzoua est un référent en matière de blogging.

Le Camerounais est en lice pour le titre de meilleur blogueur d’Afrique francophone au Maboke d’or. C’est une cérémonie de remise de trophées qui célèbre chaque année les figures les plus marquantes de l’Afrique francophone dans divers domaines tels que la musique, le cinéma, la mode, les médias, le sport, l’entrepreneuriat, la culture, etc. Les talents et les personnalités ayant marqué l’année dans ces secteurs sont ainsi mis en avant.

Sur sa page Facebook, ce 11 novembre 2025, il a tenu à remercier la République démocratique du Congo pour cette nomination. « Rien que ceci est une grosse victoire », a-t-il ajouté.

C’est en 2020 que le jeune Camerounais décide de se faire véritablement une empreinte digitale. L’entrepreneuriat digital, plus précisément le blogging, deviendra son activité de prédilection.

Sa particularité : utiliser une communication par émoticônes (émogis) pour exprimer des émotions ou des nuances qui seraient difficiles à transmettre par écrit seul. Tous les sujets sont abordés sans tabou. Même s’il doit sa notoriété en partie au commérage.

Formé à l’école d’un autre géant des réseaux sociaux, Dominique Minyono, Florian Wambe, de son vrai nom, a rapidement marqué les réseaux de son empreinte indélébile. Sans doute aidé par son parcours académique. Peupah Zouzoua est titulaire d’une licence en Droit privé et entrepreneuriat digital. Il est né le 6 mai 1999.

Lien pour voter le candidat : https://zekin.me/mabokedor/MABOKE2025MBAF3

Par Jean Materne Zambo

Gabon : Les ministres de l’Economie et de la Digitalisation peaufinent le Système Intégré de gestion des Finances publiques

[DIGITAL Business Africa] – Le ministre de l’Economie et son Comité peaufinent le Système Intégré de gestion des Finances publiques (SIGFIP). Henri-Claude Oyima, a présidé la deuxième réunion du Comité de pilotage du SIGFIP ce 10 novembre 2025, en présence du ministre de l’économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation, Mark Alexandre Doumba.

L’ordre du jour a porté sur l’examen de l’état d’avancement de ce projet, spécifiquement sur le module 1. Selon les Henri-Claude Oyima, président du Comité de pilotage du projet, ce module 1, considéré comme premier jalon du projet, devrait être livré le 15 décembre 2025. Ce qui revient à dire que le SIGFiP entre officiellement en phase opérationnelle.

Plusieurs fonctionnalités développées à date devraient être déployées dès janvier 2026 figurent. Parmi elles, la centralisation des recettes (impôts et Douanes), l’exécution des dépenses budgétaires (fonctionnement, investissement et dette), la gestion des marchés publics et l’exécution des recettes non fiscales. Une pas important dans la modernisation de la gestion des finances publiques.

De nombreux bénéfices sont attendus du SIGFIP. Notamment la rationalisation de la chaîne de la dépense et la simplification des obligations des contribuables, la visibilité en temps réel sur les paiements en cours, le rapprochement bancaire automatisé et la génération de la quittance unique par le Trésor, ce qui devrait accroître la fiabilité du recouvrement et la transparence budgétaire. Le SIGFIP constituera aussi un outil de travail commun pour les agents des impôts, du Trésor public et des Douanes.

Par Jean Materne Zambo

 

Sénégal : L’ARTP et l’UCAD main dans la main pour promouvoir la recherche dans les nouvelles technologies

[DIGITAL Business Africa] – Une convention stratégique dans le domaine de la recherche. Le DG de l’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP), Dahirou Thiam, et le Recteur de l’ Université Cheikh Anta DIOP (UCAD), Alioune Badara Kandj , ont signé un accord de partenariat, ce 11 novembre 2025, pour promouvoir la recherche dans les nouvelles technologies.

Il sera question de l’encadrement des technologies émergentes, le commerce électronique, le big data, les OTT, les technologies satellitaires, la cybersécurité et la protection des données personnelles qui nécessitent une synergie forte entre la régulation et la recherche scientifique. De même, cet accord permettra de favoriser la professionnalisation des étudiants en leur offrant des opportunités de stage et d’immersion dans les métiers du numérique et des télécommunications.

Dans son discours de circonstances, le directeur général de l’ARTP, Dahirou Thiam, a rappelé les principales missions du régulateur et leur articulation avec les sujets de recherche de l’heure au niveau des académies. Selon le régulateur, Il a exprimé, devant le Recteur de l’UCAD, Alioune Badara Kandji, sa fierté de conclure une alliance stratégique entre la régulation et le monde universitaire, dans le but de soutenir le développement du Sénégal à l’ère du numérique.

Cette signature s’inscrit naturellement dans la vision de l’Autorité, qui ambitionne de tisser des liens durables avec l’ensemble des universités du Sénégal, afin d’apporter sa contribution au développement numérique du pays.

L’ARTP, conformément aux missions à lui assignées, joue aussi un rôle de soutien à l’innovation et de création de valeur dans le secteur. En plus d’assurer une régulation agile pour soutenir l’innovation au Sénégal  et si possible à l’extérieur du pays.

Par Jean Materne Zambo, source : ARTP

Investissement : 149 MDS $ à distribuer à ses fondations, Warren Buffett, 95 ans, prépare sa succession à la tête de Berkshire 

[DIGITAL Business Africa] – Warren Buffett fait face à l’ennemi de l’homme (le temps). Il est temps de quitter la direction générale de Berkshire, un conglomérat et l’une des plus grandes sociétés d’investissement dans le monde. Greg Abel, 63 ans, devrait lui succéder. Actuellement, il occupe le poste de vice-président de Berkshire, et devrait rester un actionnaire majeur. Warren Buffett, quant à lui, restera PCA.

L’homme d’affaires et investisseur, 95 ans, veut accélérer la distribution de ses 149 milliards de dollars aux fondations familiales dirigées par sa fille Susie, 72 ans, et ses fils Howard, 70 ans, et Peter, 67 ans. Warren Buffett a fait don de plus de 1,3 milliard de dollars d’actions à son entreprise, lundi 10 novembre 2025. Soit l’équivalent de 1 800 actions de catégorie A à quatre fondations familiales dirigées par ses enfants.

Depuis 2006, il a donné plus de la moitié de ses actions Berkshire, principalement à la Fondation Gates, mais détient encore près de 14 % du capital du conglomérat basé à Omaha, Nebraska. Selon le magazine Forbes, la fortune de Buffett s’élève à 148,2 milliards de dollars.

Dans une lettre, il explique que « cela augmenterait les chances qu’ils disposent de la quasi-totalité de [sa] fortune avant que d’autres administrateurs ne les remplacent ».

Conséquence de cette annonce de départ, le cours de l’action Berkshire a chuté de 8 % depuis début mai 2025, tandis que le Standard & Poor’s 500 a progressé de 20 %.

Selon les investisseurs, cette annonce a fait disparaître une grande partie de la « prime Buffett » intégrée dans le cours de l’action, en raison de la présence de celui qui est considéré comme l’un des investisseurs les plus respectés au monde.

Mais Buffett reste optimiste. Dans sa lettre, il prévoit que le cours de l’action Berkshire évoluerait de façon « capricieuse ». « Ne désespérez pas : l’Amérique rebondira et les actions Berkshire aussi », a-t-il rassuré.

Warren Buffett a pris le contrôle de Berkshire Hathaway en 1965. Il a transformé l’usine textile en difficulté en un conglomérat d’une valeur de 1 000 milliards de dollars, qui couvre désormais les secteurs de l’assurance, des chemins de fer, des services publics et des marques grand public. Les actions ordinaires de la société sont cotées à la bourse de New York sous les symboles BRK.A et BRK.B.

Par Jean Materne Zambo

L’ARTAC et l’UIT tiendront à Douala une clinique régionale de sécurité pour renforcer la confiance dans les services financiers numériques

[DIGITAL Business Africa] – À la suite de l’atelier de N’Djamena, l’Association des régulateurs des télécommunications de l’Afrique centrale (ARTAC), en partenariat avec l’Union internationale des télécommunications (UIT), organisera le 17 décembre 2025 à Douala, au Cameroun, la première Clinique régionale de sécurité pour les services financiers numériques (SFN) en Afrique centrale.

Cette rencontre régionale rassemblera les régulateurs, opérateurs de télécommunications, institutions financières et autorités monétaires des pays membres de l’ARTAC autour d’un objectif commun : renforcer la sécurité et la résilience de l’écosystème des services financiers numériques en Afrique centrale.

Un cadre pour anticiper les risques et renforcer la confiance

L’essor du mobile money et des paiements numériques a largement contribué à l’inclusion financière dans la sous-région. Mais cette progression rapide s’accompagne d’une exposition accrue aux risques liés à la cybersécurité : fraudes, attaques ciblées, ingénierie sociale et vulnérabilités des plateformes.

La Clinique de Douala permettra de présenter les recommandations de l’UIT en matière de sécurité des services financiers numériques, notamment les normes UIT-T X.1277.2 et UIT-T X.1456, reconnues au niveau international pour leur rigueur et leur approche holistique de la résilience.

Une approche pratique et collaborative

Les participants prendront part à des ateliers interactifs portant sur l’évaluation des vulnérabilités des systèmes USSD, STK et mobiles, la gestion des incidents cyber, la coordination interinstitutionnelle entre régulateurs télécoms et autorités financières, ainsi que la conception de programmes d’éducation numérique et de sensibilisation du public.

Cette initiative offrira aussi un cadre d’échanges pour promouvoir la mise en œuvre de cadres nationaux harmonisés de sécurité des services financiers numériques et pour renforcer la coopération régionale face aux menaces émergentes.

Une étape vers une sécurité numérique intégrée

En réunissant les acteurs de la régulation et du secteur financier à Douala, l’ARTAC et l’UIT entendent créer une dynamique régionale durable en faveur de la confiance numérique.

Cette clinique marquera un jalon important dans la construction d’un écosystème de services financiers numériques plus sûr, plus inclusif et plus résilient pour l’Afrique centrale.

Par Digital Business Africa

L’ARTAC et l’UIT vont tenir à N’Djamena un atelier régional sur la cartographie de la fibre optique pour accélérer la connectivité universelle en Afrique centrale

[DIGITAL Business Africa] – L’Association des régulateurs des télécommunications de l’Afrique centrale (ARTAC), en partenariat avec l’Union internationale des télécommunications (UIT), organisera les 15 et 16 décembre 2025 à N’Djamena, au Tchad, un Atelier régional sur la cartographie des infrastructures de fibre optique.

Cette rencontre rassemblera les représentants des autorités de régulation, des ministères en charge du numérique, des opérateurs de télécommunications et des partenaires techniques et financiers de la sous-région.

L’objectif est de doter les pays membres de l’ARTAC d’outils modernes pour identifier les zones non desservies, optimiser les investissements et accélérer la connectivité universelle, en cohérence avec les priorités de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) et les orientations de l’Union africaine pour la transformation digitale du continent.

Un cadre pour mieux planifier les réseaux

Malgré des progrès notables, l’Afrique centrale reste confrontée à une forte fracture numérique. L’accès au haut débit demeure limité, coûteux et inégalement réparti.

L’absence de données géospatiales fiables sur les réseaux de fibre optique constitue un frein à la planification et à la coordination des politiques publiques.

L’atelier de N’Djamena offrira l’occasion de renforcer les capacités techniques des participants en matière de cartographie SIG, d’analyse géospatiale et de planification concertée des infrastructures de télécommunications.

Un programme intensif et collaboratif

Pendant deux jours, les experts venus des huit pays membres de l’ARTAC (Burundi, Cameroun, Congo, Gabon, République centrafricaine, République démocratique du Congo, Guinée équatoriale et Tchad) suivront des modules consacrés à la normalisation et à l’analyse des données géospatiales, à la planification des infrastructures TIC et à l’utilisation de la plateforme de planification de la connectivité (CPP) développée par l’UIT.

Des travaux pratiques permettront aux participants de se familiariser avec la collecte, la validation et la visualisation des données, ainsi qu’avec la modélisation des tracés de fibre optique et des interconnexions transfrontalières.

Vers une cartographie régionale partagée

Les résultats de cet atelier viendront alimenter la future base de données régionale intégrée sur les infrastructures de fibre optique, que l’ARTAC entend mettre en place pour faciliter la planification, la coopération et la transparence sectorielle.

En réunissant à N’Djamena les acteurs clés du développement numérique, l’ARTAC et l’UIT entendent poser les bases d’une interconnexion régionale harmonisée et d’un cadre propice à l’investissement durable dans les infrastructures haut débit de l’Afrique centrale.

Par Digital Business Africa

Burundi : La Stratégie nationale de Gouvernance des Données dévoilée

[DIGITAL Business Africa] – Le Burundi tend vers une  gouvernance des données efficace et inclusive. La Stratégie nationale de Gouvernance des Données (SNGD) a été officiellement validée ce 7 novembre 2025 au cours d’une cérémonie présidée par le ministère des Finances et de l’Économie numérique.

Étaient présents à cette cérémonie des représentants des différents ministères sectoriels, de l’Agence de développement de l’Union africaine, de l’Union européenne, des académiciens ou encore du secteur privé.

La SNGD veut dresser un état des lieux de la gouvernance et de la gestion des données au Burundi, tout en définissant une feuille de route conforme aux enjeux mondiaux et africains. Elle s’inscrit notamment dans la vision de l’Agenda 2063 de l’Union africaine et dans le respect des normes internationales telles que le RGPD et la Convention de Malabo.

Selon Francine Inarukundo, secrétaire permanente au ministère des Finances et de l’Économie numérique, « ce document traduit une volonté commune d’adopter une stratégie collective, pragmatique et opérationnelle ». Elle a été élaborée en mars 2023, avec la tenue d’une consultation nationale sur l’adaptation des cadres de politique des données de l’Union africaine. Plus de soixante institutions nationales — publiques, privées, académiques et régulatrices — ont participé à son élaboration.

Cette stratégie s’articule autour de sept piliers structurants : gouvernance et leadership, cadre juridique et réglementaire, gestion, accès et interopérabilité des données, infrastructures et partage, sécurité et protection des données personnelles, développement des capacités et culture de la donnée, et économie des données et innovation.

Cela inclut inéluctablement la construction de data centers (centres de données) nationaux souverains pour l’hébergement local, le déploiement d’un centre opérationnel de sécurité (SOC) et l’établissement de l’Autorité de protection des données personnelles. Une Académie nationale des données et le lancement d’un Fonds d’innovation des données pourront suivre.

Par Jean Materne Zambo 

Sénégal : Le budget 2026 du MCTN serait de 81 MDS de FCFA, une hausse de 38,7 %

[DIGITAL Business Africa] – Alioune Sall soutient le montant  de 81 milliards de FCFA dans l’exercice  budgétaire 2026.  Le ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique a présenté, le vendredi 7 novembre 2025, le projet de budget 2026 de son département.

C’était devant la Commission des finances de l’Assemblée nationale, élargie à la Commission de la culture et de la communication ainsi qu’à la Commission des affaires économiques. D’un montant total de 81 063 000 000 FCFA (143 millions USD), le projet de budget vise à moderniser les infrastructures, renforcer la souveraineté numérique et développer les services postaux.

Le budget 2026 se structure autour de quatre axes : 13,6 milliards FCFA seront consacrés à la modernisation du secteur de la communication ; 33,8 milliards iront au renforcement de la souveraineté numérique ; 20,5 milliards soutiendront l’économie numérique et l’innovation ; enfin, 12,6 milliards seront alloués à la revitalisation du secteur postal.

Dans le cadre du numérique, ces crédits permettront de financer des initiatives concrètes, telles que le déploiement de plateformes numériques pour l’administration publique, le renforcement des capacités techniques et réglementaires, la promotion de l’inclusion numérique et la formation des agents aux TIC. Le budget soutiendra également l’innovation dans le secteur privé, l’émergence de start-up et la consolidation des services numériques existants, tout en améliorant l’accessibilité pour les citoyens, dans les zones urbaines comme rurales.

Selon Alioune Sall, ce projet constitue un levier stratégique de souveraineté, de compétitivité et d’inclusion, en renforçant la transparence des services publics et en développant un écosystème numérique durable. Il s’inscrit dans le cadre du New Deal technologique, la stratégie nationale de transformation numérique lancée plus tôt cette année, qui a déjà permis la modernisation de plusieurs secteurs clés.

Selon l’Union internationale des télécommunications, le Sénégal affichait en 2024 un indice de développement des TIC de 71,6 sur 100. Celui-ci reflétant un accès et une utilisation des technologies numériques supérieurs à la moyenne africaine. L’indice de développement de l’administration en ligne s’établissait à 0,5163 sur 1, en nette progression par rapport à 0,4479 en 2022.

Sur le même sujet: Sénégal : Le ministère chargé du numérique, de la comm’ et des Télécoms prépare son budget 2026

Par Jean Materne Zambo 

Coopération : Le Gabon et la Guinée équatoriale travaillent pour une meilleure interconnexion

[DIGITAL Business Africa] – Une nouvelle ère de coopération s’ouvre entre le Gabon et la Guinée équatoriale. Le ministre de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation, Mark Alexandre Doumba, s’est rendu le 9 novembre 2025 en Guinée équatoriale pour renforcer la collaboration entre les deux pays frères dans le domaine du numérique.

L’objectif de la visite était de prendre le pouls des projets télécoms pour une meilleure interconnexion. Ces projets concernent les infrastructures, les antennes, la fibre optique et d’autres équipements.

Les échanges ont permis de finaliser l’opérationnalisation de la signature des futurs accords portant sur : l’interconnexion de la fibre optique, le roaming gratuit entre les deux pays et la coordination des fréquences aux frontières pour un réseau plus fluide.

Le Gabon et la Guinée équatoriale devraient être interconnectés dans le cadre du projet Central Africa Backbone (CAB4). Le projet Central African Backbone est une dorsale Internet à fibre optique reliant les pays de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale en Afrique via Internet à haut débit. Le CAB a, selon le Minpostel, déjà déployé 12 000 kilomètres de fibre optique.

Le projet CAB a trois composantes :

– N° 1 : La composante amélioration de l’environnement du secteur des télécommunications et des TIC

– N°02 : La composante Gouvernance et transparence par la promotion des applications e-government

– N°03 : La composante Connectivité des différents réseaux nationaux.

Pour le roaming, il faut rappeler que des protocoles d’accord bilatéraux ont été signés en novembre 2021 entre les régulateurs des télécommunications des pays membres, dont le Gabon et la Guinée équatoriale. Le but est de permettre aux citoyens de communiquer librement entre les pays de la CEMAC sans surcoût, renforçant ainsi l’intégration régionale.

Mais force est de constater que le projet accuse un retard considérable. En avril 2024, seules deux liaisons sur les 213 prévues étaient opérationnelles dans la communauté.

Les principaux obstacles identifiés jusqu’à présent concernent la lenteur dans la finalisation des procès-verbaux techniques et des accords tarifaires entre régulateurs, les retards dans la signature des contrats d’interconnexion et de roaming entre opérateurs, des difficultés techniques et juridiques persistantes, la complexité de la séparation entre les trafics roaming et international sur les liaisons directes, ainsi que l’absence de consensus sur la technologie à adopter pour ces interconnexions.

Par Jean Materne Zambo

Infrastructures, patriotisme économique et digitalisation : le Faso renforce son alliance stratégique État–secteur privé

[DIGITAL Business Africa] – À Bobo-Dioulasso, les 10 et 11 novembre 2025, le Burkina Faso a accueilli la 22ᵉ Rencontre nationale Gouvernement/Secteur privé, un rendez-vous majeur placé sous la présidence du Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo. L’événement a rassemblé une forte délégation gouvernementale, notamment la ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Dr Aminata Zerbo/Sabane, confirmant le rôle central du numérique dans les stratégies de développement du pays.
Placée sous le thème « Développement des infrastructures : enjeux, défis et engagement patriotique pour une économie durable », cette édition ambitionne de consolider le dialogue État–secteur privé autour d’un objectif stratégique partagé : bâtir une économie souveraine, plus résiliente et tournée vers la durabilité. Le Premier ministre a rappelé que cette tribune permet d’examiner les questions restées en suspens lors des sessions précédentes, afin d’élaborer des réformes adaptées à la vision du Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim Traoré.
« Le cadre que nous offre cette rencontre est une tribune essentielle pour examiner les questions demeurées sans réponse satisfaisante lors des précédentes sessions, et pour formuler des politiques et réformes adaptées à la vision du Camarade Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, Chef de l’État », a-t-il déclaré.
Parmi les préoccupations majeures figurent la dégradation du réseau routier, l’absence de zones industrielles dans plusieurs régions, les contraintes liées à l’exportation, les difficultés d’approvisionnement dans un contexte sécuritaire tendu et les défis persistants de connectivité. Autant d’enjeux qui exigent une action coordonnée afin de soutenir l’activité économique nationale.
Les acteurs privés ont réaffirmé leur volonté de collaborer étroitement avec le gouvernement pour relever ces défis. Roland Achille Sow, président de la Délégation spéciale de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso (CCI-BF), a indiqué :
« Le secteur privé reste disposé, dans le cadre de partenariats public-privé, à accompagner la mise en œuvre des projets structurants d’infrastructures indispensables aux ambitions économiques de la Révolution Progressiste et Populaire, impulsée par le Chef de l’État. »
Malgré le contexte sécuritaire délicat, le gouvernement dit avoir enregistré des avancées notables en matière d’attractivité économique et de climat des affaires. Le Premier ministre a lancé un appel solennel au patriotisme économique :
« J’invite le secteur privé burkinabè à faire du patriotisme économique un véritable credo. Investir chez nous, produire chez nous, consommer ce que nous fabriquons, voilà l’expression la plus noble de l’amour de la Patrie. »
La participation active de Dr Aminata Zerbo/Sabane à cette rencontre renforce l’idée que la transition digitale constitue un pilier essentiel de la stratégie nationale. Digitalisation des services publics, amélioration de la connectivité, modernisation des infrastructures : le numérique apparaît désormais comme l’un des leviers déterminants pour soutenir la souveraineté économique, améliorer la résilience du pays et accélérer sa transformation structurelle.
Par Digital Business Africa

Luc MISSIDIMBAZI : « L’UAT doit redevenir un organe moteur au cœur de la diplomatie numérique africaine »

[DIGITAL Business Africa] – Expert reconnu des politiques publiques numériques et fondateur du Salon Osiane, le Congolais Luc MISSIDIMBAZI porte un regard lucide sur l’état actuel de l’Union Africaine des Télécommunications (UAT).

Dans cet entretien accordé à Digital Business Africa, le candidat au poste de Secrétaire général de l’UAT analyse les défis structurels de l’institution et propose une approche pragmatique articulée autour de trois leviers pour lui redonner toute sa place dans l’écosystème numérique africain : une gouvernance rénovée et réellement inclusive, une ouverture affirmée vers le secteur privé et les jeunes entreprises technologiques, et une communication plus proactive pour valoriser les réussites du continent.

Découvrez son analyse et sa vision pour une UAT plus forte et plus influente.

Digital Business Africa : Monsieur Missidimbazi, vous avez officiellement annoncé votre candidature au poste de Secrétaire général de l’UAT lors du Salon OSIANE 2025. Quelle vision portez-vous pour cette institution stratégique dans le paysage numérique africain ?

Luc MISSIDIMBAZI : Ma candidature est avant tout un engagement pour une Afrique numérique souveraine, intégrée et inclusive. L’UAT doit redevenir une institution de référence sur le continent, capable d’accompagner nos États dans la conception, la mise en œuvre et la régulation de politiques publiques adaptées aux réalités africaines.

Ma vision repose sur trois priorités :

Premièrement, la souveraineté numérique, pour que l’Afrique maîtrise ses infrastructures critiques, ses données et ses technologies ; deuxièmement, l’intégration continentale, à travers des cadres réglementaires harmonisés et des réseaux interconnectés ; et enfin l’inclusion numérique, afin que chaque citoyen africain, quelle que soit sa condition ou sa localisation, bénéficie pleinement des opportunités offertes par le numérique.

Digital Business Africa : L’UAT est appelée à harmoniser les politiques et à impulser un marché numérique continental. Quelles sont les priorités que vous souhaitez défendre pour accélérer cette intégration ?

Luc MISSIDIMBAZI : Nos États progressent, mais souvent de manière isolée. Il faut donc faire de l’UAT le catalyseur d’une Afrique numérique unifiée. Je défendrai plusieurs priorités comme : l’harmonisation réglementaire pour un véritable marché numérique africain, où les opérateurs et les innovations circulent librement ; le renforcement de la connectivité régionale, à travers le développement des dorsales optiques, des points d’échanges Internet (IXP) et des datacenters régionaux ; la confiance numérique, en soutenant la mise en œuvre de la Convention de Malabo et la protection des données ; Et enfin, le développement des compétences, car notre capital humain est la première richesse de l’Afrique.

L’UAT doit accompagner la mise en œuvre concrète des objectifs du marché unique numérique africain, en synergie avec l’Union Africaine, la CEA, Smart Africa et l’UIT.

Luc MISSIDIMBAZI
Luc MISSIDIMBAZI

Digital Business Africa : Vous avez piloté des projets structurants au Congo, comme le Backbone CEMAC, les parcs technologiques ou le point d’échange Internet. Vous avez aussi collaboré avec l’UIT, notamment sur la question du haut débit pour les pays les moins avancés. Comment comptez-vous capitaliser sur cette expérience pour renforcer l’impact opérationnel de l’UAT ?

Luc MISSIDIMBAZI : Effectivement, au-delà de mon engagement national, j’ai eu l’honneur de travailler aux côtés de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT) sur des dossiers stratégiques, notamment la coordination et l’animation des travaux relatifs au développement du haut débit dans les pays les moins avancés.

Cette expérience m’a permis de comprendre les défis structurels de nombreux pays africains – qu’il s’agisse du financement, de la régulation, de la gouvernance des infrastructures ou de la planification numérique.

Au Congo, j’ai piloté des projets structurants tels que : le Backbone CEMAC, pour l’interconnexion régionale ; le Fonds pour l’Accès et le Service Universel (FASUCE), pour réduire la fracture numérique ; et le Point d’Échange Internet du Congo (IXP), pour améliorer la souveraineté du trafic local.

Je compte mettre cette double expérience – nationale et internationale – au service de l’UAT pour renforcer son impact opérationnel, moderniser ses instruments de coopération technique et accroître son rôle de facilitateur entre les États, les opérateurs et les partenaires au développement.

Digital Business Africa : L’UAT souffre d’un manque de visibilité et d’implication des États membres. Quelles réformes ou mécanismes envisagez-vous pour revigorer son fonctionnement et mobiliser davantage les acteurs publics et privés ?

Luc MISSIDIMBAZI : C’est un constat partagé. Pour y remédier, je propose une approche pragmatique fondée sur trois leviers :

  1. Une gouvernance rénovée, où chaque État membre est pleinement impliqué dans les décisions stratégiques et le suivi des programmes ;
  2. Une ouverture accrue vers le secteur privé et les jeunes entreprises technologiques, afin que l’UAT devienne une plateforme collaborative et non uniquement institutionnelle ;
  3. Une communication proactive, avec des événements continentaux, des initiatives de visibilité et des partenariats médias qui valorisent les réussites africaines dans les télécommunications.

L’UAT doit redevenir un organe moteur et attractif, au cœur de la diplomatie numérique africaine.

Digital Business Africa : Quel message souhaitez-vous adresser aux jeunes professionnels du numérique africain qui voient en votre candidature une opportunité de renouvellement et de représentativité ?

Luc MISSIDIMBAZI : Je leur dis simplement : l’avenir de l’Afrique numérique vous appartient. Je suis de cette génération qui croit que le leadership africain doit s’ouvrir, se renouveler et s’appuyer sur le talent de sa jeunesse.

À travers des initiatives comme OSIANE, que j’ai fondé, nous avons voulu offrir une scène d’expression et de valorisation aux jeunes innovateurs africains.

Pour les 10 ans d’OSIANE en 2026, nous ambitionnons d’inviter toute l’Afrique à Brazzaville pour célébrer la créativité et l’unité du numérique africain.

L’UAT, sous ma responsabilité, deviendrait une école d’excellence africaine, un espace d’opportunités pour la jeunesse, l’innovation et la coopération panafricaine.

 

Propos recueillis par Beaugas-Orain DJOYUM 

Burkina : La Diaspora africaine prête à investir dans plusieurs domaines dont le numérique

[DIGITAL Business Africa] – On pourrait parler du « Sionisme (retour de la diaspora israélienne) à l’ africaine. La diaspora africaine compte s’appuyer sur le Burkina Faso pour développer l’ Afrique et lui donner sa souveraineté. Une délégation d’Afro-descendants, conduite par Arikana Chihombori, ancienne représentante de l’Union africaine auprès des États-Unis, a été reçue le jeudi 6 novembre 2025, par la ministre burkinabè de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Aminata Zerbo/Sabane.

Pour le moment, aucun document n’a été signé entre les deux parties. Mais, la délégation a présenté différents projets en cours de structuration. Notamment la création d’une station panafricaine de communication basée à Ouagadougou pour lutter contre la désinformation médiatique, la mise en place d’un dispositif de transfert de compétences dans les métiers du numérique, mobilisant des jeunes talents de la diaspora.

D’après plusieurs  sources, un mécanisme de suivi sera mis en place pour évaluer la faisabilité des projets, identifier les secteurs prioritaires et traduire les échanges en actions concrètes. Une initiative saluée par les membres du gouvernement à commencer par la ministre burkinabè de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Aminata Zerbo/Sabane.

« Il existe aujourd’hui un décalage entre les compétences disponibles et les besoins réels de l’Afrique, notamment dans les domaines du numérique, de l’intelligence artificielle et des technologies émergentes. Si nous voulons tirer profit de ces innovations, nous devons renforcer nos capacités locales », a dit la ministre

Dans l’écosystème médiatique burkinabè, la nouvelle fait beaucoup parler. Le quotidien privé Le pays, rapporte que le capitaine Ibrahim Traoré a exposé aux afro-descendants, les opportunités d’investissements au Burkina Faso dans divers secteurs.

D’après le journal, le Président du Faso explique que la lutte menée n’est pas seulement pour le Burkina Faso, mais également pour l’Afrique, pour l’Homme noir, pour la dignité de l’Afrique et pour le bien-être des populations.

Selon le journal, le porte-parole des afro-descendants, Dr Arikana Chihombori-Quao, a salué la vision du capitaine Ibrahim Traoré, premier chef d’Etat contemporain à avoir officiellement appelé la diaspora africaine à un retour aux sources par sa célèbre phrase : « back to your roots ».

Par Jean Materne Zambo

Cameroun : 420 millions de FCFA à partager aux 22 lauréats de la 7ᵉ édition du Salon GETEC

[DIGITAL Business Africa] – Du baume  au cœur pour des étudiants et la jeunesse en ces temps de crise postélectorale. Six mois après la 7e édition du Salon du GETEC, les ministères de l’Enseignement supérieur et  des Petites et moyennes entreprises, de l’ Economie social et de l’Artisanat réagissent.

Les deux institutions ont signé un communiqué conjoint le 5 novembre 2025 où il est annoncé le déblocage de la somme de 420 millions de FCFA à l’attention des lauréats de la récente édition du GETEC tenue du 16 au 19 juin 2025 à l’Esplanade du Musée national de Yaoundé. Chaque projet pourra recevoir entre 5 millions et 45 millions de FCFA selon sa nature et son potentiel.

Pour certains, ce geste est mis à l’actif du président de la République S. E. Paul Biya. Notons que dans son discours d’investiture du 6 novembre 2025, le chef de l’État avait placé la jeunesse au cœur de son action gouvernementale, en promettant de favoriser la formation, l’innovation et l’entrepreneuriat étudiant.

Le GETEC est un rendez-vous annuel qui favorise l’éclosion des jeunes talents issus des universités. Un incubateur qui transforme leurs idées en projets économiques concrets, créateurs de richesse et d’emplois.

À l’ouverture du salon, le ministre d’État, ministre de l’Enseignement supérieur, le Pr Jacques Fame Ndongo avait salué l’esprit novateur du concept « université-entreprise ». Selon lui, l’initiative « sanctuarise, sur le plan juridique, une évolution pragmatique visant à renforcer l’acquisition des compétences chez les étudiants ».

Les entreprises bénéficiaires couvrent plusieurs domaines stratégiques tels que :

• l’agro-industrie (MUMITA HOLDINGS SARL, SMEG SARL, RIZ ETUVE MALO, BIO-KILICHI DE DANG, etc.) ;

• l’agroalimentaire (FOOD BIO SARL, WANGMATH CENTER, ETS MALO-2000…) ;

• le numérique (RICHENEL’AI AGENCY SARL, OPTIMTECH, JCS GROUP SARL…) ;

• le BTP (ETS SBC et LMSP) ;

• ou encore les services innovants (ETS GLOBAL MAP LUMIA, LEGRENIER DES SERVICES…).

Liste des 22 lauréats de la 7ᵉ édition du Salon GETEC

 

 

 

Par Jean Materne Zambo

 

Raïssa Malu, ministre de l’Éducation RDC : « Le numérique est l’autoroute, l’éducation le permis de conduire »

[DIGITAL Business Africa] – La ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté donne une définition simplifiée et pratique du numérique et de l’éducation. « Le numérique est l’autoroute, mais l’éducation est le permis de conduire ». Avec cette image, la physicienne, professeure et auteure congolaise trouve le lien qui existe entre le numérique et l’éducation.

Deux notions  indissociables l’une de l’autre compte tenu des enjeux de l’heure. Raïssa Malu a eu ces mots au Sommet mondial de l’Internet à Wuzhen en Chine ce 7 novembre 2025, où elle a tenu un discours axé sur « l’éducation numérique, fondation de la souveraineté et de la communauté de destin ».

La ministre d’État Raïssa Malu a souligné l’éducation numérique comme fondation du développement et confirmé le Plan national du numérique pour faire de la RDC un hub technologique régional d’ici 2030.

« Pour la RDC, cette communauté de destin n’est pas une simple formule diplomatique, c’est un impératif de développement. Le cyberespace est la nouvelle frontière de l’humanité. L’Afrique, avec sa jeunesse et son potentiel, entend y prendre sa part », a-t-elle déclaré.

Mais comment cohabiter dans un espace avec des individus véreux prêts à propager de fausses nouvelles, un discours de haine et à subtiliser les données des internautes ? Face à cette préoccupation, Raïssa Malu conseille de bâtir un cyberespace véritablement inclusif sur base des principes fondamentaux de l’inclusion linguistique et du genre, et de l’équité dans la cocréation des valeurs au sein de la communauté de destin.

Selon la ministre d’État, ce sommet marque le dixième anniversaire de l’idée fondatrice de bâtir une communauté de destin dans le cyberespace, saluant une décennie d’efforts pour un monde numérique plus interconnecté.

Le sommet de Wuzhen de la Conférence mondiale sur l’internet (CMI) 2025 se tient du 6 au 9 novembre 2025. Le thème de l’événement est « Construire un avenir commun numérique axé sur l’ouverture, l’inclusion, la sécurité et les technologies intelligentes ». L’objectif quant à lui est de discuter de l’avenir de l’internet, des technologies numériques et de construire une « communauté d’avenir partagé dans le cyberespace ».

Le sommet comprend 24 sous-forums sur des thèmes tels que l’initiative pour le développement mondial proposée par la Chine, l’économie numérique, l’IA et la gouvernance des données, ainsi qu’une série d’activités.

Par Jean Materne Zambo