[DIGITAL Business Africa] – Si les réseaux sociaux sont perçus comme un no man’s land ailleurs, Maurice ne déroge pas à cette réalité. Le ministre des Technologies de l’information, de la communication et de l’innovation (TIC), Avinash Ramtohul, a échangé avec le représentant de Meta en début octobre 2026 au sujet des enjeux liés aux réseaux sociaux, de la modération des contenus aux signalements, en passant par les demandes de retrait.
L’objectif de cette association est de trouver cet équilibre entre la liberté d’expression, le droit à la vie privée et la nécessité de protéger les citoyens contre les contenus préjudiciables.
« Il est devenu trop facile, à Maurice, de faire de la diffamation contre une autre personne. Et ceux qui en sont victimes n’ont pas toujours de recours. Nous voulons venir en aide à ces personnes, notamment aux enfants et aux parents qui en souffrent. Avec Meta, nous allons mettre en œuvre plusieurs projets, y compris sur le plan légal. Nous sommes un gouvernement qui respecte la liberté d’expression et le droit à la vie privée. Mais la population doit aussi comprendre que n’importe qui peut être victime de contenus préjudiciables. Il faut donc apporter un peu de discipline dans les réseaux sociaux.« Avec le soutien de Meta, nous voulons trouver des solutions », a-t-il dit.
Selon Avinash Ramtohul, une vingtaine de cas de cybercrimes sont rapportés chaque jour, en moyenne. Parmi les cas qui font flores en ligne, il y a l’usurpation d’identité. Le ministre Avinash Ramtohul rapporte que Meta compte notamment donner aux autorités la possibilité de vérifier certaines identités, surtout celles des parlementaires.
« Une fois l’identité vérifiée, une personne ne devrait plus pouvoir créer un compte en se faisant passer pour l’un d’eux. Il y a aussi la question des mots et expressions qui ne sont pas acceptables. Meta va travailler avec nous pour développer une série de mots qui ne pourront pas être publiés sur ses plateformes. Lorsqu’une personne tentera de publier ces termes, le contenu ne pourra pas passer », a affirmé le ministre.
À Maurice, le principal texte législatif encadrant la sécurité numérique et la lutte contre la cybercriminalité est le Cybersecurity and Cybercrime Act 2021 (loi nᵒ 16 de 2021). À côté de cette loi, il y a le Data Protection Act. Deux lois qui doivent être amendées sous peu. En septembre 2026, l’ambassade des États-Unis, en partenariat avec l’entreprise américaine de cybersécurité
Rapid7 et son partenaire mauricien BIRGER, a organisé une table ronde consacrée à la sensibilisation aux risques numériques. Une révision du cadre légal qui permettra sans doute de mieux sécuriser les systèmes et les données dans un contexte où les transactions en ligne se multiplient et que les services se numérisent.
Par Jean Materne Zambo











