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Guinée : la Direction de la cybercriminalité modernisée pour renforcer la sécurité numérique

[Digital Business Africa] – La Guinée renforce son dispositif de cybersécurité. Le mercredi 21 janvier, la Primature a annoncé la réhabilitation complète et l’équipement moderne de la Direction de la cybercriminalité et de la lutte contre les traces technologiques. Cette initiative, financée par le Budget national de développement (BND), s’inscrit dans la stratégie gouvernementale visant à adapter les forces de sécurité à l’évolution rapide des menaces numériques. Le Premier ministre Amadou Oury Bah s’est rendu dans les nouveaux locaux aux côtés du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général Bachir Diallo, afin de constater l’aboutissement des travaux et la mise en service des nouvelles installations.

Une infrastructure aux standards des enquêtes numériques

Situé au quartier Minière, dans la commune de Dixinn, le site rénové abrite un bâtiment moderne de type R+2, spécialement conçu pour répondre aux exigences techniques des enquêtes numériques. Inaugurée officiellement le 17 décembre 2025, la structure est désormais équipée de matériels spécialisés permettant l’analyse des traces technologiques, la collecte de preuves numériques et le traitement des infractions liées aux technologies de l’information. Cette modernisation vise à doter la Police nationale d’outils performants pour faire face à des formes de criminalité de plus en plus sophistiquées, dans un contexte marqué par la croissance des usages digitaux.

La cybersécurité, un enjeu stratégique pour la Guinée

Avec la digitalisation progressive des services publics, la généralisation des paiements électroniques et l’essor du numérique dans l’économie, les risques de cyberattaques, d’usurpation d’identité et d’escroqueries en ligne se multiplient. Les autorités guinéennes entendent ainsi renforcer leurs capacités opérationnelles afin de mieux protéger les citoyens, les institutions et les entreprises. Cette démarche s’inscrit dans une dynamique plus large de transformation numérique de l’État, qui nécessite un environnement sécurisé pour garantir la confiance dans les services digitaux.

Une position à consolider au niveau international

Dans son Global Cybersecurity Index 2024, l’Union internationale des télécommunications (UIT) rappelle que la cybersécurité constitue un pilier essentiel du développement numérique. La Guinée y est classée dans la troisième catégorie sur cinq. Le pays affiche des résultats encourageants sur les volets légal et organisationnel, avec des scores respectifs de 16,27/20 et 14,38/20, mais dispose encore de marges de progression sur les plans technique et opérationnel.

Vers un environnement numérique plus sûr

À travers cet investissement, la Guinée ambitionne de renforcer l’efficacité de la lutte contre la cybercriminalité, d’améliorer la formation des agents spécialisés et de consolider la confiance des citoyens dans les services de sécurité. À terme, ce dispositif devrait sécuriser les usages numériques, accompagner la transformation digitale du pays et offrir un environnement plus sûr aux acteurs économiques engagés dans le développement du numérique.

Par Loïc SOUOP

Sénégal : B.D. Faye prescrit aux acteurs de la justice une sécurité numérique renforcée et le recours aux outils technologiques

[DIGITAL Business Africa] – Le discours d’ouverture de l’année judiciaire placé sous le signe du numérique. « Le juge face au défi du numérique”. C’est le thème de cette rentrée des cours et des tribunaux de ce 23 janvier 2026. Pour certains observateurs, le choix n’est pas anodin. Pour S.E Bassirou Diomaye Faye, président de la République du Sénégal, c’est une manière de reconnaître les sacrifices ayant conduit à la troisième République.

Conscient de l’essor fulgurant des technologies de l’information et de la communication comme l’IA, Bassirou Diomaye invite toute la chaîne judiciaire à s’adapter à cette révolution technologique, qui transforme profondément le secteur de la justice.

« Nous vivons dans un monde interconnecté qui nous impose son rythme. Tous les États, les institutions ainsi que leurs administrations qui refusent de s’y plier seront laissées inéluctablement en rade et risquent par conséquent d’être rapidement submergées et dépassées. Par ailleurs, il faut relever que dans l’entreprise de modernisation de la justice, le juge n’agit pas seul.

Il intervient dans une chaîne de plusieurs acteurs qui lui permet de rendre son office conformément à la loi et aux attentes des usagers. Dans ce cadre, l’usage optimal du numérique est subordonné à d’autres facteurs que sont des palais de justice adaptés aux réalités du numérique, une connectivité sécurisée et continue et des machines adaptées et sécurisées.

Il est donc urgent d’accélérer la mise en oeuvre du schéma directeur de l’usage du numérique dans la justice pour bien prendre en compte tous ces facteurs » , a-t-il indiqué.

Le chef de l’ Etat a marqué son incertitude quant au respect de certaines normes comme l’indépendance, l’impartialité, la réserve, la loyauté, le secret des délibérations, la probité, la dignité, entre autres.

Bassirou Diomaye Faye a prescrit aux acteurs de la justice d’adapter les curriculums de formation, de revisiter les référentiels éthiques et déontologiques, de renforcer la culture de la sécurité numérique et de s’approprier pleinement les outils technologiques.

Des mesures qui visent, selon le président Faye, à bâtir une justice moderne, robuste et proactive, capable de contenir, d’anticiper et de juguler les risques inhérents aux technologies de l’information et de la communication.

Mais il y a des préalables à respecter. Notamment une connectivité sécurisée et continue et des machines adaptées et sécurisées. Sans quoi de graves dangers et attaques malveillantes pourraient entraver « dangereusement » l’office du juge.

Par Jean Materne Zambo

FAUX !! : Le passeport camerounais ne coûte pas 155 000 FCFA en 2026.

[DIGITAL Business Africa] – Après le lancement officiel du budget de l’état pour l’exercice 2026 à NGaoundéré par le ministre des Finances, Louis Paul MOTAZE, le cyber espace camerounais est devenu une sphère pleins de fake news concernant cette loi de finances. Tout est parti d’une pseudo affirmation attribué au MINFI qui dans son discours aurait déclaré que les influenceurs devraient payer des impôts.

Bien que cette information ait été démenti tant par le ministère que les journaux tel Digital Business Africa, une autre a refait surface, le cout du passeport biométrique qui serait passé de 110 000 à 155 000 FCFA, ce qui est faux. Après lecture de la loi N 2025/ 012 du 17 Décembre 2025 portant loi de finance de la république du Cameroun pour l’exercice 2026, le constat est clair, le tarif reste inchangé.

Une stabilité tarifaire gravée dans la loi

L’examen minutieux de la loi de finances pour l’exercice 2026, adoptée par le Parlement et promulguée par le Président de la République, est sans équivoque : aucune disposition ne prévoit de révision à la hausse du droit de timbre pour le passeport ordinaire. Le tarif légal reste fixé à 110 000 FCFA. Ce montant est régi par l’article 548, alinéa 1 du Code général des impôts (CGI), dont les dispositions n’ont subi aucune modification lors du récent cycle législatif. Le texte stipule d’ailleurs :

« Article 548. – Le droit de timbre sur les passeports et autres documents en tenant lieu est fixé ainsi qu’il suit :

1) Passeports nationaux : Délivrance, renouvellement et prorogation de passeports ordinaires : 110 000 F CFA ».

MINFI

L’ACF : une réforme de conformité et non un surcoût

La confusion semble être née d’une lecture hâtive des nouvelles réformes budgétaires. La véritable innovation de 2026 ne réside pas dans le prix du timbre, mais dans le renforcement du civisme fiscal. Depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, la délivrance de certains titres officiels, incluant le passeport biométrique et la carte grise, est désormais conditionnée à la présentation d’une attestation de conformité fiscale (ACF). Il est crucial de préciser que l’ACF n’est en aucun cas une taxe additionnelle. Il s’agit d’un document administratif prouvant que le citoyen est à jour de ses obligations fiscales annuelles. Pour tout contribuable en règle, le coût de l’enrôlement au passeport demeure strictement identique à celui des années précédentes.

Les institutions démentent toute hausse.

Face à l’emballement des réseaux sociaux, les autorités administratives affichent une position claire : Le ministère des Finances (MINFI) confirme la stabilité des droits de timbre sur les documents identitaires. « Contrairement aux rumeurs, le prix du passeport biométrique camerounais reste fixé à 110 000 FCFA. Aucune augmentation n’est prévue par la Loi de Finances 2026. Soyons vigilants face aux infox et fions-nous uniquement aux sources officielles. Le droit de timbre demeure inchangé. » Peut-on lire sur  la page Facebook du Ministère des finances.

De son côté, La Délégation générale à la Sûreté nationale (DGSN) rappelle, elle aussi les prix du passeport demeure 110 000 FCFA.

Les réels leviers de la loi de finances 2026

En lieu et place d’une hausse des timbres identitaires, l’État camerounais a axé son effort budgétaire sur quatre piliers stratégiques :

  • L’élargissement de l’assiette fiscale pour intégrer de nouveaux secteurs ;
  • La fiscalité du numérique, visant notamment les géants du Web opérant au Cameroun ;
  • La généralisation de l’ACF pour assainir le fichier des contribuables ;
  • La mobilisation des recettes internes pour financer les projets d’infrastructures.

L’information annonçant un passeport à 155 000 FCFA est FAUSSE. Digital Business Africa exhorte les citoyens à la vigilance et recommande la consultation systématique des Journaux officiels ou des canaux de communication du MINFI et de la DGSN.

Par Digital Business Africa

Burundi : le gouvernement lance e-KORI pour moderniser la collecte des impôts

[Digital Business Africa] – Le Burundi franchit une nouvelle étape dans sa transformation numérique. Le lundi 19 janvier 2025 à Bujumbura, les autorités ont officiellement lancé les travaux de mise en œuvre du système e-KORI, une plateforme digitale dédiée à la déclaration et au paiement en ligne des impôts et taxes. Le projet est porté par l’Office burundais des recettes (OBR), avec l’appui de la Banque mondiale, dans le cadre des réformes engagées pour renforcer la gouvernance financière et accroître les ressources internes de l’État.

Pour le gouvernement burundais, e-KORI constitue bien plus qu’un simple outil technologique. Il s’inscrit dans une vision de souveraineté budgétaire et de modernisation de l’administration publique.   Pour Alain Ndikumana, ministre des Finances, du Budget et de l’Économie numérique, « la mise en place d’un tel système constitue une étape cruciale vers la transformation numérique de notre pays. Il permettra à l’État de mieux mobiliser ses ressources propres et de financer ses projets de développement sans dépendre exclusivement des aides extérieures. »

Le programme e-KORI vise à numériser l’ensemble des processus liés à la collecte des recettes internes et non fiscales. À terme, les contribuables pourront déclarer leurs impôts en ligne, effectuer leurs paiements à distance, suivre leurs transactions en temps réel et réduire les déplacements physiques vers les centres fiscaux. La plateforme est également conçue pour améliorer la traçabilité des recettes publiques, limiter les erreurs de traitement et renforcer les capacités de contrôle de l’administration fiscale.

Cette réforme intervient dans un contexte où la mobilisation des recettes reste un défi majeur au Burundi. Le pays fait face à une forte présence du secteur informel, à des procédures fiscales complexes et à une faible digitalisation des services publics. Avec e-KORI, les autorités entendent simplifier les démarches, élargir l’assiette fiscale et encourager une meilleure discipline des contribuables.

Le déploiement du projet se fera en neuf phases, avec une validation technique à chaque étape. Des programmes de formation et de sensibilisation sont également prévus pour les agents de l’OBR, les entreprises et les particuliers. La sécurité informatique constitue un pilier central du dispositif. Un partenaire technique spécialisé est chargé de garantir la protection des données, la sécurisation des infrastructures et la prévention des cyberattaques, dans un contexte de numérisation croissante des finances publiques.

À long terme, e-KORI devrait permettre au Burundi d’améliorer la planification budgétaire, de renforcer la transparence, de restaurer la confiance entre l’administration et les citoyens et de créer un environnement plus attractif pour les investisseurs. Avec ce projet, le Burundi confirme sa volonté de bâtir une administration moderne, efficace et numérique, capable de soutenir durablement son développement économique.

Par Loic SOUOP

Orange Sat : le satellite, un nouveau levier pour connecter toute la Côte d’Ivoire

[Digital Business Africa] – Avec le lancement de « Orange Sat », son offre d’Internet par satellite, comme annoncé il y a quelques jours, Orange Côte d’Ivoire ouvre une nouvelle étape dans sa stratégie d’inclusion numérique. Plus qu’un simple service de connectivité, cette initiative ambitionne de rapprocher les territoires éloignés du reste du pays, en apportant une solution là où les réseaux terrestres atteignent leurs limites.

La Côte d’Ivoire affiche aujourd’hui des niveaux de couverture mobile parmi les plus élevés de la sous-région. Selon l’Union internationale des télécommunications (UIT), 98,9 % de la population est couverte en 2G, 98,3 % en 3G et 93,7 % en 4G.

Cependant, certaines zones rurales, forestières ou difficiles d’accès restent encore partiellement ou totalement hors réseau. Grâce à un partenariat avec Eutelsat, Orange Sat vient compléter la fibre et le mobile en s’appuyant sur la technologie satellitaire afin d’assurer une continuité de service sur l’ensemble du territoire, y compris dans les zones dites « blanches ».

Un impact au-delà de la connectivité

Dans un pays où le taux réel de pénétration de l’Internet était estimé à 40,7 % en 2023, le satellite devient un outil de transformation sociale et économique. Orange Sat peut ainsi contribuer à soutenir plusieurs secteurs clés :

  • Éducation : accès à l’enseignement à distance pour les élèves des zones rurales ;
  • Santé : développement de la télémédecine et amélioration du suivi des patients ;
  • Administration : facilitation de l’accès aux services publics en ligne ;
  • Économie locale : soutien aux entrepreneurs, aux coopératives agricoles et aux PME en zones enclavées.

Une nouvelle dynamique pour un marché en croissance

À fin septembre 2025, la Côte d’Ivoire comptait 37,9 millions d’abonnements Internet pour une population estimée à 32 millions d’habitants, reflet d’une demande en constante progression. Orange conserve une position de leader avec 40 % de parts de marché sur l’Internet mobile et plus de 76 % sur l’Internet fixe.

ORANGE CI

Avec Orange Sat, l’opérateur élargit son champ d’action en ciblant :

  1. les foyers vivant dans les zones non couvertes ;
  2. les entreprises opérant hors des centres urbains ;
  3. les utilisateurs recherchant une connexion stable, indépendante des infrastructures terrestres.

Un marché appelé à évoluer

Cette dynamique s’inscrit dans un contexte continental de forte mutation. L’Internet par satellite suscite un intérêt croissant en Afrique, avec l’arrivée progressive d’acteurs internationaux comme Starlink ou Amazon Kuiper, qui envisagent également leur entrée sur le marché ivoirien dans les prochaines années. Dans ce contexte, Orange mise sur sa proximité avec les utilisateurs, son réseau de distribution et son expertise locale pour accompagner les populations et les entreprises vers une connectivité plus inclusive.

Avec Orange Sat, le satellite devient un complément stratégique aux réseaux existants, au service du développement numérique de la Côte d’Ivoire. L’initiative illustre une conviction de plus en plus partagée : l’accès à Internet est désormais une infrastructure essentielle, au même titre que l’eau, l’électricité ou les routes.

Par Loïc Souop

Madagascar : 1000 bénéficient d’une formation aux métiers du numérique à la faveur du programme « D-CLIC » de l’OIF

[DIGITAL Business Africa] – Le réseau national de formateurs de nouveaux talents au numérique se tisse. L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) met le cap sur Madagascara avec pour ordre de mission : offrir une formation dans le domaine du numérique aux jeunes animés par un esprit de dynamisme.

Le ministre de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle (METFP), Antonio Tsilefa, a présidé la cérémonie de lancement de la formation des formateurs du programme « D-CLIC », ce 21 janvier 2026. L’initiative vise à former les formateurs engagés pour accompagner durablement les jeunes vers les métiers du numérique et l’entrepreneuriat.

À la fin du premier semestre de 2026, 1 000 jeunes Malgaches devraient être dotés de compétences dans le domaine du numérique. Notons que le programme est suivi à travers une plateforme de formation en ligne développée par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

Le programme propose 20 cursus de formation professionnelle. À la clé, des certificats dans les métiers de la communication, du marketing, de l’interface utilisateur, de la création numérique, de la conception et du développement de solutions numériques.

Ces formations sont dispensées en français par 12 partenaires qualifiés à la suite de formations dédiées :

Banj en Haïti, CIPMEN au Niger, Femmes &TIC en Côte d’Ivoire, Kabakoo Academies au Mali, Kobo Hub en République démocratique du Congo, le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle à Djibouti, Net Info et Wecode Land en Tunisie, Sayna à Madagascar, le consortium Simplon-Ogooué Labs-Energy Generation au Gabon et au Togo.

À travers cette initiative, l’OIF et les autorités malgaches réaffirment leur ambition commune : faire du numérique un moteur d’inclusion, d’employabilité et d’insertion professionnelle durable pour les nouvelles générations.

Par Jean Materne Zambo, source : francophonie.org

Davos 2026 : Le Gabon fait la part belle au numérique, l’IA rivalise avec les sujets chauds

[DIGITAL Business Africa] – Chaque État va au Forum économique mondial Davos 2026 pour des raisons précises. Le Gabon y est assurément pour le numérique. De tous les membres du gouvernement, c’est le ministre de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation, Mark Alexandre Doumba, qui a été investi de la mission de représenter le Gabon au Forum (économique) de Davos.

La plateforme est un espace de dialogue et de coopération, où se construisent des partenariats et des visions pour l’avenir. Il est clair que le Gabon prépare une « bombe » numérique, alimentée sans doute par des partenariats stratégiques, des investissements.

Avec ses 2500 dirigeants attendus, Davos apparaît comme le lieu de rencontre privilégié pour le Gabon de tisser des liens avec les géants de la technologie qui s’illustrent avec leurs solutions devenues quasiment incontournables.

Le Forum organise des réunions régionales en Afrique, en Asie de l’Est et en Amérique latine, ainsi que deux autres réunions annuelles en Chine et aux Émirats arabes unis. Outre ses réunions, le Forum publie des rapports de recherche et encourage ses membres à participer à des initiatives sectorielles.

Pour cette 56ᵉ édition du Forum, l’intelligence artificielle rivalise avec des sujets traditionnellement brûlants comme les droits de douane, la concurrence internationale et les tensions géopolitiques.

Mardi 20 janvier 2026, les directeurs de Microsoft, Google DeepMind et Anthropic ont pris la parole pour réaffirmer le potentiel gigantesque de leurs services basés sur l’IA.

Alex Karp, CEO de Palantir, a critiqué les approches simplistes d’intégration de l’IA. Selon lui, de nombreuses entreprises cherchent à exploiter l’IA générative en connectant un LLM à leur infrastructure logicielle existante.

De plus, le CEO de Palantir est hostile à l’idée selon laquelle l’IA détruirait massivement les emplois. Il anticipe plutôt une montée en puissance des profils techniques, notamment ceux issus de la formation professionnelle.

Satya Nadella, CEO de Microsoft, est revenu sur les avancées de la technologie.

« L’IA a fait des progrès énormes en si peu de temps : elle a d’abord permis de coder sur instruction, puis via des conversations naturelles, puis on a commencé à lui confier de petites tâches.

Aujourd’hui, on voit apparaître des agents plus autonomes : on peut leur donner un projet et les laisser travailler 24 h/24. Certes, il reste du chemin pour que tout cela demeure cohérent sur le long terme, mais ça s’améliore toujours avec une supervision humaine », a-t-il affirmé.

Larry Fink, PDG de BlackRock, le fabricant de puces en blouson de cuir, a invité le monde à ne pas rater « l’opportunité » de la robotique, à « construire des infrastructures » et à investir des « trillions de dollars » dans l’intelligence artificielle.

Par Jean Materne Zambo

 

Cyberprêt : l’engrenage fatal du crédit mobile au Cameroun

[DIGITAL Business Africa] – Le constat est sans appel : les offres de crédits instantanés sur smartphone inondent l’espace numérique camerounais. Pour de nombreux citoyens, ces applications représentent une “bouée de secours” face aux imprévus du quotidien. Cependant, ce qui est présenté comme un clic salvateur se transforme radicalement en un crédit ravageur, plongeant l’emprunteur dans un cycle de surendettement et de harcèlement.

Un mécanisme aux dérives usuraires

L’attrait pour ces cyberprêts réside dans leur apparente simplicité. Pourtant, une fois l’engagement pris, la réalité financière devient “dangereuse”. Les usagers rapportent des modifications unilatérales des conditions contractuelles : les taux d’intérêt s’envolent parfois jusqu’à 100 % du montant emprunté.

Au-delà de l’aspect financier, ces plateformes exploitent une faille majeure : l’accès aux données personnelles. En validant les conditions générales souvent sans les lire, l’emprunteur autorise l’application à aspirer son répertoire téléphonique. C’est ici que commence le véritable cauchemar. En cas de retard de paiement, les agents de recouvrement contactent systématiquement les proches, amis et partenaires professionnels de la victime, utilisant la honte sociale comme moyen de pression.

Un arsenal juridique méconnu

Pourtant, le secteur des services financiers numériques n’est pas un “Far West”. Depuis 2018, la zone CEMAC dispose d’un règlement communautaire strict encadrant les services de paiement électronique. Toute entité souhaitant proposer des prêts doit impérativement obtenir un agrément via le ministère des Finances, sous la supervision de la COBAC, le gendarme bancaire de la sous-région.

Actuellement, environ 17 prestataires sont officiellement enregistrés. Le danger provient essentiellement des personnes physiques ou des structures sans siège social au Cameroun, opérant dans l’illégalité totale. Ces acteurs contournent les régulations pour imposer des conditions qu’une banque ou une microfinance agréée ne pourrait jamais pratiquer.

La riposte du « Smart Consumer »

Face à cette prolifération, l’éducation financière devient la première ligne de défense. Les experts préconisent d’adopter l’attitude du “Smart Consumer” : ne jamais souscrire sans avoir vérifié l’agrément de l’entité. Un simple message WhatsApp ou une notification automatique ne constitue pas une garantie juridique suffisante.

Pour les victimes de ces escroqueries, des recours existent. La direction de la Police judiciaire et la Gendarmerie nationale disposent d’experts en ingénierie informatique capables de traiter les plaintes liées à la cybercriminalité. L’ingénierie des preuves est ici fondamentale : conserver les contrats électroniques et les traces de harcèlement est essentiel pour engager des poursuites.

Cyberprêt 

Par DIGITAL Business Africa

Scanning au port de Douala : le PAD cherche l’appui de la Douane, la Présidence entre en scène

[DIGITAL Business Africa] – La publication, le 19 janvier 2026, de deux documents émanant du directeur général du Port autonome de Douala (PAD), Cyrus Ngo’o, n’était déjà pas anodine. Mais la convocation officielle émise le 21 janvier 2026 par la Présidence de la République vient désormais confirmer que le dossier du scanning des marchandises au port de Douala-Bonabéri a changé de dimension. Il ne s’agit plus d’un simple différend technique ou contractuel, mais d’un conflit institutionnel suffisamment sensible pour nécessiter un arbitrage présidentiel.

Dans un message-fax signé par le ministre d’État, Secrétaire général de la Présidence de la République, Ferdinand Ngoh Ngoh, le Secrétariat général des services du Premier ministre, Séraphin Magloire FOUDA, est officiellement invité à se faire représenter à une réunion consacrée aux « difficultés liées au scanning des marchandises au Port Autonome de Douala (PAD) », prévue le mercredi 21 janvier 2026 à 11 heures précises, au Palais de l’Unité.

Cette convocation marque l’entrée formelle de la Présidence dans un dossier jusque-là géré à coups de correspondances administratives et d’instructions contradictoires.

Cette séquence institutionnelle éclaire d’un jour nouveau les initiatives de communication du DG du PAD. La lettre adressée au  Directeur général des Douanes et le communiqué public diffusés le 19 janvier apparaissent, à la lumière de cette convocation, comme les derniers actes d’une stratégie de positionnement en vue d’un arbitrage au plus haut niveau de l’État.

Dans sa lettre au DGD (voir les extraits ci-dessous), Cyrus Ngo’o ne se contente pas d’informer. Il cherche clairement à convaincre un acteur-clé du dispositif : l’administration des douanes. Or, cette administration se trouve dans une position particulière. Elle est placée sous la tutelle technique du ministère des Finances, qui a explicitement demandé le maintien des opérations de scanning de SGS, conformément au contrat signé en 2015 entre l’État et l’entreprise.

Pour le directeur général des Douanes, se rallier ouvertement à la position du PAD reviendrait donc à s’écarter d’une instruction de sa tutelle directe. Ici, apprend-on, pour toute sortie du Port de Douala, la DGD demande aux importateurs les documents de la SGS.

Conscient de cette contrainte, le DG du PAD a adressé un argumentaire ciblé. Dans sa lettre du 19 janvier 2026 au DGD, il insiste sur la disponibilité immédiate et continue des images de scanning issues des opérations menées par Transatlantic D. S.A., sur leur qualité, et sur leur utilité directe pour les missions de gestion des risques et d’évaluation en douane.

Pour le DG du PAD, le message implicite est clair : le nouveau dispositif ne compromet ni les missions régaliennes de la Douane, ni la sécurisation des recettes fiscales.

Cyrus Ngo’o met également en avant des gains opérationnels mesurables, notamment l’amélioration de la productivité du terminal à conteneurs, passée de 22 à 28 mouvements par heure grâce au scanning immédiat après le déchargement. Une donnée importante, car elle relie la performance logistique à l’accélération de la mobilisation des recettes douanières, deux priorités majeures pour la Douane.

Le communiqué public publié le même jour renforce cette tentative d’alignement. En rappelant que, depuis le 2 janvier 2026, le seul paiement valide des frais de scanning est celui effectué auprès de Transatlantic D. S.A., le PAD pose un cadre présenté comme déjà effectif, invitant implicitement l’ensemble des importateurs et administrations, y compris la Douane, à s’y conformer.

Mais la convocation du SGPR du 21 janvier change profondément la lecture de cette séquence. Elle révèle que les contradictions entre le ministère des Finances, le PAD et les administrations opérationnelles ont atteint un seuil critique.

La coexistence de deux opérateurs de scanning, SGS, qui continue de facturer sur la base du contrat de 2015, et Transatlantic D, qui scanne sans facturer (donne qui changera selon le PAD) dans une phase dite expérimentale, a créé une zone d’incertitude incompatible avec la stabilité juridique et la crédibilité de l’action publique.

Cette réunion à la Présidence devrait trancher non seulement la question du prestataire de scanning, mais aussi celle de la cohérence de la gouvernance publique, de la hiérarchie des décisions administratives et du respect des engagements contractuels de l’État.

Dans ce contexte, les initiatives de communication du DG du PAD prennent une dimension stratégique évidente. Elles peuvent être lues comme une tentative de démontrer, documents à l’appui, que le système porté par le PAD est opérationnel, performant et compatible avec les missions douanières, afin de peser dans l’équilibre avant l’arbitrage à la Présidence.

Reste à savoir si cet arbitrage privilégiera la logique opérationnelle défendue par le PAD, la logique de sécurité juridique portée par le ministère des Finances, ou une solution intermédiaire permettant de sortir par le haut d’un conflit qui a déjà mis en lumière les fragilités de la coordination gouvernementale.

Une chose est certaine : avec l’entrée officielle de la Présidence dans le dossier, le conflit SGS vs Transatlantic n’est plus seulement un débat technique. Il est devenu un test majeur de la gouvernance et de l’autorité de l’État camerounais.

Par Digital Business Africa

Le COMMUNIQUÉ DU DG DU PAD N° 00041 – C1 /DG/PAD DU 19 JAN 2026

LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DU PORT AUTONOME DE DOUALA COMMUNIQUE :
THE GENERAL MANAGER OF THE PORT AUTHORITY OF DOUALA COMMUNICATES AS FOLLOWS:

  1. Les opérations d’inspection non intrusive des cargaisons (scanning) au Port de Douala-Bonabéri sont effectivement et exclusivement assurées depuis le 02 janvier 2026 par Transatlantic D. S.A., concessionnaire de ladite activité.
  2. Non-intrusive cargo inspection (scanning) operations at the Port of Douala-Bonabéri are effectively and exclusively carried out since January 2, 2026 by Transatlantic D. S.A., the concession holder for this activity.
  3. Afin d’éviter toute interruption de l’exploitation du port, les images du scanning de très bonne qualité sont, à première demande, rendues disponibles auprès de Transatlantic D. S.A., en fonction des missions et des besoins exprimés par chaque administration ou les opérateurs portuaires (Douane, Services de sécurité, Capitainerie, Douala Port Security, Chargeurs, etc.).
  4. To prevent any disruption to port operations, high-quality scan images are provided by Transatlantic D. S.A., upon request, in accordance with the specific tasks and requirements articulated by each respective administration or port operator (including Customs, Security Services, the Harbour Master’s Office, Douala Port Security, Shippers, etc.).
  5. À cet égard, il est rappelé que le seul paiement exigible et valide, depuis le 02 janvier 2026, au titre des frais de scanning dans le cadre des procédures de passage portuaire des marchandises au Port de Douala-Bonabéri n’est que celui effectué auprès de Transatlantic D. S.A.
  6. In this regard, the only payment due and valid for scanning fees within the framework of port passage procedures for goods at the Port of Douala-Bonabéri, since January 2, 2026, is only that made to Transatlantic D. S.A.
  7. Par conséquent, toutes les Administrations qui implémentaient le paiement du scanning sur la base de l’ancien système sont invitées à désactiver et à s’aligner immédiatement à la nouvelle procédure de scanning afin d’éviter le double paiement des frais de scanning aux chargeurs.
  8. Therefore, all Administrations that implemented scanning payment based on the old system are invited to deactivate it and immediately align with the new scanning procedure to avoid double payment of scanning fees by shippers.
  9. Par ailleurs, le système 100% scanning débuté le 02 janvier 2026 par le scanning des conteneurs à l’importation et à l’exportation s’étend désormais, depuis le 10 janvier 2026, à tous les véhicules importés. Tout conteneur ou tout véhicule dont les frais de scanning n’auront pas été dûment réglés ne sera donc pas autorisé à achever ses formalités de passage portuaire.
  10. Furthermore, the 100% scanning system, which began on January 2, 2026, with the scanning of import and export containers, has now been extended, since January 10, 2026, to all imported vehicles. Any container or vehicle for which scanning fees have not been duly paid will therefore not be authorized to complete its port clearance formalities.

DOUALA, LE 19 JANVIER 2026
DOUALA, 19th JANUARY 2026

LE DIRECTEUR GÉNÉRAL
THE GENERAL MANAGER

CYRUS NGO’O

Extraits de la Lettre du DG du PAD au DG des Douanes le 19 janvier 2026

 

« Objet : Mise à disposition des services de la Douane des images de scanning des marchandises au Port de Douala-Bonabéri par la société Transatlantic D. S.A.

LE DIRECTEUR GÉNÉRAL,

À
MONSIEUR LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DES DOUANES (DGD)
YAOUNDÉ

 

Monsieur le Directeur Général,

Faisant suite à ma précédente correspondance d’objet et de références susmentionnés, j’ai l’honneur de vous réitérer que depuis le lancement effectif des opérations de scanning des marchandises au Port de Douala-Bonabéri par la société Transatlantic D. S.A., concessionnaire de ladite activité, en date du 02 janvier 2026, dans le cadre du projet de sécurisation des recettes du Port de Douala/Bonabéri, les images issues desdites opérations sont à la disposition de vos services compétents pour les besoins d’accomplissement des formalités douanières, afin de consolider le processus de sécurisation des recettes douanières dans le cadre des procédures de passage portuaire des marchandises.

Par ailleurs, je voudrais vous faire connaître que le nouveau schéma logistique du scanning mis en place par le concessionnaire permet désormais de scanner les marchandises à l’importation immédiatement après leur déchargement du navire, contribuant ainsi à une amélioration substantielle des performances opérationnelles du Terminal à Conteneurs, dont les opérations portuaires qui sont de ce fait passées de 22 à 28 mouvements par heure. Cette amélioration de la productivité aura inévitablement une incidence positive sur les délais de mobilisation des recettes douanières, en raison de la réduction subséquente des délais des opérations de passage portuaire.

En outre, les opérations de scanning initialement limitées au trafic des conteneurs sont d’ores et déjà étendues aux véhicules importés et les images y afférentes sont également à la disposition de vos services compétents, à toutes fins utiles.

C’est donc l’occasion de souligner, pour vous rassurer, que les données du scanning habituellement utilisées à une gestion efficace des risques et à l’évaluation en douane sont disponibles auprès de Transatlantic D. S.A. pour les trafics susmentionnés et qu’aucune interruption du service susceptible d’entraver la mobilisation des recettes douanières ne peut être justifiée à nos jours par une quelconque indisponibilité desdites informations.

À cet égard et conformément aux conclusions et recommandations de la réunion tripartite DGD/PAD/Transatlantic D. tenue le 19 décembre 2025 dans nos locaux à Yaoundé, préconisant la mise en place urgente d’une Task force chargée d’élaborer le processus opérationnel du nouveau système de scanning, je vous remercie des dispositions que vous voudrez bien prendre, en liaison avec la société Transatlantic D. S.A., en vue de l’opérationnalisation d’un protocole efficace de transmission des données de scanning à vos services compétents. »

Mauritanie : le numérique au cœur de la réforme de la commande publique

[Digital Business Africa] – La Mauritanie franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de gouvernance numérique. Le 18 janvier à Nouakchott, le ministère de la Transformation numérique a lancé un portail en ligne dédié à la publication des marchés publics et des dépenses de l’État, posant les bases d’une réforme structurelle de la commande publique par le digital.

Accessible à tous via https://transparence.mtnima.gov.mr/, cette plateforme symbolise une volonté politique forte : faire de la transparence une norme de gestion. Dans un contexte où la digitalisation s’impose comme un levier majeur de modernisation de l’action publique, l’initiative vise à renforcer la confiance entre l’État, les citoyens et les opérateurs économiques.

Un signal fort pour le climat des affaires

En rendant publiques les informations relatives à ses contrats, le ministère envoie un message clair aux entreprises locales et internationales : l’accès à l’information devient un droit, et non plus un privilège. Les opérateurs économiques peuvent désormais suivre les appels d’offres, analyser les procédures d’attribution et anticiper les opportunités futures. Cette visibilité accrue contribue à réduire l’asymétrie d’information souvent citée comme un frein à la concurrence tout en renforçant l’attractivité du secteur public mauritanien pour les investisseurs et les prestataires privés.

Une base de données au service de la redevabilité

Le portail met à disposition l’historique des dépenses depuis la formation du gouvernement, le 7 août 2024. Chaque contrat est documenté avec précision : montants engagés, prestataires retenus, nombre d’offres reçues, modes d’attribution, état d’exécution. Grâce à un moteur de recherche avancé et à des outils de visualisation, les utilisateurs peuvent analyser les tendances, comparer les fournisseurs et suivre l’évolution des dépenses dans le temps. Une approche qui renforce la redevabilité institutionnelle et favorise le contrôle citoyen.

Une réforme soutenue par un budget en forte croissance

Cette initiative s’inscrit dans un contexte de hausse significative des ressources allouées au numérique. Pour 2026, le budget du ministère de la Transformation numérique atteint 959,6 millions d’ouguiyas, contre 468,97 millions en 2025, soit une progression de plus de 100 %.
Une dynamique qui renforce l’exigence de transparence, de traçabilité et de performance dans la gestion des fonds publics.

Le numérique comme levier de gouvernance

Au-delà d’un simple site web, ce portail incarne une vision stratégique : faire du numérique un outil de réforme administrative, capable de transformer les pratiques, de sécuriser les processus et de restaurer la confiance dans l’action publique. Gratuit, accessible en arabe et en français, sans inscription et depuis tout appareil connecté, il s’inscrit dans une logique de gouvernement ouvert, où la donnée publique devient un actif stratégique au service du développement et de la bonne gouvernance.

Par Loïc Souop

Cybersécurité au Cameroun en 2025 : faux comptes, piratages, vulnérabilités, 200 réquisitions judiciaires par jour, les chiffres alarmants de l’ANTIC

[DIGITAL Business Africa] – À mesure que le Cameroun accélère sa transformation numérique, la cybercriminalité s’impose comme l’un des principaux défis sécuritaires du pays. Escroqueries en ligne, usurpations d’identité, intrusions dans les systèmes d’information, atteintes à la réputation des institutions ou encore exploitation des vulnérabilités techniques : les menaces se multiplient. Les chiffres récemment dévoilés par le directeur général de l’Agence nationale des technologies de l’information et de la communication (ANTIC), le Pr Ebot Ebot Enaw, dressent un état des lieux sans complaisance de la situation.

Une explosion des réquisitions liées aux enquêtes numériques

En 2025, l’ANTIC a traité 32 500 réquisitions judiciaires, soit une hausse de 30 % par rapport à 2024. Ces réquisitions, qui parviennent quotidiennement à l’agence, concernent des enquêtes liées à des infractions commises à l’aide des outils numériques. En moyenne, près de 200 réquisitions sont enregistrées chaque jour, dont certaines impliquent plusieurs suspects, ce qui traduit une pression opérationnelle croissante sur les équipes chargées de l’investigation numérique.

Des milliers de vulnérabilités détectées dans les systèmes

Depuis janvier 2024, les opérations de scans de vulnérabilités et d’audits de sécurité menées par l’ANTIC dans les administrations publiques et les entreprises privées ont permis de détecter 8 502 vulnérabilités. Ces failles techniques, souvent exploitées par des cybercriminels, exposent les systèmes à des intrusions, des fuites de données ou des sabotages numériques. À chaque détection, des mesures correctives sont mises en œuvre afin de renforcer les dispositifs de sécurité des entités concernées.

Faux comptes et usurpation d’identité sur les réseaux sociaux

La cybercriminalité ne se limite plus aux attaques techniques. Elle s’étend désormais aux réseaux sociaux, devenus un terrain privilégié pour l’usurpation d’identité et la manipulation de l’information. Depuis janvier 2024, l’ANTIC a identifié 8 499 faux comptes se faisant passer pour des hautes personnalités de l’État ou des institutions publiques. Grâce à la coopération avec des plateformes telles que Facebook et TikTok, 6 416 de ces comptes ont pu être fermés, limitant ainsi les risques d’escroquerie, de désinformation et d’atteinte à la crédibilité des institutions.

La preuve numérique au cœur des procédures judiciaires

Dans le cadre des enquêtes judiciaires, l’ANTIC joue également un rôle clé dans l’authentification des preuves numériques. À la demande des autorités judiciaires, 206 procès-verbaux d’authentification de preuves numériques ont été établis, confirmant la place centrale des données électroniques dans les procédures pénales contemporaines.

Des volumes de données toujours plus importants à traiter

Les investigations numériques génèrent des volumes de données considérables. Selon l’ANTIC, environ 200 gigaoctets de données sont exploités chaque jour à des fins d’enquête, soit près de 73 téraoctets par an. Cette volumétrie progresse d’environ 10 % par an, imposant des exigences élevées en matière de stockage, de traitement et d’analyse, afin de répondre efficacement aux sollicitations dans des délais contraints.

Le Salon e-Gov’A

Cette réalité met également en lumière l’urgence d’un dialogue structuré entre les pouvoirs publics, les experts du numérique et les acteurs privés autour des enjeux de cybersécurité, d’usurpation d’identité et de gouvernance digitale. C’est précisément dans cette logique que s’inscrit le Salon e-Gov’A, prévu du 14 au 16 mai 2026, placé sous le thème : « Intelligence artificielle et e-gouvernance : bâtir des services publics efficaces dans une Afrique cashless et paperless ».

Ce rendez-vous continental vise à sensibiliser les décideurs publics à la nécessité d’une présence institutionnelle officielle et maîtrisée sur le web, condition essentielle pour lutter contre la prolifération des faux comptes, la désinformation et les cybermenaces. Il ambitionne également de promouvoir une culture de la cybersécurité fondée à la fois sur la technologie, la gouvernance et la sensibilisation des usagers.

Un renforcement massif des capacités grâce au PATNUC

Face à cette montée en puissance des attaques et des sollicitations, le Cameroun s’est engagé à renforcer substantiellement ses capacités opérationnelles en matière de cybersécurité. Dans ce cadre, le projet d’acquisition d’équipements pour le Centre de réponse aux incidents de cybersécurité (CIRT), financé par le Projet d’accélération de la transformation numérique (PATNUC), a permis de doter l’ANTIC d’un dispositif technologique de pointe comprenant notamment cinq serveurs haute performance, trois plateformes dédiées aux investigations numériques, vingt consoles de stockage, trente stations de travail spécialisées, ainsi que trois plateformes de scan de vulnérabilités et de tests d’intrusion. Ces équipements visent à améliorer la surveillance, l’analyse et la réponse aux incidents cyber à l’échelle nationale.

L’appel de ICT Media STRATEGIES

Pour Beaugas Orain Djoyum, directeur général d’ICT Media STRATEGIES, « ces chiffres montrent clairement que la cybercriminalité n’est plus une menace abstraite, mais une réalité quotidienne au Cameroun. L’explosion des faux comptes et des usurpations d’identité impose aux décideurs publics, aux dirigeants d’institutions et aux responsables d’entreprises d’occuper eux-mêmes l’espace numérique de manière officielle, professionnelle et proactive. L’absence en ligne laisse le champ libre aux imposteurs ». « Mais, au-delà de la répression, la sensibilisation des citoyens, des administrations et des acteurs économiques reste essentielle : il faut être présent sur ces plateformes web. Un cyberespace plus sûr passe aussi par une meilleure culture numérique et une vigilance collective », suggère le DG de ce cabinet d’e-réputation, de personal branding et de veille stratégique qui accompagne les décideurs et institutions dans leurs stratégies d’e-Réputation.

Vers un cyberespace plus sûr et plus résilient

Si ces investissements constituent une avancée majeure, le directeur général de l’ANTIC souligne que la technologie seule ne suffit pas. Le renforcement des compétences humaines reste un levier essentiel. Des projets complémentaires de formation du personnel de l’ANTIC et des agents des administrations publiques ont ainsi été soumis au PATNUC, avec l’ambition de bâtir un cyberespace camerounais plus sécurisé, plus résilient et plus attractif pour les citoyens, les entreprises, les startups et les investisseurs.

Par Digital Business Africa

Cameroun : l’ANTIC renforce son arsenal de cybersécurité grâce au PATNUC et à la Banque mondiale

[DIGITAL Business Africa] – L’Agence nationale des technologies de l’information et de la communication (ANTIC) a officiellement réceptionné, le 20 janvier 2026 à Yaoundé, un important lot d’équipements et de logiciels de cybersécurité acquis dans le cadre du Projet d’accélération de la transformation numérique du Cameroun (PATNUC), financé par la Banque mondiale.

Cette rétrocession vise à renforcer de manière significative les capacités nationales de surveillance, de prévention et de réponse aux cybermenaces, dans un contexte de digitalisation accélérée de l’économie et de l’administration camerounaises.

La cérémonie s’est tenue sous la présidence de Minette Libom Li Likeng, ministre des Postes et Télécommunications, en présence des responsables du MINPOSTEL, du directeur général de l’ANTIC, le Pr Ebot Ebot Enaw, du coordonnateur national du PATNUC, Dr Mfuh Windfred Fuaye Kenji, ainsi que de nombreux partenaires techniques et financiers.

Dans son allocution, la ministre des Postes et Télécommunications a souligné que cette rétrocession s’inscrit dans une vision stratégique globale de l’État camerounais. « Un cyberespace sûr et de confiance constitue aujourd’hui un déterminant majeur de la performance économique, de la continuité de l’action publique, de la souveraineté numérique et, plus largement, du développement durable », a déclaré Minette Libom Li Likeng, insistant sur la nécessité de bâtir une digitalisation souveraine, sécurisée et résiliente.

Un renforcement technologique au cœur de la cybersécurité nationale

Selon le directeur général de l’ANTIC, le Pr Ebot Ebot Enaw, les équipements et logiciels réceptionnés permettront à l’institution d’adopter une approche plus proactive de la cybersécurité, notamment grâce à des systèmes avancés de détection et de prévention des intrusions déployés au niveau des infrastructures critiques. Ces outils offrent une forte capacité de traitement des données, indispensable pour analyser de grands volumes d’informations issus de capteurs, de bases de données et d’interactions numériques, afin de détecter, prévenir et répondre efficacement aux incidents cyber.

Revenant sur le contexte sécuritaire, la ministre a rappelé que « la cybersécurité n’est plus un sujet périphérique ou purement technique, mais un enjeu central qui conditionne le fonctionnement même de nos sociétés modernes », évoquant notamment le doublement des attaques exploitant des failles de sécurité observé au Cameroun entre 2023 et 2024.

Les nouvelles plateformes réceptionnées viennent également renforcer les capacités de scan de vulnérabilités, de tests d’intrusion et de renseignement sur les menaces, des fonctions essentielles pour anticiper les attaques et améliorer la résilience du cyberespace camerounais.

Une réponse à l’explosion des usages numériques et des cybermenaces

Dans son intervention, le Pr Ebot Ebot Enaw a rappelé que le Cameroun a engagé, depuis 2010, d’importantes réformes juridiques et institutionnelles pour sécuriser son cyberespace, sous la Très Haute Impulsion du Président de la République. Ces réformes ont conduit à l’adoption de lois sur la cybersécurité et les communications électroniques, ainsi qu’à la redéfinition des missions du ministère des Postes et Télécommunications et de l’ANTIC.

Prenant la parole au nom de l’équipe projet, Dr Mfuh Windfred Fuaye Kenji, coordonnateur national du PATNUC, a souligné que ces investissements traduisent la volonté du Gouvernement et de la Banque mondiale de doter durablement les institutions camerounaises d’infrastructures modernes, capables d’accompagner la transformation numérique dans un environnement sécurisé et digne de confiance.

Aujourd’hui, l’ANTIC s’appuie sur trois structures opérationnelles clés : la Direction des audits de sécurité, le Centre national de cryptographie et de certification électronique, et le Centre de réponse aux incidents de cybersécurité (CIRT). Ces entités opèrent dans un environnement marqué par une croissance rapide de l’usage d’Internet, dont le taux de pénétration est passé de 4,3 % en 2010 à près de 50 % en 2026, avec pour corollaire une augmentation notable des menaces cybercriminelles.

Des chiffres révélateurs de l’ampleur des défis

Les statistiques présentées par le directeur général de l’ANTIC illustrent l’intensité croissante des activités de cybersécurité au Cameroun. En 2025, l’agence a traité 32 500 réquisitions judiciaires, soit une hausse de 30 % par rapport à 2024. Depuis janvier 2024, plus de 8 500 vulnérabilités ont été détectées lors des audits et scans de sécurité réalisés dans les administrations publiques et les structures privées.

Dans le même temps, 206 procès-verbaux d’authentification de preuves numériques ont été établis à la demande des autorités judiciaires. Sur les réseaux sociaux, 8 499 faux comptes usurpant l’identité de hautes personnalités et d’institutions ont été identifiés depuis janvier 2024, dont 6 416 fermés grâce à la collaboration avec des plateformes comme Facebook et TikTok.

La ministre des Postes et Télécommunications a relevé que ces chiffres traduisent « une recrudescence des escroqueries en ligne, des usurpations d’identité, des atteintes à la disponibilité des services numériques essentiels et des violations de données personnelles », susceptibles d’altérer durablement la confiance des usagers dans le numérique.

Des investissements structurants via le PATNUC

C’est pour faire face à cette montée en charge que l’ANTIC a proposé, dans le cadre de la composante 1 du PATNUC dédiée au renforcement des capacités des entités gouvernementales chargées de la sécurité des réseaux, un vaste projet d’acquisition d’équipements pour le CIRT. Le projet comprend notamment cinq serveurs haute performance, trois plateformes d’investigation, vingt consoles de stockage, trente stations de travail spécialisées et trois plateformes de scan de vulnérabilités et de tests d’intrusion, pour un budget global estimé à 735,37 millions de FCFA.

À l’issue de la procédure d’appel d’offres, le marché a été attribué à la société ELECTRA. La livraison des équipements a connu certains retards, liés aux réglementations strictes encadrant l’exportation de matériels sensibles, mais le taux de réception atteint déjà 95,99 %.

Selon la ministre, ces équipements permettront notamment de « moderniser l’infrastructure technologique du CIRT national, de renforcer ses capacités de veille, d’analyse et de réponse rapide aux incidents, et de consolider la résilience et la souveraineté numériques du Cameroun ».

Vers un cyberespace plus sûr et plus attractif

 Pour le directeur général de l’ANTIC, ces nouveaux équipements amélioreront sans aucun doute les capacités de surveillance et d’investigation de l’agence et contribueront à renforcer la confiance dans le cyberespace camerounais. Il a toutefois souligné, à l’instar de la ministre, que la technologie seule ne suffit pas.

Deux projets complémentaires ont ainsi été soumis au PATNUC, l’un pour renforcer les compétences du personnel de l’ANTIC en cybersécurité, l’autre pour former les agents des administrations publiques. La ministre a insisté sur le fait que « la sensibilisation et l’éducation au numérique constituent un pilier essentiel de la lutte contre la cybercriminalité ».

L’objectif affiché est clair : bâtir un cyberespace plus sécurisé, plus résilient et plus attractif, aussi bien pour les investisseurs et les startups que pour les usagers, dans un contexte où la transformation numérique devient un levier central du développement économique du Cameroun.

Par Digital Business Africa

 

 

Streaming : Netflix ajuste sa stratégie face à la concurrence de TikTok et YouTube.

[Digital Business Africa]Netflix amorce un tournant stratégique majeur. Confronté à la montée en puissance des plateformes sociales comme YouTube, TikTok et Instagram, qui dominent aujourd’hui le temps de visionnage sur mobile, le leader mondial du streaming a annoncé une refonte profonde de son application mobile. Objectif : transformer Netflix en un espace de divertissement plus interactif, plus fréquenté au quotidien et plus proche des usages des réseaux sociaux.

L’annonce a été faite lors de la conférence téléphonique sur les résultats du quatrième trimestre, ce mardi 20 janvier 2026. À cette occasion, le groupe a confirmé qu’une nouvelle version de son application mobile verrait le jour d’ici fin 2026, avec une orientation résolument tournée vers les vidéos courtes, verticales et interactives.

Une application pensée pour la prochaine décennie

Pour Greg Peters, Co-PDG de Netflix, cette refonte doit permettre à la plateforme de « mieux accompagner la croissance de notre activité lors de la prochaine décennie ». Il précise que la future application constituera une base technologique flexible, conçue pour permettre à Netflix de « tester, itérer, faire évoluer et améliorer en continu » ses services.

Au cœur de cette stratégie : l’engagement quotidien. Netflix ne veut plus être uniquement une plateforme que l’on ouvre pour regarder un film ou une série, mais un espace où l’on revient plusieurs fois par jour, à l’image des applications sociales.

Le pari des flux vidéo verticaux

Netflix expérimente depuis mai dernier des flux de vidéos verticales, inspirés du format popularisé par TikTok, Instagram Réels et YouTube Shorts. Ces flux mettent en avant de courts extraits de séries et de films, destinés à faciliter la découverte de contenus.

GREG PETERS
GREG PETERS

Selon Greg Peters, cette logique sera étendue à d’autres formats :

« Nous proposerons davantage de clips basés sur de nouveaux types de contenus, notamment les podcasts vidéo. »

Pour Netflix, ces formats courts deviennent un levier stratégique pour capter l’attention, prolonger le temps passé sur l’application et renforcer la fidélité des abonnés.

Netflix se positionne sur le marché des podcasts vidéo

Dans le même élan, Netflix investit dans un segment jusqu’ici dominé par YouTube : les podcasts vidéo. La plateforme a récemment lancé ses premiers podcasts vidéo originaux, animés par des personnalités de premier plan comme Pete Davidson et Michael Irvin.

Parallèlement, Netflix a conclu des partenariats avec des acteurs majeurs du secteur, notamment Spotify et iHeartMedia, afin d’intégrer des catalogues existants de podcasts vidéo à son écosystème. Une manière de capter de nouvelles audiences et d’élargir son offre au-delà des séries et films traditionnels.

Vers une Netflix “plus sociale”

Ces initiatives traduisent une ambition claire : rapprocher l’expérience Netflix de celle d’une plateforme sociale, où la découverte, l’interaction et la recommandation jouent un rôle central.  Toutefois, la direction du groupe insiste sur un point : il ne s’agit pas de copier TikTok.
Lors de la conférence TechCrunch Disrupt 2025, la directrice technique Elizabeth Stone a expliqué que Netflix cherche avant tout à renforcer ses capacités de découverte de contenus de divertissement, grâce à des fonctionnalités adaptées aux usages mobiles.

Une concurrence élargie à tout l’écosystème du divertissement

Ted Sarandos
Ted Sarandos

Pour Ted Sarandos, Co-PDG de Netflix, le secteur a changé de nature :

« Nous ne sommes plus seulement en concurrence avec d’autres services de streaming, mais avec l’ensemble de l’industrie du divertissement. La bataille se joue désormais pour l’attention, les créateurs, les revenus publicitaires et les abonnements. »

Il souligne que les frontières entre télévision, cinéma, streaming et plateformes sociales sont de plus en plus floues :

« Les Oscars et la NFL sont diffusés sur YouTube, Apple vise les Emmy Awards, et Instagram arrive bientôt sur le terrain. La télévision n’est plus ce que nous regardions dans notre enfance : elle est partout. »

Des performances financières solides

Ce virage stratégique s’appuie sur une base financière robuste. En 2025, Netflix a enregistré 45,2 milliards de dollars de chiffre d’affaires, dont plus de 1,5 milliard issus de la publicité. La plateforme a également franchi le cap des 325 millions d’abonnements payants au quatrième trimestre.

Avec cette refonte de son application mobile, Netflix ne cherche plus seulement à être le leader du streaming, mais à devenir un acteur central de l’économie de l’attention. En intégrant les codes des réseaux sociaux, vidéos courtes, formats verticaux, interaction, le géant américain entend s’imposer dans un univers où le temps d’écran est devenu la ressource la plus disputée.

Par Loïc SOUOP

Source : TechCrunch

Afrique : Open AI et la Fondation Gates vont injecter 50 millions de dollars pour renforcer la télémédecine grâce à l’ IA

[DIGITAL Business Africa ] – Le géant de l’intelligence artificielle et la fondation Gastes au chevet de la télémédecine africaine. Les deux entités ont annoncé, ce 20 janvier 2026, un investissement de 50 millions de dollars dans l’initiative « Horizon 1000 ». Une initiative qui vise à renforcer les soins de santé primaires dans 1000 centres de santé en Afrique d’ici 2028, grâce à l’IA.

Le programme devrait permettre d’aider les décideurs africains à passer de l’expérimentation à un déploiement concret de l’IA dans les centres de santé. Selon les partenaires, ces technologies peuvent assister les agents de santé de première ligne dans l’application de protocoles complexes, réduire la charge administrative et permettre aux cliniciens de consacrer davantage de temps aux patients. Elles pourraient également offrir aux populations un meilleur contrôle de leur propre santé.

« L’IA sera quoi qu’il arrive une merveille scientifique, mais pour qu’elle devienne une merveille sociétale, nous devons trouver des moyens d’utiliser cette technologie exceptionnelle pour améliorer la vie des gens », a déclaré Sam Altman, PDG d’OpenAI.

Les deux organisations révèlent que les soins de santé primaires constituent le socle de systèmes de santé solides et résilients, tout en restant inaccessibles pour près de la moitié de la population mondiale.

Dans un  rapport du  Centre d’expertise international de Montréal en intelligence artificielle (CEIMIA) intitulé « State of AI in Healthcare in Sub Saharan Africa », il est mentionné que les applications de l’IA ont déjà un impact significatif dans des domaines tels que la télémédecine, la gestion des opérations de santé, l’imagerie médicale, le diagnostic, la surveillance fondée sur les données et la découverte de médicaments.

Cependant, des défis subsistent. Notamment, la rareté des données, le manque de financements, les lacunes réglementaires, les difficultés de passage à l’échelle, les contraintes d’infrastructures, la pénurie de compétences, ainsi que les enjeux liés à la diversité, l’équité et l’inclusion (DEI), entre autres.

Le programme devrait démarrer au Rwanda, avant d’être étendu à d’autres pays du continent.

Par Jean Materne Zambo 

CAN 2025 : Quand la technologie brise les barrières du handicap au Maroc

[DIGITAL Business Africa] – La 35ᵉ édition de la Coupe d’Afrique des Nations, clôturée le 18 janvier 2026 au Maroc, ne restera pas seulement dans les mémoires pour ses performances sportives. Elle marque également un tournant technologique majeur pour le continent. Si le déploiement de la diffusion HDR (High Dynamic Range), des caméras ultra-slow motion et des drones FPV a permis d’élever la réalisation audiovisuelle aux standards internationaux, l’innovation la plus marquante s’est peut-être jouée loin des écrans, dans les tribunes, au service de l’inclusion.

Pour la première fois dans l’histoire de la CAN, un dispositif d’audiodescription en temps réel a été expérimenté dans certains stades marocains. Munis de casques audio haute-fidélité, des supporters aveugles ou malvoyants ont pu suivre les rencontres grâce à une narration enrichie, décrivant avec une grande précision la trajectoire du ballon, le positionnement des joueurs, la construction des actions et l’intensité des duels. Une immersion sonore pensée pour compenser l’absence de vision et restituer la richesse tactique et émotionnelle du jeu. « C’est une immersion totale. La narration est si fine que le match se dessine mentalement avec une précision impressionnante », confie l’un des bénéficiaires.

En complément de l’audio, la CAN 2025 a également servi de terrain d’expérimentation à la technologie tactile, notamment à travers la solution développée par la société française Touch2See. Le dispositif repose sur une tablette en relief reproduisant un terrain de football, sur laquelle un curseur magnétique se déplace en temps réel pour indiquer la position du ballon. Lors d’un match de phase de groupes à Rabat, cette innovation a permis aux supporters malvoyants de suivre physiquement les phases de jeu, de ressentir les offensives et de mieux comprendre la dynamique collective sur le terrain. Une manière inédite de « voir » le football par le toucher.

Malgré l’enthousiasme suscité, le déploiement de ces technologies est toutefois resté limité. Sur les 52 matchs disputés au cours du tournoi, les dispositifs d’audiodescription et de restitution tactile n’ont été accessibles que lors de trois rencontres. Plus symbolique encore, la finale de la compétition, pourtant la plus suivie, n’en a pas bénéficié. Une situation qui interroge sur la capacité à inscrire durablement ces innovations dans l’organisation des grands événements sportifs.

Pour les associations de défense des droits des personnes en situation de handicap, l’enjeu est désormais de dépasser le stade de l’expérimentation ponctuelle afin de faire de l’accessibilité une norme et non une exception. Car si les technologies testées à la CAN 2025 ont démontré leur pertinence, leur impact réel dépendra de leur généralisation.

Malgré ces limites, la CAN 2025 au Maroc laisse entrevoir un nouvel héritage pour le sport africain. Elle montre que l’innovation numérique peut être mobilisée non seulement pour améliorer le spectacle, mais aussi pour renforcer l’inclusion et l’équité. À l’heure où l’impact sociétal des grandes compétitions est de plus en plus scruté, le message est clair : le football, lorsqu’il s’appuie sur la technologie, peut devenir un espace réellement ouvert à tous.

Par Loïc Souop

Économie numérique : le Kenya mise sur l’assemblage local pour catalyser l’emploi jeune

[DIGITAL Business Africa] – Le Kenya franchit une étape charnière dans sa transformation numérique. Avec près de cinq millions de smartphones déjà assemblés sur son territoire, le pays confirme son ambition de conjuguer souveraineté technologique, industrialisation locale et création d’emplois pour les jeunes. L’annonce a été faite le lundi 19 janvier 2025 par William Kabogo Gitau, secrétaire de cabinet au ministère de l’Information, des Communications et de l’Économie numérique, en marge du lancement du programme NYOTA, un dispositif stratégique de soutien en capital dédié à l’entrepreneuriat jeune.

Pour lever l’un des principaux freins à l’adoption du numérique, à savoir le coût des équipements, ces terminaux assemblés localement sont commercialisés à des prix compris entre 6 000 et 8 000 shillings kényans, soit environ 46 à 62 dollars. Une politique tarifaire volontairement agressive, pensée pour transformer la forte pénétration de la téléphonie mobile déjà supérieure à 140 % selon l’Autorité kényane des communications en un véritable levier de productivité économique et sociale.

L’objectif affiché par les autorités est de généraliser l’usage du smartphone comme porte d’entrée vers les services financiers numériques, le commerce électronique, les plateformes d’e-gouvernement et, plus largement, l’économie digitale. En toile de fond, Nairobi entend structurer un écosystème numérique endogène, moins dépendant des importations et plus résilient face aux chocs extérieurs.

Cette dynamique industrielle s’inscrit dans une stratégie plus large de diversification économique portée par le numérique. Le secteur technologique s’impose progressivement comme un moteur de croissance, avec plus de 300 000 emplois déjà créés, selon le gouvernement, grâce aux activités d’externalisation des processus métiers (BPO) et aux plateformes numériques. Un segment que les autorités kényanes considèrent désormais comme stratégique pour absorber une partie de la pression démographique et offrir des débouchés professionnels aux jeunes diplômés.

En appui à cette trajectoire, le programme NYOTA vient d’injecter 258,4 millions de shillings kényans pour accompagner plus de 10 300 jeunes entrepreneurs dans les comtés de Nairobi, Kiambu et Kajiado. Au-delà du financement, l’initiative ambitionne de renforcer la culture de l’épargne, d’améliorer la gestion des revenus et de consolider la résilience économique des bénéficiaires.

Parallèlement, le gouvernement mise sur un renforcement massif des compétences et des infrastructures. À ce jour, environ 350 centres numériques sont déjà opérationnels dans les établissements d’enseignement et de formation techniques et professionnels (TVET). À terme, 1 450 centres supplémentaires devraient être déployés dans l’ensemble des circonscriptions du pays afin de réduire la fracture numérique et stimuler l’innovation locale. Sur le volet des infrastructures, Nairobi prévoit le déploiement de 100 000 kilomètres de fibre optique à haut débit, un chantier d’envergure jugé essentiel pour attirer les investissements directs étrangers et soutenir le développement des activités numériques à l’échelle nationale.

En combinant assemblage local de terminaux, montée en compétences des jeunes et déploiement d’infrastructures de connectivité de nouvelle génération, le Kenya renforce son positionnement comme un pôle technologique régional, souvent qualifié de « Silicon Savannah ». Une stratégie qui vise à transformer le défi démographique en un levier de croissance durable et inclusive.

Par Loïc Souop

Tchad : Une multinationale dédiée aux NTIC prospecte le secteur de l’éducation

[DIGITAL Business Africa] – Haitech CN, présente dans 60 pays, selon le gouvernement, veut étendre ses ramifications au Tchad. Une délégation de l’entreprise a été reçue ce 19 janvier 2026 par le ministre des Télécommunications, de l’Économie numérique et de la Digitalisation de l’Administration, Dr Michel Boukar.

Spécialisée dans les solutions technologiques innovantes, dont dans le secteur de l’éducation, l’entreprise explore des pistes de collaboration dans la transformation numérique, le développement des compétences et le secteur éducatif.

Cette visite s’inscrit dans le cadre d’une mission de prospection et de présentation institutionnelle de Haitech CN, en vue d’un futur partenariat et d’une implantation au Tchad. Les échanges ont permis d’explorer les opportunités de collaboration dans les domaines de l’éducation, de la transformation numérique et du développement des compétences.

Mieux, les autorités tchadiennes envisagent le lancement d’études de faisabilité et la préparation de mémorandums d’entente (MoU), dans la perspective d’un partenariat structurant au service du développement numérique et éducatif du Tchad.

Le secteur éducatif tchadien fait sa mue progressivement. Depuis 2020, le gouvernement, en collaboration avec l’Ambassade de France, a lancé la plateforme Tchad Educa TIC. Cette plateforme propose des cours et des exercices pour vous entraîner en toute autonomie. L’utilisateu a en particulier accès à des ressources en français et mathématiques dédiées aux enseignements de l’éducation fondamentale.

Tchad EducaTIC a été lancée dans le cadre du projet FSPI Magistère visant à structurer le numérique éducatif tchadien, notamment pendant la pandémie de COVID-19.

Ses principaux objectifs et fonctionnalités incluent :

• Accès aux ressources : Offrir aux élèves tchadiens un accès en ligne à une grande quantité de contenus pédagogiques, notamment en français et en mathématiques pour l’éducation fondamentale.

• Renforcement des compétences : Aider à renforcer durablement les compétences numériques des enseignants et à former les élèves aux technologies de l’information et de la communication (TIC).

• Création de contenu : intégrer des outils permettant la création rapide d’exercices et de cours multimédias, facilitant l’adaptation des ressources au contexte tchadien par les pédagogues locaux.

• Pérennisation de l’enseignement : contribuer à la mise en place d’un programme de réussite scolaire et à la vulgarisation de l’enseignement à distance, même dans les zones reculées.

• Suivi individualisé : permettre un suivi individualisé du travail des élèves.

Par Jean Materne Zambo

Nigéria : L’avenir du numérique de la CEDEAO redessiné à Lagos

[DIGITAL Business Africa] – La Commission de la CEDEAO organise une consultation régionale sur la vision numérique 2050 et l’avenir numérique. L’événement s’est ouvert ce mardi 20 janvier 2026, à Lagos, au Nigeria, et vise à examiner l’impact transversal des technologies émergentes sur l’unité, la stabilité, la paix, la sécurité et le développement de la région de la CEDEAO.

La consultation régionale sur la vision numérique 2050 et l’avenir numérique court jusqu’au 22 janvier 2026. Les travaux sont placés sous le thème « Vision 2050 de la CEDEAO et avenir numérique : exploration de l’impact de l’intelligence artificielle, de la communication, des médias sociaux et de la transformation numérique ».

Les travaux réunissent la société civile, les groupes de réflexion, les organismes professionnels, le secteur privé, ainsi que les jeunes, les femmes et les personnes en situation de handicap, afin de favoriser des réponses innovantes aux défis actuels et de s’aligner sur les aspirations des générations futures de citoyens de la CEDEAO.

Selon la Commission de la CEDEAO, plusieurs recommandations devraient émerger de cette consultation. Celles-ci permettant de contribuer à l’élaboration d’un document consolidé qui sera soumis à l’examen de l’Autorité des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO, lors d’un sommet spécial consacré au futur de l’intégration régionale.

 

Pour une CEDEAO connectée

 

La concertation s’inscrit dans une série de consultations régionales organisées par la Commission de la CEDEAO. Parmi ces mesures, les initiatives d’harmonisation des politiques TIC et le Programme régional d’intégration numérique de l’Afrique de l’Ouest (WARDIP). Un atelier y relatif s’est tenu le 8 mai 2025 a Abuja en vue d’accélérer la coordination régionale et le développement de politiques communes favorables à l’émergence d’un marché numérique intégré.

Le projet WARDIP bénéficie d’un financement de 10,5 millions USD. Il est mis en œuvre en partenariat avec la Banque mondiale, la Commission de l’Union africaine, le Secrétariat de Smart Africa.

Parlant d’initiatives d’harmonisation de politiques TIC, la CEDEAO a organisé en juillet 2025 une réunion délocalisée de la commission mixte « Éducation, Science et Culture / Santé / Télécommunications et Technologies de l’information » du Parlement de la CEDEAO.

Placée sous le thème « Méthodologies d’enseignement innovantes et plateformes numériques », cette rencontre a permis de poser les jalons d’une école ouest-africaine connectée.

Six piliers structurent ce projet :

• Une charte éthique régionale pour encadrer les usages de l’IA dans l’éducation, garantissant transparence, équité, respect des diversités culturelles et protection des données personnelles ;

• La mutualisation de ressources numériques ouvertes, conçues en langues africaines, interopérables et contextualisées, au service des réalités pédagogiques locales ;

• La création d’un réseau régional de compétences réunissant chercheurs, universités, startups, enseignants et praticiens autour de l’IA éducative ;

• Un vaste programme de formation et de certification des enseignants, pour construire une communauté professionnelle capable de tirer pleinement parti des technologies d’apprentissage ;

• Un mécanisme régional de financement de l’innovation éducative, ciblant en priorité les zones rurales et les publics vulnérables afin d’assurer l’équité d’accès ;

• Une politique intégrée de gouvernance des données éducatives, centrée sur l’acquisition, l’archivage, l’analyse et la valorisation de données africaines pour la recherche et la prise de décision.

Par Jean Materne Zambo, sources : education.sn, API

 

Tech : Meta perd 73 milliards $ dans le métavers, licencie 1500 employés et redirige ses investissements vers l’IA

[DIGITAL Business Africa] – Ceux qui ont coutume de dire que l’avenir n’est pas le métavers mais l’intelligence artificielle ont peut-être raison. L’entreprise Meta connaît une déroute dans le métavers (monde virtuel en 3D). Un espace où les utilisateurs interagissent via des avatars pour travailler, se divertir, faire du shopping et socialiser, fusionnant la réalité physique et numérique grâce à des technologies comme la réalité virtuelle (VR) et augmentée (AR).

Le groupe dirigé par Mark Zuckerberg a annoncé ce 16 janvier 2026 un licenciement de 1500 employés suite à une perte de 73 milliards de dollars dans le métavers depuis 2020. Cette mesure s’accompagne de l’interruption de certains projets comme Horizon Workrooms (collaboration sur le lieu de travail VR).

“L’entreprise, l’objectif de Workrooms était de montrer comment Meta Horizon pouvait aider les utilisateurs à se rassembler pour travailler, à collaborer et à interagir.

Depuis, Meta Horizon s’est transformé en plateforme sociale et prend en charge toute une série d’applications et d’outils de productivité. Par conséquent, Meta a pris la décision de ne plus proposer Workrooms en tant qu’application indépendante, et ce à compter du 16 février 2026”, a justifié l’entreprise.

L’entreprise va également cesser d’offrir aux entreprises les services gérés par Horizon et le matériel commercial Quest. Et la production de casques VR et d’équipements Horizon Worlds a été considérablement réduite.

Le groupe résout de rediriger ses investissements vers le développement de l’IA, les portables améliorés par l’IA (lunettes intelligentes Ray-Ban Meta) et le matériel de réalité augmentée avec intégration IA.

 

Quelques conseils de Meta

 

À partir du 16 fevrier 2026, vous ne pourrez plus accéder à Workrooms, et toutes les données associées à Workrooms seront supprimées. Avant cette date :

Si vous êtes connecté(e) à workrooms.workplace.com, vous avez accès à certaines informations associées à votre compte Workrooms.

Si vous êtes connecté(e) à accountscenter.meta.com, vous pouvez consulter et télécharger d’autres informations (p. ex., informations de réunion) associées à votre compte Workrooms.

Si vous utilisez un compte Meta géré par votre organisation pour accéder à Workrooms, découvrez comment télécharger vos informations (à condition que votre admin autorise les téléchargements).

Autres options pour rester productif et continuer à interagir avec les autres grâce à votre casque

Si vous utilisez Remote Desktop dans le bureau personnel Workrooms, essayez l’application Meta Quest Remote Desktop.

Pour participer à des réunions et collaborer, vous pouvez essayer plusieurs applications du Meta Horizon Store telles que Arthur, Microsoft Teams immersif et Zoom Workplace.

Vous pouvez continuer à interagir avec vos amis, votre famille et votre communauté à l’aide des univers de Meta Horizon.

Pour rappel, le groupe Facebook Inc. s’est rebaptisé Meta en 2021, alors que la pandémie de Covid-19 sévissait. Le groupe s’était aussi doté d’un nouveau logo, un signe représentant l’infini, légèrement déformé pour évoquer la lettre M. Cette dénomination nouvelle indiquait que l’entreprise allait multiplier les investissements dans le métavers.

Par Jean Materne Zambo

GAINDESAT-1B : le Sénégal mise sur le spatial pour créer de la valeur dans l’économie numérique

[DIGITAL Business Africa] – Le Sénégal entend franchir, avec GAINDESAT-1B dont le lancement est prévu en 2026, un nouveau cap dans l’intégration du spatial au cœur de son économie numérique. Plus qu’un projet technologique ou sécuritaire, le satellite est désormais pensé comme un outil de production de données, appelées à alimenter des services numériques à forte valeur ajoutée.

Présenté par le professeur Gayane Faye, coordonnateur du projet SENSAT, lors de la rentrée académique 2025-2026 du Centre des hautes études de défense et de sécurité (CHEDS), GAINDESAT-1B s’inscrit dans la continuité du premier satellite national, GAINDESAT-1A, lancé avec succès en août 2024 depuis la base de Vandenberg (Californie, USA). Conçu au format CubeSat 1U, il sera dédié à l’imagerie et à la collecte de données environnementales, un segment stratégique de l’économie numérique mondiale.

Ces données spatiales constituent une matière première numérique essentielle pour le développement de services dans des secteurs clés : agriculture intelligente, gestion des ressources hydriques, aménagement du territoire, logistique, assurance, prévention des catastrophes ou encore urbanisme. En internalisant la production de données satellitaires, le Sénégal réduit sa dépendance aux fournisseurs étrangers et ouvre la voie à l’émergence de start-up, plateformes et solutions locales fondées sur l’exploitation de ces données.

Le projet s’accompagne également d’un investissement dans les compétences numériques avancées, avec la perspective de lancer une formation doctorale en recherche spatiale au CHEDS. L’objectif est de constituer un vivier d’experts capables non seulement d’opérer les satellites, mais aussi de transformer les données brutes en produits numériques commercialisables, au croisement du big data, de l’IA et de la cybersécurité.

Dans un contexte où la donnée est devenue un actif stratégique, le spatial apparaît comme un nouveau pilier de l’économie numérique sénégalaise. « Il est aujourd’hui impossible de parler de défense sans faire référence au spatial », a rappelé Gayane Faye, soulignant implicitement que la sécurité économique passe aussi par la maîtrise des infrastructures de données.

Avec GAINDESAT-1B, le Sénégal affirme ainsi son ambition de faire du spatial non seulement un levier de souveraineté, mais aussi un moteur de croissance, d’innovation et de compétitivité numérique à l’échelle régionale.

Par Loïc SOUOP.