[DIGITALBusiness Africa ] – À Yaoundé, lors du Salon e-Gov’ Africa Summit Expo and Awards, des acteurs du numérique ont évoqué le rôle de l’intelligence artificielle dans les administrations.
Au moment où l’intelligence artificielle s’impose comme pilier de la 4e révolution industrielle, les acteurs du numérique africains s’interrogent sur la position de l’Afrique dans cette transition.
« Aujourd’hui, l’économie numérique représente entre 15 et 30 % du PIB mondial, soit environ 15 000 à 30 000 milliards de dollars. Quelle place le Cameroun doit-il avoir dans cet univers ? », déclare Lionel Mbiandjeu, représentant du Cameroon Digital Tank (Cadit).
Lors de la première édition du Salon e-Gov’ Africa Summit Expo and Awards, le représentant du Cadit indique que la transformation de la gouvernance marque le début de ce positionnement.
« La gouvernance numérique est un enjeu crucial pour montrer le chemin et devenir un vrai pays de l’économie numérique, comme le Rwanda, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Kenya et le Nigeria. Le Cameroun a sa place à jouer, sa partition à jouer. C’est un plaidoyer que je lance en même temps, pour dire aux gouvernements qui sont avec nous et qui nous soutiennent que vos enfants du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la France, de la Belgique, de l’Allemagne, du Canada et des États-Unis sont prêts à travailler main dans la main avec vous, pour que la gouvernance numérique devienne une réalité, une réalité aussi souveraine », fait-il savoir.
Dans le même sillage, Dr Renaud Okomen, représentant du Réseau des Entreprises et Professionnels du Secteur des Télécommunications, des TIC et du Numérique au Cameroun (Reptic), a déclaré à cette rencontre que « le modèle de gouvernance le meilleur sera bien sûr celui qui permettra au citoyen, où qu’il soit et quoi qu’il fasse, d’accéder au service public fourni par les administrations ».
Joseph Le, ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative, partage ce point de vue. « L’intelligence artificielle ouvre des perspectives considérables pour les administrations publiques, avec la détection d’anomalies, l’aide à la décision, l’analyse prédictive des besoins en personnel, l’anticipation de certains équilibres et l’amélioration de l’assistance aux usagers. À cet effet, je dois avouer que j’ai été très admiratif, voire contemplatif, lorsque j’écoutais tout à l’heure le professeur faire la démonstration. D’ailleurs aujourd’hui, je me dis tristement que moi-même, je ne peux pas seulement améliorer les postes, je devrais également avoir une copie que nous allons multiplier pour l’ensemble des administrations. Cela nous permet d’aller beaucoup plus vite dans l’appropriation de cette intelligence artificielle », a déclaré Joseph Lé.
Selon le ministre, ces possibilités reposent sur des préalables. Il s’agit de la disponibilité de données structurées et fiables, de la qualité de leur gouvernance, de la sécurité des systèmes et de la définition de règles claires d’utilisation.
Ghislaine DEUDJUI










